Ségou : Forum national sur la coopération civilo-militaire dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent
Ségou, 18 oct (AMAP) Le ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné a présidé, vendredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, l’ouverture des travaux du forum national sur la coopération civile et militaire pour la lutte contre l’extrémisme violent. La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, du secrétaire permanent de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme (PNLEVT), Zoubeïrou Diallo, du préfet du Cercle, Daouda Diarra et du 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Ségou, Aboubacar Sow. On notait également la présence des leaders religieux et des forces de défense et de sécurité. Ce forum qui se déroule du 18 au 19 octobre, est placé sous le thème : « Renforcer la coopération civile et militaire pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent. » Situant le forum dans son contexte, le secrétaire permanent de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme a déclaré qu’il vise à renforcer la coopération entre les forces vives de la nation et les forces de défense et de sécurité dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il s’agit spécifiquement d’identifier les nouvelles menaces et stratégies pour contrer la propagation des idéologies et actions des groupes terroristes, de déterminer le rôle de chaque acteur de la chaîne dans la lutte contre ces fléaux, de renforcer la coopération et la coordination entre les acteurs nationaux impliqués, a expliqué Zoubeïrou Diallo. Face à ces maux qui fragilisent davantage notre Etat, le secrétaire permanent du PNLEVT a évoqué la nécessité de privilégier une approche transversale malgré la solution purement militaire qui est, certes, fondamentale mais insuffisante. Pour ce faire, Zoubeïrou Diallo pense qu’il faut encourager la coopération civilo-militaire pour renforcer la résilience, promouvoir le développement et l’accès aux services publics. Quant au ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, il a mis l’accent sur le rôle central de l’échange de renseignements entre acteurs civils et militaires dans la lutte contre le terrorisme. À ce propos, le Dr Mahamadou Koné a exhorté les leaders religieux de mettre à profit ces deux jours de travaux afin de mieux sensibiliser les populations sur l’importance de fournir des informations fiables aux militaires pour gagner des batailles et asseoir la paix dans notre paix. MS/MD (AMAP)
Région de Kayes : Les populations subissent de plein fouet les effets des inondations
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 17 oct (AMAP) On peut se risquer à affirmer que la pluviométrie de cette année est plus qu’exceptionnelle. Les quantités de pluies reçues ça et là ont affecté les populations qui ont subi de plein fouet les ravages des inondations causées par les torrents et les averses tombés dans le pays. Tous les barrages ont enregistré leur trop plein obligeant leur gestionnaire, dans le but de sécuriser l’ouvrage, à procéder à des lâchers d’eau. Le niveau de l’eau était de 928 mm à 8h le jeudi 10 octobre 2024 à Kayes (Ouest) et les localités environnantes. Le lendemain, elle a atteint la côte d’alerte de 948 mm à midi et 959 à 18h. Le niveau est passé à 1.004 le samedi 12 octobre. Le niveau du Bafing à Manantali (en amont du barrage) était de 208,46 mm le 11 octobre 2024 à 8h. À la même date de l’année dernière, il était estimé à 204,21 mm. La côte normale de la retenue de Manantali est de 208,05 mm et la côte exceptionnelle de 211 mm. La Cité des rails et d’autres localités riveraines du fleuve Sénégal et ses affluents offrent un véritable spectacle de désolation ces temps-ci. Les populations de Kayes et ses environs subissent les conséquences des inondations survenues dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 octobre 2024 suite aux lâchers d’eau du barrage de Manantali. Ces inondations ont touché 1 244 personnes et 136 ménages dans les Cercles de Diamou, Kayes et Bafoulabé. Selon les constats de la direction régionale du Développement social et de l’économie solidaire que dirige Amadou Bocoum, il n’y a heureusement pas eu de pertes en vie humaine mais, la cité a enregistré plusieurs personnes sans-abris et subi d’énormes dégâts matériels. La situation est très critique à Kayes Légal-Ségou, un quartier qui s’étend jusqu’aux bordures du fleuve Sénégal. Ici, beaucoup de maisons sont bâties sur le flanc de la côte qui sépare le fleuve de la ville. D’autres se trouvent dans des bas-fonds ou dans des mares. Nul doute que ces habitations et leurs occupants sont sur le fil du rasoir à tous les cas de débordement du lit du fleuve ou d’inondation. Les caniveaux qui existent dans ce quartier populaire depuis belle lurette, ne peuvent pas contenir la forte pression de l’eau de ruissellement. Par conséquent, les riverains assistent impuissants à l’envahissement de leurs cours, maisons et rues par les flots. Dans les situations d’inondations, la circulation devient difficile, voire impossible dans ces zones. Certains sinistrés sont obligés de garer leurs engins quelque part afin de se rendre à pied ou par les moyens du bord à leurs habitations inondées. Certaines structures étaient inaccessibles à cause de l’inondation des rues, des cours et bâtiments. C’était le cas à l’Institut de formation professionnelle-tertiaire (IFP-T) et au groupe scolaire de Kayes Légal-Ségou. Par ailleurs, l’accès à la direction régionale des Eaux et Forêts est difficile à cause des flaques d’eau stagnantes qui bloquent une partie de la voie. À côté du groupe scolaire de Kayes Légal-Ségou, des membres d’une famille ont établi leur « grin » devant leur portail. Ils s’exposent ainsi à des risques d’accidents, à cause de l’étroitesse des rues. Lamine Sylla, chauffeur de son état, est le propriétaire d’une maison inondée. Il explique que les eaux provenant du caniveau ont détruit un pan du mur pour pénétrer dans sa concession et ont provoqué l’effondrement de quatre de ses chambres. LA PIROGUE POUR SE DÉPLACER – À la sortie de la ville, précisément sur la route internationale menant vers le Sénégal, beaucoup de concessions ont été affectées par le débordement de l’eau du marigot qui sépare les villages de Kamankolé/Danfagabougou et Diyalla (Commune de Liberté Dembaya). À Kayes N’Di (rive droite du fleuve), Sidya et Soutoucoulé (Commune rurale de Khouloum), certaines maisons, magasins et étals sont construits aux bordures du fleuve, surtout au niveau du pont submersible. À Soutoucoulé aussi, les maisons se dressent sur des côtes, de part et d’autre du marigot et aux abords du fleuve. Ce village de la Commune de Khouloum, tout comme celui de Kegnou (Commune rurale de Hawa Dembaya) sont menacés d’éboulement. Ici, comme dans d’autres parties de la cité des rails, certains habitants ne dorment que d’un œil par crainte de voir leurs maisons inondées à nouveau. « Nous sommes devenus des Bozos. Nous nous déplaçons à l’aide des pirogues. Il y a de l’eau partout », déplorent certains habitants vivant dans des zones frontalières du Sénégal et de la Mauritanie. Les espaces maraîchers qui jalonnent les bordures du lit du fleuve ont été engloutis par les eaux, donnant des soucis aux maraîchers et à d’autres personnes qui y mènent des activités commerciales. Dans la Commune urbaine de Kayes, la montée d’eau du fleuve a contraint certaines personnes à abandonner leurs maisons pour trouver refuge ailleurs. Ici, ce sont les riverains des caniveaux qui ont surtout senti les inondations car, une bonne partie de l’eau du fleuve a transité par ces ouvrages d’assainissement. À la périphérie de Kayes, Sidya (Commune rurale de Khouloum) a enregistré 152 sinistrés et 21 ménages touchés. Toujours dans cette commune, les statistiques font état de 148 personnes et de 20 ménages touchés à Soutoucoulé. Dans le Cercle de Diamou, la situation est très critique à Modikane, village de la Commune rurale de Logo Sabouciré. L’eau provenant du fleuve Sénégal a débordé jusque dans les concessions, touchant 365 personnes réparties entre 36 ménages. Non loin de ce village situé à environ une trentaine de kilomètres de Kayes, se trouve celui de Bankane qui compte 195 personnes et 20 ménages affectés. À Bafoulabé où le Bafing et le Bakoye se retrouvent pour former le fleuve Sénégal, les sinistrés sont estimés à 36 personnes réparties entre 7 ménages dans le quartier Wassoulou de la Commune de Bafoulabé. Cette liste n’est pas exhaustive si l’on sait que certaines localités du Cercle d’Ambidédi (frontière Mali-Sénégal) sont souvent victimes d’inondations. Toutefois, le directeur régional de l’hydraulique de Kayes, Drissa Sidibé,
Sécurité au Mali : La situation reste sous le contrôle de l’Armée (DIRPA)
Bamako, 15 oct (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont fait face à plusieurs attaques en septembre dernier et ont neutralisé 27 terroristes et interpelé une soixantaine d’autres et leurs complices, a déclaré, lundi, le patron de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA), le colonel-major Souleymane Dembélé. Lors de sa traditionnelle conférence de presse mensuelle, le colonel-major a indiqué que « la situation sécuritaire de septembre a été marquée par 13 attaques directes, 9 incidents d’Engins explosifs improvisés (EEl), des embuscades et des exactions sur les populations civiles. » En dépit de ces incidents, « la situation reste sous le contrôle des FAMa qui gardent l’initiative sur le terrain. » Le plus grave de ces évènements malheureux a été la double attaque terroriste du 17 septembre dernier contre l’École de gendarmerie de Faladiè et la partie nord-est de l’aéroport international président Modibo Keita-Sénou. « La riposte vigoureuse des FAMa contre ces attaques a permis de neutraliser 27 terroristes et d’interpeler une soixantaine d’autres et leurs complices », a dit l’officier. Dans son exposé, le directeur de la DIRPA a fait le point de la situation sécuritaire, en fournissant certains détails des opérations exécutées. Il a, aussi, analysé la situation sécuritaire globale avant de faire le résumé des activités du ministère en charge de Défense, dans les états-majors généraux ainsi qu’au niveau de la Force conjointe de la Confédération des États du Sahel. Il ressort de l’analyse de la situation que les Groupes armés terroristes (GAT) entendent mettre à profit la période de l’hivernage marquée par des inondations rendant difficile le déplacement des troupes, surtout avec les engins lourds. Cela, dans le but de renverser la tendance et reprendre l’initiative sur le terrain face aux FAMa, pour étendre leurs zones d’action. À ce sujet, le colonel-major Dembélé a évoqué certaines appréhensions de militaires face à des mouvements de personnes qui ont convergé vers Bamako pour diverses raisons. « Malgré tout, la dextérité et la vive réaction de nos Forces ont permis de vite circonscrire la situation », a assuré l’officier supérieur. Il a, ensuite, déploré «la perte de quelques éléments FAMa lors de ces attaques et de nombreux blessés qui sont tous rétablis aujourd’hui ». Ainsi, du 1er au 30 septembre dernier, les attaques terroristes contre les populations civiles et l’armés ont concerné les localités, entre autres, de Cinzana-gare, Léré, Matomo, Tonka, Bandiagara, Nampala, Moussa Wèrè, Mourdiah, Dogofri, Timissa, Youwarou. Mais aussi, Dirakala, Kationa, Pel-kandia, Songo, Antaba, Wessembougou-peulh dans le théâtre Centre. Sur les théâtres Sud et Est, outre les attaques contre l’École de gendarmerie de Faladié et l’aéroport de Bamako, les actions terroristes ont ciblé les localités de Monzombougou, Dioumara et de Koima (Région de Gao). En réponse aux questions des journalistes, le conférencier a indiqué que la situation dans la Région de Kidal (Nord) est toujours sous le contrôle des FAMa. Il a indiqué que les unités de l’Armée ont aussi mené, du 29 septembre au 9 octobre, une mission de routine dans la localité de Tinzawatène (Nord, vers á la frontière avec l’Algérie). « Cette opération a permis de récupérer les corps de nos éléments tombés lors de l’embuscade de la coalition terroriste, en juillet dernier, qui ont été inhumés avec tous les honneurs », a-t-il dit AT/MD (AMAP)
Montée du niveau du fleuve Niger : Des dégâts et des désagréments
Bamako, 14 oct (AMAP) « On a prié pour qu’il pleuve abondamment cette année. Faut-il faire la même chose pour que ça s’arrête ?», s’interroge Modibo Koné. Ce jeune cadre de l’administration, habitant de la Cité de 320 logements de Kati Sicoro, a lancé cette phrase lorsqu’il a vu jeudi matin de gros nuages se former dans le ciel. Mais quelques minutes plus tard, ces nuages se sont dissipés laissant place au dame soleil. Ça a été ainsi un ouf de soulagement pour Modibo Koné et d’autres chefs de famille qui s’apprêtaient à regagner leurs services dans le centre-ville de Bamako. Nous sommes au mois d’octobre et la pluie continue de s’abattre en grande quantité causant des dégâts énormes dans nos villes et campagnes. À Bamako, les eaux pluvieuses ont envahi plusieurs quartiers. Particulièrement les zones riveraines du fleuve Niger où la montée historique du niveau de l’eau est très spectaculaire. La situation est encore pire à Kalabancoro sicoro (Commune rurale de Kalabancoro), où l’eau du fleuve a débordé transformant certaines rues en marre. Ici, plusieurs habitants n’ont pas eu d’autre choix que de fuir, laissant leurs domiciles dans l’eau. Ceux qui sont restés au péril de leur vie se déplacent avec des pirogues. Un spectacle désolant qui fait froid dans le dos. Se déplacer aujourd’hui à Kalabancoro sicoro est devenu un parcours du combattant. Les résidents qui ne veulent pas attendre les petites embarcations, essayent de nager ou de marcher sur les murs des habitations. Chapelet autour du cou, Aminata Dienta, vient de descendre d’une pirogue. Elle raconte que sa maison a été engloutie par l’eau. «Au début, l’eau du fleuve montait dans les rues avant de se retirer. Mais à partir du 25 septembre, les eaux ont commencé à inonder nos maisons en détruisant nos vivres et nos meubles », dit-elle, avant de signaler que sa famille a décidé de chercher une maison en location dans un autre quartier loin des zones inondables. L’Académie d’enseignement (AE) de Kalabancoro n’a pas non plus été épargnée par les eaux de pluie. «Nous avons presque tout perdu. On s’inquiète beaucoup pour la rentrée des classes cette année», dit un agent qui a requis l’anonymat. Kassim Coulibaly, un jeune piroguier, est très actif dans le transport de ses voisins du quartier. « Mon service est payant. Mais quand ce sont des connaissances, je prends ce qu’elles me donnent volontairement », avoue le jeune homme équipé d’une pagaie. Il indique que le secteur a souffert en 2018 des inondations de maisons par les eaux du fleuve. « Cette année, reconnait-il, le phénomène a empiré. » À Kalabancoro plateau également, des habitations proches du fleuve sont aujourd’hui presque vides. De belles villas et des bâtiments en étage se trouvent dans l’eau. Bandiougou Traoré, un habitant du quartier, vit à une centaine de mètres du fleuve. Il affirme que la crue est à l’origine des déplacements forcés des résidants. L’enseignant explique que certains sinistrés et leurs biens ont pu être évacués par des pirogues. À Kalabancoro sicoro et Kalabancoro plateau, plusieurs habitants ont abandonné leurs maisons dans l’eau. Cet endroit de Kalabancoro plateau est devenu un secteur fantôme. La situation est aggravée par les coupures d’électricité. «Nous qui sommes restés, nous vivons dans l’eau et dans l’obscurité totale», déplore Bandiougou Traoré qui espère que l’eau du fleuve se retire vite pour que ses voisins puissent regagner leurs maisons. D’après les spécialistes de l’hydraulique, la montée des eaux est spéculaire de Bamako à Sofara en passant par Beleny Kegny à San, Banankoro, Ké-Macina et Mopti, provoquant des débordements et des inondations. Et que les seuils d’alerte de 1967 sont atteints et même dépassés. Donc, la vigilance doit être de mise de la part des populations riveraines du fleuve Niger. MD/MD (AMAP)
Campagne agricole 2024-2025 au Mali : Koutiala (Centre) produit sa première balle de coton
Par Envoyé spécial N’Famoro KEITA Bamako, 8 oct (AMAP) Le président directeur général (PDG) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Mamadou Moustapha Diarra, a assisté, samedi dernier, à l’usine de Koutiala (Centre), à la sortie de la première balle de coton fibre de la campagne 2024-2025. « Les producteurs doivent protéger la production contre les pluies qui sont annoncées pour perdurer. Les gestionnaires du dispositif de transport de coton graine, des champs jusqu’aux usines, doivent se mobiliser tous. Les industriels, eux-mêmes, doivent pouvoir assurer une cadence optimale afin de produire du coton de qualité, a dit M. Diarra. Il était accompagné de l’administrateur général de la filiale Nord-Est, Ousmane Sanogo et plusieurs dirigeants de la chaine coton. Les premières productions, qui ont été égrainées, sont venues des secteurs de Kimparana et de Karankana B. Le Pdg leur a tout de suite remis les factures de payement en guise d’encouragement. Pour Tidjani Dieng, chef d’usine 1 de Koutiala, la sortie de cette première balle dans son unité réconforte toute son équipe et cela relance déjà les travaux de la nouvelle campagne d’égrainage. Il a assuré que tous les membres de l’encadrement vont conjuguer leurs efforts pour égrainer le coton dans les meilleures conditions et dans le délai souhaité. Déjà, il y a eu beaucoup de sacrifices dans toute la chaine pour que ces premières productions parviennent à l’usine, a-t-il ajouté. Après avoir été témoin de la sortie de la première balle de la campagne, le Pdg de la CMDT et sa suite se sont rendus à Bandiagara 2, dans la Commune de Zangasso, pour visiter des installations de pompes, de récupération de pluies, de toilettes modernes permettant de récupérer les défécations et les utiliser en engrais. Il y a aussi des champs d’essais consistant à fertiliser des terres pauvres, en leur apportant les doses d’engrais nécessaires. Ces réalisations sont l’œuvre de la coopération brésilienne. À la fin de sa visite, le Pdg de la CMDT s’est réjoui de la sortie de cette première balle de coton qui est, selon lui, symbolique et importante. Il a appelé l’ensemble des acteurs de la chaine de transformation de coton à se mobiliser. Son message est aussi destiné à « ceux qui sont chargés d’expédier les balles aux destinations (ports) pour qu’ils prennent toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter des pertes de qualité des balles pour qu’on puisse réaliser des ventes et avoir des revenus ». Mamadou Moustapha Diarra a salué les travailleurs pour leurs efforts, avant d’affirmer que la CMDT restera toujours à leur côté. « Chacun doit redoubler d’effort pour que la campagne se déroule dans le meilleur délai. J’exhorte les dirigeants de la chaine à écouter les travailleurs pour maintenir la cohésion sociale entre eux », a-t-il lancé. Et de souhaiter aussi que tous les employés se sentent propriétaires de la CMDT pour la bonne marche de la filière. Mamadou Moustapha Diarra a apprécié les installations faites à Bandiagara 2 par le partenaire brésilien. Des réalisations qui vont améliorer la productivité dans les champs, surtout en système coton. « Il y a des essais dans le champ d’expérimentation sur la fertilisation des sols et sur la gestion de l’eau. Ils sont installés sur des sols très pauvres et abandonnés, donc c’est comme un moyen de récupération des terres. Ces essais qui sont à leur 3è année permettent d’avoir de rendement à hauteur d’environ 1 tonne par essai. C’est un bon résultat », s’est félicité le PDG de la CMDT. FK/MD (AMAP)
Hivernage au Mali : Montée inquiétante des eaux
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 8 oct (AMAP) La saison des pluies de cette année est particulièrement dévastatrice aussi bien au Mali que dans la sous-région. À ce jour, la cote d’alerte de 1967 est est atteinte et même dépassée sur différentes portions des cours d’eau du Mali. On déplore 64 cas de pertes en vies humaines et 148 blessés dans les inondations à travers le Mali. Il y a 187 767 sinistrés dont certains sont logés dans des écoles. C’est donc désormais une évidence : les cours d’eau débordent et la situation hydrologique du Mali inquiète. De Banankoro, sur le fleuve Niger, à Gourbassi (Ouest) sur le Falémé, en passant par Kéniéroba et Sélingué sur le Sankarani, Koulikoro, Ségou, Ké-Macina (Centre), Diré et Ansongo (Nord) sur le Niger, l’alerte critique aux crues est déjà lancée depuis des semaines. La montée des eaux est spéculaire de Bamako, la capitale à Sofara (Centre) en passant par Beleny Kegny à San, Banankoro, Ké-Macina et Mopti (Centre). Selon un communiqué du Centre de coordination et de gestion des crises, les précipitations enregistrées dans la Bande sahélienne et localement au nord des pays du golfe de Guinée (Niger, le Burkina Faso, le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Nigeria et la Guinée Conakry) ont été supérieures de 120 à 200% aux moyennes de ces cinq dernières années. La situation hydrologique le long des fleuves Niger et Bani est marquée par la poursuite de la montée des niveaux d’eau. Une situation qui provoque déjà des débordements des eaux du cours normal par endroits. Les seuils d’alerte sont dépassés notamment à Bamako. Plusieurs zones de la capitale sont mises en vigilance rouge, indique le Centre de coordination et de gestion des crises. Il s’agit de Kalaban Coro, sur toute la partie de la station de pompage de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), Djicoroni para, de Badalabougou (sur toute la zone située entre le palais de la culture et l’ancienne ambassade du Sénégal), de la Cité du Niger surtout la zone de l’hôtel Mandé, de Sotuba zone industrielle, de la Corniche du cinquantenaire (aux alentours de la brigade fluviale). Autres localités concernées : Koulikoro (partie avale de la brigade fluviale, le village de Diarrabougou), Ségou (village de Sekoro et quartier Somono), San (Bélény Kegni. Goukoro), Djénné (Sy, Touara, Soala), Mopti ville (zone périphérique de la confluence Ban/Niger), Diré, Tombouctou (Koryoumé), Banankoro, Ké-macina et Diafarabé. A cet égard, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, secrétaire permanent du Comité interministériel de gestion des crises et des catastrophes, invite « les populations à l’évacuation des zones riveraines car la montée continue et les apports d’eau sont très importants. » Pour mieux appréhender la situation actuelle, l’analyse des spécialistes de l’hydraulique comme le Dr Abdrahamane Sylla, spécialiste en hydrologie et observateur des cours d’eau, assure que les risques de débordement et d’inondations sont réels. « La montée des eaux continue avec une cadence très importante, ce qui présage des risques d’inondations dans les semaines à venir », alerte-t-il. Selon lui, la situation hydrologique particulière de cette année a été prédite par les services météorologiques annonçant que cette année, l’hivernage sera marqué par une pluviométrie exceptionnelle. « Ainsi, à ce jour, explique-t-il, la cote d’alerte est dépassée de 20 cm à Bamako. « Ce dépassement va continuer. Il faut noter que Banankoro (Kangaba) constitue la première station d’observation du fleuve Niger à son entrée sur le territoire malien à partir de la Guinée. À ce jour, le niveau de montée d’eau à Banankoro est estimé à 744 cm contre 508 cm en 2023, 691 cm en 2018 et 712 cm en 1967. Le seuil d’alerte étant fixé à 750 cm », explique notre interlocuteur. De la réunion du Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes, tenue le 19 septembre dernier au Centre de coordination et gestion des crises (CECOGEC), il ressort un cumul de 377 cas d’inondations depuis le début de l’hivernage, 6 cas de vents violents, 8 cas de foudre, 30 209 cas d’effondrements et 32 822 cas de maisons à risque d’effondrement ou endommagées. Cette situation a engendré 187 767 personnes sinistrées, soit 53 417 hommes, 58 676 femmes et 75 674 enfants. On déplore 64 cas de pertes en vies humaines et 148 blessés. SEUIL D’ALERTE – Il ressort du bulletin d’information des services hydrauliques qu’à Kénieroba, à la confluence Sankarani/Niger, le niveau d’eau actuel est estimé à 608 cm contre 428 cm en 2023, 647 cm en 2018 et 650 cm en 1967, alors que le seuil d’alerte est de 650 cm. Quant au barrage de Sélingué, toujours sur le Sankarani, le niveau d’eau est estimé aujourd’hui à 346,48 m contre 346,50 m requis. À Bamako, sur le Niger, le niveau d’eau est estimé à 390 cm contre 393 cm en 2018 et 390 cm en 1967, le seuil étant de 380 cm, soit un dépassement de 10 cm. À Kayes sur le fleuve Sénégal, le niveau de l’eau est de 752 cm contre 379 cm en 2023, 587 cm en 2022 et 976 en 1967, alors que le seuil est fixé à 859 cm. À Gourbassi sur la Falémé, le niveau d’eau est aujourd’hui de 650 cm contre 377 cm en 2023, 444 cm en 2022 et 538 cm en 1967. Dr Sylla indique que cette situation présage divers types d’inondations, notamment les celles par la formation de crues torrentielles suite aux fortes pluies, les inondations par le ruissellement urbaine et agricole mais aussi les inondations par les montées d’eau ou celles liées à la crue du fleuve. Notre interlocuteur signale aussi les apports d’eau qui viennent toujours de la Guinée et de la Côte d’Ivoire, de façon générale des pays voisins. Pour cause, les fleuves sont interconnectés entre les pays. Parlant des lâchers d’eau qui ont commencé, il y a un mois, au niveau de différents barrages, notre interlocuteur explique que le processus se fait à travers un mécanisme bien maîtrisé par les services hydrologiques. « Ici, le mécanisme est
Mois de la solidarité au Mali : Pour plus de générosité et d’entraide
Bamako, 2 oct (AMAP) La conférence inaugurale de la 29è édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion au Mali sous le thème : « La solidarité envers les victimes des catastrophes, un devoir citoyen et un acte de civisme » ,s’est tenue, mardi, à la Maison des aînés. L’événement donne le départ de quatre semaines thématiques respectivement en relation avec la femme et l’enfant, les personnes en situation de handicap et l’entreprenariat, jeunesse et emploi. Il est parrainé par l’international malien de football, Seydou Keïta alias Seydoublen. Parmi les activités de cette première semaine, figure la visite du colonel Assimi Goïta chez la doyenne de Bamako. Le secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Dr Abdoulaye Guindo, a expliqué que ce thème est dédié au soutien des victimes des inondations désastreuses que notre pays vit actuellement. « La solidarité n’est pas un slogan, mais un comportement que l’on se doit de manifester tous les jours à l’égard des personnes les plus vulnérables et les plus nécessiteuses », a insisté Dr Guindo. Pour lui, l’organisation d’un Mois de la solidarité offre l’opportunité de mener des activités spécifiques au profit de certains groupes sociaux particulièrement fragiles. Le parrain de la 29è édition s’est dit honoré d’assumer cette responsabilité. Le Pr Kagnoumé Jean Bosco Konaré a affirmé que la solidarité est une composante importante de notre culture pour la réalisation de la mission de souveraineté dans laquelle les autorités de la Transition sont engagées. L’historien a souligné la nécessité de débloquer des mécanismes de gestion d’aide d’urgence. Le conférencier a expliqué aussi que l’assistance encourageant la paresse doit être bannie. Le parrain a invité les autorités à punir les élus communaux qui sont à l’origine de ces catastrophes. Et de conseiller aux populations d’éviter d’occuper les zones inondables. Il a encouragé nos compatriotes à combattre l’incivisme. Quant à la Marraine, Mme Diakité Kadia Togola, elle a salué les autorités pour avoir initié cette activité en faveur des personnes âgées et vulnérables de la société. Elle a relevé que l’Union nationale des femmes musulmanes du Mali, qu’elle préside, a commencé à assister les sinistrés des inondations. MDD/MD (AMAP)
Kangaba : Situation de la campagne agricole 2024
Kangaba, 2 oct (AMAP) Le chef secteur de l’agriculture, Ousmane Tangara a fait, avec l’AMAP, le point de la situation de la campagne agricole 2024 dans le cercle de Kangaba, qu’il a qualifié de « relativement calme dans l’ensemble » « Sur le plan pluviométrique, la campagne a connu un démarrage tardif, une mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace à la deuxième décade de juin et une situation normale à excédentaire du début de la première décade de juillet jusqu’au 20 septembre », a expliqué M. Tangara. Sur le plan phytosanitaire, « la situation est relativement calme dans l’ensemble. » Il faut cependant signaler la présence de chenille légionnaire d’automne du maïs. » « La situation évolutive de la campagne révèle tout de même que la campagne agricole 2024 sera jugée moyenne à cause des inondations signalées dans toutes les communes du Cercle de Kangaba, particulièrement celles riveraines », a annoncé le technicien. En tous les cas, l’objectif global de la production toutes céréales confondues est estimée à 99 685 tonnes pour une superficie de 50 827 ha. Pour les cultures maraîchères de contre saison, il est d’une superficie de plus de 2 000 ha pour une production de plus de 17 000 tonnes. S’agissant des agrumes et autres arbres fruitiers il est prévu 316 ha pour une production de plus de 48 000 tonnes. Le Cercle de Kangaba a été sérieusement frappé par les inondations. Les superficies perdues, toutes spéculations confondues sont estimées à 1 176,25 ha et les producteurs touchés sont au nombre de 457. Les hauteurs de pluies enregistrés du 1er mai au 20 septembre 2024 sont supérieurs à celles de l’année dernière à la même période. SD/MD (AMAP)
Enrichissement illicite : L’OCLEI renforce les capacités des cadres à Ségou
Ségou, 2 oct (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a organisé, mardi, un atelier de sensibilisation au profit d’une cinquantaine de cadres de l’administration générale, financière et de la justice de la région de Ségou (Centre). L’objectif général était d’informer et de sensibiliser les différents acteurs de la haute Administration sur la lutte contre la corruption et ses conséquences néfastes sur l’atteinte des objectifs de développement socio-économique. Citant une étude de l’OCLEI de 2021, sur les « Techniques d’enrichissement illicite dans l’administration publique au Mali », le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, a indiqué que le niveau de perception de l’amplitude de l’enrichissement illicite est le plus élevé à Kayes avec 50,70%, suivi de Ségou et de Bamako qui font respectivement 41,80% et 40,90%. Le gouverneur, qui a présidé la rencontre, a souligné que ce score de deuxième place n’est pas reluisant pour qui Ségou doit faire mieux. “ Ségou est une région d’agriculture et un carrefour commercial par excellence, d’où les risques élevés de corruption. A cet effet, il est important pour nous de mettre en place des moyens de nous éloigner de ce cancer qui gangrène notre société et d’accompagner l’OCLEI dans ses actions de tous les jours pour une gouvernance vertueuse de nos maigres ressources”, a-t-il-dit. Pour ce faire, le Contrôleur général de police Alassane Traoré a souligné le rôle et la place déterminants des cadres de l’Administration « dans son entièreté et de les inviter à accorder toute leur attention à l’atelier. » Dans son allocution le représentant du président de l’OCLEI, Seïdina Oumar Diarra, Seïdina Oumar Diarra, affirmé que la corruption affecte considérablement notre pays et impacte négativement la qualité des prestations de service de l’Administration dans son entièreté. Cet état de fait est corroboré par des études dontune enquête d’opinion publique conduite par la Fondation Friedrich-Ebert, datant de 2021, qui « révèle que la Police, la Justice et la Santé font partie des secteurs les plus touchés par la corruption au Mali. » Par ailleurs, il ressort des rapports des structures de contrôle que, « de 2005 à 2019, l’Etat du Mali a perdu 1 266 milliards de Fcfa des suites de détournements de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de détournements de biens de l’Etat ». « Il est estimé que ces moyens financiers spoliés à l’Etat pouvaient lui suffire pour construire 264 hôpitaux de haut standing, 1 767 centres de santé de référence, etc », a-t-il dit. Il a réitéré l’engagement de l’OCLEI à jouer « toute sa partition, dans ce combat des plus nobles. » Dans son exposé, qui a marqué la journée, le président du pôle prévention et déclaration de biens à l’OCLEI, Dr Djibril Coulibaly, a présenté la struture et s’est appesanti sur son rôle dans l’architecture institutionnelle de la lutte contre corruption. Il a, aussi, présenté le cadre juridique de la lutte contre la corruption et les conséquences socio-économiques néfastes de ce fléau. L’atelier d’une journée entre dans le cadre des traditionnelles activités d’information, d’éducation et de sensibilisation, initiées par l’OCLEI à travers son pôle « Prévention et Déclaration de biens », en partenariat avec le Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG). Le phénomène de la corruption, devenu systémique au Mali, selon un rapport de la Banque mondiale, se manifeste sous plusieurs formes. Il peut s’agir, selon le mode d’action, de pots-de-vin, d’extorsion, de trafic d’influence, de népotisme, de fraude, de détournement de fonds, d’abus de biens ou de deniers publics, d’enrichissement illicite entre autres. Les conséquences de ce fléau sont dévastatrices pour nos populations qui, de ce fait, ont un accès limité aux services sociaux de base telles que l’éducation, la formation, la santé, la justice, l’eau, l’électricité, etc. La rencontre a noté la présence du représentant du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mamadou Sylla. ADS/MD (AMAP)
Visite du ministre de l’Agriculture dans la zone Office riz Ségou : des potentialités à développer
Par Mamadou SY Ségou, 1er Oct (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, à la tête d’une délégation, s’est rendu dans la zone Office riz Ségou (ORS), au 2ème et dernier jour de sa visite de supervision de la campagne agricole 2024-2025 dans la région de Ségou (Centre). Avant de se rendre dans les champs pour échanger avec les producteurs, le ministre et sa délégation ont d’abord fait une escale au complexe hydraulique de Dioro. Il ressort des explications des techniciens, qu’en plus de cet ouvrage qui a une superficie de 20 910 km2, l’ORS dispose de complexes hydrauliques à Farako et Tamani. La délégation ministérielle s’est, ensuite, rendue dans les parcelles de riz d’Abdoulaye Diallo, exploitant une superficie de 2 ha dont 0, 25 en Système de riziculture intensive (SRI) avec maîtrise de l’eau et Mamadou Diawara, producteur de mil et de fonio. La visite dans le casier de Tien Konou a permis à la délégation d’avoir une vue d’ensemble de la submersion contrôlée. Pour le directeur général de l’ORS, Amedé Kamaté, la campagne agricole dans la zone est globalement satisfaisante. Amédée Kamaté a précisé que plus de 200 000 tonnes, toutes céréales confondues, sont attendues dans le cadre de cette campagne agricole, dont 115 000 tonnes de riz paddy et plus de 84 000 tonnes de céréales sèches. De retour à Ségou, le ministre de l’Agriculture a rencontré les cadres des structures relevant de son département dans la salle de conférence de l’ORS. Tirant le bilan de cette visite de terrain, Daniel Siméon Kelema a apprécié l’état végétatif des cultures qui ont fière allure, malgré quelques cas d’inondations de parcelles et d’attaques de chenilles. Selon le chef du département de l’Agriculture, il est important d’aller en maîtrise totale de l’eau pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays. « Aujourd’hui, avec les changements climatiques, il est mieux d’avoir un système de riziculture en maîtrise totale de l’eau que d’être lié à la pluie, à la crue et bien d’autres facteurs. L’Office Riz Ségou a déjà amorcé ce processus de reconversion », a-t-il dit. « Cette démarche permettra aux exploitants agricoles de produire à tout moment et de mener d’autres activités dans le cadre de l’intégration de l’agriculture et de l’élevage », a-t-il ajouté. Il a invité à la transformation du « potentiel que nous avons en outil de développement, de production et d’amélioration du niveau de vie des populations rurales et urbaines. » En outre, Daniel Siméon Kelema a expliqué la vision du président de la Transition qui vise à faire du secteur agricole le moteur de croissance de notre économie. Pour ce faire, il recommande, entre autres, l’élaboration d’un plan de renouvellement de semences, la diversification des cultures et le développement des interprofessions. MS/MD (AMAP)

