Bougouni : le pilotage de la campagne de distribution massive de moustiquaires imprégnées au centre d’une rencontre

Bougouni 24 Juin (AMAP) Réunion du comité de pilotage de la campagne de distribution de masse de couverture universelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides (CDM) 2026 dans le district sanitaire de Bougouni a constaté l’AMAP. 437 150 moustiquaires destinées à 129 847 ménages au bénéfice de 779 084 habitants cibles. Cette rencontre du comité de pilotage de la campagne de distribution de masse en couverture universelle de moustiquaires d’insecticides (CDM) 2026 a pour objectif de contribuer à l’augmentation du taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées (MII) de 62% à 70 %. Elle permettra de réduire les taux de morbidité et de mortalité liés au paludisme au Mali. C’était sous la présidence du premier adjoint au préfet, Makan Bougoudogo le mardi 23 juin 2026 dans la salle de réunion de la préfecture de Bougouni en présence du médecin chef du csref de Bougouni, le Docteur Malla Sylla, des services techniques de la santé, du développement et de l’économie solidaire, de la protection civile, et des acteurs de la société civile. Lors de sa présentation, le médecin chef Adolphe Doumbia, point focal paludisme au csref de Bougouni a rappelé que le paludisme est un problème majeur de santé publique au Mali soit environ 3,7 millions de cas en 2024,1 129 793 cas de paludisme grave avec 1638 décès (1,4‰ de létalité). Ainsi, selon lui, cette campagne se tiendra du 30 juin au 5 juillet 2026 sur l’ensemble du district sanitaire de Bougouni en milieu urbain en dénombrement et distribution simultanée de porte à porte destinée à 75 354 personnes pour 12 559 ménages. Pour le milieu rural elle fait suite à un recensement communautaire suivi de distribution en sites fixes qui cible 703 730 personnes pour 117 288 ménages. En termes de globalité, cette campagne est destinée à 779 084 habitants cibles pour 129 847 ménages pour 437 150 moustiquaires imprégnées MII pour le district sanitaire de Bougouni. Pour la situation du paludisme dans district sanitaire de Bougouni en 2025, ajoute-t-il, elle se présente avec un paludisme confirmé de 108 142 cas (48% de consultation curative), un paludisme simple de 79 051 cas et un paludisme grave de 29 091 cas. Ainsi pour les moins de 5 ans, il a été enregistré par les services de santé 35 311 cas confirmés, pour les femmes enceintes 4 811 cas confirmés pour 46 décès. Pour la campagne de distribution de moustiquaires explique-t-il, 8743 balles de MII soit 437 150, 100% d’unités ont été reçus par le district sanitaire de Bougouni. Après la présentation, les questions réponses ont permis d’édifier les participants sur les difficultés et contraintes et le chronogramme de formation des formateurs au niveau régional et local, de la formation des agents communautaires, de la supervision des activités et de la restitution des résultats de cette campagne de distribution de masse de couverture universelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides (CDM) 2026 à Bougouni. Le paludisme demeure ainsi comme un défi majeur de santé publique au Mali, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Malgré les nombreuses stratégies mises en œuvre par les autorités sanitaires et les partenaires, la lutte contre cette maladie ne peut être efficace sans une forte implication des communautés. BHT/KM (AMAP)
Cyclisme : Organisation de la première édition du Grand Prix Orange Mali, le samedi 4 juillet à Bamako

Bamako, 23 juin (AMAP) La Fédération Malienne de Cyclisme (FMC) organise la première édition du Grand Prix Orange Mali, le samedi 4 juillet 2026 sur le Boulevard de l’Indépendance à Bamako, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Cette compétition est le fruit du partenariat annuel entre la FMC et son sponsor officiel Orange Mali. Elle se disputera sur un circuit fermé de 3,2 kilomètres à parcourir en 40 tours, soit une distance totale de 128 kilomètres et viendra clôturer la quinzaine cycliste organisée dans la capitale. Chaque club est autorisé à engager un maximum de huit coureurs, avec un coureur supplémentaire accordé au club du champion en titre de la course en ligne, portant son quota à neuf participants. Les fiches d’engagement doivent parvenir au Collège des Commissaires de la FMC au plus tard le mercredi 1er juillet 2026 à 16 heures. La réunion technique et la remise des dossards se tiendront le vendredi 3 juillet 2026. Les règlements de l’Union Cycliste Internationale et les textes particuliers de la FMC s’appliqueront, avec port du casque rigide et du maillot officiel de club obligatoires pour tous les compétiteurs. KD/KM (AMAP)
Actualité : le Niger dépose officiellement sa demande de retrait de la CPI

Bamako, 23 juin (AMAP) Le Niger a officiellement transmis sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé mardi l’institution, près d’un an après l’annonce conjointe de cette décision avec le Mali et le Burkina Faso. Dans un communiqué transmis à l’AFP, la CPI indique avoir reçu, le 18 juin, une notification de demande de sortie de l’institution de la part du Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani. Conformément aux règles de la Cour, ce retrait prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après la réception de la notification. Jusqu’à cette date, le Niger reste tenu de respecter ses obligations au sein de la CPI, précise l’institution. La CPI a indiqué regretter cette décision, tout en reconnaissant le droit souverain des États de rejoindre ou de quitter un traité international. « Bien que l’adhésion à un traité ou le retrait de celui-ci demeure un droit souverain des États en droit international, nous regrettons toute décision de se soustraire à l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves », a déclaré la Cour. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une politique revendiquée de souveraineté par les autorités de ces pays, qui ont également réorienté leurs relations internationales. OS/KM (AMAP)
Bla : Un nouveau président à la tête de la Chambre locale d’agriculture

Bla, 23 juin (AMAP) La salle de réunion de la préfecture de Bla a servi de cadre, le lundi 22 juin 2026, à la cérémonie officielle de mise en place du bureau des délégués locaux de la Chambre d’agriculture du cercle, a constaté l’AMAP. L’événement a été présidé par le préfet de cercle, Youssouf Bakary Traoré, en présence de l’animateur de la structure consulaire, Albaber Mariko, et de Souleymane Dao, représentant du président du tribunal d’instance de Bla, qui a suivi l’ensemble du processus avec un grand intérêt. Venus des 11 communes que compte le cercle de Bla, les délégués ont répondu massivement à ce rendez-vous crucial pour le monde rural local. Après le mot d’ouverture du chef de l’exécutif local, l’animateur de la Chambre d’agriculture, M. Albaber Mariko, a brièvement exposé la procédure du scrutin devant déboucher sur le choix des trois délégués chargés de représenter le cercle au niveau régional. Une vérification minutieuse de la liste de présence a ensuite permis de constater que 38 délégués communaux étaient installés dans la salle. Afin de garantir la transparence et le bon déroulement du vote, le préfet a ordonné une suspension de séance, invitant les électeurs à rejoindre l’espace aménagé à l’extérieur pour les opérations de vote. Un moment mis à profit par les trois candidats en lice pour expliquer leurs couleurs de bulletin aux grands électeurs. Le vote, incluant les opérations de dépouillement, s’est déroulé sur une durée d’une heure, soit de 15h05 à 16h05. À l’ouverture des urnes, c’est M. Amadou Konaté qui est arrivé largement en tête en récoltant 29 voix. Il est suivi de M. Loukoumane Tangara avec 06 voix, tandis que la troisième place revient à M. Aboudou Sogoba qui s’en tire avec 02 voix. À l’issue de ce verdict des urnes, le bureau local de la Chambre d’agriculture de Bla se compose désormais comme suit : Président : Amadou Konaté, 1er vice-président : Loukoumane Tangara, 2ème vice-président : Aboudou Sogoba. Selon l’animateur de la Chambre d’agriculture, ce trio aura la lourde tâche de porter la voix et de défendre les intérêts du cercle de Bla lors des instances régionales. Clôturant les travaux, le préfet Youssouf Bakary Traoré a félicité les membres du tout nouveau bureau. Le représentant de l’État n’a pas manqué de leur prodiguer de sages conseils pour la réussite de la mission qui vient de leur être confiée. M. Traoré les a notamment exhortés à œuvrer inlassablement pour la consolidation de la paix, du dialogue et de la cohésion entre tous les acteurs du secteur agricole du cercle. Réaffirmant le soutien de l’administration, le préfet a conclu en assurant aux nouveaux élus que les portes de la préfecture leur resteraient toujours ouvertes pour les accompagner dans leurs initiatives. MO/KM (AMAP)
ANASER : Organisation de la 22e Semaine nationale de la sécurité routière le 29 juin

Bamako, 23 juin (AMAP) Le ministère des Transports et des Infrastructures organise, à travers l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER), la 22e édition de la Semaine nationale de la Sécurité routière du 29 juin au 4 juillet 2026, sous le thème « Occupation anarchique du domaine public routier : un danger pour la sécurité routière », a appris l’AMAP de source officielle. Le lancement officiel des activités est prévu le lundi 29 juin 2026, sous la présidence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Sissoko Dembélé. En prélude à cet événement, des équipes mixtes composées de l’ANASER, de la Police nationale et de la Direction de l’Urbanisme et de la Politique foncière de Bamako (DUPOBE) sont déployées depuis le 22 juin dans les centres commerciaux, artères principales et gares routières de la capitale pour des actions de sensibilisation et de sommation en vue de la libération pérenne du domaine public routier. À compter du 29 juin, ces actions seront renforcées par la mise en fourrière des véhicules et autres objets installés illégalement sur le domaine public routier, sous la conduite du Directeur général de l’ANASER, Ousmane Maïga. KD/KM (AMAP)
Données personnelles/RIAPDP : Notre pays prend part à la réunion annuelle du Comité Exécutif à Istanbul

Bamako, 23 juin (AMAP) Le président de l’Autorité de Protection des Données Personnelles du Mali (APDP), le Professeur Mamoudou Samassékou, a conduit une délégation malienne à la réunion annuelle du Comité Exécutif du Réseau Islamique des Autorités de Protection des Données Personnelles (RIAPDP), tenue du 13 au 20 juin 2026 à Istanbul en Turquie, a appris l’AMAP de source officielle. Placée sous la présidence d’Oumar Seghrouchni, président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données personnelles du Maroc, cette session avait principalement pour ordre du jour la validation des avant-projets de charte et de logo du Réseau, ainsi que des échanges sur les questions de gouvernance de l’association. Les deux documents ont été validés et inscrits à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée générale du RIAPDP. Créé à Fès au Maroc en juin 2024, le Comité Exécutif du RIAPDP regroupe six autorités membres à savoir l’APDP-Bénin, l’APDP-Mali, l’Autorité saoudienne chargée de la protection des données personnelles et de l’intelligence artificielle, l’Autorité somalienne de protection des données personnelles, la CNDP du Maroc et l’Autorité turque de protection des données personnelles (KVKK), qui assure le secrétariat permanent. En marge de la réunion, la délégation malienne a tenu des séances de travail bilatérales avec les responsables du KVKK portant sur les axes de coopération entre les deux autorités. KD/KM (AMAP)
Kayes : Le Gouverneur sensibilise sur l’interdiction des motocyclettes de cylindrée de 125cm³, la restriction, I ‘accès à certaines forêts et l’immatriculation des engins

Kayes, 23 juin (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a tenu, le lundi 22 juin 2026, dans son gouvernorat, une rencontre d’information et de sensibilisation sur les mesures règlementaires relatives à l’interdiction des motocyclettes de cylindrée de 125cm³ et plus hors des grandes agglomérations, la restriction et I ‘accès à certaines forêts ainsi que l’immatriculation des engins objet Arrêtés N° 2026-1311 et 1312/MDAC/MJDH/MATD du 03 juin , a constaté l’AMAP. Cette rencontre a été élargie à un certain nombre d’acteurs de la Région pour sensibiliser et commenter certains Arrêtés interministériels qui ont été pris récemment dans le cadre de la sécurisation de la population. Au terme de la rencontre, le Gouverneur a accordé une interview à la presse, rappelant que ces mesures ont fait l’objet d’arrêtés interministériels . Il s’agit de l’interdiction de l’accès à certaines forêts dont deux dans la Région de Kayes. Aussi, la circulation des motos des grosses cylindrées entre les grandes agglomérations et la vente, l’importation et transit de leurs accessoires. S’y ajoute l’immatriculation des engins à deux et trois roues. « Nous avons voulu sensibiliser la population, donner la bonne information et expliquer clairement ces Arrêtés aux différents acteurs, surtout à la presse pour les relayer à l’ensemble des populations de la Région », a expliqué le Général de brigade Soumaré. Aux populations, le Chef de l’exécutif régional a rappelé que ces Arrêtés vont dans le sens de la sécurisation de la population et des biens et qu’ils ne sont contre l’intérêt de qui ce soit. Mais plutôt pour aider les Forces Armées maliennes (FAMa) à sécuriser davantage le territoire, les personnes et bien. « Je demande à la population d’accompagner l’application de ces décisions prises par les autorités en acceptant de respecter ces différentes dispositions, à ne pas accéder à ces forêts qui ont été interdites et aussi à ne pas circuler à ces motos entre les grandes agglomérations», a-t-il lancé. Et d’inviter les commerçants à se conformer aux contenus de ces Arrêtés interministériels. Le Général de brigade Moussa Soumaré a insisté que l’objectif final est de sécuriser notre pays. Faut-il noter qu’autour du Chef de l’exécutif régional, le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, des chefs régionaux des forces de défense et de sécurité, des Eaux et forêts, de l’Office national des transports, ont donné d’amples informations à l’assistance qui était composée, entre autres, des représentants de la société civile, des commerçants. OD/KM (AMAP)
Agriculture périurbaine : Une aubaine pour certains et des difficultés pour d’autres

Bamako, 23 juin (AMAP) L’Agriculture périurbaine constitue pour certains une aubaine qui en profitent et en font un gagne-pain et pour d’autres des difficultés, a constaté l’AMAP. L’équipe de l’Agence Nationale de Presse du Mali a fait une enquête dans ce domaine. Dans la localité de Tiéguena, quartier périphérique de Bamako situé sur la route de Ségou, dans la commune de Zan Coulibaly, région de Dioïla, Lévis Thera est un jeune homme âgé de moins de 20 ans rencontré dans un champ à Markacoungo. Il est l’ange gardien qui s’occupe des activités du champ d’environ 7 hectares de Ibrahim Dao. Ce dernier témoigne que son vigile prend bien soin de ses chèvres et poulets ainsi que de son potager. Ce célibataire gardien est payé au même titre que les mariés. « A chaque fois que je viens au champ, je lui apporte des cadeaux afin de l’encourager. Je peux dire qu’il prend le travail au sérieux pour le moment », précise son patron. Mais visiblement, il n’y a pas assez d’évolution, parce que c’est le champ qu’on avait visité en 2021, cinq ans après. Ni l’élevage, ni le jardinage n’ont progressé. Si au début, Ibrahim Dao, propriétaire du champ d’une superficie de plus de 5 hectares, gagnait un peu dans l’agriculture, précisément la culture du maïs, arachide et haricots, aujourd’hui, il affirme que tous les rendements connaissent une chute. « J’évolue dans le secteur agricole depuis presque 10 ans. Mais je peux dire que c’est une activité dans laquelle je ne gagne pas. Mon problème majeur est un manque de main-d’œuvre ou de gardien. Ils ne prennent jamais le travail au sérieux en mon absence. Un gardien a fui une fois, exposant mes tomates et d’autres cultures dans le jardin. Il y a également certains autochtones du village qui les découragent de faire les travaux. Pour l’instant, ce que je dépense dans ces activités, je n’en bénéficie pas », raconte-t-il. Malgré sa volonté et sa détermination, M. Dao regrette aujourd’hui de voir ses projets régressés. « On peut toujours avoir l’envie de se lancer dans l’agriculture ou bien l’élevage, mais tant qu’on n’a pas des personnes pour accompagner, ça devient toujours compliqué. » Réussir avec l’implication de soi même « Il est impossible de réussir dans l’agriculture périurbaine sans l’implication de soi-même, comme toute autre entreprise », ces propos viennent de Mamadou Dembélé, géomètre de profession, qui s’est lancé dans l’agriculture périurbaine depuis 2020. Sur une surface de 2 hectares et demi, située à Korokoro, dans la commune de Zan Coulibaly, région de Dioïla, il dit regretter de s’être lancé dans le domaine de l’agriculture. « Après six ans d’activité, je constate que je n’ai rien bénéficié dans cette activité. Parfois ce sont mes neveux qui m’accompagnent, mais aujourd’hui, ils ont d’autres préoccupations professionnelles. La main-d’œuvre… À ma présence, ils travaillent, mais une fois que je quitte le champ, ils ne font rien », fait t-il savoir. « Je paie la main-d’œuvre. Pour faire le jardin ou l’agriculture ordinaire, tout nécessite des dépenses. Pour aller au champ, il faut du carburant. Parfois, je dépense plus de 100.000 Fcfa par mois, mais je n’ai jamais encaissé cette même somme comme bénéfice pendant trois mois. Je compte même abandonner ce projet pour en faire d’autres », ajoute Mamadou Dembélé, âgé d’une cinquantaine d’années. Pendant la période de contre-saison, il fait du jardinage. « J’ai une plantation mais, à côté, je fais du jardinage. Il s’agit notamment des légumes et des tubercules. Mais mon souci a toujours été un problème de main-d’œuvre. Ils ne prennent jamais le travail au sérieux », déplore-t-il. Et de raconter avec amertume ce qu’il subit actuellement. « La main-d’œuvre que j’ai ne fait rien. Cette année, avec la crise de carburant, je ne vais pas régulièrement au champ. Ce qui a fait que même les bananiers qui étaient là sont perdus par manque d’eau, alors que le forage marche bien. » Bréhima Sogoba s’est lancé dans ce projet depuis six ans, mais le journaliste de profession affirme également que le grand défi est lié aux problèmes de gardiens. « Notre engagement dans l’agriculture a commencé en 2021, avec l’acquisition de cinq hectares aux environs de Bamako, précisément à Korokoro, dans la commune de Zan Coulibaly. Les premiers obstacles ont été l’accès à la terre et à l’eau, auxquels s’ajoute le manque d’accompagnement de l’État. Cinq ans après, nous avançons tant bien que mal avec nos maigres moyens. » le défi le plus marquant reste celui des ressources humaines Selon lui, le défi le plus marquant reste celui des ressources humaines. Dans l’agriculture, la main-d’œuvre est instable et peu qualifiée. « Les employés ne sont pas toujours conscients de leurs responsabilités et la continuité de leur contrat dépend souvent de leur humeur. Cela fragilise le secteur et nous expose comme des proies faciles », avance-t-il. Pour pallier ce problème, M. Sogoba suggère l’implication des professionnels dans le domaine. « Je suis convaincu que l’intégration de jeunes sortants spécialisés en agriculture pourrait professionnaliser le domaine et apporter plus de stabilité », estime-t-il. De même, Sitan Sanogo, spécialiste en aménagement et gestion des ressources forestières et halieutiques (AGRFH), fait le suivi d’une ferme située à une dizaine de kilomètres de Baguineda depuis plus d’une année. Elle avance que son patron enregistre de grandes pertes avec le manque d’engagement de la main-d’œuvre. « Je peux dire que le promoteur a perdu beaucoup de millions de Fcfa au cours d’une année. Il a des bœufs importés, qui coûtent cher. Il a perdu beaucoup de ces animaux. Ils sont payés entre 400.000 et 500.000 Fcfa. C’est vrai, ils ne sont pas adaptés à l’environnement, mais les gardiens ne s’y intéressent pas. Le promoteur ne vient que le week-end », constate-t-elle. La détentrice du Diplôme universitaire des techniciens supérieurs de l’IPR/IFRA de Katibougou estime « qu’il ne fait pas de contrôle. Les ouvriers sont au champ, chacun fait ce qu’il veut. Même le jardinage qu’il fait… Il y a beaucoup de pertes ». l’activité est rentable, mais à condition d’un ultime sacrifice, un don de soi-même. Sur dix personnes interrogées, seulement deux ont prouvé que l’activité est rentable, mais à
Lutte contre le terrorisme : Les Forces Nationales de Défense détruisent une base terroriste près de Sofara

Bamako, 23 juin (AMAP )L’état-Major Général des Armées a annoncé qu’une mission de reconnaissance aérienne des Forces armées maliennes (FAMa) a permis de détecter une importante base terroriste récemment implantée à 28 km au sud-est de Sofara, dans la région de Mopti, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué officiel, les observations ont révélé la présence de véhicules, motos, dépôts de carburant, panneaux solaires et cabanes servant de zones de vie et de soutien logistique. Et de préciser qu’à la « suite de cette découverte, plusieurs frappes aériennes de précision ont été menées avec succès, détruisant les infrastructures et moyens logistiques ennemis. Deux hélicoptères transportant des groupes d’assaut ont ensuite été engagés pour évaluer les effets des frappes et neutraliser les éléments hostiles survivants. Les opérations de sécurisation se poursuivent conformément aux procédures en vigueur». Le Chef d’État-Major Général des Armées a rassuré les populations que les actions coordonnées de recherche, de poursuite et de neutralisation des groupes armés terroristes se poursuivent avec détermination sur l’ensemble du territoire national, invitant les citoyens à maintenir une vigilance accrue et à soutenir les Forces de Défense et de Sécurité. MMD/KM (AMAP)
Kéniéba : Lancement des épreuves du Baccalauréat

Kénieba, 23 juin (AMAP) A l’instar des autres Académies d’Enseignement du pays, ont démarré lundi à Kéniéba les épreuves écrites du baccalauréat malien session de juin 2026, sous la présidence du préfet de cercle, Daouda Diarra, a constaté l’AMAP. A 7H 45, Le chargé d’expédier les affaires courantes à la mairie de Kéniéba M. Daouda Diarra, le Directeur de l’académie d’enseignement, Seydou Camara, Mahamadou Coulibaly, le président du conseil local de la société civile, Mahamadou N’fa Kouyaté et le chef d’Unité des Forces de Défense et de Sécurité ont fait leur entrée au lycée public de Kéniéba, l’un des centres d’examen. Il a été procédé à la montée des couleurs nationales par un groupe de pionniers en présence du président de centres et des surveillants. Le chef de l’exécutif local et sa suite se sont ensuite rendus dans la salle 10 de la série terminale sciences économiques. Après les conseils pratiques et le message des Hautes Autorités de la Transition, le préfet Daouda Diarra a fait constater le caractère scellé de la première enveloppe de la journée pour ensuite l’ouvrir à 8h00. La deuxième étape a été le centre du groupe scolaire Somabouou, où toutes les dispositions ont été prises pour un bon démarrage des épreuves. Ce sont au total 937 candidats inscrits dont 628 garçons et 309 filles, 739 candidats réguliers et 198 candidats libres répartis entre quatre (04) séries à savoir le terminale science exacte, la terminale sciences expérimentales, la terminale langue littérature et la terminale sciences économiques, qui composeront pendant quatre jours dans quatre centres à savoir le Groupe scolaire Lafiabougou , le groupe scolaire Kéniéba , le groupe scolaire Somabougou et le groupe scolaire lycée public pour l’obtention du précieux sésame, le baccalauréat malien qui leur ouvrira les portes de l’enseignement supérieur en 2026-2027. MFS/KM (AMAP)

