Sport : la Coordination des sections sportives de Nioro dénonce une délégation fantôme à la Biennale 2026

Bamako, 9 août (AMAP) La Coordination des sections de sports de la région de Nioro (Football, Basketball et Athlétisme) a adressé samedi une lettre de dénonciation au Directeur national des Sports, affirmant que la délégation présentée comme représentant Nioro à la Biennale sportive 2026 à Bamako n’est pas la leur et ne les engage pas, a appris l’AMAP du document signé des présidents des trois sections. Selon la lettre signée des présidents des districts de Football, Jibril Bathily, de Basketball, Baba Diarra, et de la section Athlétisme, Fodé Keïta, les sections sportives de Nioro avaient bien engagé des préparatifs conformément à la circulaire ministérielle du 25 juin 2026, tenant plusieurs réunions avec le Gouvernorat et la Direction régionale de la Jeunesse et des Sports en vue d’une participation officielle. Elles avaient notamment procédé à des sélections de joueurs et athlètes talentueux de la région. C’est sur les réseaux sociaux, à travers des images et vidéos, que les dirigeants sportifs de Nioro ont découvert la présence d’une prétendue délégation régionale à Bamako. La Coordination se désolidarise formellement de cette situation, soulignant que la vraie délégation de Nioro n’a pas effectué le déplacement sur la capitale, privant ainsi les jeunes joueurs et athlètes légitimement sélectionnés de l’opportunité de démontrer leurs talents au niveau national. KD/KM (AMAP)

Mali : des orages et pluies attendus dans plusieurs régions

Bamako, 9 août (AMAP) Des orages accompagnés de pluies sont attendus lundi dans plusieurs régions du Mali et dans le district de Bamako, selon le bulletin météorologique de l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Ces conditions sont prévues notamment à Kayes, Nioro, Kita, Nara, Koulikoro, Dioïla, Bougouni, Sikasso, Tombouctou, Gao, Ménaka et Kidal. La visibilité devrait rester assez bonne dans la majeure partie du pays. Les températures seront en légère baisse par rapport à celles enregistrées dimanche dans la plupart des régions, tandis qu’elles resteront sans grand changement dans les zones septentrionales. Mali-Météo appelle par ailleurs à la vigilance dans les prochaines 24 heures face aux conditions météorologiques annoncées. OS/KM(AMAP)

Tominian : Relance de l’orchestre moderne du Cercle

Tominian, 9 août (AMAP) Le service local de la Culture du cercle de Tominian a procédé, jeudi, à la présentation officielle d’un premier lot de matériels destinés pour  la relance de l’orchestre moderne du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée dans la salle de conférence de la mairie, était présidée par le préfet du cercle, Kalifala Coulibaly, en présence du maire de la commune urbaine de Tominian, Boba Abed Nego Dakouo, du chef de village Pobanou Diassana, des acteurs culturels et de nombreux invités. Afin de redonner vie à cette formation musicale et de promouvoir davantage les arts et la culture, le service local de la Culture a lancé une mobilisation des ressortissants de la localité. Le chef du service local de la Culture, a expliqué les démarches entreprises pour l’acquisition du matériel avant d’exprimer sa profonde gratitude à tous les contributeurs. Le montant mobilisé à savoir 1 470 000 FCFA, a permis d’acquérir une première partie des équipements comprenant une table de mixage amplifiée avec baffles, une batterie, une guitare solo, une guitare basse, deux pieds de baffles, deux microphones, des câbles de microphones et jacks, un djembé ainsi qu’un pied de microphone. Le maire de la commune urbaine de Tominian, Boba Abed Nego Dakouo, a félicité les généreux donateurs de l’intérieur du pays comme de la diaspora pour leur participation à cette action de dévéloppement. Il a invité l’ensemble des fils et filles du cercle à maintenir cette dynamique de solidarité afin de doter l’orchestre de tous les équipements nécessaires et de promouvoir durablement les arts et la culture. Il a également rendu un vibrant hommage à l’ancien orchestre de Tominian, le groupe Buwaband pour son engagement en faveur de la valorisation du patrimoine culturel local. Le maire a, par ailleurs, attiré l’attention sur le manque d’équipements de bureau auquel fait face le service local des Arts et de la Culture, tout en lançant un appel aux bonnes volontés pour soutenir davantage cette structure. Le chef de village de Tominian a, lui aussi, salué les initiatives entreprises et rendu hommage au Buwaband pour sa contribution à l’animation culturelle de la localité. Présidant la cérémonie, le préfet du cercle, Kalifala Coulibaly, a remercié les invités pour leur forte mobilisation. Il a appelé les populations à renforcer la cohésion autour des actions de développement culturel, soulignant que la renaissance de l’orchestre constitue un levier de promotion de l’identité culturelle du cercle. Il a réaffirmé l’engagement de l’administration à accompagner toutes les initiatives du service local de la Culture et des acteurs culturels. À cette occasion, le chef du service local de la Culture a annoncé l’ouverture des inscriptions pour le recrutement des musiciens, chanteurs et techniciens devant composer le futur orchestre moderne du cercle de Tominian. Un appel a également été lancé aux autres ressortissants et partenaires afin de contribuer à l’acquisition du complément du matériel. La cérémonie a pris fin par des messages de remerciements, des conseils et d’encouragement par le préfet, dans l’espoir de faire de ce futur orchestre un véritable instrument de rayonnement culturel et de cohésion sociale pour le cercle de Tominian. ST/KM (AMAP)

32ème édition de la campagne nationale de reboisement : plantation de 200 arbres à Sotuba

Bamako, 9 août (AMAP) Une opération de plantation d’arbres, initiée par le Haut Conseil des Collectivités (HCC), au cours de la 32ème édition de la campagne nationale de reboisement, a permis à l’institution, de planter 200 arbres à Sotuba, en Commune I du District de Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée, samedi, par le président du Haut Conseil des Collectivités, Mamadou Satigui Diakité, en présence de la ministre de l’Environnement Doumbia Mariam Tangara, des partenaires et de plusieurs autres personnalités. L’opération, appuyée par la société Abdoulaye Halidou Cissé et les Eaux et Forêts, s’inscrit dans l’esprit de l’article 25 de la Constitution. La ministre a encouragé la poursuite du reboisement. Le président du Haut Conseil des Collectivités, Mamadou Satigui Diakité a rappelé que cette initiative s’inscrit dans l’esprit de l’article 25 de la Constitution, qui fait de la protection de l’environnement un devoir de l’État et de chaque citoyen. Il a appelé les populations à renforcer leur engagement en faveur de la préservation de l’environnement. Mme la ministre de l’Environnement a salué la contribution du HCC à cette campagne et encouragé la poursuite des actions de reboisement à travers le pays.  KM (AMAP)

Société : le Repas familial collectif à Bamako, une tradition en péril

Bamako, 9 août (AMAP) Après avoir traité plusieurs sujets de société, l’Agence Nationale de Presse du Mali aborde aujourd’hui une question d’une grande importance dans notre société. Il s’agit du repas familial collectif, une tradition en péril. Selon nos interlocuteurs plusieurs facteurs sont à la base de cette déchéance, surtout à Bamako, dans la Capitale et dans plusieurs grande ville du pays. Durant les heures de manger, les convives se réunissent chez le chef de famille pour partager le repas servi dans un même récipient. C’est le grand rassemblement des membres de la famille. Ce repas collectif constitue une valeur ancestrale de notre pays. Mais, la pratique est en proie à de nombreux facteurs selon les témoignages recueillis. Bourama Fomba est le chef d’une famille restreinte, située dans un quartier périphérique de Bamako. Dans sa famille, à chaque membre son assiette. « Mes enfants n’ont jamais le temps de manger ensemble. Mes occupations professionnelles ne me permettent pas de veiller sur eux pour appliquer cette bonne pratique. Et mon épouse ne le fait pas non plus », affirme-t-il avant de faire part de son inquiétude quant à leur avenir. Selon le quadragénaire, il sera difficile pour eux de vivre en communion. Chose qui va fragiliser leur fraternité. Une tradition ancestrale qui disparait progressivement dans les grandes villes L’originaire de la Région de Dioïla regrette de ne pas avoir transmis cette tradition de son village à ses fils. «Dans notre village, on mange le repas de façon collective. Ce qui permet au chef de famille de veiller sur l’éducation de ses enfants. Cette pratique crée également la cohésion sociale et renforce le vivre-ensemble », explique l’ancien chauffeur de Sotrama. Quant à Youssouf Dembélé, fonctionnaire de l’État, estime que le repas en groupe au quotidien n’est plus possible à cause de l’agenda de travail différent des convives. «Dans les villages, je pense que les repas collectifs sont une obligation parce qu’il y a des travaux collectifs. Mais à Bamako, tôt le matin, chacun vaque à ses occupations. Les membres de la famille n’ont pas les mêmes heures de descente afin de manger ensemble », argumente-t-il. Certaines personnes accusent les femmes d’être à la base de cette décadence dans les familles. Fanta Coulibaly, ménagère, appartient à ce groupe. Selon elle, les femmes profitent des heures de manger pour se livrer à un règlement de comptes. «Je partageais le même repas avec ma coépouse, mais j’ai arrêté. Parce que chaque fois qu’il y avait une dispute entre nous, elle attendait l’heure du repas pour recommencer », raconte-t-elle. Par ailleurs, la ménagère indique que les occupations diverses des uns et des autres freinent également l’exécution du repas collectif. À Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, la famille Dembélé, dirigée par Mahamadou Aliou Dembélé, se retrouve autour d’une même tasse pendant les heures de repas. Une pratique, soutient-il, qui a renforcé les liens familiaux. « J’habite avec mes deux frères ainsi que leurs épouses et enfants. Tout le monde mange ensemble», fait savoir le natif de Koutiala. Selon lui, cet acte renforce l’affection entre les uns et les autres. Il ajoute qu’en cas de malentendus entre les membres, ils peuvent s’éviter ou se chamailler pendant un certain temps, mais il n’y aura jamais d’actes conduisant à un crime. Le chef de famille prévient que pour mieux manipuler les humains, il faut les séparer. Signe d’une démission collective et acculturation Hamidou Traoré, un chef de famille, se rappelle les moments de retrouvailles et prises de décision lors des heures de repas collectif. « Les garçons mangeaient avec le vieux et les filles avec la vieille. Et cela permettait d’observer les enfants et les guider », raconte-t-il. Cette décadence met en péril notre tradition. Selon le traditionnaliste Yaya Coulibaly, c’est le signe d’une démission collective. Il argumente qu’entre l’affaiblissement de l’autorité parentale, les mariages arrangés et l’oubli des origines, la famille a éclaté. « Nous avons emprunté des modèles de vie qui ne nous ressemblent pas. Aujourd’hui, on nous considère comme des hommes perdus, ni arabes, ni africains, ni occidentaux », déplore-t-il. Et de citer l’acculturation de certains habitants des zones rurales qui viennent à Bamako. « Venus d’abord comme saisonniers, beaucoup d’habitants des villages se sont installés en ville en coupant les liens avec leur culture. Chez moi, on mangeait à 11 heures 00. Aujourd’hui, à Bamako, des enfants partent à l’école sans manger et les mamans se lèvent à midi », se plaint-il. Autrefois, le repas collectif était un outil d’éducation. Manger ensemble crée l’unité et la force « Laver les mains dans le même récipient, manger dans la même calebasse, cela créait la solidarité et le respect. Les anciens veillaient sur tous », assure Yaya Coulibaly. Il cite l’exemple des camps militaires où manger ensemble crée l’unité et la force. Le traditionnaliste fait savoir que la puissance d’un peuple, c’est le respect du repas. « C’est ce qui a fait la cohésion des Maliens », conclut-il. la cohésion intra-familiale contribue également à l’effondrement de la pratique Pour le sociologue Dr N’Fali Dembélé, l’ébranlement de la cohésion intra-familiale contribue également à l’effondrement de la pratique. « Aujourd’hui, au regard de nombreux facteurs qui ont bouleversé l’organisation interne et la stratégie familiale, des pratiques d’antan comme le fait de manger ensemble se réalisent de plus en plus difficilement » indique-t-il. Le sociologue énumère d’autres facteurs qui rendent difficile la réunion de tous les membres de la famille au même moment autour du repas. Il s’agit, selon lui, des impératifs liés à la disponibilité de chacun et la multiplication des activités de plus en plus parcellaires et individualisées. MMD/KM (AMAP)

Bougouni : Ouélessébougou a accueilli la phase régionale de la Journée panafricaine de la femme

Ouélessébougou 9 août (AMAP) La Coordination des Associations et Organisations Féminines (CAFO) de Ouélessébougou, en collaboration avec la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bougouni, a célébré samedi , la phase régionale de la Journée panafricaine de la femme, sous le thème thème « L’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la vision 2063 du Mali, dans les locaux du Centre de formation féminin et d’appui au développement rural (CFADR). Présidé par le préfet de Cercle, Moussa Andielou Sagara, l’évènement a réuni des femmes leaders, des organisations féminines, des partenaires institutionnels et techniques, ainsi que des représentants des autorités administratives et légitimités coutumières. Il s’agissait de promouvoir le leadership féminin, renforcer la solidarité entre les femmes et sensibiliser les communautés sur le rôle essentiel des femmes dans le développement économique, social et culturel. Dans son intervention, la présidente de la CAFO de Ouélessébougou a tout d’abord exprimé sa reconnaissance aux autorités régionales pour leur choix porté sur son organisation pour accueillir cette Journée panafricaine de la femme avec une dimension régionale. Un choix qui selon elle explique leur considération et leur capacité de relever le défi de l’organisation. Elle a rappelé que cette journée trouve son origine dans la conférence des femmes africaines tenue le 31 juillet 1963 à Dar Es Salam en Tanzanie. Des militantes et dirigeantes de plusieurs pays africains se sont réunies pour discuter des conditions des femmes sur le continent et de leur rôle dans les luttes pour l’indépendance et le développement. Elle a également salué les efforts des autorités pour favoriser l’accès à l’eau potable, notamment les œuvres sociales du Président de Transition le Général d’Armée Assimi GOÏTA , avec de plus de 600 forages d’eaux réalisés sur l’ensemble du territoire national, donnant ainsi un sens à une promesse républicaine dans un Mali. Dans son discours d’ouverture, le préfet Sagara, a exprimé toute sa satisfaction et a remercié les femmes pour avoir répondu à l’invitation. Il a souligné que l’Organisation panafricaine de la femme (OPF) célèbre cette date symbolique marquant un nouveau départ dans la lutte des femmes pour leur émancipation et la décolonisation de l’Afrique. En ce qui concerne la thématique de cette année, le représentant de l’Etat à rappeler que la « disponibilité et l’accès universel à l’eau potable et des services d’assainissement sûrs constituent une préoccupation majeure aux niveaux mondial, régional et national, ajoutant que cette préoccupation est consacrée par l’Objectif du Développement Durable n°6 ,qui vise à garantir l’accès universel et équitable à l’eau potable et à l’assainissement pour tous d’ici 2030 « . L’objectif ultime de l’édition 2026 est de contribuer à l’amélioration du cadre et des conditions de vies des populations féminines, à travers un accès équitable, sécurisé et durable à l’eau potable, à l’hygiène et aux services d’assainissement, a ajouté M. Sagara, avant d’assurer les femmes de la région de leur ferme détermination à les accompagner dans ce combat. L’activité principale au cours de la journée a été une conférence débat autour du thème national, coanimé par le Directeur régional de l’Hydraulique de Bougouni et le chef du service d’assainissement et du contrôle, des pollutions et des nuisances de Ouélessébougou. AC/KM (AMAP)

Sikasso : Inauguration du centre annexe de l’association de santé communautaire de Waerma II

Sikasso 8 août (AMAP) Le tout nouveau centre a été inauguré, samedi dernier, dans le secteur 8 du quartier Wayerma II de Sikasso, sous la présidence du préfet du cercle Amadou Gassambé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du médecin chef du district sanitaire de Sikasso Dr Emilien Diarra, la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso Ramatou Bagayogo et le président de l’ASACOWA II Dramane Danioko. Ont pris part à l’évènement, les légitimités traditionnelles, des membres des ASACO de Sikasso, des agents de santé et plusieurs invités Le nouveau centre est composé d’une salle d’attente, deux salles de consultation, la salle d’accouchement et de Consultation prénatale (CPN), la salle d’observation ainsi que la salle des soins et de petites chirurgies. Le nouveau directeur du centre est un assistant médical, il se nomme Modibo Diabaté. A l’entame de ses propos, le préfet du cercle Amadou Gassambé a indiqué que l’initiative permettra aux populations éloignées de Wayerma II de fréquenter le centre de santé. Il a saisi l’occasion pour remercier les responsables du quartier. Il a, ensuite, invité les populations à se rendre à ce centre pour la prévention, les soins curatifs et surtout pour les différentes vaccinations. S’adressant au personnel sanitaire, le préfet du cercle l’a surtout invité à faire un bon usage du centre et à se mettre à la disposition des populations. Quant au médecin chef du district sanitaire de Sikasso Dr Emilien Diarra, il s’est réjoui de l’initiative. « Compte-tenu de l’engagement sans faille des membres de l’ASACOWA II, je ne suis pas étonné de cela … », a-t-il souligné avant de les exhorter à redoubler de courage et de continuer dans ce sens. A l’en croire, on pourra faire de ce centre un site de vaccination permanent mais également y faire les petits soins.  Auparavant, la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso Ramatou Bagayogo et le porte-parole de l’ASCOWA II Dramane Danioko ont souhaité la bienvenue aux invités. Ramatou Bagayogo a salué les membres de l’ASACOWA II pour avoir penser à créer ce centre car les populations sont devenues nombreuses. La démonstration culinaire des femmes de Wayerma II, la remise des cadeaux aux femmes qui ont bien suivi la vaccination de leurs enfants, la visite du centre par les officiels ont été les temps forts de la cérémonie. Il faut retenir que l’air de santé du Cscom de Wayerma II compte neuf secteurs et trois villages rattachés dont Diakorola-Diassa, Diassableni et Zaton-jasso. La population de l’air de santé avoisine plus de 36 700 habitants. Ce tout nouveau centre contribuera à leur enlever une grosse épine des pieds. A compter du jour de l’inauguration (samedi 8 août 2026), toutes les consultations seront gratuites pendant une semaine au centre mais les ordonnances seront à la charge des patients. MD/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 7 août 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 7 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 25 juin 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions 2026-2028. Cette stratégie vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants à travers une approche préventive, protectrice et inclusive, centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilisation des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance déterminant les ressources fiscales des Collectivités territoriales. Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition, le Gouvernement a engagé des réformes administrative et territoriale qui ont abouti à l’adoption de : – la Loi n°2023-003 du 13 mars 2023 portant modification de la loi déterminant les conditions de la libre administration des Collectivités territoriales ; – la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales ; – la Loi n°2023-005 du 13 mars 2023 portant statut particulier du District de Bamako. Ces réformes, en plus de la suppression de la Collectivité Cercle et des Communes au niveau du District de Bamako, ont eu des implications sur les finances, les ressources humaines et le patrimoine des Collectivités territoriales. A cet effet, il s’avère nécessaire de procéder à une nouvelle répartition des ressources fiscales entre les différents niveaux de Collectivités territoriales issues des réformes administrative et organisationnelle du territoire national. Le projet d’ordonnance, adopté, permettra aux Communes, aux Régions et au District de Bamako de disposer de texte de référence pour la préparation de leurs budgets, l’amélioration de la mobilisation des ressources endogènes et d’accroître le financement du développement local. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement additionnel du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel, signé le 30 juin 2026, à Bamako, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement.   Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 28 milliards 206 millions 151 mille francs CFA. La réalisation du projet, objet du présent financement, contribuera au renforcement de la résilience des communautés vivant dans les zones cibles des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Douentza et Bandiagara. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis d’exploitation de grande mine d’or à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. Le permis de recherche de Menankoto-Sud, issu de la fusion par Décret n°2025-0348/PT-RM du 16 mai 2025 des permis de recherche de Bakolobi, de Menankoto-Sud et de Bantako-Nord, a fait l’objet d’intenses travaux qui ont permis de mettre en évidence un gisement économiquement exploitable sous forme d’une grande mine. Conformément aux dispositions du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier, la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, société de recherche de droit malien a manifesté son intérêt de procéder à l’exploitation du gisement découvert. Le projet de décret, adopté, attribue à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, un permis d’exploitation de grande mine valable pour l’or, à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, pour une durée maximale de 12 ans. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil desMinistres de la célébration de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local, couplée à la Journée africaine de l’état civil, prévue le 10 août 2026.   L’Edition 2026 de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local est célébrée sous le thème : « La participation des femmes, des jeunes et de la communauté à la gouvernance locale de l’eau et de l’assainissement ». La Journée africaine de l’état civil est placée au niveau national sous le thème « Un état civil résilient pour tous : garantir la continuité des services et l’identité juridique dans un contexte de défis sécuritaires et d’accélération de la transition numérique ». La célébration de ces Journées sera marquée, entre autres, par l’organisation de rencontres d’informations et de sensibilisation, de conférences-débats dans les Communes, les chefs-lieux de Cercle et de Région et de visites guidées de certaines infrastructures en lien avec les thèmes. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de la tenue des états généraux de l’Administration publique. L’objectif de ces états généraux est de contribuer à la refondation de l’Administration publique pour améliorer l’efficacité des services publics et renforcer la bonne gouvernance. Les échanges porteront sur des thématiques relatives, entre autres : – aux ressources humaines de l’Administration publique et aux conditions de travail des agents ; – aux relations entre l’Administration et les usagers des services publics ; – à l’éthique, à la déontologie, aux droits et aux garanties de l’agent public, à l’amélioration de la gouvernance ; – aux réformes administratives et institutionnelles dans le cadre de la décentralisation et de la déconcentration.   Les états généraux se tiendront d’août à décembre 2026 aux niveaux local, régional et national ainsi que dans les Missions diplomatiques et Postes consulaires.   Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 2ème Edition du Forum de la Diaspora nigérienne, tenu du 25 au 30 juillet 2026, à Niamey au Niger.   Ce 2ème Forum, placé sous le thème : « La Diaspora comme acteur clé du développementéconomique et social des pays d’origine », a rassemblé les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, les représentants des diasporas, des partenaires techniques et financiers et desorganisations internationales.   Dans son intervention, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine aprésenté l’expérience malienne en matière de mobilisation de la Diaspora et a mis en exergue les réformes et initiatives des Autorités de la Transition visant à stimuler les investissements productifs et à resserrer les liens entre la Nation et ses ressortissants.   En marge

Mali : Dans le cadre du processus de DDR-I, plus de 300 ex-combattants ont rejoint les FAMa

Bamako, 8 août (AMAP) Dans le cadre du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration (DDR-I), plus de 300 combattants des milices armées du Centre et des groupes armés du Nord ont rejoint les rangs des Forces Nationales de Défense, a appris l’AMAP de sources concordantes. Cette action s’inscrit dans le cadre du processus piloté par le ministère de la Réconciliation nationale. Plus de trois cent (300) combattants sont issus du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), un groupe proche des autorités de la transition malienne. Après avoir achevé leur formation, ils doivent désormais intégrer les Forces armées maliennes (FAMa). Le porte-parole du MSA, Pour Ilyas Ag Siguidi  a affirmé que le processus suit son cours malgré les défis inhérents à une opération de cette ampleur. Il explique qu’ « en tout, il s’agira pour l’Etat malien de recruter (environ) 2.000 ex-combattants dans l’armée malienne au grade de soldat de 2e classe. Il a,  par ailleurs que parmi ceux-ci, figurent 30 chasseurs traditionnels dozos (ou donsos en bambara, ndlr), 137 combattants des mouvements peuls et près de 400 ex-combattants des mouvements armés du Nord. » KM (AMAP)

Sport : Lancement officiel de la biennale sportive 2026, par le PM

Bamako, 7 Aout (AMAP) Le Premier Ministre le Général de division Abdoulaye Maiga a lancé, officiellement, ce vendredi, la biennale sportive, édition 2026, au palais de sport Salamatou Maiga de Bamako, a constaté l’AMAP. Cette compétition qui se tient du 7 au 16 Aout rassemble plus de 1. 800 participants représentant les 19 régions du Mali et le district de Bamako. Le Chef du Gouvernement  qui a procédé au lancement de la biennale sportive a déclaré « au nom du Président de la transition, le Général de d’Armée Assimi Goïta, je lance officiellement  la biennale sportive, édition 2026 ». « Il y a 38 ans,  depuis 988, où la biennale sportive était couplée à la biennale artistique et culturelle, 38 ans se sont écoulés, 38 ans d’années d’attente, 38 ans de souvenirs et d’espérance. Aujourd’hui, cette attente prend fin, ce souvenir reprend vie. Aujourd’hui, cette espérance devient une réalité, la biennale sportive renaît.  Non pas comme un simple événement sportif, elle revient comme un héritage motivé, comme une promesse tenue, comme un engagement envers notre jeunesse. Oui, une nation, ce sont des villes, des bâtiments, des infrastructures. Une nation, c’est aussi des souvenirs communs. Des émotions partagées, des rendez-vous qui rassemblent un peuple autour d’un même idéal, cette biennale sportive est l’un de ces rendez-vous », a fait savoir le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. En s’adressant aux athlètes, il a affirmé, « vous êtes ici pour gagner, mais vous êtes surtout ici pour grandir.  Car, les champions ne sont pas uniquement ceux qui montent sur un podium. Les véritables champions sont ceux qui savent respecter leurs adversaires, ceux qui acceptent la défaite avec dignité, ceux qui remportent leur victoire avec humilité. Ceux qui comprennent que le maillot qu’ils portent représentent bien plus qu’eux-mêmes. Ils représentent leur région, leur famille, le Mali ». Le ministre Fomba a salué la présence du ministre de la Jeunesse, du sport et de la culture du Niger, pays frère de l’AIS, qui témoignage l’attachement à nos valeurs communes de solidarité et de fraternité. Avant de rappeler que cette biennale sportive est un vœu du président de la transition, que son département a matérialisé grâce aux efforts de chacun. ST/KM (AMAP)