Mali Météo : Une semaine du 2 au 8 juin 2025 marquées par la chaleur et des pluies isolées

Bamako, 2 juin (AMAP) L’ Agence Mali Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, a publié, lundi 2 juin 2025, à Bamako ,ses prévisions météorologiques pour la semaine du 2 au 8 juin, annonçant une hausse des températures et des pluies isolées à travers le Mali. « Nous anticipons des conditions météorologiques variées, nécessitant vigilance et suivi des mises à jour », rapporte un communiqué du ministère des Transports et des Infrastructures. La semaine débutera avec un ciel peu nuageux, évoluant vers un ciel nuageux à localement couvert en fin de semaine. Les vents de mousson domineront, sauf dans la région de Taoudéni (Nord), où des conditions plus sèches persisteront. « Ces vents de mousson favoriseront des épisodes pluvieux, particulièrement en fin de semaine », précise Mali Météo. HAUSSE DES TEMPERATURES – Les températures connaîtront une augmentation significative. Les maximales varieront entre 36°C et 45°C, tandis que les minimales se situeront entre 21°C et 32°C. Cette chaleur intense touchera particulièrement les régions du Nord et du Centre, où des précautions seront nécessaires. La poussière en suspension réduira la visibilité dans les régions du Nord et du Centre. « Les habitants doivent prendre des mesures pour leurs déplacements et leur santé respiratoire face à ce phénomène », recommande l’agence. Des activités pluvio-orageuses isolées sont attendues, principalement en fin de semaine, dans la plupart des régions. Ces précipitations pourraient impacter les activités agricoles et extérieures, bien qu’elles restent localisées. Mali Météo exhorte la population à rester prudente et à consulter les bulletins météorologiques sur les plateformes du ministère des Transports et des Infrastructures. « Des actualisations seront effectuées si nécessaire pour garantir la sécurité de tous », assure l’agence. Face à ces prévisions, les Maliens sont invités à s’adapter aux conditions changeantes, combinant chaleur intense, poussière, et risques de pluies, tout en restant attentifs aux mises à jour officielles. OS/MD (AMAP)

Tombouctou : Le couvre-feu étendu de 21 heures à 06 heures du matin

Tombouctou, 05 juin (AMAP) Le gouverneur de la Région de Tombouctou (Nord) a annoncé, lundi, un allongement du couvre-feu désormais fixé de 21h00 à 06h00, « jusqu’à nouvel ordre », a appris l’AMAP de source officielle. « Le couvre-feu est désormais fixé de 21h00 à 06h00, et ce, jusqu’à nouvel ordre », par une décision du 2 juin 2025, selon un communiqué « à toutes les autorités compétentes » Cette modification de l’horaire du couvre-feu, initialement instauré par une décision du 9 octobre 2023, abroge la décision précédente du 29 février 2024, La mesure prend effet immédiatement. OS/MD

Cercle de Kangaba : Mission de l’ANPE pour la mise en œuvre de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi 

Kangaba, 02 juin (AMAP) Une mission de la Direction régionale de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) de Koulikoro, conduite par son Directeur, Ibrahima Garango, a effectué une visite de terrain et de prospection dans la Commune rurale de Nouga, dans le Cercle de Kangaba (Ouest), dans le cadre de la mise en œuvre des activités de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi du Plan de travail annuel 2025 de la Direction régionale de l’ANPE. Accompagné par ses chefs de service de l’intermédiation et de la promotion de l’emploi, le Directeur régional s’est rendu, précisément à Samaya et Niaouléni, sur la rive droite du fleuve Niger et à Banankoro sur le site minier de la société minière de Bagama Mining. situé sur la rive droite. A Samaya et à Niaouléni, deux localités d’orpaillage par excellence, les visiteurs ont échangé avec les autorités locales et les orpailleurs sur leurs outils de travail, les offres de services, le mécanisme de financement des projets, les revenus et les difficultés. A Banankoro, sur le site minier de Bagama Mining, le Directeur régional et sa suite ont été reçus par le chef des Ressources humaines de l’entreprise. Les échanges ont porté sur l’immatriculation des employés de la mine, le partage d’informations relatives au recrutement et les propositions sur un éventuel accompagnement dans la réalisation d’Activités génératrice de revenus (AGR) au profit des femmes et des jeunes. En organisant cette visite de prospection dans le Cercle de Kangaba, la Direction régionale de l’ANPE de Koulikoro souhaite reprendre la main dans le dispositif de l’intermédiation dans la Région. Il s’est agi de faire connaître d’avantage l’ANPE et ses missions, d’identifier et recenser les besoins des entreprises en vue de leur satisfaction, d’acquérir des offres d’emploi au profit des demandeurs d’emploi, de convaincre les entreprises sur les assises juridiques et administratives de l’intermédiation des travailleurs de l’ANPE, de communiquer sur les offres de services de l’ANPE et d’expliquer l’importance des statistiques sur l’aide à la prise de décision par les autorités compétentes. A l’issue de la visite de prospection le chef de mission et sa suite se sont dit pleinement satisfait. Selon M. Garango, cette mission a permis aux structures visitées de mieux comprendre la nouvelle vision de la Direction régionale de l’ANPE, de créer un nouveau partenariat entre l’ANPE et les entreprises nouvellement créées. Elle a permis, aussi, de pérenniser les liens de bonne collaboration avec les entreprises déjà existantes, d’identifier les différentes entreprises de la localité, d’échanger avec différents promoteurs sur leurs besoins en formation, en main d’œuvre et éventuellement en stagiaires. SD/MD (AMAP)

Sikasso : Le festival international triangle du balafon prévu les 9, 10 et 11 octobre 2025(Ministère chargé de de la Culture)

Sikasso, 03 juin (AMAP) Une délégation du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a annoncé la tenue de la 9ème édition du Festival international triangle du balafon à Sikasso, les 9, 10 et 11 octobre prochains, dates provisoires. En séjour, la semaine dernière, dans la Cité verte du Kénédougou, la délégation, composée du directeur national de l’action culturelle, Alamouta Danioko et du Conseiller technique du ministre de la culture, Abdoulaye Diombana, a également expliqué les enjeux et les attentes par rapport à cette grande compétition de balafongistes du Mali, Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et d’ailleurs. « Notre motivation, c’est l’année de la Culture. C’est donc la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », a affirmé le conseiller technique Abdoulaye Diombana. Les autorités, selon lui, ont décidé de faire revivre le Festival triangle balafon dans la Région de Sikasso. Il a invité la population de Sikasso « au bon accueil et à tout faire pour que ce festival soit une réussite. » Pour sa part, le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Danioko a précisé que Sikasso est considéré comme « la capitale du balafon. » Le balafon, à ses dires, reste l’identité de la région. A cet effet, il a rappelé la construction du monument du balafon sur la route de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) dans la ville de Sikasso. Toute chose qui fait de la région, la capitale du balafon. Selon lui, Sikasso est sous les projecteurs depuis l’annonce du festival. Faisant le point des préparatifs de l’évènement, Alamouta Danioko a dit que les termes de références ont été élaborés. Ils sont à pied d’œuvre pour bien mener le reste des préparatifs. De son côté, le président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba,a indiqué que la population avait la nostalgie du Festival international triangle du Balafon dont la dernière célébration date de 2017. « C’est un honneur pour la Région de reprendre le festival. On fera de notre mieux pour que l’évènement soit à la hauteur des souhaits », a confié M. Bamba. Et d’inviter toute la population ainsi que tous les balafonistes à s’impliquer davantage pour la réussite de la fête. « Nous préparons cet évènement avec beaucoup de patriotisme et de fierté. Sikasso est déjà dans les activités de l’année de la Culture. Le Testival international triangle du balafon ne viendra que renforcer cela », a souligné le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly. A l’issue des échanges, les préoccupations des participants ont porté sur les critères de sélection des pays participants, la construction du balafon, le dispositif sécuritaire etc. La réunion de la délégation avec les acteurs culturels a été présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly. Ont pris part à la rencontre le président du Conseil régional, Yaya Bamba, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Oumar Goïta et des forces vives de Sikasso. MFD/MD (AMAP)      

Nioro du Sahel :  Bientôt un nouveau camp militaire.

Nioro, 02 juin (AMAP) Le futur camp militaire de Nioro (Ouest) dont le site est à environ 7 km de la ville, à 900 m de la Route internationale (RI)3, occupera un espace de 500 hectares. Il abritera des installations qui répondront aux commodités du moment. Sa construction est un projet important qui marque une étape clé dans le renforcement de la sécurité dans la Région. Le ministre de la Défense et des anciens Combattants, Sadio Camara, à la tête d’une forte délégation, a posé la première pierre de l’infrastructure militaire, la deuxième, de la région après celui de Diéma qui sortira de terre dans seulement une année. La foule nombreuse qui attendait la délégation, sur le site, a compris le sens de l’effort du gouvernement pour la sécurité et la protection des populations. Elle a exprimé sa joie et sa satisfaction. Au nom de ces populations, le 1er adjoint au maire, Cheickné dit Bathé Bah, a salué cette « initiative qui vise à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité pour lutter efficacement contre les Groupes armés terroristes (GAT) ». Il a souligné que cela contribuera au développement de la Région. Le représentant du gouverneur, Lassana Diarra, directeur de Cabinet par intérim, a également exprimé sa satisfaction. Pour lui, « cette initiative montre l’attention particulière que l’État accorde à la sécurité et au développement de cette jeune Région. » « Cette pose de la première pierre est un geste fort. Elle envoie un message clair aux populations : l’État est engagé à défendre sa souveraineté et à lutter contre l’insécurité », a déclaré M. Diarra. Le ministre de la Défense a, de cette tribune, lancé « un appel fort aux fils du pays qui ont pris les armes contre leur propre nation. » Il les a invités « à déposer les armes et à rejoindre la République pour construire ensemble notre cher Maliba.» Son séjour à Nioro a également été marqué par des visites de courtoisie aux notabilités et religieux de la ville. Partout où le ministre et sa délégation sont passés, ils ont été chaleureusement accueillis. Des prières et des bénédictions ont été formulées pour la paix et la stabilité au Mali, mais aussi dans tout l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES). En fin de mission, la délégation conduite par le Ministre Camara s’est rendue dans l’enceinte du Camp militaire pour un repas de corps. Cette date du 29 mai 2025 restera longtemps gravée dans les mémoires dans la Région de Nioro. Dans une ambiance de fête, les populations sont sorties massivement pour réserver un accueil chaleureux au général de corps d’armée Sadio Camara. Son avion avait atterri 9h35 précises, sur le tarmac de l’aéroport Mohamed Oud Cheickné Hamaoullah Chérif de Nioro À sa descente, il est accueilli par le Chef d’État-Major Général des armées, ainsi que par les autorités régionales. Ensuite, le ministre et sa délégation se dirigent vers le Gouvernorat. En route C’est après un entretien avec les autorités régionales que le ministre s’est rendu  sur lesite du futur camp. MD/MD (AMAP)

CESEC : Les travaux de la 8è session portent sur l’adoption et la finalisation du rapport annuel 2025

Bamako, 02 juin (AMAP) Les travaux de la 8e session ordinaire de la 6e mandature du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), consacrés « à la finalisation et à l’adoption du rapport annuel 2025 », ont débuté ce lundi. à Koulouba, a constaté l’AMAP. En effet, durant « les quinze prochains jours, les conseillers de la République ainsi que les membres associés examineront, analyseront et synthétiseront les préoccupations, attentes et propositions recueillies auprès de nos compatriotes », a déclaré Yacouba Katilé, président du CESEC, lors de la cérémonie d’ouverture. C’était en présence du ministre délégué auprès du Premier ministre, Mamani Nassiré, et de plusieurs invités. Yacouba Katilé a, aussi, précisé que « cette session s’ouvre dans un contexte national marqué par des événements majeurs, notamment la présentation du Plan d’actions gouvernementales (PAG) 2025-2026 et son adoption par le Conseil national de transition (CNT), le 19 mai 2025. » « Au CESEC, nous souscrivons pleinement aux huit axes du PAG 2025-2026 car ils correspondent parfaitement aux attentes et aspirations collectées auprès des populations sur le terrain, à travers nos mécanismes de veille et d’écoute citoyenne », a ajouté le président Katilé. De plus, le président du CESEC a expliqué : « Les recommandations issues des précédents rapports annuels confirment cette cohérence stratégique. Elles renforcent également la conviction que les institutions doivent rester à l’écoute permanente du peuple. » Enfin, il a rappelé que, depuis la promulgation de la nouvelle Constitution, l’institution qu’il préside « attend, avec une grande espérance, l’adoption de la Loi organique qui fixera son organisation, ses attributions et son fonctionnement. » MMD/MD (AMAP)

Lancement des Épreuves du DEF 2025 : Une Mobilisation Nationale pour un Examen Sécurisé et Équitable au Mali

Bamako, 02 juin (AMAP) Le lundi 2 juin 2025, les épreuves du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF), marquant la fin du cycle fondamental au Mali, ont débuté dans plusieurs régions du Mali, avec des cérémonies officielles présidées par les autorités locales. À Ouélessébougou, le préfet Moussa Sagara a ouvert la première enveloppe à N’tentoubougou 2ème Cycle « A ». À Koro, le préfet Mohamed Lamine Kounta a lancé les épreuves au groupe scolaire Diougodié Dolo. À Koutiala, le directeur de cabinet Namaka Touré a présidé la cérémonie à l’école publique de Wolobougou. À Bankass, le préfet Aly Sidibé a supervisé le lancement au groupe scolaire Joseph Yaro. À Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet, a ouvert les épreuves à l’école Tahirou Cissé. À Niafunké, Zakaradja Samaké, deuxième adjoint au préfet, a donné le coup d’envoi au groupe scolaire Hamadoun Sankaré. À Diéma, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a ouvert les épreuves dans la salle numéro 4 du centre Diéma A. Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour garantir la sérénité des épreuves. À Niafunké, les Forces Armées Maliennes (FAMAs) ont patrouillé intensément dès la veille, avec des éléments visibles autour des centres d’examen. Zakaradja Samaké déclare : « Toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement des épreuves. » À Tenenkou, un dispositif sécuritaire encadre les centres, notamment à Dia, Diafarabé, et Diondiori. À Koro, le centre de Dioungani a été délocalisé pour des raisons de sécurité, et les forces de sécurité supervisent les 31 centres. À Diéma, le préfet Hamadou Yacouba Diallo était accompagné d’un « arsenal sécuritaire » lors de sa visite des trois centres. À Ouélessébougou, les forces de défense et de sécurité étaient présentes, et Moussa Sagara salue leur contribution : « Les forces de sécurité contribuent au succès de ces épreuves. » Aucun incident majeur n’a été signalé dans ces régions. Les autorités ont insisté sur une organisation stricte et l’intégrité des examens. À Ouélessébougou, Moussa Sagara exhorte : « Je demande à chacun de voler avec ses propres ailes. » À Koro, Mohamed Lamine Kounta assure : « Toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des épreuves », tandis que Noumory Koné, directeur du CAP, ajoute : « Conformez-vous à la police de surveillance. » À Bankass, Aly Sidibé insiste : « Appliquez la police de surveillance pour empêcher la fraude. » À Niafunké, Zakaradja Samaké avertit : « Tolérance zéro pour tous les cas de fraudes. » À Diéma, Abdoulaye Kassé, directeur du CAP, conseille : « Évitez d’être en porte-à-faux avec le règlement intérieur pour ne pas être disqualifiés. » Des mesures comme la limitation à un candidat par table à Niafunké et la supervision active des centres à Diéma renforcent cette rigueur. PARTICIPATION MASSIVE – Des milliers de candidats participent aux épreuves, qui se prolongent jusqu’au 4 juin. À Ouélessébougou, 3 013 candidats (1 446 filles) sont répartis dans 21 centres. À Koro, 3 030 candidats (1 509 filles) composent dans 31 centres, dont 1 718 pour le CAP de Koro, 462 à Madougou, 21 à Dioungani, et 829 à Koporo-nâ. À Koutiala, 19 716 candidats (9 983 filles, 685 libres) sont inscrits dans cinq CAP. À Tenenkou, 923 candidats (461 filles) participent, dont 560 pour l’Académie d’Enseignement et 363 pour le CAP. À Niafunké, 276 candidats (130 filles, 26 libres) composent dans deux centres. À Diéma, 1 421 candidats (134 filles, 119 libres) sont répartis dans 11 centres, dont 8 classiques et 3 d’option arabe, avec 63 salles. Les autorités ont encouragé les candidats à aborder les épreuves avec calme et honnêteté. À Ouélessébougou, Moussa Sagara conseille : « Ne vous stressez pas, tous les sujets sont dans vos programmes. » À Koutiala, Namaka Touré recommande : « Lisez attentivement les sujets et comptez sur vos propres efforts. » À Bankass, Aly Sidibé invite : « Restez concentrés pour un bon résultat. » À Tenenkou, Boubacar Sissoko exhorte : « Restez calmes et sereins. » À Niafunké, Zakaradja Samaké insiste : « Travaillez honnêtement pour mériter vos diplômes. » À Diéma, Hamadou Yacouba Diallo conseille : « Notez vos premières idées sur vos brouillons et évitez les ratures. » Les sujets de rédaction à Diéma portaient sur une lettre de félicitation, une manifestation culturelle, et une demande de plants pour reboisement. Aucun incident majeur n’a été signalé. À Niafunké, le directeur du CAP par intérim, M. Touré, se félicite : « Une bonne organisation est déjà constatée. » À Tenenkou, les épreuves ont démarré sans encombre dans tous les centres. À Diéma, Moussa Z. Traoré, inspecteur pédagogique, exprime : « Je suis satisfait du bon déroulement des épreuves et du climat de convivialité entre les autorités. » À Ouélessébougou, Koro, Koutiala, et Bankass, les autorités ont salué l’engagement des surveillants, enseignants, et forces de sécurité. Les dépêches ne mentionnent pas explicitement d’autres examens nationaux en cours, mais le DEF est un examen clé du système éducatif malien, marquant la fin du cycle fondamental. Les slogans anti-fraude, comme celui évoqué à Ouélessébougou (« examens sans fraude ni fuite des sujets »), suggèrent une campagne nationale pour garantir l’intégrité de tous les examens de fin d’année, y compris potentiellement le baccalauréat ou d’autres certifications, bien que non détaillés ici. Le lancement des épreuves du DEF 2025 témoigne de l’engagement des autorités maliennes pour une éducation équitable et rigoureuse. Les régions d’Ouélessébougou, Koro, Koutiala, Bankass, Tenenkou, Niafunké, et Diéma ont mobilisé des ressources importantes, avec un accent sur la sécurité et la lutte contre la fraude, pour accompagner les candidats vers la réussite. Les dispositifs sécuritaires, l’organisation stricte, et les messages d’encouragement reflètent une volonté collective de garantir des examens justes et sereins. SAM/OBD/RDG/MN/AC/OB/OS/MD (AMAP)

Lancement des épreuves du DEF 2025 : Une mobilisation nationale pour la réussite des élèves

Par nos correspondants regionaux et locaux (AMAP) Bamako, 02 juin (AMAP) Ce lundi 2 juin 2025, les épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF) ont débuté à travers le Mali, marquant une étape clé pour les élèves de neuvième année, a constaté l’AMAP. À Mopti, le gouverneur, le général de brigade Daouda Dembélé, a donné le coup d’envoi au groupe scolaire ATT-Bougou à Sévaré. À Sikasso, la gouverneure Mme Kanté Marie Claire Dembélé a ouvert la première enveloppe au camp Tièba Traoré, tandis qu’à Bla, le préfet Mme Fanta Samaké a lancé les épreuves au groupe scolaire Bla I Central. À Bafoulabé, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a présidé la cérémonie à l’école fondamentale Bafoulabé I. Les autorités régionales ont mis l’accent sur une organisation sans faille. À Mopti, Amadou Abdoulaye Cissé, directeur de l’académie d’enseignement, déclare : « Tout a été mis en œuvre pour une bonne organisation, avec un accent particulier sur la lutte contre la fraude. » À Sikasso, Mahamar Aguissa, directeur de l’académie, affirme : « Toutes les dispositions sont prises pour des examens conformes aux normes. » À Bla, des mesures de sécurité impliquant police, gendarmerie et garde nationale ont été déployées, tandis que des centres ont été délocalisés de Falo et Tiènabougou vers Bla-ville pour des raisons de sécurité. À Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo insiste : « Notre système doit inspirer confiance à travers des examens rigoureux. » DE NOMBREUX CANDIDATS MOBILISES – Au total, des milliers d’élèves participent à ces épreuves. À Mopti, 10 263 candidats, dont 5 070 filles, composent dans 76 centres. Sikasso enregistre 29 144 candidats répartis dans 225 centres et 1 217 salles. À Bla, 3 245 candidats, dont 1 746 filles, sont inscrits dans 20 centres. À Bafoulabé, 2 218 candidats sont répartis dans 26 centres. Les épreuves, incluant rédaction en français et en arabe, se dérouleront jusqu’au 4 juin. Les autorités ont adressé des messages aux candidats, les exhortant à la concentration et à l’intégrité. À Mopti, le gouverneur Dembélé conseille : « Mettez en avant vos connaissances et évitez la fraude qui déshonore. » À Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé encourage : « Abordez ces épreuves avec conscience et intégrité. Vous êtes les bâtisseurs de demain. » À Bla, Mme Fanta Samaké insiste : « Ayez confiance en vous et respectez les règles. » À Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo rappelle : « La fraude est interdite, ces évaluations déterminent la valeur de vos diplômes. » Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour assurer la sérénité des épreuves. À Mopti, le gouverneur note : « La présence des surveillants et des forces de sécurité dénote une bonne organisation. » À Bla, une équipe de supervision sillonne les centres pour prévenir tout incident. À Sikasso, 2 932 surveillants encadrent les candidats, garantissant un déroulement fluide. Aucun incident majeur n’a été signalé dans ces régions. Le lancement des épreuves du DEF 2025 témoigne de l’engagement des autorités maliennes pour une éducation équitable et rigoureuse. Malgré les défis logistiques et sécuritaires, les régions de Mopti, Sikasso, Bla et Bafoulabé affichent une mobilisation exemplaire pour accompagner les candidats vers la réussite. DC/MFD/MO/BM/OS/MD (AMAP)

Mali : Les interdits dans la société pour l’équilibre et la cohésion sociale

Par Siné S. TRAORE                                                                     Au Mali, les interdits sociaux sont omniprésents dans toutes les ethnies et sous toutes les facettes de la vie traditionnelle. Mais, à l’ère de la modernité sans frein, ces interdits revêtent-ils encore une valeur sacrée aux yeux de la jeune génération ? Bamako, 02 juin (AMAP) Une mère déconseille à son fils de se marier avec une jeune fille. Le garçon transgresse l’interdit. Quinze ans de mariage, le couple n’a toujours pas d’enfant. La société a vite fait de mettre cela sur le compte des conséquences de l’interdit qui a été franchi ! Dans une discussion sur le sujet, un grand-frère sociologue a fait noter que depuis des siècles, au Mali, les communautés, les rites et la culture vivent au rythme d’un certain nombre d’interdits sociaux codifiés par la tradition. Ces interdits, qui régulent, pour ainsi dire, le fonctionnement même de la communauté, sont si ancrés dans les croyances et les comportements, qu’ils sont considérés comme un héritage de valeurs sacrées léguées par les aïeux. De Kayes  (Ouest) à Kidal (Nord), dans les vestibules des villages du Mandé ou sous les tentes accueillantes des Arabes de Tombouctou, il y a une réalité qui frappe tout visiteur, un tant soit peu observateur. Cette réalité, héritée des us et coutumes transmis de génération en génération : les interdits sociaux rythment la vie des populations. Etablis par les ancêtres, afin d’atteindre l’équilibre et la cohésion sociale, ces règles non écrites sont comme une boussole de la personnalité de l’Homme malien dans ses rapports avec ses prochains, avec la nature. Parmi ces interdits, on peut citer : « le fait de parler la bouche pleine » ; « fixer un aîné dans les yeux lorsque vous lui parlez » ; « trainer dans la rue au crépuscule »; « enjamber son époux » ; « balayer la nuit », « répondre étant dans les toilettes » etc. En passant la société malienne à la loupe, l’on se rend compte que, s’il y a quelques interdits qui semblent communs à presque toutes les cultures, la plupart du temps, chaque aire culturelle a ses interdits spécifiques. Ainsi, selon que l’on soit chez les Dogon, les Minianka, les Bwa ou les Soninké etc. ; ce qui relève de l’ordre de l’interdit absolu aux yeux d’une ethnie, peut être appréhendé comme une pratique tolérée aux yeux d’une autre. D’ailleurs, il est fréquent de voir que des interdits sont liés à une famille, à un clan, à une tribu, à un village ou une ville. FAIS-ÇI, FAIS-ÇA, FAIS SEULEMENT – Selon le Pr Mohamed Tounkara, qui enseigne la psychologie à l’École normale supérieure (ENSup), les interdits sont là comme des signaux d’alerte pour empêcher quiconque d’outrepasser ses droits et de tomber dans une forme de chaos comportemental. Il cite, par exemple, « la consommation d’œufs de poule par les enfants », « le coït entre un homme et une femme dans la brousse, en milieu Bwa », « le bain corporel au crépuscule pour une femme enceinte », ou encore « la consommation de la viande de rat par une femme en état de grossesse ». Le spécialiste affirme que les interdits jouent carrément un rôle de garde-fous destinés à préserver les valeurs morales de la société. « Un des avantages des interdits est de protéger la société et ses acquis mais, aussi, d’assurer un certain équilibre ou cohésion sociale, ainsi que le respect des normes et des valeurs », fait-il remarquer. Poussant plus loin dans ses explications, le Pr Tounkara analyse certains interdits comme de simples astuces dont le but est d’empêcher certains abus et non comme des émanations liées au sacré. Il revient, à ce propos, sur l’interdiction faite aux enfants de s’approprier des œufs. « Faire croire aux enfants qu’ils ne doivent pas consommer les œufs de poule n’a d’autre signification que de permettre aux poules d’élever leurs poussins. Les anciens ont ainsi imaginé cette menace pour freiner la voracité des enfants et laisser le temps aux poules d’éclore leurs œufs », explique-t-il. Mais, posons-nous une question ! Qu’advient-il si un interdit est allégrement violé par un membre de la société ? Le Pr Tounkara souligne que des sanctions sont souvent prises. Par exemple, cite-t-il, « pour le cas du coït entre un homme et une femme dans la brousse, en milieu Bwa ; les présumés fautifs sont punis publiquement, le jour de foire du village. » Et Tounkara d’ajouter : « Ils, les fautifs, peuvent aussi être contraints d’amener un bouc ou une chèvre que les sacrificateurs égorgeront pour en extraire la graisse. Cette graisse sera fondue sur du feu puis le liquide graisseux brûlant sera déversé sur les parties intimes des deux coupables. » « Cette pratique punitive, nous dit Tounkara, permettra de soulager les « dieux » de la brousse ou de la nature, car ceux-ci auront été offensés et la nature également souillée. » « Sans cela, précise le Pr Tounkara, les Bwa prédisent que l’hivernage risque de se passer sous de mauvais augure et ne sera pas très pluvieux ». UNE CONSTRUCTION HUMAINE – Cependant, peut-on situer avec exactitude l’origine des innombrables interdits qui ponctuent la vie sociale malienne ? Pour le Dr Fodé Moussa Sidibé, enseignant-chercheur et traditionnaliste, les interdits naissent, en réalité, à partir de l’observation des habitudes sociales. Dans leur démarche d’observateurs mais, aussi, de gardiens de la cohésion sociale, les ancêtres ont alors pris l’habitude de frapper d’interdiction toute attitude qu’ils jugeaient dangereuse pour l’harmonie du vivre-ensemble. « Tous les interdits ont été institués selon l’expérience de vie de la communauté. Leur but ? Maintenir le vivre-ensemble et tisser des liens entre les uns et les autres », révèle Dr Fodé Moussa Sidibé. Selon lui, en principe, tous les interdits ont des conséquences directes ou indirectes, qu’on n’y croit ou pas, selon la tradition. « Parce que dans plusieurs cas, quand on dit que telle chose est interdite, les gens posent la question. « Mais pourquoi c’est interdit ? » Souvent, on ne répond pas parce que ce sont des lois non écrites de la société auxquelles on doit se plier, si nous voulons être un élément central de la société », explicite-t-il. « Les interdits, souligne, le traditionnaliste Sidibé, ont ceci de positif qu’ils servent, très souvent, aussi, à préserver

La mairie de la Commune urbaine de Ségou réalise plus de 800 000 000 Fcfa en 2024

Ségou, 31 mai (AMAP) La mairie de la Commune urbaine de Ségou a réalisé, 814 336 948 Fcfa, soit 86,71%, au titre de l’exercice 2024 en mais a enregistré une faible mobilisation de la Taxe de développement régional et local (TDRL), a appris, vendredi, l’AMAP sur place. Le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra qui a présenté le compte administratif de l’année écoulée, lors de la restitution publique de la gestion de sa collectivité, dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance, a fait noter que, sur la TDRL, la commune a, sur une prévision de 39 171 400 Fcfa, réalisé 2 984 033 Fcfa, soit 7,62%. Dans la cour de la mairie, sous la présidence du préfet de Cercle, Daouda Diarra et en présence des responsables des services techniques, des autorités traditionnelles et religieuses ainsi que des organisations de la société civile, le maire a, également, fait l’état d’exécution du Plan de développement économique, social et culturel (PDSEC) et du fonctionnement des organes et services propres de la commune. Comme réalisation de la mairie, on retient entre autres, l’appui aux quartiers pour le curage des caniveaux et le rétablissement de l’électricité dans le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Médine. Prenant la parole, le préfet du Cercle de Ségou a salué « la régularité du maire dans le respect de cette importante disposition du Code des collectivités territoriales qui favorise la participation des citoyens à la gestion de la commune. » Selon Daouda Diarra, « les citoyens ont besoin d’être informé par leurs élus. » « Ce besoin s’il n’est pas satisfait, engendre la méfiance, le désintérêt pour les acteurs locales et impacte négativement le paiement des taxes », a-t-il estimé. Par ailleurs, M. Diarra a indiqué que les communes du Cercle de Ségou sont confrontées à plusieurs défis dont les faibles taux de mobilisation des ressources propres, de participation des citoyens à la vie publique et de réalisation des PDSEC. Il a salué la tenue de cette journée de redevabilité qui permet de renforcer les capacités des organisations de la société civile, en matière de suivi budgétaire, « afin de mieux contribuer à la gestion transparente des ressources publiques. » À l’issue de la séance de questions-réponses, le maire de la Commune urbaine de Ségou a adressé ses remerciements à l’ensemble des acteurs qui ont concouru « à l’atteinte des résultats engrangés », avant de réitérer son « engagement à poursuivre, ensemble, les efforts afin de répondre aux besoins fondamentaux de la population. » MS/MD (AMAP)