Campagne agricole 2025-2026 à Sikasso : Irrégularité des pluies et quantité insuffisante de l’engrais subventionné

Sikasso,18 août 2026 (AMAP) A Sikasso, la campagne agricole a démarré en fin mai et s’étendra jusqu’à la fin du mois de septembre. Les récoltes sont prévues pour octobre et novembre. Les producteurs sont au four et au moulin. La plupart d’entre eux, ont fait les semis. Certains sont à l’étape de l’entretien des champs notamment le désherbage. D’autres sont en train de mettre de l’engrais sous les plants. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne. Les producteurs donnent leurs avis « Pour cette campagne, j’ai cultivé 3 ha de coton, 3 ha de maïs et 3 ha de riz. Mes défis demeurent l’insuffisance de la quantité de l’engrais subventionné pour le coton et la maladie qui endommage mes plants de coton », témoigne le producteur du village de Pengafolasso Diakalia Bengaly. Il sollicite l’Etat à tout mettre en œuvre afin d’augmenter la quantité de l’engrais subventionné et de l’insecticide pour le coton. « Ce geste nous aidera énormément dans nos tâches », explique -t-il. Quant au producteur Adama Coulibaly de Missirikoro, il a cultivé 2ha de coton, 9 ha de maïs, 1ha de mil, 1ha et demie de gombo, 2ha de patate douce et 3ha de riz. Parmi toutes ces cultures, c’est seulement une petite partie (2ha de maïs) qui a pu bénéficier de l’engrais par faute de moyen économique. Notre interlocuteur se plaint de la cherté de l’engrais au marché de Sikasso. Hamidou Ballo est également producteur au village de Bamadougou, pour cette campagne, il est confronté au manque d’eau dû à l’irrégularité des pluies (aléas climatiques). « Mes trois hectares de maïs ont été presque endommagés dans l’ensemble à cause de l’insuffisance d’eau », confie-t-il. Il déplorera également la hausse du coût du sac de 50kg de l’engrais. « De 24 000F CFA l’année passée, le sac de 50kg se vend aujourd’hui à 25 750F alors qu’il faut utiliser quatre sacs uniquement pour mon champ de 4ha de maïs. A cela s’ajoute mes champs de riz et d’arachide », confie-t-il. Par ailleurs, le producteur de Bamadougou fait également face au passage des animaux dans son champ. Ces animaux détruisent ses plants à longueur de la journée. Même son de cloche chez Adama Coulibaly de Missirikoro. Il pointe aussi du doigt l’irrégularité des pluies. « Sinon, j’ai presque terminé avec les semis de 2ha de coton, 9 ha de maïs, 1ha de mil, 1ha et demie de gombo, 2ha de la patate douce, 3ha de riz », explique-t-il. De son côté, c’est seulement 2ha de maïs qui ont pu bénéficier de l’engrais. « Pour le reste, je suis toujours à la recherche. Le coût du marché est élevé mais que faire ? on est obligé de s’en approvisionner ». Si tout se passe bien (bonnes conditions pluviométriques et baisse du prix de l’engrais) je ferai une excellente récolte cette année.    Les producteurs sont en pleine campagne Selon le président de la chambre régionale d’agriculture de Sikasso, Abdoulaye Bamba, les producteurs sont en pleine campagne.  C’est la fin de la période de semis de plusieurs cultures. Il reste maintenant l’entretien des plants. Qui dit entretien fait allusion à la lutte contre les mauvaises herbes, à la fertilisation des champs pour que les plants puissent avoir une très bonne croissance et donner une grande production. S’agissant de la particularité de la campagne, Abdoulaye Bamba mettra un accent particulier sur l’aspect physiologique des champs ainsi que les effets du changement climatique. « Nos producteurs ne sont pas habitués à la rareté des pluies. A cet effet, ils doivent changer de comportement. A chaque fois qu’il pleut, ils doivent faire le maximum en labour, en semi et même avec l’usage des fertilisants. « Pour avoir un bon résultat notamment une bonne production, les producteurs doivent bien entretenir les champs… », prodigue-t-il. Sur le registre des difficultés, Abdoulaye Bamba n’a pas manqué de souligner la mauvaise répartition des pluies due au changement climatique ainsi que les tensions autour de l’engrais minérale. Ceci coûte réellement cher, il est donc très difficile d’avoir la quantité suffisante.   La production céréalière prévisionnelle est d’environ 1 700 000 tonnes  « La production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2025-2026 est d’environ 1 700 000 tonnes », précise le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. A l’en croire, le personnel de l’encadrement, est à pied d’œuvre pour offrir l’appui-conseil aux producteurs. Les chefs sous-secteurs assurent le secrétariat au niveau des commissions de réception et de distribution des intrants agricoles subventionnés par l’Etat. A ses dires, les pluies sont mal réparties dans le temps et dans l’espace. Le cumul pluviométrique à Sikasso central est de 528,7 mm en 41 jours contre 573 mm en 35 jours en 2025 à la même période. La moyenne inter annuelle est de 475,10 mm. Les hauteurs enregistrées à la date du 31 juillet 2026 sont supérieures à celles de 2025 à Kadiolo, Nièna et Loulouni. Cette mauvaise répartition des pluies, renchérit-il, a occasionné des re-semis par endroit. Les producteurs doivent accélérer l’entretien des parcelles. Il s’agit surtout d’assurer une fertilisation adéquate et un bon désherbage et/ou traitements phytosanitaires si nécessaires. Le respect des conseils prodigués par l’encadrement améliorera le savoir-faire des producteurs « Le respect des conseils prodigués par l’encadrement améliorera le savoir-faire des producteurs dans le cadre d’une campagne agricole réussie en dépit des contraintes que nous vivons en matière de pluviométrie », indique-t-il. Par ailleurs, Ousmane Dembélé fera savoir que dans la région de Sikasso, la campagne agricole 2026 a démarré dans des conditions socio-économiques dominées entre autres, par une situation alimentaire assez favorable marquée par la disponibilité des denrées alimentaires et à des prix abordables sur les marchés, la situation sécuritaire de plus en plus apaisée,  le maintien du prix du coton de 1er choix à 300 F CFA le kg aux producteurs, la poursuite de la subvention des intrants agricoles (engrais, biofertilisant et semence de maïs hybride) avec un prix de 15 000F CFA le sac de 50 Kg de l’engrais minéral et 3000 F CFA l’engrais organique, 1500 F le kilo de semences de maïs hydride et 17 500 F le kilo

Kangaba : le Fonds minier de développement local de la commune rurale de Maramandougou au menu

Kangaba, 18 août (AMAP) Le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao a présidé le lundi 17 août 2026 dans la salle de conférence du cercle, les travaux de la première session du comité communal de suivi du Fonds minier de développement local de la commune rurale de Maramandougou, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la majorité des membres du comité à savoir le préfet du cercle, le premier adjoint au maire de la commune, le sous-préfet de l’arrondissement central de Kangaba, le représentant du percepteur, les chefs de village de la commune de Maramandougou, le représentant de la société civile et le représentant de la société minière Cora Gold. L’objectif de la session visait à sélectionner les projets d’investissement structurants soumis au financement du Fonds minier de développement local. Après avoir rappelé la mission du comité par le préfet, le secrétaire général de la commune rurale de Maramandougou a lu le seul projet proposé au cours de la délibération du conseil communal. Cette délibération porte sur la confection de mobiliers scolaires notamment les table-bancs, les armoires métalliques et les bureaux métalliques pour les 17 écoles publiques et communautaires de la commune. Selon le secrétaire général, plusieurs projets figurent dans le PDSEC. C’est après réflexions et vue le montant alloué à la commune de Maramandougou que ce projet a été retenu. Ces explications ont pu convaincre les membres du comité en général et les chefs de village en particulier. C’est ainsi que ce projet de confection des mobiliers scolaires a été sélectionné et validé par le comité. Après validation, le comité a formulé deux recommandations à savoir, le décaissement rapide du Fonds et confier le marché à une entreprise professionnelle. SD/KM (AMAP)

Sports : San réserve un accueil chaleureux à sa délégation de retour de la Biennale sportive

San, 18 août (AMAP)La Région de San a réservé, hier lundi, 17 août 2026, un accueil chaleureux a été réservé par les autorités régionales et les forces vives à sa délégation de retour de la Biennale Sportive 2026 qui s’est tenue à Bamako, a constaté l’AMAP La cérémonie, présidée par le Gouverneur de la Région de San, le Colonel-Major Ousmane Sangaré, s’est tenue à la Maison des Jeunes de San, en présence des autorités administratives régionales et locales, du Maire de la Commune Urbaine de San, Mme Félicité Diarra, ainsi que des autorités coutumières, des représentantes de la coordination des associations et organisations féminines (CAFO) , de la jeunesse, des responsables sportifs, des acteurs associatifs et culturels et de nombreux citoyens. Dans une ambiance festive et fraternelle, les forces vives de la Région ont célébré les performances de leurs représentants, qui reviennent de cette compétition nationale avec trois médailles à savoir une en or, une en argent et une en bronze. Ce bilan classe San 7ᵉ sur les 20 entités participantes, regroupant les 19 Régions du Mali et le District de Bamako. Le Gouverneur de la Région de San, le Colonel-Major Ousmane Sangaré, a félicité les sportifs pour leur engagement et leurs performances, tout en soulignant l’importance d’un soutien accru à la jeunesse et au développement du sport régional. Le Maire de la Commune Urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a également salué cette belle représentation de la Région. Autre temps fort de la cérémonie, la remise du drapeau de la Région au capitaine de la sélection régionale, appelée à défendre prochainement les couleurs de San à la Super Coupe du Général d’Armée Assimi Goïta. Des équipements sportifs ont également été remis à la sélection pour soutenir sa préparation.  NC/KM (AMAP)

Kayes : près de 400 tonnes de céréales remises aux populations vulnérables

Kayes, 17 août (AMAP)– Le ministre-Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a remis lundi au gouverneur de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, près de 400 tonnes de céréales destinées à 44.493 personnes dans les 65 communes de la région, dans le cadre du Plan national de réponses (PNR) 2026 à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. La cérémonie, qui a marqué le lancement des opérations du PNR 2026 dans la région, s’est déroulée en présence des autorités administratives et d’une délégation du Commissariat à la Sécurité alimentaire. Selon le ministre-Commissaire, le PNR 2026 constitue le cadre national de mise en œuvre des actions de prévention et de réponse à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. «Dans la région de Kayes, le PNR 2026 prévoit une assistance alimentaire au profit de 44.493 personnes, pour une quantité totale de 398 tonnes de céréales», a-t-il précisé. Ces opérations viennent renforcer les actions menées en 2025 dans le cadre de la distribution alimentaire gratuite (DAG). Cette intervention avait permis d’assister 39.448 personnes avec 329 tonnes de céréales distribuées, soit un taux de réalisation de 100%. Au-delà de l’assistance alimentaire, le PNR 2026 prévoit des actions de renforcement de la résilience des populations. Elles comprennent notamment la fourniture de 80 tonnes d’aliments pour le bétail d’embouche, 15 tonnes d’aliments pour poissons et 1.441 boîtes de semences maraîchères. «À travers le PNR 2026, le Commissariat à la Sécurité alimentaire poursuit la mise en œuvre des actions de l’État en matière de prévention et de réponse à l’insécurité alimentaire», a souligné Redouwane Ag Mohamed Ali. Le message, a-t-il rappelé, est d’«agir aujourd’hui pour renforcer la résilience alimentaire et nutritionnelle de demain». Recevant les vivres au nom des 65 communes de la région, le gouverneur de Kayes a salué l’appui des autorités en faveur des populations vulnérables. «Nous assistons chaque année, à la même période, à la période de soudure. Cela montre combien les autorités accordent de l’importance au bien-être de l’ensemble de la population malienne en général et de la région de Kayes en particulier», a déclaré le Général de brigade Moussa Soumaré. OD/CMT (AMAP)

Tombouctou : Atterissage forcé d’un appareil des FAMa ce lundi, sans victime

Tombouctou, 17 août (AMAP)Un accident aérien est intervenu ce lundi, dans l’après midi à Tombouctou, localité située au nord du pays, sans faire de victime, a appris l’AMAP de source militaire. Le Communiqué de l’Etat Major des Armées précise qu’un aéronef de transport, de type Beechraft 1900 C, exploité par l’Armée de l’Air, dans le cadre d’une mission de routine au départ de Tombouctou, a effectué un atterrissage forcé, à environ 2km de la piste de Tombouctou. La même source précise que l’appareil transportait 3 membres d’équipage et 16 passagers dont 3 enfants. Avant d’ajouter que grâce à la maitrise des pilotes et le déclenchement des procédures d’urgence, l’équipage a pu poser l’appareil sur un terrain dégagé à proximité de la Zone de décollage. « L’Etat Major se félicite qu’aucune victime ni blessé ne soit à déplorer tant au sein de l’équipage et des passagers et des populations civiles au sol », ajoute le communiqué. Selon l’Etat Major, les équipes de secours et de sécurité ont été promptement déployées sur les lieux, afin de sécuriser le périmètre de l’appareil. « Les premières constations font état d’une avarie affectant l’un des deux moteurs, survenue peu après le décollage, ayant contraint l’équipage a effectué cette manœuvre d’urgence », déclare l’Etat- Major. Qui précise qu’une enquête a été immédiatement ouverte afin d’établir les circonstances exactes de l’accident et d’en déterminer les causes. Enfin, l’Etat major tient à rassurer que cet incident n’entame en rien la capacité et la détermination des Forces Armées Maliennes (FAMa) à poursuivre l’accomplissement de leurs missions, en tout temps et tout lieu, au service de la Nation. KM (AMAP)

Fonds minier à Tominian : quatre communes définissent leurs priorités d’investissement

Tominian, 17 août (AMAP) Les communes de Tominian, Yasso, Lanfiala et Bénéna ont défini leurs priorités d’investissement dans le cadre du Fonds minier de développement local. Les choix portent principalement sur l’accès à l’eau potable et l’amélioration des infrastructures scolaires. La rencontre du Comité communal de suivi du Fonds minier de développement local tenue à cet effet, était présidée par le préfet du cercle de Tominian, Kalifala Coulibaly, en présence des maires, chefs de village, du percepteur de Tominian, Oumar Dicko, et des autres acteurs concernés. À Yasso, les populations ont retenu la clôture de l’école. À Lanfiala, il est prévu la réalisation d’un système hydraulique villageois amélioré (SHVA). Les communes de Tominian, Lanfiala et Bénéna bénéficieront également de projets d’adduction d’eau. Plusieurs de ces activités sont inscrites dans les Plans de développement économique, social et culturel (PDESC). Ces investissements visent à améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base, notamment l’eau potable et l’éducation. Le préfet Kalifala Coulibaly a appelé les membres du comité de suivi et les bénéficiaires à faire preuve de responsabilité, de transparence et de rigueur dans l’exécution des projets. Il a insisté sur la bonne utilisation des ressources du Fonds minier afin d’assurer l’atteinte des objectifs fixés. Les maires et chefs de village ont, pour leur part, soulevé des préoccupations liées aux taxes et prélèvements appliqués dans le cadre de la mise en œuvre des projets. ST/CMT (AMAP)

Ras Bath et Rose Poivron condamnés à 10 ans de réclusion : les sanctions pécuniaires tombent

Bamako, 17 août (AMAP)– La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a condamné, lundi, Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath et Rokiatou Doumbia dite Rose Poivron à 10 ans de réclusion criminelle, dont trois ans avec sursis, dans une affaire remontant à 2023. Au-delà de la peine d’emprisonnement, les deux accusés ont été condamnés à une amende de 240.000 FCFA chacun, conformément aux réquisitions du ministère public. La Cour a également prononcé le paiement d’un franc symbolique au titre de la demande du Contentieux de l’État. Ras Bath et Rose Poivron étaient poursuivis pour association de malfaiteurs et atteinte au crédit de l’État pris dans ses institutions et ses gouvernants par le biais des technologies de l’information et de la communication (TIC). À l’audience, les deux accusés avaient rejeté les faits qui leur étaient reprochés, tandis que leurs avocats avaient plaidé l’acquittement. La Cour les a toutefois déclarés coupables. Détenus depuis 2023, les deux condamnés devront purger le reliquat de leur peine après déduction de la durée déjà passée en détention. AC/CMT (AMAP)

Gao : L’adjudant-chef à la retraite Salihou Mamadou Maiga, un homme de devoir

Gao, 17 août (AMAP) L’Adjudant-chef, Salihou Mamadou Maiga dit Salihou Ario est né en 1930 à Gao. Il entama ses études primaires à l’école des blancs à Gao en 1942. Et abandonna l’école en classe de 6ème année pour se rendre au Niger où il a obtenu un concours pour devenir aide comptable à Niamey de 1949 à 1950 à l’économie française de l’Afrique de l’ouest. Puis en 1951il est appelé à l’âge de 18 ans pour s’intégrer à l’armée coloniale au Niger. Formation et parcours Après une formation de trois ans, il est réengagé à l’armée française. De 1952 à 1955,  Salihou Mahamadou Maiga est affecté à Gao comme soldat de 2ème classe. De 1955 de Gao, il est allé à  Dakar tout comme les soldats français et ceux du Soudan français ou de la Haute Volta pour participer à un concours de Certificat d’attitude technique (CAT1) pour l’obtention d’un brevet européen.  1958, suspension de toutes les formations militaires au Soudan français et en Haute Volta par De Gaulle En juillet 1958, malheureusement, tous ceux qui devraient faire le CAT2 ne l’avaient pas fait suite à la suspension de toutes les formations militaires (Soudan français et la Haute Volta) par le Général De Gaulle.  C’est à partir de Dakar qu’il s’en va en Algérie pour la formation en CAT2 alors que dans ce pays ne possédèrent pas encore des formateurs spécialisés dans les modules du CAT2 pour devenir sergent africain. Et passa 24 mois en Algérie mais avec la création de la fédération sénégalo-malienne en juillet 1960, il retourna au Mali. Ainsi, le colonisateur demanda des volontaires pour servir à l’armée de la fédération pour avoir la pension française à condition que ceux-ci auraient passé 11 ans de service militaire à l’armée française. Le patriote Salihou Mahamadou Maiga choisit de quitter l’armée de la fédération pour servir son pays Le patriote Salihou Mahamadou Maiga choisit de quitter l’armée de la fédération pour servir son pays alors qu’il avait 9 ans de services militaires à l’armée coloniale d’où il a obtenu le grade de sergent. Ainsi, après deux mois, la fédération éclata, le 1 août 1960 en même temps tous les étrangers ont quitté le Soudan-français. « Ainsi, à leur départ, ils avaient voulu rentrer avec leurs équipements militaires et nous militaires maliens avaient été interposés pour que les équipements des militaires français (véhicules, armes et minutions) soient à notre disposition. Et nous avions pu avoir quelques véhicules, des armes et des minutions », a-t-il affirmé. L’armée coloniale quitta toutes les bases exceptée celle de Tessalit et lui faisait partie des militaires maliens envoyés à la base de Tessalit.  Par ailleurs, le dernier français a quitté le Mali le 20 janvier 1960. De Tessalit, il sera affecté à Gao pour une relève de Tombouctou et Ségou. Les premières attaques de la rébellion de Kidal éclatèrent au mois de novembre 1963 dont  les assaillants ont enlevé plus de 200 dromadaires de la Compagnie méhariste commandée par le lieutenant Abdramane Maiga. Lui et certains de ses camarades d’armes étaient au cinéma lorsqu’un soldat passa un message demandant à tous les porteurs d’uniformes de regagner la caserne.  « A l’époque nous étions au nombre de 25 dont seulement 22 militaires seraient présents au camp avec 5 véhicules pick-up. Ainsi, nous avons été  envoyés à Kidal en renfort pour 15 jours, mais nous avons  passé 3 ans à Boureissa dans la localité de Kidal. Malheureusement, nous n’avions pas retrouvé les dromadaires. Parce qu’à l’époque la famine touchait beaucoup l’Algérie de telle sorte qu’un seul dromadaire se monnaya contre un fusil carabine et 100 cartouches. Mécanicien Spécialiste des chars et BRDM Il séjourna à Kidal 1963 à 1965 puis il est affecté à Ségou de 1966 à 1968, l’année à laquelle le Mali venait d’acquérir des chars et des Boyevaya Razvedyvatelnaya Dozornaya Mashina (BRDM) venant de la Russie. C’était la première fois que ces engins de combat blindés légers à roues apparaissaient en Afrique. Salihou Mahamane Maiga fait partie de l’un des premiers spécialistes mécaniciens des chars et des BRDM. En 1974, le sergent Salihou Mahamane Maiga est à l’escadron blindé comme spécialiste et mécanicien des BRDM et des chars de combat. Son commandant de compagnie était le lieutenant Lamine Diabira. Affecté en 1978, à bord des engins BRDM à Tombouctou et en arrivant sur le quai de Kabara, il a traversé  le fleuve à la nage. C’était un jour inoubliable pour les populations de la ville de 333 Saints. Il participa à la guerre d’Alger. Souvent, lui et ses camarades menèrent des troupes dans les localités de Sidi Elmoctar jusqu’à Boureyssa. Un rapport adressé au président de la République sur les mauvaises conditions des détenus Il avait été transitaire du vol militaire dans les années 1980.  De 1979 à 1981, le sergent Salihou Mahamane Maiga a été le chef centre de la prison de Taoudéni et avant de prendre congé de la maison des pensionnaires, il rédigea un rapport sur la mauvaise condition des détenus, le manque des médicaments, des vivres, le nombre pléthorique des pensionnaires dans la prison, l’habillement non convenable pendant la saison froide qui s’élevait à 0° et les travaux forcés sur le lieu d’extraire du sel gemme entre autres. « Alors qu’une citation de la prison dira que la vie ou la mort des prisonniers dépendra de toi ». Ce rapport arriva dans le bureau du chef d’Etat-major des armées qui était Koké Dembélé et du président de la République, ministre de la défense et des anciens combattants, le Général Moussa Traoré entré en possession du rapport, en premier parce que suite à la visite d’un convoi d’un prince Saoudien sur le site d’extraction du sel gemme sans autorisation que le chef centre de la prison de Taoudéni, Salihou Mahamadou Maiga pensa que c’était des assaillants qui venaient attaquer la prison. Mais c’était le contraire et il envoya un message à l’Etat-major qui ordonna prendre soins des hôtes. Lettre de félicitation du président de la République Dès lors, le Général Moussa Traoré demanda à

Sport : la biennale sportive a pris fin dimanche avec Bamako en tête

Bamako, 16 août 2026  Le ministre de la Jeune et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a présidé, dimanche, au Palais des Sports Salamatou Maiga de Bamako, la cérémonie de clôture de la  biennale sportive, qui s’est tenue du 7 au 16 août 2026, a constaté l’AMAP. Dans le classement général, le district de Bamako a remporté le trophée du premier prix, suivie de la Région de Sikasso qui a empoché le prix du deuxième trophée et la troisième a été occupée par la Région de Dioila. Ainsi, le District de Bamako a remporté 19 prix (8 en Or, 4 en argent et 7 en bronze), en empochant 3 millions de FCFA ; Sikasso vient en 2ème position avec 10 médailles (3 en Or, 5 en argent et 2 en bronze (2 millions de FCFA), Doïla devient 3ème avec 3 médailles en Or et une prime d’un million. Les autres régions ont également eu des récompenses. Mme Ouattara Djènebou Koné, directrice régionale de la Jeunesse et des Sports du district de Bamako, a expliqué que le rêve s’est transformé en réalité avec l’esprit de compréhension et combative de l’ensemble des athlètes des cinq discipline qui ont fait la compétition  au niveau du district de Bamako. « C’est une œuvre collective qui  a produit ses résultats ». Mme Ouattara Djènebou Koné a remercié tous ceux qui ont contribué  à l’atteinte de ce résultat, notamment, le gouvernorat du district de Bamako, la sous préfecture de la Commune VI. Dans son intervention lors de la cérémonie de clôture, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a salué « la réussite de cette édition historique marquant le grand retour de la compétition après plusieurs d’interruption ». Le ministre Fomba a également salué « la participation totale de l’ensemble des 19 régions du Mali et du district de Bamako autour du sport et du vivre ensemble ». Avant de mettre en avant le sport comme un puissant vecteur d’unité nationale, de paix et de réconciliation. Le ministre de la Jeune et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la construction citoyenne, a remercié les partenaires de son département pour leur appui et accompagnement. Le Chef de département du sport a espéré qu’avec l’autorisation du Président de la Transition la tenue de l’événement à chaque deux ans. ST/KM (AMAP)

Sebta : 531 candidats à l’émigration irrégulière regagnent volontairement le Maroc en une journée

Bamako, 17 août (AMAP) Quelque 531 candidats à l’émigration irrégulière depuis Sebta ont regagné volontairement le Maroc au cours de la seule journée du jeudi 13 août, selon des sources marocaines citées par la MAP. Cette opération intervient dans le cadre du dispositif permanent mis en place par les autorités marocaines pour prévenir les tentatives de franchissement illégal des frontières et lutter contre les réseaux d’immigration irrégulière et de traite des êtres humains. Le ministère marocain de l’Intérieur a indiqué que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour faire face aux tentatives de passage illégal vers Sebta et Melilla. Les personnes impliquées dans des actes contraires à la loi, notamment l’incitation ou l’organisation de ces tentatives, font l’objet de procédures judiciaires sous la supervision du parquet compétent. Les autorités marocaines ont également interpellé plusieurs individus soupçonnés d’incitation à ces tentatives. Le ministère précise que le dispositif sécuritaire repose sur une veille permanente dans les zones proches des deux passages et qu’il est adapté en fonction de l’évolution des risques. Le département de l’Intérieur souligne enfin que la lutte contre l’immigration irrégulière et les réseaux de traite repose sur le principe de responsabilité partagée et nécessite la coopération de l’ensemble des parties concernées. Le retour des 531 candidats intervient dans un contexte de renforcement de la coopération entre le Maroc et ses partenaires européens pour contenir les flux migratoires irréguliers. CMT (AMAP)