Rharous : lettre à mon cousin, agaly, vendeur ambulant de cigarettes, allumettes, « woro » et bonbons, à Bamako

Rharous, 21 mai (AMAP) Jusqu’à l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), notamment, l’internet, via les réseaux sociaux, la communication interpersonnelle se faisait par le biais d’échanges épistolaires. La lettre-papier ou le télégramme postal étaient les seules passerelles qui liaient les parents, amis et autres alliés qui se donnent des nouvelles. C’était aussi, l’âge d’or, des écrivains publics ou épistoliers, ces personnages discrets, confidents muets, détenteurs de mille secrets jamais éventés. Ils personnifient, sans exagération, « le secret professionnel ». On les trouve devant les bureaux de poste et aux abords de certaines administrations publiques. Leur matériel de travail est composé d’une table, des chaises et bancs, une machine à écrire, une pile de papiers à lettres et une panoplie de stylos et crayons. Il existe encore de nos jours, des nostalgiques de ce proche passé qui continuent encore de conserver avec soin, ces lettres-papiers, comme de précieuses reliques. À l’heure de WhatsApp, Messenger et autres messageries électroniques, peut-on redonner à la lettre-papier son âme et au service postal, son lustre d’antan ? Nouvelles de la famille et du village- Cher, cousin, je t’envoie cette lettre pour te donner les nouvelles de la famille et du village. Nous nous portons tous bien, en famille, malgré que nous sommes encore, sous le choc, des attaques terroristes dont le village a été victime le mercredi 29 avril et le 1er mai derniers. Comme l’adage le dit, chez nous : « raconter un fait est maigre ». Que dois-je te dire pour narrer, la réalité de ces violentes attaques qui ont sèmé, une totale psychose, dans les esprits ? La première a débuté aux environs de 12 heures passées, quand, les premiers fracas d’armes lourdes et légères ont commencé a faire trembler les murs, trouvant la population entrain de vaquer tranquillement à ses occupations, sans douter un seul instant, qu’elle allait vivre une journée de cruelle angoisse. Vecteurs aériens– Venus en surnombre sur des motos et dans des pick-up, les assaillants ont ciblé, simultanément, les deux compagnies des FAMAS (garde nationale) qui sécurisent la ville. Cette situation a tout de suite créée la panique. Chacun s’est réfugié, là, ou il peut. Pendant ce temps, l’intensité des combats croit. Les fracas d’armes lourdes et le staccato des kalachnikovs dechirent l’air sans interruption. Cette séquence d’enfer à duré plus d’une heure. Nos cœurs ne se sont apaisés que quand, le vrombissement des vecteurs aériens ont déchiré le ciel. Dès cet instant, un calme à couper au couteau, s’est abattu sur la ville, comme une chappe de plomb. Cet intermède silencieux est juste coupé par des tirs intermittents et le mouvement de nos FAMAS, dans les rues. Ceci nous a mis du baume au cœur, car, nous avons compris à partir de nos cachettes que les nôtres ont pris le dessus. Défaite cinglante– C’était le cas. Nos hommes se sont battus comme des lions et ont infligé une défaite cinglante a l’ennemi, malgré son nombre et ses équipements. Abou, le boute-en-train de notre « grin » de thé, jure qu’il a vu l’entrée de l’ennemi en ville, à travers un trou de sa cachette et qu’ils sont aussi nombreux que les sauterelles de l’invasion acridienne de 2004. Il exagére, mais, ses pitreries nous font toujours rire aux éclats. Le seul point noir au tableau de ce jour, a été, la désertion du sergent-chef qui a trahi la troupe, en s’évadant avec une pick-up équipée d’une arme lourde. Tu te rappelles, quand nous étions petits, notre tante Hawoye, citait, souvent, ce proverbe de notre terroir : « nourris le serpent au sein et tu seras, la première personne qu’il mordra ». L’indigne comportement de cet élément en est la parfaite illustration. Pourtant, voici, un monsieur dont la bonhomie a trompé la vigilance de tous. Parfaitement intégré à la population, ce bougre a même pris une femme, ici. Jour de foire– Au lendemain de cette attaque, jeudi, notre jour de foire, comme tu le sais, pendant que les gens vaquaient à leurs affaires au marché et se perdaient en commentaires sur la bravoure de nos FAMA, une folle rumeur commence à parcourir la ville. L’ennemi a encore été aperçu, à quelques encablures de la ville. Cette funeste nouvelle sème encore la panique. Toute la population regagne ses pénates, la peur au ventre. Nous allons encore vivre, sous cloche. L’appétit manquant, peu de personnes ont dîné. Le lendemain vendredi, peu de mouvements étaient perceptibles en ville. La psychose a pris ses quartiers, dans les esprits. L’ennemi n’a pas digéré sa défaite et n’a pas dit son dernier mot, non plus. Qu’elle n’a été encore la surprise de la population d’entendre de violents tirs, après la prière de Asr, ce vendredi. Cher cousin, et voilà, un déluge de feu commence à s’abattre de nouveau sur la ville. Comme le mercredi, nous voilà encore terré, au fond de nos maisons, à reciter et à marmoner, prières et bénédictions. Le combat a duré, deux heures d’horloge, environ. Deux heures d’angoisse. Comme tout le monde, j’avais l’impression que mon cœur sortait de mes entrailles. Le fracas des armes résonnait jusque, dans le corps. Courage et professionnalisme– Pour la deuxième fois, le courage et le professionnalisme des FAMAS ont eu raison de l’ennemi. Aux environs de 18 heures, vaincus, les assaillants s’estompent dans la nature, dans une débandade totale ; laissant derrière eux, d’énormes dégâts humains et matériels. Cher cousin, à ces chers héros (FAMAS), on doit jouer « Tamala ». À l’heure où je t’envoie ces nouvelles, nous ne nous sommes pas encore remis de notre frayeur. Toutes les activités sont à l’arrêt. Songes à nous envoyer un peu d’argent par Orange Money, pour payer les médicaments de ta grand-mère Sohoye. Ces derniers temps, sa tension artérielle monte fréquemment. J’espère que tu seras là, pour les labours ? Cette année, nous risquons de manquer de main d’œuvre pour la saison agricole, car, la majorité des jeunes est allé vers les mines d’or de Intahaka, pour chercher fortune. Je m’arrête là, en espérant lire la réponse de cette lettre très

Sanankoroba : la mairie récompense les meilleurs villages payeurs d’impôts

Kati, 21 mai (AMAP) – La mairie de la Commune rurale de Sanankoroba, dans le Cercle de Kati, a organisé ce jeudi une cérémonie de restitution publique de l’exercice 2025 animée par le maire, Mamadou Zan Traoré. La rencontre, présidée par le 1er adjoint au préfet du cercle de Kati, Issa Pléa, a réuni les représentants des 26 villages de la commune ainsi que plusieurs acteurs locaux, a constaté l’AMAP. Selon le bilan présenté, les recettes réalisées s’élèvent à 280.625.358 FCFA sur une prévision de 374.917.792 FCFA, contre 111.763.500 FCFA de dépenses. Le représentant du préfet a rappelé que cette restitution publique s’inscrit dans le cadre de l’article 222 du Code des collectivités territoriales relatif à la redevabilité citoyenne, saluant au passage les efforts du Conseil communal dirigé par Mamadou Zan Traoré dans la gestion administrative et financière de la commune. La cérémonie a également été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance et de sacs de riz aux villages distingués pour le paiement des impôts et taxes. Touréla a remporté le premier prix du meilleur village payeur, suivi de Niengue-coura, Tamala, Toyan, Sinsina, Niengue-coro, Falani-Coungo et Sicoro. Les responsables des 18 autres villages ont été invités à s’inspirer de ces exemples de civisme fiscal et ont chacun reçu un sac de riz ainsi qu’une attestation de félicitations. Un sketch de sensibilisation sur le paiement des impôts et taxes a mis fin à cet espace de redevabilité citoyenne. ALK/CMT (AMAP)

Niafunké : écoles et CGS unissent leurs efforts pour booster la réussite au DEF et au BAC 2026

Niafunké, 21 mai (AMAP)– À quelques semaines des examens de fin d’année, les responsables scolaires de Niafunké ont décidé de mettre les bouchées doubles pour améliorer les conditions des candidats au DEF et au BAC 2026. Réunis mercredi lors de la rencontre préparatoire des examens, les directeurs des seconds cycles de la ville et leurs Comités de gestion scolaire (CGS) ont annoncé une série de mesures destinées à permettre aux élèves de composer dans de meilleures conditions malgré la forte canicule qui frappe la localité, a constaté l’AMAP. Au total, 243 candidats, dont 120 filles et 16 candidats libres, prendront part aux épreuves du DEF dans deux centres d’examen. Les organisateurs ont décidé de garder sur place les candidats qui le souhaitent durant les journées d’examen. Repas et eau seront distribués afin d’éviter les déplacements entre les épreuves et réduire les risques d’accidents liés aux allers-retours précipités à moto. Cette initiative, financée par les directeurs d’écoles et les CGS à hauteur de près d’un million de FCFA, vise également à renforcer la concentration des candidats dans une zone où les repas de midi sont souvent servis tardivement. Les responsables scolaires ont aussi pris des dispositions sécuritaires avec l’appui des Forces de défense et de sécurité, des surveillants et des superviseurs. Ils ont rassuré les autorités que tous les candidats disposent déjà de leurs pièces scolaires ou d’identité. Les collectivités locales, saluant cette première initiative dans le cercle, ont décidé d’apporter leur contribution pour assurer la bonne tenue des sessions du DEF et du BAC. La rencontre était présidée par le 2e adjoint au préfet de Niafunké, Abdoulaye Ousmane Konaré, en présence de l’ensemble des acteurs scolaires du cercle. Pour les participants, cette mobilisation collective représente une véritable lueur d’espoir pour la réussite des examens dans le Cercle de Niafunké. SAM/CMT (AMAP)

Culture : « « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle » dixit Amadou Hampaté Ba, un homme d’une grande valeur culturelle

Bamako, 21 mai (AMAP) Dans l’histoire culturelle du Mali et de l’Afrique, certaines figures traversent les générations et les frontières grâce à la puissance de leur pensée et de leur héritage. Amadou Hampâté Bâ est de ceux-là. Écrivain, ethnologue et défenseur infatigable des traditions orales, il a su bâtir un pont entre passé et modernité. Son parcours, à la fois enraciné dans la culture africaine et ouvert sur le monde. ‎Né vers 1900 à Bandiagara, Amadou Hampâté Bâ grandit dans une famille noble peule. Très tôt orphelin de père, il est élevé par sa mère, Kadidja Diallo, une femme profondément attachée aux valeurs traditionnelles. Elle se remarie ensuite avec Tidjani Amadou Ali Thiam , qui devient son père adoptif.  Dans cet environnement marqué par les récits oraux, les coutumes et la spiritualité, le jeune Amkoullel reçoit une éducation fondée sur le respect, la sagesse et la transmission. Confié à des maîtres religieux, il apprend le Coran et s’initie à la pensée soufie sous l’influence déterminante de Tierno Bokar qui devient son maître spirituel. Cette formation dépasse largement le cadre religieux : elle lui inculque une conduite basée sur la tolérance, la paix et une ouverture au monde qui marquera toute son œuvre. Parallèlement, sous la pression de l’administration coloniale française, il intègre l’école occidentale. Il fréquente l’école des otages à Bandiagara puis à Djenné. Après la mort de son beau-père, il rejoint sa mère à Kati en 1915 pour poursuivre ses études. Ce double apprentissage, entre tradition africaine et école coloniale, lui forge une identité intellectuelle unique. En 1921, il refuse d’intégrer l’École normale de Gorée, acte de résistance qui entraîne son affectation dans l’administration coloniale. Ce choix marque le début d’un parcours atypique où il devient observateur attentif des sociétés africaines. ‎       Un parcours intellectuel au service de l’Afrique ‎Dans les années 1920, Amadou Hampâté Bâ travaille comme commis et interprète à Ouagadougou, puis à Bobo-Dioulasso et à Bamako. Cette immersion dans différents milieux lui permet de découvrir la diversité culturelle de l’Afrique de l’Ouest. ‎Sa vie prend un tournant décisif dans les années 1940 lorsqu’il rencontre Théodore Monod. Grâce à lui, il rejoint l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) à Dakar comme chercheur en ethnologie. Il parcourt alors le Mali, la Guinée, le Niger et la Haute-Volta pour collecter contes, mythes et traditions orales. Après les indépendances africaines, il poursuit sa mission à l’international. Entre 1962 et 1970, il travaille au sein de l’UNESCO à Paris, où il défend avec conviction les cultures africaines. C’est dans ce cadre qu’il prononce sa célèbre phrase : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Une formule devenue symbole de l’importance de la transmission orale. ‎Une œuvre riche entre sagesse et mémoire ‎Amadou Hampâté Bâ est l’auteur d’une œuvre abondante, nourrie de ses recherches et de son vécu. Parmi ses livres les plus célèbres figurent : ‎Kaidara (1969), un conte initiatique peulh ; L’Étrange destin de Wangrin (1973), couronné  du Grand Prix Littéraire de l’Afrique Noire en 1975 ; Jésus vu par un musulman (1976), plaidoyer pour le dialogue interreligieux ; Vie et enseignement de Tierno Bokar (1980) ; L’Empire peulh du Macina (1984) ; Amkoullel, l’enfant peul (1991), autobiographie ; Oui mon commandant ! (1994), récit de la période coloniale. ‎À travers ces œuvres, il valorise la tradition orale comme source de savoir et outil de compréhension du monde africain. Il transmet également des leçons universelles, comme celle du caméléon, symbole d’adaptation et d’harmonie. ‎Reconnu de son vivant, Amadou Hampâté Bâ reçoit de nombreuses distinctions, dont le titre de Grand Officier de l’Ordre National du Mali. Son influence dépasse largement les frontières africaines. Aujourd’hui encore, ses écrits sont étudiés dans les universités et font l’objet de colloques internationaux. Au Mali, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ porte son nom, témoignant de l’importance de son héritage. De nombreuses écoles et institutions culturelles lui rendent également hommage. ‎Décédé le 15 mai 1991 à Abidjan, il laisse derrière lui un héritage inépuisable. Plus qu’un écrivain, il demeure un passeur de mémoire, un sage dont la pensée continue d’éclairer les générations. Comme il le disait lui-même : « La beauté d’un tapis provient de la diversité de ses couleurs. » Une métaphore puissante pour rappeler que la diversité culturelle est une richesse essentielle pour le Mali, pour l’Afrique et pour le monde entier. Aboubacar DIALLO est un ingénieur en énergétique et un grand admirateur d’Amadou Hampaté Ba reconnait être très fasciné par la sagesse de ce dernier et l’adaptabilité de ses œuvres à toutes les réalités africaines. Il dit également  être très émerveillé par la leçon sur l’école du caméléon ‎Ainsi, Amadou Hampâté Bâ ne disparaît pas : il vit à travers ses mots, ses enseignements et la mémoire collective qu’il a contribué à préserver. MLHD/KM (AMAP)

Nécrologie : Décès du chef de village de Ouélessébougou à l’âge de 90 ans 

Ouélessébougou, le 21 mai (AMAP)- La population de Ouélessébougou s’est réveille avec la triste nouvelle du rappel à Dieu de son chef de village, Facoroba Samaké, a appris. Le décès est survenu ce jeudi 21 mai 2026 vers 4h à l’hôpital du Point G de Bamako, des suites d’une courte maladie à l’âge de 90 ans. Selon une source locale, son enterrement aura lieu demain vendredi après la prière dans sa famille à Bamananking. AC/CMT (AMAP)

BNDA : un résultat net de près de 9,7 milliards de FCFA en 2025

Bamako, 21 mai (AMAP)– La Banque nationale de Développement agricole (BNDA) a enregistré un résultat net de 9,688 milliards de FCFA au terme de l’exercice 2025, contre un résultat avant impôt de 10,278 milliards de F CFA, a annoncé jeudi son Directeur général, Badara Aliou Coulibaly, lors d’un point de presse tenu au siège de l’établissement à Bamako. ‎ ‎Les chiffres présentés à la presse sont issus de la 164e session du Conseil d’Administration de la banque tenue le 27 avril 2026 sous la présidence de Sidy Modibo Diop. ‎ ‎Selon la direction générale, les fonds propres et assimilés de la banque atteignent désormais 98,074 milliards de F CFA. Le Produit net bancaire (PNB) s’établit à 62,747 milliards de F CFA, en hausse de 4,5% par rapport à 2024, tandis que le total du bilan progresse de 17,8% pour atteindre 1.047,066 milliards de F CFA. La BNDA indique avoir versé 18,231 milliards de FCFA d’impôts à l’Etat malien au cours de l’exercice écoulé. ‎ ‎Premier financeur du secteur rural, la banque a injecté 140,004 milliards de FCFA dans le financement agricole en 2025. Elle a également mobilisé 103,080 milliards de FCFA pour les équipements et l’habitat des particuliers, contre 80,448 milliards de FCFA en faveur des PME-PMI. ‎ ‎La banque affirme avoir accordé 20,332 milliards de FCFA de crédits à des entreprises dirigées par des femmes, à des groupements féminins ainsi qu’à des salariées du public, du privé, de l’armée et des corps paramilitaires. Les dépôts bancaires ont atteint 711,489 milliards de FCFA, soit une progression de 35,7%, pendant que les crédits accordés à l’économie malienne se sont élevés à 385,942 milliards de FCFA. ‎ ‎Au 31 décembre 2025, la BNDA comptait 459.309 clients, en hausse de 2,9%, avec un réseau composé de 50 points de vente et 87 guichets automatiques bancaires. ‎L’exercice 2025 marque également la fin du septième Plan de péveloppement à poyen terme (PMT7 2021-2025) de la banque, a précisé la direction générale. KD/CMT (AMAP)

Bafoulabé : la flambée des prix complique l’achat du mouton de Tabaski

Bafoulabé, 20 mai (AMAP)– À quelques jours de la Tabaski, les habitants de Bafoulabé font face à une forte hausse des prix des moutons et des produits de fête. Entre difficultés d’approvisionnement, coût élevé de l’aliment bétail et hausse des frais de transport, de nombreuses familles peinent à se procurer un bélier pour le sacrifice traditionnel. Les éleveurs et commerçants expliquent cette situation par l’augmentation du prix du carburant, les tracasseries sur les axes secondaires et les charges liées à l’élevage. Au marché de Bafoulabé, les prix des moutons varient cette année entre 74.000 et plus de 200.000 FCFA selon le gabarit. «Chaque année a ses réalités», affirme l’éleveur Alfousseyni Bah, évoquant également l’insécurité et la cherté de l’aliment bétail. La hausse des prix touche aussi les vêtements et chaussures de fête. Les habits pour enfants coûtent entre 10.000 et 17.500 FCFA, tandis que les chaussures se vendent entre 4.000 et plus de 10.000 FCFA. Face à cette situation, plusieurs familles se tournent vers les tailleurs, déjà débordés à quelques semaines de la célébration. Malgré les difficultés économiques, les habitants de Bafoulabé restent attachés à la célébration de la Tabaski et tentent de préserver l’esprit de solidarité et de partage autour de cette fête religieuse. BM/CMT (AMAP)

Kayes : Incendie au milieu du grand marché

Kayes, le 21 mai (AMAP)- Hier aux environs de 23h, un incendie dévastateur a subitement envahi les nouveaux locaux construits en plein milieu du grand marché de Kayes réduisant ainsi en cendre les marchandises sous les regards impuissants des commerçants, de la population et du directeur de cabinet du gouverneur de Kayes, Amadou Dicko. Cela malgré l’hérorïsme des sapeurs pompiers rapidement dépêchés sur place, a constaté l’Amap. Décidément l’ange du feu semble en colère contre nos installations commerciales. Cet incident intervient quelques seulement après celui survenu au grand marché Bamako. Hier au marché de la première région administrative, hommes, femmes et jeunes se démêlaient pour sauver leurs marchandises. Certains étaient tout près de la flamme à l’étage, pour enlever des marchandises non encore consommées par la flamme dans sa folle course. D’autres ont pu transporter quelques affaires dans des brouettes. La mobilisation était presque générale. Les populations sont sorties de partout lançant des cris de détresse comme pour appeler les renforts qui affluaient de tous les coins comme si l’on était en plein jour. Une présence rapide des autorités régionales et communales sur les lieux a été constatée et saluée. 30 mn après l’éclatement du feu, le directeur de cabinet du gouverneur, Amadou Dicko, était sur place. Ce dernier est resté auprès des soladts du feu travaillant pour mettre fîn à la catastrophe. «Malheureusement, un incendie s’est éclaté ici au grand marché. Donc, il fallait tout de suite se dépêcher pour l’éteindre… Déjà les agents de la Protection civile sont à pieds d’œuvre…», déclare-t-il l’air ému. Amadou Dicko a salué la présence remarquable des Forces de l’ordre et de sécurité sur les lieux. La deuxième personnalité de la région a appelé à plus de prudence avec la canicule à Kayes où le thermomètre affiche plus de 50°C. Il a demandé de veiller sur les branchements électriques qui sont dans le marché. Amadou Dicko a aussi invité ses concitoyens à apporter toutes leur solidarité, soutien aux victimes de cette catastrophe. Selon lui, il n’était pas question pour les autorités régionales de Kayes d’attendre le lendemain pour s’enquérir des dégâts. «Notre leitmotiv est et demeure d’être auprès de nos populations. Nous agissons toujours pour apporter notre soutien, solidarité en toute circonstance», a-t-il réaffirmé au nom du gouverneur en mission à l’extérieur. Le maire de la Commune urbaine de Kayes, Adama Guindo, était également sur les lieux pour temoignet toute sa compassions. Ces autorités ont passé plus de deux heures sur place auprès des victimes et des sapeurs pompiers qui livraient un combat féroce contre le feu. L’amertume se lisaient sur tous les visages. Au moment où nous mettions sous presse, le bilan des dégâts n’étaient pas encore disponibles. OD/CMT (AMAP)

CAN U17 : Un choc Sénégal-Mali en quarts de finale

Maroc, 20 mai (AMAP)- En battant la Tanzanie (2-1) ce mercredi 20 mai 2026 lors de la troisième journée de la phase de groupes, la sélection nationale cadette a validé son billet pour les quarts de finale de la CAN U17, Maroc 2026. Après deux matches nuls contre l’Angola (0-0) et le Mozambique (1-1), les Aiglonnets ont signé une victoire précieuse. ​En quarts de finale, le Mali affrontera le Sénégal, leader de la poule D avec 6 points après son succès face à l’Algérie (2-1). Ce derby ouest-africain explosif se disputera le dimanche 24 mai au Complexe Mohammed VI de Salé. ​La qualification pour les quarts de finale est synonyme de billet direct pour la Coupe du monde U17, Qatar 2026. Le Mali et le Sénégal sont donc d’ores et déjà assurés de participer au prochain mondial. Parallèlement aux quarts, deux matches de barrages seront disputés le samedi 23 mai pour offrir une dernière chance aux troisièmes de poules de décrocher les deux derniers tickets mondialistes africains. Envoyé spécial Ladji DIABY Programme des quarts de finale  Dimanche 24 mai au Complexe Mohammed VI  14h : Tanzanie-Ghana 16h : Sénégal-Mali  16h : Côte d’Ivoire-Égypte 19​h : Maroc-Cameroun

CAN U17 (MAROC 2026) – PHASE DE POULES : LE MALI ATTEINT SON PREMIER OBJECTIF

En battant la Tanzanie (2-1) lors de la troisième et dernière journée de la phase de groupes, la sélection nationale cadette a redressé la barre. Ce précieux succès qualifie les Aiglonnets pour les quarts de finale et leur permet d’atteindre le premier grand objectif de leur campagne : le billet pour la Coupe du monde, Qatar 2026 Après deux sorties sans victoires, la sélection nationale cadette a signé la réaction tant attendue par tout un peuple. Annoncés comme les grands favoris de la poule avant le coup d’envoi du tournoi, les Aiglonnets s’étaient montrés méconnaissables en concédant deux matches nuls consécutifs face à l’Angola (0-0) et le Mozambique (1-1). Dos au mur, le capitaine Ismail Kamissoko et ses partenaires n’avaient plus d’autre choix que de s’imposer face à la Tanzanie, leader surprise et solide du groupe C. Les Aiglonnets ont attendu la 3e journée de la phase de poules de la CAN U17, Maroc 2026 pour signer leur première victoire. Ils ont battu, hier la Tanzanie (2-1) grâce à un doublé de l’attaquant Abdoulaye Touré (3e et 39e min). Pour cette rencontre capitale, le sélectionneur Demba Traoré a su insuffler le sang neuf nécessaire en titularisant pour la première fois le remuant Mohamed Sogodogo. Un choix tactique payant dès l’entame de match. À la 3e minute, suite à un excellent travail de l’ailier des Aiglonnets, l’avant-centre Abdoulaye Touré, jusqu’alors très discret et critiqué lors des deux premiers matches, ouvre le score d’une frappe précise. Cette entame idéale installe une totale sérénité dans le camp malien. Libérés de la pression, les Aiglonnets assiègent l’arrière-garde tanzanienne et passent tout près du break à la 21e minute sur un missile du capitaine Ismail Kamissoko, détourné par le gardien adverse, Abrahman Nassoro. Alors que le Mali domine les débats, la Tanzanie profite d’un léger relâchement coupable à la 33e minute pour s’infiltrer dans la surface de réparation malienne. Dans un cafouillage, un joueur tanzanien s’écroule. L’arbitre ivoirien, Tuonifere Soro, désigne immédiatement le point de penalty contre le cours du jeu. C’est à cet instant que le sens tactique et le calme du staff malien font la différence. Le sélectionneur Demba Traoré porte immédiatement sa réclamation auprès du 4e arbitre pour exiger l’utilisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Après réexamen attentif des images au bord de la pelouse du Complexe Mohammed VI, l’arbitre central revient sur sa décision et s’adresse à haute voix au technicien malien, en anglais, la langue officielle du protocole : «Coach, après visionnage des images, il n’y a pas un penalty, mais un hors-jeu». Le camp malien exulte, le tournant psychologique vient d’avoir lieu. Revigorés par cette justice arbitrale, le Mali enfonce définitivement le clou juste avant la pause. À la 39e minute, l’arrière gauche Youssif Sylla ajuste un centre millimétré à destination d’Abdoulaye Touré. L’attaquant de pointe reprend le ballon à mi-volée et trompe imparablement le portier tanzanien pour s’offrir le doublé (2-0). En seconde période, la Tanzanie a réduit le score par l’intermédaire du défenseur central Hassan Mkindai (82e min). Grâce à cette victoire, le Mali garde la deuxième place qualificative du Groupe C avec 5 points, juste derrière la Tanzanie (6 points, forte de ses deux victoires 3-0 contre l’Angola et le Mozambique). Le Mozambique termine à la 3º place avec 4 points et jouera les barrages de qualification pour la Coupe du monde, Qatar 2026. Les Aiglonnets atteignent leur premier objectif même s’il y a encore des choses à corriger dans l’animation collective. Le Mali décroche son double ticket : celui des quarts de finale de la CAN U17, et le sésame le plus convoité, la qualification pour la Coupe du monde U17 au Qatar. Le premier objectif est atteint, la route vers le titre continental reste désormais ouverte. Envoyé spécial Ladji M. DIABY   Mercredi 20 mai au Complexe Mohammed VI Mali-Tanzanie Buts d’Abdoulaye Touré (3e min, 39e min) Bon arbitrage de l’Ivoirien Tuonifere Soro, assisté du Seychellois Padayachy Shaji et du Congolais Vital Dictin Mel Glovel Mapangoulou. Mali : Cheick Diarra, Makan Sacko, Cheickna Coulibaly, Salia Diarra, Youssif Sylla, Abdoulaye Samaké, Amadou Doumbia, Ismail Kamissoko (cap) (Aboubacar Maïga, 77ª min), Djigui Koïta (Mohamed Sidibé, 87º min), Mohamed Sogodogo (Fousseyni Sidibé 65e min), Abdoulaye Touré. Sélectionneur: Demba Traoré. Tanzanie : Abrahman Nassoro, Hassan Mkindai Sultan Shamba, Elick Yusuph (cap) (Luqman Mbalasalu, 45e min), Idrisa Kilendemo (Razaki Mbegelendi, 45e min), Hamisi Barua, Ismail Likungilo (Kassim Mahimbo, 90º min+1), Hasan Kizinga, George Mzungu (Dismas Shida, 71º min), Abdul Issa, Soann Shabani (Sadam Hamis, 71ª min). Sélectionneur: Elieneza Nicolaus Nsanganzelu.