Sikasso, 3 octobre (AMAP) Sikasso figure parmi les régions où la malnutrition touche le plus les enfants de moins de 5 ans. Trente un (31) % des enfants de cette tranche d’âge présentent un retard de croissance dont 10 % sous sa forme sévère. Quant à l’insuffisance pondérale, elle concerne 16 % des enfants. Ces informations ont été données au cours de la première rencontre de la plateforme de coordination multisectorielle de lutte contre la malnutrition dans la région.
C’est dans le but de renforcer la coordination des interventions pour réduire la malnutrition à Sikasso que cette plateforme a été mise en place. L’évènement était placé, vendredi, sous la présidence du conseiller aux affaires administratives et juridiques de la gouverneure, Amadou Soumaré.
La rencontre a regroupé, dans la cité verte du Kénédougou, les acteurs de la nutrition dont le Dr Abdoulaye Bagayoko spécialiste en nutrition à l’UNICEF-Sikasso, le représentant de la direction régionale du développement social et de l’économie solidaire Bakary Lamissa Coulibaly et plusieurs invités.
A l’entame de ses propos, Amadou Soumaré a fait savoir que sur la base des données de l’enquête SMART, « la prévalence du retard de croissance est passée de 22,5 % à 34,1 % entre 2023 et 2024.
Durant la même période, la prévalence de la malnutrition aiguë est passée de 8,2 % à 9,4 % dont 1,1 % sous sa forme sévère ». Face à cette situation, le conseiller aux affaires administratives et juridiques de la gouverneure a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective et d’une meilleure coordination. Il a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement. « Je voudrais ici remercier, au nom des plus hautes autorités du pays et au mien propre, les partenaires techniques et financiers notamment l’UNICEF pour son appui et accompagnement constant dans le cadre de l’amélioration de l’état de nutrition des populations de la région de Sikasso, plus précisément celui des femmes et des enfants », a-t-il soutenu.
Pour le Dr Abdoulaye Bagayoko, l’enjeu principal de cette rencontre est d’amorcer et de soutenir la réduction de la prévalence de la malnutrition aiguë dans la région. «L’organisation de cet atelier contribue également à l’approvisionnement continu en intrants nutritionnels notamment les aliments thérapeutiques et le lait thérapeutique nécessaire à la prise en charge des enfants malnutris », a-t-il indiqué.
A l’en croire, une attention particulière doit être accordée à la disponibilité de ces intrants dans les communautés mais aussi à leur bonne utilisation par les prestataires afin qu’ils parviennent effectivement aux bénéficiaires. Il est utile de savoir qu’il ressort de cette rencontre que la situation nutritionnelle demeure préoccupante dans la région (selon les résultats de la 7ème enquête démographique et de santé 2023-2024).
AD/KM (AMAP)
Amap/Sikasso

