APSACO : l’AES et la Cédéao au cœur des débats sécuritaires africains

Bamako, 11 juin (AMAP) Les relations entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont dominé jeudi les échanges à l’ouverture de la dixième édition de l’African Peace and Security Annual Conference (APSACO), organisée par le Policy Center for the New South (PCNS) à Salé, rapporte APAnews. Sous le thème « Dix ans après : tendances, évolutions et continuités dans le paysage de la paix et de la sécurité en Afrique », les participants ont analysé les transformations de l’espace sécuritaire ouest-africain face à la persistance des menaces terroristes. Pour Sampala Balima, directrice générale adjointe du Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso, l’émergence de l’AES et le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cédéao constituent « l’événement sécuritaire majeur de la dernière décennie » dans la région, avec l’apparition de deux cadres de coopération sécuritaire. « Les États africains sont plus forts ensemble que divisés », a déclaré Sharkdam Wapmuk, professeur à l’Académie de défense du Nigéria, plaidant pour un renforcement du dialogue et de l’intégration régionale. Les intervenants ont également évoqué un possible rapprochement entre l’AES et la Cédéao, tout en appelant à maintenir une coopération centrée sur la sécurité des populations. OS/KM (AMAP)
Gao : Un plan de contingence pour une réponse aux urgences

Gao, 10 juin (AMAP) Un atelier de mise à jour du plan de contingence multirisque 2026 de la région de Gao prend fin ce mercredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Gao sous la présidence du conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur régional de la protection civile, le Colonel Mamadou Keita, du président de la délégation spéciale du conseil régional de Gao, Amadou Sidi Touré, du 2ème vice-président du Comité International de la Croix rouge de Gao, Moussa Salihou Maiga. L’atelier a été initié par la Direction régionale de la protection de Gao et financé par la Croix rouge malienne. Il s’agissait d’actualiser les scénarios de risques ; à revoir les mécanismes de coordination ; à renforcer les dispositifs d’alerte précoce et à améliorer les stratégies d’intervention pour garantir une réponse rapide et efficace en cas de crise. Le 2ème vice-président du Comité International de la Croix rouge de Gao, Dr Moussa Salihou Maiga a salué l’engagement constant des autorités administratives, des services techniques et des partenaires qui œuvrent quotidiennement pour la protection et le bien-être des populations de la région. Selon lui, la CRM fidèle à ses principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité, d’indépendance, de volontariat, d’unité et d’universalité demeure engagée aux côtés des autorités pour renforcer la préparation communautaire, soutenir les mécanismes d’alerte précoce et participer aux réponses humanitaires en cas des crises. Le directeur régional de la protection civile de Gao, le Colonel Mamadou Keita dira que le Plan de contingence constitue un instrument essentiel de préparation et de réponse aux urgences. Le représentant du gouverneur de la région de Gao, le conseiller aux affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella a déclaré que la région de Gao est confronté à un environnement marqué par des défis multiples et évolutifs . Les aléas climatiques à savoir les inondations, les sécheresses et les vents violents continuent d’affecter les moyens d’existence de populations. À cela s’ajoutent les risques sanitaires, le mouvement des populations, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que les défis sécuritaires qui pèsent sur la stabilité et le développement de la région de Gao. Le représentant de l’exécutif régional de Gao, Alhader Amadou Bella a estimé que la gestion des risques et catastrophe est une responsabilité partagée qui exige une collaboration étroite entre les services de l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires humanitaires, les organisations de la société civile et les communautés elles-mêmes. AT/KM (AMAP)
Kangaba : Réunion mensuelle de suivi du chantier de construction de l’hôpital de District

Kangaba, 10 juin (AMAP) Le préfet du cercle de Kangaba, Abou DAO a présidé mardi, la troisième réunion mensuelle de suivi du chantier de construction de l’hôpital de District de Kangaba, a constaté l’AMAP. Organisée par la Mission de suivi-contrôle du projet de construction de l’hôpital de District de Kangaba, cette rencontre a permis de faire la visite de chantier, de faire le point sur l’état d’avancement des travaux, l’état d’avancement des travaux et de faire le point sur les observations et recommandations de la séance passée. Si quelques observations et recommandations formulées lors de la deuxième réunion mensuelle de suivi ont été réalisées, le préfet et les responsables des services techniques ont remarqué un léger avancement des travaux. Toutefois, le rythme auquel les travaux avancent restent toujours en deçà des objectifs. Ils ont alors renouvelé la recommandation d’accélérer d’avantage le rythme des travaux. SD/KM (AMAP)
Football : Sékou Seck nommé sélectionneur des U17 du Mali

Bamako, 9 juin (AMAP) Le Comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a nommé mardi Sékou Seck, dit « Bako », au poste de sélectionneur national des U17 du Mali en vue des préparatifs du tournoi UFOA 2026 et de la Coupe d’Afrique des nations U17 de 2027, a appris l’AMAP de source proche de la FEMAFOOT. Titulaire d’une Licence CAF A, Sékou Seck possède une solide expérience du football national et continental. Il avait déjà dirigé les Aiglonnets, notamment la génération de Kamory Doumbia et de Nene Dorgeles. La FEMAFOOT a également nommé Sékou Berthé, titulaire d’une Licence UEFA A, au poste de sélectionneur national adjoint. Ancien international malien et ex-joueur professionnel, il dispose d’une expérience d’entraîneur principal au sein de clubs de Ligue 1. Le Comité exécutif a adressé ses félicitations aux deux techniciens et leur a fixé comme objectif prioritaire la conquête du tournoi UFOA-A qualificatif pour la CAN U17 2027. La Fédération assure qu’elle mettra tout en œuvre, avec l’appui de l’État, pour offrir au staff technique et aux jeunes Aiglonnets les meilleures conditions de préparation et de performance. KD/KM (AMAP)
AES : Tafouk TV met le cap sur septembre 2026 pour son lancement officiel

BAMAKO, 8 juin (AMAP)– La télévision confédérale de l’Alliance des États du Sahel (AES), Tafouk TV, a franchi une nouvelle étape dans son processus d’opérationnalisation avec la tenue, ce lundi à Bamako, de la session inaugurale de son Conseil d’administration, a cobstaté l’AMAP. Cette rencontre est consacrée à l’examen et à l’adoption des principaux textes devant encadrer le fonctionnement de la chaîne, notamment les statuts, le règlement intérieur, le statut du personnel, le plan de recrutement, le budget ainsi que les outils de gestion administrative, comptable et financière, en prélude à son lancement officiel annoncé pour septembre 2026. Présidant l’ouverture des travaux, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présenté Tafouk TV comme un instrument stratégique de la souveraineté médiatique de la Confédération. Selon lui, la chaîne devra être «la voix institutionnelle de la Confédération» et contribuer à la promotion des valeurs de solidarité, de dignité et de souveraineté. Le ministre a également insisté sur la nécessité de garantir la crédibilité et l’indépendance professionnelle du média, estimant qu’«une télévision crédible est une télévision qui inspire confiance». Le coordinateur général de Tafouk TV, Salif Sanogo, a indiqué que cette première session du Conseil d’administration vise à examiner «tous les grands documents qui vont régir Tafouk TV» afin d’achever son opérationnalisation. Il a précisé que la chaîne sera une télévision publique confédérale à dominante informationnelle, avec une programmation articulée autour des journaux, magazines et documentaires. Les contenus seront diffusés en français, en anglais ainsi que dans les langues nationales et officielles des États membres afin d’atteindre un large public et de valoriser les réalités du Sahel. Selon le rapport de progrès couvrant la période de janvier à mai 2026, plusieurs avancées ont déjà été enregistrées, notamment l’élaboration des textes fondamentaux lors d’un atelier tenu à Ouagadougou, la mise en place progressive des services administratifs et le recrutement d’une trentaine d’agents au 31 mai. Le document fait également état de progrès techniques et éditoriaux, avec l’identification des besoins en équipements, l’étude des infrastructures de production et l’élaboration d’une première grille de programmes. Pour le second semestre 2026, les priorités porteront sur l’adoption définitive des textes de référence, l’installation des organes de gouvernance, la poursuite des recrutements, le développement des plateformes numériques et la préparation du lancement officiel de Tafouk TV. OS/CMT (AMAP)
San : l’association A.K.B.M renforce la cohésion sociale à travers une œuvre communautaire

San, 8 juin (AMAP) Dans le cadre de ses activités sociales et citoyennes, l’Association AN KA BEN MAAYALA (A.K.B.M), section de San, a organisé samedi une opération de confection de briques au niveau du cimetière de la ville. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion du dialogue interreligieux, du vivre-ensemble et du renforcement de la cohésion sociale, a constaté l’AMAP. Regroupant des jeunes issus de diverses confessions religieuses à savoir, musulmans, chrétiens catholiques, évangélistes ainsi que des adeptes de la religion traditionnelle . L’association A.K.B.M se positionne aujourd’hui comme un véritable cadre de concertation et d’actions communautaires au service de la paix et de l’unité. Il s’agit de la deuxième activité de ce genre organisée en l’espace de six mois, une démarche qui continue de susciter l’adhésion et les encouragements des autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de la localité. Selon les responsables de l’association, cette activité vise à produire un nombre important de briques avant l’installation de l’hivernage. Le choix du cimetière comme site d’intervention revêt une forte portée symbolique. Pour eux, ce lieu représente la dernière demeure de tous les êtres humains, sans distinction de religion, d’origine ou de condition sociale. À travers ce geste, les jeunes participants ont voulu transmettre un message fort d’unité, de fraternité, de solidarité et d’égalité entre les communautés vivant à San. La cérémonie a enregistré la présence du Directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Raymond Cissé, venu témoigner le soutien des autorités à cette initiative exemplaire. À cette occasion, il a offert aux participants des sachets d’eau ainsi qu’une enveloppe symbolique pour encourager leur engagement citoyen. Plusieurs responsables religieux et personnalités locales ont également pris part à l’évènement. Parmi eux figuraient des représentants d’Ançardine, de la paroisse cathédrale Notre-Dame de Lourdes de San, notamment l’aumônier de la jeunesse catholique, l’Abbé Séverin Kamaté, ainsi que l’Abbé Paulin Dembélé, responsable du dialogue interreligieux de la paroisse. De nombreuses autres notabilités locales ont également marqué leur présence pour soutenir cette action. Par cette œuvre sociale et communautaire, l’Association A.K.B.M démontre que le dialogue interreligieux n’est pas seulement un idéal, mais une réalité vécue au quotidien à San. Ces initiatives contribuent à consolider les liens d’amitié, de fraternité et de coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses de la région. Dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et sécuritaires, l’exemple donné par les jeunes de San apparaît comme un modèle inspirant de cohésion sociale, de tolérance et de construction d’une paix durable. NC/KM (AMP)
Bougouni : Lancement des activités de mise en œuvre de la 4ème phase du « Programme Spécial d’Aide aux Associations et Fondations »

Bougouni, 8 juin (AMAP) La cérémonie de lancement des activités de mise en œuvre de la quatrième phase du « Programme Spécial d’Aide aux Associations et Fondations » (PSAAF) 4 à Bougouni s’est déroulée samedi, sous la présidence du gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé, a constaté l’AMAP. L’objectif principal consiste à procéder au lancement solennel des activités de mise en œuvre du PSAAF4, afin d’assurer son démarrage effectif dans toutes les régions bénéficiaires concernées, pour relever les défis contextuels. Ainsi, c’est compte tenu des succès encourageants des trois premières phases de mise en œuvre, et de la nécessité de capitaliser et poursuivre les actions menées, que la coordination du programme a organisé, du 17 au 18 avril 2026, à l’intention des cents premières organisations bénéficiaires, un atelier d’échange de haut niveau dont l’objectif principal était de faire l’état des lieux de ladite mise en œuvre pour donner une meilleure orientation aux futures actions à mener à travers un diagnostic institutionnel, organisationnel et opérationnel. Il traduit la volonté de l’Etat du Mali, sous la conduite de son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, de faire assurer souverainement le développement économique, social et culturel équitable de la nation malienne, sur l’ensemble de son territoire, à travers des projets structurants et pertinents.. Après les différentes interventions, Mamadou Malick Sow a au nom de la coordinatrice du PSAAF, Dramé Mariam Diallo a rappelé que les actions de l’équipe du PSAAF contribuent à alléger les difficultés auxquelles sont confrontées les populations vulnérables. Toute chose qui lui donne l’assurance qu’il demeurera convaincu que l’impact des projets retenus à Bougouni contribuera à renforcer les liens entre les communautés et surtout à renforcer la résilience des populations, je les invite à plus de rigueur en ayant toujours comme objectif le « bien-être des populations ». Selon le Gouverneur, ce cadre constitue le lancement des activités de la 4ème phase, pour l’ensemble des zones géographiques couvertes, avec les cents premières organisations bénéficiaires qui sont quasiment reconduites, y compris les sept de la Région de Bougouni. Ceci veut dire que les résultats obtenus par lesdites structures, dans la mise en œuvre du programme, ont été jugés satisfaisants, voire performants, à l’évaluation. Ce choix demeure basé sur les bons résultats obtenus par les sept organisations bénéficiaires de la Région, dans la mise en œuvre dudit programme, et les succès respectifs remportés par la Région elle-même, lors des compétitions de la Biennale Artistique et Culturelle, aux éditions de Mopti-2024 et Tombouctou-2025, avec successivement la 2ème et la 1ère place. HBT/KM (AMAP)
Musique : L’orchestre régional de Sikasso, le Kéné Star, un groupe musical mythique

Sikasso, 7 juin (AMAP) L’Agence Nationale de Presse du Mali a décidé en cette année, décrétée par le Président de la Transition année de l’éducation et de la culture de mettre en relief les célébrités et de retracer le parcours de nos formations qui ont rayonné notre pays sur le plan national et international. Aujourd’hui, nous allons décidé de mettre l’accent sur le Kéné Star, un orchestre mythique avec Abdoulaye Diabaté et Madou Guitare entre autres. L’orchestre régional Kéné-Star de Sikasso était un groupe musical mythique qui s’est imposé au Mali pendant les biennales de 1970 à 1988 sous la 2e république. Comme dans les autres régions, ce groupe musical visait à valoriser le patrimoine et la culture de la 3è région du Mali. C’est dans cet objectif que la région de Sikasso s’est illustrée par la création de cet orchestre moderne, un orchestre qui a fait les beaux jours des mélomanes avec des titres emblématiques comme « Diagnè mogo » de Madou guitare, « Kénédougou Fanga » titre créé par Abdoulaye Diabaté de Koutiala mais chanté par Cheik Sadibou Diabaté, Binafou et Lala majestueusement interprété par des artistes hors pair. Le Kéné Star s’est spécialisé dans la musique moderne en fusionnant les instruments et récits traditionnels avec des bonnes sonorités orchestrales. Pendant les compétitions des différentes biennales, le Kéné star qui avait comme chef d’orchestre Mamadou Diakité dit Appolo a toujours talonné le super Biton de Segou. L’orchestre régional de Sikasso a su allier harmonieusement modernité et tradition dans plusieurs de ses titres comme « Batouta Mori, Nafarima, Mali senèkèlaw et surtout le récital emblématique de Boubacar Boré qui retrace majestueusement l’histoire du Kénédougou au moment de la pénétration coloniale. Mme Camara Fatoumata Diaby, native de Sikasso et qui a activement participé à la première biennale en 1970, nous a fait un témoignage éloquent sur l’engagement patriotique des fondateurs du Kéné Star. Pour elle, cet orchestre était la fierté des Sikassois qui ne cessent de s’en languir. De 1978 à1986, votre serviteur Fousseyni Diabaté ancien journaliste de l’AMAP, mais qui était jadis conseiller culturel à la direction régionale de la jeunesse des sports des arts et de la culture de Sikasso a été le directeur administratif du Kéné Star. De par son initiative, les meilleurs musiciens des cercles de la région ont été très actifs dans l’orchestre régional car les autorités de Sikasso dans le passé, craignaient que les autres régions ne formulent des réserves sur ces artistes venant des autres cercles. C’est à partir de 1982 que l’orchestre régional de Sikasso a commencé à s’imposer sur l’échiquier national pendant les biennales. Rappelons que l’orchestre régional Kéné Star était composé de musiciens sélectionnés dans les différents cercles ( Sikasso, Koutiala, Bougouni, Kolondieba et Kadiolo) à la faveur des semaines régionales artistiques et culturelles. La renommée du Kéné Star a franchi les frontières maliennes après la biennale artistique et culturelle de 1984. Ainsi les autorités de la Haute Volta (ancienne appellation du Burkina Faso), ont invité l’orchestre régional de Sikasso à participer aux festivités commémoratives de l’indépendance de leur pays, le 4 Août 1984 au cours desquelles le pays a pris le nom de Burkina Faso. C’est ainsi que le directeur administratif a conduit le Kéné Star dans les grandes villes du Burkina Faso comme Bobo Dioulasso, Ouagadougou et Koudougou. L’orchestre a été chaleureusement félicité par le capitaine Blaise Compaoré qui avait représenté le chef de l’Etat Thomas Sankara à certaines prestations de l’orchestre de Sikasso. En 1985, l’Etat malien a envoyé le Kéné Star en Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) pour participer au festival international de la jeunesse qui a regroupé pendant plusieurs semaines de nombreux participants africains et européens. C’est toujours Fousseyni Diabaté qui a conduit les artistes de Sikasso à Moscou et dans plusieurs villes soviétiques ou le Kéné Star a fait des prestations élogieuses. Moussa Ouattara , un sexagénaire de Sikasso est nostalgique des beaux jours du Kéné Star qui a marqué la jeunesse malienne et africaine de 1970 à 1988. Moussa se souvient qu’il suivait régulièrement les prestations du Kéné Star dont aucun membre fondateur n’est encore vivant. Par ailleurs, des artistes traditionnels de talent ont évolué à côté des productions artistiques modernes du Kéné Star. Il s’agit entre autres du balafoniste feu Lamissa Bengaly dont la salle de spectacle de Sikasso porte le nom et Souleymane Traoré dit Néba Solo, une virtuose du balafon. Malgré l’existence des musiciens traditionnels de talent, les sikassois sont nostalgiques du Kéné Star. Aujourd’hui il n’y a aucun orchestre permanent dans la capitale du Kénédougou en dehors de quelques groupes d’artistes qui animent les mariages et les baptêmes. Les populations fondent beaucoup d’espoir sur la relance des activités culturelles dans notre pays. FD/KM (AMAP)
FAMa : frappes aériennes dans les régions de Gao et de Kayes

Bamako, 7 juin (AMAP) L’État-major général des Armées a annoncé que, dans le cadre des missions de reconnaissance offensive en cours sur l’ensemble du territoire national, les vecteurs aériens des FAMa ont mené avec succès, samedi , une série de frappes ciblées contre des groupes armés terroristes, a constaté l’AMAP. La première frappe a visé un refuge situé près de la localité de Doro, au sud-ouest de Gao, où une vingtaine de terroristes et plusieurs motos avaient été identifiés. Le site a été entièrement détruit. Dans la même zone, une deuxième frappe a ciblé un camion chargé de matériel logistique appartenant aux groupes armés terroristes. Le véhicule et son contenu ont été totalement anéantis. Une troisième frappe a atteint une tente et plusieurs motos, dont certaines équipées d’armes. Le refuge et les engins ont été détruits. Par ailleurs, dans la zone de Sandaré, région de Kayes, une base de repli terroriste a été repérée et neutralisée. Les frappes ont permis de détruire plusieurs motos et de neutraliser une trentaine de terroristes. Le chef d’État-major général des Armées a félicité les FAMa pour leur professionnalisme et leur engagement au service de la défense nationale. MMD/KM (AMAP)
Forum Panafricain des Médias : Des voix étrangères pour une souveraineté médiatique africaine

Bamako,05 juin (AMAP) En marge des travaux du 3ème jour du Forum Panafricain des Médias qui se déroule au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), l’Agence Nationale de Presse du Mali s’est entretenue avec des experts venus du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Maroc. Leurs interventions ont mis en avant la nécessité de renforcer la solidarité entre acteurs africains, de lutter contre les fakes news et de construire une voix commune pour défendre la souveraineté médiatique du continent. Mme Yolande Bojon (Cameroun)Promotrice de Sonde+ Télévision et du Salon international de l’audiovisuel du Cameroun, a expliqué que son déplacement répondait à la volonté de créer des synergies entre acteurs africains et de partager son expérience en tant que femme de médias. Elle a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de se réapproprier ses récits et de renforcer la solidarité médiatique face aux influences extérieures. Selon elle, les journalistes doivent prendre conscience de leur responsabilité et éviter de relayer les fake news, souvent instrumentalisés par des puissances étrangères. Pour elle, ce forum constitue une plateforme d’alerte et de mobilisation, rappelant aux médias africains qu’ils doivent parler d’une seule voix et défendre une souveraineté médiatique commune. Mme Solange Kouamé (Côte d’Ivoire), Directrice générale de la Maison de la Presse d’Amourdjo, a expliqué que sa participation était motivée par le thème central : « Unir les voix ». Elle a souligné que l’Afrique devait renforcer la cohésion et la solidarité entre ses médias afin de mutualiser les efforts et avancer collectivement. Satisfaite des débats, elle a salué une initiative prometteuse, tout en rappelant que beaucoup reste à faire pour relever les défis auxquels la presse africaine est confrontée. En conclusion, elle a souhaité la pérennisation de ce type de rencontres, afin de continuer à former, échanger et renforcer les capacités des professionnels des médias africains. M. Bachir Thiam (Maroc)Rédacteur en chef à Median TV et responsable du canal Afrique, Bachir Thiam a expliqué que sa participation visait d’abord à témoigner du soutien du Maroc au Mali. « En tant que journaliste, il est normal d’être présent à ce rendez-vous des médias. C’est un moment de donner et de recevoir », a-t-il déclaré. Avec une vingtaine de pays représentés, il a salué une occasion unique de rencontres et d’échanges. Le Maroc était représenté par une délégation de 24 personnes, dont 8 médias. Concernant ses attentes, il a rappelé que cette première édition devait être considérée comme une édition test, l’essentiel étant de lancer le débat et de sortir avec des pistes de travail. En conclusion, il a insisté sur le rôle des médias : « Nous devons nous mobiliser pour des causes valables, mais sans nous ériger en gardiens du temple. Notre métier, c’est informer, informer et seulement informer. » MMD/KM (AMAP)

