Bankass : 8 morts et 3 blessés dans une attaque à Ogoboro, dans la Commune de Tori
Bankass, 11 septembre (AMAP) Huit (8) villageois ont trouvé la mort et trois (3) autres blessés mercredi, dans une attaque perpétrée par des hommes non identifiés lourdement armés à Ogoboro, dans la Commune de Tori, Cercle de Bankass, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, des hommes armés non identifiés sur une vingtaine de motos sont arrivés entre 15H 30 et 16H dans la localité d’Ogoboro, ouvrant le feu, tuant 8 villageois, blessant 3 autres avant d’incendier le village et emporter du bétail. Notre source qui ne précise pas la direction prise par les assaillants après leur forfait, encore moins leur identité ou leur motivation, déclare cependant que les morts ont été enterrés par les siens et les blessés acheminés au centre de santé de référence de Bankass pour des soins appropriés. AKG/KM (AMAP)
Mopti : les élèves battent le pavé pour réclamer la normalisation de l’année scolaire
Mopti, 11 septembre (AMAP) Les élèves sous la bannière d’un groupement dénommé « Union des Elèves et Etudiants Contre une Année Blanche » (UEECAB) ont battu le pavé jeudi à Mopti pour réclamer la normalisation de l’année scolaire à travers la tenue des examens de fin d’année, a constaté l’AMAP. Les manifestants ont débuté leur marche au groupe scolaire Robert Cissé pour le gouvernorat derrière un tricycle équipé d’une sonorisation pour porter plus haut les mentions sur les affiches, entre autres « A bas l’année blanche, nous réclamons nos examens » et » nous voulons étudier ». Après environ deux heures de marche, les manifestants ont été accueillis au gouvernorat par le directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diuawara entouré de ses collaborateurs. Le porte-parole de l’Union des Elèves et Etudiants Contre une Année Blanche (UEECAB), Nouhoum Konipo a indiqué dans sa déclaration qu’à travers cette marche, les élèves viennent réclamer leur droit à l’éducation et sauver l’école malienne. Les manifestants ont remis une copie de leur déclaration au directeur de cabinet du gouverneur qui leur a indiqué que des efforts louables étaient entreprise et d’autres sont en cours pour résorber la crise paralyse depuis l’école. Le représentant du Chef de l’exécutif a félicité le courage les élèves de sortir massivement dans le calme et la sérénité pour réclamer leur droit constitutionnel avant de les rassurer que les assises qui se tiennent au même moment à Bamako sur la transition ouvrira la voie à un Mali nouveau dont les dirigeants sauront placer au cœur des préoccupations, la situation de l’école malienne et trouver les astuces pour éviter au maximum une année blanche. DC/KM (AMAP)
Appel à candidature pour des télévisons privées : 37 dossiers déposés a la HAC
Bamako, 11 sept (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a enregistré 37 dossiers d’appel à candidature, à la date du 7 septembre dernier à minuit, date limite du dépôt des candidature 2020, pour l’installation et le fonctionnement de nouvelles télévisions privées commerciales et non commerciales à Bamako, la capitale, et dans neuf anciennes régions administratives, a appris l’AMAP de source officielle. L’ancien ministre et membre de la Haute autorité de la communication (HAC), Gaoussou Drabo, a annoncé, dans un point de presse, que Le traitement des dossiers, commence vendredi. Parmi ces dossiers, 18 postulent pour des télévisions commerciales et 19 pour des télévisions non commerciales. «Les 37 dossiers vont être examinés par un groupe multidisciplinaire composé de sept spécialistes choisis par la HAC pour leur compétence et leur indépendance’,a-t-il indiqué. « Ces experts n’ont ni un pouvoir de notation et ni un pouvoir de sélection des dossiers, ils apprécient les dossiers. Leurs appréciations vont revenir à la Commission spéciale d’appel à candidatures (CSAC) mise en place à cet effet et que j’ai l’honneur de présider», a expliqué l’ancien ministre de la Communication. « La commission évaluera les dossiers et dressera une liste de candidats retenus pour une séance d’audition », a précisé M. Drabo. A Bamako, sur 17 postulants, neuf souhaitent ouvrir une télévision commerciale et huit ont opté pour la création d’une télévision non commerciale. La Région de Kayes (Ouest) compte quatre dossiers (deux commerciales et deux non commerciales). La Hac a reçu sept dossiers en provenance de la Région de Sikasso (Sud). Deux d’entre eux optent pour l’installation d’une télévision commerciale et cinq autres pour une télévision non commerciale. Pour la Région de Ségou (Centre), il y a la demande pour une télévision commerciale et deux non commerciales. Un seul dossier est venu de la Région de Mopti (Centre) pour l’ouverture d’une télé non commerciale. Trois dossiers sont venus de la Région de Tombouctou, dans le Nord, (une télévision commerciale et deux non commerciales). La Région de Gao (Nord) a envoyé deux dossiers pour la création d’une télévision commerciale. Kidal, Taoudénit et Ménaka (Mord) n’ont pas déposé de dossier. « A la suite d’une séance d’audition, réunissant tous les membres du collège de la HAC, la liste définitive des candidats sera établie », a précisé le président de la Commission spéciale d’appel à candidatures. Il a ajouté que cette liste sera rendue publique et communiquée aux lauréats. En la matière, «l’appréciation des dossiers se fait avec le maximum de rigueur et la notation est faite selon deux grilles d’évaluation : une grille adaptée aux télévisons commerciales et une autre appliquée aux télévisions non commerciales», a-t-il assuré. L’un des objectifs majeurs de la Hac, au terme de tous ce processus d’appel à candidature, est la promotion d’un paysage médiatique de qualité. BBC/MD (AMAP)
L’agence BDM de Banamba rouvre ses portes
Banamba, du 10 sept (AMAP) L’agence de la Banque de développement du Mali (BDM), vandalisée en 2016 par des bandits provoquant sa fermeture, a rouvert ses portes, lundi dernier, avec un dispositif de sécurité renforcé à la grande joie des populations. Le préfet de Banamba, Sékou Touré, a pu le constater, lors d’une visite qu’il a effectuée à la banque. À son arrivée dans les locaux de la banque, le préfet a été accueilli par le directeur de l’agence, Yacouba Konaté. A l’intérieur de la banque, il y avait quelques clients qui ont salué la réouverture de l’agence. Les locaux de l’établissement ont été rénovés et le préfet Sékou Touré s’est réjoui des nouvelles conditions de travail des agents. Le chef de l’agence, Yacouba Konaté a remercié le préfet de cette visite qui, a-t-il dit, « est une marque d’estime et de considération des autorités locales ». Le premier responsable de l’agence a indiqué que la date de la cérémonie officielle de réouverture sera fixée ultérieurement. Mais dores et déjà, les guichets de l’agence sont ouverts et recevront la clientèle tous les jours ouvrables. Depuis lundi, les populations de Banamba n’ont plus besoin d’aller à Koulikoro ou à Bamako pour effectuer leurs opérations. Ils pourront les faire sur place. AMT/MD (AMAP)
Zone de Manantali : La campagne agricole promet
Par Makan SISSOKO Bamako, 10 sept (AMAP) Dans la zone agricole de Manantali (Région de Kayes) dans l’Ouest du Mali, les pluies ont été précoces cette année, contrairement dans certaines localités du pays. La campagne agricole a démarré en retard dans la zone de Manantali, mais cela n’a pas eu de conséquences majeures. C’est en tout cas, le constat fait par le chef de zone de l’Agence de développement rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS) de Manantali, Boubacar Sidiki Daou. Les paysans opérant dans ce vaste secteur agricole se sont, comme à leur habitude, installés tardivement sur les superficies cultivables. Ils sèment généralement à partir du mois de juillet. «Nous avons reçu deux grandes pluies, en mai et juin, mais elles n’ont pas permis aux producteurs de commencer les cultures fluviales. Nous avons les cultures fluviales, semi-fluviales et irriguées», explique Boubacar Sidiki Daou. « En dépit de ces difficultés, la physionomie de la campagne 2020-2021 est bonne », assure le technicien. Au titre des campagnes agricoles de contre saison et de saison 2020 par exemple, « il est attendu une production totale (toutes cultures confondues) évaluée à 11.994 tonnes pour une surface totale de 4.729,5 ha », précise le chef de zone. Les paysans ont déjà exploité 2.427 ha, soit 66,67% des prévisions. Il ajoute que la part des femmes est estimée à 668 ha, soit 18,35% des prévisions et 27,52 % des superficies déjà cultivées. Des micro-barrages ont été réalisés dans les bas-fonds aménagés, notamment à Kobokoto Dibatoumania, Fadaha, Diallan, dont la superficie couvre près de 700 ha. « Les cultures ont été installées dans ces bas-fonds depuis les premières pluies », indique Boubacar Sidiki Daou. Même constat dans le périmètre de Mahina qui couvre une superficie estimée à environ 880 ha, dont 200 en cours d’exploitation. L’eau qui y coule en permanence, occupe une superficie de 530 ha, dont 110 ha de riz. Les 420 ha restants sont réservés à d’autres cultures à des fins de diversification. «Les travaux de repiquage y sont en cours. Ils continuent jusqu’en septembre. Il en est de même à Manantali», nous explique notre interlocuteur. « Certaines cultures sont au niveau des semi germinations. Le riz est, par exemple, au stade du tallage, alors que le maïs, le mil et le sorgho sont à la montaison. L’arachide et le niébé sont en phase de germination, tandis que les cultures émergentes sont au stade de la floraison et de la fructification », détaille le chef de zone. Quant à la situation phytosanitaire, elle est relativement calme, dans l’ensemble. Un cas d’attaque de chenille légionnaire avait été signalé sur une surface de deux hectares de maïs, dans le Périmètre irrigué villageois (PIV) de Kamankolé, mais il a été traité. « Aucun autre cas de maladie n’a été signalé », précise Boubacar Sidiki Daou. « L’espoir est donc permis et la production escomptée sera atteinte, si les pluies continuent jusqu’en octobre », ajoute-t-il. La réussite de la campagne en cours dépendra de la disponibilité d’engrais de qualité et en quantité suffisante. Déjà, des retards sont constatés dans l’approvisionnement de la zone en engrais subventionné. Pour le technicien, la quantité d’engrains mise à disposition est en deçà des besoins des producteurs. Sur un besoin global exprimé à 185 tonnes, seulement 30 tonnes d’engrais subventionnés sont disponibles pour le moment. « N’ayant pas d’autres choix, les producteurs ont acheté l’engrais sur le marché noir à des prix exorbitants », explique Boubacar Sidiki Daou. La zone, qui dispose huit motoculteurs, est aussi confrontée à des obstacles relatifs au labour des champs, à cause de l’insuffisance de machines. «Nous avons octroyé cinq motoculteurs aux producteurs, les trois autres appartiennent à des particuliers», détaille Boubacar Didiki Daou. Comme conséquence, « l’évolution des cultures irriguées dans les deux grands périmètres est relativement lente », constate le technicien. L’acquisition d’équipements du Centre agro-business dans le cadre du Projet de développement rural intégré de Kita et environs (PDRIK) résoudra, en partie, le problème du sous-équipement des producteurs du périmètre G/H de Mahinading. Interrogé, le président de la Coopérative des exploitants agricoles du périmètre G/H de Mahinadi confirme que le déroulement de la campagne agricole est satisfaisant dans l’ensemble. « Cela, malgré les retards constatés dans l’approvisionnement des paysans en engrais », a insisté Founéké Sissoko. Selon lui, la quantité d’engrais fournie ne couvre pas les besoins mais permettra, en grande partie, d’améliorer les cultures. « Le problème d’équipements agricoles est crucial », souligne Founéké Sissoko. «Les paysans ne sont pas en mesure d’acheter les équipements cette année, parce que l’Etat n’a pas de programme de subventions», indique-t-il. Ces insuffisances ont beaucoup affecté les différentes étapes d’évolution des cultures. Conséquences : les producteurs n’évoluent pas au même rythme. Concernant le riz, par exemple, les paysans, qui ont pris de l’avance en labourant leur champ avec les charrues, sont à un niveau évolutif stable. Par contre, ceux qui ont pris du retard sont encore au stade du repiquage. Quant au maïs, il tend vers l’épiaison. « Le Projet de développement rural intégré de Kita et environs, un partenaire de l’ADRS, a apporté des équipements pour la zone dont la qualité reste douteuse », relève M. Sissoko, avant d’expliquer que deux des cinq motoculteurs mis à la disposition des producteurs n’ont pas fonctionné. Créée en 2011, Manantali est l’une des trois zones d’intervention de l’ADRS, après celles de Kayes et Kita. Elle a été restructurée en 2017. La présence de l’ADRS dans la zone de Manantali vise à contribuer au développement socio-économique des populations rurales par la réalisation des aménagements hydro agricoles et la mise en valeur des terres dans sa zone d’intervention. Pour atteindre cet objectif, la zone de Manantali a pour missions de faciliter l’organisation et le fonctionnement efficient des dispositifs d’approvisionnement en intrants des exploitations agricoles. La zone de Manantali, on le rappelle, est située dans la partie sud du Bassin du fleuve Sénégal, dans la zone d’intervention de l’ADRS. Elle couvre les 13 communes de Bafoulabé, Mahina, Bamafélé, Diokéli, Koundian, Oualia, Tomora, Diallan, Diakon, Kontéla, Sidibéla, Gounfan et Niambia. Ces communes regroupent 218 villages et plus de 200 hameaux. L’ADRS encadre, actuellement, plus de
Le colonel Assimi Goita à l’ouverture des travaux de la concertation nationale : « Nous devons laisser nos différends de côté… »
Bamako, 10 sept (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goita, a appelé, jeudi, à Bamako, les forces vives à se donner la main pour la refondation de la Nation malienne, a constaté l’AMAP. « Nous devons laisser nos différends de côté face à cette opportunité pour bâtir les jalons d’un Mali refondé sur le travail, l’efficience, la justice sociale, un Mali paisible, créatif et solidaire où il fait bon vivre », a-t-il déclaré, dans son discours d’ouverture des travaux de trois jours de la phase finale de la concertation, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le colonel Assimi Goita a déclaré que cette concertation est l’expression des aspirations légitimes du peuple pour la refondation de la nation et donc, « une occasion pour les forces vives de prendre en compte les préoccupations du moment et de l’avenir ». « D’une manière générale, il s’agit de diagnostiquer, sans complaisance, les maux qui minent notre système démocratique afin d’adopter les mesures urgentes et nécessaires », a-t-il dit, en appelant à « l’esprit patriotique de tout un chacun pour l’adoption des bases des réforme politique et institutionnelle nécessaires à la refondation ». Selon lui, cette opportunité est la meilleure chance pour notre pays de relever les défis. « Nous sommes condamnés à réussir pour les futures générations », a-t-il dit. Et de réaffirmer : «Je tiens à renouveler notre volonté de participer à la mise place d’une architecture de la transition et, cela, dans le strict respect de la volonté du peuple malien ». A l’entrée du CICB, plusieurs personnes ne détenant pas de documents nécessaires pour l’accès et la participation aux travaux ne cessaient de se plaindre. Des participants, se réclamant de la jeunesse du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), ont tenté de forcer les barrages de sécurité. Face à leur insistance, les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes. Après la fumée, la pluie qui s’est abattue sur les lieux, les choses se sont calmées. La cérémonie d’ouverture était présidée par le président du CNSP, le colonel Assimi Goïta, accompagné de plusieurs membres du Comité. L’événement a regroupé l’ensemble des forces vives de la Nation avec la présence de l’autorité morale du M5-RFP, l’imam Mahmoud Dicko. Plusieurs ambassadeurs étaient également présents, notamment ceux du Maroc, du Sénégal, de l’Algérie. Cinq groupes de travail ont été constitués pour examiner la feuille de route et la Charte de la Transition. La première étape de la concertation nationale sur la validation des Termes de référence (TDR) s’est tenue, samedi 5 septembre 2020, au CICB. À la fin des travaux, les propositions faites par les participants ont été soumises à un comité d’une vingtaine d’experts pour synthèse. Les experts ont remis, mardi, le résultat de leurs travaux au CNSP. Il s’agit de deux documents, une feuille de route et une charte, remis au conseiller juridique du CNSP, Youssouf Z. Coulibaly. OD/TC/AT/MD (AMAP)
Le marché de l’arachide : Ce n’est pas « peanuts » !
Par Anne-Marie KEITA Bamako, 10 septembre (AMAP) Les acteurs qui ont investi le créneau de l’arachide ne le regrettent point. La légumineuse s’écoule comme des petits pains, au grand bonheur des consommateurs et les vendeurs. Cette légumineuse, qui inonde aujourd’hui Bamako, est très prisée des habitants de la capitale malienne. Portant sur la tête des paniers ou de grandes assiettes remplies d’arachides, des vendeuses sont visibles, un peu partout, à travers la Ville des trois caïmans (Emblème de Bamako). Elles vont d’un marché à un autre, d’un quartier à un autre, de services en services, en quête de leur pain quotidien. Certaines tiennent au coin de la rue de petits étals de vente d’arachides fraîches, bouillies, grillées. Attia Dembélé est vendeuse ambulante. Elle fait de bonnes affaires avec une recette journalière estimée à 5.000 Fcfa. La marchande à la sauvette achète, généralement, le sac de 50 kg, entre 6.000 et 6.500 Fcfa, au marché de Ouolofobougou. Souvent, elle achète le sac de 100 kg dont le coût varie entre 10.000 et 12.500 Fcfa pour le revendre en détail. «Je ne me plains pas, car j’arrive à subvenir à mes besoins quotidiens grâce à cette activité commerciale», se réjouit Attia Dembélé. Egalement vendeuse au détail d’arachide, Djénéba Coulibaly dit se frotter les mains. Malgré l’abondance de la marchandise sur le marché de Bamako, elle peut vendre un sac d’arachide, par jour, pour un bénéfice net estimé à 4.000 voire 5.000 Fcfa. Pour elle, il y en a pour toutes les bourses à partir de 50 Fcfa. Comme elle, plusieurs vendeurs ou revendeurs d’arachide s’approvisionnent au marché de Ouolofobougou ou à la gare de Bougouni, communément appelé «Bougouni place». Ces marchés sont par excellence les principaux lieux de ravitaillement des revendeurs. Les ressortissants des pays voisins tels que les Sénégalais viennent s’y approvisionner également. Rencontrée à «Bougouni place», Aminata Coulibaly vient de se ravitailler. Elle spécule : «Cette année, il n’y aura pas de rupture d’arachide, vu le nombre de sacs qui descendent sur le marché, chaque jour, depuis plus d’un mois.» Pour elle, les prix sont raisonnables, le sac de 50 kg est cédé entre 6.000 et 6.500 Fcfa, contre 10.000 à 12.500 Fcfa pour celui de 100 kg. Producteur venu de Sikasso pour vendre une partie de sa production, Adama Koné abonde dans le même sens. Il estime que les Maliens ne peuvent pas consommer la quantité d’arachide que se trouve actuellement sur nos marchés. D’où la nécessité, selon lui, d’exporter une partie du produit pour éviter des pertes. « Surtout que c’est plus bénéfique de vendre aux étrangers », ajoute-t-il, précisant que sa productivité est meilleure cette année comparée à l’année passée. Malgré l’abondance de l’offre, chacun trouve son compte. «J’arrive à vendre plus de 50 sacs d’arachides. « Il y a des sacs de 100 et de 50 kg, vendus respectivement à 15.000 et 7.000 Fcfa», révèle le grossiste Bourama Niambélé, précisant qu’il préfère vendre uniquement aux Sénégalais qui mettent, selon lui, le prix. La transformatrice Assétou Koné profite de cet excès pour faire le plein. «C’est le moment propice pour constituer nos provision», reconnaît-elle. « Car, passé cette opportunité, les prix grimpent », soutient-elle. Les techniques de conservation à long terme utilisées en la matière pour éviter la putréfaction sont le séchage, le grillage, etc. L’arachide est une plante de la famille des légumineuses. Son fruit s’appelle cacahuète ou cacahouète, pois de terre, etc. Cultivée dans certaines zones notamment à Kita, Kayes et Sikasso, l’arachide contribue à la lutte contre l’insécurité alimentaire, participe à l’autonomisation des femmes. Elle rentre dans la consommation alimentaire. A ce titre, de petites unités la transforment en pâte destinée à la préparation de sauce (sauce d’arachides par exemple). La vente de la paille ou des fanes, comme fourrage génère des revenus importants pour les exploitants. «Je peux vendre 20 sacs de 50 kg et 10 sacs de 100 kg d’arachide par jour», confirme Mamadou Diakité, commerçant grossiste. On rappelle que les objectifs de production d’arachide pour la campagne agricole 2019 étaient, selon la 9e session du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA), estimés à 548.966 tonnes, contre 516.204 tonnes en 2018 soit une hausse de 6 %. Il était prévu d’emblaver une superficie de 552.481 ha pour atteindre cet objectif. AMK/MD (AMAP)
Diabaly (Centre) : Trois morts, cinq portés disparus dans une embuscade contre l’Armée malienne (Officiel)
Niono, 9 sept (AMAP) Une embuscade contre une patrouille militaire, de lutte contre le terrorisme, du 22ème régiment d’Alatona, a fait, mercredi, trois morts, cinq portés disparus et deux véhicules détruits, à environ 2km de leur base, dans le secteur de Diabaly, Région de Ségou (Centre), selon un bilan provisoire fourni par le ministère de la Défense et des Anciens combattants du Mali. Selon la même source, des renforts sont arrivés sur place et les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver ceux qui sont portés disparus. Selon des sources sur place, vers 18 heures, on entendait encore des tirs et des balles auraient été ramassées dans le village de Kourouma, localité non loin d’Alatona (Centre). Le département en charge de la Défense « salue avec grand respect la mémoire de ces hommes tombés en opération et morts pour le Mali dans le dur combat contre le terrorisme ». Il salue aussi « le courage des hommes engagés dans le cadre de l’opération « Maliko » et leur détermination à poursuivre leur mission. Il les assure de l’entière confiance des autorités militaires ». MS/OD/MD (AMAP)
Campagne agricole 2020-2021 à Gao : En attendant la promesse des récoltes
Abdourhamane TOURE AMAP-Gao Gao, 10 sept (AMAP) « La campagne agricole 2020-2021 démarre bien avec une pluviométrie satisfaisante dans tous les Cercles et Communes de la Région de Gao mais avec un retard accusé dans l’approvisionnement des intra agricoles subventionnés par l’Etat », a dit le directeur régional de l’Agriculture de Gao, Aliou Dicko. Pour lui, cette année, de façon générale, la pluviométrie dans la région de Gao a été plus satisfaisante que l’année passée. « Mais, cette pluviométrie varie d’une zone à une autre à cause de la répartition, qui, dans le temps et l’espace, n’est pas totalement bonne. Certaines zones ont été abondamment arrosées comme le Cercle de Gao qui a reçu 390 mm en 20 jours de pluies et même les deux Cercles de la région (Ansongo et Bourem) ont reçu de fortes précipitations », a révélé M. Dicko. « Dans le cercle de Gao, des plaines de submersion à Tacharane ont été inondées à cause de fortes orages accompagnées des eaux de ruissellements venue de loin. Dans les villages de Hamakouladji et Forgho (dans la Commune de Sonni Aliber) où se trouvent de grandes plaines de submersion contrôlée de 500 ha, les 400 ha ont été inondés par les fortes pluies », a ajouté le technicien. Les champs de riz des Cercles de Gao et Ansongo ont, également, été touchés par les inondations. De façon globale, la campagne agricole de l’année 2020-2021 se porte bien parce que dans la riziculture, tout système confondu, les pertes n’atteignent pas les 5 % », rassure le directeur régional de l’agriculture de Gao. L’état des cultures est variable pour la maitrise totale, certains sont à l’épiaison d’autres à l’étalage. Il y a deux types de submersions (contrôlée et libre) qui, cette année, évoluent ensemble « parce que certains paysans, qui cultivent sur des franges basses ou moyennes, sont à l’étalage et commencent le désherbage et ceux des hautes franges continuent à labourer », explique M. Dicko Dans tout le pays, l’Etat subventionne les intra agricoles mais avec les difficultés liées à l’état de la route et l’insécurité, l’approvisionnement a pris du retard dans la Région de Gao. Cette année, la Région a reçu 70 tonnes de l’urée qui a été utilisée par certains agriculteurs. Avant la dotation subventionnée de l’Etat, des partenaires (le Comité international de la Croix Rouge, Save the Children, la FAO et le DDRG) ont appuyé les agriculteurs « Cette année, nous craignons la forte crue qui a été constatée ces dernières années, surtout que certains continuent à labourer. Mais si les cultivateurs pratiquent le système d’irrigation d’appoint, les cultures pourront échapper à la crue’, dit notre interlocuteur. Même constat chez les cultivateurs. Abdramane Wazadi, la soixantaine, désherbe son champ d’un hectare et demi à Bagoundié (Darijoundié). Il dit que cette année, le cercle de Gao a reçu une quantité suffisante de pluies voire exceptionnelle. Aussi loin qu’il remonte dans sa mémoire, il n’a pas souvenance d’une telle pluviométrie dans le cercle de Gao. « Cette année, l’état des cultures nous donne l’espoir que les récoltes seront bonnes parce que nous craignons aussi les poissons et la forte crue », dit-il. Il estime qu’avec une bonne récolte, sur un hectare et demi il obtenir 200 sacs de riz paddy. Son voisin, à une trentaine de minutes de marche, Mohomoudou Tchiébouri dont l’exploitation champ couvre deux hectares, à Bagoundié II, est aussi en train de désherber. « Cette année, le Cercle de Gao a enregistré une pluviométrie abondante qui se répétait et moi, du haut de mes 68 années, je peux dire qu’il y a 18 ans que Gao n’a pas reçu d’aussi fortes pluies », dit-il. « Les autres années, sur les deux hectares, je peux avoir dix à vingt sacs de riz paddy. Mais avec la pluviométrie de cette année, j’ai l’espoir de gagner plus », a ajouté le vétéran. Mme Maiga Mariam Maiga, une veuve, que nous avons rencontrée, est dans le champ que ses enfants ont hérité de leur père et qui trouve vers l’ancienne route de Gao. Elle désherbe la parcelle champ, l’eau jusqu’à la hanche. « Ce travail, elle s’y connaît’, dit-elle. Elle désherbe les champs de ses enfants et d’autres cultivateurs et. à la fin des récoltes, elle gagne un sac de paddy jugée comme le prix de l’effort d’une personne. AT/MD (AMAP)
Transition au Mali : La phase finale de la concertation nationale débute ce jeudi
Bamako, 9 septembre (AMAP) La concertation nationale débute, jeudi, et s’étendra jusqu’au 12 septembre au Centre international de conférences de Bamako (CICB) avec la participation des délégués nationaux et ceux de la diaspora, qui plancheront sur l’architecture de la Transition, ses missions ainsi que sa durée. La liste des participants à cette concertation, déjà large, inclura les partis politiques, la presse, les syndicats, les organisations de la société civile, les mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. L’événement est placé sous la présidence du président du CNSP, Colonel Assimi Goïta. La première étape de la concertation nationale sur la validation des Termes de référence (TDR) s’est tenue, samedi 5 septembre 2020, au CICB. À la fin des travaux, les propositions faites par les participants ont été soumises à un comité d’une vingtaine d’experts pour synthèse. Les experts ont remis, mardi, le résultat de leurs travaux au CNSP. Il s’agit de deux documents, une feuille de route et une charte, remis au conseiller juridique du CNSP, Youssouf Z. Coulibaly. TC/MD (AMAP)

