San : l’association A.K.B.M renforce la cohésion sociale à travers une œuvre communautaire

San, 8 juin (AMAP) Dans le cadre de ses activités sociales et citoyennes, l’Association AN KA BEN MAAYALA (A.K.B.M), section de San, a organisé samedi une opération de confection de briques au niveau du cimetière de la ville. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion du dialogue interreligieux, du vivre-ensemble et du renforcement de la cohésion sociale, a constaté l’AMAP. Regroupant des jeunes issus de diverses confessions religieuses à savoir,  musulmans, chrétiens catholiques, évangélistes ainsi que des adeptes de la religion traditionnelle . L’association A.K.B.M se positionne aujourd’hui comme un véritable cadre de concertation et d’actions communautaires au service de la paix et de l’unité. Il s’agit de la deuxième activité de ce genre organisée en l’espace de six mois, une démarche qui continue de susciter l’adhésion et les encouragements des autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de la localité. Selon les responsables de l’association, cette activité vise à produire un nombre important de briques avant l’installation de l’hivernage. Le choix du cimetière comme site d’intervention revêt une forte portée symbolique. Pour eux, ce lieu représente la dernière demeure de tous les êtres humains, sans distinction de religion, d’origine ou de condition sociale. À travers ce geste, les jeunes participants ont voulu transmettre un message fort d’unité, de fraternité, de solidarité et d’égalité entre les communautés vivant à San. La cérémonie a enregistré la présence du Directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Raymond Cissé, venu témoigner le soutien des autorités à cette initiative exemplaire. À cette occasion, il a offert aux participants des sachets d’eau ainsi qu’une enveloppe symbolique pour encourager leur engagement citoyen. Plusieurs responsables religieux et personnalités locales ont également pris part à l’évènement. Parmi eux figuraient des représentants d’Ançardine, de la paroisse cathédrale Notre-Dame de Lourdes de San, notamment l’aumônier de la jeunesse catholique, l’Abbé Séverin Kamaté, ainsi que l’Abbé Paulin Dembélé, responsable du dialogue interreligieux de la paroisse. De nombreuses autres notabilités locales ont également marqué leur présence pour soutenir cette action. Par cette œuvre sociale et communautaire, l’Association A.K.B.M démontre que le dialogue interreligieux n’est pas seulement un idéal, mais une réalité vécue au quotidien à San. Ces initiatives contribuent à consolider les liens d’amitié, de fraternité et de coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses de la région. Dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et sécuritaires, l’exemple donné par les jeunes de San apparaît comme un modèle inspirant de cohésion sociale, de tolérance et de construction d’une paix durable. NC/KM (AMP)

Bougouni : Lancement des activités de mise en œuvre de la 4ème phase du « Programme Spécial d’Aide aux Associations et Fondations »

Bougouni, 8 juin (AMAP) La cérémonie de lancement des activités de mise en œuvre de la quatrième phase du « Programme Spécial d’Aide aux Associations et Fondations » (PSAAF) 4 à Bougouni s’est déroulée samedi, sous la présidence du gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé, a constaté l’AMAP. L’objectif principal consiste à procéder au lancement solennel des activités de mise en œuvre du PSAAF4, afin d’assurer son démarrage effectif dans toutes les régions bénéficiaires concernées, pour relever les défis contextuels. Ainsi, c’est compte tenu des succès encourageants des trois premières phases de mise en œuvre, et de la nécessité de capitaliser et poursuivre les actions menées, que la coordination du programme a organisé, du 17 au 18 avril 2026, à l’intention des cents premières organisations bénéficiaires, un atelier d’échange de haut niveau dont l’objectif principal était de faire l’état des lieux de ladite mise en œuvre pour donner une meilleure orientation aux futures actions à mener à travers un diagnostic institutionnel, organisationnel et opérationnel. Il traduit la volonté de l’Etat du Mali, sous la conduite de son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, de faire assurer souverainement le développement économique, social et culturel équitable de la nation malienne, sur l’ensemble de son territoire, à travers des projets structurants et pertinents.. Après les différentes interventions, Mamadou Malick Sow a au nom de la coordinatrice du PSAAF,  Dramé Mariam Diallo a rappelé que les actions de l’équipe du PSAAF contribuent à alléger les difficultés auxquelles sont confrontées les populations vulnérables. Toute chose qui lui donne l’assurance qu’il demeurera convaincu que l’impact des projets retenus à Bougouni contribuera à renforcer les liens entre les communautés et surtout à renforcer la résilience des populations, je les invite à plus de rigueur en ayant toujours comme objectif le « bien-être des populations ». Selon le Gouverneur, ce cadre constitue le lancement des activités de la 4ème  phase, pour l’ensemble des zones géographiques couvertes, avec les cents premières organisations bénéficiaires qui sont quasiment reconduites, y compris les sept de la Région de Bougouni. Ceci veut dire que les résultats obtenus par lesdites structures, dans la mise en œuvre du programme, ont été jugés satisfaisants, voire performants, à l’évaluation. Ce choix demeure basé sur les bons résultats obtenus par les sept organisations bénéficiaires de la Région, dans la mise en œuvre dudit programme, et les succès respectifs remportés par la Région elle-même, lors des compétitions de la Biennale Artistique et Culturelle, aux éditions de Mopti-2024 et Tombouctou-2025, avec successivement la 2ème et la 1ère place.  HBT/KM (AMAP)

Musique : L’orchestre régional de Sikasso, le Kéné Star, un groupe musical mythique

 Sikasso, 7 juin (AMAP)  L’Agence Nationale de Presse du Mali a décidé en cette année, décrétée par le Président de la Transition année de l’éducation et de la culture de mettre en relief les célébrités et de retracer le parcours de nos formations qui ont rayonné notre pays sur le plan national et international. Aujourd’hui, nous allons décidé de mettre l’accent sur le Kéné Star, un orchestre mythique avec Abdoulaye Diabaté et Madou Guitare entre autres. L’orchestre régional Kéné-Star de Sikasso était un groupe musical mythique qui s’est imposé au Mali pendant les biennales de 1970 à 1988 sous la 2e république. Comme dans les autres régions, ce groupe musical visait à valoriser le patrimoine et la culture de la 3è région du Mali. C’est dans cet objectif que la région de Sikasso s’est illustrée par la création de cet orchestre moderne, un orchestre qui a fait les beaux jours des mélomanes avec des titres emblématiques comme « Diagnè mogo » de Madou guitare, « Kénédougou Fanga » titre créé par Abdoulaye Diabaté de Koutiala mais chanté par Cheik Sadibou Diabaté, Binafou et Lala majestueusement interprété par des artistes hors pair. Le Kéné Star s’est spécialisé dans la musique moderne en fusionnant les instruments et récits traditionnels avec des bonnes sonorités orchestrales. Pendant les compétitions des différentes biennales, le Kéné star qui avait comme chef d’orchestre Mamadou Diakité dit Appolo a toujours talonné le super Biton de Segou. L’orchestre régional de Sikasso a su allier harmonieusement modernité et tradition dans plusieurs de ses titres comme « Batouta Mori, Nafarima, Mali senèkèlaw et surtout le récital emblématique de Boubacar Boré qui retrace majestueusement l’histoire du Kénédougou au moment de la pénétration coloniale. Mme Camara Fatoumata Diaby, native de Sikasso et qui a activement participé à la première biennale en 1970, nous a fait un témoignage éloquent sur l’engagement patriotique des fondateurs du Kéné Star. Pour elle, cet orchestre était la fierté des Sikassois qui ne cessent de s’en languir. De 1978 à1986, votre serviteur Fousseyni Diabaté ancien journaliste de l’AMAP, mais qui était jadis conseiller culturel à la direction régionale de la jeunesse des sports des arts et de la culture de Sikasso a été le directeur administratif du Kéné Star. De par son initiative, les meilleurs musiciens des cercles de la région ont été très actifs dans l’orchestre régional car les autorités de Sikasso dans le passé, craignaient que les autres régions ne formulent des réserves sur ces artistes venant des autres cercles. C’est à partir de 1982 que l’orchestre régional de Sikasso a commencé à s’imposer sur l’échiquier national pendant les biennales. Rappelons que l’orchestre régional Kéné Star était composé de musiciens sélectionnés  dans les différents cercles ( Sikasso, Koutiala, Bougouni, Kolondieba et Kadiolo) à la faveur des semaines régionales artistiques et culturelles. La renommée du Kéné Star a franchi les frontières maliennes après la biennale artistique et culturelle de 1984. Ainsi les autorités de la Haute Volta (ancienne appellation du Burkina Faso), ont invité l’orchestre régional de Sikasso à participer aux festivités commémoratives de l’indépendance de leur pays, le 4 Août 1984 au cours desquelles le pays a pris le nom de Burkina Faso. C’est ainsi que le directeur administratif a conduit le Kéné Star dans les grandes villes du Burkina Faso comme Bobo Dioulasso, Ouagadougou et Koudougou. L’orchestre a été chaleureusement félicité par le capitaine Blaise Compaoré qui avait représenté le chef de l’Etat Thomas Sankara à certaines prestations de l’orchestre de Sikasso. En 1985, l’Etat malien a envoyé le Kéné Star en Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) pour participer au festival international de la jeunesse qui a regroupé pendant plusieurs semaines de nombreux participants africains et européens. C’est toujours Fousseyni Diabaté qui a conduit les artistes de Sikasso à Moscou et dans plusieurs villes soviétiques ou le Kéné Star a fait des prestations élogieuses. Moussa Ouattara , un sexagénaire de Sikasso est nostalgique des beaux jours du Kéné Star qui a  marqué la jeunesse malienne et africaine de 1970 à 1988. Moussa se souvient qu’il suivait régulièrement les prestations du Kéné Star dont aucun membre fondateur n’est encore vivant. Par ailleurs, des artistes traditionnels de talent ont évolué à côté des productions artistiques modernes du Kéné Star. Il s’agit entre autres du balafoniste  feu Lamissa Bengaly dont la salle de spectacle de Sikasso porte le nom et Souleymane Traoré dit Néba Solo, une virtuose du balafon. Malgré l’existence des musiciens traditionnels de talent, les sikassois sont nostalgiques du Kéné Star. Aujourd’hui il n’y a aucun orchestre permanent dans la capitale du Kénédougou en dehors de quelques groupes d’artistes qui animent les mariages et les baptêmes. Les populations fondent beaucoup d’espoir sur la relance des activités culturelles dans notre pays.  FD/KM (AMAP)    

FAMa : frappes aériennes dans les régions de Gao et de Kayes

Bamako, 7 juin (AMAP) L’État-major général des Armées a annoncé que, dans le cadre des missions de reconnaissance offensive en cours sur l’ensemble du territoire national, les vecteurs aériens des FAMa ont mené avec succès, samedi , une série de frappes ciblées contre des groupes armés terroristes, a constaté l’AMAP. La première frappe a visé un refuge situé près de la localité de Doro, au sud-ouest de Gao, où une vingtaine de terroristes et plusieurs motos avaient été identifiés. Le site a été entièrement détruit. Dans la même zone, une deuxième frappe a ciblé un camion chargé de matériel logistique appartenant aux groupes armés terroristes. Le véhicule et son contenu ont été totalement anéantis. Une troisième frappe a atteint une tente et plusieurs motos, dont certaines équipées d’armes. Le refuge et les engins ont été détruits.  Par ailleurs, dans la zone de Sandaré, région de Kayes, une base de repli terroriste a été repérée et neutralisée. Les frappes ont permis de détruire plusieurs motos et de neutraliser une trentaine de terroristes. Le chef d’État-major général des Armées a félicité les FAMa pour leur professionnalisme et leur engagement au service de la défense nationale. MMD/KM (AMAP)

Forum Panafricain des Médias : Des voix étrangères pour une souveraineté médiatique africaine

Bamako,05 juin (AMAP) En marge des travaux du 3ème jour du Forum Panafricain des Médias qui se déroule au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), l’Agence Nationale de Presse du Mali s’est entretenue avec des experts venus du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Maroc. Leurs interventions ont mis en avant la nécessité de renforcer la solidarité entre acteurs africains, de lutter contre les fakes news et de construire une voix commune pour défendre la souveraineté médiatique du continent. Mme Yolande Bojon (Cameroun)Promotrice de Sonde+ Télévision et du Salon international de l’audiovisuel du Cameroun, a expliqué que son déplacement répondait à la volonté de créer des synergies entre acteurs africains et de partager son expérience en tant que femme de médias. Elle a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de se réapproprier ses récits et de renforcer la solidarité médiatique face aux influences extérieures. Selon elle, les journalistes doivent prendre conscience de leur responsabilité et éviter de relayer les fake news, souvent instrumentalisés par des puissances étrangères. Pour elle, ce forum constitue une plateforme d’alerte et de mobilisation, rappelant aux médias africains qu’ils doivent parler d’une seule voix et défendre une souveraineté médiatique commune. Mme Solange Kouamé (Côte d’Ivoire), Directrice générale de la Maison de la Presse d’Amourdjo, a expliqué que sa participation était motivée par le thème central : « Unir les voix ». Elle a souligné que l’Afrique devait renforcer la cohésion et la solidarité entre ses médias afin de mutualiser les efforts et avancer collectivement. Satisfaite des débats, elle a salué une initiative prometteuse, tout en rappelant que beaucoup reste à faire pour relever les défis auxquels la presse africaine est confrontée. En conclusion, elle a souhaité la pérennisation de ce type de rencontres, afin de continuer à former, échanger et renforcer les capacités des professionnels des médias africains. M. Bachir Thiam (Maroc)Rédacteur en chef à Median TV et responsable du canal Afrique, Bachir Thiam a expliqué que sa participation visait d’abord à témoigner du soutien du Maroc au Mali. « En tant que journaliste, il est normal d’être présent à ce rendez-vous des médias. C’est un moment de donner et de recevoir », a-t-il déclaré. Avec une vingtaine de pays représentés, il a salué une occasion unique de rencontres et d’échanges. Le Maroc était représenté par une délégation de 24 personnes, dont 8 médias. Concernant ses attentes, il a rappelé que cette première édition devait être considérée comme une édition test, l’essentiel étant de lancer le débat et de sortir avec des pistes de travail. En conclusion, il a insisté sur le rôle des médias : « Nous devons nous mobiliser pour des causes valables, mais sans nous ériger en gardiens du temple. Notre métier, c’est informer, informer et seulement informer. » MMD/KM (AMAP)

Bandiougou Danté : « Le FOPAME est né de la nécessité de répondre aux défis géopolitiques et médiatiques actuels »

Bamako, 5 juin (AMAP) L’ouverture des travaux de la 1ère édition du Forum panafricain des médias, a été présidée mercredi au CICB par le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga en présence de plusieurs de personnalités et d’experts venus de Bamako, de la sous-région et du monde entier, a constaté l’AMAP. En marge du Forum Panafricain des Médias (FOPAME), le président de la Maison de la Presse du Mali et membre du comité scientifique du forum, Bandiougou Danté, revient sur les motivations ayant conduit à l’organisation de cette rencontre continentale. Il évoque les mutations du paysage médiatique africain, les enjeux de souveraineté narrative et les perspectives d’avenir de cette initiative panafricaine. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Monsieur Danté, pourquoi avoir initié ce Forum Panafricain des Médias à Bamako en ce moment précis ? Quelles évolutions géopolitiques, numériques et sécuritaires rendent selon vous ce forum indispensable aujourd’hui pour l’Afrique ? Bandiougou Danté : Le Forum Panafricain des Médias est né à la suite d’une série de constats. D’abord, il faut dire que notre paysage médiatique évolue rapidement. Cette évolution s’explique surtout par le développement croissant du numérique qui a profondément bouleversé la pratique du métier et fragilisé les anciennes sources de financement des médias. Ensuite, il faut évoquer la campagne médiatique dirigée contre notre pays, qui traverse une crise multidimensionnelle. C’est dans le souci de prendre en charge les préoccupations des médias et de répondre véritablement aux défis géopolitiques actuels que la nécessité d’organiser le FOPAME s’est fait sentir. L’Agence Nationale de Presse du Mali : En tant que membre du comité scientifique, comment ce forum peut-il contribuer concrètement à construire une souveraineté narrative africaine face à la domination des récits extérieurs ? Bandiougou Danté : Le Forum a pour objectif d’amener les professionnels des médias à prendre conscience des enjeux actuels et à se positionner conformément à nos réalités. Il s’agit de créer un cadre de réflexion et d’échanges permettant aux acteurs des médias africains de développer leurs propres approches et de mieux porter les récits du continent. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelle est votre vision à long terme pour le FOPAME ? Souhaitez-vous qu’il devienne une institution panafricaine permanente avec des éditions annuelles et des mécanismes de suivi ? Bandiougou Danté : Le FOPAME doit permettre une synergie d’action entre les acteurs médiatiques des différents pays qui décideront de son orientation future. L’ambition est de créer une dynamique de coopération capable de renforcer les médias africains et de favoriser une réflexion commune sur les grands défis auxquels ils sont confrontés. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quels sont les principaux défis que les médias africains doivent surmonter selon vous pour passer d’une simple consommation d’information à une véritable production de contenus souverains et influents ? Bandiougou Danté : Les médias africains doivent d’abord s’adapter aux profondes mutations induites par le numérique, renforcer leurs capacités professionnelles et trouver des modèles économiques durables. Ils doivent également développer davantage de coopération entre eux afin de produire des contenus ancrés dans les réalités africaines et capables d’influencer les débats à l’échelle régionale et internationale. Propos recueillis par OS et KM (AMAP)

Kangaba : Une forte pluie accompagnée de vents violents fait des dégâts à Tinfra

Kangaba, 05 juin (AMAP ) Une pluie diluvienne accompagnée de vents violents s’est abattue sur le village de Tinfra dans la commune rurale de Minidian le mercredi 03 juin 2026, a constaté l’AMAP. Ces violentes précipitations n’ont provoqué ni de perte en vies humaines ni de blessés. Cependant, d’énormes dégâts ont été enregistrés, notamment l’effondrement de plusieurs maisons d’habitation et l’enracinement de plusieurs arbres et la perte des bovins et de la volaille. Une mission conjointe conduite par le maire de la commune rurale de Minidian monsieur Mamby Kéïta s’est rendue sur place à une vingtaine de kilomètres de Kangaba pour constater les dégâts, évaluer les besoins des populations sinistrées et proposer des mesures appropriées. La mission, composée des représentants du service local du Développement Social et de l’Economie Solidaire, et de la Protection civile a fait  plusieurs constats à savoir 22 ménages touchés, plus de 109 personnes à charge, 34 maisons endommagées, 05 maisons totalement détruites et 09 panneaux photovoltaïques emportés. Dans l’immédiat, les populations affectées ont besoin de tôles, de vivres et de panneaux solaires. Avant de quitter, le représentant de la protection civile a prodigué des conseils aux populations sur les conduites à tenir en cas de pluies accompagnées de vents violents. SD/KM (AMAP)

Diéma : Le Préfet de cercle donne des éclaircissements sur la suspension de la circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus

Diéma, 5 juin (AMAP) Le préfet de cercle, Abou Diarra a rencontré ce vendredi les chefs de services techniques, les élus, les leaders religieux, les chefs traditionnels et coutumiers, la CAFO, le conseil communal de la jeunesse, et d’autres membres des organisations de la société civile, ainsi que des éléments des Forces de défense et de sécurité. Il s’agissait de les informer  et de les  sensibiliser  sur le contenu de l’arrêté interministériel numéro 2026-1312/MI-SG du 13 juin 2026, portant suspension de circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus, dans les grandes agglomérations. Il affirmé que ces grandes agglomérations sont  le District de Bamako, les Chef- lieux de régions,  de cercles et d’arrondissement. Il a par ailleurs précis que le chef de l’exécutif local,  le représentant de l’Etat au niveau de la Région,  peventt suspendre  la circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus dans un chef-lieu de cercle ou d’arrondissement. Quant à la question de savoir si les motos tricycles sont concernées par la mesure,  le Préfet Abou Diarra a  promis de s’informer pour lever l’équivoque. Il a demandé à tous le respect strict des mesures prises par les plus hautes Autorités du pays,  en vue de renforcer davantage les dispositifs de sécurité dans notre pays. Le Chef de l’exécutif local a invité  chacun en ce qui le concerne,  à jouer pleinement sa partition,  afin que l’application des mesures en vigueur soient une réussite totale dans le cercle de Diéma. Il a demandé aux différents acteurs de renforcer la sensibilisation auprès des communautés pour une adhésion plus effective à ces mesures gouvernementales qui visent surtout l’instauration d’une paix inclusive et durable dans notre pays. OB/KM (AMAP)

Forum Panafricain des Médias : L’expert Martin Faye se prononce sur le Forum et d’autres sujets

Bamako, 5 juin (AMAP) Dans une interview accordée à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le journaliste sénégalais et expert des médias, Martin Faye se prononce  sur son engagement pour le Forum et partage sa vision pour refonder le journalisme africain, a constaté l’AMAP. Agence Nationale de Presse du Mali : Qu’est-ce qui vous a motivé à quitter le Sénégal pour participer à ce forum à Bamako ? Martin Faye : J’ai quitté le Mali il y a deux ans, après avoir dirigé le projet Studio Tamani de la Fondation Hirondelle. Cette expérience a élargi mon horizon et renforcé mon compagnonnage avec les médias maliens. J’ai participé à de nombreuses activités au sein des faîtières et associations de journalistes. Lorsque l’idée du forum est née, j’ai été contacté pour intégrer le comité scientifique et, de fil en aiguille, j’ai été désigné pour présenter la conférence inaugurale. Agence Nationale de Presse du Mali : Selon vous, quels sont les principaux objectifs de ce Forum Panafricain des Médias ? Martin Faye : Les principaux objectifs sont de réfléchir à la pratique journalistique en Afrique afin de retrouver une souveraineté et un contrôle de l’information, depuis sa conception jusqu’à sa diffusion. Trop souvent, nos populations apprennent ce qui se passe chez elles à travers les médias étrangers. Il faut changer la donne : parler de l’Afrique aux Africains, dans nos langues, selon nos cultures et nos contextes. Nous connaissons mieux le terrain africain que quiconque, mais la digitalisation et les plateformes numériques échappent à notre contrôle. C’est de cela qu’il s’agit de discuter à Bamako. Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont vos attentes personnelles et professionnelles de cette rencontre ? Martin Faye : Mes attentes sont celles d’une refondation du journalisme africain. Nous revivons une situation similaire aux années 1970-1980, lorsque l’UNESCO portait le débat sur un nouvel ordre mondial de l’information. Aujourd’hui encore, l’Occident monopolise la circulation de l’information, avec des risques de manipulation, de propagande et de censure. Il est temps que les médias africains deviennent les narrateurs de leur propre récit Agence Nationale de Presse du Mali :  Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels les médias africains font face aujourd’hui ? Martin  Faye : Le premier défi est la formation. Depuis quarante ans, je suis engagé dans ce domaine. Or, une masse critique de personnes se disent journalistes sans avoir reçu une formation initiale solide. Il faut distinguer ceux qui travaillent dans les médias de ceux qui sont réellement journalistes. Les programmes doivent être adaptés à la réalité : former des journalistes polyvalents, capables de produire du son pour la radio, de l’image pour la télévision et du contenu écrit. Agence Nationale de Presse du Mali : Comment les journalistes africains peuvent-ils mieux lutter contre la désinformation et les fake news ? Martin Faye : Nous devons unir nos forces pour mettre fin à la désinformation et aux fake news. J’ai proposé la création d’une plateforme digitale panafricaine de lutte contre la désinformation. Chaque pays pourrait y contribuer : lorsqu’une rumeur circule, il faut la vérifier rapidement et la traiter avec responsabilité. Agence Nationale de Presse du Mali : Pensez-vous que ce forum peut renforcer la coopération entre les médias africains ? Martin Faye : Ce forum n’aurait pas de raison d’être s’il ne renforçait pas la coopération. Parmi les idées concrètes, il y a la création d’une agence de presse panafricaine et d’une union des radios de proximité. Cinq pays sont déjà membres fondateurs, avec un plan d’action immédiat : lancer une campagne d’adhésion pour que toutes les radios de proximité africaines puissent travailler ensemble au service des populations. MMD/KM (AMAP)

Forum de Bamako : les acteurs maliens plaident pour l’éducation numérique et le renforcement de la régulation

Bamako, 5 juin 2026 (AMAP) Les intervenants du panel consacré au « Cyberespace et cybercriminalité : encadrement et régulation », organisé dans le cadre du Forum Panafricain des Médias, ont appelé jeudi à Bamako à renforcer l’éducation aux médias et au numérique, tout en consolidant les mécanismes de régulation afin de faire face à la montée du désordre informationnel et des abus sur les plateformes numériques, a constaté l’AMAP. Les participants ont souligné que la généralisation des smartphones, des réseaux sociaux et des outils numériques a profondément transformé la production et la circulation de l’information, faisant des citoyens des producteurs de contenus au même titre que les médias traditionnels. Le président de l’Association des Blogueurs du Mali (ABM), Boureyma Soulo, a estimé que le désordre informationnel constitue aujourd’hui « la pollution de l’écosystème médiatique et numérique ». Selon lui, la diffusion massive de la mésinformation, de la désinformation et de la mal information alimente les tensions sociales, la méfiance entre Abordant la question de la cybercriminalité, le procureur de la Commune IV du District de Bamako, Idrissa Hamidou Touré, a mis en garde contre certaines dérives observées sur les réseaux sociaux. Il a notamment évoqué les pratiques liées à « l’économie de l’attention », qui consistent à utiliser des contenus accrocheurs ou sensationnalistes pour attirer les internautes et générer des revenus publicitaires. Le magistrat a rappelé que plusieurs textes encadrent déjà les comportements dans l’espace public et numérique, citant notamment la loi de 2000 sur le régime de la presse, les textes relatifs à la protection des données personnelles, aux transactions électroniques et à la cybercriminalité. Pour sa part, le président de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne et de l’Électronique (APPEL-Mali), Modibo Fofana, a estimé que la désinformation existait avant Internet mais qu’elle s’est amplifiée avec l’essor des réseaux sociaux. Fofana a également insisté sur la nécessité de sensibiliser les utilisateurs les plus actifs du numérique afin de réduire les phénomènes de confusion, de panique et de manipulation observés lors de certains événements relayés sur les réseaux sociaux. Intervenant sur les aspects réglementaires, le représentant de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Dr Aly Haïdara, a rappelé que le Mali s’est doté au fil des années d’un arsenal juridique destiné à encadrer la société de l’information et à protéger les citoyens dans l’espace numérique. Selon lui, plusieurs lois relatives à la protection des données personnelles, à la cryptographie, au commerce électronique, à la société de l’information ainsi que les récentes réformes des codes pénal et de procédure pénale contribuent à renforcer la protection des usagers face aux cyberdélinquants. « Le numérique doit être au service des individus », a affirmé Dr Haïdara, soulignant l’importance de l’information, de la sensibilisation et de l’éducation numérique pour garantir un usage responsable et sécurisé des technologies. La multiplication des plateformes numériques et l’accès croissant aux réseaux sociaux ont profondément modifié les modes de production et de consommation de l’information au Mali. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation des phénomènes de désinformation, de manipulation de l’information et de cybercriminalité, poussant les autorités et les acteurs du secteur à renforcer les dispositifs de régulation, de sensibilisation et de protection des données personnelles. OS/KM(AMAP)