Culture : Tombouctou célèbre les 600 ans de la Mosquée de Sankoré

Tombouctou, 28 juillet (AMAP) L’Association des ressortissants pour le développement du cercle de Tombouctou (ARDCT) a organisé, animé et financé les activités marquant le 600 -ème anniversaire de la mosquée de Sankoré, les 25 et 26 juillet, a constaté l’AMAP. Au menu plusieurs activités étaient au programme, à savoir une conférence, le crépissage de ladite mosquée, la pose de la première pierre pour les travaux de réhabilitation et une remise de matériels de sonorisation. Pour la circonstance, le ministre Mamou Daffé qui était attendu, n’a pas pu faire le déplacement et s’est fait représenter par son chef de cabinet Salia Mallé et le directeur national du patrimoine Moulaye Coulibaly. Le président l’ARDCT Mahmoud ARBY dira dans ses propos introductifs « Tombouctou n’est pas seulement une ville qui possède une histoire. Elle est une ville qui a contribué à écrire l’histoire. Quant à Sankoré, elle n’est pas seulement un monument construit en terre. Elle est une forteresse de la foi, une citadelle du savoir et l’un des plus puissants symboles du génie intellectuel africain. Depuis six siècles, les murs de cette mosquée ont entendu la récitation du Saint Coran, les enseignements des jurisconsultes, les commentaires des exégètes, les débats des savants et les pas d’innombrables étudiants venus de différents horizons pour chercher la connaissance. » Commémoration, une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle C’est précisément dans cet esprit que l’ARDCT a souhaité donner à cette commémoration une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle. Elle sera suivie d’actions concrètes, notamment le crépissage traditionnel de la mosquée de Sankoré, acte de foi, de communion communautaire et de transmission du savoir-faire ancestral, la remise à la mosquée d’un matériel de sonorisation moderne de dernière génération, destiné à améliorer les conditions de prière, d’enseignement et de communication religieuse, et le lancement des travaux du projet de réhabilitation, afin de contribuer durablement à la préservation de l’intégrité physique, historique et spirituelle de ce patrimoine exceptionnel. En terminant le président de l’association a remercié les familles Baba Chirfi, Amir Sékou Baber, ainsi qu’à la Fondation Bally, pour leurs contributions, leur disponibilité et leur générosité. Il a aussi remercié les partenaires, notamment l’UNESCO, AMSODE et ORCA, pour leur accompagnement, leur confiance et leur engagement en faveur de la préservation de la mosquée Sankoré. L’Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons Le chef de cabinet du ministre de la culture Salia Mallé, s’exprimant en ces termes, comme vous le savez, la Mosquée de Sankoré est l’un des trois anciens centres de formations universitaires, qui a formé des générations d’intellectuels musulmans et d’éminents érudits. Sankoré, lieu de dévotion et de foi en Allah, mais aussi temple de l’érudition et miroir de la grande effervescence intellectuelle que Tombouctou a connue pendant la période médiévale. Elle a abrité la célèbre Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons, une fierté pour le Mali et toute l’Afrique au Sud du Sahara. La mosquée de Sankoré, comme celles de Djingareyber et de Sidi Yahia et tout comme les mausolées de saints, ont joué un rôle prépondérant dans la diffusion de l’islam en Afrique. EIles sont aussi des témoignages exceptionnels de l’établissement urbain de Tombouctou, de son rôle d’important centre commercial, spirituel et culturel aux confins méridionaux de la route commerciale transsaharienne et de ses techniques de construction traditionnelles. la Mosquée de Sankoré, élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et classée dans le patrimoine culturel national Après ce bref rappel historique, le chef de cabinet dira, la Mosquée de Sankoré est un élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1988 et classée dans le patrimoine culturel national par Décret n°92-245/P-RM du 18 décembre 1992 pour ses valeurs historiques, architecturales, socioculturelles et spirituelles. Les effets néfastes de la Crise de 2012 Aujourd’hui, les effets néfastes de la Crise de 2012 sont préjudiciables à l’authenticité et à l’intégrité de tous les bâtiments classés de Tombouctou. C’est pourquoi, son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril témoigne de la vulnérabilité du site, particulièrement exposé au phénomène d’ensablement, à l’érosion hydrique, au passage effréné des engins motorisés et à l’insuffisance de moyens conséquents, autant de menaces à juguler pour la sortie du bien de la liste du patrimoine mondial en péril. Le chef de cabinet a révélé que la célébration des 600 ans de la Mosquée de Sankoré s’inscrit dans le cadre de l’année 2026-2027, décrétée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, l’année de l’éducation et de la culture au Mali. Cette célébration est donc un cadre idéal pour désentraver et valoriser notre histoire millénaire, mutualiser les efforts, créer une synergie d’action et une gestion concertée en vue d’assurer une conservation durable et une gestion efficace des biens du patrimoine culturel. Il faut souligner que la mosquée a été construite vers le XIV siècle par une dame maure venant de vers la Mauritanie qui a voulu garder l’anonymat. Son nom Fatoumatou a été révélé récemment. Il faut rappeler que pour célébrer ces six cent ans une forte délégation de l’ARDT a effectué le déplacement à Tombouctou. MS/KM (AMAP)
Gao : Dr Youssouf Almoustapha Touré, médecin-légiste

Gao, 23 juillet (AMAP) Le médecin légiste, par définition, est un médecin spécialisé en médecine légale. Souvent il travaille à l’hôpital, à l’institut médico-légal et collabore avec la police, les gendarmes et les juges. C’est différent d’un médecin généraliste, lui ne soigne pas il observe, analyse et explique ce qui s’est passé sur le corps pour que la justice puisse trancher. Dr Youssouf Almoustapha Touré, ancien directeur général de l’hôpital Hangadoumbo Moulaye Touré de Gao est médecin légiste : A l’an croire, le Mali ne dispose que de six médecins-légistes dont cinq sont concentrés au niveau de la cour d’appel de Bamako et lui même à la cour d’appel de Mopti. « Tous les médecins légistes, avant de prendre fonction prêtent serment devant les juridictions. Et peuvent intervenir dans d’autres juridictions d’un tiers pays par la réquisition à personne qualifiée ou ordonnance d’experts d’un magistrat, a précisé Dr Youssouf Touré. Pour devenir un médecin-légiste, d’abord il faut être médecin puis se spécialiser en médecine-légale. En Afrique francophone les médecins-légistes sont formés au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Les missions du médecin-légiste tournent toutes autour du lien entre la médecine et la justice. Son travail consiste à aider la justice. Il intervient surtout pour : déterminer les causes d’un décès (autopsie, expertise après accident homicide, suicide, mort naturelle suspecte. Il constate des blessures (coups, agressions sexuelles, accidents de travail). Pour les personnes vivantes, le médecin-légiste vérifie si le ou la prévenu est apte à être entendu ou détenu. Et donne son avis médical au tribunal à travers un rapport et peut témoigner comme expert » a détaillé, le médecin légiste, Dr Touré. Selon le médecin-légiste, Dr Touré le gros du travail d’un médecin-légiste repose sur deux cas majeurs : l’autopsie médicale-légale et les expertises sur personnes vivantes. « L’autopsie médico-légale c’est quand un juge ordonne d’ouvrir le corps pour comprendre un décès suspect et le but c’est de trouver la cause exacte de la mort et les circonstances. Tandis que les expertises sur personnes vivantes : le médecin légiste examine des gens encore vivants, toujours à la demande de la justice », a expliqué, le médecin légiste, Dr Touré. Selon lui, la grosse différence est qu’au niveau de l’expertise vivante , le médecin aide la victime à faire reconnaître le préjudice alors que sur le cas de l’autopsie , le médecin parle à la place du défunt pour dire la vérité au juge . Ainsi, il dira que les deux cas exigent neutralité totale. Le médecin légiste ne travaille ni pour l’accusation ni pour la défense mais pour le tribunal, a-t-il soutenu. De même la médecine légale est étendue ces dernières années sur plusieurs sous spécialités : de la thanatologie( science qui étudie la mort ) à la médecine légale pénitentiaire en passant par la médecine légale psychiatrique, sociale, sexuelle( vio et agressions sexuelle) traumatologue, criminologue, criminalistiques…..) Notre pays ne dispose pas des pavillons médico-pénitentiaires Selon le médecin légiste notre pays ne dispose pas des pavillons médico-pénitentiaires. Sinon tout cas d’inculpé ou prévenu avant de passer devant les magistrats doit faire au préalable une expertise psychiatrique. Comme tout cas de mort respecte doit faire cas d’autopsie qui est même autorisée par les religions monothéistes. Selon lui, l’islam autorise l’autopsie médico-légale toute chose qui éclaire sur les causes et les mécanismes de survenue de la mort. Et ajoute qu’à l’unanimité la plupart des pratiques médico-chirurgicales ne sont pas prohibées par l’islam. Et soulève que le métier des médecins légistes est confronté à des difficultés à cause de manque d’organigramme au niveau des départements (santé et justice) en charge des questions médico-légistes en plus de l’immixtion des autres confrères non légistes dans la gestion des dépouilles mortelles et similaires. Le médecin légiste, Dr Youssouf Almoustapha Touré dira que le métier du médecin légiste exige à la fois des connaissances médicaux solides et beaucoup de rigueur juridique parce que chaque détail peut compter au tribunal. AT/KM (AMAP)
Bandiagara : Lancement de la 32ᵉ Campagne nationale de reboisement

Bandiagara, 26 juillet (AMAP) À l’instar des autres régions du Mali, la Région de Bandiagara a officiellement lancé, samedi, la 32ᵉ Campagne nationale de reboisement couplée à la 2ᵉ édition des Journées citoyennes autour du reboisement et de la lutte contre la dégradation des terres, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée par le Conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de Bandiagara, Issiaka Cissé, en présence des autorités administratives, des élus locaux, des services techniques, des partenaires au développement, des leaders traditionnels et religieux ainsi que des différentes couches socioprofessionnelles de la région. Pour cette 32ᵉ édition, le thème retenu est :« La jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et plus résilient », avec pour slogan :« Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous ». À travers cette campagne, la Région de Bandiagara ambitionne notamment de produire 200 000 plants de diverses espèces dans les pépinières de la région ; reboiser 200 hectares ; récupérer 100 hectares de terres dégradées ; créer 1 000 hectares de mises en défens et consolider 25 000 hectares déjà protégés. Dans leurs allocutions de bienvenue, le représentant des notabilités traditionnelles, Bocari dit Bailo Cissé et le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, ont salué cette initiative gouvernementale qui contribue efficacement à la préservation de l’environnement et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Ils ont appelé les citoyens à s’impliquer davantage dans les actions de protection des ressources naturelles. Le Directeur régional des Eaux et Forêts, Lagabé Maïga a exprimé sa reconnaissance envers l’ensemble des partenaires et acteurs ayant contribué à l’organisation de cette édition. Il a exhorté chaque citoyen à planter au moins un arbre et surtout à en assurer l’entretien, condition indispensable à la réussite des efforts de reboisement. Prenant la parole au nom des partenaires, Korka Lougué a salué l’engagement des autorités maliennes en faveur de la protection de l’environnement et a réaffirmé la disponibilité des partenaires techniques et financiers à accompagner les initiatives visant la restauration des terres dégradées et la préservation des ressources naturelles. Dans son discours de lancement officiel de la campagne, Monsieur Issiaka Cissé a rappelé les objectifs poursuivis par les autorités à travers cette initiative nationale. Il a indiqué que les Journées citoyennes, prévues du 25 au 30 juillet 2026, constitueront de véritables moments de sensibilisation, de mobilisation populaire et d’engagement collectif autour du reboisement et de la lutte contre la dégradation des terres. Tout en remerciant les partenaires pour leur accompagnement constant, il a invité les populations, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile, les services techniques et l’ensemble des acteurs de développement à unir leurs efforts aux côtés des services des Eaux et Forêts afin de protéger durablement les ressources forestières, réduire les effets des changements climatiques et renforcer la résilience des communautés. Il a également lancé un appel à chaque citoyen pour qu’il plante un arbre et veille à son entretien. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques (Troupe Giriba Yendé), un sketch de sensibilisation consacré au thème de l’édition 2026 ainsi que par la visite des différents stands d’exposition installés pour l’occasion. Enfin, ce lancement a été marqué par la plantation du premier arbre par le représentant du Gouverneur, donnant ainsi le coup d’envoi symbolique de la campagne de reboisement dans la région. OG/KM (AMAP)
Sikasso : Ouverture de l’atelier régional d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales

Sikasso, 26 juillet (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier régional d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales a été présidée samedi par le directeur de cabinet du gouverneur de la région, Bernard Coulibaly, a constaté l’AMAP. C’était en présence des représentants des préfets des différents cercles de la région, des responsables administratifs, des élus locaux, des représentants des services techniques régionaux ainsi que des acteurs de la société civile. A l’entame de son intervention, le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly, a rappelé que la tenue de cet atelier s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de rapprocher les réformes des citoyens. A l’en croire, l’objectif général de cette rencontre est de poursuivre la vulgarisation de la constitution de 2023 ainsi que la vulgarisation des textes de la réorganisation territoriale et administrative de 2023 par la sensibilisation des citoyens sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales réalisées et en cours. Toute chose qui, selon lui, traduit la volonté constante des plus hautes autorités de notre pays de rapprocher les réformes des citoyens afin que chacun puisse mieux comprendre leur contenu. Poursuivant son intervention, il a mis un accent particulier sur l’importance de ces réformes dans le processus de refondation de l’État. « Ces réformes constituent des étapes importantes dans le processus de refondation de l’État, de renforcement de la gouvernance et de l’amélioration de la présence de l’État sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il indiqué avant d’inviter l’ensemble des participants à poser toutes les questions utiles et à formuler des propositions constructives. « La qualité de vos contributions permettra de renforcer la compréhension des réformes et de consolider l’adhésion des populations », a-t-il souligné. Il n’a pas manqué de saluer les efforts du gouvernement, du ministère délégué chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral ainsi que l’ensemble des partenaires impliqués dans l’organisation de la réunion. De son côté, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso, Abdrahamane Sidibé, a souhaité la bienvenue aux participants avant de les inviter à jouer pleinement leur rôle de relais auprès des populations. « Nos plus hautes autorités ont amorcées ces réformes il y’a de cela des années. Je vous exhorte à être de véritables relais pour la diffusion de ces textes à la plus vaste échelle. Les réformes, c’est nécessaire mais il faut aussi que les populations s’approprient effectivement ces textes. Beaucoup de difficultés proviennent de leur méconnaissance. Une large diffusion permettra de régler de nombreuses préoccupations », a-t-il dit. A l’issue de la rencontre, les participants se sont familiarisés avec les principales innovations de la Constitution du 22 juillet 2023, les effets des réformes institutionnelles ainsi que les enjeux de la réorganisation territoriale et administrative engagée par le gouvernement. Les travaux se sont articulés autour de deux thématiques : la vulgarisation de la Constitution du 22 juillet 2023 et la réorganisation territoriale et administrative de 2023. À travers les différentes communications et les échanges, les organisateurs entendent promouvoir une meilleure appropriation des réformes par les acteurs locaux, en vue d’une mise en œuvre efficace au bénéfice des populations. AD/KM (AMAP)
Tombouctou : Démarrage de l’atelier régional sur les réformes politiques institutionnelles, administratives et territoriales

Tombouctou, 25 juillet (AMAP) Ce jour 23juillet 2026 a débuté dans la salle de conférence de la chambre régionale du commerce un atelier régional sur l’information et de sensibilisation sur les réformes politiques institutionnelles, administratives et territoriales, a constaté l’AMAP. Cette session est présidée par le directeur de cabinet du gouverneur Mamadou Timbely et animée par deux experts venus du ministère de l’administration. Elle a enregistré la présence de toute l’administration depuis le niveau arrondissement jusqu’à la région, les légitimités traditionnelles, les chefs de quartier, de village et fractions les leaders religieux, de femmes et jeunes. Les forces de défense et de sécurité ont répondu à l’appel des organisateurs. Après les mots de bienvenue du président de la coordination des municipalités, Yehya H. Konta, le chef de la mission Sidiki Coulibaly prenant la parole au nom du ministre délégué auprès du premier ministre chargé des reformes politiques et du soutien au processus électoral a remercié les participants pour être venus de très loin afin d’assister au présent atelier d’information et de sensibilisation sur les nouvelles reformes. Ceci témoigne de tout l’intérêt que vous accordez au processus de réforme qui constitue une étape importante pour l’amélioration de la gouvernance de notre pays. Au directeur de cabinet du gouverneur Mamadou Timbely de préciser que cette rencontre qui se tiendra dans toutes les régions, fait suite aux ateliers d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, Institutionnelles, administratives et électorales organisées en janvier 2025 dans le District de Bamako. En raison de l’importance des sujets développés le Gouvernement de Transition a inscrit au titre de son Plan d’Action (2025-2026) la tenue dans les régions de la présente rencontre d’information et de sensibilisation. Il s’agit de présenter, aux forces vives de la Région de Tombouctou la Constitution de 2023 et les textes de la réorganisation Territoriale et administrative de 2023, tout en mettant l’accent particulier sur le volet sensibilisation des citoyens sur les réformes politiques, Institutionnelles, administratives et territoriales réalisées et celles en cours. Après ces différents discours, les deux experts Sidiki Coulibaly et Badara Aliou Keita ont présenté deux thématiques à savoir la constitution du 22 juillet 2023 et la réorganisation territoriale et administrative de 2023 développées en 07 sous-thèmes. Cet exercice a conduit les participants à un débat en plénière au cours de laquelle des suggestions et recommandations ont été recueillies et versées au rapport de synthèse de la Rencontre en vue de déterminer les voies et moyens de valorisation et de consolidation des acquis. Entre autres recommandations la mise à la disposition des participants les documents afférents à cet atelier, la poursuite des opérations d’enrôlement du RAVEC sur toute l’étendue du territoire de la région, afin de mettre les citoyens dans leurs droits. Il faut rappeler que ces ateliers régionaux sont l’initiative du Ministère chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, conformément aux instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat et du Premier ministre, Chef du Gouvernement MS/KM (AMAP)
Diamou : le Comité Technique Local d’Orientation Stratégique renforce ses capacités en matière de protection sociale

Diamou, 24 juillet (AMAP) Le Comité Technique Local d’Orientation Stratégique de la Protection Sociale du cercle de Diamou a tenu, jeudi, une session de renforcement des capacités dans la salle de réunion de l’ancien CSCOM de Diamou, a constaté l’AMAP. La rencontre a réuni les autorités communales, le représentant du Directeur Régional du Développement Social et de l’Économie Solidaire, le représentant de l’Union Technique de la mutualité malienne, les chefs des services techniques, le chef de village de Diamou, des représentants des jeunes et des femmes, ainsi que les forces de sécurité. À l’ouverture des travaux, le représentant du Directeur Régional du Développement Social et de l’Économie Solidaire (DRDSES), Boubacar Koureissi, a précisé que cette session avait pour objectif de renforcer les capacités des membres du CTLOSPS afin d’améliorer la mise en œuvre de la politique de protection sociale au niveau local. Il a présenté les principaux axes de la Politique nationale de protection sociale, les plans et programmes qui en découlent, les missions et attributions du comité, ainsi que les concepts fondamentaux du secteur. Les participants ont également identifié les priorités d’action du comité pour l’année en cours. Intervenant à son tour, le représentant de l’Union Technique de la Mutualité Malienne, Abdoulaye Keïta, a exposé la stratégie nationale d’extension de la couverture maladie destinée aux acteurs des secteurs agricole et informel à travers les mutuelles de santé. Il a souligné que cette démarche constitue un levier majeur pour accélérer l’élargissement de la protection sociale dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU). Le chef de village de Diamou, Drissa Mody Diakité, a salué la forte mobilisation des participants avant de formuler des bénédictions pour le bon déroulement des travaux. En clôturant la rencontre, le troisième adjoint au maire de la commune de Diamou, Amadou Niang, a remercié les animateurs et l’ensemble des participants pour la qualité des échanges et leur engagement. Il a rappelé qu’une bonne information est le meilleur moyen de lutter contre les rumeurs ». À l’issue des travaux, les membres du comité ont adopté plusieurs recommandations et élaboré le plan d’action du Comité local de protection sociale pour le second semestre de l’année. Ce document servira de feuille de route pour renforcer la coordination des interventions et améliorer la protection sociale des populations du cercle de Diamou. Abdoulaye Telli Baldé (AMAP Diamou)
Région de Bandiagara : Atelier de Sensibilisation sur la Vulgarisation de la Constitution et des Réformes 2024

Bandiagara, 24 juillet (AMAP) La salle de conférences du gouvernorat de Bandiagara a abrité un atelier d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales, a constaté l’AMAP. Présidé par le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur de la Région, Issiaka CISSE, cet événement a mobilisé de nombreux acteurs, parmi lesquels des préfets, sous-préfets, maires, services techniques, légitimités traditionnelles et représentants des organisations de la société civile. Cette initiative du gouvernement malien s’inscrit dans une dynamique essentielle de vulgarisation de la Constitution adoptée le 22 juillet 2023, ainsi que des réformes prévues pour l’année 2024. Elle répond à une volonté manifeste de sensibiliser l’ensemble de la population aux changements institutionnels en cours, favorisant ainsi une meilleure compréhension des enjeux qui concernent l’avenir du pays. Dans son intervention le Maire de la commune urbaine de Bandiagara, M. Abdoulaye KASSOGUE, a salué cette initiative en soulignant son importance pour la cohésion sociale et le développement local. Il a exprimé sa conviction que la sensibilisation à ces réformes est primordiale pour renforcer la participation citoyenne et garantir que chaque citoyen soit acteur du changement. Au nom du gouverneur, le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur Monsieur Issiaka CISSE a rappelé le contexte dans lequel cet atelier a été organisé. Il a affirmé que cette rencontre illustre la vision des plus hautes autorités de la Transition, notamment celle de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. « Cet atelier est une réponse directe aux attentes de la population, car il s’agit de leur permettre de mieux comprendre les réformes qui les concernent directement. La vulgarisation des réformes est un gage de transparence et de responsabilité”, a-t-il déclaré. Les participants, sous la direction des modérateurs, auront l’opportunité d’explorer des thématiques majeures qui touchent à l’avenir du Mali. La première thématique se concentrera sur la vulgarisation de la Constitution de 2023, tandis que la seconde portera sur la réorganisation territoriale et administrative. Chacune de ces thématiques sera enrichie de sous-thèmes, permettant ainsi d’approfondir la réflexion et d’améliorer la compréhension des enjeux en jeu. Oumar GUINDO (AMAP Bandiagara)
Région de Bandiagara : Un important Atelier pour le Lancement Officiel du One Stop Center

Bandiagara, 24 juillet (AMAP) Dans un contexte marqué par des violences basées sur le genre, les populations des régions de Mopti et Bandiagara sont particulièrement vulnérables. Malgré les efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires, la prise en charge des victimes reste insuffisante. C’est dans cette optique que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), et l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) se sont réunis pour organiser un atelier de renforcement des compétences techniques et opérationnelles, en vue du lancement officiel des activités du One Stop Center de Bandiagara ce mardi 21 juillet 2026 dans la salle de conférences du gouvernorat de Bandiagara. Cet atelier, qui s’inscrit dans une initiative conjointe, vise à améliorer les services destinés aux survivants de violences, y compris les victimes de violences basées sur le genre (VBG). En partenariat avec l’Ordre des Avocats et la Société Civile, les participants auront l’occasion d’explorer des solutions d’appui psychosocial ainsi qu’une assistance juridique et judiciaire. Une cartographie et une évaluation des services existants permettra également d’identifier les lacunes afin d’améliorer l’offre globale de services. Dans cette perspective, le PNUD, avec l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), met en place le One Stop Center à Bandiagara, financé par le Gouvernement du Japon. Ce centre a pour but de renforcer les capacités opérationnelles des services sociaux en matière de réponse holistique aux violences basées sur le genre. Au cours de la cérémonie d’ouverture, le maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye KASSOGUÉ, a souligné l’importance de cet atelier. Le Chef de Bureau du PNUD/Mopti, Benjamen OLAGBOYE, a quant à lui affirmé que cet atelier est crucial pour améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables, notamment les survivants de VBG. Il a décrit le One Stop Center comme un symbole tangible d’une réponse intégrée et holistique. Un message vidéo de l’ambassadeur du Japon au Mali a également été diffusé, saluant l’engagement des autorités régionales de Bandiagara dans la mise en œuvre de cette initiative. Le Conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur M. Issiaka Cissé, a affirmé que la concrétisation de cet engagement se manifeste par le lancement opérationnel du One Stop Center, un service intégré pour la prise en charge des survivantes de VBG. Il a encouragé les participants à mettre à profit leur expertise pour faire de cet atelier un succès, soulignant l’importance de construire un système de protection robuste à Bandiagara. Durant les trois jours de l’atelier, les participants auront l’occasion de se familiariser avec les différentes facettes des violences basées sur le genre ainsi que le concept des One Stop Centers. Ils réaliseront un état des lieux précis de l’offre de services existante, identifieront collectivement les lacunes en matière d’accessibilité et de qualité des services médicaux, sociaux et judiciaires. Plus de 50 acteurs clés seront formés sur les normes minimales de prise en charge et les mécanismes de référencement, et un plan d’action conjoint sera élaboré pour améliorer la coordination entre les services de l’État, le barreau, la société civile et les forces de défense et de sécurité. Cet atelier marque un pas significatif vers une meilleure prise en charge des victimes de violences basées sur le genre dans la région de Bandiagara. Oumar GUINDO (AMAP Bandiagara)
Région de Koulikoro : le couvre-feu prorogé d’un mois, du 24 juillet au 22 août 2026

Bamako, 24 juillet (AMAP) Le gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, a signé jeudi la décision N°2026-00310/GRK-CAB prorogeant d’un mois le couvre-feu en vigueur dans la région, du 24 juillet au 22 août 2026, avec des horaires modulés selon les localités, a appris l’AMAP de source proche du gouvernorat. Trois régimes horaires distincts sont maintenus. Dans les villages des communes rurales de Kalaban-Coro, du Mandé, de Sangarébougou, de Moribabougou, de N’Gabacoro, de Dilakorodji et de Dogodouman, ainsi que dans la ville de Koulikoro, le couvre-feu s’applique de minuit à 05h30 du matin. Les villes de Kati, Banamba, Kangaba et Kolokani sont soumises à un régime de 23h00 à 06h00 du matin. L’ensemble des autres localités de la région non expressément mentionnées restent sous le régime le plus strict, de 21h00 à 06h00 du matin. La circulation des camions bennes reste par ailleurs temporairement interdite dans la région, conformément aux dispositions de la décision du 15 mai 2026. L’exécution de la décision est confiée aux préfets, sous-préfets, maires et responsables des forces de défense et de sécurité compétents. KD/KM (AMAP)
Kénieba : 3 morts et 59 blessés dans l’explosion d’un camion-citerne à Sansato

Kéniéba, 24 juillet (AMAP) Trois personnes ont trouvé la mort et 59 autres blessés, dans l’explosion d’un camion- citerne jeudi, à Sansato, localité située à 10 km de la ville de Kéniéba, a appris l’AMAP de source locale La même source précise qu’aux environs de 19 heures, un camion – citerne contenant 45.000 litres d’essence en provenance de Tabakoto, dans la commune de Sitakily a explosé, faisant 3 morts et 59 blessés. Notre source déclare que les personnes décédées ont été enterrées et les victimes ont été évacuées sur le centre de santé de référence de Kéniéba . Dès l’annonce du drame, la mobilisation a été générale tant du côté des autorités locales que des communautés. Le service local de protection civile sous la direction du lieutenant Drissa Koné , la jeunesse et beaucoup de bonnes volontés se sont remarquablement investis pour limiter les dégâts. Les enquêtes en cours apporteront plus d’éclaircissements sur les causes de l’accident. MFS/KM (AMAP)

