Le Mali débourse près de dix milliards de Fcfa pour la reprise du trafic ferroviaire

Bamako, 09 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali a déboursé 9,874 milliards de Fcfa pour mettre en œuvre son plan d’urgence pour remettre les trains sur les rails et permettre, ainsi, au train voyageur de siffler à nouveau entre Kayes (Ouest) et Bamako, la capitale malienne. Le premier train a quitté ce matin (Ndlr : vendredi) la gare ferroviaire de la Cité des rails pour la capitale, marquant ainsi la relance du trafic ferroviaire commercial. Dans le programme de circulation établi, le départ de trains voyageurs de Bamako à Kayes se fera tous les lundis, jeudis et samedis. Et pour Kayes-Bamako, ce sera les mardis, vendredis et dimanches. Les autorités de la Transition ont prêté une oreille attentive aux doléances des populations, particulièrement les cheminots et habitants des localités traversées par les rails. En effet, le transport ferroviaire est vital pour ces localités et essentiel pour l’ensemble du Mali. L’arrêt du trafic et des activités qui y sont liées depuis mai 2018, a drastiquement réduit les revenus des usagers et riverains des rails. Le calvaire a disloqué des ménages, impacté la mobilité des populations et ébranlé les économies locales. «Cette reprise est un ouf de soulagement pour nous. Le moral est au beau fixe pour affronter les activités qui doivent commencer», a confié le secrétaire général du comité syndical chemins de fer de l’ Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Ibrahima Coulibaly. TRAVAUX – Dix-neuf gares, de Bamako à Kayes, les ateliers centraux de Korofina et le dépôt de Kayes ont été réhabilités. Des équipements mécaniques et outillages ont été acquis pour le traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes et la pose des traversées en bois sur les ouvrages d’art de Bamako à Diboli. S’y ajoutent le confortement des ponts (de Galougo, Mahina et Toukoto), l’acquisition de pièces de rechange pour la fiabilisation des locomotives ainsi que des voitures, fourgons et générateurs du transport voyageurs. En outre, il a fallu former 23 commis de gares, 15 aiguilleurs et 24 conducteurs chef de convoi. Une mission d’information a aussi fait le trajet Bamako-Kayes pour sensibiliser les populations riveraines des rails. C’est suite à toutes ces activités qu’il a été élaboré un Plan de transport quinquennal pour le trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises national et international. Son objectif est d’assurer le trafic de manière pérenne, efficace et efficiente entre Bamako et Diboli, de 2023 à 2027. Selon une note d’information, ce Plan vise à assurer trois rotations de trains voyageurs par semaine entre Bamako et Kayes pour la première année d’exploitation, avec un taux de remplissage moyen de 60%. Et sept rotations de train de voyageurs par semaine entre Bamako et Kayes à partir de la deuxième année d’exploitation, avec un taux de remplissage minimal de 70%. « La gestion du trafic ferroviaire par la Société de patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER-Mali Sa), nécessite l’accompagnement de l’Etat à travers une subvention d’exploitation, pour combler le déficit et un plan d’investissement pour assurer la pérennisation du trafic ferroviaire», a expliqué le directeur général de cette Société, Ibrahim Maïga, Selon lui, la subvention d’exploitation prévisionnelle sur la période de la convention d’exploitation est estimée à 1,43 milliard de Fcfa et le plan d’investissement est évalué à 6,026 milliards de Fcfa dont 4,7 milliards pour la première année et 1,2 milliard pour la deuxième année d’exploitation. «Le plan d’investissement porte essentiellement sur la réhabilitation des locomotives X1 et X2, l’aménagement de la gare marchandises de Diboli, la reconstruction des ponts ferroviaires permettant l’accès à la gare marchandises de Korofina, l’acquisition d’équipements pour les travaux de voie, l’acquisition de matériel informatique et de la logistique pour les services techniques» a-t-il détaillé. Et de rassurer que cette « somme couvrir les besoins pendant la période d’exploitation». OCCUPATIONS DES EMPRISES – La libération des servitudes des rails des occupations illicites des logements d’astreinte et de fonction occupés par les retraités et des déflatés, constitue aujourd’hui un goulot étranglement dans certaines zones. « On ne peut pas attendre la libération totale des emprises, pour la reprise du trafic ferroviaire. La sensibilisation est toujours en cours dans les zones occupées », nous a confié le patron de la SOPAFER-Mali. À cet égard, assure notre interlocuteur, « plusieurs actions ont été menées dont le recensement des occupations illicites du domaine ferroviaire dans le District de Bamako et à la gare ferroviaire de Dio. » Les occupations qui entravent la circulation ferroviaire dans la gare marchandises de Korofina ont, également, été recensées par la Société. Autre action menée : la prise de vue aérienne par drone de la servitude du domaine ferroviaire de Boulkassoumbougou à Samé, en passant par la gare marchandises de Korofina et la gare autonome de Bamako. Par ailleurs, le ministre en charge de l’Administration territoriale a adressé une lettre au gouverneur du District de Bamako pour disposition à prendre en vue de sanctionner les responsables des collectivités territoriales qui ont signé des contrats de bail emphytéotiques dans la gare de Korofina. Concernant le tronçon Bamako-Koulikoro, l’identification des occupations du domaine ferroviaire sera bientôt menée par la mission conjointe des Inspections des domaines et des affaires foncières, de l’équipement et des transports et de l’Intérieur. « Cela, précise Ibrahim Maïga, en rapport avec la SOPAFER-Mali SA. » Le Plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire concerne Bamako-Diboli. Toutefois, selon le directeur la Société de patrimoine ferroviaire du Mali, la réhabilitation du chemin de fer Koulikoro-Diboli demeure l’un des projets prioritaires du gouvernement. À cet effet, le ministre des Transports et des Infrastructures a signé avec la Société «STM» de la Russie un mémorandum d’entente qui porte sur la réhabilitation de ce tronçon en double écartement (métrique et standard) et l’acquisition de locomotives neuves pour voie standard. BBC/MD (AMAP)

Kati Sirakoro Niaré : Bientôt un centre d’intelligence artificielle et de robotique au Mali

Bamako, 08 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a posé, mercredi, la première pierre du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré, près de Bamako, s’est dit convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique demeure un pas vers la souveraineté scientifique et industrielle. du Mali. Financé par le budget national pour un montant total de 3,3 milliards de Fcfa, ce centre d’intelligence artificielle et de robotique sera construit à sur une superficie de 50 hectares. Il comportera six blocs au total. Dans une interview accordée à la presse, le président de la Transition a, tout d’abord, rendu un hommage mérité aux génies maliens qui, depuis 2017, ont valablement représenté le Mali dans les compétitions internationales de robotique. «Ces génies sont l’une des raisons de la construction de ce centre», a souligné le colonel Assimi Goïta, ajoutant que notre pays se doit d’être présent au rendez-vous des bouleversements technologiques et de la révolution industrielle. «Également, nous prônons notre souveraineté retrouvée qui doit refléter dans tous les domaines y compris celui scientifique et industriel. Je suis convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique est un pas vers notre souveraineté scientifique et industrielle. Car, ces résultats probants vont impacter très positivement tous les domaines de développement tel que la santé, l’agriculture, l’environnement, la gestion des mines et l’énergie, surtout la défense et la sécurité», a relevé le président Goïta. FIERTÉ NATIONALE – Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Amadou Kéita a annoncé que le CIAR va contribuer significativement à l’émergence d’un environnement et un écosystème de la formation et de la recherche dans ses domaines de prédilection. Il calque ses objectifs sur la vision présidentielle de doter le Mali de capacités autonomes et de solutions nouvelles dans la santé, la sécurité, la défense, l’industrie, l’environnement, les technologies. Véritable laboratoire, le Centre aura pour mission d’initier, de former, de chercher et d’inventer avant de mettre à la disposition du secteur productif, comme les industries, les résultats de la recherche. Selon Pr Amadou Kéita, la composition du CIAR lui permettra d’aller au-delà de la recherche pour donner des applications pratiques à l’intelligence artificielle et à la robotique. Le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique a déclaré que le CIAR, entièrement financé par le budget, sera une fierté nationale. Le colonel Assimi Goïta, dans son discours à la Nation du 22 septembre 2022, a annoncé la création d’un Pôle d’excellence technologique, donnant ainsi le départ de la première expérience d’un centre robotique au Mali. OD/MD (AMAP)    

L’AMAP et UNICEF scellent leur partenariat par une convention

Bamako, 07 juin (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) ont signé, mardi, à Bamako, une convention de partenariat. Qualifié de « gagnant-gagnant », ce partenariat scellé dans les locaux de l’AMAP, concrétise la volonté d’un mutuel bénéfique pour les deux parties de cheminer ensemble pour la promotion et la protection des droits des enfants ont signé une convention, hier. Le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, et le représentant de l’UNICEF au Mali, Pierre Ngom, ont paraphé le document, sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré. Le directeur de l’AMAP a brièvement présenté sa structure. Bréhima Touré a énuméré les services de l’AMAP qui comprennent la direction des publications en français éditrice de L’Essor, la direction de l’Agence de presse dont relèvent les correspondants régionaux et locaux, la direction de la presse communautaire qui publie dans les langues nationales, notamment bamanakan, fulfulde et soninké. Mais, aussi, la direction de la publicité et du marketing. Touré a, également, fait savoir que l ;AMAP est « l’héritière » de l’Agence nationale de l’information du Mali (ANIM), qui avait été portée sur les fonts baptismaux au lendemain de l’accession du Mali à l’indépendance. En 1992, l’AMAP a été créée sous sa forme actuelle, c’est-à-dire comme Établissement public à caractère administratif (EPA). «Nous avons notre autonomie financière, même si nous sommes placés sous la tutelle du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration», a expliqué le directeur général de l’AMAP. Il a indiqué que L’Essor, qui paraît du lundi au vendredi, tire entre 8.000 à 10.000 exemplaire par jour. Le quotidien national est distribué à Bamako et à l’intérieur du pays. Bréhima Touré a ajouté que l’AMAP emploie une trentaine de journalistes et des correspondants à l’intérieur du pays. Le représentant de l’UNICEF, dont c’était la toute première visite à l’AMAP, a particulièrement apprécié les publications en langues nationales. Pour lui, il est clair que c’est le meilleur véhicule pour informer et éduquer. Et d’affirmer toute l’importance pour son organisation de collaborer avec l’AMAP et l’ORTM. Pierre Ngom a félicité le représentant du ministre en charge de la Communication pour cet esprit de collaboration et reconnu que celui-ci soutient le mandat de son organisation, en ce qui concerne le programme de coopération de ;UNICEF dans la composante éducation numérique, la Politique nationale de communication pour le développement et les activités de plaidoyer. Pour M. Ngom, l’AMAP joue un très grand rôle dans la promotion des enfants et de leurs droits. Il a réitéré l’engagement de son organisation à rester toujours aux cotés des médias d’État pour que le Mali soit un pays où, « les droits des enfants seront toujours respectés et au centre des préoccupations. » Quant à Alkaïdi Touré, il a rappelé que ce projet ambitionne de développer une vision stratégique sur place avec des enfants dans les médiats au Mali et une amélioration de la qualité éditoriale sur les enfants. Pour lui, la convention signée à cet effet porte sur deux axes : d’une part la production et la publication d’information et, d’autre part, le renforcement des capacités. Concrètement, l’AMAP publiera des informations en rapport avec les activités du projet et l’UNICEF apportera son concours au renforcement des capacités de la structure, en termes de formation et de matériel de travail. Le secrétaire général a précisé que « même si une évaluation formelle n’a pas été faite, on peut affirmer qu’un nombre important d’articles de presse a été publié dans le Quotidien national et sur les plateformes numériques de l’AMAP. » Aussi, il a souligné que les correspondants régionaux de l’AMAP ont assuré le coaching des enfants journalistes regroupés par l’UNICEF. Il a aussi dit que le fonds onusien contribue à la formation des agents de l’AMAP et fournit du matériel, notamment des ordinateurs, appareils photos, etc. «Pour notre part, nous jugeons que les activités du projet ont servi à mettre en lumière les progrès réalisés dans le cadre du respect des droits de l’enfant au Mali et les défis qui restent à relever », a déclaré le secrétaire général Il a estimé qu’ « il y a là une avancée significative dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des enfants». MS/MD (AMAP)

Le trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes, dans l’Ouest du Mali reprend vendredi prochain (officiel)

Bamako, 07 juin (AMAP) La Société de patrimoine ferroviaire du Mali envisage d’effectuer le premier voyage commercial du train de voyageurs, le vendredi 09 juin 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembéle Madina Sissoko, citéepar le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 31 mai 2023 Ce démarrage imminent du trafic ferroviaire voyageur est destiné à répondre aux besoins des populations des Rrégions de Kayes, Kita et Koulikoro,dans l’Ouest du Mali, traversées par les rails, «A cet effet, le train prendra le départ à la gare de Kayes à destination de la gare de Bamako», précise le communiqué du Conseil des ministres. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire, une convention d’exploitation du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises a été approuvée par le Conseil des ministres, le 24 mai 2023. Cette convention confie la gestion du trafic à la Société de patrimoine ferroviaire du Mali pour une durée de trois ans, renouvelable après évaluation. SS/MD (AMAP)

La campagne référendaire s’ouvre ce vendredi au Mali

Bamako, 02 juin (AMAP) La campagne référendaire s’ouvre ce vendredi après 15 jours d’intenses activités de vulgarisation du projet de Constitution que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a clôturé, mercredi 31 mars 2023, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Le chef du gouvernement, en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’autres personnalités, s’est dit satisfait du bon déroulement des activités de vulgarisation. Il a « remercié et félicité le peuple malien pour sa mobilisation dans toutes les Régions, de même qu’à l’extérieur du pays. » Dr Choguel Kokalla Maïga a soutenu que ce processus, inspiré des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), « se tient à un moment crucial de la vie de notre nation. » « Le projet de Constitution met un accent particulier sur la Patrie, il proscrit définitivement la mauvaise gouvernance et la corruption et pose les bases d’un État nouveau », a-t-il rappelé. Le Premier ministre a soutenu que le projet de Constitution réalise, en effet, une avancée notable sur deux questions primordiales, notamment les langues et la laïcité de l’État. Les langues reconnues comme langues nationales au Mali sont, désormais, des langues d’expression officielle. En plus de l’officialisation des langues nationales, le projet constitutionnalise les Autorités et Légitimités traditionnelles du Mali. « Ce projet a été pensé par les Maliens et pour les Maliens, sans aucune interférence extérieure. Nous sommes convaincus que le peuple malien souverain, s’y reconnaîtra », a rappelé le chef du gouvernement, avant d’exhorter ses compatriotes « à maintenir la ferveur durant la campagne référendaire » qui s’ouvre ce 2 juin prochain. SS/MD (AMAP)

Les Douanes du Mali ont saisi 5 kg de cocaïne pure à Bancoumana (Koulikoro)

Bamako, 02 juin (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) des douanes à Bancoumana, située dans le Cercle de Kangaba (Région de Koulikoro) a saisi, 5 kg de cocaïne pure, d’une valeur marchande de plus de 300 millions de Fcfa, dans la nuit du mardi au mercredi 31 mai 2023, a appris l’AMAP de source officielle. L’opération s’est déroulée sur l’axe Mali-Guinée lorsqu’un mini bus passait devant le poste de contrôle de cette brigade mobile au niveau de Siby. Selon le chef de la BMI, le commandant Mohamed Doucouré, le véhicule n’avait pas fait l’objet de renseignement au préalable. « C’est lors d’une inspection de routine que la présence d’une dame, avec un comportement relativement suspect, a attiré l’attention des agents » a-t-il expliqué. La passagère, de nationalité guinéenne, était détentrice d’un porte-documents avec des devises étrangères et d’un sac banalisé de faible valeur marchande qu’elle surveillait comme du lait sur le feu. « Une fouille approfondie a permis de découvrir dans ses affaires cinq paquets de cocaïne pure d’un kilogramme chacun ». Selon le directeur régional des douanes de Koulikoro, Diagueli Diakité, les délinquants changent de méthodes très souvent. « Ils choisissent de plus en plus la banalité au détriment des caches aménagées», analyse M. Diakité. Comme l’exige la procédure et les termes du Code des Douanes, la saisie ainsi que la présumée délinquante ont été conduits dans les locaux de la douane pour l’analyse du produit et les premières auditions avant la saisine du procureur de la République. Cette saisie intervient seulement quelques jours après une autre coup de fillet des douanes maliennes portant sur (5,2 kg) opérée par la BMI de Bamako. Pour le Directeur général des Douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, cette série de saisies de cocaïne « est un éloquent témoignage de la vigilance de nos unités sur le terrain pour traquer le trafic des stupéfiants en particulier et la fraude en général. » L’inspecteur général Amadou Konaté a transmis les félicitations du ministre de l’Economie et des Finances aux agents auteurs de la saisie et les a invités « à garder l’œil ouvert en ces moments sensibles de campagne référendaire. « AT/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 : Les organisateurs à pied d’œuvre, selon le ministre en charge de la Culture

Bamako, 31 mai (AMAP) Des dispositions sont prises sur les plans sécuritaire, technique et financier pour faire de cette manifestation biennale une vraie réussite, avec la participation effective des 19 régions du Mali et du District de Bamako, a annoncé, lundi, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Andogoly Guindo. Au cours d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB), pour faire le point des préparatifs de ce grand rendez-vous culturel prévu à Mopti (Centre), M. Guindo a indiqué que c’est un défi organisationnel que doit relever la Commission nationale d’organisation mise en place, en avril dernier, et présidée par le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Le ministre a rappelé que c’est la ville de Mopti (Centre) qui accueillera l’événement du 06 au 16 juillet placé, cette année 2023, sous le leadership du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. La Biennale est un héritage de la première République (1960-1968) et des gouvernements qui se sont succédés. Elle a toujours eu pour fil conducteur la promotion et le développement d’une culture ancrée dans les valeurs endogènes. en restant ouverte aux autres, en vue de construire une identité commune. Elle a pour objectif de faire de la Culture le levier de l’unité nationale, de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et du développement socio-économique et culturel du Mali. Selon le ministre Guindo, la reprise de la Biennale artistique et culturelle est une volonté du président de la Transition Assimi Goïta, « qui entend faire de la culture un puissant levier d’interpénétration, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, un espace de dialogue des cultures, mais aussi d’éclosion des talents. » Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, des recommandations des Assises nationales de la refondation et elle s’inscrit dans le cadre stratégique de la refondation. L’édition 2023 de la Biennale artistique et culturelle aura pour thème : «Le Mali : une histoire commune, une seule nation, un même destin». Mopti 2023 aura la particularité de réunir pour la première fois les 19 régions du Mali et le District de Bamako. Plusieurs disciplines sont au programme, à la fois en compétition officielle et dans les espaces off. Les compétitions officielles porteront sur l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre, la danse traditionnelle, le chœur, le ballet à thème. Et plusieurs autres espaces seront animés dans la ville pour promouvoir les expressions artistiques et culturelles. Le ministre Guindo a tenue à situer l’événement dans son contexte en rappelant l’enjeu que représente la reprise de la Biennale dans un Mali dont les autorités travaillent nuit et jour pour recoudre le tissu social entamé et fragilisé par une décennie de crise sécuritaire. La place de la culture, dans un tel contexte, est très importante. YD/MD (AMAP)  

Le Conseil national de Transition adopte la loi pour la relance de la Compagnie malienne des textiles

Par Dieudonné DIAMA Bamako, 31 mai (AMAP) Le projet de loi portant ratification de l’ordonnance du 16 mars 2023 portant création de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX-Sa), après son adoption par le Conseil des ministres, a été approuvé, lundi, dernier par le Conseil national de Transition (CNT). Ce texte porte essentiellement sur le plan de relance de ce qui a été un fleuron de l’économie du Mali. C’est le 30 octobre 1993 que le gouvernement a signé une convention pour ouvrir le capital social de la COMATEX à la société China national overseas engineerig (COVEC). À l’issue de cette convention, la société a été érigée en COMATEX-SA avec 80% des actions appartenant à la COVEC soit 1, 200 milliards de Fcfa et 20% à l’État malien soit 300 millions de Fcfa. L’objectif de cette convention était de déterminer les conditions générales, économiques, administratives, financières, fiscales, douanières et sociales d’exercice des activités de la société. Malgré cette situation, la COMATEX était confrontée à des difficultés financières et économiques qui ont engendré des tensions de trésorerie à cause du vieillissement des équipements, de la non maitrise des charges d’exploitation (eau et électricité), de la concurrence des tissus importés notamment d’Asie. Sa situation financière se caractérise par un passif important d’ordre financier et social et d’un autre lié à l’exploitation. Ses dettes sont évaluées à 8,651 milliards de Fcfa dont 880,654 millions de Fcfa de dettes fiscales. Au regard de cette situation financière critique, le Conseil d’administration et l’Assemblée générale ont demandé en 2018 la liquidation de la société. Par la suite, une procédure judiciaire collective a été introduite soit pour sa liquidation ou son redressement. Afin de préserver les emplois et compte tenu de la position stratégique de la société pour le développement économique du pays en général et de la Région de Ségou en particulier, le gouvernement a opté pour le redressement judiciaire. A cet effet, le ministère de l’Économie et des Finances a, en rapport avec celui de l’Industrie et du Commerce, entrepris des actions prioritaires notamment la soumission d’une communication verbale au Conseil des ministres en novembre 2021 avec un plan de relance pour permettre à la société de faire face aux difficultés. Dans ce sens, il y a eu la signature d’une convention pour la cession des actions de la COVEC au franc symbolique. Ce plan prévoit aussi le paiement des arriérés de salaires des travailleurs. UNIQUE ACTIONNAIRE – Ces efforts fournis par le gouvernement de Transition ont permis de faire homologuer un concordat par le Tribunal du commerce de Bamako en son audience du 11 janvier 2023. Pour la mise en œuvre du plan de relance approuvé par le tribunal, il est apparu nécessaire de prendre une mesure législative pour permettre à l’État d’être l’unique actionnaire de la Compagnie constituée en Société anonyme (SA), d’adapter les statuts à la forme de société anonyme dont le capital est entièrement détenu par l’État, d’étendre son objet en vue de lui permettre d’être plus compétitive. Il s’agit, également, de conformer les nombreuses clauses statutaires aux dispositions impératives de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique (AUSCGIE). Et d’adapter les statuts à certaines innovations du traité relatif à l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) et aux pratiques de bonne gouvernance. Sur le montant des dettes de la Comatex (8,651 milliards de Fcfa au 31 décembre 2019) on compte un passif financier de 2,08 milliards de Fcfa à la COVEC Beijing et 1,35 milliards de Fcfa dû à la Banque de développement du Mali (BDM-Sa). Il inclut un passif d’exploitation de 2,601 milliards de Fcfa à la société Soyatt, 708,134 millions à la CMDT, 97,317 millions de Fcfa à EDM-SA, 13,518 millions de Fcfa à la Sotelma. Le passif social est de 921 millions de Fcfa de droits réclamés par les travailleurs et 880,654 millions de Fcfa de dettes fiscales. Les négociations avec la COVEC ont abouti à la cession de la COMATEX au franc symbolique y compris leur dette soit 2,080 milliards de Fcfa. En déduisant cette somme, le montant réel des dettes de la société sera de 6,571 milliards de Fcfa. APURER LE PASSIF – Au plan de la gouvernance, il sera procédé au remplacement des dirigeants de la société à qui, des missions spécifiques seront assignées notamment la relance des activités, la maitrise des charges, la maintenance des équipements, la bonne gouvernance etc. Au plan de l’équilibre d’exploitation, la société devra retrouver son équilibre en assurant une bonne maitrise des charges d’exploitation. Au plan de la promotion commerciale et de l’engagement politique, le ministère de l’Économie et des Finances discutera avec les structures concernées pour estimer les intentions de commandes publiques auprès de la COMATEX relatives aux évènements (8 mars, rentrée scolaire, fête de l’Armée, 1er mai, panafricaine des femmes, journée des paysans, etc). Le ministère en charge des Finances négociera avec la CMDT les subventions sur les livraisons de coton à la COMATEX et paiera les frais nécessaires à l’entretien et à la relance des machines. Aussi, le ministre de l’Économie et des Finances s’est engagé à apurer le passif de la COMATEX dans une période de 2 ans. Les dépenses urgentes à prendre en charge en plus d’une partie de la dette sociale sont celles relatives à la relance effective de l’usine. Il s’agit de 50 millions de Fcfa pour l’acquisition d’un groupe électrogène de 250 Kva, 50 millions de Fcfa pour les charges de démarrage (entretien des machines), 176 millions de Fcfa pour l’achat de consommables (pièces détachées, colorants…), 166 millions de Fcfa pour l’achat de coton et 80 millions de Fcfa pour l’achat de carburant et le paiement des factures d’électricité. Le montant cumulé nécessaire pour la reprise s’est élevé en 2022 à 722 millions de Fcfa y compris la prise en charge de la 2è tranche de la dette sociale qui fait 200 millions de Fcfa. Pour assurer la pérennité des activités de la COMATEX, le gouvernement s’engage à mettre en œuvre

Salaire des aide-ménagères : Débat houleux entre employeurs et défenseurs de leurs droits

Par Mariam A. TRAORÉ Bamako, 26 mai (AMAP) La gestion des aide-ménagères, ces mains utiles et indispensables dans les foyers de Bamako et des capitales régionales, est, aujourd’hui, un casse-tête pour beaucoup d’employeurs. Ceux-ci craignent une déshumanisation de ce secteur et un risque d’exposer ces pauvres filles au danger du mercantilisme. L’apport de celles qu’on appelle, les «bonnes» à tout faire dans nos foyers, est inestimable. Ces jeunes filles, venues de différentes localités de l’intérieur du Mali, participent à la stabilité de nombreux foyers ici. Elles interviennent, du début à la fin de la chaîne, dans la réalisation des tâches ménagères de la maison. Plusieurs raisons les poussent à venir en villes. Si ce n’est pas pour assurer la survie de leur famille au village avec le fruit de leur trvail qu’elles économisent, c’est gagner de l’argent pour acheter le trousseau de mariage ou même découvrir le monde. C’est toujours un aspect de l’exode rural. Une fois à Bamako, la capitale malienne, elles sont entièrement à la charge de leurs employeurs. Beaucoup de ces jeunes filles innocentes sont victimes de maltraitance et d’abus. Des organisations de défense se sont impliquées dans leur protection et la promotion de leurs droits. Dans cette démarche, ces structures de placement des aide-ménagères ont apporté beaucoup d’amélioration aux conditions de vie des aide-ménagères notamment sur le plan salarial. D’année en année, leur salaire grimpe. En effet, leur rémunération diffère selon que l’on loue leur service par le canal d’une des nombreuses agences de placement de Bamako ou qu’on discute directement avec elles. Leur tuteur ou tutrice sert souvent d’intermédiaire. Mieux, la zone de résidence de la «bonne» influence le montant du salaire. Ainsi, le traitement diffère selon que l’employeur vive sur la Rive droite ou sur la Rive gauche du fleuve Djoliba (Niger) à Bamako. Les employeurs dans la première zone, considérée comme des nantis, paieraient mieux que les habitants de la seconde. Il n’y a pas de prix standard en la matière. Actuellement, les «bonnes» ont des salaires compris entre 12 500 Fcfa et 30 000 Fcfa voire plus, selon que l’employeur soit du secteur informel, pour la plupart le principal employeur, ou formel. Dans les quartiers huppés de Bamako, elles sont payées à la tâche. Mme Mariko Assanatou loue les services de deux aides ménagères. La première, 20 000 Fcfa, est une emme de 23 ans. Elle s’occupe de la restauration et de l’entretien de la maison. Âgée de moins de 16 ans, la petite, qui s’occupe des enfants et des petits travaux domestiques, se console avec 12 500 Fcfa. Leur intermédiaire verse les salaires aux employées, chaque fin de mois, dans l’agence de placement. La gestion salariale de ces filles-là fait débat dans notre pays. C’est un casse-tête pour les employeurs. De nombreuses bonnes réclament plus que le Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) malien. Elles sont aidées et soutenues dans ce combat par les organisations de défense de leurs droits. QUESTION D’EPOQUE – Le débat se déroule sur les réseaux sociaux, dans les marchés et dans les lieux de regroupement des femmes. Chacun y va de son avis, commentaire et stratégie. Il est plus qu’urgent qu’il soit ouvert officiellement afin de trouver une solution. Mme Coulibaly Assan, s’étonne de ce qui se passe autour de la gestion salariale des bonnes. Elle rappelle qu’à leur époque, elle louait les services d’une femme mariée. «J’admets que les choses ont évolué. Avant, on bénéficiait des services d’une dame mariée avec souvent des enfants. Elle venait nous aider dans nos tâches quotidiennes. En retour, on leur donnait un repas. À la fin de chaque mois, la dame recevait entre 2 500 à 3 000 Fcfa», se souvient-elle. Notre vieille dame indique qu’autrefois, c’était plus par solidarité. Elle reconnaît que l’aspect humain a cédé la place, aujourd’hui, à toutes sortes de dérives dans la gestion des aides ménagères à Bamako. Face à la surenchère du salaire des «bonnes», Mme Bouaré Ina demande, aux uns et aux autres, de savoir raison garder. Elle soutient ceux qui veulent que les aide-ménagères soient payées au SMIC. Supposons qu’il en soit ainsi, dans ce schéma, les aide-ménagères ne doivent bénéficier que leur salaire. «Je me dis que si nous devons leur payer au-delà de 20 000 Fcfa, elles ne peuvent plus demander qu’on leur achète des médicaments quand elles tombent malades, des pommades et autres accessoires», dit-elle. Notre interlocutrice raconte qu’elle a deux bonnes payées chacune à 12 500 Fcfa par mois. Elle assure par mois leur coton et pommade hygiénique. Il lui revient de payer des tresses et de leur acheter des chaussures. «Mieux, elles ont toutes les deux un téléphone. Je leur achète, de temps en temps, des crédits pour communiquer avec leurs parents au village. Ce n’est pas tout. Elles sont habillées pendant les fêtes et tous les événements heureux qui se déroulent chez moi», explique-t-elle. Mme Bouaré se fait aussi un devoir de soutenir ces «filles  lorsqu’elles décident de rentrer au bercail. «Je peux leur payer 30 000 Fcfa, mais je serai plus exigente si elle venait à casser des trucs à la maison. Si elles doivent se prendre entièrement en charge, il ne leur restera pas grand-chose des 30.000 Fcfa», prévient notre interlocutrice. Mme Djourté Hélène nous raconte son cas. Elle louait les services d’une bonne à 12 500 Fcfa. Elle était satisfaite. «Elle était comme ma première fille. Les étrangers ne faisaient pas de différence entre elle et mes enfants. Par malheur, elle tomba gravement malade. Cela lui a valu une hospitalisation de plus de 20 jours», raconte notre interlocutrice. La jeune fille sera entièrement prise en charge par son employeur. Au moment de rentrer au bercail, la patronne lui donna l’entièreté de son salaire de trois ans avec bonus, des habits, des ustensiles de cuisine. «Ni la jeune fille, ni ses parents n’en revenaient pas. Que ceux ou celles qui s’agitent pour les droits des domestiques pensent à tous ces facteurs. On doit tout faire pour ne pas déshumaniser ce domaine au risque d’exposer

Biennale artistique et culturelle : La Commission nationale d’organisation à pied d’oeuvre

Bamako, 26 mai (AMAP) La Commission nationale d’organisation de la Biennale artistique et culturelle  du Mali travaille d’arrache-pied pour la réussite de cet important rendez-vous culturel dans notre pays qui enregistrera la participation des 19 régions et du District de Bamako. Après une interruption de plus de sept ans, les artistes maliens se retrouveront, bientôt, dans la Venise malienne, Mopti (Centre) pour montrer leur savoir-faire. Ce sera un grand moment de communion avec l’ensemble des créateurs des 19 régions et du District de Bamako. Cette édition enregistre une participation record avec l’arrivée de nouvelles régions. En effet, si le Mali a compté six régions administratives de 1960 à 1978, puis sept régions et un District à partir de 1979, elle en a neuf en 1991. Ainsi à l’issue du lancement, le tirage a donné un ordre de passage suivant devant le jury : Sikasso, Ménaka, Bandiagara, Koutiala, Nioro, Tombouctou, Koulikoro Dioïla, Kidal, Ségou Mopti, Bamako, Sans Gao, Nara, Kayes Douentza, Kital Bougouni et enfin Taoudénit. Pour ce faire, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a créé une Commission nationale d’organisation (CNO) qui est à pied d’œuvre depuis plus d’un mois. Une autre commission locale a été mise en place à Mopti sous l’égide du gouverneur de cette région qui accueillera l’évènement. Après les phases locales organisées par chacune des régions dans le but de sélectionner les meilleurs numéros ou créations artistiques et les artistes et instrumentistes. « Chacune d’entre elles a déjà constitué sa troupe et les répétitions battent leur plein », a dit le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Dagnoko. La Biennale artistique et culturelle 2023 se tiendra sous le thème : «Le Mali : une histoire commune, une seule nation, un même destin». Les troupes doivent concourir dans les disciplines suivantes : Ensemble instrumental, solo de chant, pièce de théâtre, musique d’orchestre, danse traditionnelle, chœur et ballet à thème. Au menu de la Biennale artistique, cette année, il y aura, aussi, des innovations dans l’exposition d’objets d’art, des conférences-débats, des colloques et un symposium. L’audio visuel et multimédia, les jeux concours, les marionnettes et contes, l’exposition artisanale, la cuisine des communautés et les visites guidées sont, aussi, des nouveautés. L’objectif de ces innovations est de maximiser l’apport de ces nouvelles disciplines à la promotion et à l’enrichissement du patrimoine culturel. Une mission de la CNO s’est rendue, le week-end dernier, à Mopti, sous la conduite de son président et secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Hamane Demba Cissé. Cette délégation a rencontré la commission régionale, en présence du directeur de cabinet du gouverneur de Mopti, Kantara Diawara. La séance de travail a essentiellement porté sur comment réussir ensemble le challenge. À la suite de débats, la joie se lisait «sur presque tous les visages » et Le sentiment d’avoir compris l’orientation de Bamako était réel, a assuré le haut fonctionnaire de défense et président de la sous-commission défense et sécurité, le colonel Sibiri Konaté. Le lendemain samedi, sous un soleil de plomb, la délégation a visité les dix sites d’hébergement proposés par la commission régionale. Il s’agit de mettre les troupes dans les conditions idoines de compétition. Toutes les commodités requises, en termes d’approvisionnement en eau, d’alimentation en électricité et de ventilation des sites d’hébergement, ont été scrutées à la loupe. Les dix sites à retenir seront repartis, à parts égales, entre Mopti et Sévaré. Il ressort des explications des organisateurs qu’à l’issue du débriefing, il a été retenu que la CNO siégera pour le choix des sites, une proposition qui n’a fait l’objet d’aucune objection au niveau régional. YD/MD (AMAP)