Deuil : Le préfet du cercle de Niafunké est décédé vendredi des suites d’une maladie à l’âge de 47 ans

Niafunké, 13 juin (AMAP) Le préfet du Cercle de Niafunké, Modibo Kane Togo est décédé vendredi à l’âge de 47 ans des suite d’une maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration en 2002, après avoir fait son premier et second à San et le secondaire au lycée de Markala. Il a servi à l’arrondissement de Fatoma, dans la région de Mopti, avant de rejoindre Niafunké depuis près de trois (3) ans. Le défunt Chef de l’exécutif local qui est apprécié de tout le cercle a eu les honneurs du Gouverneur de région Bacoun Kanté et des autorités de la Transition pour son exemplarité. Il laisse derrière lui des amis, parents, collaborateurs ainsi que son épouse et ses quatre (4) enfants inconsolables. SC/KM (AMAP)

Atteinte aux intérêts de l’État : une nigérienne provisoirement déchue de sa nationalité

Bamako, 12 juin (AMAP)– Le président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a signé jeudi un décret portant déchéance provisoire de la nationalité nigérienne de Mariama Djibrine, alias Mayra, conformément aux dispositions en vigueur relatives à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, a appris l’AMAP des sources proches du Secrétariat général du Gouvernement nigérien. Selon le document officiel, cette mesure a été prise en application de l’ordonnance n°2024-43 du 27 août 2024, modifiée et complétée par l’ordonnance n°2024-46 du 7 octobre 2024, instituant un fichier des personnes, groupes ou entités impliqués dans des actes de terrorisme ou dans des infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et fondamentaux de l’État. Le communiqué précise que Mme Mariama Djibrine, née le 27 mai 1989 à N’Guigmi, est poursuivie pour « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public », « incitation à la révolte » et « intelligence avec une puissance étrangère ». Les autorités nigériennes indiquent que cette déchéance est prononcée à titre provisoire, conformément aux textes en vigueur. KD/CMT (AMAP)

Gao : La mosquée de Kankou Moussa, un site historique emblématique dans la Cité des Askias, avant la Mosquée Djingareyber en 1325

Gao, 12 juin (AMAP) Le site de la Mosquée de Kankou Moussa est situé dans le tissu ancien de la ville de Gao, quartier Aldjanabandja et  couvre 35 100m2 (3ha 51a). Ce site avait  abrité la mosquée historique construite par l’empereur du Manden, Kankou Moussa, à son retour du pèlerinage à la Mecque en 1324.  Ainsi, Gao, une dépendance de l’empereur du Mali fut  l’un des points de rencontre des pistes caravanières qui traversèrent  le désert et des pistes venant du sud.   Le chef de la mission culturelle a rappelé que l’ouvrage fut réalisé par un architecte Andalou du nom d’Es Saheli. La mosquée de Kankou Moussa présenté par les chroniqueurs arabes  et les traditions orales comme un bâtiment colossal et le premier cas de grands travaux entrepris dans l’histoire du Mali, avant la construction de la célèbre mosquée de Djingareyber à Tombouctou en 1325. « Le site de la mosquée de Kankou Moussa à Gao est un lieu historique et de mémoire d’une grande importance. Il constitue un témoignage historique et culturel de l’empire du Mali. Le site, par son étendue et l’importance de ses structures exhumées, constitue l’un des plus remarquable du Mali. Il s’étend comme l’ensemble des vestiges archéologiques couvrant une superficie de 3ha 51a, situé au quartier Aljanabandja de la ville de Gao. Cet espace englobe des biens meubles enfouis (comprenant divers objets poterie, objets en fer et en cuivre, ossements divers, fusaïoles, perles en verre, en terre cuite et en cornaline).  Une datation radiocarbone des échantillons de charbon de bois  a permis de situer  la période d’utilisation du bâtiment avec piliers entre les 9ème et 12ème siècle  de notre ère. La date de construction du bâtiment en barre n’est pas encore connue avec précision. Son utilisation se situe avant le 16ème siècle du fait de la présence au cours des fouilles des pipes à tabac inconnues dans la zone avant l’invasion marocaine à la fin du 16ème siècle », a expliqué le chef de la mission culturelle de Gao. La quantité de perles en verre découverte au cours des travaux (plus de  11 000 perles en verre) nous indique à quel point Gao entretenait des liens commerciaux avec d’autres villes marchandes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient entre le 7ème et le 13ème siècle. Selon lui, le professeur Raymond Mauny avait  effectué des fouilles archéologiques sommaires sur le site au cours des années 1950 dont il révélera  la présence de plusieurs structures en briques cuites ou crues . En 1993 et 1996, sur le même site au cours des fouilles,  T. Insoll de l’Université de Cambridge avait mentionné la présence des structures en briques cuites associées à de nombreux objets exotiques importés, des perles (en verre, en cornaline ou en  terre cuite), de la céramique et des objets en cuivre, a résumé le responsable de la mission culturelle de Gao. Et soutient  que ces objets de l’antiquité attestent de la richesse  de Gao et de son rôle métropole du commerce transsaharien entre la 7ème et la fin du 16ème siècle. Mamadou Samaké dira que depuis 2003, des fouilles archéologiques sont conduites sur le site par la Direction nationale du patrimoine culturel, en collaboration avec l’Institut des sciences humaines du Mali ; le Musée national du Mali et le Musée national d’ethnologie d’Osaka ( Japon). Selon lui, ces fouilles ont permis d’exposer deux bâtiments colossaux ( un bâtiment avec  piliers  et un autre en barre) et des structures  annexes  ( mur d’enceinte, bassine avec piédestal , toilette ). Et ajoute que les différentes fouilles menées sur le site ont révélé  les modes d’occupation  spatiale sur le site et la présence d’un important mobilier archéologique ; de  l’importance du dépôt archéologique du site (3,80m) constituant  d’objets de fabrication locale (poterie , objet en fer , perles en terre cuite et en os) et étrangère ( objets en cuivre , perles en verre, récipients en verre). Et soulignera que le site de la mosquée de Kankou Moussa  a été inscrit à l’inventaire par décision n°0444/ MC –SG du 7 mai 2001 et classé  dans le patrimoine culturel national par décret n°2014-0949/P-RM du 31 décembre 2014 pour ses valeurs historiques, architecturales et socioculturelles. « Malgré les menaces d’urbanisation anarchique qui ont entrainé l’occupation de l’est du site dans les années 1970, la partie classée du site de la mosquée de Kankou Moussa  en 2014 conserve son intégrité physique. Cette partie ne souffre d’aucune perturbation pouvant remettre en cause son intégrité physique qui est extrêmement élevée liée à la présence de la mission culturelle de Gao et d’autres services rattachés ainsi que les autorités politiques et administratives de la région de Gao, a constaté Mamadou Samaké. Et soulève que malgré l’implication de tous ces acteurs cités dans la  protection du site, ce patrimoine est soumis à certaines menaces notamment l’empiètement par les activités socioéconomique ; l’utilisation inappropriée des abords immédiats ; la pression du développement urbain, l’érosion éolienne . Auxquels s’ajoutent les structures mises en jour à travers les fouilles archéologiques sont menacées par l’ensablement et l’arrêt brusque des activités de recherche sur le site à cause du déclenchement des conflits armés . Le chef de la mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké estime que le site de la mosquée de Kankou Moussa présente un intérêt scientifique pour les  chercheurs  dans le développement de leur  formation universitaire ;  pour  la recherche pluridisciplinaire dans les domaines de l’archéologie, l’histoire, l’anthropologie et de la muséologie ainsi que  dans le développement de l’artisanat d’art, de l’architecture et de l’urbanisme. AT/KM (AMAP)

Diéma :71 623 enfants âgés de 1 à 59 mois recevront leurs doses d’Azithromycine

Diéma, 12 juin (AMAP) Le lancement de la campagne de distribution de l’Azithromycine s’est déroulée ce vendredi 12 juin 2026,  au domicile du chef de village, en présence de plusieurs responsables,  notamment les chefs de services techniques impliqués, la CAFO,  le RECOTRADE, ainsi que des éléments des Forces de Défense et de Sécurité, a constaté l’AMAP. Au total,  ce sont 71 623 enfants âgés de 1 à 59 mois qui recevront, du 12 au 15 juin 2026 inclus, leurs doses d’Azithromycine, à travers la stratégie de porte à porte, dans les 28 aires de santé que compte désormais le District sanitaire de Diéma. Pour la circonstance, le Préfet de cercle, Abou Diarra, a remercié les plus hautes Autorités du pays,  dont l’un des soucis majeurs est de garantir aux populations, notamment les couches vulnérables, que sont les femmes et les enfants, un mieux-être. Il a expliqué les avantages de l’Azithromycine,  un antibiotique à large spectre  qui lutte contre plusieurs maladies.  Le Chef de l’exécutif local a invité les acteurs concernés à œuvrer  pour la réussite de cette campagne. Pour sa part,  le Médecin chef du District sanitaire de Diéma,  Docteur Moussa Koné,  a invité les parents à faire des efforts pour maintenir à la maison leurs enfants afin que tous reçoivent leurs médicaments,  surtout en ce début d’hivernage où les préparatifs des champs sont en cours. Il a invité  les équipes chargées de la distribution à plus de courage pour l’exécution correcte des tâches qui leur sont confiées. Il a remercié le partenaire RECH pour son accompagne. En donnant le coup d’envoi de la campagne, le Préfet Abou Diarra,  a inoculé,  dans la bouche de Bakary Sissoko,  un garçon âgé de 8 mois, sa dose d’Azithromycine. OB/KM (AMAP)

Bla : Lancement de la campagne de distribution d’Azithromycine pour plus de 93 000 enfants

Bla, 12 juin 2026 (AMAP) La salle de conférence du Cercle de Bla a abrité jeudi la réunion d’information et de plaidoyer relative au lancement de la campagne de distribution de masse d’Azithromycine sous la présidence sous-préfet de Touna, M. Samou Dembélé, en présence des autorités sanitaires et des acteurs communautaires. Cette campagne semestrielle s’inscrit dans le cadre du projet « Reach », initié par le chercheur de renommée internationale, le professeur Samba Sow. Dans son allocution d’ouverture, le représentant de l’État, a insisté sur l’importance de la restitution des acquis de cette réunion afin de garantir une mobilisation communautaire optimale. Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRef) de Bla, le Dr Famakan Kane et le Dr Alassane Samaké, ont exposé les détails techniques de l’opération. L’objectif principal est l’administration d’Azithromycine à dose préventive aux enfants âgés de 1 à 59 mois couplé du dépistage gratuit de la malnutrition. « C’est un antibiotique puissant qui non seulement combat les maladies infectieuses, mais permet également de les prévenir efficacement lorsqu’il est administré à dose prophylactique chez le jeune enfant », a expliqué le Dr Kane. Pour ce premier passage, les objectifs chiffrés se présentent comme suit : 93 337 enfants âgés de 1 à 59 mois, au total dont 16 970 enfants concernés. De 1 à 11 mois et 76 367 enfants de 12 à 59 mois. La campagne couvrira l’ancien découpage du cercle de Bla, qui englobe ainsi le nouveau cercle de Yangasso (désormais rattaché à la région de San) et l’arrondissement de Diaramana (actuellement dans la région de Koutiala). Sur les 36 aires de santé que compte le district sanitaire, 31 sont concernées par la distribution, tandis que les 5 autres serviront d’aires témoins pour l’évaluation de l’impact du projet. Pour relever ce défi de santé publique, plusieurs équipes de distributeurs et de superviseurs seront déployées sur le terrain. La stratégie retenue est celle du porte-à-porte, permettant d’atteindre chaque ménage et de s’assurer qu’aucun enfant ne soit oublié. La campagne débutera officiellement le vendredi 12 juin pour prendre fin le lundi 15 juin 2026. Les autorités locales ont invité les chefs de famille et les mères à réserver un accueil chaleureux aux agents de santé. MO/KM (AMAP)

APSACO : l’AES et la Cédéao au cœur des débats sécuritaires africains

Bamako, 11 juin (AMAP)  Les relations entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont dominé jeudi les échanges à l’ouverture de la dixième édition de l’African Peace and Security Annual Conference (APSACO), organisée par le Policy Center for the New South (PCNS) à Salé, rapporte APAnews. Sous le thème « Dix ans après : tendances, évolutions et continuités dans le paysage de la paix et de la sécurité en Afrique », les participants ont analysé les transformations de l’espace sécuritaire ouest-africain face à la persistance des menaces terroristes. Pour Sampala Balima, directrice générale adjointe du Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso, l’émergence de l’AES et le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cédéao constituent « l’événement sécuritaire majeur de la dernière décennie » dans la région, avec l’apparition de deux cadres de coopération sécuritaire. « Les États africains sont plus forts ensemble que divisés », a déclaré Sharkdam Wapmuk, professeur à l’Académie de défense du Nigéria, plaidant pour un renforcement du dialogue et de l’intégration régionale. Les intervenants ont également évoqué un possible rapprochement entre l’AES et la Cédéao, tout en appelant à maintenir une coopération centrée sur la sécurité des populations. OS/KM (AMAP)

Gao : Un plan de contingence pour une réponse aux urgences

Gao, 10 juin (AMAP) Un atelier de mise à jour du plan de contingence multirisque 2026 de la région de Gao prend fin ce mercredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Gao sous la présidence du conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur régional de la protection civile, le Colonel Mamadou Keita, du président de la délégation spéciale du conseil régional de Gao, Amadou Sidi Touré, du 2ème vice-président du Comité International de la Croix rouge de Gao, Moussa  Salihou Maiga. L’atelier a été initié par la Direction régionale de la protection de Gao et financé par la Croix rouge malienne. Il s’agissait d’actualiser les scénarios de risques ; à revoir les mécanismes de coordination ; à renforcer les dispositifs d’alerte précoce et à améliorer les stratégies d’intervention pour garantir une réponse rapide et efficace en cas de crise. Le 2ème vice-président du Comité International de la Croix rouge de Gao, Dr Moussa Salihou Maiga a salué l’engagement constant des autorités administratives, des services techniques et des partenaires qui œuvrent quotidiennement pour la protection et le bien-être des populations de la région.  Selon lui, la CRM fidèle à ses principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité, d’indépendance, de volontariat, d’unité et d’universalité demeure engagée aux côtés des autorités pour renforcer la préparation communautaire, soutenir les mécanismes d’alerte précoce et participer aux réponses humanitaires en cas des crises. Le directeur régional de la protection civile de Gao, le Colonel Mamadou Keita dira que le Plan de contingence constitue un instrument essentiel de préparation et de réponse aux urgences. Le représentant du gouverneur de la région de Gao, le conseiller aux affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella  a déclaré que la région de Gao est confronté à un environnement marqué par des défis multiples et évolutifs . Les aléas climatiques à savoir les inondations, les sécheresses et les vents violents continuent d’affecter les moyens d’existence de populations. À cela s’ajoutent les risques sanitaires, le mouvement des populations, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle  ainsi que les défis sécuritaires qui pèsent sur la stabilité et le développement de la région de Gao. Le représentant  de l’exécutif régional de Gao, Alhader Amadou Bella a estimé que la gestion des risques et catastrophe est une responsabilité partagée qui exige une collaboration étroite entre les services de l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires humanitaires, les organisations de la société civile et les communautés elles-mêmes. AT/KM (AMAP)

Kangaba : Réunion mensuelle de suivi du chantier de construction de l’hôpital de District

Kangaba, 10 juin (AMAP) Le préfet du cercle de Kangaba, Abou DAO a présidé mardi, la troisième réunion mensuelle de suivi du chantier de construction de l’hôpital de District de Kangaba, a constaté l’AMAP. Organisée par la Mission de suivi-contrôle du projet de construction de l’hôpital de District de Kangaba, cette rencontre a permis de faire la visite de chantier, de faire le point sur l’état d’avancement des travaux, l’état d’avancement des travaux et de faire le point sur les observations et recommandations de la séance passée. Si quelques observations et recommandations formulées lors de la deuxième réunion mensuelle de suivi ont été réalisées, le préfet et les responsables des services techniques ont remarqué un léger avancement des travaux. Toutefois, le rythme auquel les travaux avancent restent toujours en deçà des objectifs. Ils ont alors renouvelé la recommandation d’accélérer d’avantage le rythme des travaux. SD/KM (AMAP)

Football : Sékou Seck nommé sélectionneur des U17 du Mali

Bamako, 9 juin (AMAP)  Le Comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a nommé mardi Sékou Seck, dit « Bako », au poste de sélectionneur national des U17 du Mali en vue des préparatifs du tournoi UFOA 2026 et de la Coupe d’Afrique des nations U17 de 2027, a appris l’AMAP de source proche de la FEMAFOOT. Titulaire d’une Licence CAF A, Sékou Seck possède une solide expérience du football national et continental. Il avait déjà dirigé les Aiglonnets, notamment la génération de Kamory Doumbia et de Nene Dorgeles. La FEMAFOOT a également nommé Sékou Berthé, titulaire d’une Licence UEFA A, au poste de sélectionneur national adjoint. Ancien international malien et ex-joueur professionnel, il dispose d’une expérience d’entraîneur principal au sein de clubs de Ligue 1. Le Comité exécutif a adressé ses félicitations aux deux techniciens et leur a fixé comme objectif prioritaire la conquête du tournoi UFOA-A qualificatif pour la CAN U17 2027. La Fédération assure qu’elle mettra tout en œuvre, avec l’appui de l’État, pour offrir au staff technique et aux jeunes Aiglonnets les meilleures conditions de préparation et de performance. KD/KM (AMAP)

AES : Tafouk TV met le cap sur septembre 2026 pour son lancement officiel

BAMAKO, 8 juin (AMAP)– La télévision confédérale de l’Alliance des États du Sahel (AES), Tafouk TV, a franchi une nouvelle étape dans son processus d’opérationnalisation avec la tenue, ce lundi à Bamako, de la session inaugurale de son Conseil d’administration, a cobstaté l’AMAP. Cette rencontre est consacrée à l’examen et à l’adoption des principaux textes devant encadrer le fonctionnement de la chaîne, notamment les statuts, le règlement intérieur, le statut du personnel, le plan de recrutement, le budget ainsi que les outils de gestion administrative, comptable et financière, en prélude à son lancement officiel annoncé pour septembre 2026. Présidant l’ouverture des travaux, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présenté Tafouk TV comme un instrument stratégique de la souveraineté médiatique de la Confédération. Selon lui, la chaîne devra être «la voix institutionnelle de la Confédération» et contribuer à la promotion des valeurs de solidarité, de dignité et de souveraineté. Le ministre a également insisté sur la nécessité de garantir la crédibilité et l’indépendance professionnelle du média, estimant qu’«une télévision crédible est une télévision qui inspire confiance». Le coordinateur général de Tafouk TV, Salif Sanogo, a indiqué que cette première session du Conseil d’administration vise à examiner «tous les grands documents qui vont régir Tafouk TV» afin d’achever son opérationnalisation. Il a précisé que la chaîne sera une télévision publique confédérale à dominante informationnelle, avec une programmation articulée autour des journaux, magazines et documentaires. Les contenus seront diffusés en français, en anglais ainsi que dans les langues nationales et officielles des États membres afin d’atteindre un large public et de valoriser les réalités du Sahel. Selon le rapport de progrès couvrant la période de janvier à mai 2026, plusieurs avancées ont déjà été enregistrées, notamment l’élaboration des textes fondamentaux lors d’un atelier tenu à Ouagadougou, la mise en place progressive des services administratifs et le recrutement d’une trentaine d’agents au 31 mai. Le document fait également état de progrès techniques et éditoriaux, avec l’identification des besoins en équipements, l’étude des infrastructures de production et l’élaboration d’une première grille de programmes. Pour le second semestre 2026, les priorités porteront sur l’adoption définitive des textes de référence, l’installation des organes de gouvernance, la poursuite des recrutements, le développement des plateformes numériques et la préparation du lancement officiel de Tafouk TV. OS/CMT (AMAP)