Crise des hydrocarbures : Vue de l’intérieur du Mali
De nos correspondants régionaux et locaux Bamako, 8 nov (AMAP) Depuis 11h, vendredi, il y a du carburant à Fougadougou à une vingtaine de kilomètres de Koulikoro en direction de Bamako. De 2 H du matin à 11 il y avait du carburant à la station Niantao à kayo dans la commune urbaine de Koulikoro. Il y a des camions citernes positionnées aux deux stations Yara. Ces stations-service n’ont pas d’abord commencé la distribution, mais il y a du monde. Tout comme à la sortie de Koulikoro vers Banamba, il y a du carburant dans un point de vente non loin du gouvernorat. A Kolondièba, dans le Sud, par où transite en ce moment le gros des camions citernes venant de la Côte d’Ivoire, la situation s’améliore. Depuis le 3 novembre, il y a du carburant dans plusieurs stations de la ville. Sur huit grandes stations-service, quatre sont en activité SOTRAKA, Mali Sadio I et II, et Corridor). Les stations-service Kolondiè, Petro Sy, SONEF et Tadjiso sont dans l’attente. Ici, le litre d’essence se vend à 775 et 725 Fcfa celui de gaz oil . SOTRAKA livre de l’essence et du gaz oil. Par contre les trois autres offrent uniquement de l’essence aux clients. À Dioila, 13e Région administrative du Mali, aucune station ne dispose de carburant pour l’instant. Une rencontre d’information et d’échanges a été organisée par la gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, le mardi 04 novembre 2025 au gouvernorat sur le sujet. Lors des échanges, l’exécutif régional a expliqué » les efforts déployés par l’État » et a, par la suite, promis de l’arrivée prochaine du carburant sans préciser de date. Les populations ont apprécié la démarche et se montrent plus que jamais résilientes. Il faut, tout de même, préciser que cette pénurie d’hydrocarbures a rendu difficile les récoltes et leur acheminement vers les lieux de stockage parce que bon nombre de paysans ont abandonné les charrettes au profit des tricycles comme moyen de transport. Les détaillants, dans un commerce essentiellement informel, se livrent à toute sorte de spéculations. Le litre de carburant est vendu, dans des bouteilles, au prix oscillant entre 2 500 à 4 000 Fcfa. D’ici l’amélioration de la situation, les populations qui relèvent avec inquiétude que la reprise de l’école est prévue pour le lundi 10 novembre 2025, font preuve de résilience, en prenant leur mal en patience et en faisant confiance aux autorités. Dans la ville de San (Centre), le litre d’essence se vend au marché noir entre 2 750 et 3 000 Fcfa. Au niveau de certaines stations-service, le carburant est disponible mais jour les cas d’urgence, notamment la santé et la sécurité. A Ségou (Centre) il n’y a pas d’amélioration. Beaucoup de stations-services sont fermées. Au gouvernorat, une commission a été créée pour la gestion de la crise carburant. On espérait l’arrivée de citernes de carburant cette semaine mais jusqu’à ce jour, aucune nouvelle. Le litre se vend sur le marché noir entre 4 000 et 5 000 Fcfa. CRISE MULTIFORME – Le cercle de Bla, également au Centre du pays, dans la région de Ségou, traverse depuis plusieurs semaines une crise socio-sécuritaire et humanitaire d’une gravité inédite, provoquée par une pénurie quasi-totale de carburant. Ici, c’est une crise multiforme (de tout en un) de pénurie de carburant, de services vitaux paralysés et d’exode administratif Cette situation a entraîné l’arrêt complet des services publics essentiels et l’exode d’une partie des autorités administratives. La rupture des stocks d’hydrocarbures a mis à l’arrêt les deux principaux opérateurs publics de la ville : Énergie du Mali (EDM) et la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). La centrale locale d’EDM est totalement inactive, faute de carburant, plongeant la ville de Bla dans l’obscurité depuis plusieurs semaines. Sa sœur jumelle, la SOMAGEP, qui parvenait à maintenir un service minimal, a également cessé ses opérations. La population est contrainte de s’approvisionner exclusivement auprès des forages de quartier ou des puits domestiques. La pénurie d’hydrocarbures s’est étendue au secteur privé : les six stations-service de la ville sont à l’arrêt. Sur le marché noir, les prix du carburant ont flambé, atteignant 3 250 à 4 000 Fcfa le litre d’essence et 2 750 à 3 000 Fcfa le litre de gasoil. Cette flambée paralyse l’ensemble des activités économiques. Le secteur de la santé est le plus durement touché. L’absence de carburant rend impossible l’acheminement des produits pharmaceutiques vers les Centres de santé communautaires (CSCOM). Plus grave, les références et évacuations de malades vers les hôpitaux sont suspendues. Ce sont désormais les familles qui doivent « se débrouiller » pour trouver des moyens de transport de fortune pour les patients, mettant en péril la vie des personnes nécessitant des soins urgents. Face à la pénurie, la population utilise massivement les vélos, les charrettes, se déplacent à dos d’ânes ou de chevaux, témoignant d’un retour à des modes de vie anciens. Simultanément à cette crise logistique, le Cercle de Bla fait face à une insécurité grandissante et à de multiples menaces. Cette situation a poussé les autorités administratives à quitter leur poste : le préfet et les sous-préfets ont déserté les lieux. La majorité des maires des Communes ont également changé de domicile « par mesure de sécurité. » Les Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurent cependant mobilisées. Des patrouilles sont assurées en ville pour sécuriser la population. Une force spéciale a été récemment déployée dans le Cercle afin de renforcer les unités déjà sur place. La crise à Bla requiert une attention urgente des autorités nationales pour la mise en place d’un corridor logistique sécurisé afin de ravitailler la ville en carburant et de permettre le redémarrage des services vitaux. GESTION RATIONNELLE DIEMA – A ce jour, le cumul de carburant, disponible dans les Stations de la ville de Diéma, à savoir Sahel, SOTRAKA, SODIES, Total, SEBAF, SOMAYAF, se présente comme suit : essence 521 litres, au seuil d’alerte et 21 552 litres pour le gasoil. Cette ville carrefour n’a pas été ravitaillée en essence depuis
Kangaba : Les services techniques passent en revue les activités du troisième trimestre
Kangaba, 07 nov (AMAP) Le préfet Abou Dao a présidé vendredi 07 novembre 2025 dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba 9Ouest), une rencontre de revue des activités menées au 3e trimestre de l2025 avec les chefs de service technique. A l’ouverture de la rencontre, le préfet a salué la résilience des chefs de services techniques qui ne n’ont pas fait économie de leurs efforts « pour la bonne marche de leur structure malgré les maigres conditions de travail et, maintenant avec la pénurie de carburant. » Il a rappelé que le Décret No2015-0067/P-RM du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative, stipule en son article 26 que le préfet « est investi d’une mission permanente d’inspection et de contrôle des services et organismes publics installés dans le ressort territorial du cercle, à l’exception des services judiciaires et des forces armées. Les chefs de service ont, tour à tour, pris la parole pour présenter les activités menées au cours du troisième trimestre 2025. Ils ont, également, énuméré les difficultés rencontrées. Au nombre desquelles, l’insuffisance de personnel, le manque de moyens logistiques entre autres. Le médecin-chef est revenu sur le non-paiement des quotes-parts des communes pour la référence évacuation. La cheffe de service des Domaines, quant à elle, se plaint du non-paiement des taxes de la part des sociétés minières. Dans les divers, il a été question, surtout, de la crise du carburant qui affecte tout le monde. Le préfet a rappelé le contenu de la lettre No2025 – 00653/GRKK-CAB du 20 / 10 / 2025 de monsieur le gouverneur de la Région de Koulikoro dont l’objet est la régulation de la vente de carburant dans les bidons. Ainsi, le préfet a rendu public un communiqué qui informe les populations, les gérants des stations et les propriétaires de points de vente de carburant que seul le préfet est habilité à délivrer des autorisations exceptionnelles de vente de carburant dans les bidons au niveau des stations et les points de vente. Il a invité les participants au respect scrupuleux de ce communiqué. Il a, également, invité les responsables « à l’optimisme car l’Etat est en train de tout faire pour endiguer la crise le plus vite possible. » SD/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Pas de panne sèche ce week-end à Bamako
De nos reporters et correspondants Bamako, 07 nov (AMAP) Depuis de la crise d’hydrocarbures, imposée à notre pays, il faut admettre que Bamako n’a été autant ravitaillée en produits pétroliers que ce week-end. D’où la disponibilité du carburant dans de nombreuses stations-service où nous nous sommes rendus Sur quatorze points de vente de carburant dans certains quartiers des Communes III et IV, sept servent du carburant. Mieux, nous avons constaté moins d’attroupement dans certaines stations- service. Comme pour confirmer la disponibilité du liquide tant précieux, ce vendredi 07 novembre à Bamako. La joie se reflétait sur les visages, sur des motos, une centaine de jeunes garçons et filles se côtoient, à coup de plaisanteries et taquineries, ils tiennent le rang, se suivent en deux files sur la descente de la côte au quartier Samè, en Commune III du District de Bamako, sur la route de Kati. Ces files continuent jusqu’à la station-service au flanc de la colline, contigüe au bar appelé Peid de colline. Dans cette station Yara, un cordon de sécurité, bien établi et formé d’agents de police et de jeunes portant des gilets roses, les pompistes servent du gasoil depuis 11 heures du matin. Et le service de l’essence a commencé à 14 heures, à notre passage. DES FILES FLUIDES – « Aucun incident. Tout le monde est discipliné et suit notre dispositif de sécurité », dit le sergent de police Coulibaly, en maintien d’ordre avec d’autres collègues. Selon Issa Dembélé, président de la jeunesse du quartier de Samè, depuis le début de la crise du carburant, les membres sont déployés à cette station, chaque fois que le carburant disponible. Ces jeunes en gilets rose aident les policiers à maintenir l’ordre et faciliter en même temps la fluidité de la distribution. Et oui ! A croire que « Résilience est malienne. » Du moins, c’est ce que nous avons constaté lors de notre reportage. A la station- service SOMAYAF, au terrain de foot de la Commune III, où le ravitaillement est en cours, des populations ne sont pas stressées. « Nous n’allons jamais céder à n’importe quelle crise. Nous supportons la crise énergétique, plutôt de l’électricité … et nous resterons à jamais dernière ces autorités de Transition…», nous lance gaillardement Moussa Traoré, de son véhicule dans une file de plus de 500 mètres jusqu’à la pompe. Ici, aussi pas de tohu-bohu. Tout le monde respecte le cordon de sécurité. En tout cas pas de bousculade dans la station. La station Total non loin du monument Hippopotame (Maliba), le service avait commencé à notre arrivée. Le rang n’est pas aussi long comme celui de la première station que nous avons visitée. Mais la joie se lit sur les visages car chacun est confiant de ne pas passer une nuit blanche pour se faire servir du carburant. PAS D’ATTROUPEMENT – Non loin, à l’ex- usine IMACI, deux stations-service, SOMAYAF et SHELL, fonctionnent normalement. Pas d’attroupement. « C’est une question de patience. C’est vrai que nous avons souffert mais, nous sommes contents aujourd’hui », se réjoui Bintou Sissoko, très proche de la pompe à la SOMAYAF. Non loin, Aichata Diakité est sereine. « Toute difficulté a une fin », lâche-t-elle, philosophe. Sur le même trajet, en direction du quartier de Lafiabougou, deux points de vente sont opérationnels. SHELL, non loin du monument Éléphant (Samaba), où il y a moins de personnes dans la file. Le service est en cours. C’est toujours la même consigne de sécurité qui est de mise. Pas de couac. Tous la respectent. Vers le monument Cabral, à Lafiabougou, la queue est un peu longue, avons-nous constaté Par contre, de Yara Oil (au tournant de Bacodjicoroni-Golf) à Total (Djicoroni), aucune station en service ni de file de voitures ! OUELESSEBOUGOU RETROUVE SON SOUFFLE – La distribution de carburant connaît une nette évolution ce vendredi dans la ville de Ouélessébougou, à 80 kilomètres au sud de Bamako. Sur la dizaine de stations-service que compte la localité, quatre dont la Station SOTRAKA, les Stations KDF 1 et KDF 2 et la Station Dièna sont actuellement en mesure de distribuer de l’essence et du gasoil. Cette évolution de la situation a considérablement réduit l’affluence des véhicules et les attroupements habituels dans les routes principales ces derniers jours, grâce aussi à la bonne collaboration entre le Conseil communal de la jeunesse (CCJ) de Ouélessébougou et les forces de l’ordre. Cependant, la ville a retrouvé une mobilité notable ce vendredi, jour de grand marché. Malgré la disponibilité limitée du carburant, l’activité économique a repris permettant aux habitants de Djitoumou de vaquer à leurs occupations commerciales et sociales. Cette accalmie, bien que temporaire, est un soulagement pour une population qui espère une normalisation rapide de l’approvisionnement. Le contraste est frappant à Niono, dans le Centre du Mali : aucune station se ne dispose de carburant pour la vente. La crise du carburant, ici, aurait pu compromettre la campagne agricole (fauchage, transport, décorticage). Mais, avec l’ingéniosité des populations, un palliatif est trouvé. C’est l’huile de consommation désormais (les 05 litres et 20 litres) qui fait fonctionner les moteurs diesel. A Niafunke (Nord), où il n’y a pas pas de station service, juste des vendeurs ambulants, le prix du carburant n’a pas connu un grand changement. Le litre d’essence est à 1 200, 1 250 fcfa par endroit et le gasoil 800 à 900 fcfa, selon les lieux de vente. Jusque là, les vendeurs n’ont pas signalé de crise malgré la forte demande due à la période de la campagne agricole où le riz en épiaison réclame plus d’eau donc plus de pompage au niveau des périmètres rizicoles OD/AC/AC/MS/SM/MD (AMAP)
Bafoulabé : Kamankolé appelle à la générosité pour agrandir sa vieille mosquée exiguë
Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 6 nov (AMAP) Les fidèles musulmans de Kamankolé, un quartier de Bafoulabé (Allahina), situé à 1 km, au sud de la ville, dans l’Ouest du Mali, en appellent au bon coeur de généreux bienfaiteurs pour agrandir leur petite vieille mosquée, de plus en plus exiguë et en très mauvais état de dégradation avancé. Le Comité de gestion de la mosquée à l’initiative de cet appel, face à l’augmentation de la fréquentation de l’édifice religieux, souhaite réaliser ce projet pour mieux accueillir les fidèles musulmans dans un édifice plus confortable, en terme d’espace . Faute de places, certains fidèles prient hors de la mosquée, d’autres restent chez eux. Toute chose qui les met mal à l’aise et créent chez eux une grande frustration. De plus en plus nombreux, les pratiquants se heurtent à un espace insuffisant pour les différentes prières et notamment lors des grandes fêtes religieuses musulmanes. La petite vieille mosquée de 51 ans est construite en semi dur. Ses murs peinent à contenir la ferveur des fidèles. Dans cette localité, vivent des Malinkés, Bamanans et Peulhs venus d’horizons divers pour le maraîchage afin de répondre aux besoins de la localité de Bafoulabé. « Cette initiative a été rendue possible grâce à l’ex-gouverneur de Kayes, feu Amara Danfaga, en 1974 », rappelle Sangaré Sissoko, le président du périmètre maraicher. Ses habitants ont donc été Installés dans le cadre de ce projet de maraîchage destiné à approvisionner le marché local et régional. Leur cri de cœur résonne comme celui d’une communauté qui exprime le souhait d’agrandir son lieu de culte. « C’est devenu impossible que tous les fidèles prient ensemble aux heures de prières dans la mosquée qui ne peut plus accueillir, décemment, la communauté grandissante », soupire Hamala Cissé, imam de la mosquée. Selon, Samba Goulou Sissoko, président du comité de gestion, « au-delà du manque de place, l’agrandissement site religieux est une nécessité pour le développement de la communauté. » « La mosquée, c’est plus qu’un lieu de prière.s C’est un lieu de partage, d’éducation pour les enfants et de soutien social », explique-t-il . « Avec l’infrastructure actuelle, nous ne pouvons pas développer ces activités comme nous le souhaiterions. Le manque d’espace limite, aussi, l’accueil des événements culturels et des rencontres intercommunautaires », a-t-il ajouté. « Nous avons besoin du soutien de tous », implore, Soyé Dabo, membre du comité de gestion. Que ce soit en dons financiers ou en compétences, chaque geste compte et est le bienvenu. Ce projet, une occasion unique de participer à une œuvre de bienfaisance, comme l’a dit le prophète, SWT, apportera une récompense inestimable », a-t-il plaidé. La mosquée de Kamankolé est le cœur battant d’une communauté active et désireuse de se développer en harmonie. D’où l’urgence de son agrandissement qui n’est plus seulement une demande mais un cri de cœur pour préserver un lieu de foi, d’éducation et de lien social. BM/MD (AMAP)
Inauguration de la 2e Mine de lithium du Mali : L’adresse du général d’Armée Assimi Goïta aux communautés face à un contexte de crise
Bougouni, 5 nov (AMAP) Le chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, s’est exprimé, lundi, à Bougouni, à cœur ouvert avec les communautés de la région sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise des hydrocarbures et la sauvegarde de notre souveraineté. En marge de l’inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali de la société « Les Mines de Lithium de Bougouni SA » LMLB SA, le président de la Transition, au vu de l’impact positif attendu par les populations sur le développement économique et social de la Région de Bougouni, a fait le point sur la situation politique et sécuritaire que traverse notre pays. Dès l’entame de son intervention, le chef de l’Etat, parlant de cet évènement économique majeur, qui permettra à notre pays d’émerger et de se retrouver, dans cinq ans, au huitième rang mondial de production de lithium, a rappelé que c’est la seconde fois que « nous inaugurons, dans la Région de Bougouni, une mine de lithium après celle de Goulamina. » « Cela est dû à la clairvoyance et toute l’hospitalité des populations », a-t-il dit. Selon lui, le gouvernement a engagé des grandes actions et reformes dans plusieurs domaines « qui ont permis d’aboutir, aujourd’hui, à relever ce grand défi de développement de notre pays à travers cette richesse naturelle, le lithium », une matière première dans un monde énergétique en évolution. Il a, ensuite, fait le point sur les avantages et les retombés financiers de la première mine de Goulamina : 35% de part pour l’Etat dont 5% pour le secteur privé national et les 30% pour les caisses de l’Etat. Ainsi, 54 milliards de FCFA ont été versés dans les caisses de l’Etat, de l’inauguration de la mine à nos jours, 44 milliards pour les impôts, 8 milliards pour les taxes de douanes, 900 millions pour le ministère en charge des Domaines et du Cadastre, pour les fonds du Trésor plus de 400 millions de FCFA et 167 milliards pour les investissements en contenu local ont été réalisés. « Pour ce faire, a dit le chef de l’Etat, nos opérateurs économiques ont été mis à contribution afin que rien ne soit importé par tierce personne ou société, car la loi est claire la-dessus, dans nos engagements avec nos partenaires. » Pour la Région de Bougouni en infrastructures, éducation, santé, hydraulique avec des forages et développement sociale et solidaire, 1 milliard 400 millions ont été investis pour un meilleur cadre de vie des populations. Sur le plan de l’emploi 1146 maliens travaillent sur le site minier de Goulamina soit 95% de l’effectif total comme inscrit dans l’accord avec la mine. « Concernant N’Galana où nous sommes avec la mine « Les Mines de Lithium de Bougouni SA » LMLB SA, les mêmes paramètres seront respectés », a assuré le président de la Transition au vu du taux de production de lithium, en fonction du chiffre d’affaires. DEBOUT FACE A LA CRISE – Sur le volet sécurité nationale, il a tout d’abord fait observer uneminute de silence à la mémoire de toutes les victimes de la crise sécuritaire que traverse notre pays avant de remercier l’ensemble des Maliens « pour leur résilience face à une crise orchestrée par des sponsors internationaux pour déstabiliser notre pays. » « Pour notre nation, nous allons rester débout nuit et jour face à cette crise multidimensionnelle, chose comprise par l’ensemble des Maliens », s’est engagé le Chef de l’Etat. Il a ensuite salué « nos chauffeurs, les apprentis chauffeurs et les Forces de défense et de sécurité, nos opérateurs économiques, pour leur patriotisme qui a permis à notre pays de surmonter la crise en investissant leur vie et leurs ressources financières. » « Nous devrons rester vigilant a-t-il ajouté, car le souhait de ces sponsors est d’influencer les populations afin de conduire notre pays dans une crise profonde pour déstabiliser note Etat et nos institutiaons. Nous devrons rester dans la vision de nos prédécesseurs, car c’est cela qui nous permettra de bâtir un Mali fort face aux défis du moment », a lancé Assimi Goïta Selon le chef de l’Etat, « nous sommes dans une crise d’esprit et de mental et pour cela, nous ne devrons pas céder à leurs idéologies avec leur communication de diversion car leur ambition, c’est le Nord de notre pays, en posant des actes terroristes au Sud de notre pays. » PENURIE D’HYDROCARBURES – Pour la crise du carburant, « des efforts sont en cours et se poursuivront pour sécuriser l’approvisionnement de notre pays sans aucune forme de pitié face aux terroristes, et tout apatride qui sera face à nous en concert avec l’ennemi, nous trouvera face à lui », a assuré le général d’Armée Assimi Goïta. Il a lancé un appel à l’ensemble des Maliens « à rester soudés et résilients face à cette crise qui n’est que passagère. » « Nous leurs avons ouverts la porte pour les recevoir et, aujourd’hui, nous les faisons sortir par la fenêtre en la fermant » a martelé le chef de l’Etat. Il a, enfin, remercié le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et l’ensemble des populations de la région de Bougouni « dans un Mali de paix et de prospérité. » Des prières formulées par les églises catholiques et protestantes, et une « fatiha » de l’imam de la grande mosquée de Bougouni ont mis fin à la rencontre avec des communautés de la Région de Bougouni qui ont dit : « Merci » au chef de l’état. BHT/MD (AMAP)
Inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali à N’Galana, Bougouni sud : Les jalons d’un partenariat entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni.
Par Baba Harber TOURE Bougouni, 4 nov (AMAP) Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), un investissement de trente-cinq millions de dollars américains, inauguré lundi 3 novembre 2025, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, sont la deuxième mine de lithium du Mali, mise en exploitation par LMLB SA dans cette région, dans le Sud du Mali, Les autorités maliennes veulent réaliser une vision cohérente qui se traduit par un développement harmonieux du pays dans lequel « le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. » C’est en ce sens que le projet des Mines de Lithium de Bougouni SA, dans lequel Bamako détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique de notre pays dans le cercle fermé des pays producteurs de lithium, indéniablement une substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transition écologique. En effet, en combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux et ce nombre atteindra 800 au démarrage de la seconde phase. Les Mines de Lithium de Bougouni, c’est un montant total d’environ 24 031 063 987 de Francs CFA d’achat de biens et de services auprès d’entreprises nationales. Pendant la durée de la mine, ce montant pourra être atteindre plus de 100 milliards de Fcfa dont déjà 317 millions d’investissement dans les actions de développement communautaire. LES MINES DE L’ESPOIR – « Le secteur minier est appelé à jouer le rôle de pilier de notre souveraineté économique, conformément à la vision « Mali kura taasira ka ben san 2063 ma », a déclaré le ministre des Mines, Pr Amadou Keita. « Ce peuple a tracé la voie pour une gestion rigoureuse du secteur minier, une meilleure redistribution de ses revenus et une transparence à toute épreuve dans le processus d’attribution et de contrôle des titres miniers », a fait remarquer M. Keita Après les mots de bienvenue du maire de la commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, et des légitimités traditionnelles, le ministre des Mines a mis l’accent sur l’aspect partenarial. « La structure partenariale de ce projet est un modèle d’exploitation en co-entreprise qui commence à porter ses fruits dans notre pays. Kodals Minerals UK, détenue par l’entreprise chinoise Xinmao Investment et Kodal Minerals Plc du Royaume-Uni, opérera la mine, en respectant les principes et règles édictés par l’administration minière », a expliqué le Pr Amadou Keita. Il a exprimé ses remerciements au président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK et Directeur général de Hainan Mining, Teng David LEI, qui a réaffirmé « la communauté de vision entre le Mali, la Chine et le Royaume Uni autour de ce projet conçu comme une contribution active à la croissance économique du Mali. » « Je voudrais le rassurer sur le fait que, pour notre part, l’émergence d’une industrie du lithium compétitive et durable, avec l’apport de LMLB SA est une motivation de tous les instants de notre administration ». Place fut ensuite donnée à la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique de taille et la visite des installations par le chef de l’état qui avait à ses côtés le président du CNT (Conseil national de transition), Diaw, plusieurs membres du gouvernement et le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Le chef de l’état a, ensuite, tenu une rencontre avec les communautés. Ce fut une occasion pour lui de s’exprimer à cœur ouvert sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise d’hydrocarbure et la sauvegarde de notre souveraineté. Dans son intervention avant celle du chef de l’Etat, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, a félicité le corps préfectoral régional (conseillers du gouverneur, préfets et sous-préfets), les acteurs des 52 communes de la Région, les légitimités traditionnelles, la jeunesse, les femmes, « pour l’accueil réservé au chef de l’état et sa forte délégation. » Il a, ensuite, assuré le chef de l’Etat du « soutien total des populations de la Région de Bougouni dans l’atteinte des objectifs de sa mission régalienne », tout en dressant le bilan de ses deux ans d’activités de gouvernance à la tête de la région de Bougouni, depuis le 1er novembre 2023. Pour l’occasion, les populations venues des dix Cercles de la Région de Bougouni (Sud) ont réservé un accueil des grands jours au chef de l’Etat, et aux autres hôtes de la région. Chants, danses traditionnelles et animations diverses avec la cantatrice de la musique malienne, fille du terroir, Nahawa Doumbia, expression du folklore du Bani mono tié ont occupé la scène dès les premières heures de cette journée. En moins d’un an, les populations d’ici ont eu honneur de recevoir trois fois le chef de l’Etat dans la Région de Bougouni. L’ouverture d’une mine s’accompagne de beaucoup d’espoirs pour les investisseurs, les travailleurs, les autorités locales, les communautés et naturellement pour les finances publiques. Ici, on a bon espoir que ces attentes ne sauront être comblées qu’avec une détermination commune de tous les instants de respecter le cadre juridique et de préserver les intérêts de toutes les parties. BHT/MD (AMAP)
Youwarou : Bilan de la campagne contre l’épidémie de diphtérie, dans la Commune de Dongo (Centre)
Youwarou, 5 nov (AMAP) La campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie, dans la commune de Dongo, dans le Centre du Mali, fait état 14 399 enfants, de 0 à 15 ans, qui ont été vaccinés sur les 12 774 enfants prévus, avec un taux de couverture vaccinale de 112,72 %, a appris, mardi, l’AMAP de source officielle. Lors de la réunion de la Commission de prévention, de veille et de gestion des crises et catastrophes, faisant le compte rendu, le District sanitaire a précisé que 2 135 enfants ont été vaccinés pour la tranche d’âge de 11 mois, 5 422 enfants vaccinés pour la tranche de 12 à 59 mois et 6 842 enfants pour la tranche de 6 à 15 ans. La principale recommandation des participants a été le recrutement d’agents vaccinateurs par les Associations communautaires de santé (ASACO) pour éviter tout arrêt des vaccinations de routine « car mieux vaut prévenir que guérir. » La commission de prévention, de veille et de gestion des crises et catastrophes du cercle de Youwarou s’est réunie à la Base de l’ONG International Rescue Committee (IRC), sous la présidence de Abdramane Coulibaly, représentant le préfet empêché. Deux points figurent à l’ordre du jour : la restitution des résultats de la campagne de vaccination contre la diphtérie dans l’aire de santé de Kormou et les Ddvers. La présentation de la situation de la campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie dans la commune de Dongo a pris en compte tous les aspects de la riposte, entre autres, les résultats par village, les constats, les contributions locales en nature, les ressources financières, la situation des vaccins, les difficultés et propositions de solutions, les leçons apprises, les recommandations. A l’ouverture des travaux, Oumar Albou, 1er adjoint au maire de la Commune de Dongo, victime de l’épidémie de diphtérie a souhaité la bienvenue aux participants et remercié tous les acteurs et partenaires dans cette riposte contre l’épidémie de diphtérie dans l’aire de santé de Kormou. SC/MD (AMAP)
Ségou : Le couvre-feu prorogé (Communiqué)
Ségou, 5 nov (AMAP) Le couvre-feu, institué dans la Région de Ségou (Centre) depuis le 4 juin 2025, est prorogé pour une durée de 30 jours, reconductible, annonce un communiqué rendu public mardi 4 novembre. Le gouverneur de la Région, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, la même source, indique que « le couvre-feu sera en application du mardi 4 novembre au mercredi 3 décembre 2025, entre 23 heures 00 minute et 5 heures 00 minute. : La même source précise que « pendant la durée du couvre-feu, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transport, demeure restreinte. » « Toutefois, les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité et les ambulances munies d’ordre de mission, ne sont pas concernés par la mesure », ajoute-t-on Le commandant de la zone de défense N°2, le commandant de la région de gendarmerie N°5, le commandant de la 4 ème région de la garde, les directeurs régionaux de la police nationale et de la protection civile, « sont chargés de l’application de la décision (qui) fait suite à la recrudescence des attaques terroristes et vise donc à protéger les populations. » MS/MD (AMAP)
Dioila : Face à la pénurie d’hydrocarbures, la gouverneure sensibilise
Dioila, 4 nov (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, a appelé, mardi, à plus de solidarité face à la crise des hydrocarbures, lors d’une rencontre, dans la salle de réunion du gouvernorat, visant à sensibiliser et partager avec les populations les dernières nouvelles sur la situation. Mme Coulibaly a rencontré l’ensemble des forces vives du Banico, les préfets de cercles, les sous-préfets, les leaders religieux, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), les chasseurs traditionnels « donsos », les directeurs régionaux, les chefs des services centraux, les femmes, les jeunes et la presse locale. Après l’hymne national et la minute de silence en la mémoire des victimes militaires, civiles et les transporteurs tués sur les différentes routes, le maire de la Commune rurale du Kaladoudougou, Yacouba Dowélé Marico, a rappelé « les raisons profondes de ces différentes crises que connaissent les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Selon le maire, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, « autrefois soumis à toutes sortes d’humiliation et d’exploitation ont décidé de prendre en main leur destin, en restaurant leur honneur et leur dignité, toute chose qui a mis le feu aux poudres. » « Afin de faire plier les autorités de ces pays, les ennemis de la souveraineté de ces trois nations mettent en oeuvre toutes sortes de moyens pour opposer les populations et leurs autorités souverainistes », a-t-il ajouté. Dowélé Marico a salué « les initiatives des autorités maliennes pour explorer toutes les voies pour un Mali libre et prospère. » Il a, en conclusion, invité les populations « à plus de résilience car, nous n’avons que le Mali. » Le directeur régional du Commerce et de la Concurrence, Fousseyni Koné, dans son intervention, a laissé entendre que le département et les autorités du Mali « sont à pied d’oeuvre pour écourter la crise dans un plus bref délai. » Il a exprimé ses remerciements aux propriétaires de stations-service avant de leur rappeler la priorité, pour lui et les autorités du pays, de respecter « les prix à la pompe et les règles qui régissent (leur) secteur. » « La situation actuelle ne sera qu’un mauvais souvenir, tout comme le coronavirus, les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », a-t-il conclu. Quant à la gouverneure, à l’initiative de la rencontre, elle a magnifié « les efforts inlassables » du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita et du gouvernement « pour mettre un terme à la crise qui leur coupe le sommeil. » Elle a, également, rappelé « la volonté affichée des impérialistes à faire soulever les populations maliennes contre leurs propres autorités qui n’ont qu’un seul et unique agenda, restaurer au Mali son honneur, sa dignité, sa grandeur et sa souveraineté politique, économique et culturelle. » « Ces différentes crises sont orchestrées, planifiées, financées par des sponsors étrangers et nationaux à travers les mécanismes de manipulation d’une partie de notre propre population », a soutenu la gouverneure. Elle a invité les populations « à avoir une vision d’avenir, en se mettant ensemble pour bouter hors du Mali les sanguinaires sans foi ni loi qui sapent les efforts de développement de nos autorités. » Elle a, pour finir, salué la résilience des populations de Dioila, des opérateurs économiques de la Région et a invité le Banico « à rester débout comme toujours et à soutenir les actions de développement de la Transition. » Cette rencontre a pris fin par des questions-réponses et plusieurs motions de soutien aux autorités c du Mali. DF/MD (AMAP)
Kangaba : un camion tombe du bac et s’enfonce dans le fleuve avec son chauffeur
Kangaba, 04 nov (AMAP) Un accident a fait un disparu, lundi, au petit soir, quand un camion sur le bac assurant la traversée des véhicules lourds et légers et des personnes est tombé dans le fleuve Niger, à Samaya, dans la Commune rurale de Nouga (Ouest). Après avoir envoyé les forces de l’ordre et la protection civile pour les premiers secours, le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao s’est rendu sur les lieux, tôt ce mardi matin. Le premier constat est que le camion est toujours sous les eaux et le conducteur qui était seul à bord demeure introuvable. Une défaillance technique serait à l’origine de l’accident. Selon les conducteurs du bac, les freins du camion ont lâché et le véhicule a continué pour tomber dans le fleuve. Le préfet a présenté, au nom des autorités, les condoléances les plus attristées au grand frère du défunt. Il a invité les populations riveraines à tout mettre en œuvre pour sortir le camion et retrouver le corps. Entre le moment de l’accident et l’arrivée du préfet, plusieurs véhicules attendent de traverser. Pendant que les recherches se poursuivent, le préfet a donné l’ordre de reprendre vite la traversée avec le bac. Il a également prodigué des conseils aux transporteurs en les invitant à respecter scrupuleusement les visites techniques des véhicules pour éviter de tels incidents. SD/MD (AMAP)

