Mobilisation inédite à Bamako en soutien aux autorités de la Transition
Bamako, 14 janv (AMAP) Des milliers de Maliens se sont retrouvés, ce vendredi, au Boulevard de l’Indépendance a Bamako, pour protester contre les sanctions prises contre le Mali par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au cours des sommets extraordinaires tenus le 9 janvier dernier à Accra, au Ghana. Suite à ces sanctions, les autorités maliennes ont tenu, le lendemain, un conseil des ministres extraordinaire pour examiner les conclusions de ces deux sommets. Elles ont appelé l’ensemble des populations de l’intérieur et de la diaspora à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire ce vendredi. C’est à cet appel que les Maliens ont répondu, cet après-midi, à travers une mobilisation sans précèdent au Boulevard de l’Indépendance. Au cours du rassemblement, qui a vu la présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de plusieurs membres du gouvernement et des institutions, les intervenants ont dénoncé « des sanctions illégales et injustes » des deux organisations sous-régionales contre le Mali. Le Premier ministre a salué les autorités guinéennes qui ont refusé d’appliquer ces sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA. Il a remercié la Russie et la Chine, présentes aux côtés du Mali depuis son accession à l’indépendance, pour s’être opposées à un durcissement de ces sanctions au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a salué la Mauritanie et l’Algérie pour leur soutien. De même que les syndicats, partis politiques, personnalités africaines et autres soutiens qui se sont manifestés à l’endroit du Mali face à ces sanctions. Le chef du gouvernement, qui soutient que les autorités ne suivront que la volonté exprimée par le peuple malien, a indiqué qu’elles sont toujours ouvertes au dialogue avec la CEDEAO et l’UEMOA. Pendant que des milliers de personnes étaient rassemblées à Bamako, d’autres rassemblements avaient lieu, au même moment, dans toutes les régions du Mali pour exprimer, à l’unisson, le soutien du peuple aux autorités de la Transition. Mais, aussi, pour dénoncer les sanctions extrêmes prises contre le pays qui fait face à l’insécurité et une crise multidimensionnelle qui lui est imposée depuis une décennie. DD/MD (AMAP)
Mali : Grand meeting à Bamako contre les sanctions de la CEDEAO
Bamako, 14 janv (AMAP) Une grande manifestation de soutien aux autorités de la Transition et de protestation contre les sanctions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali a réuni de nombreuses personnes à la place de l’indépendance de Bamako, la capitale malienne. Les manifestations répondent à l’appel du gouvernement et de plusieurs organisations politiques et de la société civile. Il s’agit, notamment, du Pôle politique du consensus, de la Convention pour le Mali ou encore du mouvement Yèrèwolo debout sur les remparts. Sortis en masse, les manifestants ont commencé à se rassembler dès la matinée. Accompagnés de sons de vuvuzelas et parés des couleurs nationales, ils ne cachent pas leur enthousiasme et leur détermination. « Nous avons effectué la prière de vendredi sur le boulevard. Nous voulons montrer à la communauté internationale toute la solidarité du peuple malien envers les autorités de la Transition », a confié un manifestant. MT/MD (AMAP)
Sikasso : Tenue de la 2ème session ordinaire du CROCSAD
Sikasso, 14 janvier (AMAP) La salle de réunion du gouvernorat de Sikasso, a servi, mercredi dernier, de cadre pour les activités de la 2ème session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD), a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du gouverneur Moussa Diallo en présence du préfet du cercle de Sikasso, Dramane Diakité et la conseillère du gouverneur, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. L’évènement a également enregistré la présence des responsables des services techniques régionaux, des autorités administratives et politiques ainsi que des responsables des organismes et des services de défense et de sécurité. La session visait notamment à examiner et valider les indicateurs du cadre de mesure de performance et les programmations au titre de l’année 2022 et à partager avec les acteurs régionaux les indicateurs contenus dans le cadre de mesure de performance. Il s’agissait également de compléter la liste des indicateurs, de valider les programmations de l’année 2022 des différents secteurs et de formuler des recommandations en vue d’un meilleur suivi des indicateurs. A l’entame de son intervention, le représentant du gouverneur Moussa Diallo a rappelé que ce sont les travaux de l’atelier de revues régionales 2020 du Cadre de stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2019-2023) et les objectifs de développement durable (ODD) tenus du 25 au 27 août 2021 qui ont recommandé la tenue de la présente session. Il a indiqué que le pilotage régional du suivi du CREDD est assuré par les comités régionaux, locaux et communaux du CROCSAD. « Cette session permettra de valider l’ensemble des indicateurs susceptibles d’être renseigner par la région », a-t-il affirmé. Par ailleurs, le représentant du gouverneur a invité les participants à mener des réflexions approfondies afin d’examiner les différents documents ainsi que les difficultés soulevées. « Ceci contribuera à l’amélioration des conditions des populations de la région », a-t-il ajouté. Auparavant, Moussa Diallo avait rappelé que le CREDD constitue le cadre unique de référence des politiques et stratégies de développement du Mali. Il est le principal référentiel des partenaires techniques et financiers dans le cadre du dialogue et de l’appui qu’ils apportent à notre pays. « En réalité, nos objectifs sont atteints à travers la participation massive des structures et la qualité des échanges », a affirmé le directeur régional de la planification, de la statistique, de l’informatique, de l’aménagement du territoire et de la population, Mahamadou Maïga. Se prononçant sur les structures concernées par les activités du CROCSAD, M. Maïga les a invités à ne ménager aucun effort pour mener à bien toutes les tâches. Au cours des travaux, les participants ont échangé sur les présentations du secteur de l’économie rurale, du secteur secondaire, du secteur des ressources humaines et des infrastructures. MD/KM (AMAP)
Kangaba : La situation sécuritaire au menu à Minidian
Kangaba, 12 janvier (AMAP) Le comité consultatif de sécurité de la commune rurale de Minidian a récemment tenu une réunion dans la salle de délibération de la mairie sur la situation sécuritaire dans la commune, a constaté l’AMAP. Présidée par le maire de la commune monsieur N’Zié Sinayoko, cette rencontre a été élargie à tous les acteurs impliqués dans la recherche de la paix et de la sécurité dans la commune à savoir, les conseillers communaux, les leaders communautaires, traditionnels et coutumières, les tombolomas, les chasseurs, les jeunes, les femmes, les ONG et les forces de sécurité. Selon le maire, des rumeurs font état de l’arrivée des djihadistes sur la rive gauche du fleuve Niger précisément dans le cercle de Kangaba. Ainsi après le nord et le centre du pays, ces ennemis communs se dirigeraient semble-t-il vers le sud du Mali notamment le sud de Bamako. Mieux vaut prévenir que guérir disait le président du conseil de Cercle, Bakay B. Keïta, lors de cette rencontre. Pour ce faire, les participants venus des 11 villages de la commune ont échangé sur les mesures à prendre dans les villages et hameaux afin d’informer le plus rapidement possible les agents de sécurité. La collaboration avec les forces de sécurité en leur fournissant les renseignements sur toutes les personnes étrangères qui errent entre les villages a été la principale recommandation de la rencontre. Plusieurs autres mesures et recommandations ont été adoptées à savoir, le contrôle permanent au niveau des postes de contrôle et de sécurité, l’interdiction de la traversée nocturne sur le fleuve sauf cas de force majeure, la discrétion des autorités pour les éventuels dénonciateurs, l’augmentation du nombre d’agents de sécurité dans le cercle, la création de comité villageois de sécurité, l’ouverture du commissariat de police, du camp des gardes et de la protection civile tant attendu à Kangaba, la multiplication des postes de sécurité dans le cercle et surtout sur la rive droite du Niger et l’implication de tous dans la lutte contre la prolifération des armes légères. A l’issue de la rencontre, les participants ont recommandé de multiplier de telles rencontres dans les communes du cercle. Pour rappel, le cercle de Kangaba comprend 09 communes et le chef-lieu de commune de la commune rurale de Minidian est la ville de Kangaba. SD/KM (AMAP)
Union nationale des Chambres consulaires du Mali : « Le marché est suffisamment approvisionné »
Bamako, 11 janv (AMAP) L’Union nationale des Chambres consulaires du Mali rassure la population malienne que le marché est suffisamment approvisionné en produits de première nécessité. Dans un communiqué, l’Union a fait cette déclaration, lundi, suite aux sanctions économiques et financières prises par les chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’encontre du Mali, Elle invite les opérateurs économiques à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de l’approvisionnement régulier à partir des autres corridors qui sont ouverts. L’Union nationale des Chambres consulaires du Mali indique savoir compter « sur l’esprit de civisme et de patriotisme de tous ». Le communiqué est signé par la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), le Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) et le Conseil malien des chargeurs (CMC). MD (AMAP)
Air France arrête ses vols sur Bamako
Bamako, 10 janv (AMAP) « Air France » ne transporte pas de passagers vers Bamako ce 10 janvier 2022, a annoncé la compagnie aérienne française. La compagnie confirme qu’elle ne pourra pas assurer la desserte de Bamako, au Mali, ce jour, “en raison de tensions géopolitiques régionales” liées à un embargo décidé par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’information est donnée via les réseaux sociaux par les équipes d’Air France qui disent être « mobilisées pour assister les clients dont les vols sont annulés ». AC/MD (AMAP)
Sanctions de la CEDEAO et l’UEMOA : Le gouvernement dénonce une injustice et annonce des mesures de réciprocité
Bamako, 10 janv (AMAP) Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, a dénoncé, dimanche soir, comme une injustice, les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). A la télévision nationale, en tenue militaire, le ton grave, quelques heures après les sanctions économiques et financières prises contre le Mali par la CEDEAO et l’UEMOA, dimanche 09 janvier 2022, lors d’un double sommet à Accra, au Ghana, le colonel Abdoulaye Maïga, a annoncé des “mesures de réciprocité”, donnant ainsi la réaction du gouvernement par un communiqué. « D’ores et déjà, sur la base de la réciprocité, le Mali décide de rappeler ses ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Ces annonces de Bamako interviennent en attendant « des mesures nécessaires » que le gouvernement prendra « dans les heures à venir en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses », a martelé le colonel Maïga. Le gouvernement « dénonce et rejette » les décisions de la CEDEAO à l’encontre du Mali. Il s’agit de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali, la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali. Mais également le gel des avoirs du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO. Le gouvernement rassure « l’opinion nationale que des dispositions ont été prises pour assurer l’approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés ». Le communiqué indique, aussi, qu’« au regard des violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations, le gouvernement du Mali tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités ». Le gouvernement du Mali a, également, « énergiquement » condamné les « sanctions illégales et illégitimes prises par l’UEMOA et la CEDEAO ». “Ces mesures, note le communiqué, contrastent avec les efforts fournis par le gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la CEDEAO sur le chronogramme des élections au Mali ». Elles émanent d’organisations « pourtant fondées sur la solidarité et l’idéal panafricain, curieusement au moment où les Forces armées maliennes engrangent des résultats spectaculaires dans la lutte contre le terrorisme, ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie », regrette le gouvernement. Le gouvernement précise que l’embargo décidé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, “applicable à un Etat souverain constitue une violation manifeste du Traité de l’UEMOA et des statuts de la BCEAO ». En outre, poursuit le communiqué, « le gel des avoirs d’un Etat, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant auquel chaque Etat membre a concédé son droit souverain d’émission ». Le gouvernement du Mali regrette aussi que des « organisations sous régionales ouest africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués », note le communiqué. Il déplore « le caractère inhumain de ces mesures qui viennent affecter les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire, notamment celle de la COVID-19 ». Le gouvernement invite les populations au calme et à la retenue. Et, « face à toute éventualité de déploiement des forces étrangères contre” le Mali, il appelle les Forces de défense et de sécurité, ainsi que la population, à redoubler de vigilance et à rester mobilisées », souligne le communiqué. Le texte appelle « à la solidarité et à l’accompagnement des pays et institutions amis ». MT/MD (AMAP)
Plus de 1 000 cas de Covid-19, dimanche, au Mali
Bamako, 09 janv (AMAP) La courbe des contaminations à la Covid-19 a encore explosé, dimanche, au Mali où les services de santé ont enregistré un record de 1 217 nouveaux malades et un décès, sur 5 294 échantillons testés. Cependant, selon le rapport journalier du département de la Santé et du Développement social, les médecins ont déclaré 188 patients guéris du coronavirus au cours des dernières 24 heures. Quelque 2 023 malades “sont sous traitement dans les structures de prise en charge”, indique la même source. Selon le tableau récapitulatif, la situation globale, depuis le 25 mars 2020, présente 25 197 cas positifs sur lesquels 20 193 patients guéris, soit un taux de guérison de 80,14% contre 672 décès equivalant à 2,66,% de létalité. À ce jour, 552 168 personnes ont recu une vaccination complète contre 396 092 qui ont reçu une seule dose. AT (AMAP)
Mali : Ouverture de l’Hôpital diocésain de San (Centre)
San, 09 janv (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a inauguré, samedi, l’Hôpital diocésain de San (Centre) dont l’ouverture était bloquée pour des formalités administratives et bureaucratiques. Il a invité les responsables religieux administratifs de l’établissement à se rendre, dès lundi, à Bamako, pour discuter avec le ministère de la Santé et du Développement Social et l’Ordre des médecins « afin de trouver une solution pour le bénéfice des populations de San et de tout le peuple malien ». Le chef du gouvernement a, aussi, instruit les structures des ministères concernés à se mettre à leur disposition pour pouvoir régler toutes les questions administratives. C’était en présence du Cardinal Jean Zerbo, archevêque de Bamako, du gouverneur de San, Ousmane Sangaré, de l’évêque nouvellement intronisé du Diocèse de San, Mgr Hassa Florent Koné, et du Maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra. L’Hôpital diocésain est l’œuvre de l’Eglise catholique de San, à travers la Conférence épiscopale du Mali. D’un coût de plus de trois milliards, il couvre une superficie de 5 hectares et comprend plusieurs services, entre autres, des maladies infectieuses, de médecine générale, materno-infantile, de chirurgie. « Depuis 2011, le Diocèse de San a nourri le désir de renforcer son intervention dans la pastorale de la santé à travers la construction d’un hôpital diocésain à San », a rappelé l’évêque de San. Il a rendu un vibrant hommage à feu l’évêque Mgr Jean Gabriel Diarra qui a initié le projet. « Nous lui dédions cette infrastructure pour montrer notre reconnaissance. Cet hôpital sera un lieu de témoignage de la foi en Jésus Christ dans la spécificité chrétienne catholique où les soins sont offerts en respectant la dignité humaine, l’éthique chrétienne. Il sera un instrument, un outil d’intégration et de cohésion sociale pour un meilleur vivre ensemble au Mali » a-t-il dit. Mgr Hassa Florent Koné a remercié l’Etat pour ses contributions multiformes pour faciliter la réalisation de cette œuvre, notamment le don du terrain, l’exonération des différents conteneurs de matériaux de construction venus d’Italie ainsi que la collaboration des services techniques de l’Etat. Il a, aussi, remercié la Conférence épiscopale du Mali qui a facilité la réalisation des travaux avec les partenaires financiers. Sans oublier l’Entreprise Ouattara Construction et tous ceux qui ont travaillé, dans l’ombre, à la réalisation de l’hôpital. Par ailleurs, l’évêque de San a saisi l’occasion pour solliciter l’appui pour le bitumage de la route reliant la RN6 au site de l’hôpital et la pose d’un poste transformateur pour l’hôpital. Le gouverneur, lui, a souligné que cette cérémonie revêt une importance toute particulière. Parce qu’elle « se situe au cœur du noble combat de l’Homme », pour la survie, pour la vie, pour le bien-être, « pour la quête permanente de la santé sans laquelle toutes initiatives humaines seraient vaines ». « Cette action phare des hommes de Dieu contribuera, très certainement, à renforcer l’échiquier des structures sanitaires de notre pays d’une part, et, surtout, permettra de recruter des jeunes diplômés et non diplômés afin de réduire significativement le taux de chômage, d’autre part » a-t-il dit. Le gouverneur a indiqué le respect impérieux, par « le nouvel hôpital et ses responsables, des exigences notamment les normes techniques et d’éthique, les mesures préventives de la Covid-19 et, surtout, la vaccination au regard de la recrudescence actuelle des cas notés à l’échelle nationale ». Il a renouvelé au président de la Transition, « la fraternelle salutation des populations de la Région de San pour avoir permis, aujourd’hui, l’ouverture de cette structure combien importante dans le dispositif socio-sanitaire du Mali ». Le gouverneur Sangaré a exprimé certaines préoccupations des populations de cette nouvelle circonscription administrative de San. Il s’agit, notamment, de la prise en compte de la campagne de la contre-saison dans la plaine rizicole de San, du bitumage du tronçon Ecole Père Bernard de Razily (PBDR), niveau RN6, à la piste d’aviation, communément appelée « Piste d’atterrissage ». Le maire Mme Félicité Diarra a exprimé la grande joie des « Sanois » d’accueillir, une deuxième fois, le Premier ministre, en moins d’un mois. « Ce jour est important, unique et spécial pour nous. Car, tout d’abord, c’est le jour de l’ordination et d’intronisation du nouvel évêque, du Diocèse de San, Mgr Florent Koné et qui marque, également, la cérémonie d’ouverture et d’inauguration de l’hôpital diocésain de San », s’est réjouie Mme le maire. « La réalisation de cet hôpital a permis à la Commune de San de disposer d’une structure hospitalière de proximité, qui nous tenait à cœur » a-t-elle dit. Elle a sollicité la présence des services publics pour rapprocher l’administration des populations, d’infrastructures adéquates et la mise à disposition d’un personnel qualifié pour le bon fonctionnement de l’hôpital diocésain. Dans son allocution, le Premier ministre a souligné que la santé de nos populations fait partie des priorités du président Assimi Goita. Il a rappelé que l’Eglise catholique a été toujours aux avant-gardes lorsque les questions de survie du pays sont posées. « Aussi, l’Église catholique s’est longtemps investie dans le développement de l’homme intégral en initiant des réalisations dans plusieurs domaines, en particulier l’éducation, la santé, l’agriculture, les urgences et la communication », a fait noter Dr Choguel Kokalla Maiga. Il a remercié l’Eglise catholique et ses partenaires pour cet ouvrage qui vient renforcer les infrastructures sanitaires au Mali et réitéré l’accompagnement des autorités de la transition. Le Premier ministre a invité les autres communautés, régions à suivre l’exemple de San. Il a, aussi, » lancé un appel solennel au peuple malien d’investir dans leurs régions d’origine. « Car, a-t-il dit, la décentralisation réussira lorsque les ressortissants s’investissent dans leurs régions, en plus des efforts de l’Etat ». Le chef du gouvernement a invité à prier pour le retour de la paix dans notre pays, pour le repos éternel de toutes les victimes de la crise. Il a salué les Forces armées et de sécurité « pour tout le sacrifice consenti » et a promis que « la Nation ne les oubliera jamais ». ADS (AMAP)
Niono: Restitution du PDESC 2021-2025
Niono, 7 janvier (AMAP) Une délégation du Conseil Régional de Ségou conduite par son chargé de programmation, Yaya Berte a procédé Jeudi à la restitution du Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC 2021-2025) de la région dans la salle de conférence du cercle, a constaté l’AMAP. C’était sous la présidence de la 2ème adjointe du préfet, Mme Diassana Fatou Daou en présence des autorités administratives et politiques, des chefs de service technique locaux, des partenaires au développement et des représentants de la société civile. Il s’agissait au cours de cet atelier de faire la restitution du PDESC précédent, la présentation des actions de développement retenues dans la programmation 2021-2025; la présentation et le partage des stratégies de mise en œuvre du nouveau PDESC; l’identification de nouveaux projets/programmes pour le Contrat Plan État Régional 2. L’objectif est de faire de Ségou à l’horizon 2030 une région attractive, une puissance agricole de la sous-région basée sur la biodiversité avec ses atouts économiques Culturels, touristiques pour en faire la capitale économique du pays. Dans son intervention à la cérémonie d’ouverture la 2ème adjointe du préfet a invité les participants à s’approprier du contenu du document qui est l’outil de travail fondamental des collectivités territoriales. Ce fut après les différentes présentations par l’équipe régionale et l’identification de nouveaux projets/programmes pour le Contrat Plan État Régional 2. Les différentes présentations vont du secteur Agricole en passant par le cadre de vie, l’art et la culture, l’industrie, les infrastructures, l’emploi et la lutte contre le chômage des jeunes, l’éducation, l’administration et l’information et la communication; pour un cout estimé à plus 107 milliards de francs CFA. Des projets structurants dans le cercle ont été retenus par les participants, entre autres l’aménagement du Fala de Molodo jusqu’au 2ème bief pour la riziculture et la culture du bourgou; une couverture verte dans le cadre du reboisement et la réalisation d’ une unité de conservation de tomates. MS/KM (AMAP)

