La gomme arabique : Un créneau porteur 

Par Cheik Amadou DIA Bamako, 19 mar (AMAP) Dans le vaste entrepôt situé en Zone industrielle de Bamako, l’usine de bois de la Société de gestion forestière Abdoulaye Halidou Cissé (SGF-AHC) était autrefois animée par le bruit assourdissant des scies électriques utilisées pour la transformation du bois d’œuvre destiné à l’exportation. Aujourd’hui, dans la cour de cette gigantesque infrastructure, on n’entend plus que le bourdonnement harmonieux de l’activité de tri et de conditionnement de la gomme arabique. De petites mains ingénieuses de femmes et de jeunes filles, une soixantaine à notre passage, assisses sous des hangars, nettoient, trient et tamisent des tas de gomme arabique entassés devant elles. Dans une ambiance de fourmilière.  Chaque jour, depuis plus d’un an, ces dames du quartier abritant le site et ses environs, viennent y travailler pour gagner leur pain quotidien. Toutes des ménagères ou mères célibataires démunies. Aminata Traoré est l’une de ces journalières travaillant à l’usine. Elle nous approche avec un grand sourire sur les lèvres. «Quand je commençais le travail ici, je n’arrivais même pas à m’acheter un bonbon», confie-t-elle. Grâce à cette activité, Aminata gagne 2.000 Fcfa par jour, soit un salaire mensuel d’environ 60.000 Fcfa. Mariée, la mère de trois enfants arrive ainsi à aider son conjoint (travailleur journalier) dans l’entretien de sa famille. Coiffé d’une casquette de couleur blanche, un tablier imprimé de l’arbre d’acacia en survêtement, Bakary Sidibé est le chef du volet gomme arabique de la SGF-AHC. Au milieu de ses poulains, ce détenteur d’un Master en agro-économie est enthousiaste quand il nous explique l’organisation du travail au sein de son entreprise. DE TOUT SEXE ET DE TOUT AGE – Si les dernières activités avant le conditionnement du produit se font sur place à l’usine, la chaîne commence à des centaines de kilomètres de Bamako, sur les terres arides de la première Région, Kayes. Nous nous sommes transportés sur les milliers d’hectares qu’exploite la SGF-AHC dans les Communes rurales de Toukoto, Sourasan, Oualéa, Sefeto Ouest (Cercle de Kita). Dans les champs d’acacias (arbre qui produit la gomme arabique) étendus à perte de vue, l’on aperçoit hommes et femmes de tout âge. Ils collectent le précieux produit.  «Nous sommes une entreprise à la fois commerciale et solidaire», déclare le coordinateur général de la SGF-AHC. Selon Adama Coulibaly, sa société est résolument engagée dans la lutte contre la pauvreté tout en œuvrant pour la protection de l’environnement. C’est pourquoi, elle privilégie l’emploi local. Tous ceux qui travaillent ici sont de la localité », indique-t-il.  « Auparavant, avec l’exploitation du bois d’œuvre, on employait peu de main d’œuvre locale, car ce secteur nécessite une main-d’œuvre qualifiée », souligne le manager. En décidant de sortir du «tout bois», la société constate qu’elle peut utiliser de la main-d’œuvre locale et peu qualifiée. Ainsi, elle forme ses employés aux techniques simples de collecte de la gomme arabique sans grande difficulté. « Cela permet de créer de «l’emploi vert» au niveau local, tout en détournant les populations rurales de la coupe du bois et de la production du charbon de bois qui étaient leurs principales activités de subsistance, estime Adama Coulibaly.  Avec la promotion de la filière des produits non ligneux dans ses activités d’exploitation des ressources forestières, la SGF-AHC entend mettre en œuvre une vraie approche de développement préservant durablement nos forêts. Dans cette dynamique, elle travaille avec les coopératives villageoises, les autorités communales des zones d’intervention, les coopératives des exploitants forestiers et les services techniques de l’État, à travers la direction nationale des eaux et forêts. REVENUS – La société a, à ce propos, créé des jardins botaniques de proximité dans les communes concernées par son domaine d’exploitation. Le but étant d’initier les coopératives villageoises à la production de plants en pépinière. Elle a réalisé des parcelles de reboisement et emploie des ressources humaines qualifiées avec le recrutement d’agents de suivi de plan d’aménagement et de gestion.  Toute chose qui permettra une meilleure application des technologies de défense et de restauration du périmètre d’exploitation. Tout ceci combiné avec un développement socio-économique au profit des populations riveraines. Ainsi, la société appuie dans ses zones d’intervention, les activités génératrices de revenus (AGR) telles que le maraîchage. Elle participe également à la réalisation des infrastructures de base (centres de santé, écoles, etc.) et leur équipement. De l’usine de bois du Mali, créée en 1968 sous le régime du président Modibo Keïta et, inaugurée en 1969 par le président Moussa Traoré, la SGF-AHC est issue d’un processus de privatisation enclenché en 1990 sous le nom : Entreprise «Faguibine». C’est en 2006 qu’elle prendra le nom de Général industrie de bois (GIB) avant de devenir la SGF en 2014. Leader de la gestion forestière au Mali, elle s’est fixée comme objectifs, la gestion durable des ressources forestières, l’organisation et la planification des travaux de valorisation des ressources forestières dans notre pays.  Conformément à la loi n°10-028 du 12 juillet 2010, portant règlementation de l’exploitation des produits dans le domaine forestier national, la société élabore des plans d’aménagements, réalise des travaux de restauration, soutient les services techniques de l’État et anime des campagnes d’informations et de sensibilisation des populations rurales sur les bonnes pratiques de gestion. Un bel exemple qui mérite d’être répliqué par ses pairs, dans un contexte de lutte contre la déforestation. CAD (AMAP)

Incident Mali-Mauritanie : Une mission de haut niveau se rendra à Nouakchott

Bamako, 10 mar (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta a « décidé d’envoyer une mission de haut niveau à Nouakchott, dans les plus brefs délais,, annonce un communiqué, mercredi 9 mars. Cette mission est destinée à « engager des actions vigoureuses pour raffermir davantage la fraternité et la coopération entre nos pays notamment dans le domaine de la gestion de nos frontières communes, de la défense et de la sécurité des personnes et des biens », précise la même source. Ce communiqué du gouvernement malien intervient après la convocation, le lundi 07 mars 2022, de l’ambassadeur du Mali, au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, pour lui signifier « l’assassinat de citoyens mauritaniens survenu sur le territoire malien, vers notre frontière commune ». Le colonel Assailli Goïta, à la suite de cet incident, a échangé avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. À l’issue de cet entretien, le chef de l’État « a instruit d’ouvrir une enquête pour élucider la situation », précise le communiqué. Le gouvernement malien a aussi adressé au gouvernement et au peuple mauritaniens, ainsi qu’aux familles des disparus, « sa profonde compassion et ses condoléances les plus émues en cette circonstance particulièrement douloureuse ». Bamako a condamné « énergiquement ces actes criminels destinés à porter atteinte à l’excellente qualité des relations entre nos deux pays » et  « trouve, une fois de plus, troublant la survenance de ce genre d’incident malheureux ». À un « moment où ce pays frère et ami, la République Islamique de la Mauritanie apporte son soutien particulièrement pour l’approvisionnement normal des populations maliennes qui subissent les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA », indique le communiqué. Cependant, le gouvernement « souligne qu’à ce stade, aucune preuve ne met en cause les Forces armées maliennes (FAMa) qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans leur lutte contre le terrorisme ». « En outre, les autorités maliennes ne ménageront aucun effort pour rechercher et retrouver les coupables de ces crimes odieux pour les traduire devant les juridictions compétentes », assure le communiqué. Tout en soulignant « les liens séculaires d’amitié et de fraternité qui ont toujours unis nos deux Peuples »,  le gouvernement du Mali remercie celui de la Mauritanie « pour son accompagnement multiforme et surtout sa solidarité agissante à l’ endroit de la République sœur ». MT/MD (AMAP) 

Mali-Canada : Plus de 11 milliards de fcfa pour deux projets

Bamako, 19 mar (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et le chef de la Coopération du Canada au Mali, François Picard, ont signé, mercredi, au département des Affaires étrangères, deux protocoles d’entente relatifs à la réalisation du projet «Appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres au Mali» et du projet «Appui à la justice et à la  paix». D’un budget de 4,4 milliards de Fcfa, le projet «Appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres au Mali» (LUCEG sera mis en œuvre par l’École nationale d’administration publique du Canada (ENAP) sur 5 ans. Il vise à renforcer le pouvoir des femmes et des filles face aux pratiques discriminatoires et de corruptions contribuant aux injustices et aux inégalités de genre dans la société malienne.  Ce projet permettra, aussi, d’améliorer les capacités des organismes de la société civile en vue d’une meilleure prise en compte de l’égalité des genres, de l’équité en plus de la représentation des femmes et des filles dans la lutte contre la corruption. Mais, aussi, de renforcer les capacités des institutions pertinentes pour contribuer à la prévention de la corruption. Le projet LUCEG a deux composantes interdépendantes. La première consiste à renforcer les capacités organisationnelles (matérielles, logistiques, techniques et financières) d’une dizaine d’organisations de la société civile et d’associations féminines spécialisées dans la défense des droits des femmes et des filles. Tout comme la promotion de l’égalité des genres ainsi que dans la lutte contre la corruption à Bamako et dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Sikasso (Sud), Ségou , Mopti (Centre) et Gao (Nord).  500.000 BÉNÉFICIAIRES DIRECTS – L’autre composante du projet LUCEG sera mise en œuvre à travers un partenariat avec l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). L’objectif de ce partenariat est d’améliorer l’efficacité de l’OCLEI  dans la lutte contre la corruption à Bamako et dans les régions. Le projet «Appui à la justice et à la  paix» (JUPAX) est réalisé par Avocats sans frontières Canada (ASFC). Il vise à renforcer les capacités des femmes, filles et autres personnes en situation de vulnérabilité (PSV) dans une perspective d’accès à la justice. Ce, afin de défendre et faire respecter leurs droits humains, de lutter contre l’impunité et la corruption, de participer à la réconciliation nationale, au processus de construction et de consolidation de la paix dans notre pays.  Le JUPAX prévoit de toucher plusieurs groupes de bénéficiaires. En particulier, les femmes et filles pour atteindre, approximativement, 500.000 bénéficiaires directs dans le District de Bamako et les Régions de Mopti, Ségou (Centre), Tombouctou, Gao et Kidal (Nord).   D’une durée de 5 ans et pour un budget de plus de 7 milliards de Fcfa, le JUPAX s’inscrit dans un contexte marqué par une crise multiforme qui a débuté en 2012 par un conflit armé dans les Régions du Nord du Mali.  Selon le chef de la Coopération du Canada au Mali, les deux projets se situent dans le cadre de la continuité des efforts du Canada et du Mali à renforcer la société malienne et les institutions autour des questions de lutte contre la corruption et de lutte contre l’impunité.  Après avoir félicité le gouvernement pour l’importance qu’il accorde à l’intégration des femmes dans la refondation, François Picard a soutenu qu’aucun changement réel et important ne peut s’effectuer sans une  présence et une contribution forte des femmes maliennes, à tous les niveaux. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a remercié le Canada avant de rappeler ses appuis constants et soutenus dans les domaines prioritaires. Abdoulaye Diop a noté que la pertinence des projets financés dans le cadre du partenariat exemplaire démontre à suffisance l’engagement et la détermination du partenaire canadien à coller aux préoccupations du gouvernement dans ses efforts tendant à assurer un mieux-être aux populations. «Ils sont, du reste, conformes aux axes prioritaires édictés dans la feuille de route des autorités de la Transition », a-t-il précisé. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres Mahamadou Kassogué (Justice et Droits de l’Homme, Garde des Sceaux), le colonel-major Ismaël Wagué (Réconciliation, Paix et Cohésion nationale) et Mme Wadidié Founè Coulibaly (Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille). OD/MD (AMAP)

Banamba : La gestion des fonds des cantines scolaires au menu

Banamba, 9 mars (AMAP) Une rencontre d’échanges entre administration, collectivités, services techniques et autres acteurs de l’éducation au tour de la problématique de gestion des fonds des cantines scolaires a eu lieu mercredi à la mairie de Banamba sous l’égide du préfet Souleymane Tembely avec à ses côtés le président du conseil de cercle Birama Sissoko, a constaté l’AMAP. Cette rencontre qui a regroupé les sous-préfets auprès des arrondissements, les maires des communes impliquées, le directeur du centre d’animation pédagogique, le percepteur, le délégué du contrôle financier, les présidents du comité de gestion des cantines visait à partager avec ces derniers le contenu d’une correspondance émanant du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation qui a fait un rappel de son instruction sur la gestion des fonds des cantines scolaires par les comités de gestion scolaire. De cette correspondance, il ressort que de graves irrégularités dans la gestion de ces fonds des cantines scolaires ont été constatées, notamment des dépenses exécutées par des maires en rapport avec des services déconcentrés de l’Etat sur les régies de certaines communes pour le compte des écoles à cantine en lieu et place des comités de gestion scolaires (CGS). Ces irrégularités ont été décelées à la suite de constatations faites par une mission de vérification de performance réalisée par le bureau du Vérificateur Général dans une cinquantaine de communes. La présente correspondance nous indique que cette situation découle de la persistance de certains maires et responsables des services déconcentrés de l’Etat à vouloir interpréter différemment les dispositions de l’arrêté interministériel n°2019-3326/MEN-MATD-MEF-SG du 1er octobre 2019 qui précise en son article 6 : « les fonds des cantines scolaires sont transférés aux Collectivités territoriales qui les mandatent au nom des comités de gestion scolaire ». Le même arrêté stipule en son article 7 : « les fonds des cantines scolaires sont gérés par les comités de gestion scolaire » C’est fort de ces constats amers que le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation a instruit aux gouverneurs d’inviter les préfets de leurs ressorts respectifs à prendre des dispositions nécessaires en vue de veiller à l’application stricte des textes régissant les cantines scolaires par les communes de leurs ressorts. En plus de la lettre circulaire, le contenu du texte régissant les modalités de gestion des cantines scolaires et celui fixant le régime de l’alimentation scolaire ont été lus en français et traduits en langue bamanankan pour mieux édifier les acteurs impliqués. Cette rencontre d’échange et d’information donne une opportunité aux acteurs concernés de respecter les textes et corriger les lacunes dans certaines communes s’il y en avait. AT/KM (AMAP)

Impacts du changement climatique : l’Afrique très exposée, selon le Groupe d’experts intergouvernemental 

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 09 mar (AMAP) À la veille du sommet sur le climat organisé par les Nations unies, les 1er et 2 mars 2022 à Nairobi (Kenya), le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié un rapport de 400 pages sur le changement climatique en lançant un appel sans précédent sur l’évolution climatique. Le Groupe invite, de manière urgente, à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Son rapport attire l’attention sur les conséquences dramatiques du réchauffement climatique en Afrique.  D’après l’indice de vulnérabilité au changement climatique de 2015, sept des dix pays les plus menacés par le changement climatique se trouvent en Afrique. Le continent est désormais mis sur la «liste rouge». Les conséquences du réchauffement climatique en Afrique se répercutent sur la santé, les moyens de subsistance, la production alimentaire, la disponibilité et l’approvisionnement en eau, la sécurité globale, l’agriculture et l’alimentation et enfin sur les écosystèmes.  Il ne fait pas de doute que le réchauffement climatique entraîne des changements météorologiques. Des vagues de chaleur encore plus fortes sont à craindre, avec des sécheresses intenses. L’Afrique connaissant déjà le taux de mortalité dû aux sécheresses le plus élevé du monde, et des inondations qui sont fréquentes. Les inondations et les sécheresses ont été multipliées par deux au cours des 25 dernières années. Ce sont des milliers de personnes qui sont touchées lorsque le niveau de l’eau diminue.  Au Mali, ces effets seront ressentis sur l’agriculture avec une baisse drastique du niveau des cours d’eau. Des vagues de chaleurs précédant une perturbation pluviométrique sont à craindre, selon les prévisions des spécialistes. L’économie du Mali repose essentiellement sur l’exploitation des ressources naturelles. La croissance démographique (3,6 %/an) et les contraintes climatiques entrainent une surexploitation et une dégradation de ces ressources.  Les 2/3 du pays sont arides et semi-arides, dominés par des problèmes de désertification. Les risques naturels s’accroissent avec l’intensification des changements climatiques (sècheresses à répétition, inondations, vents forts, feux de brousse, déstabilisation du régime des pluies).  L’agriculture qui est la plus touchée représente 45% du Produit national brut (PNB) et occupe environ 80% de la population active. Cette situation est d’autant plus grave que les scénarios climatiques à l’horizon 2100 prévoient, en moyenne, une augmentation des températures de 3°C et une diminution des pluies de 22% sur l’ensemble du pays.  Sur le continent, les glaciers du Kilimandjaro sont également touchés et diminuent fortement d’année en année. L’on estime que 82% de la glace qui se trouvait sur la montagne en 1912 ont dorénavant disparu. Le changement climatique provoque de véritables pathologies. Par exemple, la réduction de la qualité de l’air due aux vagues de chaleur et qui peut engendrer des problèmes respiratoires et aggraver les maladies respiratoires, mais amène aussi la malnutrition, un stress thermique et la propagation du paludisme dans les zones où l’on prévoit un accroissement des précipitations et des inondations.  Le changement climatique a aussi des répercussions sur le logement. En effet, de nombreux logements ont déjà été détruits à cause des graves inondations et sécheresses. « Des milliers de personnes sont obligées de se déplacer dans d’autres villes et deviennent donc des réfugiés climatiques, sur le continent africain », révèle le GIEC. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont les personnes les plus vulnérables face à ces changements, confrontées à de véritables dangers physiques.  Le réchauffement climatique impacte sévèrement les écosystèmes. En effet, les écosystèmes marins et d’eau douce en Afrique de l’Est et australe ont déjà été touchés. Les impacts du réchauffement climatique peuvent aggraver les problèmes de sécurité nationale et accroître le nombre de conflits internationaux comme pour les accès limités aux sources d’eau. VOLONTÉ POLITIQUE – Pour conclure, le continent africain est bien celui qui souffre déjà le plus du réchauffement climatique même s’il est, sûrement le moins responsable de ce changement. Ces effets sont irrémédiables, même dans l’hypothèse d’une limitation de la hausse des températures à 1,5°C, comme fixé dans l’Accord de Paris de 2015. Ils sont, par ailleurs, aggravés par la pauvreté ou l’accès limité à des services. D’ores et déjà, entre 3,3 et 3,6 milliards d’habitants vivent dans des situations très vulnérables au changement climatique.  Les experts évoquent les incidences à venir pour les populations avec, en particulier, 1 milliard d’habitants des régions côtières menacés en 2050. Parmi les effets en cascade liés aux catastrophes naturelles de plus en plus rapprochées, le GIEC évoque aussi les conséquences sur la production alimentaire, la hausse du prix des aliments ou encore la malnutrition. Si des efforts ont été réalisés pour réduire les émissions de CO2, les auteurs du rapport dénoncent une inadéquation des moyens mis en œuvre face à la rapidité des changements, signe d’un «manque de volonté politique» avec, pour exemple, le non-respect des engagements de Glasgow 2021 pris lors de la Cop 26 en matière de doublement des budgets pour lutter contre le réchauffement. Un développement résilient au changement climatique est cependant encore possible en consacrant des efforts financiers plus importants dans certains secteurs clés comme la transition énergétique pour réduire les émissions de CO2, une meilleure gestion de l’eau et de l’irrigation mais aussi une meilleure adaptation des cultures aux conditions climatiques via l’agro-écologie et la préservation du milieu naturel (restauration des forêts et des écosystèmes naturels, arrêt de l’urbanisation dans les zones côtières, végétalisation des villes, etc.).  Tandis que certaines zones du monde sont déjà dans des situations critiques. Le GIEC met en garde contre des solutions de court terme inadaptées telles que la mise en place de digues sur le littoral, entre autres.  « Au rythme de développement actuel, le réchauffement climatique pourrait atteindre 2,7°C à la fin du siècle », alerte le groupe d’experts.  Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été créé en 1988 en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade.  Le GIEC ne produit donc pas de nouvelles recherches. Il fait le point sur l’état des connaissances, à partir de l’évaluation critique des éléments

Hamdallaye ACI 2000 : L’envers du décor dans le quartier des affaires de Bamako

Par Fadi CISSE  Bamako, 09 mar (AMAP) L’Agence de cession immobilière (ACI) a changé fondamentalement le visage de l’ancienne zone aéroportuaire. Principal centre d’affaires de la capitale abritant les sièges de plusieurs grandes entreprises, des restaurants et des commerces, il traîne des problèmes d’assainissement et de viabilisation qui ne sont pas dignes du standing qu’il veut se donner.  Les anciens occupants que nous avons interrogés, se disent impressionnés par la mutation de l’ancienne zone aéroportuaire. C’est le cas d’Oumou Traoré, médecin généraliste rencontrée devant sa maison, non loin de la Place «CAN». Elle y habite depuis 20 ans. Notre interlocutrice trouve que l’ACI 2000 est devenu, au fil des ans, un endroit huppé avec des immeubles et autres œuvres architecturales abritant des grandes entreprises, des supermarchés, des restaurants et pâtisseries et disposant de plusieurs espaces de loisir.  Un boom architectural qui cache mal certaines tares constatées dans l’évolution de ce quartier. La quinquagénaire déplore, par exemple, l’absence de marché dans le quartier. «Il nous faut marcher à pied, chaque matin, sur la route de Djicoroni-Para pour trouver un marché et faire nos courses pour la cuisine. Raison pour laquelle, souvent, j’achète beaucoup d’articles pour les mettre au frigo», confie-t-elle. « En revanche, se réjouit-elle, il y a beaucoup de supermarchés à l’ACI 2000, dont la plus imposante est Les «Mille et Une merveilles».  Hassan Keita tient sa boutique depuis 2007 à l’ACI 2000, du côté du cimetière de Lafiabougou. «Quand je suis venu m’installer, il y avait juste quelques belles maisons en dur à côté des constructions en banco. Maintenant, avec ces grands immeubles, on se croirait en Europe», s’exclame-t-il. Cependant, le boutiquier déplore de sérieuses lacunes de voirie, notamment d’assainissement, car en saison des pluies, plusieurs routes dans ce quartier chic deviennent impraticables pour les usagers. «Faute de collecteurs, pendant la période de pluies, ma clientèle diminue car il faut franchir les eaux usées pour accéder à ma boutique. À cause de cette situation, certains de mes clients préfèrent aller ailleurs», explique-t-il. Le sujet de l’assainissement et des nuisances revient souvent dans les commentaires lorsqu’on parcourt la documentation sur l’ACI. Le 15 avril 2009, le journal satirique ‘Le Scorpion’ titrait : « Hamdallaye ACI 2000, une belle cité insalubre ». Le journal dénonçait les pratiques illégales nuisibles à l’environnement : feux d’ordures la nuit qui polluent l’air, déversement de tas de sable ou débris de matériaux dans les caniveaux, en particulier au niveau des immeubles en chantier. L’article de presse déplorait l’odeur nauséabonde provenant des eaux stagnantes, la prolifération de mouches, moustiques, cafards, crapauds. « Un véritable taudis », selon nos confrères, où se côtoient rongeurs nuisibles et immondices ! Ces nuisances n’empêchent pas le quartier d’être très attractif. Lorsque l’on consulte le site Bamako Immobilier, des terrains sont mis en vente partout, notamment à côté d’emplacements stratégiques: Orca, Avenue du Mali, Radisson ACI, ambassade des États-Unis, Bougie Ba, Fondation Blondin Bèye, Espace Bouna, etc. Les prix s’envolent  : 300 m2 cédés à 70, voire 80 millions de Fcfa, 450 m2 à 150 millions de Fcfa, 500 m2 entre 100 et 200 millions de Fcfa, 700 m2 à 300 millions de Fcfa, etc. REGULER LE DÉVELOPPEMENT – L’aménagement du quartier de l’ACI 2000 s’inscrit dans une politique d’urbanisation au long terme. Rencontré dans sa famille, Imrane Abdoulaye Touré, a été directeur national de l’urbanisme et secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population jusqu’en octobre 2021. L’homme est la mémoire vivante de l’urbanisation de Bamako depuis les années 1990.  Selon lui, au Mali, la mise en place a été tardive. C’est en 1979-81 qu’est élaboré et adopté le premier Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de Bamako, révisé ensuite en 1990 et en 1995. Cette dernière révision a fait de l’ancien aérodrome de Bamako une zone de développement, dont la mise en œuvre a été confiée à l’Agence de cessions immobilières (ACI), chargée de la viabilisation et de la vente initiale aux enchères des terrains. « En 1995-96, un plan d’urbanisation sectorielle est défini », précise Imrane Abdoulaye Touré. Pour l’expert, ces dispositions ont constitué un progrès, car à l’époque Bamako comportait beaucoup de quartiers spontanés, nés de l’attribution de parcelles par les chefs coutumiers. «La vente aux enchères instaurait aussi une certaine transparence. Par la suite, la spéculation a décuplé le prix des terrains. Si à l’origine, ceux-ci ont pu être vendus autour de 35.000 Fcfa/m2 (70.000 au maximum), ils peuvent atteindre aujourd’hui 300.000 à 400.000 Fcfa/m2», détaille notre interlocuteur. P récisant que la viabilisation de la zone a été correcte, Imrane Abdoulaye Touré ajoute que les carences constatées ultérieurement dans la gestion de l’assainissement sont dues à un chevauchement de responsabilités entre l’ACI et les collectivités. « Par exemple, le dépôt des ordures était prévu pour chaque lotissement, mais les collectivités n’ont pas toujours respecté ces dispositions », dit-il avant de souligner que « dans ce cas la décentralisation a accentué la dilution des responsabilités et le désordre ». METTRE À JOUR ET APPLIQUER LES TEXTES – « D’une façon générale, relève Imrane Abdoulaye Touré, le cadre règlementaire est suffisant ». Par ailleurs, il estime que la stratégie d’urbanisation a besoin de Schémas régulièrement mis à jour (en principe tous les 5 ans). Or, il a fallu attendre 2005 pour voir une proposition de nouveau schéma directeur, et celle-ci n’a pas été suivie d’effet. «Même dans le cas actuel, on peut considérer que les textes existent, mais qu’il y a un problème d’application, dans une situation où beaucoup d’intérêts sont en jeu. Bref, il faut vraiment qu’on ait un document de planification adapté au contexte actuel», propose-t-il. Selon l’actuel directeur national de l’urbanisme et de l’habitat, « le bilan du plan d’urbanisme de l’ACI 2000 peut être considéré comme positif, malgré quelques points d’ombre ». Amadou Doumbia note que « l’ACI a permis une modernisation et une verticalisation des constructions en vue de la densification urbaine ». Ce qui peut être considéré comme une rupture par rapport aux pratiques de la IIè République : lotissements non viabilisés, constructions en banco, prolifération des quartiers spontanés. Pour le directeur de l’urbanisme

Bla célèbre la journée internationale de la femme

Bla, 9 mars (AMAP) Le Cercle de Bla, à l’instar des autres localités du pays, a célébré mardi 8 mars, la journée internationale de la femme, sous la présidence du préfet, Mme Fanta Samaké sur le thème : « Rôle de la femme dans le processus de refondation du Mali », a constaté l’AMAP. La cérémonie a été organisée par la CAFO locale et communale en collaboration avec le service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, en présence des élus locaux, des représentants de l’administration et de plusieurs femmes. Au démarrage des festivités de la journée, la secrétaire générale du bureau communal de la CAFO et présidente de la CAFO locale Madame Djiré Mariam Diarra a souhaité la bienvenue à tout le monde avant de demander aux femmes du cercle de se lever et faire de ce thème de cette année une réussite totale, car vouloir c’est pouvoir. Quant au chef du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, M. Djigui Togo, il a salué le dévouement, l’engagement et l’union des femmes de Bla qui lui ont facilité l’accomplissement de ses missions dans le cercle. Selon le chef du SLPFEF, beaucoup d’activités ont été menée et d’autres sont en cours. Dans son discours, il a annoncé l’arrivée de l’ONG Terre des Hommes à Bla qui va travailler avec les femmes et les enfants surtout les Personnes Déplacées Interne (PDI). Cette ONG qui intervienne dans les communes de Touna, Yangasso et Bla est marraine de l’édition de cette année. Monsieur Djigui Togo chef du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a édifié les gens sur la protection et Risques encourus par les enfants en contexte d’urgence. En 2021 et 2022, les services du Développement social et de l’économie solidaire de Bla et Yangasso ont enregistrés 193 ménages déplacés avec 1020 personnes dont 549 femmes. Mme Fanta Samaké a, pour sa part, invité les femmes de toutes les structures de la CAFO a plus d’engagement pour faire cette idée de refondation du Mali des plus hautes autorités de la transition une réussite. La femme, mère de l’humanité, a un rôle très important dans notre société en matière de refondation et de construction. Pour terminer son allocution, madame le préfet invite les femmes de Bla à l’union pour aller de l’avant. Avant de clore les activités de la journée, place a été donnée à la Troupe Djonkala pour un sketch sur le rôle des femmes dans la transition qui a été beaucoup apprécié, suivi d’un concours de danse entre les enfants avec des prix composés de sacs d’écolier, des cahiers, des bics et des ardoises offerts par l’ONG Terre des Hommes car qui parle de femme, parle aussi de l’enfant. Le rôle de maître de cérémonie a été confié aux femmes et une animation à grand public a mis fin aux activités de cette journée internationale de la femme célébrée à Bla. MO/KM (AMAP) 

Tombouctou : Barkhane élimine un cadre historique d’AQMI, selon l’état-major des Armées françaises  

Bamako, 08 mar (AMAP) L’état-major des Armées françaises a annoncé, lundi, la neutralisation d’un haut cadre historique d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) du nom Yahia Djouadi alias Abou Ammar Al Jazairi.  Selon le communiqué, dans la  nuit du 25 au 26 février 2022, la force Barkhane a conduit une opération visant ce chef terroriste algérien, à environ 100 km au nord de Tombouctou.  Après l’avoir localisé dans une zone connue pour être un refuge des groupes appartenant à AQMI et au JNIM/RVIM, puis formellement identifié, « il a été neutralisé par une intervention au sol appuyée par un hélicoptère de reconnaissance et d’attaque Tigre et deux drones français », précise l’État-major des armées françaises.  Selon la même source, lors de la reconnaissance de la zone qui a suivi, des munitions ont été détruites et de l’armement saisi. Pour l’état-major des Armées françaises, Abou Ammar Al Jazairi était un cadre historique d’AQMI. Il était une figure du djihadisme algérien.  Il a été engagé dans un maquis du Groupe islamique armé (GIA) en 1994 puis par le Groupe islamique pour la prédication et le combat (GSPC). Après avoir été le conseiller militaire de l’Émir historique Abdelmalek Droukdel, neutralisé le 3 juin 2020 par les forces françaises de l’opération Barkhane, il sera nommé Émir de la région Sud d’AQMI en 2007.  Nommé Émir d’Aqmi  en Libye en 2015, il a été contraint, à la suite des neutralisations successives des cadres d’AQMI de gagner le Mali en 2019 où il s’installe dans la zone de Tombouctou. Il y appuie la structuration et coordonne l’approvisionnement de matériels au profit du haut commandement du JNIM et d’AQMI. Il assure également le rôle de coordinateur financier et logistique du groupe. Avec sa neutralisation, un acteur historique de l’expansion d’Al Qaïda et du terrorisme djihadistes en Afrique de l’Ouest a été mis hors d’état de nuire. Cela permet d’affaiblir une nouvelle fois, la gouvernance d’Al Qaïda et prive le Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM)  d’un relais majeur au nord du Mali et dans la zone de Tombouctou en particulier.  Aussi, la mort d’Abou Ammar Al Jazairi marque l’isolement de l’Émir du JNIM Iyad Ag Ghali qui voit la disparition de toutes les figures expérimentées de son entourage, fragilisant la cohésion et le commandement du RVIM.  DD/MD (AMAP)

Deux casques bleus tués par un engin explosif improvisé à Mopti, dans le Centre du Mali (MINUSMA)

Bamako, 07 mar (AMAP) Un convoi logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), qui se rendait à Tombouctou (Nord), a heurté, ce lundi, un Engin explosif improvisé (EEI) dans la Région de Mopti 9Moption0 annonce la mission onusienne au Mali.  Selon un premier bilan, précise la MINUSMA, « l’explosion a causé la mort de deux casques bleus et blessé quatre autres ».  Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA (RSSG), El-Ghassim Wane, cité par le communiqué, condamne « vigoureusement » cette attaque. Selon la même source, il rappelle que « les attaques visant des soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international ». M. Wane appelle « les autorités maliennes à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de ces attaques afin qu’ils puissent être rapidement amenés devant la justice ». Le diplomate onusien souligne que cette « nouvelle attaque, tout comme les autres qui l’ont précédée, rappellent à nouveau l’impérieuse nécessité d’efforts encore plus soutenus pour stabiliser le Centre du Mali ».   Le RSSG présente ses « condoléances les plus attristées au gouvernement des défunts Casques bleus, ainsi qu’à leurs familles et à leurs frères d’armes et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». Dans la même Région, sept Casques bleus togolais ont été tués par un engin explosif, le mercredi 08 décembre 2021, précisément dans la zone de Bandiagara (Centre). SS/MD (AMAP)

Plusieurs chefs terroristes neutralisés par l’Armée malienne à Mondoro (Centre) 

Bamako, 07 mar (AMAP) L’Etat-major général des Armées annonce que « des actions offensives aériennes à travers des frappes ciblées ont détruit des plots logistiques et des convois ennemis », après l’attaque du camp de Mondoro, vendredi. Dans un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA) publié, dimanche, l’état major indique que « des observations après recoupements, ont permis de confirmer les pertes importantes infligées aux terroristes » L’Armée annonce que « neuf corps ennemis, en état de putréfaction », ont été découverts pendant le ratissage tout autour de la garnison de Mondoro. Elle ajoute  que certains leaders terroristes ont été neutralisés. Il s’agit de « Iboune Ibrahim et Malam Aboubacar tous de nationalité nigérienne, Alfousseni Barry, Iboune Younoussa alias Bobala et Nouhoum Dicko, tous de nationalité burkinabé, Hassani Barry du village de Dialoubé, Amadou Dicko du village de Boni, Ague Issa alias Nassourou, tous de nationalité malienne », précise le communiqué. Selon la même source, des missions d’observation et de renseignement en profondeur ont permis de localiser les zones de repli de certains groupes terroristes.  Les Forces armées maliennes (FAMa) « continuent de consolider les acquis de leur réaction vigoureuse contre la coalition des groupes armés terroristes en débandade dans la zone de Mondoro depuis le 04 mars 2022 », ajoute le communiqué. Enfin, ajoute le texte, « un groupe de 16 militaires ayant continué le combat dans le secteur Nord-Est de Mondoro a pu être récupéré et a confirmé l’ampleur des dégâts subis par les groupes armés terroristes ».  « La situation est sous contrôle dans la zone de Mondoro (et) la dynamique offensive dans le cadre du plan Maliko et de l’Opération Kèlètigui se poursuit », aura l’état-major.  AT/MD (AMAP)