Inquiétudes pour le chantier du barrage Hontongolo de Yélimané
Yélimané, 15 juin (AMAP) L’aménagement de dix bas fonds de 1143 ha, dans le Cercle Yélimané, pour plus de trois milliards de Fcfa, suscite des inquiétudes parce que le chantier traîne en longueur douchant le grand espoir les travaux avaient fait naitre. « Nous avons peur de perdre plus de trois milliards d’investissement de l’État (plus précisément 3 270 516 662 Fcfa) mais surtout l’espoir de réduction du chômage, de réduction de l’immigration irrégulière et d’émancipation féminine », affirme Soumaïla Kandé Diakité, maire de la Commune rurale de Guidimé (Yélimané). Ces travaux, lancés en grandes pompes, dans le village de Makana, par le ministère de l’Agriculture, le 21 décembre 2019, pour une durée d’exécution de six mois, (fin juin 2020) sont, à la date du 12 juin, à un taux d’exécution moyen de 20% avec 90% de temps consommé, selon le représentant du service de contrôle NOVEC/BIRAD à Yélimané, Alphady Cissé. Aujourd’hui, l’inquiétude a gagné non seulement les populations bénéficiaires mais aussi le Conseil communal de Guidimé qui est le plus grand bénéficiaire avec 1 300 000 000 de Fcfa d’investissement. Le 02 juin, une mission du Conseil communal de Guidimé accompagnée de six chefs de villages bénéficiaires, du Comité de gestion du barrage de Hontongolo, a fait des constats amers. Le taux d’exécution était de moins de 10,55%. Il ressort, également, des insuffisances de main d’œuvre, d’eau et de matériaux de construction. Le Conseil communal aurait alerté le ministère de l’Agriculture ainsi que l’Organisation de la mise en œuvre du fleuve Sénégal (OMVS) qui est le maître d’ouvrage. Selon le responsable de l’Agence de développement rural du fleuve Sénégal (ADRS), le maître d’ouvrage délégué à Yélimané, « le retard est consommé ». Cependant, il assure que le projet sera réalisé. Plusieurs options sont à envisager : une rallonge de durée d’exécution avec possibilité de pénalité, une résiliation de contrat avec l’entreprise SIETRA pour l’attribuer à une autre entreprise. AS/MD (AMAP)
Bourem : Rencontre autour de la paix et de la réconciliation
Bourem, 15 juin (AMAP) Une rencontre sur la paix et la réconciliation organisée par le Comité Régional de Paix de Gao en partenariat avec le centre du dialogue humanitaire (HD) a pris fin le 10 juin dernier à Bourem, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Mamadou Daou, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, du président du comité régional de Paix de Gao, Abou Mahamane Touré, des maires des communes de Bourem, Bamba, Temera, Taboye et Tarkint, des représentants des confessions religieuses, des femmes, des jeunes, les forces de défense et de Sécurité (FDS) et de la presse. Les participants ont échangé sur les activités menées dans le cadre de la résolution des tensions conflictuelles à Gao ainsi que d’autres tensions en vue à Gao, Bamba et Tarkint entre autres. Il a été présenté au cours de la rencontre les membres du bureau du Comité Régional de Paix de Gao composé de 25 membres, leur plan d’action et leurs missions dans la région. La rencontre a pris fin par des bénédictions pour le retour définitif de la paix dans notre pays et le repos de l’âme des disparus parmi lesquels la mère du maire de Bourem décédée la veille de la rencontre à Bourem à l’âge de 105 ans. TMT/KM (AMAP)
Mali : Deux casques bleus tués dans l’attaque d’un convoi à Tarkint (Nord)
Bamako, 14 juin (AMAP) Un convoi logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a subi une attaque meurtrière, samedi, aux alentours de 19h, vers la Commune de Tarkint, au nord-est de Gao, dans le Nord du Mali, a annoncé dimanche, la mission onusienne dans un communiqué. « Alors que le convoi effectuait la liaison Tessalit-Gao, des individus armés non identifiés ont attaqué le convoi qui était à l’arrêt, et tué deux soldats de la paix. Les Casques bleus de la MINUSMA ont riposté avec fermeté et mis en fuite les assaillants », précise le communiqué. Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali et chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, a condamné cette attaque, selon la même source. « Je tiens à exprimer mon indignation et ma profonde peine suite à l’attaque d’hier soir contre les forces de maintien de la paix des Nations Unies au Mali », a déclaré M. Saleh Annadif, tout en indiquant que ces Casques bleus sont « morts au service de la paix au Mali ». M. Annadif a, par ailleurs, rappelé la nécessité de « conjuguer tous les efforts afin d’identifier et d’appréhender les responsables de ces actes terroristes pour qu’ils répondent de leurs crimes devant la justice ». MT/MD (AMAP)
Couvre tête de la nouvelle mariée : Un habillement traditionnel très prisé
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 12 juin (AMAP) «Cet homme recherche des informations sur le couvre tête pour femme, foulard ou « counabiri » en bamanakan. Veut-il en acheter pour sa nouvelle mariée » ? Ces propos tenus par Mme Koné Fatoumata Camara, lorsque sa fille lui a annoncé notre arrivée dans sa maison, trahissent l’objet de notre visite dans la famille Koné, à Lafiabougou-Nord, un quartier populaire de la ville de Kayes, dans l’Ouest du Mali. En effet, le « kayeska fini » ou tissu kayésien attire de plus en plus les femmes de notre pays, surtout celles de Bamako, la capitale. Ce pagne traditionnel sert à couvrir la tête de la nouvelle mariée pour la différencier des autres filles. Ce tissu fait la fierté de la Région de Kayes, depuis belle lurette et est source de revenus pour plusieurs femmes. On utilise ce tissu en coton pour couvrir la tête et le visage de la femme, nouvellement mariée, qui s’apprête à rejoindre son foyer conjugal, après avoir passé une journée chez ses parents. Il est fait en bandes de cotonnade raccommodées et teintées à l’indigo. La ville de Kayes est, en effet, réputée pour la grande variété de pagnes de qualité qui sont, souvent, les plus beaux du pays. Pour la fabrication de ce tissu, il faut un pagne ou bande d’étoffe qu’on achète chez le tisserand, puis des fils et aiguilles en vente à la Compagnie malienne des textiles (COMATEX). « Souvent, le tisserand fait le premier pas en commandant du fil et de l’aiguille à la COMATEX. Quant à nous, les femmes, nous rassemblons ces fils à l’aide d’une aiguille pour avoir 6 bandes d’étoffe « kono woro (en langue malinké). Nous y dessinons des figures géométriques variées à l’aide des fils blancs ou bleus pour rendre le produit plus attractif et joli. Il y a plusieurs modèles de tissus dont le ‘lifi’ et le ‘thioboli’ », a indiqué Mme Koné. La quinquagénaire explique que pour confectionner ce tissu, les femmes achètent un fil spécial dont le rouleau ou le paquet coûte 3.000 Fcfa. Ensuite, le tisserand transforme ce fil en pagnes ou bandes d’étoffe. La largeur du pagne lors du racolage peut varier (6 à 7 bandes racolées), en fonction de la taille du client. « Après le tisserand, nous remettons le pagne à la teinturière. Je débourse une somme oscillant entre 1100 et 1250 Fcfa pour un pagne de 2 mètres ou plus », poursuit notre interlocutrice. La troisième phase du processus de fabrication du pagne consiste pour ces dames à enlever les fils un à un, puis à tremper le pagne dans l’eau en vue de le dépouiller des impuretés. Le dernier travail incombe aux ’empeseurs’ qui rendent le ou les tissus plus fins et lisses à raison de 150 Fcfa l’unité. Après cette dernière étape, le produit fini est livré au client moyennant des prix variant entre 12.000, 12.500 et 15.000 Fcfa. A propos de l’utilisation du couvre tête, Mme Koné Fatoumata Camara explique : « A sa sortie de la chambre nuptiale le 7è jour, la nouvelle mariée porte ce pagne pour se rendre chez elle, tôt le matin, dans le but d’y passer la journée. Avant de regagner son domicile conjugal, sa mère lui couvre la tête avec le pagne». La nouvelle mariée porte le même tissu, lorsque ses belles-sœurs veulent la conduire dans la belle-famille et les proches pour les visites coutumières. Après la cérémonie de mariage, la nouvelle mariée peut garder le tissu ou l’offrir à une autre personne comme cadeau ». Le « kayes ka fini » peut être transformé en vêtement. « Le port du couvre tête est obligatoire dans notre société, surtout traditionnelle. C’est pour faire la différence entre la nouvelle mariée et la fille célibataire. Le pagne la rend encore plus coquette », commente-elle. Mme Koné n’exerce plus cette activité. « J’ai passé le témoin à ma belle-fille, depuis trois ans », explique-t-elle. « Nous avons des problèmes pendant l’hivernage car, ceux qui confectionnent les pagnes (les tisserands) retournent dans leurs villages pour travailler dans les champs. De ce fait, nos activités sont au ralenti pendant cette période », affirme-t-elle. DEPOSITAIRES D’UNE TRADITION – Niéba Konaté jouit d’une grande réputation comme teinturière. Elle exerce son métier dans la grande maison conjugale du quartier Liberté. « J’ai débuté ma carrière dans la famille en 1997. J’ai trouvé qu’ici, les femmes pratiquaient déjà la teinture. Nous sommes quatre femmes à faire ce travail. Certaines (nos enfants) viennent de Lafiabougou pour nous aider », assure-t-elle. « Fatoumata Diakité et Sitan Soukho étaient les premières à mener cette activité dans notre famille. Ces dames, qui ne vivent plus, ont transmis leur savoir à leurs enfants qui sont, aujourd’hui, âgés de 80 à 100 ans », révèle notre interlocutrice. « Nous vivons de cette activité. Souvent, je gagne 3 500 Fcfa de bénéfice, par jour, quand les affaires marchent. Les tisserands confectionnent des tissus qu’ils nous apportent pour la teinture à raison de 1 500 Fcfa par pagne. Et puis, nos espoirs reposent principalement sur le Sénégal où nos produits s’écoulent facilement », a commenté Mme Konaté. Il nous confie mettre en teinture 60 à 100 pagnes par jour, lorsque la commande est forte. « Nous payons la teinture qui provient d’Allemagne. Nous importons de la potasse de la Chine. Nous achetons nos produits chez un teinturier installé à Bamako. Nous payons le baril de poudre de potasse à 225.000 Fcfa. Le kilo de la teinture traditionnelle nous revient à 250 Fcfa », dit-elle. « Nous sommes confrontés à un problème de marché. C’est un travail saisonnier. D’octobre à juillet, la teinture marche. Pendant l’hivernage, nous menons d’autres activités comme le commerce de boissons locales », souligne-t-elle. Les gens n’aiment pas, tellement, pas la teinture traditionnelle. C’est la clientèle au Sénégal qui nous encourage dans la production à travers sa forte demande », affirme la vieille Niéba Konaté. Kadiatou Camara, l’une de ses assistantes se réjoui de cette activité : « Nous remercions Dieu. Nous gagnons tout dans cette activité. La vieille s’occupe bien de nous ». En effet, Niéba Konaté est assistée dans sa tâche par 4 à 5 filles.
Présidence de la République: Mme Kamissa Camara nommée Secrétaire générale
Bamako, 12 juin (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, a nommé, jeudi, Mme Kamissa Camara secrétaire générale de Présidence, avec rang de ministre en remplacement de Moustapha Ben Barka, nommé en décembre 2019, vice-président à la Banque oust-africaine de développement (BOAD), a appris l’AMAP de source officielle. Ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, dans le gouvernement sortant, la nouvelle secrétaire générale a dirigé la diplomatie malienne, de septembre 2018 en avril 2019, dans le gouvernement du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, en tant que ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale. Âgée de 37 ans, la nomination de Mme Kamissa Camara est à mettre au compte de l’engagement pris par le président malien de consacrer son second quinquennat à la promotion de la jeunesse. Née en 1983 à Grenoble en France, la nouvelle secrétaire générale de la Présidence a effectué ses études en France jusqu’en 2007. Diplômée de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble et de Paris- Diderot, elle s’envole ensuite aux États-Unis où elle enchainera plusieurs emplois dans le domaine des relations internationales et politiques africaines. Elle est également l’initiatrice du forum stratégique sur le Sahel, un groupe de réflexion sur les problématiques de la région du Sahel. Repérée par son pays, Kamissa Camara devient en juillet 2018 conseillère diplomatique du président avant d’être nommée ministre à seulement 35 ans. AT/MD (AMAP) Aboubacar Traoré
Primature : Dr Boubou Cissé rempile dans un contexte difficile
Bamako, 12 juin (AMAP) Le premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a présenté, jeudi, sa démission et celle du gouvernement au président de la République et a été, aussitôt, reconduit et chargé de former une nouvelle équipe, ont annoncé les les services de la Présidence de la République. Dans un contexte socio-politique difficile, aggravé par la crise sanitaire mondiale de la Covid-19, un nouveau défi semble se dresser devant le Dr Boubou Cissé et sa future équipe qu’il devra former. selon des recommandations du Dialogue national inclusif. A 46 ans, Boubou Cissé a été de tous les gouvernements depuis le premier mandat du président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). D’abord ministre l’Industrie et des Mines en 2013 puis ministre des Mines en avril 2014, il s’est vu confier le portefeuille de l’Économie et des Finances 2016. Poste qu’il a cumulé après sa nomination le 22 avril 2019 en tant que Premier ministre. Réputé plus technocrate que véritable politique, celui qui a commencé carrière en tant qu’économiste à la Banque mondiale en 2005, est décrit par beaucoup comme intransigeant avec les questions de finance. Boubou Cissé est né à Bamako 1974. Il a fait ses études primaires dans la capitale précisément à l’école Mamadou Konaté, puis à l’école fondamentale de N’Tomikorobougou. Il s’est ensuite envolé pour la République Fédérale d’Allemagne puis aux Émirats Arabes Unis. Son parcours universitaire l’amène, plus tard, à Clermont-Ferrand, en France, où il obtient une maîtrise en sciences économiques et un Diplôme d’études approfondies (DEA) en économie du développement au Centre d’études et de recherches sur le développement international (CERDI, université d’Auvergne). Il est, aussi, titulaire d’un doctorat en sciences économiques obtenu en 2004 à l’université d’Aix-Marseille. Le passage de Boubou Cissé à la Banque mondiale a été marqué par une promotion en 2008, comme économiste principal et directeur de projet de la Division du développement humain. Il s’occupait notamment du secteur éducation à Niamey, au Niger avant sa nomination au gouvernement. MT/MD (AMAP)
Elevage et Covid-19 : La période de vaches maigres
Par Dramane COULIBALY Mopti, 11 juin (AMAP) Sous un soleil de plomb, ce mardi 9 juin, jour de foire hebdomadaire à Fatoma, situé à 15 km de Sévaré, sur la Route nationale (RN) 6, le vieux Ousmane Kane Diallo, président du comité de gestion du parc à bétail, assis sur un pan d’un abreuvoir, visiblement soucieux, a accueilli l’équipe de reportage de l’AMAP. Ici, un des grands centres de regroupement, les usagers ne se soucient pas de mesures barrières contre la Covid-19. Si certaines personnes utilisent le turban pour se couvrir la tête et une bonne partie du visage, la plupart ne porte pas de masque. Le premier constat, en ce grand lieux de rassemblement où les personnes et les animaux sont en contact direct, est l’absence total de kits de lavage de mains au savon et de gel hydro alcoolique. « Depuis environ cinq ans, nous souffrons avec l’insécurité, les enlèvements de bétail, les engins explosifs qui détruisent les troupeaux et la forte réduction de la mobilité des animaux. Voyez, vous-mêmes le parc, il y a plus de personnes que de bêtes. On nous a tous volé », nous confie le président. « A ce sombre tableau est venu se joindre la maladie du Coronavirus qui nous a totalement asphyxié. Du fait de la Covid-19, avec la fermeture des frontières, les acheteurs potentiels qui nous viennent des pays voisins subissent le confinement », a-il poursuivi. Selon le président Ousmane Kane Diallo, le parc, qui recevait plus de 2.000 têtes de bœufs par foire, n’enregistre actuellement qu’environ 600 animaux. Cela, parce que la zone exondée qui couvre les cercles de Douentza, Bandiagara, Bankass et Koro n’ont plus accès au marché du fait de l’insécurité. « En termes de taxes de sortie et d’embarquement fixée à 150 F par animal, le parc générait environ 200.000 Fcfa par foire contre au plus 60 000 Fcfa maintenant », a déploré M. Diallo. Rien ne va plus dans cette infrastructure structurante où tous, enfants avec boite de peinture pour le marquage à 25 Fcfa chaque animal payé, les vendeuses d’eaux fraiches et de boissons sucrées trouvaient leur compte. « Tout le monde sait que les éleveurs de la région paient un lourd tribut aux conflits. Nous souffrons. Cependant, nous n’avons pas encore reçu d’accompagnement de l’Etat pour lutter contre la maladie. Nous avons besoin de kits de protection contre la pandémie et d’appui pour soulager les victimes d’enlèvements et de vol de bétails », a plaidé le président du comité. Bien plus qu’une crise sanitaire, la pandémie de la Covid-19 a frappé de plein fouet le sous-secteur de l’élevage au Mali, à l’image des autres segments du développement a déclaré le directeur régional des productions et industries animales de Mopti, Hamadi Kane Diallo, dans un entretien avec l’AMAP. Ce sous-secteur de l’élevage, qui faisait la gloire de la Région de Mopti, avec son potentiel de contribution à la sécurité alimentaire et de création de richesse, à travers la filière bétail-viande et lait, est aujourd’hui à la croisée des défis du changement climatique, avec la dégradation et le rétrécissement des parcours pastoraux, la recrudescence de l’insécurité, du vol de bétail, l’accès difficile aux zones de pâturage conjugués avec la pandémie de la Covid-19. Le sous-secteur de l’élevage est un des piliers essentiels de l’économie de la région de Mopti qui a une vocation agro-sylvo-pastorale. Selon les statistiques nationales, le sous-secteur contribue à près de 19% du PIB soit la troisième source de revenu pour le pays après l’or et le coton. Pour la campagne 2018-2019, l’exportation du bétail sur pied au Mali a généré près de 88 milliards de Fcfa de valeur monétaire et procuré de l’emploi à près de 8,2 millions personnes avec une contribution de premier plan de la région de Mopti qui abrite plus de 19% de l’effectif des bovins et 28% du cheptel ovin et caprin du pays. Selon le technicien, la mise en application des mesures barrières comme le couvre-feu a longtemps impacté la cueillette, la transformation des produits laitiers et le mouvement des consommateurs, entrainant une baisse drastique de revenus chez les producteurs. En matière d’élevage, nos exportations de bétail sur pied sont destinées à des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. Du fait des différentes mesures de restriction de la circulation et de fermeture des frontières, le marché extérieur est à l’arrêt. Les exportateurs de bétail, les transporteurs et les intermédiaires sont tous au chômage. Une véritable période de vaches maigres pour des milliers de chefs de famille qui tirent leur revenu du secteur. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 et la protection des acteurs du secteur, la Direction régionale des productions et industries animales (DRPIA) « en collaboration avec les services vétérinaires et de santé, a initié une vaste campagne d’information des éleveurs sur la maladie du Coronavirus et les mesures barrières édictées », a indiqué M. Diallo. DC/MD (AMAP)
Banamba : Un nouveau maire investi à Boron après le décès du précédent
Banamba, 11 juin (AMAP) Le sous-préfet de la Commune rurale de Boron, Oudou Massa Traoré, a investi le 1er adjoint du bureau communal, Djadjé Sow, comme maire principal en lieu et place du défunt maire Aliou Badara Doucouré décédé le 23 avril dernier. La cérémonie d’investiture du nouveau maire a eu lieu à la mairie de la Commune en présence des 23 conseillers communaux, des forces de sécurité, les habitants du chef-lieu de commune et des environs et d’autres invités de marque. De façon consensuelle, le poste de 1er adjoint au maire est revenu à Hamala Diarra, conseiller communal. Cette nouvelle configuration du bureau communal intervient à un moment où la Commune rurale de Boron est en train de sortir de l’impasse suite à des conflits post communaux. L’équipe communale et attendue pour relancer, non seulement les activités de développement, en rattrapant le temps perdu mais, également, de recoudre le tissu social longtemps déchiré et préserver l’essentiel dans la paix et la cohésion sociale. Le sous-préfet Oudou Massa Traoré s’est réjoui du bon déroulement de la cérémonie d’investiture, surtout de l’élection du 1er adjoint « par consensus, synonyme d’entente et de cohésion ». Il a invité le nouveau maire et son équipe « à se remettre au travail en commençant par sensibiliser les contribuables à s’acquitter de leurs obligations normalement et à enregistrer dans le registre de naissance de la mairie toutes les naissances », qui ont eu lieu pendant la période de conflit post communal et n’ont, ainsi pas été déclarées. AT/MD (AMAP)
Yélimané : Les acteurs se concertent sur l’école dans le contexte de la décentralisation
Yélimané, 10 juin (AMAP) Une cinquantaine d’acteurs et partenaires de l’éducation ont participé à une journée de concertation, mardi, sur leurs rôles et responsabilités, afin de renforcer leurs capacités dans la gestion de l’école en mode décentralisé, organisée sous la direction de l’Académie d’enseignement de Kayes. La directrice adjointe de l’Académie d’enseignement de Kayes, Assa Sow, introduisant les discussions, devant les représentants des structures déconcentrées, des collectivités territoriales, de la société civile, des ONG, les directeurs d’écoles coordonnateurs, a affirmé que « l’école sera ce que les acteurs en feront et quand chacun sait ce qu’il a à faire, elle ne peut que mieux s’en porter, d’où l’organisation de cette journée ». Le préfet Fadio Fané, qui a présidé la rencontre, a insisté sur la pertinence de la thématique avant de relever que « nous sommes tous acteurs parce que parents d’élèves ». Après que les acteurs aient été bien identifiés, leurs rôles et responsabilités bien spécifiés, les interprétations harmonisées, les difficultés ont été discutées. Les difficultés de financement des projets d’école et de l’opérationalisation des Comités de gestion scolaire (CGS) ont beaucoup retenu l’attention des acteurs. Les solutions proposées ont été la diversification des partenaires et le payement des taxes par les citoyens. AS/MD (AMAP)
Fana : Un corps décapité découvert au petit matin
Dioïla, 10 juin (AMAP) Le corps décapité d’un homme d’une quarantaine d’années a été retrouvé devant sa maisonnette, dans la nuit du mardi au mercredi, au quartier Badialan de Fana. Selon les médecins, le défunt aurait reçu trois coups à l’arrière du crâne avant d’être décapité. Il a été identifié comme Bakary Sangaré, un charlatan-guérisseur, divorcé sans enfant, vivant seul. Informé, le sous-préfet de Fana, Benena Mounkoro, a immédiatement informé les services techniques et sa hiérarchie pour que les dispositions soient prises afin d’éviter tout débordonnement de la population agacée par la fréquence de ce genre de drame. Selon des témoignages, sur place, l’homme serait du village de Bancoro, à 15 km de Fana et serait un ancien militaire ne jouissant pas de toutes ses facultés. Les enquêtes sont en cours pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort. DF/MD (AMAP)

