Bandiougou Danté : « Le FOPAME est né de la nécessité de répondre aux défis géopolitiques et médiatiques actuels »

Bamako, 5 juin (AMAP) L’ouverture des travaux de la 1ère édition du Forum panafricain des médias, a été présidée mercredi au CICB par le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga en présence de plusieurs de personnalités et d’experts venus de Bamako, de la sous-région et du monde entier, a constaté l’AMAP. En marge du Forum Panafricain des Médias (FOPAME), le président de la Maison de la Presse du Mali et membre du comité scientifique du forum, Bandiougou Danté, revient sur les motivations ayant conduit à l’organisation de cette rencontre continentale. Il évoque les mutations du paysage médiatique africain, les enjeux de souveraineté narrative et les perspectives d’avenir de cette initiative panafricaine. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Monsieur Danté, pourquoi avoir initié ce Forum Panafricain des Médias à Bamako en ce moment précis ? Quelles évolutions géopolitiques, numériques et sécuritaires rendent selon vous ce forum indispensable aujourd’hui pour l’Afrique ? Bandiougou Danté : Le Forum Panafricain des Médias est né à la suite d’une série de constats. D’abord, il faut dire que notre paysage médiatique évolue rapidement. Cette évolution s’explique surtout par le développement croissant du numérique qui a profondément bouleversé la pratique du métier et fragilisé les anciennes sources de financement des médias. Ensuite, il faut évoquer la campagne médiatique dirigée contre notre pays, qui traverse une crise multidimensionnelle. C’est dans le souci de prendre en charge les préoccupations des médias et de répondre véritablement aux défis géopolitiques actuels que la nécessité d’organiser le FOPAME s’est fait sentir. L’Agence Nationale de Presse du Mali : En tant que membre du comité scientifique, comment ce forum peut-il contribuer concrètement à construire une souveraineté narrative africaine face à la domination des récits extérieurs ? Bandiougou Danté : Le Forum a pour objectif d’amener les professionnels des médias à prendre conscience des enjeux actuels et à se positionner conformément à nos réalités. Il s’agit de créer un cadre de réflexion et d’échanges permettant aux acteurs des médias africains de développer leurs propres approches et de mieux porter les récits du continent. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelle est votre vision à long terme pour le FOPAME ? Souhaitez-vous qu’il devienne une institution panafricaine permanente avec des éditions annuelles et des mécanismes de suivi ? Bandiougou Danté : Le FOPAME doit permettre une synergie d’action entre les acteurs médiatiques des différents pays qui décideront de son orientation future. L’ambition est de créer une dynamique de coopération capable de renforcer les médias africains et de favoriser une réflexion commune sur les grands défis auxquels ils sont confrontés. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quels sont les principaux défis que les médias africains doivent surmonter selon vous pour passer d’une simple consommation d’information à une véritable production de contenus souverains et influents ? Bandiougou Danté : Les médias africains doivent d’abord s’adapter aux profondes mutations induites par le numérique, renforcer leurs capacités professionnelles et trouver des modèles économiques durables. Ils doivent également développer davantage de coopération entre eux afin de produire des contenus ancrés dans les réalités africaines et capables d’influencer les débats à l’échelle régionale et internationale. Propos recueillis par OS et KM (AMAP)
Kangaba : Une forte pluie accompagnée de vents violents fait des dégâts à Tinfra

Kangaba, 05 juin (AMAP ) Une pluie diluvienne accompagnée de vents violents s’est abattue sur le village de Tinfra dans la commune rurale de Minidian le mercredi 03 juin 2026, a constaté l’AMAP. Ces violentes précipitations n’ont provoqué ni de perte en vies humaines ni de blessés. Cependant, d’énormes dégâts ont été enregistrés, notamment l’effondrement de plusieurs maisons d’habitation et l’enracinement de plusieurs arbres et la perte des bovins et de la volaille. Une mission conjointe conduite par le maire de la commune rurale de Minidian monsieur Mamby Kéïta s’est rendue sur place à une vingtaine de kilomètres de Kangaba pour constater les dégâts, évaluer les besoins des populations sinistrées et proposer des mesures appropriées. La mission, composée des représentants du service local du Développement Social et de l’Economie Solidaire, et de la Protection civile a fait plusieurs constats à savoir 22 ménages touchés, plus de 109 personnes à charge, 34 maisons endommagées, 05 maisons totalement détruites et 09 panneaux photovoltaïques emportés. Dans l’immédiat, les populations affectées ont besoin de tôles, de vivres et de panneaux solaires. Avant de quitter, le représentant de la protection civile a prodigué des conseils aux populations sur les conduites à tenir en cas de pluies accompagnées de vents violents. SD/KM (AMAP)
Diéma : Le Préfet de cercle donne des éclaircissements sur la suspension de la circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus

Diéma, 5 juin (AMAP) Le préfet de cercle, Abou Diarra a rencontré ce vendredi les chefs de services techniques, les élus, les leaders religieux, les chefs traditionnels et coutumiers, la CAFO, le conseil communal de la jeunesse, et d’autres membres des organisations de la société civile, ainsi que des éléments des Forces de défense et de sécurité. Il s’agissait de les informer et de les sensibiliser sur le contenu de l’arrêté interministériel numéro 2026-1312/MI-SG du 13 juin 2026, portant suspension de circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus, dans les grandes agglomérations. Il affirmé que ces grandes agglomérations sont le District de Bamako, les Chef- lieux de régions, de cercles et d’arrondissement. Il a par ailleurs précis que le chef de l’exécutif local, le représentant de l’Etat au niveau de la Région, peventt suspendre la circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus dans un chef-lieu de cercle ou d’arrondissement. Quant à la question de savoir si les motos tricycles sont concernées par la mesure, le Préfet Abou Diarra a promis de s’informer pour lever l’équivoque. Il a demandé à tous le respect strict des mesures prises par les plus hautes Autorités du pays, en vue de renforcer davantage les dispositifs de sécurité dans notre pays. Le Chef de l’exécutif local a invité chacun en ce qui le concerne, à jouer pleinement sa partition, afin que l’application des mesures en vigueur soient une réussite totale dans le cercle de Diéma. Il a demandé aux différents acteurs de renforcer la sensibilisation auprès des communautés pour une adhésion plus effective à ces mesures gouvernementales qui visent surtout l’instauration d’une paix inclusive et durable dans notre pays. OB/KM (AMAP)
Forum Panafricain des Médias : L’expert Martin Faye se prononce sur le Forum et d’autres sujets

Bamako, 5 juin (AMAP) Dans une interview accordée à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le journaliste sénégalais et expert des médias, Martin Faye se prononce sur son engagement pour le Forum et partage sa vision pour refonder le journalisme africain, a constaté l’AMAP. Agence Nationale de Presse du Mali : Qu’est-ce qui vous a motivé à quitter le Sénégal pour participer à ce forum à Bamako ? Martin Faye : J’ai quitté le Mali il y a deux ans, après avoir dirigé le projet Studio Tamani de la Fondation Hirondelle. Cette expérience a élargi mon horizon et renforcé mon compagnonnage avec les médias maliens. J’ai participé à de nombreuses activités au sein des faîtières et associations de journalistes. Lorsque l’idée du forum est née, j’ai été contacté pour intégrer le comité scientifique et, de fil en aiguille, j’ai été désigné pour présenter la conférence inaugurale. Agence Nationale de Presse du Mali : Selon vous, quels sont les principaux objectifs de ce Forum Panafricain des Médias ? Martin Faye : Les principaux objectifs sont de réfléchir à la pratique journalistique en Afrique afin de retrouver une souveraineté et un contrôle de l’information, depuis sa conception jusqu’à sa diffusion. Trop souvent, nos populations apprennent ce qui se passe chez elles à travers les médias étrangers. Il faut changer la donne : parler de l’Afrique aux Africains, dans nos langues, selon nos cultures et nos contextes. Nous connaissons mieux le terrain africain que quiconque, mais la digitalisation et les plateformes numériques échappent à notre contrôle. C’est de cela qu’il s’agit de discuter à Bamako. Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont vos attentes personnelles et professionnelles de cette rencontre ? Martin Faye : Mes attentes sont celles d’une refondation du journalisme africain. Nous revivons une situation similaire aux années 1970-1980, lorsque l’UNESCO portait le débat sur un nouvel ordre mondial de l’information. Aujourd’hui encore, l’Occident monopolise la circulation de l’information, avec des risques de manipulation, de propagande et de censure. Il est temps que les médias africains deviennent les narrateurs de leur propre récit Agence Nationale de Presse du Mali : Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels les médias africains font face aujourd’hui ? Martin Faye : Le premier défi est la formation. Depuis quarante ans, je suis engagé dans ce domaine. Or, une masse critique de personnes se disent journalistes sans avoir reçu une formation initiale solide. Il faut distinguer ceux qui travaillent dans les médias de ceux qui sont réellement journalistes. Les programmes doivent être adaptés à la réalité : former des journalistes polyvalents, capables de produire du son pour la radio, de l’image pour la télévision et du contenu écrit. Agence Nationale de Presse du Mali : Comment les journalistes africains peuvent-ils mieux lutter contre la désinformation et les fake news ? Martin Faye : Nous devons unir nos forces pour mettre fin à la désinformation et aux fake news. J’ai proposé la création d’une plateforme digitale panafricaine de lutte contre la désinformation. Chaque pays pourrait y contribuer : lorsqu’une rumeur circule, il faut la vérifier rapidement et la traiter avec responsabilité. Agence Nationale de Presse du Mali : Pensez-vous que ce forum peut renforcer la coopération entre les médias africains ? Martin Faye : Ce forum n’aurait pas de raison d’être s’il ne renforçait pas la coopération. Parmi les idées concrètes, il y a la création d’une agence de presse panafricaine et d’une union des radios de proximité. Cinq pays sont déjà membres fondateurs, avec un plan d’action immédiat : lancer une campagne d’adhésion pour que toutes les radios de proximité africaines puissent travailler ensemble au service des populations. MMD/KM (AMAP)
Forum de Bamako : les acteurs maliens plaident pour l’éducation numérique et le renforcement de la régulation

Bamako, 5 juin 2026 (AMAP) Les intervenants du panel consacré au « Cyberespace et cybercriminalité : encadrement et régulation », organisé dans le cadre du Forum Panafricain des Médias, ont appelé jeudi à Bamako à renforcer l’éducation aux médias et au numérique, tout en consolidant les mécanismes de régulation afin de faire face à la montée du désordre informationnel et des abus sur les plateformes numériques, a constaté l’AMAP. Les participants ont souligné que la généralisation des smartphones, des réseaux sociaux et des outils numériques a profondément transformé la production et la circulation de l’information, faisant des citoyens des producteurs de contenus au même titre que les médias traditionnels. Le président de l’Association des Blogueurs du Mali (ABM), Boureyma Soulo, a estimé que le désordre informationnel constitue aujourd’hui « la pollution de l’écosystème médiatique et numérique ». Selon lui, la diffusion massive de la mésinformation, de la désinformation et de la mal information alimente les tensions sociales, la méfiance entre Abordant la question de la cybercriminalité, le procureur de la Commune IV du District de Bamako, Idrissa Hamidou Touré, a mis en garde contre certaines dérives observées sur les réseaux sociaux. Il a notamment évoqué les pratiques liées à « l’économie de l’attention », qui consistent à utiliser des contenus accrocheurs ou sensationnalistes pour attirer les internautes et générer des revenus publicitaires. Le magistrat a rappelé que plusieurs textes encadrent déjà les comportements dans l’espace public et numérique, citant notamment la loi de 2000 sur le régime de la presse, les textes relatifs à la protection des données personnelles, aux transactions électroniques et à la cybercriminalité. Pour sa part, le président de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne et de l’Électronique (APPEL-Mali), Modibo Fofana, a estimé que la désinformation existait avant Internet mais qu’elle s’est amplifiée avec l’essor des réseaux sociaux. Fofana a également insisté sur la nécessité de sensibiliser les utilisateurs les plus actifs du numérique afin de réduire les phénomènes de confusion, de panique et de manipulation observés lors de certains événements relayés sur les réseaux sociaux. Intervenant sur les aspects réglementaires, le représentant de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Dr Aly Haïdara, a rappelé que le Mali s’est doté au fil des années d’un arsenal juridique destiné à encadrer la société de l’information et à protéger les citoyens dans l’espace numérique. Selon lui, plusieurs lois relatives à la protection des données personnelles, à la cryptographie, au commerce électronique, à la société de l’information ainsi que les récentes réformes des codes pénal et de procédure pénale contribuent à renforcer la protection des usagers face aux cyberdélinquants. « Le numérique doit être au service des individus », a affirmé Dr Haïdara, soulignant l’importance de l’information, de la sensibilisation et de l’éducation numérique pour garantir un usage responsable et sécurisé des technologies. La multiplication des plateformes numériques et l’accès croissant aux réseaux sociaux ont profondément modifié les modes de production et de consommation de l’information au Mali. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation des phénomènes de désinformation, de manipulation de l’information et de cybercriminalité, poussant les autorités et les acteurs du secteur à renforcer les dispositifs de régulation, de sensibilisation et de protection des données personnelles. OS/KM(AMAP)
FEMAFOOT : Anthony da Silva, nouveau sélectionneur des Aigles du Mali

Bamako, 5 juin (AMAP) La Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) a annoncé, jeudi, la nomination du technicien portugais Anthony da Silva au poste de sélectionneur national des Aigles du Mali, à l’issue du processus de recrutement lancé entre le 28 avril et le 26 mai 2026, a appris l’AMAP de source sportive. Selon la Fédération, le Comité exécutif a retenu le projet présenté par Anthony da Silva après examen des candidatures soumises dans le cadre de l’appel à candidatures. La FEMAFOOT précise que le technicien a été choisi pour répondre à « un triple impératif : la rénovation, la performance et le travail dans la durée ». Le communiqué souligne que le nouveau sélectionneur a satisfait aux principaux critères techniques définis par la commission ad hoc chargée du recrutement et présenté « un dossier particulièrement convaincant ». Dans sa vision à moyen terme, Anthony da Silva propose une stratégie articulée autour de plusieurs axes majeurs, notamment « l’atteinte de résultats de haut niveau lors des compétitions africaines et mondiales », le développement du championnat national ainsi que la promotion et l’accompagnement des talents locaux. La Fédération indique également que le nouveau sélectionneur sera assisté par un adjoint malien dont « les compétences ainsi que les performances sportives, tant sur le plan national qu’africain, sont reconnues et avérées ». Le Comité exécutif affirme qu’il veillera à la mise en œuvre effective de la feuille de route du nouveau staff technique, en cohérence avec les orientations de la nouvelle mandature issue de l’Assemblée générale élective du 16 avril dernier. La FEMAFOOT assure que le nouvel encadrement technique travaillera sous le signe de « la rigueur, de la discipline et de la performance » afin de répondre aux attentes du public sportif malien. KD/KM (AMAP)
Bougouni : Donation de l’UNICEF d’un véhicule et du matériel informatique à des services techniques de la région

Bougouni, 6 juin (AMAP) Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a travers son bureau de zone de Sikasso, Koutiala et Bougouni a fait une donation d’un véhicule et du matériel informatique aux services techniques de la région de Bougouni , a constaté l’AMAP. Le bureau de zone de Sikasso du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) qui couvre les régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni fait un don de véhicule usager Land Cruiser Hard Top à l’Académie d’Enseignement et du matériel informatique à d’autres services techniques de la région de Bougouni. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du gouvernorat de Bougouni, mercredi, sous la présidence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé en présence des membres de son cabinet, du chef de bureau de zone UNCEF Sikasso-Koutiala-Bougouni, le Professeur Abdoulaye Touré à la tête d’une délégation de sa structure, des services techniques et du personnel du gouvernorat. L’objectif de cette donation est d’apporter un appui à travers un véhicule usager Land Cruiser Hard Top pour l’Académie d’Enseignement de Bougouni et des ordinateurs pour les services techniques de la direction régionale du plan et de la statistique, de celle du développement social et de l’économie solidaire, du centre de santé de référence de Bougouni, au CAP de Garalo et à la station régionale ORTM de Bougouni. Intervenant le premier le professeur Abdoulaye Touré, chef de bureau de zone UNICEF Sikasso-Koutiala-Bougouni a rappelé que le Gouverneur joue pleinement son rôle de coordination à la satisfaction de tous les partenaires de la région et à l’UNICEF en particulier. Ce don poursuit- il, s’inscrit dans le cadre d’une coopération exemplaire et du programme de coopération Mali-UNICEF. Pour le chef de l’exécutif régional l’occasion est opportune pour remercier l’UNICEF pour cette donation qui vient en appui logistique aux services techniques de l’Etat dans la région pour une bonne amélioration du cadre de travail. Il s’agit là de la concrétisation d’un partenariat multiforme qui vient en soutien au développement économique, social et culturel de la région de Bougouni. Enfin il a donné l’assurance à l’UNICEF que bon usage sera fait de ces différentes donations. BHT/KM (AMAP)
Musique : « Songhoy Star », un orchestre régional non officiel qui a émerveillé les populations de la Cité des Askia en son temps

Gao, 6 juin (AMAP) La région de Gao n’a jamais connu un orchestre régionalofficiel mais un groupe musical local dénommé « Songhoy star » de Gao, qui a été crée avant les années 80. Pour des éclaircissements, nous avons approché, le seul encadreur qui est resté parmi ce groupe de l’orchestre à savoir l’encadreur, ancien animateur-producteur de l’Ortm à la retraite, Boubacar Adama Cissé. Il témoigne que l’orchestre de Gao est constitué de jeunes musiciens volontaires, composés de trois sections : la section de vent ; la section de cordonne-phone et la section de perquisition. Selon lui, l’orchestre a été créé dans les années 84 avec la bénédiction de la première génération du groupe musical le Négro-bande conduit par feu Boncana Maiga et un autre musicien de la Guinée Bissau, Nassazo de Carvaro. D’après lui, ils étaient tous des jeunes musiciens locaux, fans de la musique et qui avaient le souci de faire plaisir à la population de Gao en jouant de la musique traditionnelle ou du terroir« Takamba » ou « Holey Horey ». Et se rappelait encore dans les années 1984, d’une tournée musicale dans la région de Tombouctou dont les fans de la musique de la cité de 333 Saints ont beaucoup adoré. « Après la tournée de l’intérieur, nous avions découvert d’autres horizons où nous avions été sollicités pour jouer de la musique notamment en Algérie et au Niger où notre musique était très appréciée par les autorités de ces pays et même par l’orchestre de Niamey ; la preuve en est qu’ils sont imités la musique du groupe « Songhoy Star », a-t-il avancé. « L’orchestre de Gao n’avait jamais été à la disposition de la direction régionale de la Culture parce qu’il n’était pas officiel. Mais il est resté toujours à la disposition de la direction régionale de la culture durant les grands événements. Notre génération jouait de la musique pour l’épanouissement de la jeunesse, faire plaisir aux populations et surtout véhiculer la culture de notre terroir », a soutenu, Boubacar Cissé. Selon lui, avec la discorde et l’âge, seule la section vent est restée. Mais le « Négrobande » avec feu Boncana Maiga qui faisait partie de la première génération de l’orchestre de Gao avait formé deux groupes d’orchestre. Il s’agit d’une formation (A) héritière de Négrobande et d’une formation (B) créée d’une nouvelle génération qui a modernisé la musique traditionnelle. « L’éclatement de l’orchestre « Songhoy Star » dont était membre , Boubacar Adama Cissé, un nouveau orchestre de circonstance constitué d’une dernière formation a été crée en 2010 à savoir le groupe de Fatouma Bocar . C’est ce même groupe qui a participé à la biennale de 2010 à Sikasso et celle de Tombouctou en 2025 où il a décroché le premier trophée en chant, a évoqué, Boubacar Cissé. « Après notre génération, tous ceux qui sont venus dans la musique travaillent uniquement pour l’argent. Souvent on les voit jouer lors des fêtes événementiels (mariage et baptêmes) et autres. Alors qu’à notre époque, nous étions engagés pour faire plaisir à nos populations ou pour véhiculer un message à l’endroit des dirigeants. Pour notre bonne formation, nous faisions des répétitions nuit et jour sans un jeton. Aujourd’hui, avec la nouvelle génération, tel n’est plus le cas », a-t-il expliqué, l’ancien de l’orchestre « Songhoy star ». Pour lui, la musique n’est pas un produit de commerce mais un art d’attraction de la jeunesse, un message de réconfort, d’identité culturelle qui est véhiculé à travers la parole et la danse dont chacun se retrouve. Hormis tout ça, nous comprenons qu’il y a un chômage accru de la jeunesse et le besoin de luxe est pressant. Selon lui, un orchestre joue un rôle très important dans les relations socio-culturelles mais aussi dans la consolidation de la cohésion sociale entre les communautés. En tant qu’encadreur et animateur-producteur à la retraite et ancien de l’orchestre « Songhoy Star », je sollicite les autorités de notre pays, en particulier le département de la Culture de penser à la création d’un orchestre régional officiel pour la région de Gao. AT/KM (AMAP)
Mali : le gouvernement met des primes sur la tête de terroristes recherchés

Bamako, 4 juin 2026 (Agence) Le gouvernement malien a annoncé, jeudi, l’octroi de récompenses financières à toute personne fournissant des informations jugées fiables et exploitables permettant l’arrestation ou la neutralisation d’individus recherchés pour leur implication présumée dans des actes terroristes, a appris l’AMAP. Dans un communiqué signé par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, les autorités précisent que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la préservation de la sécurité nationale. Parmi les personnes citées figure Iyad Ag Ghaly, pour lequel une récompense de 2 milliards de FCFA est annoncée. Le communiqué mentionne également Amadou Kouffa (Hamadoun Hassan Sangaré / Barry alias Amadou Kouffa alias Môbbô), avec une récompense fixée à 1,5 milliard de FCFA. Sont également concernés Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo (alias Jouleybib de Nampala alias Sidi), pour lequel 1,5 milliard de FCFA sont annoncés, ainsi que Alghabass Ag Intalla, dont la récompense s’élève à un milliard de FCFA. Le document cite aussi Sedane Ag Hita (alias Outhman Al Ansari / Abdel Hakim Al Kidali / Al Qayrawani), avec une récompense de 500 millions de FCFA, ainsi que Bilal Ag Acherif, également concerné par une prime de 500 millions de FCFA. Enfin, Abderrahmane Al-Batna Al-Jazairi est cité avec une récompense de 500 millions de FCFA. Le gouvernement appelle les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les Forces armées et de sécurité en transmettant tout renseignement susceptible de contribuer à la localisation des suspects activement recherchés pour des attaques ayant porté atteinte à la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national. Le gouvernement précise que ces mesures s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme et de la protection de la sécurité nationale. KD/CMT (AMAP)
Hadj 2026 : Retour à Bamako des premiers pèlerins maliens de la filière gouvernementale

Bamako, 4 juin (AMAP) Les premiers pèlerins maliens de la filière gouvernementale ont regagné le pays le mercredi 3 juin 2026, après l’accomplissement du cinquième pilier de l’Islam a constaté l’AMAP. Les pèlerins, à leur arrivée, ont été accueillis par le Chef de cabinet du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Cheick Oumar Traoré, venu leur souhaiter la bienvenue au nom des autorités. Ce premier retour marque le début de l’arrivée progressive des différents contingents maliens ayant participé au pèlerinage de cette année. Il est à noter que le Hadj demeure l’un des moments les plus importants de la vie d’un musulman et chaque année, des milliers de fidèles maliens se rendent à la Mecque pour accomplir ce devoir religieux. KM (AMAP)

