Communiqué du gouvernement sur les allégations d’exactions commises à Niagassadiou et Binedama, dans la région de Mopti

Le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que des allégations font état d’exécutions extrajudiciaires les 3 et 5 juin 2020 dans les villages de Niangassadiou (Commune de Mondoro, Cercle de Douentza) et de Binedama, (Commune de Madougou, Cercle de Koro). Le premier bilan établi est respectivement de 14 et de 29 morts dont des femmes et des enfants. Des habitations de Binedama dans la Commune de Madougou ont été incendiées. Les auteurs n’ont, à ce stade, pas été clairement identifiés, même si des sources prétendent qu’ils étaient habillés en tenue de l’Armée malienne. Le Gouvernement, très préoccupé par ces graves allégations, a instruit à la hiérarchie militaire d’établir immédiatement les faits. La justice est également saisie. Le Gouvernement condamne avec la dernière énergie ces tueries quels qu’en soient les auteurs. Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes. S’il s’avérait que ces exécutions sont l’œuvre d’éléments de l’Armée nationale, des sanctions proportionnelles à la gravité des actes seront prises par le Chef Suprême des Armées. Toutes les responsabilités seront situées et les coupables seront traduits devant la justice. Le Gouvernement invite, malgré ces événements tragiques et regrettables, les populations des localités concernées à poursuivre les efforts de médiation initiés par les notabilités pour parvenir à la réconciliation et la cohésion sociale entre toutes les communautés du pays. Tout en apportant son soutien indéfectible aux Forces de défense et de sécurité nationales déployées sur le terrain, le gouvernement réitère sa détermination à sanctionner toute forme de violation des droits de l’homme, particulièrement les exécutions extrajudiciaires. Bamako, le 07 juin 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya SANGARE Officier de l’Ordre national  

Bankass: Des hommes armés non identifiés enlèvent 4 personnes dans la commune de Baye

Bankass, 9 juin (AMAP) Quatre personnes dont 2 agents de l’ONG HD, leur chauffeur et un conseiller de la mairie ont été enlevés lundi, par des hommes armés non identifiés dans la Commune de Baye, localité située dans le Cercle Bankass, région de Mopti, a appris l’AMAP de source locale. Cette source précise que les quatre personnes ont été enlevées à la Maison des jeunes de Baye, au cours d’une réunion de préparation de la rencontre intercommunautaire pour la paix et la réconciliation, domaine d’intervention de l’ONG dans la région depuis un certain temps. L’élu en question qui a perdu son père et un de ses frères dans le conflit intercommunautaire était vivement recherché par les djihadistes,  selon notre source qui ne précise pas les raisons. Notre source déclare que des recherches sont en cours pour retrouver les personnes enlevées dans la commune de Baye, localité coupée du reste du cercle depuis un an et dans la quelle les populations vivent de façon permanente dans l’angoisse à cause des menaces terroristes. AKG/KM (AMAP)

Sadiola : L’effondrement d’une mine tue cinq personnes

Kayes, 08 juin (AMAP) Cinq personnes ont trouvé la mort et au moins sept grièvement blessées  dans l’effondrement, dimanche, d’une mine à Sadiola, dans la région de Kayes (Ouest), a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le commandant de la Légion de gendarmerie de Kayes a ajouté que le drame est survenu aux environs de 22 heures. Selon certaines sources locales, il serait arrivé dans une ancienne zone de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS-Sa) où opèrent clandestinement des orpailleurs traditionnels. Les blessés subissent actuellement des soins au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Sadiola. Ce type d’accidents est très fréquent dans les zones minières. En décembre 2017, au moins 6 personnes avaient trouvé la mort dans l’effondrement d’une ancienne mine survenu à Kroukéto, dans la Commune de Sadiola, une zone abandonnée par la société minière Yatela-Sa depuis 2006. Ceux qui sont à la recherche du métal jaune, utilisent souvent des anciens sites appartenant à des compagnies minières. D’autres se rendent également dans les puits ou « damans » qui ont été abandonnés par des orpailleurs traditionnels, depuis plusieurs années. Ces endroits sont très accidentés à cause des effets de l’érosion, surtout que les « damans » sont reliés entre-eux par des passages souterrains. Généralement, après la pluie et pendant le mois d’août (période de soudure), certaines personnes, notamment les femmes, investissent les zones aurifères pour grappiller quelques grammes, voire même des kilogrammes d’or afin de subvenir aux besoins de leur famille. BMS/MD (AMAP)

Sikasso : Un plan d’action de plus d’un milliard contre la Covid-19

Sikasso, 08 juin (AMAP) Un plan d’action régional de 6 mois pour la prévention et la riposte de la maladie à coronavirus ou COVID–19, d’un coût global de plus 1,8 milliard de Fcfa a été présenté, jeudi, par les autorités administratives et sanitaires de la 3e Région, Sikasso, au cours d’une rencontre présidée par le gouverneur Boubacar Bagayoko. Ce plan d’action régional porte sur la prévention pour plus de 847 millions et la prise en charge des malades pour plus de 268 millions, a expliqué le directeur régional de la santé de Sikasso, Dr Dramane Traoré. Il a indiqué que le coût de la dotation en équipements et l’appui aux services sanitaires s’élève à 50 millions et tous les hôpitaux ont reçu un appui de 80 millions. Dr Traoré a précisé que plusieurs programmes, projets, ONG et coopératives exerçant dans la région sont venus au secours des populations de la 3e région avec des dispositifs de lavage de main, la dotation en gel alcoolique, la formation et l’appui aux activités de surveillance. Selon les autorités sanitaires, à la date du 3 juin, 148 suspects ont été enregistrés dans la région, parmi lesquels 35 cas ont été confirmés positifs dont 28 dans le Cercle de Koutiala. Selon les spécialistes, les prélèvements se font à Sikasso et sont envoyés à Bamako pour analyse car il n’y a que quatre sites d’analyse au niveau national et un laboratoire mobile qui tourne dans certaines régions comme Kayes et Tombouctou. Le gouverneur Bagayoko a remercié tous les partenaires qui appuient la région dans la lutte contre cette pandémie avant de réitérer l’engagement des autorités de Sikasso à mettre en œuvre ce plan régional d’action. Le gouverneur et son cabinet ainsi que les responsables des services techniques ont invité la population à adopter les gestes barrières et collaborer avec les services de santé dans l’identification des cas suspects. Boubacar Bagayoko a, également, évoqué la situation de 215 de nos compatriotes bloqués en Côte d’Ivoire à cause de la Covid–19, annonçant que les plus hautes autorités sont engagées dans la recherche d’une solution pour leur rapatriement. FD/MD (AMAP)  

Diéma : Difficile entretien des animaux en période de canicule

Par Ouka BA Diéma, 08 juin (AMAP) Cette période de canicule, avec son corollaire de crise d’eau, partout dans le cercle de Diéma, rend souvent difficile l’entretien des animaux. Il n’y a  pas une seule goûte d’eau dans les mares, les rivières et autres cours d’eau. Même la prestigieuse mare de Koungo est asséchée. Les puits à grand diamètre tarissent à cause de la ronde ininterrompue des animaux. « S’il n’y a pas d’eau, on ne peut croiser les bras et regarder nos bêtes mourir à petit feu, la seule solution c’est de partir d’ici », dit Fousseiny, rencontré à Fassoudébé. Chaque jour, il est fréquent de voir des éleveurs scruter le ciel pour dénicher des nuages capables de provoquer de la pluie qui va remplir les mares et les rivières, et faire pousser, partout, de l’herbe, pour le bonheur de tous. En plus de cette pénurie d’eau, les pâturages s’appauvrissent chaque jour un peu plus. De grandes superficies sont complètement dénudées, rasées et donne des paysages lunaires comme sur des sols brulés. Pour trouver de l’herbe, aujourd’hui, à Diéma, c’est la croix et la bannière. Il faut parcourir des  kilomètres. A longueur de journée, des éleveurs élaguent le peu d’arbres qui restent, pour aider leur cheptel à subsister. Selon le chef de village de Bella, Mamadou Dia, la crise d’eau et la rareté des pâturages sont surtout liées à l’arrivée massive de transhumants d’un pays voisin, « dont les populations et celles de mon village entretiennent de bons rapports de cohabitation », explique-t-il. Pour d’autres ce sont les commerçants de Nioro du Sahel qui viennent tous les jours charge d’herbe leurs véhicules ou leurs  motos taxi, favorisant ainsi la dégradation des pâturages. DÉPART MASSIF – Depuis quelques mois, de nombreux éleveurs dirigent leurs troupeaux vers Kita et ailleurs, là où il ya encore du pâturage et où les conditions climatiques sont plus propices. Ali, résident à Guimbana, a été obligé de vendre quelques têtes pour pouvoir creuser trois puits jusqu’à Diabidiala, dans le Cercle de Nioro du Sahel, avant d’y conduire son troupeau. Amadou, lui, affirme que ses animaux se portent bien à la frontière mauritanienne. Diatourou a conduit sa cohorte de moutons vers Diangounté Camara où il dispose de  deux puits intarissables qu’il a creusés, d’après lui, de ses propres mains. En plus de cette situation précaire, il faut signaler que l’aliment bétail appelé tourteau n’est pas à la portée de tous. Le sac de 50 kg coûte parfois 10 000 Fcfa. Pour nourrir ses 10 bœufs, Samba achète, par mois, une tonne de tourteau. « C’est ce que je peux », déclare l’homme qui se précipitait pour aller aider à extraire du puits un de ses bœufs. Selon le chef de village de Dioba, Mamadou H. Diallo, les bêtes sont mourantes. Toutes sont devenues squelettiques en cette période. « Elles partent en brousse et en reviennent plus affamées et assoiffées », poursuit le chef traditionnel. Un autre interlocuteur pense que c’est parce qu’on n’en prend pas soin que les réserves d’eau et de nourriture des animaux sont épuisées. La pratique de l’embouche saigne l’économie de cette femme qui achète régulièrement de l’aliment bétail pour engraisser ses quatre béliers qu’elle réserve pour la fête de Tabaski. Selon un constat général, dans les années à venir, si rien n’est fait pour apporter le soutien nécessaire aux éleveurs du Cercle de Diéma, en termes de ressources en eau et en nourriture pour les animaux, beaucoup risqueront d’abandonner l’élevage à cause du manque de moyens. Ce qui risquera d’impacter négativement l’économie de cette partie du Sahel où l’élevage constitue une des activités phares. Certes des efforts ont été faits par l’Etat et ses partenaires, mais le bout du tunnel est encore loin. Des efforts supplémentaires doivent être déployés pour garantir au mieux le bien-être des animaux dont dépend, en grande partie, la survie de plusieurs personnes. OB/MD (AMAP)  

San : Célébration de la 620ème édition du Sankè mô

San, 7 juin (AMAP) Les festivités de la 620ème édition du Sankè mô ont pris fin vendredi à San,  en présence des autorités politiques locales,  des responsables coutumiers, des ressortissants du cercle de San résidant à Bamako et dans d’autres localités du pays et des populations. Les chants et danses traditionnels des bobos de Térékoungo et Parana , la préparation de la crème traditionnelle (moungou fara), la visite des sites touristiques,  la pêche collective dans la mare du Sanké,  le défilé et le concours des clowns et bouffons,  ont marqué  la présente édition. Le préfet  de cercle,  Amadou Dicko,  qui n’a pas pris part aux activités de la fête,  a néanmoins offert à ses organisateurs 1000 masques de protection contre le covid -19 , au regard de la forte mobilité humaine et des salutations d’usage qui caractérisent les fêtes. Assombries par le covid-19,  pandémie qui frappe actuellement tous les pays du monde entier,  les festivités de cette année ont suscité peu d’engouement par rapport à celles des éditions précédentes. Il a été regrettable de constater des jeunes filles et garçons se livrer à des scènes de rodéo durant toute la période de l’évènement qui reste  la seule grande fête traditionnelle ayant atteint des dimensions nationales et internationales. NC/KM (AMAP)

Tentative d’évasion à la Maison centrale d’arrêt : Trois prisonniers morts et des blessés

Bamako, 05 juin (AMAP) Les gardes pénitentiaires ont fait échouer, vendredi, une tentative d’évasion à la Prison centrale de Bamako Coura, au cours de laquelle trois prisonniers sont morts et plusieurs autres blessés, a appris l’AMAP de source officielle. Selon une source au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, qui a donné le bilan provisoire, un garde pénitentiaire a également été blessé par balle ainsi qu’une fille, une aide-ménagère, atteinte par un projectile, au moment de la sommation. Selon la même source, les blessés sont pris en charge par les structures sanitaires. De sources concordantes, les nombreux détenus voulaient sortir par la force et rejoindre la grande marche qui avait lieu, au meme moment, à la Place de l’indépendance. Mais, il reste évident qu’ils cherchaient à s’enfuir plutot, profitant de la manifestation sur le boulevard du 22 septembre 1960. AT/MD (AMP)

Recrudescence du banditisme sur l’axe Goundam-Tombouctou, dans le Nord du Mali

Goundam 5 juin (AMAP) Des séries de braquages, d’attaques de véhicules de transport, des passagers dépouillés de leurs biens et humiliés ont fait du mois de mai l’un des plus éprouvants pour les transporteurs et les passagers de l’axe Goundam-Tombouctou, dans le Nord du Mali. Trois camions de vivres destinés aux populations démunies de la Région de Tombouctou, en provenance de Bamako, ont été arrêtés par des bandits, sur l’axe Goundam-Tombouctou, au milieu d’autres véhicules de transport immobilisés. L’arrivée impromptue d’un contingent des Forces armées maliennes (FAMa), en partance pour Tombouctou, a fait fuir les agresseurs qui avaient à peine commencé le dépouillement des camions et de leurs occupants. Un véhicule de transport a essuyé des tirs, lundi dernier, alors qu’il revenait de Tombouctou. Deux passagers ont été atteints, l’un au bras, le second à l »épaule. Ils ont été évacués à l’hôpital où ils sont arrivés couverts de sang. Deux jours auparavant, un autre véhicule du même type a essuyé des tirs qui ont fait un mort. Des dizaines de véhicules ont été immobilisés et les passagers dépouillés de tous leurs biens. Ils ont été fouillés et délestés de leur porte-feuilles, portables, boubous, surtout en basin (Geztner) disent des victimes. Il arrive, souvent, que les bandits demandent aux passagers de leur donner le code de leur portable. Une victime nous a raconté qu’il avait un chèque au porteur de 100.000 Fcfa et sa carte Nina, Son agresseur ne sachant pas lire, après avoir longuement regardé les documents, les a balancés. Et sans attendre, la victime les a, tout bonnement, repris. Ces incessantes attaques ont choqué profondément les populations. Partout dans les ‘grins’, les familles, sur les lieux de travail, les sujets de conversation tournent autour de ces actes de bandits armés qui tuent et dépouillent les gens sans être inquiétés. Ces genres de rackets sont le fait quotidien d’hommes armés qui s’acharnent sur de paisibles populations en quête de leur subsistance. Habitués aux gains faciles, ces hors-la-loi compromettent les efforts de développement, en semant la terreur sur les axes routiers. Certains habitants de la contrée pointent du doigt l’absence des services de sécurité dans le Cercle de Goundam, car ils n’arrivent pas à dissuader les bandits qui hantent le sommeil des populations des trois cercles, au sud de Tombouctou, (Goundam, Diré et Niafunké) AAT/MD (AMAP)

Douentza : Les Forces armées maliennes repoussent une attaque terroriste

Douentza, 4 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMAs)ont repoussé, mardi, une attaque attribuée à des hommes armés non identifiés dans la ville de Douentza, localité située dans la Région de Mopti, au Centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que les assaillants  ont ouvert le feu vers 20H 30 tuant un des éléments de l’Armée, en patrouilles qui ont vivement riposté, en neutralisant un des assaillants. « Les tirs d’armes à feu ont retenti de partout. Les populations surprises par ces coups de feux ont regagné dans la panique leur maison. Ceux qui étaient dans la  circulation ou qui tiennent un commerce ont dû regagner la concession qui leur est la plus proche pour sauver leur tête », ont déclaré nos sources. Les Forces de défense, qui ont procédé à des interpellations, poursuivent le ratissage dans la ville et ses environs pour retrouver d’éventuels terroristes, selon nos sources qui ne précisent pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins leur motivation. AWOI/KM (AMAP)

Dioila : Une reprise partielle non satisfaisante des cours

Dioila, 03 juin (AMAP) Le gouverneur de la Région de Dioila, Dedeou Bagna Maiga, a fait, mardi, un constat non-satisfaisant de la reprise des classes pour les candidats aux différents examens Il était 8 heures quand M. Maiga, accompagné du sous-préfet central, du Directeur de l’académie de l’enseignement (DAE) de Dioila, Birama Dao, les médias et certains techniciens de l’éducation a commencé sa visite de plusieurs établissements. De l’école fondamentale Socoura ouest et B, en passant par le lycée Dowele Marico de Dioila, l’école C et A et certaines structures scolaires privées, seuls les élèves de l’établissement privé, l’Ecole A et C de Dioila, étaient en classe, dans le respect strict des mesures barrières. Les autres écoles étaient vides d’enseignants et les quelques élèves présents n’avaient aucune protection contre la Covid-19, contrairement aux annonces faites par les autorités scolaires. Interrogé, le DAE a confirmé avoir remis les masques aux Directeurs de centre d’animation pédagogique (DCAP) depuis dimanche. Le gouverneur n’a pas caché sa colère face au non respect des mesures barrières. Dedeou Bagna Maiga a encouragé les écoles qui étaient en règle. Il a, aussi, promis l’accompagnement « sans faille » des plus hautes autorités du pays. Au lycée Dowele Marico, nous avons appris que la Synergie des syndicats signataires du 15 octobre a décidé de boycotter cette reprise des cours pour les classes d’examens et que des rencontres et réunions d’informations et de sensibilisation auront lieu jusqu’au 5 juin afin de prendre une décision. DF/MD (AMAP)