Région de Kayes : Une quarantaine de véhicules d’une entreprise chinoise incendiés par une attaque à Tringa-Marena (Ouest)
Kayes, 24 mai (AMAP) Des individus armés non identifiés ont incendié, ce samedi 24 mai 2025, dans la matinée, vers 10 heures, une quarantaine de véhicules appartenant à une entreprise chinoise, lors d‘une attaque sur le tronçon Ségala-Sandaré, à l’entrée du village de Tringa-Marena, Cercle de Ségala, à 87 km de Kayes (Ouest). D’après la Direction régionale des routes de Kayes, il n’y a pas eu de pertes en vies humaines mais, des pertes matérielles. L’attaque a semé la terreur chez les travailleurs de cette entreprise chargée des travaux de réhabilitation de la rtronçon Sandaré/Kayes. sur la route internationale Bamako-Kolokani-Diéma-Dakar qui relie le Mali au Sénégal, un pays côtier. Après avoir eu vent de la mauvaise nouvelle, le mouvement citoyen « Je suis les Routes de Kayes » a exprimé sa profonde indignation « face à cette violence gratuite qui vise à déstabiliser la région et à entraver son développement. » L’entreprise chinoise, « en tant qu’acteur majeur dans la construction de nos infrastructures routières vitales, contribue directement à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Attaquer une telle entité, c’est s’attaquer aux progrès et à la stabilité de la Région de Kayes », indique ce mouvement dans un communiqué relayé par des réseaux sociaux. A travers ce texte, le mouvement « Je suis les Routes de Kayes » exprime sa solidarité aux Forces armées maliennes (FAMa), ainsi qu’à tout le personnel de l’entreprise victime. I Il a lancé un appel aux autorités compétentes pour qu’elles prennent « toutes les mesures nécessaires afin d’identifier les auteurs de ce crime odieux, d’engager des poursuites judiciaires contre eux et de renforcer la sécurité le long de nos axes routiers. » Déjà, dès le 12 mai 2025, une partie des préoccupations de ce mouvement a été pris en compte. Le nouveau Commandant de la Région militaire N°4, le colonel Boubou Bocoum entend œuvrer pour renforcer la sécurité dans la partie septentrionale des régions de Kayes, Nioro et Kita, en concentrant ses efforts sur les zones frontalières de la Mauritanie et du Sénégal. « Les actions futures iront dans le sens des défis à relever. Il y a des enjeux sécuritaires dans la région, à travers les nombreux flux commerciaux sur le plan économique entre, d’une part le Mali et le Sénégal, et d’autre part, entre le Mali et la Mauritanie », a-t-il déclaré à la presse, après le passage de témoin entre lui et son successeur, le colonel Moussa Ongoïba. Il faut rappeler qu’une bonne partie de nos marchandises transite par ces deux pays, notamment le Sénégal, à travers le Port autonome de Dakar (PAD). D’après les statistiques fournies par les services compétents, au moins 500 gros porteurs empruntent cet axe tous les jours. A Kayes, on espère que cette attaque devrait inciter le Département des transports à accélérer les travaux de reconstruction de la voie, en cours depuis 2022, sans oublier la seconde route internationale qui relie Bamako à Dakar, en passant par Kita et Kéniéba au Sud de la Région. Des braquages et autres actes de violences sont aussi commis sur cette deuxième voie. BMS/MD (AMAP)
Présentation de la Zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako
Koulikoro, 23 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP sur place Le PDZSTA -KB est la phase pilote d’un programme de douze agropoles prévues qui s’insère dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) du Mali. Le programme est censé contribuer au renforcement de l’activité économique, notamment dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie et le commerce dans la région de Koulikoro et la zone péri urbaine de Bamako. Son objectif est de contribuer à la réduction des importations des produits agro-alimentaires et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Mali, à travers la création de pôles de développement agro-industriels porté par le secteur privé ; développer la transformation, la valorisation et la commercialisation des produits agricoles; augmenter les investissements dans la transformation agro-alimentaire, réduire les importations des denrées alimentaires ; rehausser la valeur ajoutée des exportations agricoles maliennes. Le programme couvre trois Cercles, à savoir Kangaba, Kati, Koulikoro et le district de Bamako avec une population de 1,6 million d’habitants dont au moyen 79% sont occupés par l’agriculture. Dans cette Région se trouvent les communautés les plus vulnérables du pays du fait de la dégradation alarmante des ressources naturelles, du changement climatique, de la perception erronée de l’orpaillage et de la migration comme activité de prospérité. Le site prévu pour la Zone spéciale de transformation agro-industrielle (ZSTA) est situé dans la zone industrielle de la Commune rurale de Bancoumana, relevant du Cercle de Kati et la Région de Koulikoro. Bancoumana se situe à 53 km au sud de Bamako et est facilement accessible par la RN26 reliant Bamako à Kangaba. Le site est distant de 2,5 km de la ville et à environ 200 mètres de la RN26. Il s’étale sur une superficie de 200 ha (2000 X1000 m). Les installations prévues à l’agropole de Bancoumana occuperont environ 164 hectares et seront composées d’un parc agro-industriel, une zone industrielle et des activités connexes, une zone logistique et pôle qualité, une zone d’extension future, des espaces verts, des parkings, des voiries. La commune de Bancoumana s’est dotée d’un Schéma directeur d’urbanisme approuvé par le décret N 0880 P-RM du 23 Novembre 2016 et adopté en conseil des ministres le 23 janvier 2017. AD/MD (AMAP)
Koulikoro : Mission de supervision de la Banque africaine de développement pour appuyer l’exécution du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako
Koulikoro 22 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation Agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP. La mission conduite par Dr Samba Tounkara, avait aussi pour objectifs d’accélérer le rythme d’exécution des activités du projet, de s’enquérir du niveau d’exécution du projet, d’échanger avec les autorités responsables du suivi du projet. « Nous sommes réunis ce matin (Ndrl : jeudi) pour parler et prendre une décision définitive sur un problème qui, depuis presque un an, est devenu un blocage de cet important projet de développement et de transformation agro industrielle de Bancoumana dédié à la mise en œuvre des activités de l’Agro Parc », a fait savoir le directeur de cabinet du gouverneur, Mohamar Haïdara. « Jusqu’à ce jour, rien n’a été fait en termes de travaux, à cause de l’opposition des membres de trois familles empêchant le démarrage des activités par les experts recrutés, l’unité de coordination, les partenaires et les autorités », a expliqué M. Haïdara. Bancoumana, dans la Région de Koulikoro, est un site du projet PDZSTA-KB destiné á accueillir un pôle de développement agro-industriel porté par le secteur privé. La construction de cette infrastructure est censée agir sur les facteurs de fragilité liés à la migration dans la Région de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, par la sédentarisation des populations. Ce projet devrait permettre de réaliser 35 usines, des routes, des écoles, des stations d’épuration, des centres d’agrégation pour un financement de près de 13 milliards de Fcfa et de générer plus de 8 000 emplois, entre autres. Pourtant selon le coordinateur du programme, Demba Sidibé, « tout allait bien depuis le démarrage du projet. » « Il n’y a pas eu d’obstacles si bien qu’on a signé les contrats de construction, les contrats d’études d’impa ct environnemental, le contrat pour le géomètre. C’est à la délimitation du site du projet que les oppositions sont apparues empêchant le géomètre de faire son travail », a précisé Demba Sidibé. « Si le site n’est pas délimité, nous ne pouvons rien faire, parce que c’est à partir de là que toutes les activités vont commencer», a regretté le coordinateur du PDZSTA -KB, Demba Sidibé. Malgré l’intervention des autorités locales, des communautés de bonnes foi et les bonnes et sages dispositions envisagées par le gouverneur, les opposants sont restés sur leur position et n’ont répondu à aucune convocation de l’autorité régionale. Il faut rappeler qu’en dépit des efforts consentis par les autorités du pays et par la BAD, le démarrage des travaux reste toujours bloqué. Le 11 juin est la date butoir du démarrage des travaux. C’est pour cela que les risques d’annulation des financements planent sur le projet à cause de ce blocage qui met en retard toutes les activités planifiées et programmées, alors que la BAD a prolongé l’exécution du projet à 2027. Au cours de cette rencontre, les associations et organisations démocratiques, les chefs de village de trois zones ont réaffirmé leur adhésion au projet et ont demandé aux autorités de prendre leurs responsabilités, avant de remercier le gouverneur de la Région, pour tous les efforts consentis pour convaincre les opposants. AD/MD (AMAP)
Kangaba : Réunion cruciale du comité local de veille sur les inondations
Kangaba, 23 mai (AMAP) « La météo annonce une bonne pluviométrie, mais aussi des risques accrus d’inondations », a déclaré le représentant du service météorologique à la réunion du Comité local de veille contre les sinistres et catastrophes qui s’est tenue jeudi 23 mai dans la salle de réunion du cercle. Pour prévenir de nouveaux sinistres, le comité a recommandé aux populations plusieurs mesures : Entamer rapidement les travaux agricoles, éviter de cultiver des céréales sèches (mil, maïs, fonio, haricots) dans les bas-fonds, privilégier la culture du riz dans ces zones sans tarder. Mais, aussi, nettoyer les caniveaux pour faciliter l’écoulement des eaux, identifier des dépôts d’ordures pour éviter l’obstruction des caniveaux, éviter les zones inondables, notamment pour les ménages déjà touchés l’année dernière. Enfin, veiller au respect strict de ces consignes. Les responsables des services de la météo, de l’environnement, de l’agriculture, des eaux et forêts, de l’urbanisme et des domaines ont pris la parole pour alerter sur une pluviométrie abondante prévue cette saison. Présidée par le préfet Abou Dao, cette rencontre élargie à la société civile avait pour objectif d’informer et de sensibiliser sur les risques d’inondations et autres catastrophes naturelles attendues cette année. A la clôture, le préfet Abou Dao a insisté sur l’importance de la sensibilisation : « Je compte sur vous pour relayer ces informations afin que chacun soit préparé. » Il a appelé les participants à diffuser ces recommandations pour garantir une mobilisation collective face aux risques. Les inondations de l’année dernière, qui ont eu de lourdes conséquences, ont touché 614 ménages et affecté plus de 3 200 personnes à Kangaba SD/OS/MD (AMAP)
Réhabilitation de patrimoines culturels de Tombouctou : Un bilan déjà satisfaisant
Bamako, 22 mai (AMAP) La troisième réunion du Comité de pilotage pour la coordination et le suivi des réparations collectives relatives à l’entretien et à la réhabilitation des bâtiments protégés de Tombouctou, tenue, jeudi, au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a conclu à un bilan satisfaisant de la réhabilitation du patrimoines culturel de de la ville du Nord du Mali, a constaté l’AMAP. Cette réunion, devait, avant tout, permettre de faire le point complet des activités réalisées », a déclaré le secrétaire général du département, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, qui a présidé la cérémonie. Et d’ajouter qu’ « il s’agira d’échanger sur les résultats obtenus, d’en tirer des enseignements et au cas échéant, de formuler des recommandations pertinentes. » Il a, également, souligné l’importance d’échanger sur les activités en cours et celles programmées. « Cette rencontre sera, aussi, l’occasion d’aborder les différents enjeux identifiés, notamment le développement de l’exposition permanente sur les mausolées, laquelle sera accueillie dans la salle additionnelle du musée communal de Tombouctou, construite dans le cadre du programme de réparation », a précisé le Secrétaire général du ministère. Il a aussi mentionné l’entretien du mémorial Louha ou encore l’occupation anarchique des environs des bâtiments protégés A ses côtés la responsable régionale des Programmes du Fonds au profit des victimes, Aude Le Goff, le premier secrétaire de l’Ambassade de la République fédérale de l’Allemagne à Bamako, Julius Kleindienst et la représentante du chargé de Bureau Unesco. Julius Kleindienst a indiqué que son pays est un partenaire de longue date de la Cour pénale internationale (CPI) et soutient, depuis près de vingt ans, le Fonds au profit des victimes. C’est dans cet esprit de solidarité et d’engagement pour les droits humains qu’ils ont décidé de verser une contribution volontaire au Fonds, destinée à soutenir les réparations dans l’affaire Al Mahdi. À cela, Aude Le Goff a ajouté qu’après, environ six ans de travail acharné, 100% des réparations individuelles et 100% des réparations symboliques ont été effectuées, tandis que 80% des réparations collectives ont été exécutées. Par ailleurs, Mme Dicko Oumou Dicko, de l’UNESCO expliquera que malgré les résultats à mi-parcours encourageants obtenus à 6 mois de la clôture des activités de ce programme, elle a tenu à rappeler que la mise en œuvre des activités du Dispositif de restauration du patrimoine culturel dont la mise en œuvre est assurée par l’UNESCO a été émaillée de certaines difficultés, notamment l’occupation des abords immédiats des clôtures des cimetières, la protection des résultats du projet et l’assainissement des abords immédiats des sites. AC/MD (AMAP)
Sikasso : C’est parti pour le tournoi inter-quartiers, sous le signe du rassemblement et du vivre-ensemble
Sikasso, 21 mai (AMAP) La gouverneure de la région de Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a donné, mardi dernier au stade municipal de Sikasso, le coup d’envoi officiel du tournoi inter-quartiers de Sikasso dont initié par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. « Ce tournoi est bien plus qu’un simple évènement sportif. C’est un cadre de rassemblement, de fraternité, de vivre ensemble et de promotion des valeurs citoyennes chez les jeunes », a déclaré Mme Kanté Marie Claire Dembélé. La cheffe de l’exécutif régional a indiqué que ce tournoi constitue, également, « une belle opportunité pour les talents cachés de nos quartiers. » « C’est l’occasion idéale pour ces derniers de se révéler, de se dépasser et de montrer que la jeunesse de Sikasso est dynamique, responsable et porteuse d’espoir », a-t-elle ajouté. La gouverneure a salué l’initiative et encourager toutes les structures relevant de la jeunesse « à s’en inspirer pour faire du sport un outil d’éveil, d’éducation et d’intégration sociale. » Le tournoi inter-quartiers entend, entre autres, sensibiliser la jeunesse sur les effets néfastes de la consommation de la drogue, contribuer à la relance des compétitions sportives dans les quartiers, créer un véritable vivier pour les clubs et sélections jeunes de football et d’athlétisme et favoriser le brassage, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Également, il s’agit de mettre le sport au service de la communauté et du développement harmonieux de l’Homme, contribuer à la promotion du civisme et de la citoyenneté et attirer les partenaires locaux à investir dans le sport. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a invité les uns et les autres à faire de ce tournoi un exemple de fair-play, de discipline, de respect des règles et de fraternité avant de donner le coup d’envoi du premier match de la compétition. L’opposition entre l’équipe de Mancourani 2 et de Bougoula-ville a tourné à l’avantage de la première qui a remporté la victoire par 2 buts à 1. L’évènement a enregistré la présence du représentant du préfet Salif O. Maïga, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Adama Ballo et le directeur régional de la jeunesse et des sports Oumar S. Traoré. MFD/MD (AMAP)
Ouélessébougou se mobilise pour des examens de fin d’année sans fraude ni fuite de sujets
Ouélessébougou 21 mai (AMAP) Les autorités administratives et scolaires du Cercle de Ouélessébougou, ont, dans la dynamique enclenchée par le département de l’Education nationale, de lutte contre la fraude et la fuite des sujets lors des examens de fin d’année, organisé une grande marche sportive, mercredi 21 mai 2025, allant du lycée public de la ville à la préfecture. La manifestation, qui vise à informer et sensibiliser la communauté éducative, non seulement sur les dangers liés à la fraude aux examens mais, aussi, à la consommation et le commerce illicite des drogues dans l’espace scolaire, a vu la participation des élèves, parents d’élèves, enseignants et des directeurs d’écoles. On notait, également, la présence des sous-préfets des arrondissements, du maire, du commissaire de la ville et tous les responsables des services techniques, sous l’égide du préfet, Moussa Sagara. Une marche sportive d’une distance de 2 kilomètres environ a couronné cette activité sur des slogans des marcheurs : « Non à la fraude, Non à la fuite des sujets », « Non à la drogue », « Non à la violence en milieu scolaire », « Vive des examens sans fraude », entre autres. « Cette marche est une initiative des autorités nationales, à travers le ministère de l’Education, depuis quelques années, une manière de mobiliser tous les acteurs du secteur contre la fraude et la fuites de sujets qui sont des fléaux pour le niveau de l’enseignement dans notre pays », a expliqué, le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Ouélessébougou , Karim Coulibally, avant d’inviter les élèves, « à compter sur l’effort individuel lors des examens à venir. » Pour sa part, le préfet Sagara, s’est réjoui de l’effort des élèves, des responsables scolaires, et de tous les acteurs de l’Education, « pour la réussite de cette activité », au niveau local. « Les slogans et messages véhiculés lors de cette marche vous interpellent tous. Ils ne sont pas des simples mots, ils doivent vous conduire tout au long des examens. La consommation de la drogue constitue un danger pour votre santé », a-t-il lancé. Il a, également, sollicité « une conscience collective et un engagement général, pour des examens sains et transparents » dans le Cercle de Ouélessébougou. AC/MD (AMAP)
Mariage collectif annuel chez les Dafing de Marani, près de Tominian (Centre)
Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 20 mai (AMAP) Un mariage collectif et traditionnel a été célébré, à Marani, gros village Dafing situé dans la Commune rurale de Tominian (Centre), les 17 et 18 mai 2025, unissant pour le meilleur et le pire, trente et deux jeunes couples de garçons et de filles, toutes ayant l’âge minimum, a constaté l’AMAP. Les Dafing exercent, majoritairement, dans le commerce formel, l’agriculture de subsistance et vont beaucoup à l’exode rurale. Pour participer à cette activité culturelle annuelle, qui marque le début de l’hivernage, tous, où qu’ils soient, se convergent vers le village. Cette année, le 18 mai a été retenue rendant cette date inoubliable pour les habitants et ressortissants. La nuit du samedi, nuit de noce, les nouvelles mariées ont reçu des conseils et bénédictions de leurs parents, avant de rejoindre leur mari dans la belle-famille. Le matin du 18 mai, tout le village a partagé un petit déjeuner commun, puis après les jeunes mariés ont fait le tour de la localité pour les salutations d’usage. Dans l’après-midi, juste après la prière de 14 heures, le podium s’est installé sur la place publique afin de recevoir les couples. La cérémonie a été dirigée par l’imam Beh Karamoko Dembélé, entouré de nombreux notables dont le chef de village Komane Dembélé et plusieurs invités. Le guide religieux a formulé des bénédictions pour les nouveaux foyers, leur bonheur, leur santé, la longévité de leur couple et beaucoup d’enfants. Ensuite, les forgerons du village ont agrémenté la soirée par l’exposition de masques appelées ‘Tioko’ en langue Dafing. Ils ont parfaitement exécuté une danse folklorique au rythme des tams-tams des griots. La cérémonie purement traditionnelle et religieuse a pris fin avec la montée des nouvelles mariées au-dessus du puits sacré du village. Où chacune des trente-deux désormais épouses/femmes devrait puiser, au moins, un seau d’eau, signe de stabilité de son foyer et de fertilité. Les réjouissances ont continué toute la nuit. Une longue nuit…Et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. JD/MD (AMAP)
Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)
Le Programme d’Action du Gouvernement 2025-2026 adopté à l’unanimité par le CNT
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, à l’unanimité, ce lundi 19 mai 2025, le Programme d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, avec 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention, lors d’une session marathon de plus de huit heures au Centre international de conférences de Bamako (CICB). « Ce PAG est la preuve d’une démocratie vivante, un socle commun, un pacte républicain qui nous engage tous », a déclaré le général Maïga en conclusion de son intervention, soulignant l’importance de l’unité nationale pour relever les défis actuels. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a répondu à plus de 300 questions des membres du CNT, couvrant les huit axes de la lettre de cadrage présentée le 16 mai dernier. Les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour le Mali, notamment la lutte contre les inondations, l’emploi des jeunes, la sécurisation des personnes et des biens, ainsi que le financement du PAG. Le président du CNT, Malick Diaw, a félicité le Premier ministre pour la clarté et la pertinence de ses réponses. « Les éclaircissements apportés par le chef du gouvernement ont répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des membres », a-t-il affirmé. Les débats, selon lui, ont reflété l’engagement du CNT à répondre aux besoins des populations dans un contexte où le Mali joue un rôle de plus en plus affirmé sur les scènes régionale et internationale. Le Premier ministre a rendu « un vibrant hommage » aux membres du CNT pour leur sens du devoir, qu’il a qualifié de « reflet de la vitalité du processus de transition ». Il a également salué « le courage et la résilience du peuple malien » et appelé à « une union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité » pour consolider les acquis de la Transition. Avec cette adoption unanime, le gouvernement dispose désormais d’un cadre clair pour la mise en œuvre du PAG 2025-2026, qui vise à répondre aux aspirations des Maliens tout en consolidant la position du pays sur l’échiquier régional et international. Le général Maïga a réaffirmé son engagement « à traduire ce programme en actions concrètes pour le bénéfice de tous. » OS/MD (AMAP)

