Région militaire de Gao : Visite inopinée du commandant de zone aux check points

Bamako, 03 juin (AMAP) Le colonel Issa Mamadou Coulibaly a effectué, mardi 2 juin 2020, une patrouille conjointe aux check points, avec l’opération Barkhane, à la suite de la recrudescence de mouvements de bandits armés, récemment, sur différents sites d’orpaillage dans la Région de Gao, a appris AMAP de source officielle. « L’insécurité devient de plus en plus grandissante à l’intérieur comme à l’extérieur de Gao surtout avec cette découverte récente de sites d’orpaillages », a-t-il déclaré, instruisant aux hommes d’être vigilants et de respecter strictement les mesures de sécurité. Cette descente du commandant de Zone de Gao sur le théâtre d’opération avait pour objectif de s’imprégner des conditions de vie de travail des hommes sur le terrain, d’une part et, d’autre part, de leur prodiguer le maximum de conseils. Il a, aussi, offert des masques anti Covid-19 aux différents postes. Après avoir dit sa satisfaction, le colonel Charles Michel de la force Barkhane a déclaré que la patrouille a permis « à tous de jauger le niveau de sécurité environnante ». OD/MD (AMAP)    

Kadiolo: Des chefs de village demandent le maintien de la subvention de l’engrais et l’ancien prix du coton

Kadiolo 03 juin (AMAP) Plus d’une centaine de chefs de village, sur les 124 que compte le Cercle de Kadiolo, en conclave dimanche dernier, ont demandé aux autorités de renoncer à baisser la subvention de l’engrais et à réduire le prix du coton graine. Au cours de cette rencontre, les chefs de village ont adressé au préfet une correspondance demandant aux autorités de renoncer “à l’arrêt de la subvention de l’engrais et de tout faire pour maintenir l’ancien prix du coton (275 Cfa le kilo)”. Pour eux, si cette doléance, à laquelle ils tiennent beaucoup, est prise en compte, elle “permettra d’éviter un chaos chez les producteurs”. La rencontre s’est tenue à l’invitation du chef village de Kadiolo et responsable du collectif, Vamara Koné. NIO/MD (AMAP)  

Covid-19 au Mali: Tombouctou, cet autre épicentre de la maladie  

Bamako, 02 juin (AMAP) Tombouctou (Nord), après Bamako et la région de Kayes (Ouest), est en passe de devenir le nouveau foyer de contamination à la Covid-19, apprend-t-on de sources officielles. Sur la base de 271 échantillons testés, les services de santé ont enregistré, ce mardi, 36 nouvelles infections au virus dont 17 ont été identifiées dans la capitale de la 6è région administrative du Mali, annonce le ministre de la Santé et des Affaires sociales. Ces prélèvements ont également révélé 25 nouvelles guérisons contre zéro décès ce mardi. Selon le ministère, les nouveaux cas positifs du jour sont identifiés, en plus de Tombouctou, dans les Régions de Kayes où on note une première infection à Bafoulabé (Ouest) et Koulikoro (Kalabancoro). Au niveau de la capitale, les Communes l, II, V et VI ont aussi enregistré de nouvelles infections. A ce jour, la situation cumulée est de 1351 cas positifs, 769 patients guéris de la Covid-19 pour 78 dont 30 survenus en dehors des centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)

Cercle de Kadiolo : Boycott général de la réouverture des classes d’examen

Kadiolo 02 juin (AMAP) Les syndicats d’enseignants signataires du 16 octobre ont boycotté la réouverture des classes d’examen, ce mardi matin, à Kadiolo, a constaté l’AMAP. Dans toutes les écoles, élèves et enseignants ont répondu présents à l’appel mais les derniers ne sont pas entrés dans les classes aménagées en respectant les mesures barrières, distanciation, etc. Le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), Ousmane Mady Kanouté, et ses conseillers ont sillonné les différentes écoles pour se rendre compte de l’effectivité de la rentrée. Sur place, ils se sont rendus compte du boycott des cours. Tout était fin prêts : les masques ont été distribués aux élèves et aux enseignants, les kits de lavage étaient disponibles ainsi que les gels hydro-alcooliques. Quant aux enseignants, ils ont reçu les emplois du temps reformés, en tenant compte des effectifs de 25 élèves par classe . Au niveau du lycée public, le même scénario a été observé. Les enseignants ont tenu dans la salle des professeurs une rencontre d’information et projettent un grand meeting jeudi 04 juin. Par contre, dans les écoles privées (mission catholique, medersa), les cours se sont normalement déroulés. NIO/MA (AMAP)

Reprise des cours pour les classes d’examen : Les élèves répondent présents

Reportage : Oumar DIAKITE Bamako, 02 juin (AMAP) Les élèves, qui doivent faire les examens du Diplôme d’études fondamentales (DEF), du baccalauréat, du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), Brevet de technicien (BT1 et BT2), ont afflué ce mardi matin dans quelques écoles de la Commune III du District de Bamako. Les élèves ont répondu à la décision du gouvernement de rouvrir les établissements scolaires ce jour 02 juin 2020. En respectant certaines mesures barrières et sanitaires face à la maladie à Coronavirus. Un groupuscule de jeunes candidats au bac en tenue scolaire se tiennent devant l’entrée du Lycée Tièba Traoré, au Badialan I à notre passage. D’autres élèves se promènent dans la petite cour, tandis que certains suivent les cours en classe. A vue d’œil, toutes les mesures barrières sanitaires sont là contre la Covid-19, à l’image du respect du port du masque par des lycéens. Mais, Mme Traoré Raba Diallo, le Censeur du lycée ne se réjouit point de la décision de réouverture des classes. Selon elle, toutes les dispositions ne sont pas réunies. « Je ne sais pas pourquoi ils ont fait rouvrir les classes alors que le taux de contamination de la pandémie ne diminue pas», dit-elle, en faisant remarquer : « l’Académie n’a offert des masques qu’aux élèves, en ignorant le corps des enseignants ». « Vous voyez vous-même qu’il n’y pas de kits de lavage des mains au savon », se plaint Mme Traoré. « A notre niveau, souligne-t-elle, nous allons contribuer, à nos frais, pour installer les kits de lavage des mains au savon ». « Néanmoins, soutient notre interlocutrice, l’emploi du temps est respecté par nos enseignants et les élèves ». « J’ai deux classes d’examens ici, une Terminale littérature et langues (TLL) avec 23 candidats et une Terminale en sciences économiques (TSECO) de 20 élèves. Les professeurs et les élèves ont répondu présents ce matin », dit-elle. Elle assure que son établissement avait presque fini avec les programmes du deuxième trimestre de l’année scolaire. « La date des compositions était d’ailleurs fixée », ajoute Mme Traoré. Au second cycle N’Tomi I, les candidats au DEF et le personnel de l’administration scolaire animent le lieu. Ici, aussi, pas de kits de lavage des mains au savon. Toutefois, les visages sont à moitié cachés couverts par un protège-nez. Les 100 élèves, partagés entre quatre classes, attendent, en vain, l’arrivée de leurs enseignants. La mesure de distanciation est la norme. C’est un élève par table-banc et chacun porte son masque offert par le gouvernement. Après avoir relevé la non-prise en compte du personnel enseignant dans la dotation en masque par le département de l’Education, Salia Bagayoko, le directeur du 2ème cycle I signale qu’il a été instruit de placer 25 élèves par salle. Le responsable estime que l’absence des enseignants est peut être due au bras de fer entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants grévistes. Dans la grande cour du Groupe scolaire des seconds cycles de l’enseignement fondamental de Darsalam, on note l’absence de kits de lavage des mains au savon. Les enfants sont là. Certains portent le cache-nez. Nous arrivons au moment des retrouvailles entre élèves, après plus de deux mois de congés forcés. Dans les effusions, on ne se soucie guère de la menace de la Covid-19. Ici aussi, même son de cloche. On accuse les autorités éducatives de ne pas avoir pris toutes les mesures idoines pour l’ouverture des classes d’examens. « Pourquoi est-ce que les élèves sont dotés en masque et pas les maîtres ? », nous dit le coordinateur du Groupe scolaire, Modibo Fomba, en guise de mots d’accueil interrogateurs. Il relève aussi l’inexistence d’affichages de sensibilisation sur la maladie à Coronavirus dans son établissement. « Pourtant, ils avaient communiqué à la télévision que toutes ces dispositions seront prises pour minimiser le risque de contamination…Malgré tout, les élèves ainsi que les enseignants sont venus. Je peux dire que l’ouverture des classes est effective chez moi », dit-il. Quelques élèves du lycée Askia Mohamed venus pour la reprise des cours, retournent contrariés vers 10 heures. Pour cause, les professeurs ont brillé par leur absence. « Nous voulons réellement reprendre les cours. Malheureusement, nos maîtres ne se sont pas présentés. J’ai appelé notre professeur de Géographie pour en savoir un peu plus. Il m’a informé qu’il faut attendre jusqu’après leur rencontre avec des député qui se tiendra le jeudi prochain. Nos professeurs sont toujours en grève», nous raconte Aminata Guindo, candidate au baccalauréat, au lycée Askia Mohamed. Tout comme elle, ses collègues retournent à la maison. Pas de signe de reprise des classes. A la surveillance générale de ce lycée, le surveillant se refuse à nous donner des explications. Il nous renvoie à sa hiérarchie qui n’était pas sur place. Rappelons que le gouvernement avait fermé les écoles depuis le mois de mars pour raison de pandémie de la maladie à Coronavirus. OD/MD (AMAP)

Tombouctou : Reprise partielle des cours

Tombouctou, 02 juin (AMAP) Les enseignants grévistes, qui ont respecté les consignes de leur centrale syndicale, ont boycotté la reprise des cours au lycée Mahamane Alassane Haidara de Tombouctou où seuls quelques volontaires et stagiaires ont donné des cours ce matin de mardi 2 juin 2020. Toutes les écoles de la ville ont rouvert leurs portes. L’administration de ces établissements est présente. Les élèves des classes d’examen sont aussi présents en nombre considérable. Dans la cour, on remarque des kits de lavage et autres mesures barrières. Le gouverneur Koïna Ag Ahmadou s’est rendu dans les établissements, accompagné de certains membres de son cabinet et des autorités scolaires de l’Académie et du Centre d’animation pédagogique (CAP). Il ressort de cette visite que toutes les dispositions sont réunies pour une bonne reprise des cours mais beaucoup d’enseignants manquent à l’appel. La distanciation sociale est respectée de 8 classes on est passé à 14 classes soit un élève par table-banc. Le gouverneur a assisté à une leçon modèle sur la Covid19 au second cycle Essayouti. Au second cycle Yehya Alkaya, le constat est le même : les cours sont timides. Seul un enseignant a donné des cours. Les autres ont boycotté la reprise des classes. Le directeur de cet établissement a aussi pris toutes les dispositions par rapport à la distanciation sociale mais se plaint par l’absence de kits de lavage, savon, gel. Les élèves ont chacun un masque. Ici, les parents d élèves et élèves continuent à espérer que les choses vont s’améliorer dans les jours à venir. Un enseignant de la Synergie (gréviste), à quelques encablures de l’école, comme un guetteur dit : «  Nous soutenons et continuons à soutenir les consignes de nos chefs à Bamako ». MS/MD (AMAP)  

Douentza : Réouverture des classes d’examen

Douentza, 02 juin (AMAP) Les classes d’examen du second cycle, des écoles professionnelles et le lycée de Douentza ont ouvert leurs portes ce mardi 2 juin 2020, après plusieurs mois de fermeture à cause de la grève des enseignements et le confinement dû à l’apparition de la malade à COVID-19. Une délégation des autorités administratives, communales, scolaires, des forces de défense et de sécurité conduite par le préfet de Douentza, Mansa Sangaré, s’est rendue dans les trois second cycle de Douentza, au lycée et dans les établissements scolaires privés pour constater l’effectivité de la réouverture des classes. La délégation a pu noter la présence des élèves et des enseignants à l’école, la non disponibilité des kits de lavage des mains répondant aux normes. Seul des petits seaux, des bouilloires et du savon étaient disponibles. L’acheminement des masques pour les élèves et les enseignants a pris du retard pour arriver dans les établissements. Les enseignants au niveau des trois seconds cycles de la ville n’ont pas pris le risque de commencer les cours ce matin. Selon les directeurs de ces écoles, les élèves ont été répartis selon la norme de 25 par classe et toutes les dispositions sont réunies pour que les cours reprennent normalement le mercredi 3 juin. Par ailleurs, au lycée public de Douentza, la délégation a pu contacter la présence des élèves de Terminales. Quant aux enseignants, il n’y a eu que deux enseignants qui se sont présentés à l’école, les autres ont suivi le mot d’ordre de grève de leurs syndicats et ont boycotté la réouverture des classes de terminales. Au lycée public de Douentza, tous les kits de lavage de mains avec du savon ont été installés devant les salles de classe et dans la cour de l’école. Les masques étaient disponibles. Presque toutes les consignes pour éviter la contamination de la malade à COVID-19 étaient respectées.. AD/MD (AMAP)

Mopti : Reprise des cours dans les classes d’examen

Mopti, 2 juin (AMAP) Une ouverture partielle des classes concernant les niveaux d’examen est effective depuis ce mardi à Mopti, après plus d’un mois de fermeture des établissements d’enseignement afin de contenir la propagation de la pandémie de Covid 19, a constaté l’AMAP. Selon les autorités scolaires, cette décision vise à donner une chance aux élèves de passer les différents examens de fin d’année pour amoindrir l’impact de la pandémie sur le secteur de l’éducation. L’administration scolaire de la région rassure qu’en plus de cette reprise des classes d’examen que les efforts des pouvoirs publics pour atténuer l’impact de la fermeture des écoles à travers l’apprentissage à distance, seront renforcés par la sensibilisation et l’information des parents d’élèves pour qu’ils s’impliquent davantage dans le suivi Un démarrage timide des cours est constaté dans les différents établissements de la Venise du lycée Hamadoun Dicko de Sévaré au groupe scolaire Robert Cissé de Mopti en passant par les groupes scolaires Boucary Ouologuem, l’école « B », le lycée privé Mohamed El Moctar de Sévaré et le lycée public de Mopti. Si au niveau des écoles privées, le personnel enseignant a répondu à l’appel on note le contraire dans les établissements publics pour cause le syndicat de la synergie continue son bras de fer de boycott. « La reprise se fera dans le strict respect des mesures barrières aussi bien dans les salles de classe que dans les lieux de regroupements des élèves et des enseignants. Les écoles seront dotées de dispositif de lavage de main, le port du masque obligatoire et distanciation sociale sera respectée » ont-elle précisé. Pour le respect des mesures barrières, les salles de classe sont bien aménagées tenant compte de la distanciation sociale avec des dispositifs de lavage de main et de gel alcoolique. Au niveau des établissements publics,  la distribution des masques attend la rentrée des élèves. Au lycée privée El Moctar, tout est dans l’ordre. Maîtres et élèves tous sont masqués et respectent les gestes barrières. Le proviseur Aly Cissé a déclaré que le gouvernement a tenu sa promesse de doter les écoles d’équipements de protection contre la Covid 19 avant de préciser que la reprise est une bonne alternative pour sauver l’année scolaire. DC/KM (AMAP)

Attaque à répétition d’un hameau dans la Commune de Ségué (Bankass) : Quinze tués et quatre blessés

Bankass, 02 juin (AMAP) Un hameau, appelé Ta ama, a subi une attaque, dans la nuit du mercredi dernier, par des individus armés non identifiés qui ont fait 15 hommes tués et 4 blessés. Les mêmes individus avaient attaqué ce même hameau, dans la nuit du 29 mai à 19h. Au cours de la deuxième attaque, les assaillants ont incendié le reste du hameau. Le site s’est vidé de ses habitants, selon une autorité que l‘AMAP a contactée. AKG/MD (AMAP)

Réouverture des écoles à Macina : Comme une nouvelle rentrée scolaire

Macina 02 juin (AMAP) Les élèves des classes d’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF) et du Baccalauréat du Cercle de Macina ont repris le chemin des classes, après une année scolaire perturbée par la grève des enseignants et la fermeture des écoles due à la pandémie du Coronavirus. Accompagné pour la circonstance par les responsables de l’Education, le préfet du Cercle de Macina, Karimou Coulibaly, s’est rendu, successivement, au « Groupe scolaire Moussa Sissoko » et au Lycée public. Dès son arrivée, la délégation a eu droit à la montée des couleurs. Dans les établissements visités, des élèves, les membres des Comités de gestion scolaires (CGS) étaient. Les parents d’élèves, les enseignants se disent tous prêts pour un redémarrage des activités scolaires 2019-2020. Le préfet a encouragé le personnel enseignant et a prodigué de sages conseils aux parents, aux enfants « pour une année scolaire réussie, couronnée de succès et apaisée ». En ce temps du COVID-19, il a insisté sur le respect des mesures barrières pour la protection de tous. L’administration scolaire a pris des dispositions particulières pour la protection des enfants. Cependant, il faut signaler que cette reprise des classes est timide dans l’ensemble. Seuls les établissements privés et les Medersas ont commencé les cours, Par contre, les établissements publics ont boycotté le retour aux cours. AOK/MD (AMAP)