Kayes : Fin de la 15ème édition du Festival international des Rails de Kayes (FIRKA)
Kayes, 12 mai (AMAP) La capitale de la 1ère région administrative du Mali, a vibré du 8 au 11 Mai 2025 au rythme du FIRKA (Festival International des Rails de Kayes), sous le thème « Patrimoine musical, moteur du vivre ensemble » a constaté l’AMAP. Parrainée par Mme Fatoumata Batouly Niane de Touly’s Group, cette 15ème édition s’est déroulée à la délégation régionale de la CCIM, sous la présidence du Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré. Le FIRKA est le fruit de la collaboration entre Alou Coulibaly dit Black, promoteur de la Radio Séko de Kayes, et le Port Autonome de Dakar. Au programme de cet événement, figuraient plusieurs activités, dont des prestations de troupes musicales maliennes et sénégalaises, le défilé de mode, des panels et conférences. Lors de la cérémonie d’ouverture et des soirées récréatives, le public a admiré l’agilité et le talent des danseurs bamanan « Tiéblentié ». Les danseurs dénommés « Faux Lions » de Africa Rythme du Sénégal ont aussi émerveillé les festivaliers à travers leurs pas de danses. Le stand du Projet de Renforcement du leadership et des capacités des organisations de la société civile) a abrité samedi, un panel sur la valorisation des déchets plastiques organisé par l’ONG Stop Sahel dans le cadre du projet PROSCAP qu’elle pilote avec Oxfam et l’AJCAD (Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie), grâce à l’appui financier de l’Union européenne. Cette rencontre de sensibilisation et d’éducation gouvernementale a permis à des exposantes de partager leurs expériences avec les femmes et les jeunes afin de créer des opportunités d’emploi et contribuer à la préservation de l’environnement. Une foire-exposition a mis fin à ce rendez-vous culturel annuel du promoteur de la Radio Séko de Kayes. Depuis quelques années, le Port Autonome de Dakar fait des gestes de solidarité en direction des pupilles, des veuves, soutient des activités sportives, dont le cyclisme. Il a aussi financé la clôture du cimetière de Soutoucoulé dans la commune de Khouloum, Cercle de Kayes. Pour le Général de brigade Moussa Soumaré, le FIRKA incarne la vivacité artistique de sa région, mais aussi la mémoire collective d’un patrimoine lié au chemin de fer. « Les Festival incarne non seulement la vitalité artistique de notre région mais aussi, la mémoire collective d’un patrimoine lié au chemin de fer, vecteur historique d’unité, d’échanges et de développement de notre région », a déclaré le Général de brigade Moussa Soumaré. La présente édition est, selon lui, une preuve tangible de la résilience des acteurs culturels, de la persévérance de ses organisateurs et du soutien constant des partenaires engagés dans la promotion de la culture, comme un levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable Pour le Gouverneur, le thème de la présente édition cadre parfaitement avec le rôle prépondérant que joue le patrimoine musical dans la recherche de la cohésion sociale, la paix et du vivre-ensemble. BMS/KM (AMAP)
Kangaba: Clôture de la 9e édition du Festival international Art-Femme de Deguela
Kangaba, 12 mai (AMAP) La 9e édition du Festival international Art-Femme dont la cérémonie d’ouverture, a été présidée par le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a eu lieu, du 6 au 11 mai 2025, à Bamako et Deguela, sous le thème « Création et Tradition : quel impact sur la femme », a constaté l’AMAP sur place. Initiative de Mme Mama Koné, directrice de l’Association culturelle Côté-Cour et native de Deguela, le festival promeut la créativité féminine à travers les arts du spectacle et la tradition orale. Selon Mme Koné, cette édition s’inscrit dans l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Des ateliers sur la dramaturgie, la régie son et lumière et la sténographie, débutés dès le 2 mai à Bamako, ont constitué les temps forts du festival. Sept pays – Burundi, Guinée, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal, Gabon et Bénin – y ont participé. Des attestations de reconnaissance ont été remises aux participantes des ateliers, et un prix spécial a été décerné au ministre Mamou Daffé pour ses initiatives culturelles. Par ailleurs, le ministre a présidé, le 10 mai, l’ouverture du festival Kouma de Kéla, dans la même région. SD/OS/MD
Dioila : Les cotonculteurs s’engagent pour la promotion de leur production coton
Dioila, 12 mai (AMAP) Les membres du nouveau bureau des cotonculteurs de Dioila ont pris l’engagement, dimanche, lors d’une Journée d’information et de sensibilisation, de promouvoir la culture du coton et de soutenir les actions de développement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le préfet de Dioila, Alidj Bagna, représentant la marraine Mariam Coulibaly, a rappelé l’ambition du gouvernement : « Faire de l’agriculture le moteur de l’économie malienne et redonner au Mali sa noblesse d’antan, celle de grenier de l’Afrique de l’Ouest. » Il a exhorté les cotonculteurs à se préparer pour dépasser le tonnage de l’année en cours. Le président des cotonculteurs de Banco, Moussa Coulibaly, et le président de la Chambre d’agriculture de Dioila, et parrain de la cérémonie, Issa Coulibaly, ont appelé à l’union sacrée. « Améliorer le rendement à l’hectare est le seul défi à relever », ont-ils insisté, invitant les producteurs à renforcer leur collaboration. Le maire de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, a salué les réformes politiques et institutionnelles de la Transition, condamnant les protestations des partis politiques contre leur suspension. « Ces réformes pour restaurer la souveraineté et la dignité du Mali ne sont pas possibles avec les politiques », a-t-il déclaré. Il a, également, assuré que les populations du Banco paieront sans contrainte les nouvelles taxes, destinées à soutenir ces objectifs. En ouverture, Souleymane Koné, représentant du chef de village de Dioila, a accueilli les participants et plaidé pour une diligence dans le paiement des frais liés au coton. Le lancement officiel des activités du nouveau bureau des cotonculteurs, marqué par une note d’espoir pour une campagne agricole fructueuse, a mis fin à la cérémonie DF/OS/MD (AMAP)
13è édition de la Bourse des semences à Sikasso : Le ministre de l’Agriculture plaide pour l’utilisation des semences de qualité à haut potentirel de rendement
Sikasso, 13 mai (AMAP) « L’utilisation des semences de qualité, à haut potentiel de rendement, par les exploitants agricoles constitue le tremplin idoine pour relever le défi de l’augmentation soutenue de la production et de la productivité agricole », a déclaré le ministre de l’agriculture, Daniel Siméon Kéléma, lors de la 13ème édition de la Bourse des semences, vendredi dernier, au stade Babemba Traoré de Sikasso. Il a poursuivi : « les semences de qualité contribuent à hauteur de 35 à 40% au rendement agricole », ajoutant que selon une étude de la Banque mondiale réalisée en 2008, l’utilisation de certaines variétés de semences hybrides peut accroître jusqu’à 50% le rendement du champ. L’évènement était organisé par l’Association semencière du Mali (ASSEMA), en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers ainsi que la direction nationale de l’agriculture, été sponsorisée par Agra. « L’institutionnalisation de l’achat des semences pour une meilleure promotion des sociétés et coopératives semencières du Mali », était le thème retenu pour la présente édition. On notait la présence du président de l’ASSEMA Moussa Sidibé, de celui de l’union des producteurs de semences du Burkina Faso Moussa Ouédraogo, de la coordinatrice de Soil values/IFDC Gnamoye Traoré, du monde rural et plusieurs acteurs du secteur des semences. Le choix de Sikasso se justifie non seulement par une forte présence de coopératives et producteurs de semences mais, aussi, par la diversité des cultures dans la région. Cette 13ème édition offre l’occasion aux organisateurs de contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers l’utilisation des semences de variétés améliorées. Elle permettra, entre autres, de développer la contractualisation dans la chaine de valeur des semences, d’élaborer des textes sur la commercialisation des semences, d’informer et de sensibiliser les acteurs sur l’importance de l’institutionnalisation dans la chaine de valeur des semences certifiées. Également, elle permettra de promouvoir l’utilisation des semences de variétés améliorées et adaptées aux changements climatiques, de créer un cadre d’échange direct entre les différents acteurs du secteur semencier (B2B). Le ministre de l’Agriculture, qui avait à ses côtés, son collègue de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Mme Diarra Djénéba Sanogo, et la gouverneure de la Région Mme Kanté Marie claire Dembélé, a encouragé l’initiative de l’ASSEMA qui permettra de mettre en place une plateforme d’échanges et de partage d’expérience entre les professionnels du secteur semencier, les exploitants agricoles et les services techniques de promotion agricoles. Daniel Siméon Kéléma a, enfin, assuré la disponibilité de son département pour accompagner la mise en œuvre de l’ensemble des recommandations issues de la rencontre. Quant au président de l’ASSEMA. Moussa Sidibé, il a rappelé que l’organisation de la bourse des semences a débuté en 2006 à Sikasso. En plus d’être un espace d’échanges au seuil de la nouvelle campagne agricole, elle constitue une activité annuelle majeure pour l’ASSEMA et l’ensemble des acteurs semenciers. Moussa Sidibé a mis un accent particulier sur l’importance du thème. A cet effet, il a indiqué que l’institutionnalisation offre des conditions favorables à la promotion d’une industrie semencière innovante et qui répond aux besoins locaux à travers des sociétés et coopératives semencières. « En structurant l’achat des semences, les institutions peuvent nous offrir des programmes de soutien, des subventions ou des formations… L’accès aux semences de qualité et adaptées, contribue à la sécurité alimentaire en augmentant la productivité des cultures … », a expliqué M. Sidibé. Il s’est a adressé au ministre, en disant : « Nous comptons beaucoup sur votre bonne compréhension pour faire aboutir cette institutionnalisation en la confirmant très rapidement par un décret ou un arrêté afin d’alléger l’accès des marchés aux acteurs professionnels des semences au Mali ». Par ailleurs, il a remercié l’ensemble de ses partenaires pour leur accompagnement. De son côté, le président de l’Union des producteurs de semences du Burkina Faso, Moussa Ouédraogo, s’est félicité de la bonne organisation de l’évènement. Il a précisé qu’« aujourd’hui, nous devons travailler ensemble pour que si l’un des pays de l’AES est en manque de semence, l’autre puisse l’appuyer. » MFD/MD (AMAP)
15ème édition de la FIRKA : Sous le signe de la valorisation du patrimoine musical
Kayes, 12 mai (AMAP) La capitale de la 1ère région administrative du Mali, Kayes, a vibré du 8 au 11 Mai 2025 au rythme du Festival international des rails de Kayes (FIRKA) sous le thème « Patrimoine musical, moteur du vivre ensemble » en relation avec l’initiative du chef de l’Etat, le général d’armée Assimi Goïta, de décréter 2025, année de la culture au Mali. Cette 15ème édition s’est déroulée à la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), sous la présidence du gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. Elle s’articulait autour. Au programme de cet événement, figuraient plusieurs activités, dont des prestations de troupes musicales maliennes et sénégalaises, le défilé de mode, des panels et conférences. Lors de la cérémonie d’ouverture et des soirées récréatives, le public a admiré l’agilité et le talent des danseurs bamanan « Tiéblétié ». Les danseurs dénommés « Faux Lions » de Africa Rythme du Sénégal ont aussi émerveillé les festivaliers à travers leurs pas de danses. Samedi, le stand du Projet de renforcement du leadership et des capacités des organisations de la société civile (PROSCAP) a abrité un panel sur la valorisation des déchets plastiques organisé par l’ONG Stop Sahel dans le cadre du projet PROSCAP qu’elle pilote avec Oxfam et l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD), grâce à l’appui financier de l’Union européenne (UE). Cette rencontre de sensibilisation et d’éducation a permis à des exposantes de partager leurs expériences avec les femmes et les jeunes afin de créer des opportunités d’emploi et contribuer à la préservation de l’environnement. Une foire-exposition a mis fin à ce rendez-vous culturel annuel du promoteur de la Radio Séko de Kayes. Malgré des problèmes liés à l’organisation, Alou Coulibaly dit Black, promoteur de la Radio Séko de Kayes et son équipe ont su se frayer un chemin, en donnant un nouveau souffle à cette rencontre culturelle et artistique qui figure actuellement dans le Plan d’actions annuel du Port autonome de Dakar. Cette rencontre culturelle est le fruit de la collaboration entre Alou Coulibaly, et le Port autonome de Dakar (PAD). Les deux partenaires souhaitent la reprise du trafic ferroviaire car, le train qui favorise les échanges commerciaux et le brassage des peuples, fait partie du patrimoine culturel, de l’identité de cette région frontalière du Sénégal. De ce fait, le FIRKA est perçu comme un facteur de développement. Depuis quelques années, le PAD exprime sa solidarité en direction des pupilles, des veuves, soutient des activités sportives, dont le cyclisme. Il a aussi financé la clôture du cimetière de Soutoucoulé dans la Commune de Khouloum, Cercle de Kayes. Pour le général de brigade Moussa Soumaré, le FIRKA incarne la vivacité artistique de sa région, mais aussi la mémoire collective d’un patrimoine lié au chemin de fer. « Le Festival incarne non seulement la vitalité artistique de notre Région mais aussi, la mémoire collective d’un patrimoine lié au chemin de fer, vecteur historique d’unité, d’échanges et de développement de notre région », a déclaré le gouverneur. Cette édition, parrainée par Mme Fatoumata Batouly Niane de Touly’s Group, est, selon lui, une preuve tangible de la résilience des acteurs culturels, de la persévérance de ses organisateurs et du soutien constant des partenaires engagés dans la promotion de la culture, comme un levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable. D’après le gouverneur, le thème cadre parfaitement avec le rôle prépondérant que joue le patrimoine musical dans la recherche de la cohésion sociale, la paix et du vivre-ensemble. BMS/MD (AMAP)
Journées de concertation à Bafoulabé pour une gestion décentralisée de l’école
Bafoulabé, 11 mai (AMAP) Les travaux du cadre de concertation sur la gestion de l’école en mode décentralisé, se sont tenus les 10 et 11 mai 2025, dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, sous la présidence du préfet Siaka Souleymane Sanogo. Organisée par l’Académie d’enseignement (AE) de Kayes, cette rencontre a réuni des représentants de l’administration, des services éducatifs, des collectivités territoriales, ainsi que des directeurs d’écoles et comités de gestion scolaire des CAP de Bafoulabé et Oussoubidiangna. Placée sous le thème « Rôles et responsabilités des acteurs et partenaires de l’école en mode décentralisé », l’initiative visait à renforcer les compétences des participants pour une gestion efficace des écoles, tout en clarifiant les responsabilités de chaque acteur. « Cette rencontre démontre notre volonté d’approfondir les solutions aux problèmes de l’école, qui appartient avant tout aux communautés », a déclaré Cheickna Sissoko, maire adjoint chargé de l’éducation à Bafoulabé, saluant l’initiative de l’Académie de Kayes. Il a exhorté les participants à s’approprier les conclusions pour une mise en œuvre concrète. La directrice adjointe de l’AE de Kayes, Aïssa Sow, a souligné l’importance de ces concertations. Selon elle, « L’école malienne étant gérée en mode décentralisé, il est crucial de partager documents et contenus avec les acteurs clés pour mener l’éducation à bon port. » Elle s’est dite satisfaite des deux jours d’échanges, qualifiés d’« espace du donner et du recevoir », et a appelé à une collaboration collective par ce qu’ « aucun acteur seul ne peut résoudre les défis de l’école malienne. » Le préfet Siaka Souleymane Sanogo a, pour sa part, salué une initiative qui « permettra à chacun de se rappeler ses prérogatives pour une école performante ». Il a invité les participants à s’impliquer activement pour clarifier leurs responsabilités. Grâce à une méthodologie participative dite du « scintillement », ces deux jours ont permis d’identifier les défis des écoles des CAP de Bafoulabé et Oussoubidiangna, de partager les bonnes pratiques et de définir les rôles de chacun. Les acteurs se sont engagés à appliquer les enseignements tirés pour améliorer la gestion et l’épanouissement de leurs établissements. BM/OS/MD (AMAP)
Cérémonie traditionnelle « Dankoun Son » à Ouélessébougou pour la paix et la stabilité du Mali
Ouélessébougou, 11 mai (AMAP) La confrérie des chasseurs de Djitoumou a organisé, dimanche, sa cérémonie annuelle de sacrifice « Dankoun Son » à Sounsounkôrô, village situé à 7 km de Ouélessébougou, pour implorer la paix, la stabilité et une bonne pluviométrie au Mali. L’événement a réuni des chasseurs de Tiakadougou, Keleyadougou, Banan et du Mandé, en présence des autorités coutumières, administratives et communales, dont le maire, Bakary Samaké. « Cette cérémonie vise à recueillir les faveurs de notre lieu sacré Dankoun pour la grandeur de notre localité et de tout le Mali, tout en renforçant la cohésion entre nos confréries », a expliqué Kôlé Samaké, vice-président des chasseurs de Djitoumou. Dès l’aube, les chasseurs ont immolé un bœuf, des chèvres et des colas sur le site sacré, priant pour une paix durable, la sécurité et une saison agricole favorable. S’adressant aux participants, Kôlé Samaké a salué l’engagement des autorités locales. « Leur présence témoigne de leur attachement à valoriser la culture et les traditions de Djitoumou. », a dit Koké Samaké, Le maître chasseur, « Donsoba », a, quant à lui, réaffirmé le soutien de la confrérie aux autorités nationales. « Nous saluons les efforts remarquables du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour améliorer la sécurité et reconnaître les légitimités traditionnelles », a-t-il déclaré, avant de formuler des bénédictions pour la paix et la cohésion sociale. L’événement a également été marqué par la posé, par le maire de Ouélessébougou, de la première pierre d’un camp d’un hectare dédié aux chasseurs de Djitoumou, offert par le village de Sounsounkôrô. AC/OS/MD (AMAP)
Sikasso : Remise de 15 tonnes de maïs aux sinistrés des inondations de mars dernier
Sikasso, 11 mai (AMAP) Quelques 15 tonnes de maïs ont été remises, samedi, aux victimes des pluies diluviennes dans la Région de Sikasso (Sud), en mars 2025, par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, lors d’une cérémonie symbolique dans les locaux de la Direction régionale de l’Agriculture de la ville, rapporte le département chargé de l’Agriculture dans un communiqué. Dans leurs interventions, les sinistrés bénéficiaires du don représentés par des délégués et les autorités régionales ont salué les plus autorités nationales, « pour cet élan de solidarité », et exprimé leur reconnaissance au chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « L’État pense à vous et apportera assistance en de telle circonstance partout au Mali », a dit le ministre de l’Agriculture. Il a, également, présenté « les condoléances des plus hautes autorités du pays », et fait observer une minute de silence en hommage aux victimes des inondations et de la situation sécuritaire que le Mali connaît. Daniel Siméon Kelema a imploré « Dieu, l’Éternel, de nous gratifier d’une bonne campagne agricole et nous épargner des fléaux. » A noter que le stockage de cette importante donation de céréales est confié à l’OPAM, au seul profit des producteurs sinistrés. On se rappelle de ces fortes précipitations liées, selon les spécialistes, au changement climatique avec son corollaire d’effets néfastes, parfois dévastateurs. Le cas enregistré à Sikasso, a occasionné de graves inondations avec une perte totale de 298 ha de cultures à travers 22 villages et fait, malheureusement, 2 morts. A la duite de cette catastrophe naturelle et face à l’urgence d’assister les populations sinistrées, le président de la Transition, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a instruit d’apporter aux victimes un appui consistant de vivres, à travers le Commissariat à la Sécurité alimentaire. OS/MD (AMAP)
Bla : un camion transportant 177 enfants talibés en route pour Macina intercepté
Bla, 10 mai (AMAP) |Un camion-remorque, transportant 177 enfants âgés de 8 à 15 ans, a été intercepté, vendredi 09 mai 2025, aux environs de 15h15, par des éléments de la Brigade de recherches du Commissariat de police de Bla (Centre). L’opération, en pleine journée, a révélé que les enfants étaient accompagnés de 18 maîtres coraniques, dont 16 Burkinabés et 2 Maliens, qui affirment que les enfants sont des talibés en provenance de San et en route pour Macina, dans le cadre de la campagne de récolte du riz. Lors de la fouille du véhicule, les policiers ont découvert des faucilles, des nattes et des bouilloires, confirmant la version avancée par les accompagnateurs. Vu la situation d’insécurité actuelle du Mali et les conditions de voyage des enfants embarqués comme des animaux, les autorités locales ont été obligées de les retenir pour plus d’enquêtes. Selon certains, ils ont quitté San sous la forte chaleur et le soleil sans bâches sur le véhicule. Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte par le commissariat de Bla, sous la supervision du procureur compétent. En attendant la suite des investigations, les enfants ont été confiés au Service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bla, qui a pris en charge leur restauration et leur protection. Selon le chef de ce service local, Digui Togo, les droits des enfants, n’ont pas été. La plupart d’entre eux ont entre 8 et 12 ans, ce qui est condamné par les lois maliennes. Cet acte rentre dans le cadre de l’exploitation des enfants. Le commissaire divisionnaire de Bla, Yaya Traoré, assisté du commissaire Soumaïla Traoré, poursuit les investigations pour faire toute la lumière sur « cette affaire sensible de déplacement massif d’enfants. » MO/MD (AMAP)
Mali : Risques d’inondations lors de la saison pluvieuse qui sera précoce (Spécialistes)
Bamako, 9 mai (AMAP) La saison pluvieuse de cette année, qui sera précoce dans presque toutes les régions du Mali, sera marquée par des cas d’éclairs, des foudres et vents très violents d’après les spécialistes appelant les populations à la prudence et à la vigilance, lors d’une rencontre, jeudi, au Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC). Cette session, présidée par le conseiller technique du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Sidiki Togo, a été instruite lors de la réunion tenue, du Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes, à la Primature le 2 mai dernier, sous la conduite de son président, le Premier ministre, général de division Abdoulaye Maïga. Il s’agit d’une invite à des réflexions visant à dégager et à proposer des mesures en vue de pouvoir anticiper les inondations en tirant les leçons de l’hivernage passé. Le chef du CECOGEC, le colonel sapeur-pompier, Issa Raoul Dabo, en présence du représentant de l’Agence nationale de la météorologie du Mali (Mali-Météo), Bakari Mangané, a fait savoir qu’ « il s’agit, pour le comité technique, de faire le bilan des inondations de 2024 en termes d’activités et de réalisations au sein des différents départements sectoriels. Mais, aussi, pour chaque département, de proposer des actions anticipatoires dans le cadre de l’hivernage 2025. » Pour le colonel sapeur-pompier Dabo, ces propositions seront soumises à la hiérarchie pour les dispositions appropriées et les décisions à prendre pour la sauvegarde de la vie de la population, des biens et de l’environnement. Pour sa part, le conseiller technique du ministre chargé de la Sécurité. a indiqué que cette initiative traduit la volonté des autorités du Mali « à protéger les personnes, les biens et l’environnement contre les effets délétères des catastrophes. Cela, en empêchant leur éclosion ou tout au moins en minimisant les impacts en cas de leur survenue. » Le colonel Togo a appelé les participants à tout mettre en œuvre pour mener des réflexions à travers des analyses objectives en vue de proposer à la hiérarchie, des mesures tendant à la prise de décisions éclairées. Mais aussi, pour renforcer la résilience de notre pays face aux catastrophes d’une manière générale. En outre, il a prévenu que les prévisions météo annoncent une saison des pluies 2025 tout au moins pluvieuse que celle précédente. Cela pour dire qu’il urge d’agir. «Dès lors, il nous appartient, nous techniciens de faire une rétrospective sectorielle pour capitaliser les bénéfices des activités de 2024, puis, une projection à partir d’éléments objectifs», a-t-il souligné. De son côté, le représentant de Mali-Météo, a signalé que « la saison a démarré très tôt et va continuer dans beaucoup de nos régions. » Bakari Mangané a appelé « la population à se préparer pour faire face à la nouvelle saison qui s’annonce pluvieuse pourvu qu’on arrive à anticiper pas mal d’évènements. «La saison sera précoce dans presque toutes les régions et ensuite son évolution va être normale courant les mois de juillet-août-septembre prochains», a-t-il annoncé, tout en prévenant que pendant ces périodes, le risque d’inondations sera très élevé. SS/MD (AMAP)

