Basin : Le retour en grâce de la teinture artisanale
Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 06 janv (AMAP) Les amateurs de ce tissu emblématique de notre culture vestimentaire se sont rendus compte que la coloration à l’artisanal était de meilleure qualité. Du coup, la teinture industrielle est en train de perdre du terrain. Lire la suite sur :https://lessor.ml/posts/basins-le-retour-en-grace-de-la-teinture-artisanale-61d69f9dde923
Kadiolo : Le ministre du développement rural visite les aménagements de la plaine de Lofigué
Kadiolo, 5 janvier (AMAP) Le ministre du développement rural Modibo Kéita à la tête d’une forte délégation comprenant des membres de son cabinet, du directeur national du génie rural Agattan AG Alassane, du directeur national de l’agriculture et du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, Moussa Diallo, a visité fin novembre, la plaine de Lofigué, dans le cercle de Kdiolo, a constaté l’AMAP. L’objectif de la mission était de constater sur place les travaux effectués dans laplaine de Lofigué aménagée en 2016 dans le cadre du Programme National d’irrigation de Proximité (PNIP). Financé par GDM, l’UE et la République Fédérale d’Allemagne à travers la KFW, ce projet a été exécuté pour un coût total de 565 841 000 F CFA. Les objectifs de réalisation sont entre autres, l’alimentation de la nappe phréatique, le maraichage, la riziculture et la pêche pour des populations bénéficiaires estimées à 9156 personnes dont 4852 femmes et 4304 hommes La population de Lofigué a contribué par sa participation physique à travers la mobilisation des matériaux (moellons, sables, graviers) et une contribution financière de 750 000 F CFA pour réaliser un ouvrage (barrage) dans la plaine de Lofigué. Le barrage ainsi réalisé est un ouvrage en submersion contrôlée à partir de digues et ouvrages de régulation d’eau qui a permis l’aménagement de 302 hectares et grâce au projet, un magasin de stockage d’une capacité de 100tonnes a été construit. La mise en valeur de cette plaine a permis la relance des activités agricoles. Ainsi, en 2018/2019, la superficie réalisée en Riziculture est de 357 ha contre 288 ha avant le barrage pour une production de 1035, 3 tonnes contre 322, 5 tonnes avant barrage. En Maraîchage de contre saison, 5,5 ha ont été réalisés en pomme de terre, pour une production de 122 tonnes par 37 producteurs dont 14 femmes en 2017/2018.Avant le barrage, le village ne pratiquait pas la culture de la pomme de terre. Dans le cadre du renforcement des capacités, 08 thèmes de formation pour 278 participants (148 hommes et 130 femmes) ont été animés par le projet. La formation a concerné, entre autres, l’élaboration de plan de campagne, les techniques d’herbicidage du riz, le labour et le semis en ligne, technique et l’épandage d’engrais. NIO/KM (AMAP)
Mali: Contamination record avec 577 cas de Covid-19 mardi
Bamako, 05 janv (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré 577 nouvelles infections à la Covid-19 et deux décès, mardi 04 janvier 2022, sur 1 750 échantillons testés, selon une source officielle. Toutefois, les médecins ont déclaré 354 personne rétablies du coronavirus au cours des dernières 24 heures, indique le rapport journalier du département de la Santé et du Développement social.. Quelque 988 malades sont sous traitement dans les structures de prise en charge, Selon le document ministériel, la situation globale, depuis le 25 mars 2020, présente 22 317 cas positifs sur lesquels 19 279 patients guéris soit un taux de guérison de 86,38% contre 670 décès equivalant à 3% de létalité. À ce jour, 497 919 personnes ont reçu une vaccination complète contre 386 966 ayant bénéficié d’une dose incomplète. AT/MD (AMAP)
Opérations d’envergure Barkhane-Armée malienne en décembre (État-major des armées françaises)
Bamako, 05 janv (AMAP) L’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) n°6 des Forces armées maliennes (FAMa), a conduit, du 14 au 19 décembre 2021, une mission de reconnaissance offensive et de harcèlement dans une zone située entre In Kadewane et Tidermène, à plus de 90 kilomètres au nord de Ménaka, annonce l’État-major des armées françaises. Lors de cette « première mission dans la durée et en profondeur », l’unité malienne a été appuyée par le Task group (TG) n°2 franco-tchèque, ajoute l’État-major des armées françaises dans un communiqué. Selon la même source, « l’objectif de cette opération de grande ampleur engageant les unités sur deux fuseaux était de harceler et de repousser les Groupes armés terroristes (GAT) d’une zone forestière identifiée comme dangereuse et de réduire la menace autour de la Base opérationnelle avancée (BOA) de Ménaka », dans le Nord du Mali. Pour cela, les militaires maliens ont procédé à des fouilles de villages, à la mise en place de check points sur les axes principaux, à des interceptions mobiles « ainsi qu’à des infiltrations sur des points d’intérêt ». Ces actions dynamiques ont obligé les GAT à se retirer plus au nord pour éviter la confrontation avec l’armée malienne et la TF Takuba. Au-delà de ces résultats, l’ULRI n°6 s’est confrontée au terrain dans une zone dangereuse, maîtrisant la coordination des patrouilles motorisées et agissant en discrétion en infiltration de nuit. Enfin, cette opération a permis de valider la coordination avec la Quick reaction force (QRF) suédoise via le Joint operational center (JOC). Du 16 au 17 décembre 2021, l’ULRI n°3 d’Ansongo (Nord), appuyée par le Task Group (TG) n°1 franco-estonien de Gao (Nord), a mené une opération de reconnaissance et de réassurance dans les environs d’Ansongo. Les objectifs de cette opération étaient multiples : conduire des entretiens d’opportunités dans la région avec des autorités civiles et militaires (préfet, sous-préfet, chef de la police locale et chef de la brigade de gendarmerie) et évaluer la situation sécuritaire. « Les militaires maliens et français ont préparé et conduit conjointement une mission de contrôle de zone en ville lors du jour du marché et ont reconnu les points de contrôle environnants », indique le communiqué. Le lendemain, une reconnaissance conjointe de 70 km a pu être menée, avec le TG 1 en appui d’une section de l’ULRI 3. « Tout en réaffirmant la présence de l’État dans cette zone, les soldats maliens ont démontré leur capacité à conduire des missions de reconnaissance et de présence au plus près des populations locales », selon l’Etat-major français. Du 21 au 25 décembre 2021, le Groupement tactique désert (GTD) Korrigan a escorté un convoi d’une cinquantaine de camions civils, dans le cadre d’une opération logistique entre la Plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao et la Base opérationnelle avancée (BOA) de Gossi. L’opération a permis de ravitailler les unités du GTD Auvergne. Alors qu’ils effectuaient le trajet retour, les militaires du GTD Korrigan ont passé le réveillon de Noël en plein désert, en Base opérationnelle avancée temporaire (BOAT) et en présence du général de division Laurent Michon, commandant de la Force Barkhane, venu rendre visite aux unités déployées sur le terrain. Du 1er au 29 décembre, les avions de la Force Barkhane ont réalisé 692 sorties, parmi lesquelles 96 sorties chasse, 160 sorties ISR et 436 missions de transport ou de ravitaillement. MD (AMAP)
Gaz butane : La pénurie encore et encore !
Par Makan SISSOKO Bamako, 05 janv (AMAP) Depuis quelques semaines, on constate une pénurie de gaz butane à Bamako et ses environs. Le problème, qui serait dû au retard de la subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz, se pose, pratiquement, chaque année, pénalisant les consommateurs. «Nous connaissons tous les dangers de la coupure du bois mais si on n’arrive pas à trouver une solution au manque de gaz, nous n’avons d’autre choix que d’utiliser du bois et du charbon pour faire cuire nos aliments», s’exprime ainsi un chef de famille sous le couvert de l’anonymat. «Depuis plus d’un mois, je n’arrive pas à recharger mes deux bonbonnes de gaz. Aujourd’hui, je me suis réveillée à 4 heures du matin pour faire le feu de bois et préparer le petit déjeuner», explique la ménagère Assan Keïta. Abondant dans le même sens, une autre ménagère, Oumou Traoré, soutient qu’avec la rareté du gaz en ville, le prix de recharge de la bouteille de 6 kg a connu actuellement une augmentation dans son quartier à Kalabancoura. Selon elle, le prix a flambé de 3000 Fcfa à 4000 Fcfa voire 5000 Fcfa dans certains points de recharge. Au marché Dibidani où notre équipe de reportage a constaté que de nombreux magasins de vente de gaz n’avaient plus de stock. Le revendeur Hamady Diawara explique que depuis deux semaines, il ne parvient plus à avoir le produit auprès des fournisseurs. «Nous vendons et rechargeons des bonbonnes de gaz. Mais maintenant nous ne disposons pas de gaz», déplore le commerçant. « Néanmoins, dit-il, certains fournisseurs continuent à ravitailler le marché ». Le revendeur Souleymane Simpara signale que certains de ces collègues profitent de cette situation pour augmenter les prix de la bouteille de 6 kg à 4000 ou 5000 Fcfa alors que le prix normal est de 3000 Fcfa. Cheickna Bocoum est distributeur de gaz. Il pense que cette pénurie est, en grande partie, due au problème de subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz. «C’est un problème qui revient pratiquement chaque année. Nous les distributeurs, nous en subissons directement les conséquences. Nous souhaitons que l’État fasse quelque chose pour que nous puissions avoir du gaz pour satisfaire nos clients», plaide-t-il Rencontrée dans son bureau à Hamadallaye ACI 2000, la directrice générale de la Société d’importation, de conditionnement et de distribution de gaz «Kama Gaz», Fatoumata Koudy Diallo, explique que cette pénurie de gaz est une conjugaison de plusieurs facteurs. «Nous nous approvisionnons essentiellement sur l’axe Dakar. Courant décembre, il y avait un mouvement d’humeur des transporteurs à Dakar qui a impacté un peu nos activités. Par ailleurs, le fait que la subvention de l’État ne tombe pas encore, la plupart des sociétés d’importation de gaz n’arrivent pas à tenir au niveau de leurs trésoreries», détaille Fatoumata Koudy Diallo. Cependant, notre interlocutrice précise que sa société est dans la tendance habituelle d’importation et de distribution de gaz. «À notre niveau, nous disposons suffisamment de gaz et nous continuons à le distribuer aux prix habituels. À travers des courriers, nous avons instruit nos distributeurs de respecter les prix consensuels », dit-elle. La directrice de Kama Gaz fait remarquer que les prix du gaz connaissent actuellement une hausse mondiale. « Et cela nous impacte considérablement. En ce moment, il nous faut engranger beaucoup plus de trésoreries pour pouvoir payer suffisamment de gaz», explique-t-elle. Elle ajoute, aussi, le fait qu’il y a beaucoup de retard par rapport à la subvention du gaz par l’État qui joue énormément sur les opérateurs gaziers. «L’Etat subventionne pour que les consommateurs aient le gaz à un prix raisonnable. Mais quand les subventions ne tombent pas à temps, ça devient un peu compliqué pour les opérateurs», argumente Fatoumata Koudy Diallo. Pour en savoir davantage sur la subvention de l’État dans ce secteur, nous avons tenté d’approcher les responsables de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rural (AMADER) et d’autres sociétés de gaz, nos efforts sont restés vains. MS/MD (AMAP)
Koulikoro : La sécurité au cœur des préoccupations
Koulikoro, 4 janvier (AMAP) La salle de conférence du gouvernorat a abrité, du 27 au 28 décembre 2021, l’atelier de renforcement des capacités des membres du comité consultatif de sécurité de la région de Koulikoro, a constaté l’AMAP. Présidé par le directeur de cabiné du gouverneur de région, Soufiana MAIGA, il a regroupé le représentant du commissariat à la reforme de la sécurité Al Maamoun KEITA, les membres du corps préfectoral ,les élus ,des chefs de services régionaux et la société civile. Organisé par le commissariat à la reforme du secteur de la sécurité avec le concours financier de la mission multidimensionnelle des nations unies pour la stabilité au Mali.(MINUSMA), atelier visait entre autres objectifs, le renforcement des connaissances et compétences des membres des comités consultatifs de sécurité sur les défis sécuritaires ,le concept de coproduction de la sécurité, la présentation sommaire sur l’environnement ,les menaces et les défis sécuritaires, les missions des différentes forces de défense et de sécurité et leur complémentarité ,le concept de coproduction de la sécurité ,la police de proximité. Selon Al Maamoun Keita. « Il y’a de cela quelques années maintenant que nous avons entamé le processus de reforme du secteur de la securité dans notre pays, à travers un cadre institutionnel de la reforme du secteur de la securité composé d’un conseil national pour la reforme du secteur de la securité ( CNRSS),d’un commissariat à la reforme du secteur de la sécurité (CRSS)et des comités consultatifs de sécurité (CCS) au niveau régional et communal.les comités consultatifs visent à mettre les citoyens au cœur du dispositif pour garantir la « securité humaine ».Ils sont issus d’une disposition de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans son article 28 » a précisé le représentant du commissariat à la reforme du secteur de la sécurité. « La situation sécuritaire générale du Mali s’est fortement dégradée ces dernières années et se matérialise sous diverses formes. Des attentats terroristes aux attaques contre les positions des forces de sécurité en passant par les vols à main armée et les bandits de grand chemin qui sèment la terreur dans nos villes et campagnes. La région de Koulikoro n’est malheureusement pas épargnée par ce fléau » a souligné Soufiana MAIGA. Durant deux jours, plusieurs thèmes ont fait l’objet de communication parmi lesquelles l’état des lieux des défis sécuritaires au Mali, la notion de sécurité, son évolution et la nécessité de la coproduction de sécurité, la rédaction d’un compte rendu de réunion. Les débats ont porté sur le fonctionnement des comités, ses activités, son plan d’action, la méfiance entre les populations et les forces de défense et de sécurité, les rapports entre les comités consultatifs ,rapport entre associations des chasseurs et forces de défense et de sécurité ,la création des cellules de veille, l’implication des autorités traditionnelles dans la sécurisation des populations, la police de proximité. Elles ont aussi porté sur l’implication massive des femmes, comment aller à une synergie d’action, comment coproduire la sécurité, l’apport de la société civile, pourquoi coproduire et pourquoi la police de proximité. Toutes ces questions ont été répondues à la satisfaction de tous les participants. « Votre participation effective, active et mutuellement enrichissantes à cet important événement et l’intérêt que vous avez porté aux quatre (4) thématiques développées et la qualité de vos interventions ont été à la hauteur des attentes » s’est réjouie Al Maamoun KEITA, le représentant du commissariat à la reforme du secteur de la sécurité AM/AD/KM (AMAP)
Macina : Lancement de la 2ème phase des branchements sociaux d’adduction en eau potable
Macina, 3 janvier (AMAP) Le lancement de la 2ème phase des branchements sociaux d’adduction en eau potable à Macina a été présidé lundi 27 décembre 202, par le maire de la Commune rurale, Mourzouck Yattara, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, politiques, les élus, les leaders religieux et coutumiers, les Jeunes, les femmes et la société civile. L’objectif global de ce projet est d’améliorer la desserte en Eau potable des populations rurales, spécifiquement la réalisation de 100 branchements sociaux pour la première phase et l’extension du réseau sur une distance de 5 Km pour la deuxième pour une population cible de 14679 habitants. Le système comprend un Château d’eau en béton armé de 150 m3, érigé à 25m sous cuve, un réseau de conduites de 10700 mètres linéaires de long, 16 bornes fontaines à 2 robinets, un groupe électrogène de 13,5 KVA sous abri, un local avec dispositif de chloration, divers équipements techniques et un forage d’alimentation de 21m3/heure. Satisfait de ce Joyau de fin d’année, le maire de la Commune, Mourzouck Yattara, a exhorté les futures bénéficiaires à bien entretenir les installations pour le bonheur de la cité et a conclu que « Qui donne l’eau, donne la vie ». La délégation de gestion de la Commune est confiée au Service de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable(SOMAGEP) de Macina dirigé par Mahamadou Sow, avec un prix de vente de l’eau à la Borne Fontaine fixé à 500F/mètre cube et 25F/40litres. AOK/KM (AMAP)
Message de vœux 2022, du président de la transition
Mes chers compatriotes, Au seuil du nouvel an 2022, j’adresse à vous tous, de l’intérieur comme de l’extérieur, mes vœux ardents de bonheur, de prospérité, de santé et de longévité, mais aussi et surtout de stabilité. L’année écoulée aura été des plus éprouvantes pour le Mali au regard des évènements vécus depuis le début de la Transition. C’est l’occasion pour moi de prier intensément Allah le miséricordieux, afin qu’il renforce la paix sociale, l’unité, la cohésion et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Je voudrais, à cette occasion, rendre un vibrant hommage au nom du peuple malien, à tous ceux et celles qui ont perdu la vie courant l’année 2021 du fait de la barbarie humaine et dont les familles sont éplorées et très certainement inconsolables. Que celles-ci trouvent entre ces lignes, l’expression de notre compassion, mais aussi celle de la reconnaissance de la Nation tout entière. Puisse le Tout-puissant, accorder sa grâce aux disparus et assurer un prompt rétablissement aux blessés, civils et militaires. La situation d’insécurité que connaît notre pays a provoqué de nombreux déplacements internes. Face à cette situation, le gouvernement mettra tout en œuvre pour le retour sécurisé des déplacés dans leurs localités respectives. A un moment où l’environnement international est marqué par une redéfinition des relations entre les nations libres, notre pays s’est résolument orienté vers un nouveau pacte social sur fond de refondation. Pour y arriver, des Assises nationales de la Refondation se sont tenues au mois de décembre 2021, avec comme objectif de donner la parole aux Maliens dans leur diversité et à tous les niveaux afin de tracer la voie royale de la renaissance du Mali. C’est avec un grand soulagement que nous avons pu noter la volonté ferme des Maliens d’amorcer un nouveau départ. Fidèle à notre serment de serviteur de la nation, nous y veillerons sans relâche afin de mériter de la confiance du peuple. Je voudrais adresser également mes vœux les meilleurs à la jeunesse qui est, par excellence, le levier du développement économique et social de tout pays. Que cette jeunesse comprenne le rôle moteur qui lui revient dans le processus de refondation et de stabilisation du Mali. Qu’il s’agisse de sensibiliser sur les accidents de la circulation, devenus une préoccupation pour les pouvoirs publics; ou d’aider à l’observation des mesures de prévention et de protection contre la maladie à Corona virus, qui fait des ravages à travers le monde entier, l’apport de la jeunesse est déterminant dans le renforcement de la citoyenneté. J’en appelle enfin, à une vision partagée des idéaux de la Transition, facteur de réalisation de l’unité d’action pour l’atteinte des objectifs de refondation du Mali. Bonne et heureuse année 2022 dans la paix, la sécurité et la stabilité. Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens. Le Président de la Transition Colonel Assimi GOITA
Conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR) : Un condensé des préoccupations nationales
Par Issa DEMBÉLÉ Oumar DIAKITÉ Bembablin DOUMBIA Aboubacar TRAORÉ Bamako, 30 déc (AMAP) Après trois jours de travaux, les principales recommandations ont été validées, jeudi 30 décembre, par plus de 1.600 délégués de la rencontre. Elles sont sensées résumer les aspirations des Maliens sur le devenir du pays. Pour la durée de la Transition, les participants ont estimé qu’il fallait donner du temps aux autorités pour réaliser les réformes institutionnelles nécessaires à la tenue d’élections crédibles, équitables et transparentes. L’ensemble des participants des quatre ateliers se sont retrouvés dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB pour la validation en plénière des conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR). Le rapport présenté compile les recommandations phares, mais « toutes les propositions faites constitueront une base de données qui sera mise à la disposition du Comité de suivi et d’évaluation», a dit Zeïni Moulaye, président du Panel des hautes personnalités des ANR. Ce comité pourra y puiser au besoin, durant les 25 années que prendra le processus de refondation. Parmi les recommandations relatives aux questions politiques et institutionnelles et à la gouvernance électorale, il faut retenir la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’Opposition ; la fin du nomadisme politique en cours de mandat ; la réduction du nombre d’institutions de la République dans la Constitution ; la révision des compétences de la Cour constitutionnelle en matière électorale ; la mise en place d’un Sénat et d’une Cour des comptes ; l’ouverture au citoyen de la saisine de la Cour constitutionnelle ; la recomposition du Conseil national de la Transition (CNT) conformément à la Charte de la Transition. D’autres mesures concernent le maintien de la forme de l’Etat unitaire, républicain décentralisé, laïc, démocratique et social; la relecture de la loi électorale ; la mise en place d’un Organe unique indépendant de gestion des élections (OUIGE); l’instauration du mode de scrutin proportionnel pour l’élection des députés; l’organisation des élections municipales avant les législatives et les présidentielles; la participation des Maliens établis à l’extérieur aux élections législatives. Pour la durée de la Transition, les participants ont estimé qu’il fallait donner du temps aux autorités pour réaliser les réformes institutionnelles structurantes et, par conséquent, permettre des élections crédibles, équitables et transparentes. Les délais avancés varient de 6 mois à 5 ans. Sur les questions de défense, de la sécurité, de la souveraineté, de la lutte contre le terrorisme et celles géostratégiques et géopolitiques, il a été convenu de mettre en œuvre la Loi d’orientation et de programmation militaire par la mise en place d’un système informatique pour assurer la maîtrise des effectifs et des moyens mis à la disposition des Forces de défense et de sécurité ; de poursuivre l’équipement des Forces armées maliennes (FAMa) ; d’accroître la formation spécialisée de nos forces de défense et de sécurité en fonction des menaces asymétriques ; d’implanter de nouveaux camps aux effectifs conséquents en fonction de la nouvelle carte sécuritaire et stratégique du pays et surtout de la géographie des menaces ; de développer de nouveaux partenariats militaires avec des puissances militaires pour mieux défendre la souveraineté du Mali; de dissoudre toutes les milices et les reverser dans l’Armée ; de recruter dans tous les villages situés dans les zones d’insécurité ; d’instaurer le service militaire obligatoire à partir de 20 ans ; de déployer les officiers supérieurs sur le terrain et non dans les ministères; de construire des logements sociaux pour les militaires. Pour les besoins de la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense du territoire, le président de la République peut pendre un décret en fonction des pouvoirs que la Constitution lui donne pour mobiliser les forces paramilitaires pour la défense de la patrie. S’agissant des recommandations relatives à la justice, on peut retenir les «recrutements dans le cadre de la diversification des administrations judiciaires à travers le pays pour rendre plus rapide et serein le fonctionnement de la justice». Le respect de l’indépendance de la justice par une séparation réelle des pouvoirs, la dépolitisation de la justice et la mise en place de juges des libertés et de la détention sont, aussi, des propositions fortes. En outre, les participants ont demandé de regrouper des services de contrôle judiciaire (Oclei, Vérificateur général, contrôle général des services publics) en une seule structure, de rendre imprescriptibles les infractions en matière de délinquance financière et d’œuvrer à l’effectivité de la médiation pénale pour désengorger les maisons d’arrêt. Sur la politique étrangère, les participants ont insisté sur la nécessité de rendre notre diplomatie plus active et plus professionnelle, d’étendre la carte diplomatique en fonction des intérêts de notre pays et de faire émerger une diplomatie de crise plus efficace avec comme points focaux la défense, la sécurité, l’économie et la protection des Maliens de l’extérieur. Autres propositions: multiplier les partenariats et accords de coopération dans les domaines de la sécurité et la défense, organiser les états généraux de la migration, ouvrir des missions diplomatiques et consulaires dans tous les pays où il y a au moins 1.000 ressortissants maliens, créer la Banque d’investissement de la diaspora. S’agissant des médias, l’une des recommandations est de règlementer le secteur en fonction des nouveaux canaux de communication, tout en préservant la liberté d’expression. Sur les questions relatives aux arts, culture, tourisme, sport, jeunesse, éducation civique, construction civique, éducation, questions scolaires, universitaires et recherches scientifiques, plusieurs recommandations ont été retenues. S’y ajoutent la formation des jeunes diplômés pour créer de l’emploi dans le domaine de l’artisanat, l’accélération du rapatriement de nos œuvres d’art et la redéfinition de nos valeurs culturelles en fonction de la Charte de Kurukan Fuga. Il y a, également, l’institution d’une journée nationale du tourisme, l’encouragement des clubs professionnels sportifs à recruter des lycéens, la pacification de l’espace scolaire et universitaire pour en faire un lieu d’acquisition de savoirs et de connaissances et non de
Mopti : Suivi des activités des associations féminines appuyées par le FAFE
Mopti, 31 décembre (AMAP) Une mission de supervision et de suivi du Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Epanouissement de l’Enfant (FAFE), conduite par Ibrahima Abdoulaye Coulibaly était en visite de terrain à Mopti les 28 et 29 décembre, a constaté l’AMAP. Il s’agissait pour la mission de faire le suivi des associations féminines de la région, appuyées par le FAFE à travers les ONG partenaires, les petites et moyennes entreprises féminines bénéficiaires de prêts bancaires auprès de la BNDA au nombre de 11 et d’échanger avec le personnel de la direction régional et les services subrégionaux par rapports aux nouveaux mécanismes de financement FAFE. La délégation a saisi l’occasion pour échanger avec les femmes à travers l’organisation d’une assemblée d’information et de sensibilisation pour que les femmes de la région puissent d’avantage faire connaissance des opportunités qu’offre FAFE pour leur autonomisation et procédé au lancement officiel des activités de l’ONG opérateur de la région pour 2022 couplet à la remise de matériels et des équipements à une trentaine d’associations de femmes. La rencontre du personnel de la direction, l’assemblée d’information avec les femmes et le lancement des activités de l’ONG partenaire Alliance Malienne pour l’Environnement (AMEN) couplet à la remise de matériels et équipements qui ont été des temps fort de la mission se sont déroulé dans les locaux de la DRPFEF en présence du directeur régional, Moussa Doumbia. Au cours de l’assemblée d’information des femmes, Ibrahima A. Coulibaly et Mme Diallo Noumoukounda Sissoko, appuyés par la cheffe de division promotion de la femme à la DRPFEF – Mopti, Mme Coulibaly Salimata Sanogo ont présenté les mécanismes de financement du FAFE et les conditions d’accès. Il s’agit des 3 guichets dont le guichet 1 prend en charge les petites et moyennes entreprises et les AGR. A ce niveau, les femmes qui évoluent dans le domaine de la transformation Agro-alimentaire et le petit commerce disposant d’un NIF peuvent accéder à des prêts bancaires du FAFE à travers la BNDA d’un montant de 2 à 5 millions remboursable en 36 mois avec un taux d’intérêt de 7,5 à 8 %. La deuxième composante de ce guichet est consacrée aux AGR et est tenue par les caisses de micro finances au nombre de 5 dont Soro-yiriwaso à Mopti. Il octroie un crédit solidaire aux femmes de 50 à 500 mille francs pour un taux d’intérêt de 13 à 14% a -t-il expliqué. Les 2èmes et 3èmes guichets sont dédiés aux subventions. Selon M. Coulibaly, le guichet 2 prend en charge le leadership et la participation politique des femmes et le guichet 3 s’occupe de la réinsertion socio-économique des enfants en situation difficiles, les talibés, les enfants des militaires tombés sur le théâtre et les handicapés. Les différentes interventions des responsables de la mission ont été suivi des échanges sur les préoccupations entre autres comment sollicité l’accompagnement du FAFE, l’élaboration des requêtes de financement par les associations de femmes pour la plupart constitué des néo alpha et des témoignages des anciennes bénéficiaires du FAFE. Au nom des participantes, la présidente de l’association Lahidou de Socoura, Djénéba Coulibaly a salué l’initiative de cette assemblée d’information de la cellule technique qui a permis une meilleure connaissance des mécanismes, les objectifs et critères de financement du FAFE aux femmes. Les pouvoirs publics malin ont fait de l’autonomisation des femmes un levier du développement durable, c’est ce qui explique la création en janvier 2012 d’un Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Épanouissement de l’Enfant (FAFE). Ce fonds vise à soutenir les projets de développement en faveur des femmes maliennes pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin et les activités de renforcement du leadership et la participation politique des femmes dans la gouvernance du Mali. DC/KM (AMAP)

