Mopti : Suivi des activités des associations féminines appuyées par le FAFE

Mopti, 31 décembre (AMAP) Une mission de supervision et de suivi du Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Epanouissement de l’Enfant (FAFE), conduite par Ibrahima Abdoulaye Coulibaly était en visite de terrain à Mopti les 28 et 29 décembre, a constaté l’AMAP. Il s’agissait pour la mission de faire le suivi des associations féminines de la région, appuyées par le FAFE à travers les ONG partenaires, les petites et moyennes entreprises féminines bénéficiaires de prêts bancaires auprès de la BNDA au nombre de 11 et d’échanger avec le personnel de la direction régional et les services subrégionaux par rapports aux nouveaux mécanismes de financement FAFE. La délégation a saisi l’occasion pour échanger avec les femmes à travers l’organisation d’une assemblée d’information et de sensibilisation pour que les femmes de la région puissent d’avantage faire connaissance des opportunités qu’offre FAFE pour leur autonomisation et procédé au lancement officiel des activités de l’ONG opérateur de la région pour 2022 couplet à la remise de matériels et des équipements à une trentaine d’associations de femmes.  La rencontre du personnel de la direction, l’assemblée d’information avec les femmes et le lancement des activités de l’ONG partenaire Alliance Malienne pour l’Environnement (AMEN) couplet à la remise de matériels et équipements qui ont été des temps fort de la mission se sont déroulé dans les locaux de la DRPFEF en présence du directeur régional, Moussa Doumbia. Au cours de l’assemblée d’information des femmes, Ibrahima A. Coulibaly et Mme Diallo Noumoukounda Sissoko, appuyés par la cheffe de division promotion de la femme à la DRPFEF – Mopti, Mme Coulibaly Salimata Sanogo ont présenté les mécanismes de financement du FAFE et les conditions d’accès. Il s’agit des 3 guichets dont le guichet 1 prend en charge les petites et moyennes entreprises et les AGR. A ce niveau, les femmes qui évoluent dans le domaine de la transformation Agro-alimentaire et le petit commerce disposant d’un NIF peuvent accéder à des prêts bancaires du FAFE à travers la BNDA d’un montant de 2 à 5 millions remboursable en 36 mois avec un taux d’intérêt de 7,5 à 8 %. La deuxième composante de ce guichet est consacrée aux AGR et est tenue par les caisses de micro finances au nombre de 5 dont Soro-yiriwaso à Mopti. Il octroie un crédit solidaire aux femmes de 50 à 500 mille francs pour un taux d’intérêt de 13 à 14% a -t-il expliqué. Les 2èmes et 3èmes guichets sont dédiés aux subventions. Selon M. Coulibaly, le guichet 2 prend en charge le leadership et la participation politique des femmes et le guichet 3 s’occupe de la réinsertion socio-économique des enfants en situation difficiles, les talibés, les enfants des militaires tombés sur le théâtre et les handicapés. Les différentes interventions des responsables de la mission ont été suivi des échanges sur les préoccupations entre autres comment sollicité l’accompagnement du FAFE, l’élaboration des requêtes de financement par les associations de femmes pour la plupart constitué des néo alpha et des témoignages des anciennes bénéficiaires du FAFE. Au nom des participantes, la présidente de l’association Lahidou de Socoura, Djénéba Coulibaly a salué l’initiative de cette assemblée d’information de la cellule technique qui a permis une meilleure connaissance des mécanismes, les objectifs et critères de financement du FAFE aux femmes. Les pouvoirs publics malin ont fait de l’autonomisation des femmes un levier du développement durable, c’est ce qui explique la création en janvier 2012 d’un Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Épanouissement de l’Enfant (FAFE). Ce fonds vise à soutenir les projets de développement en faveur des femmes maliennes pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin et les activités de renforcement du leadership et la participation politique des femmes dans la gouvernance du Mali.  DC/KM (AMAP)

Nara: Une attaque complexe tue quatre soldats (Sources militaires)

Nara, 30 déc (AMAP) Une attaque complexe, combinant Engins explosifs improvisés (EEI) et arme lourde, a fait, mercredi, 04 soldats tués et une dizaine de blessés graves, selon des sources militaires qui indiquent que le bilan est provisoire. L’attaque contre une unité des Forces armées maliennes (FAMa), dans la Région de Nara, (Ouest) est intervenue, aux environs de 17h30, dans le secteur de Guiré, à une centaine de km de Nara (Ouest), vers la frontière mauritanienne. Un renfort a été dépêché sur le lieu pour sécuriser la zone et évacuer les blessés. BC (AMAP)

Pièces de monnaie : Leur rareté nuit aux activités commerciales

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 29 déc (AMAP) La crise de menues monnaies est une épine dans le pied des vendeurs et acheteurs, usagers et prestataires. De nombreuses transactions tournent court à cause de cette pénurie. Ramatoulaye (nom d’emprunt), la quarantaine, est salariée dans une société de la place. Elle prend un taxi, à sa descente du travail, à 17 heures pour se rendre chez elle, au quartier de… Le taximan l’informe : «Les frais de transport coûtent 1.750 Fcfa.» Arrivée à destination, elle lui tend un billet de 5.000 Fcfa duquel doivent être soustraits les 1.750 Fcfa. «Warimissin téyi» : « Pas de monnaie » répond le taximan, en bambara. Embarassée, elle lui donne un billet de 2.000 Fcfa. «Warimissin téyi», répète le chauffeur de taxi. « Ne sachant plus que faire, j’ai été obligée d’acheter 250 Fcfa de crédit téléphonique chez un boutiquier du coin qui hésitait, également, à faire la monnaie», confie-t-elle. Cette situation est loin d’être un cas isolé. À Bamako, les opérations d’achat/vente avortent, de plus en plus, du fait du manque de pièces de monnaie de 5 à 500 Fcfa. Ce problème est surtout récurrent dans les officines, les supermarchés, les boutiques, chez les chauffeurs de taxis et Sotrama, dans les cybercafés, les restaurants, etc. Le client a souvent le choix entre aller, lui-même, chercher la monnaie ou annuler son achat ou encore se voir proposer des friandises à la place de la monnaie par des boutiquiers. Awa Magassouba vend des bijoux au Marché rose de Bamako. « La relative pénurie de pièces d’argent donne envie d’arrêter le commerce chaque jour », se plaint-elle. «Généralement, la plupart de mes clients donnent 500 Fcfa pour des achats de 200 ou 300 Fcfa. Pour avoir des pièces de monnaie, je suis obligée d’acheter souvent des sachets d’eau de 25 Fcfa, même quand je n’ai pas soif», explique la marchande. Elle ajoute qu’elle perd de nombreux clients, chaque jour, faute de monnaie pour l’acheteur. Pour pouvoir conserver sa clientèle, Awa renonce souvent à la monnaie. Elle invite les établissements financiers à mettre les pièces d’argent à la disposition des usagers. Le manque de pièces de monnaie est un calvaire dans les échanges entre ménagères et vendeurs de condiments. Il est plus aisé de trouver la monnaie de 5.000 Fcfa que de 500 Fcfa, à en croire certaines d’entre elles. Vendeur de condiments au marché de Ouolofobougou, en Commune IV du District de Bamako, Boubacar Camara explique ce problème par la commercialisation des pièces d’argent. «Avant, les mendiants nous donnaient des pièces en échange de bonbons ou autres articles. De nos jours, ils monnayent les pièces de 450 contre un billet 500 Fcfa», selon Boubacar. Pour éviter la perte des clients, notre épicier remet certaines de ses marchandises telles que les bouillons aux clients en lieu et place de leur monnaie. Dans les Sotramas (véhicules de transport en commun), passagers et apprentis chauffeurs sont très souvent à couteaux tirés à cause de la monnaie. Apprenti de Sotrama à Daoudabougou, Fousseyni Touré a été plusieurs fois obligé de laisser des clients partir avec sa monnaie. «Deux clients m’ont donné 500 Fcfa alors qu’ils avaient confirmé être en possession de 450 Fcfa. J’ai donc refusé de leur retourner la monnaie de 50 Fcfa», explique Fousseyni. Certains expliquent la situation par la cherté de la vie, la commercialisation des pièces et le manque d’argent. Un cambiste de pièces d’argent, qui a requis l’anonymat, réfute cette affirmation, précisant qu’il s’approvisionne auprès des grands commerçants, des mendiants et des banques. « Quand tu as un chèque, tu peux demander aux banquiers de te donner des pièces et c’est gratuit », dit-il. Dans la pratique, il échange 500 contre des jetons de 450 Fcfa. Les usagers sollicitent ce genre de service pour éviter les longues files d’attente des banques pour avoir des pièces de monnaie. Interrogé à ce propos, le directeur de l’Agence principale de la Banque de développement du Mali (BDM), Ibrahima Mahamadou Sow, explique que la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) délivre les jetons selon un calendrier bimensuel ou trimestriel. «Elle nous avise de la mise à disposition des pièces de monnaie à des dates spécifiques», indique M. Sow. C’est en ce moment que la BDM va exprimer ses besoins en jetons. Ainsi, lorsque les agences sont approvisionnées, il y a une grande quantité de jetons à leur disposition pour pouvoir payer les chèques et faire face à la demande de la clientèle. Un client, qui a un chèque de 500.000 Fcfa, peut avoir jusqu’à 100.000 Fcfa en pièces, s’il en fait la demande. Cependant, des mesures sont prises pour ne pas épuiser le stock avant la prochaine provision. Les agences qui en expriment le besoin sont fournies. Celles de Bamako sont les plus fournies en pièces de monnaie parce que le petit commerce est plus développé dans la capitale. Selon le directeur de l’Agence principale de la BDM-SA, les entreprises telles que les pharmacies, les grandes surfaces, les alimentations ont le droit de s’inscrire à la BCEAO pour avoir accès aux jetons. Le banquier rejette l’allégation de rareté de jetons sur le marché. « C’est une situation qui est apparente mais pas réelle, parce qu’on en trouve lorsqu’on fait la demande à la banque», assure-t-il. Selon lui, c’est l’utilisation qu’on en fait qui donne cette impression. Ibrahima Mahamadou Sow regrette que les agents préfèrent garder les jetons pour les donner, par affinité, aux entreprises ou à d’autres personnes qui leurs sont proches. FMS (AMAP)

CAN 2021: Le chef de l’État remet le drapeau national aux Aigles

Bamako, 29 déc (AMAP) Le capitaine de l’équipe nationale de football, les Aigles du Mali, Hamari Traoré, a reçu, mardi, les couleurs nationales des mains du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Au cours de cette cérémonie solennelle, le chef de l’État s’est adressé aux Aigles, avant leur départ pour Jeddah, en Arabie Saoudite, où ils doivent se préparer pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, prévue au Cameroun, du 9 janvier au 12 février prochain. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher et du président de la Fédération malienne de football, Mamoutou Touré  » Bavieux « . La sélection nationale a entamé son rassemblement au complexe sportif de Kabala. Les Aigles s’envolent ce mercredi pour Jeddah où effectueront un stage de préparation. Ils rallieront, ensuite, le Cameroun où ils disputeront la CAN. MT/MD (AMAP)

Assises nationales de la refondation : L’ultime étape du grand rendez-vous pour un Mali nouveau

Par Issa DEMBELE Bamako, 28 déc (AMAP) L’ouverture de la phase nationale des Assises nationales de la refondation (ANR), lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a été un moment solennel dans la vie de notre nation. Plutôt qu’une option, cette concertation est impérative pour le Mali eu égard à son état de déliquescence avancée, a estimé le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. «Le rendez-vous pour un Mali nouveau». C’est le slogan de la phase nationale des ANR qui a été solennellement lancée par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. L’événement a mobilisé le ban et l’arrière-ban de la République. Outre les chefs d’institutions et les membres du gouvernement, il y avait un ancien chef d’État, Pr Dioncounda Traoré, deux anciens Premiers ministres, des diplomates, des autorités religieuses et coutumières… Ces Assises ont été initiées parce qu’il était impérieux que les Maliens se retrouvent pour trouver des solutions pertinentes aux multiples maux dont souffre le pays, depuis près d’une décennie. L’État peine à exercer son autorité sur une large partie du territoire et des attaques terroristes endeuillent régulièrement les populations. L’instabilité est également politique et les défis sont pressants dans les domaines de la justice, de l’éducation, de l’économie, du social, du foncier… «Plutôt qu’une option, ces ANR sont impératives pour le Mali eu égard à son état de déliquescence avancée», a résumé le président de la Transition. Les objectifs de ces débats sont donc clairs : faire un diagnostic sans complaisance de l’état de la nation, tirer les meilleures leçons des foras passés et faire des propositions permettant de construire une solution de sortie de crise qui, en même temps, ouvre d’heureux horizons au peuple malien. Les Maliens de tous bords ont ainsi l’occasion de poser les jalons du sursaut national, de converger vers un avenir meilleur et prospère. Les débats vont durer jusqu’au 30 décembre. Ces quatre jours d’échanges constituent la phase ultime de ces Assises, qui ont débuté depuis le 11 de ce mois à travers des concertations locales dans 725 sur 759 communes, 51 sur 60 cercles et dans toutes les régions, à l’exception notoire des Régions de Kidal et Ménaka. Les représentations diplomatiques du Mali dans 26 pays de forte concentration de nos concitoyens à l’étranger ont, aussi, servi de cadre à ces concertations. La phase nationale sera une «étape cruciale dans la marche héroïque de notre pays vers le redressement», selon le chef de l’État qui a encore souligné que ces ANR «nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyen que nous voulons être, le type de leader dont nous avons besoin pour bâtir le Mali nouveau». Le colonel Assimi Goïta, qui s’est dit confiant en la capacité de sursaut du peuple malien, s’est réjoui du fait que les phases locales ont donné le ton et le début du contenu du processus de refondation. Puisqu’elles ont permis de mettre en commun les différentes attentes des populations quant au renouveau politique, institutionnel, sécuritaire, économique et social attendu. PRENDRE LE TRAIN EN MARCHE – Bien que ces ANR constituent une étape importante, les résultats qui en sortiront ne seront, cependant, que le début de la refondation. Il sera mis en place, à la fin des Assises, un Comité de suivi et d’évaluation, ainsi qu’une phase technique intense qui élaborera des cadres de référence d’orientations stratégiques, de planification économique et de développement… Bref, toute une panoplie d’outils institutionnels, législatifs et techniques du nouveau Mali. «Il s’agira d’aboutir à la mise en place d’une stratégie cohérente qui combine et coordonne l’action publique dans tous les secteurs tout en engageant une estimation budgétaire du coût de la refondation », annoncé le chef de l’État. Auparavant, le président du Panel des hautes personnalités des ANR s’était félicité de l’engouement exceptionnel manifesté par les populations locales lors des trois premières phases. Pour lui, c’est la preuve de la ferme volonté populaire de contribuer à l’édification d’un Mali nouveau. Mais pour changer véritablement la situation de notre pays, « il faut d’abord que nous changions nous-mêmes», a plaidé Zeïni Moulaye qui a ainsi exhorté les participants à placer la «transformation de l’homme malien au cœur des débats». Le Panel garde l’espoir de voir que ceux qui n’ont pas encore pris le train le feront. Cet espoir est d’autant plus permis que lors des rencontres initiées par le Panel, aucun interlocuteur n’a fermé la porte du dialogue. « Ce qui nous porte à croire que dans un proche avenir, tous les Maliens se retrouveront pour construire ce Mali nouveau auquel notre peuple aspire», a déclaré Zeïni Moulaye. ID (AMAP)  

Assises nationales de la refondation : la phase nationale démarre ce lundi

Bamako, 27 déc (AMAP) La phase nationale des Assises nationales de la refondation (ANR) démarre, ce lundi 27 décembre 2021, avec environ 1.000 participants, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), après les phases déconcentrées, tenues du 11 au 23 décembre dernier, ont annoncé les responsables des instances des ANR, Le président du Panel des hautes personnalités, Zeïni Moulaye, et le président de la Commission nationale d’organisation des Assises, Mamadou Hachim Koumaré, ont indiqué, samedi, lors d’un point de presse, que l’ouverture de cette importante rencontre sera présidée par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. La rencontre avec les médias a fait le point de la situation de la phase déconcentrée des ANR, tenue dans plusieurs communes, cercles et régions ainsi que dans le District de Bamako et la diaspora. Selon les conférenciers, plus de 80.000 personnes ont participé à cette étape et donné leurs points de vue sur ce que doit être le Mali. D’après eux, ces Assises se sont tenues dans les langues locales des différents lieux. « À ce jour, nous avons pu tenir les Assises dans 51 cercles sur les 60. Elles se sont déroulées aussi sur l’ensemble des régions sauf deux», a indiqué le président de la Commission d’organisation des ANR. Selon les responsables du forum, ces deux régions sont celles de Kidal et Ménaka. Ils ont, en outre, affirmé que cette phase s’est tenue dans plus de 700 communes. De même, selon eux, la diaspora s’est fortement mobilisée pour prendre part à la rencontre dans 26 pays. « Les déplacés y ont participé. De même que les réfugiés», a déclaré Mamadou Hachim Koumaré. Les conférenciers ont dit avoir noté l’engouement des populations lors de cette étape. « La plupart des zones où on ne s’attendait qu’à 100 personnes, nous sommes allés à plus de 200. Et quand il s’agissait de 150 personnes, on se retrouvait à 250», a confié le premier responsable de l’organisation de la rencontre. Selon l’ancien ministre Koumaré, les Maliens sont venus, « d’une façon libre et inclusive, dire t tout ce qu’ils pouvaient faire pour améliorer les 13 thématiques». Pour lui, ces Assises sont une occasion unique pour l’ensemble des Maliens de se retrouver, de discuter et de dire ensemble ce que « nous voulons du Mali et ce que nous voulons que le Mali soit demain pour nos progénitures». Parlant de ceux qui ont refusé de participer aux ANR, le président du Panel des hautes personnalités n’a pas voulu porter de «jugements de valeur» sur leurs positions. Zeïni Moulaye a espéré que certains d’entre eux prendront le train en marche. Au cours des travaux de la phase nationale, qui commence ce lundi, les 13 thématiques seront reparties entre quatre ateliers. Chacun des participants aura le loisir d’aller vers la thématique de son choix. Le président du Panel a aussi assuré que le débat sera tout aussi libre et indépendant, lors de la phase nationale. Cela est d’autant plus important que les instances des Assises nationales attendent une moisson telle que « nous pourrions disposer de recommandations fortes qui nous permettraient de construire une solution de une sortie de crise dans notre pays», selon Zeïni Moulaye. « Une solution pour aujourd’hui et pour demain d’autant que, a-t-il annoncé, dans les termes de référence, il est prévu la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation pour les 25 années à venir ». L’ancien ministre a ajouté que ce comité va devoir traduire la substance des résolutions, des recommandations et des suggestions en projets et programmes dans le cadre d’une programmation stratégique à long terme. « Et cela, a-t-il indiqué, pour la paix, la sécurité ainsi que la stabilité du pays et surtout le développement » BD/MD (AMAP)  

Assises nationales de la refondation : … Dans les Régions aussi

Bamako, 23 déc (AMAP) Les participants sont invités à faire des propositions susceptibles d’être prises en compte lors de la phase nationale qui se déroulera du 27 au 31 décembre prochain dans la capitale, Bamako. Sikasso : le bon démarrage des travaux Les ANR niveau région ont bien démarré dans la Capitale du Kénédougou. Les activités ont été présidées par le gouverneur de la Région, Sinè Dembélé. “Nous devons saisir cette opportunité pour nous prononcer sur les causes de nos crises à travers un dialogue franc et courtois. Cela nous permettra d’endiguer le scepticisme et briser le cercle infernal de la crise multidimensionnelle que nous vivons depuis 2012”, a dit le chef de l’exécutif regional dans son discours d’ouverture. S’agissant de l’importance de ces Assises, le gouverneur Dembélé a affirmé qu’elles seront “le moyen pour les Maliens de valoriser davantage notre vivre ensemble à travers la cohésion sociale, la cohabitation harmonieuse, l’entraide entre les communautés et la promotion du cousinage à plaisanterie”. De son côté, le superviseur de la commission d’organisation des ANR dans la Région de Sikasso, l’ancien ministre Modibo Kadjoké, a souligné que de 1991 à nos jours, il existe de grosses tâches noires sur la démocratie malienne. “Le Mali est confronté à de nombreuses crises notamment d’ordre sécuritaire, politique, social, économique”, a-t-il affirmé. Mariam F. DIABATÉ Amap-Sikasso San : Des discussions sont bien engagéesLe gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, a lancé, mercredi matin, dans la salle de réunion de la préfecture, les travaux de la phase régionale des ANR.C’était en présence des préfets et leurs adjoints des Cercles de San et Tominian, du représentant de la Commission nationale d’organisation, assigné à la région de San, Me Abdrahamane Touré, du maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, du point focal de la Région, Adama Jean Dembélé, et de l’ensemble des forces vives de la Région de San. Les discussions sont bien engagées et tout se déroule normalement. Noumballa CAMARA Amap-San Koulikoro : les ANR sont l’occasion de se rassembler La phase régionale des ANR à Koulikoro, a débuté, hier matin, par un acte citoyen : l’hymne national du Mali chanté par les participants dans la salle de conférence du gouvernorat. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo. Pour le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Bakoroba Kané, ce forum constitue « sans nul doute une opportunité historique sur le chemin du rassemblement et du dialogue ». Il a ajouté que ces discussions « sont indispensables pour un diagnostic sans complaisance de la gravité et de la profondeur de la crise et ses enjeux». Selon le gouverneur, « la période de transition en cours est une opportunité pour le peuple malien de se concerter autour de la vision du changement et des réformes globales nécessaires, d’identifier les goulots d’étranglement, qui empêchent la mise en œuvre des propositions de solutions, pour restaurer les principes républicains et démocratiques et corriger les faiblesses et failles qui gangrènent le système de gouvernance au Mali ». Amadou MAIGA & Amadou DIARRA Amap – Koulikoro Kita : le gouverneur invite à des contributions pertinentes C’est parti hier à Kita, pour la phase régionale des ANR, sous la présidence du gouverneur de Région de Kita, Daouda Maiga. Les délégués issus des regroupements de femmes, des jeunes, des légitimités traditionnelles ; religieuses et des Forces de défense et de sécurité sont repartis en deux groupes de travail pour examiner les 13 thématiques de la rencontre. Pour le gouverneur de la Région, «ces Assises sont une opportunité d’apporter des contributions pertinentes dans un esprit de responsabilité partagée ». Mohamed FABRICE Amap-Kita Nioro du Sahel : les couches socioprofessionnelles ont répondu à l’appel Après les communes et les cercles, les ANR ont démarré, ce mercredi, à Nioro du Sahel, en présence du gouverneur de la Région, le colonel Aly Anadji. Les différentes couches socioprofessionnelles de la Région ont répondu présent à l’appel pour participer à l’élaboration des textes qui vont régir la renaissance d’un Mali nouveau. Après une minute de silence observée en la mémoire des populations maliennes victimes des événements douloureux, depuis 2012, dont les vaillants soldats tombés sur le champ de l’honneur, le gouverneur a indiqué que l’objectif principal de ces assises n’est autre que “la mise en exécution d’une vision des nouvelles autorités”. Une dynamique qui s’inscrit dans “un processus de reconstruction de l’État malien qui peine à retrouver ses marques à cause des différentes crises sociopolitiques caractérisées par des ruptures de l’ordre constitutionnel établi”. En outre, le colonel Aly Anadji a exhorté les participants “au dépassement de soi dans le respect mutuel et à l’instauration d’un débat courtois ,convivial et fécond dans la diversité d’opinions”. Moussa DIAKITÉ Amap-Nioro du Sahel Gao : l’insécurité au cœur des travaux À l’instar des autres capitales régionales, la Région de Gao a entamé, hier cette phase des ANR, sous la présidence du gouverneur, le général de brigade Moussa Traoré . Pour le point focal des ANR de Gao, Diabri Abdoualye Maïga, ces ANR sont une chance pour les populations de Gao. Parce que, selon lui, la problématique de l’insécurité qui fait partie des treize sujets sera bien débattu au cours des travaux. Le gouverneur, le général de brigade, Moussa Traoré, a remercié l’ensemble des participants. Il rappelé que depuis 2012, le Mali est confronté aux conséquences d’une rébellion dans son septentrion qui a favorisé l’avènement d’une crise multidimensionnelle ébranlant “les fondements de notre chère nation”.Le chef de l’exécutif régional a aussi demandé à chacun des participants d’être assidu et attentif, compte tenu de l’importance de ces Assises. Abdourhamane TOURÉ Amap-Gao Kayes : la stabilisation de l’école fait partie des préoccupations Les ANR au niveau régional à Kayes enregistrent la participation de 150 délégués représentant l’administration, les collectivités locales (mairie, Conseil de Cercle, Conseil régional), les services régionaux, les Forces armées et de sécurité, les autorités traditionnelles et coutumières, la société civile, bref, de l’ensemble des couches socioprofessionnelles

Marché central à poisson de Bamako : Cherche occupants…désespérément

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 22 déc (AMAP) Construite en 2011 dans la zone aéroportuaire, le Marché central à poisson de Bamako, peine à attirer les vendeurs de poisson pour des raisons d’affluence. Mais pas seulement. « L’inauguration de l’infrastructure avait suscité beaucoup d’espoir », se souvient Mme Nana Thiéro. Rencontrée derrière le siège de l’agence de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Quartier du fleuve, cette mareyeuse témoigne : «Nous avions commencé à le fréquenter. Nous quittions nos maisons à 5h du matin pour y aller et nous rentrions, souvent, tard la nuit ». « Après deux semaines, nous avons décidé de reprendre service dans nos marchés respectifs, faute de clients. Vu l’endroit où il se trouve, le transfert des activités des mareyeurs sera très contraignant pour nous», explique-t-elle. Ce témoignage résume en substance la problématique de la viabilité du Marché central à poisson de Bamako. Construite en 2011 dans la zone aéroportuaire grâce à un soutien financier du partenaire japonais, l’infrastructure attend d’être occupée, près de dix ans après sa réalisation pour mettre fin à la vente anarchique de poisson à travers la ville. Il suffit pourtant de parcourir Bamako pour se rendre compte de cette nécessité. On y aperçoit, de part et d’autre, des routes et autres grandes artères, des points de vente de poissons frais exposés à l’air, dans des conditions pas vraiment hygiéniques. Les étals sont envahis par de grosses mouches. Ils transforment ces coins en un marché spontané au fil du temps. C’est le cas du marché improvisé de vente de poisson derrière l’Agence de la BCEAO. Ces coopératives de revendeurs de poissons n’ont toujours pas accepté de transférer leurs activités au Marché central à poisson de Bamako. Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage s’est rendue à l’Agence de gestion du Marché central à poisson de Bamako. En ce jour, la cour dudit marché est presque déserte. Quelques grossistes y opèrent tout de même. Les 200 magasins et 117 places destinés à la vente au détail et au conditionnement du poisson ne sont pas toujours opérationnels. VOCATION PREMIÈRE – C’est dans cette ambiance que nous avons rencontré la présidente directrice générale de cette Agence, Mme Diawara Aïssata Hamata Touré.. « Le Japon a financé la construction de ce marché, afin que nos mareyeurs et mareyeuses quittent cette insalubrité dans laquelle ils vendent les poissons », explique Mme Diawara. Sa vocation première est, selon elle, la vente de poisson en gros et l’approvisionnement des marchés de Bamako et ceux de l’intérieur du pays. « Il faut un marché moderne, semblable à un port sec où tous les grossistes de poisson doivent se retrouver pour vendre le poisson de bonne qualité et dans de très bonnes conditions de conservation. C’est pourquoi, ce marché a été créé. Les grossistes doivent se retrouver ici avec quelques détaillants », poursuit la présidente directrice générale. Pour ce faire, un protocole d’accord a été signé le 17 janvier 2012 avec les coopératives de revendeurs de poissons qui se sont engagées à y transférer leurs activités. « Un engagement formel qui n’a pas été suivi d’effet, car les coopératives n’ont jamais transféré leurs activités au Marché central à poisson », déplore-t-elle. Mme Diawara Aïssata Hamata Touré explique : «À l’instar de mes prédécesseurs, je me suis investie pour faire venir les associations de revendeurs sur cet espace sans succès, pour l’instant. Plusieurs réunions ont eu lieu avec eux. Les promesses de regagner le marché n’ont toujours pas été tenues. Ils se plaignent de l’éloignement de l’endroit.» Un autre facteur, qui explique le peu d’engouement pour ce marché, est que la gestion de l’infrastructure serait un point de discorde avec les acteurs du commerce de poisson qui voudraient se voir confier la direction de l’établissement. Ils réclameraient la paternité du marché. « Ce qui n’est pas possible, parce que c’est un établissement public sur la gestion duquel l’État est très regardant », martèle Mme Diawara. PROBLÈME À BRAS LE CORPS – Toutefois, pour favoriser l’installation des vendeurs de poisson, des propositions ont été faites dans ce sens. Il s’agit, entre autres, de l’appui à la formation des grossistes, l’intervention auprès de l’État pour faciliter l’écoulement des produits. Outre l’appui logistique pour la livraison des commandes sur les marchés de Bamako, une politique de diminution de la taxe douanière a été proposée. L’objectif est de convaincre les revendeurs de transférer leurs activités sur le Marché central à poisson de Bamako. Le ministre délégué en charge de l’Élevage et de la Pêche, en accord avec son collègue de l’Économie et des Finances, a décidé de faire appliquer, dans six mois, un demi-tarif sur les frais douaniers pour ceux qui accepteront de venir s’y installer. En attendant, les marchés traditionnels semblent avoir de beaux jours devant eux. Du marché Dossolo Traoré, en passant par le Nouveau marché de Médine, les Halles de Bamako et la rue de la BCEAO, les vendeurs se frottent les mains. Le marché Dossolo Traoré abrite le plus grand point de vente de poisson frais à Bamako. « Plus de 1.000 vendeuses y exercent », nous explique le président du Collectif national des acteurs des marchés du Mali, Abdoulaye Cissé. Comme au niveau de la plupart des marchés, ici les poissons frais sont étalés à même le sol, sur du plastique. L’environnement est insalubre. Selon Abdoulaye Cissé, le Marché central à poisson de Bamako n’est pas un espace idéal pour la vente de poisson frais. « L’endroit est trop éloigné de la ville. Les détaillants ne pourront pas y rester parce que les clients ne viendront pas », explique-t-il. « Vouloir forcer les poissonniers à y transférer leurs activités, c’est prendre le risque de créer des points de vente anarchiques à travers la ville de Bamako, car ils abandonneront les marchés pour occuper les rues », pense Abdoulaye Cissé. Pour lui, le transfert n’arrangera pas les revendeurs, « car aucun client ne quittera par exemple un quartier comme Lafiabougou pour aller acheter un kilo de poisson au marché central », argumente-t-il. « La meilleure alternative est la construction de points de vente modernes, d’étals en carreaux et

Production de coton dans la Zone Franc : Le Mali occupera la première place (Département d’Etat Us de l’Agriculture)

Bamako, 21 déc (AMAP) Un rapport du Département américain de l’Agriculture (USDA), en date du 28 septembre 2021, prédit que le Mali sera le plus grand producteur de coton en Afrique pour la campagne 2021/22, suivi du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cette projection, en attendant la fin des opérations de compilation des derniers chiffres relatifs à la production cotonnière, cette année, « résulte de l’exploitation d’une superficie presque record et des conditions météorologiques favorables à l’établissement et au développement des cultures de juin à début septembre », précise le document dont l’authenticité a été confirmée par la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT). « Le Mali a semé une superficie record de 795.000 hectares (ha), en hausse de 630.000 hectares (382%) par rapport à la récolte boycottée de l’année dernière », argumente le document. Il ajoute que la Côte d’Ivoire a également semé une superficie agricole record de 460.000 ha, tandis que le Bénin et le Burkina Faso ont, chacun sem,é plus de 600.000 hectares cette année. La Zone franc africaine, telle que définie par les estimations de l’offre et de la demande agricole mondiale de l’USDA, comprend dix pays francophones d’Afrique de l’Ouest dont la production totale de coton, au cours des trois dernières années, classe la région au sixième rang mondial des producteurs de coton. Pour la campagne cotonnière 2021/2022, l’USDA prédit pour la Zone franc africaine une production de près de 5,86 millions de balles, en hausse d’un million de balles (21%) par rapport à l’année dernière et en baisse de 59.000 balles (1%) par rapport à la récolte record de la campagne 2019/2020. La superficie récoltée devrait s’établir à 3,1 millions d’hectares, en hausse de 710.000 hectares (29%) par rapport à l’année dernière et à 5.000 hectares par rapport à la zone record pour la campagne 2019/2020. Le rendement prévu de 408 kilos par hectare est presque égal au rendement moyen des 5 dernières années, précise le rapport. Selon les rapports régionaux sur les semis de cultures, l’apparition opportune des pluies en juin a permis à la plupart des pays d’atteindre plus de 90% de leurs objectifs de superficies ensemencées d’ici la fin juillet. Il constate que les périodes de sécheresse en juin et juillet ont retardé les semis au Togo et au Bénin. Les conditions de récolte sont bonnes à excellentes au début du mois de septembre après que la plupart des grandes régions productrices de coton ont reçu des précipitations moyennes à supérieures à la moyenne du 1er juin au 10 septembre. Les pluies supérieures à la moyenne en août ont également stimulé les réserves d’humidité du sol et aidé les cultures ensemencées tardivement à se remettre d’une saison agricole retardée, note le rapport. La région de Sikasso, dans le Sud du Mali, est l’une des plus grandes zones de production de coton de la zone franc africaine. Elle produit environ 65% de la production totale de notre pays. Les précipitations cumulatives dans cette région étaient supérieures à la moyenne de juin à septembre. Les mesures de l’Indice de végétation par différence normalisée (IVDN) des terres cultivées étaient moyennes à supérieures à la moyenne vers la mi-septembre. OS (AMAP)  

SEBA 2021 : Des séances de lecture aux enfants

Bamako, 21 décembre (AMAP) Dans le cadre de la 5ème édition du Salon de l’enfance de Bamako (SEBA 2021), des séances de lecture se tiennent, chaque jour à la Cité des enfants, à l’intention des enfants âgés de 11 à 16 ans, a constaté l’AMAP. Ainsi, Mme Oury Koné a animé, le samedi dernier  dans la salle des réunions de la Cité des Enfants, un atelier de lecture. Des enfants non-voyants et  des sourds-muets ont pris part à l’activité. L’atelier avait pour but principal d’apprendre aux enfants l’importance de la lecture et ses multiples avantages. Il s’agissait surtout d’inciter les enfants à faire de la lecture une habitude. Lors de la formation, les enfants ont découvert un livre dénommé « Nagnouma, la mystérieuse » qui a pour auteur Mme Oury Koné. C’est un livre très éducatif pour les enfants lesquels qui ont pu tirer plein de leçon de vie. Aussi, l’atelier a enregistré une séance de dessin  au grand plaisir des enfants. Le code de la route a en plus été rappelé aux participants. Faut-il noter que les enfants ont affiché une bonne humeur à travers des chants au cours de la formation. Fatoumata DIANKA, APJEC