COVID-19 : Les femmes minières de Kangaba dotées en masques

Kangaba, 22 juin (AMAP) Les femmes minières du Cercle du Kangaba ont reçu des masques lors d’une cérémonie, samedi, sur la place publique de la Case sacrée, dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur les mesures de prévention du Coronavirus (COVID-19), dans les Régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso, a constaté l’AMAP. Cette cérémonie, après Kéniéba, dans la Région de Kayes, a été initiée par la Fédération des femmes minières du Mali (FEMIMA), en partenariat avec l’association Swiss malian honor circle (SMHC) et la Fondation Princesse Esther Kamatari (FPEK) Le chef de village, le représentant du maire et le président du Conseil de cercle ont, tous, souhaité la bienvenue à la Princesse Esther Kamatari, le coordinateur du SMHC et à la délégation de la FEMIMA. Les intervenants ont, tous, souhaité que ce don de kits de protection contre le Coronavirus aux femmes minières de Kangaba accentue leur engagement dans la lutte contre la pandémie à COVID-19. La présidente de la FEMIMA, Mme Diarra Djéneba Samaké, a encouragé les bénéficiaires de ces kits de protection au respect des mesures barrières afin de lutter contre la prolifération de cette pandémie, un problème de santé publique, qui fait de nombreux morts et des ravages à travers le monde. Mme Diarra a salué la SMHC, en partenariat avec la FPEK, qui a fait ce don à 1050 femmes minières des Régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso et, particulièrement, le Cercle de Kangaba, de kits de protection contre la COVID-19. La FEMIMA est une fédération issue de la fusion de deux unions de sociétés coopératives à savoir, l’USCOFEMIMA et l’USCOFEM. Son objectif général est la contribution à l’amélioration de la prise en compte du genre dans le développement minier dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), réduire les impacts des industries extractives sur les femmes et l’autonomisation des femmes rurales dans l’exploitation minière au Mali, entre autres. La Princesse Esther Kamatari, présidente de la Fondation qui porte son nom, a remercié les populations de Kangaba pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à toute la délégation venue de Bamako. La Princesse a été on ne peut plus claire. La FPEK vise, comme objectif, le développement durable dans lequel il y a la santé, l’éducation et la culture. La FPEK avait un projet sur l’éradication des plastiques dans la ville de Bamako. Mais à cause de la COVID-19, les activités de la Fondation ont été réorientées. Elle fabrique actuellement des masques qu’elle distribue. Au nom de toutes les femmes du monde, la Princesse Esther Kamatari, burundaise d’origine, a remercié « les braves femmes minières du cercle de Kangaba qui produisent l’or que les autres femmes utilisent à travers le monde sous forme de bijoux ». Contre la COVID-19 qui fait des ravages partout dans le monde, la FPEK a fait fabriquer des masques destinés, exclusivement, aux femmes minières. Ces masques n’ont pas les mêmes attaches que les masques ordinaires et chaque masque offert à une femme est accompagné d’un morceau de savon. Elle a, également, précisé que les masques sont lavables et fabriqués en tissus bogolan, et que les savons ont été fabriqués par une coopérative de femmes de Kalabambougou, a Bamako. La Princesse a terminé ses propos en invitant « les femmes, elles qui donnent la vie et qui la fait grandir, à porter les masques pour se protéger, protéger leurs enfants et protéger les autres ». Très comblé, le premier adjoint au préfet du Cercle, Alidji Bagna, a remercié la présidente de la FEMIMA pour son courage et sa détermination à appuyer les femmes rurales dans leur labeur quotidien. M. Bagna s’est, également, réjoui de cette campagne de sensibilisation sur les mesures de prévention au Coronavirus que la FEMIMA a initiée dans les Régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso, en partenariat avec la SMAC et la FPEK. Il a conclu en disant que l’accompagnement de l’administration ne fera pas défaut chaque fois qu’il s’agira d’une activité qui s’inscrit dans le cadre de la riposte à la pandémie de la COVID-19 et a invité toutes les femmes à respecter les mesures barrières édictées par le Gouvernement. Près de 500 masques ont été distribués, sur place, à la grande satisfaction de la présidente des femmes de Kangaba et en présence, également, M. Mamady Sissoko, coordinateur de l’association SMAC, d’une forte délégation de la FEMIMA, du représentant du maire de la Commune de Minidian, Mamby Keita, du président du Conseil de cercle Bakary B. Keita, du chef de village de Kangaba, Naman Keita et d’une foule nombreuse de femmes minières. SD/MD (AMAP)

Lutte contre la COVID-19 : Barrick offre des équipements et 50 millions de Fcfa aux structures de santé de Kayes

Kayes, 22 juin (AMAP) La société Barrick et ses structures (Gounkoto et Loulo) ont offert, samedi, des équipements d’une valeur de 80 millions de Fcfa et un chèque de 50 millions de Fcfa à la Direction régionale de la Santé de Kayes, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19. Ces dons sont constitués de 20 climatiseurs, 5 000 flacons d’eau de Javel, 30 000 gants, 50 000 masque-nez et 40 lits avec matelas pour les salles d’hospitalisation et de confinement, sans oublier les thermomètres infra-rouges. « La société Barrick et ses structures ne sauraient rester en marge de cette lutte (contre la Covid-19), comme c’était le cas avec Ebola. Nous intervenons à trois niveaux (national, régional, local). Nous avons déjà offert 158 000 de Fcfa à l’Etat et, bientôt, nous allons organiser une cérémonie de ce genre à Kéniéba (base de la compagnie minière). Nous invitons les structures de santé à faire bon usage de ces équipements et matériels. Nous encourageons les populations à respecter les mesures barrières », a déclaré le directeur de Barrick, N’Golo Sanogo. Après avoir reçu ces dons, le gouverneur de la Région de Kayes, l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé, qui a présidé la cérémonie, a, au nom des autorités, remercié la société Barrick pour « ce geste symbolique et significatif qui va droit à nos cœurs ». Pour lui, ces dons démontrent la volonté de Barrick de compatir aux douleurs de la population de Kayes. « J’invite le personnel de la Santé à utiliser ces équipements à bon escient et à faire en sorte que ces dons arrivent aux bénéficiaires. Je demande l’engagement du personnel de la santé (soldats de la première ligne) qui souffrent, en consentant des sacrifices pour sauver des vies, malgré les risques de contamination et de mort », a dit l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. Il a encouragé Barrick à multiplier les initiatives de ce genre. Il a invité les représentants des chefs traditionnels et religieux, présents à la cérémonie comme témoins, à véhiculer cette information dans leurs quartiers. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur régional de la Santé, Dr. Cheick Tidiane Traoré, du directeur général de l’Hôpital Fousseini Daou de Kayes, Dr. Toumani Conaré, et du directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire, Dramane Coulibaly, parmi tant d’autres invités civils et militaires. BMS/MD (AMAP)

Processus de DDR : Quelque 45 ex-combattants rejoignent les rangs de l’Armée

Bamako, 21 juin (AMAP) La phase de rattrapage du processus du désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) des anciens combattants au sein des Forces armées maliennes (FAMa), a commncé, jeudi dernier, au camp Général Abdoulaye Soumaré de Kidal, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué rendu public sur le site de l’Armée, cette opération a enregistré 22 ex-combattants, qui viendront remplacer numériquement les éléments qui avaient été jugés inaptes sur le plan médical. Le premier à être enregistré est un ancien combattant de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), Moussa Ag Amassara. « C’est un plaisir de voir l’Armée nationale et les autres mouvements signataires de l’accord de paix et de réconciliation se mettre autour de la table pour que notre pays retrouve la paix et la quiétude », a-t-il dit. Une situation qui rassure les acteurs dont le chef de l’antenne régionale de la commission nationale du DDR à Kidal, Abdoul Karim Matafa. Pour ce dernier, cette phase va consister, d’une part, à orienter les éléments aptes à intégrer les FAMa et, d’autre part, à amener les éléments inaptes vers des projets socio-économiques qui permettront leur réinsertion au sein de la société et dans leur communauté respective. En outre, ajoute le communiqué, M. Matafa se dit, également, très satisfait du bon déroulement de l’opération, car n’ayant pas encore rencontré de difficultés pouvant mettre en cause cette phase de rattrapage du DDR accéléré. “Nous estimons honnêtement, poursuit-t-il, que les travaux démarrent dans la sérénité et que tout se passe normalement avec la présence des forces de sécurité et des unités qui doivent recevoir les combattants pour suivre la procédure du DDR”. Les responsables de la commission nationale du DDR, les membres de la section désarmement de la Minusma et de nombreuses autres personnalités ont pris part à cet événement. Pour rappel, cette opération est coordonnée par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à travers sa section régionale du DDR et de la réforme du secteur de la sécurité (DDR/SSR). SS/MD (AMAP)  

Diré : le sous préfet central enlevé mercredi, libéré sain et sauf

Bamako, 21 juin (AMAP) Le sous préfet central de la ville de Diré, Région de Tombouctou, dans le Nord du Mali, Sékou Sidiya Coulibaly, a été libéré, dimanche, par ses ravisseurs qui le détenaient avec un autre préfet depuis mercredi dernier. Le sous préfet central de Diré et son collègue de Dangha, Oumar Traoré, sous préfet de la commune rurale de Dangha ont été enlevés par des hommes armés qui ont fait irruption dans la cour de la préfecture à bord de pick-up. Au cours cette attaque, les assaillants avaient tiré sur la population faisant trois blessés dont un enfant qui succombera des suites de ses blessures. Selon des témoins, les assaillants ont également emporté deux motos. MT/MD (AMAP)

Mouvement du 5 juin : Deuxième vendredi de contestation à Bamako

Par Mohamed Touré Bamako, 19 juin (AMAP) « Non à l’augmentation du prix des engrais », revendique une pancarte tenue par un jeune homme en sueur. C’est une préoccupation relative aux difficultés des agriculteurs. Les slogans du genre sont légion. Comme le 5 juin, date de la dernière sortie, la chaleur suffocante n’a pas découragé les manifestants. Encore moins le coronavirus. Ce vendredi, comme annoncé par les leaders du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur le boulevard de l’Indépendance de Bamako pour réclamer le départ du régime en place. Sous un soleil accablant, toutes les astuces sont bonnes pour s’abriter. Certains manifestants s’aspergeaient d’eau fraîche pendant que d’autres cherchaient des coins d’ombre pour se cacher des rayons de soleil. Des chants, des danses et des multiples va-et-vient agrémentaient la manifestation, pour d’autres groupes. Les vendeurs d’eau, de boissons, de vuvuzela, de teeshirts, ayant aussi investi les lieux, se frottaient les mains. Il en est de même des gérants de multiples parkings improvisés tout autour du boulevard. Depuis la matinée, certains manifestants, parmi les plus déterminés étaient sur place. Comme la fois précédente, un imam a même conduit la prière du vendredi sur le boulevard. A entendre les manifestations, les raisons du mécontentement sont multiples. En plus de l’augmentation du prix des engrais que dénonce le jeune à la pancarte, la question de la corruption, l’insécurité, l’organisation des dernières législatives sont, entre autres, les raisons invoquées par certains manifestants. Ces doléances les ont amenés à répondre à l’appel lancé par plusieurs hommes politiques rassemblées autour l’Imam Mahmoud Dicko. Ces leaders étaient visibles sur une tribune installée pour l’occasion. Des têtes connues de la scène politique étaient sur place. On pouvait apercevoir, entre autres, le Dr Oumar Mariko, Choguel Maiga, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé ou encore Mme Sy Kadiatou Sow. Cheick Oumar Sissoko, cinéaste et ancien ministre de Culture s’est adressé en premier à la foule. Suivi par Issa Kaou N’djim, porte-parole de l’iman Mahmoud Dicko. Les deux ont réaffirmé les raisons de la mobilisation, en proposant aux manifestants d’aller au Palais de Koulouba (présidence) pour l’occasion. Mahmoud Dicko, prenant la parole en dernière position, va calmer les ardeurs. Il demandera que des représentants désignés partent à Koulouba et non toute la foule. Il a rappelé l’engagement pris sur l’honneur de gérer la crise sans dégâts et sans casse. « On ira chez personne pour vandaliser », a-t-il lancé. Plus tard, au retour des émissaires envoyés à Koulouba, sans réponse satisfaisante, l’imam demandera à la foule de rentrer pacifiquement à la maison, en attendant le prochain appel du mouvement. MT/MD (AMAP)  

Travail des enfants : Les habitudes et les pratiques ont la vie dure

Par Ouka BA Diéma, 18 juin (AMAP) Dans le cercle de Diéma, le travail des enfants est une pratique ancrée dans les habitudes. Malgré les dispositifs de sensibilisation mis en place par l’Etat et ses partenaires, rien ne semble bouger. Ici, de nombreux parents utilisent leurs enfants dans des activités dépassant souvent leurs capacités physiques. Dès que les premières pluies tombent, les enfants ne traînent plus dans les rues. Tous se dirigent vers les champs. Après les récoltes, ils sont commis à d’autres activités, notamment le transport de l’eau, du bois de chauffe, du fourrage, la confection de briques en banco. Dans cette localité à majorité soninké, le travail des enfants n’est pas lié à la pauvreté, contrairement à ce que pensent certains, mais plutôt au manque de bras valides. Le Cercle de Diéma étant une zone de forte migration, des jeunes âgés de 15 à 20 ou plus partent, à longueur de journée, vers les côtes de la Méditerranée. Mouvement humain momentanément contrarié par la fermeture des frontières, ces derniers temps, en raison de la Covid-19. Dans ce cas, leurs parents sont obligés de les remplacer dans les champs par leurs petits frères qui n’ont pas souvent l’âge de produire. On apprend aux enfants à travailler durement, afin d’éviter qu’ils ne tombent dans la paresse, et n’adoptent des comportements déviants, pouvant déshonorer leurs parents. «  Si l’enfant apprend à travailler, soutient Malla, un ancien migrant, il pourra se débrouiller partout ». Tout petit, Malla aidait son père à réparer le toit de leur maison, lorsque de fortes pluies endommageaient la toiture. « Mon père et moi, montions sur le toit. A l’aide de son gros orteil, il appuyait sur les petits trous qui laissaient suinter de l’eau, en les bourrant avec du banco », poursuit-il. Abdoulaye Touré, le 1er adjoint au maire de Diéma, dira que le travail des enfants fait partie de leur processus éducatif. « C’est pour que, poursuit l’élu, les parents préparent leurs enfants afin d’affronter des épreuves, lorsqu’ils foulent le sol du pays des blancs ». De l’avis de Mme Soukouna Fatoumata Maiga, première adjointe au maire de la Commune rurale de Grouméra, si le travail des enfants existe toujours, c’est par respect de la coutume. Pendant l’hivernage, les enfants ne restent pas à ne rien faire. Ils vont travailler dans les champs. « Si l’enfant travaille bien, ses parents pourront compter sur lui, lorsqu’il ira à l’aventure », renchérit Mme Soukouna. PRATIQUES ET HABITUDES – Ce tailleur, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, regrette de n’avoir jamais été à l’école. « C’est un véritable handicap qui me poursuivra jusqu’à la tombe », dit-il. Chaque fois qu’un client se présente dans son atelier, il est obligé de recourir aux services de quelqu’un, pour noter dans un cahier, l’identité de la personne, ainsi que ses mesures pour la couture. La notion de travail forcé des enfants est réfutée par Bakary Sacko, un notable de Diangounté Camara, qui, à sa connaissance, n’existe nulle part dans le Cercle de Diéma. « Si les parents emploient leurs enfants, dit l’homme, c’est pour leur propre intérêt,  pour les aider à préparer leur avenir ». « Mais faisons en sorte que ceux qui sont à l’école puissent poursuivre correctement leurs études », insiste-t-il. Selon le Maire de la commune rurale de Lambidou, Mamadou Coulibaly, assis derrière son bureau, cette pratique n’a d’autres raisons que d’éviter que les enfants quittent le chemin d’une bonne éducation et « deviennent des voleurs, des bandits de grand chemin ». « C’est pourquoi, dès l’âge de dix ans, on montre le chemin du champ à l’enfant. On le prépare à devenir un homme avant son départ à l’étranger », explique M. Coulibaly. « Tous les enfants ne peuvent pas réussir à l’école. A l’heure actuelle, mes enfants sont au champ en train de semer », ajoute-t-il. Une petite fille, les pieds couverts de poussière, un plateau rempli de cacahuètes en équilibre sur la tête, part de ‘grin’ en ‘grin’, pour proposer aux buveurs de thé, sa marchandise. « Avec mes petites recettes cumulées, raconte-t-elle, je parviens à régler mes petits besoins sans déranger maman ». TRAVAIL, PAS FORCÉ – Une femme a refusé d’engager, comme servante, une fillette de 10 ans, que ses parents sont venus lui présenter. Jean, père de famille, confie de petites tâches à ses enfants, en fonction de leur calendrier scolaire. « Les jours où il n’y a pas classe, ils font oeuvre de salubrité, arrosent les arbres. Pendant les grandes vacances, chacun apprendra un métier », dit Jean. Aguibou Bah, chef secteur agriculture, lie le phénomène à la pauvreté. Selon lui, la plupart des enfants abandonnent les bancs pour travailler et soutenir leurs parents. « Beaucoup d’enfants, aujourd’hui, sont devenus des apprentis soudeurs, mécaniciens,  tailleurs, menuisiers et autres. Leurs parents ne sont plus capables de les surveiller correctement. Ce qui joue, parfois, sur leur éducation », argumente-t-il. En la matière, il propose qu’une étude soit réalisée pour connaître les causes réelles des impacts négatifs du travail des enfants dans le Cercle de Diéma. Cela permettra, à son entendement, de trouver des pistes pour freiner cette pratique « qui nuit au développement de notre pays ». Mamadou Mah Sissoko, résident à Dioumara, soutient que le travail des enfants a pris de l’ampleur, ces dernières années, dans le Cercle de Diéma. Garçons et filles, tous travaillent. En plus des travaux champêtres, les filles s’occupent également de la cuisine et autres charges domestiques. Il déplore les conséquences du travail des enfants, qui, selon lui, est source d’échec scolaire. Bouya Dia, animateur d’une ONG, explique que dans certains milieux, une fille mineure, qui vit chez ses beaux-parents, est chargée de certains travaux. Elle monte sur la charrette, chaque jour, pour la corvée d’eau, la recherche de bois pour la cuisine ou fait du petit commerce. Pendant l’hivernage, elle va au champ. Notre interlocuteur s’est appesanti sur la déscolarisation des enfants, qui, d’après lui, est un facteur favorisant le travail des enfants. « Avant, il n’existait pas de travail des enfants, ici, dans le Kaarta. Avant l’introduction de la charrue, tout se faisait avec à la main. Les adultes préparaient les champs, les labouraient, les

Nioro du Sahel : Visite surprise du Premier ministre Boubou Cissé

Nioro, 17 juin (AMAP) Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, est arrivé mercredi pour « une visite privée » surprise à Nioro du Sahel (Ouest) où il a été accueilli par les autorités politiques et administratives de la localité, a constaté sur place l’AMAP. Après sa descente d’avion, le Premier ministre, vêtu de boubou blanc surmonté d’un bonnet bleu-blanc, a salué les corps constitués et s’est aussitôt dirigé vers la résidence du Chérif de Nioro, au quartier Kaimé. Avant de rencontrer le chef religieux, Boubou Cissé a, d’abord, été reçu par son fils ainé, Moulaye Oumar Haidara. Le fils du Chérif a, ensuite, accompagné Dr Boubou Cissé chez le chef religieux. Rien n’a filtré de ce bref entretien, encore moins de l’audience avec le chef religieux qui a duré de 15 à 18 heures et au cours de laquelle, Boubou Cissé n’était accompagné que de son aide de camp. Au sortir de cette audience, le Premier ministre avait un visage souriant. Des membres du cabinet du Premier ministre étaient venus baliser le terrain, prendre rendez-vous avec le Cherif de Nioro. Pour le moment, personne ne sait, exactement, les raisons de cette visite surprise mais, selon des indiscrétions, le temps presse et « il faut tout mettre en œuvre d’ici vendredi pour apaiser les tensions et éviter, par la pression des religieux et autres légitimités du pays, toute escalade ou dégradation de la situation sociopolitique ». Le Chef du gouvernement rentre à Bamako ce soir (mercredi). Cette visite du Premier ministre intervient après le refus des acteurs du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) de la main tendue, mardi, du président de la République. Ils s’apprêtent à manifester le 19 juin, après un premier rassemblement dle 5 juin. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, dans son adresse à la Nation du dimanche 14 juin, s’était dit disposer à rencontrer « le Mouvement dit du 5 juin ». Une offre rejetée par le M5-RFP qui, dans un communiqué, daté du 16 juin, réitère ses griefs contre le pouvoir. MD/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Visite surprise du Premier Ministre Boubou Cissé

Nioro, 17 juin (AMAP) Le premier Ministre, Chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, est arrivé mercredi pour une visite privée surprise à Nioro du Sahel (Ouest) où il a été accueilli par les autorités politiques et administratives de la localité, a constaté sur place l’AMAP. (Développements à venir) MD/MD (AMAP)

Kayes : Un enseignant déguisé en policier tombe dans les filets de la police

Kayes, 17 juin (AMAP) Le chef de la Brigade de recherche (BR) du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes, le capitaine Adama Coulibaly, et ses éléments ont mis la main sur un enseignant qui détenait chez lui des tenues et autres objets appartenant à la police et à l’une de ses connaissances. Il s’agit principalement d’uniformes qui appartiennent au commissaire principal du Commissariat de Police du 2è Arrondissement de Kayes, situé à Kayes N’Di. Tout est parti de l’exploitation des résultats d’une réquisition concernant un téléphone volé le 9 juin 2020. Lors de son interrogatoire, le suspect Moussa Diallo a expliqué à la police qu’il se faisait passer pour un policier. De ce fait, il portait la tenue et les galons du commissaire pour initier une patrouille dans le quartier de Kayes N’Di dans le but de soutirer de l’argent à ses victimes ou les dépouiller de leurs biens dont des téléphones. Certains habitants ont fait des déclarations de vol de téléphones au Commissariat du 1er arrondissement de Kayes que dirige le commissaire Salim Cissé. Le pot aux roses a été découvert lorsque la BR de ce commissariat a enregistré des déclarations de vol de téléphone de deux victimes. Selon ces plaignants, le suspect faisait seul sa patrouille en moto et il demandait les pièces d’identité et celles des motos de certaines victimes. Et si l’une de ces pièces manquait, le faux policier ne se faisait point prier pour demander à ses victimes de payer la contravention. Le malfrat intimidait ses victimes en leur faisant croire que l’équipe de patrouille n’était pas loin, avant de s’éclipser dans la nature. A la suite de ces plaintes, les éléments de la BR ont mené une enquête le 9 juin 2020 qui leur a permis d’interpeller Moussa Diallo. Agé de 35 ans, ce faux commissaire enseigne dans une école privée de Kayes dans le quartier de Bencounda. Lors d’une perquisition dans sa maison, le capitaine Adama Coulibaly et ses collègues ont récupéré une tenue de policier, un insigne et une paire de galons du commissaire principal. Mais le malfrat a indiqué aux limiers qu’il a retiré ces tenues et équipements à un enfant lors du pillage du commissariat de police du 2è arrondissement de Kayes survenu le 12 mai dernier. D’après le capitaine de police Adama Coulibaly, l’épouse du suspect aurait pris les affaires de son mari pour les dissimuler quelque part en ville, loin de regards indiscrets. Tombée dans le piège que lui ont tendu les éléments de la BR, cette dame a fini par avouer le forfait commis par son époux. Elle a déclaré aux policiers que parmi les affaires de son conjoint, figuraient un réfrigérateur, un colis contenant divers objets vestimentaires et informatiques et l »a somme de de 4 900 Fcfa. Le « faux policier » a été déféré au parquet et mis sous mandat de dépôt le 11 juin pour « pillage, vol, incendie volontaire. La police a établi un autre procès-verbal contre lui pour usurpation de titre. Après le saccage et l’incendie du Commissariat de Police du 2ème Arrondissement de Kayes survenu au lendemain du décès du jeune Seyba Tamboura, les manifestants ont emporté tous les effets importants dont des tenues, des armes, des minutions, des téléphones portables, des documents. Beaucoup d’objets volés, dont des armes, demeurent toujours introuvables, créant un sentiment d’insécurité dans la ville. BMS/MD (AMAP)

Kayes: Des effets volés lors de l’incendie du commissariat du 2e arrondissement retrouvés chez un dealer (Police)

Kayes, 17 juin (AMAP) L’antenne régionale de l’Office central de stupéfiants (OCS) et le Commissariat de Police du 1er Arrondissement de Kayes ont récupéré certains objets volés lors de l’incendie du Commissariat de Police du 2è Arrondissement, survenu le 12 mai 2020, au lendemain de la mort d’un jeune motocycliste, suite à une bavure policière. Les investigations de l’OCS ont débouché sur l’arrestation d’un vendeur de stupéfiants, le 25 mai 2020, entre 13 heures et 14 heures, à Kayes N’Di. Les policiers ont trouvé sur lui une clé USB de la police, un indice qui a poussé l’OCS à approfondir ses enquêtes. D’après le commandant de l’antenne régional de l’OCS de Kayes, le capitaine Tourou Kanouté, les perquisitions ont permis, à ses éléments, de saisir un Pistolet mitrailleur (PM) avec chargeur garni, une grenade lacrymogène à main, une quantité importante de munitions de guerre, de l’électroménager, des motos dont une en pièces détachées et des meubles. Une semaine après ces saisies, les enquêteurs de l’OCS ont découvert chez la personne interpellée une table métallique sans support. Le vendeur a été arrêté pour détention illégale de cannabis, d’armes, de munitions de guerre et d’autres objets provenant de pillages, ainsi que les receleurs. S’agissant des objets volés au Commissariat de police du 2è Arrondissement de Kayes, quatre personnes, dont deux voleurs et deux receleurs présumés, ont été interpellées, le 25 mai dernier. Un certain AS a voulu payer la cartouchière contenant 22 cartouches. BMS/MD (AMAP)