La mairie de la Commune urbaine de Ségou réalise plus de 800 000 000 Fcfa en 2024

Ségou, 31 mai (AMAP) La mairie de la Commune urbaine de Ségou a réalisé, 814 336 948 Fcfa, soit 86,71%, au titre de l’exercice 2024 en mais a enregistré une faible mobilisation de la Taxe de développement régional et local (TDRL), a appris, vendredi, l’AMAP sur place. Le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra qui a présenté le compte administratif de l’année écoulée, lors de la restitution publique de la gestion de sa collectivité, dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance, a fait noter que, sur la TDRL, la commune a, sur une prévision de 39 171 400 Fcfa, réalisé 2 984 033 Fcfa, soit 7,62%. Dans la cour de la mairie, sous la présidence du préfet de Cercle, Daouda Diarra et en présence des responsables des services techniques, des autorités traditionnelles et religieuses ainsi que des organisations de la société civile, le maire a, également, fait l’état d’exécution du Plan de développement économique, social et culturel (PDSEC) et du fonctionnement des organes et services propres de la commune. Comme réalisation de la mairie, on retient entre autres, l’appui aux quartiers pour le curage des caniveaux et le rétablissement de l’électricité dans le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Médine. Prenant la parole, le préfet du Cercle de Ségou a salué « la régularité du maire dans le respect de cette importante disposition du Code des collectivités territoriales qui favorise la participation des citoyens à la gestion de la commune. » Selon Daouda Diarra, « les citoyens ont besoin d’être informé par leurs élus. » « Ce besoin s’il n’est pas satisfait, engendre la méfiance, le désintérêt pour les acteurs locales et impacte négativement le paiement des taxes », a-t-il estimé. Par ailleurs, M. Diarra a indiqué que les communes du Cercle de Ségou sont confrontées à plusieurs défis dont les faibles taux de mobilisation des ressources propres, de participation des citoyens à la vie publique et de réalisation des PDSEC. Il a salué la tenue de cette journée de redevabilité qui permet de renforcer les capacités des organisations de la société civile, en matière de suivi budgétaire, « afin de mieux contribuer à la gestion transparente des ressources publiques. » À l’issue de la séance de questions-réponses, le maire de la Commune urbaine de Ségou a adressé ses remerciements à l’ensemble des acteurs qui ont concouru « à l’atteinte des résultats engrangés », avant de réitérer son « engagement à poursuivre, ensemble, les efforts afin de répondre aux besoins fondamentaux de la population. » MS/MD (AMAP)

Projet culturel Mali Kó : Faire célébrer l’héritage par la jeunesse malienne en 2025

Bamako, 31 mai (AMAP) Africa scène et le Complexe culturel BlonBa, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée pour 2025 par le président Assimi Goïta, lancent Mali Kó (Le Mali dit), un projet ambitieux de 150 millions de Fcfa visant à revisiter 19 chansons emblématiques du Mali de 1960 à 2000 dans 11 régions. « Mali Kó est une célébration de notre histoire musicale et un moyen de transmettre des valeurs de paix et de cohésion à travers la nouvelle génération », a déclaré Abou Guitteye, directeur d’Africa Scène. « Ces chansons intemporelles, réinterprétées, vont raviver des moments clés de l’histoire malienne et inspirer les jeunes. » Porté par cinq jeunes artistes maliens, ce projet comprend un album, un spectacle de 2h30 et une tournée dans 11 villes, avec pour objectif de promouvoir l’héritage culturel et la citoyenneté auprès de la jeunesse malienne. Le projet se déploie en trois phases. La première consiste en la production d’un album regroupant 19 chansons classiques, comme Mali Twist de Boubacar Traoré, Bi furu d’Oumou Sangaré ou Dimanche à Bamako d’Amadou et Mariam, réinterprétées par des artistes prometteurs : Malakey, Young BG, Dr Keb, Black AD, Fama Diabaté et Lah Diabaté. La deuxième phase verra la création d’un spectacle de 2h30, dirigé par un directeur artistique à Lyon, intégrant son, lumière et danse. Enfin, une tournée itinérante présentera ce spectacle dans 11 villes maliennes, de Tombouctou à Bamako, en passant par Sikasso, Kayes et Ségou, visant à toucher 150 000 spectateurs directs. « Ce projet est une passerelle entre notre passé et notre avenir. Nous voulons montrer que le Mali culturel tient toujours et que la jeunesse est capable de produire des œuvres d’exception », ajoute Abou Guitteye. « La mission de Mali Kó, c’est transformer chacune de ces 11 villes en capitale culturelle pendant une semaine, en portant des messages d’éducation civique et de vivre-ensemble », a expliqué Alioune Ifra N’Diaye, directeur du Complexe BlonBa. Une téléréalité accompagnera le projet, avec 40 émissions hebdomadaires de 26 minutes et 10 émissions mensuelles de 90 minutes, diffusées pour atteindre 3 millions de téléspectateurs et 1 million de vues en ligne. Black AD, de son vrai nom Awa Diallo, s’enthousiasme : « Ce projet montre que le Mali possède une valeur culturelle exceptionnelle. Je vais y apporter mon originalité pour faire vibrer le public et montrer que le Mali est fier ! » Mali Kó s’inscrit dans une démarche éducative et citoyenne, répondant aux défis de la jeunesse malienne, comme la consommation de drogue ou l’attrait pour le complotisme. En s’appuyant sur les pratiques culturelles urbaines et numériques des jeunes, le projet vise à renforcer l’identité nationale et à promouvoir une citoyenneté moderne. À travers la musique, il ambitionne de raviver la mémoire collective, valoriser les talents émergents et faire rayonner la culture malienne à l’échelle nationale et internationale. OS/MD (AMAP)

« Faso baro kene » à Sikasso : Echanges pour réveiller la fibre patriotique des citoyens  

Sikasso, 31 mai (AMAP) La 3ème édition du débat citoyen « Faso baro kene » s’est deroulée, jeudi, dernier, dans la salle du Cicaara de Sikasso, apres celles de Koulikoro et Mopti, présidée par la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. « Faso Baro Kene, ce n’est pas seulement un cadre de débat, c’est avant tout un creuset d’échanges, de transmission des savoirs et de reconnexion avec nos valeurs fondamentales », a déclaré la gouverneure Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a salué l’initiative avant de souligner que « Faso Baro Kene » entend nous replonger dans les profondeurs du Maaya, « cette sagesse millénaire qui structure notre rapport à la communauté et à notre environnement. » Selon elle, à travers ce dialogue intergénérationnel et interculturel, « nous pouvons mieux comprendre notre passé, nous interroger sur notre présent et construire ensemble un avenir commun. » Par ailleurs, elle a ajouté qu’ « à l’heure où nous parlons de refondation, de souveraineté et de reconstruction nationale, il est essentiel que chaque malienne et malien retrouve en lui-même cette fibre patriotique, cette dignité, ce sens du devoir et de la solidarité qui font la grandeur de notre peuple. » Mme Kanté Marie Claire Dembélé a, d’une part, formulé le vœu que « Faso baro kene » devienne un pilier durable de la cohésion sociale dans notre région et dans tout le pays, et d’autre part, encouragé toutes les collectivités, les leaders communautaires, les jeunes et les femmes à s’approprier pleinement cet espace. Quant à Daha Niasse, représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, il a salué la bonne organisation de l’évènement avant de rappeler qu’il s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture (une initiative du président de la Transition). « L’initiative permettra de matérialiser la volonté du Président de la Transition. Quant à l’espace, celui-ci, permettra d’interpeller les jeunes sur la détérioration de nos valeurs et mœurs », a dit le représentant du ministre en charge de l’Artisanat. Il souhaité que a jeunesse s’approprie « nos valeurs ancestrales car c’est eux qui doivent véhiculer la vraie réforme du Mali et prendre la relève. »  « On ne peut pas être souverain dans la culture d’autrui… », a-t-il conclu. La conférence-débat basée sur « maaya et danbé pour une culture du Mali kura » était animée par le spécialiste du N’go, le Dr Mari Keita, le traditionnaliste Bakoroba Diabaté, le Pr Ibrahim N’Diaye. « Faso baro kene », s’emploie à transmettre nos valeurs sociétales, nos savoirs et savoir-faire endogènes à la jeune génération afin de former la colonne vertébrale d’un nouveau type de citoyen malien (maliden kura) pétri de qualités exceptionnelles de bâtisseurs. Il se propose de promouvoir un échange permanent entre les composantes de la société, en vue de valoriser notre culture et nos traditions, de mettre l’Homme au cœur du développement socio-économique et culturel par le biais de l’éducation et de la citoyenneté. Il vise notamment à contribuer à l’éveil de conscience et à l’engagement citoyen, à développer la fibre patriotique chez les jeunes et les adultes, à favoriser la transformation sociale ainsi que le changement de comportement durable à travers la formation du « maliden kura » profondément ancré dans nos traditions et ouvert au monde. Les conférenciers ont apporté des éclaircissements aux différentes préoccupations soulevées par l’assistance. L’hymne national, la prestation des koredugaw et la pièce théâtrale de la troupe yeelen ont marqué l’évènement. L’année 2025 a été décrétée année de la culture par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié l’espace « faso baro kene » (débat citoyen). L’initiative intervient dans le cadre de la mise en œuvre du projet culture Mali 2025. La rencontre est organisée à la fin de chaque mois avec des thématiques bien choisies. L’espace utilise le cadre d’échanges « maaya ni danbe kene » créé au niveau des gouvernorats dans toutes les régions du Mali par le ministère de l’administration territoriale en collaboration avec ceux de la jeunesse et des sports, de la réconciliation et de la culture. La session de Sikasso a eu lieu en présence du directeur national du tourisme et de l’hôtellerie Mamary Diarra, du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé ainsi que du 2ème vice-président du Conseil régional, Samba Diallo. Etaient aussi présents, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Adama Ballo et plusieurs invités. MFD/MD (AMAP)  

Diéma : Des moutons hors de prix !

Par Ouka BA AMAP Diéma, 30 mai (AMAP) La fête de Tabaski se tiendra, cette année, dans un contexte économique et sécuritaire difficile. A Diema, les prix des moutons dépassent largement les bourses. Les moutons coûtent excessivement cher dans cette partie de la Bande sahélienne où l’élevage est en pleine expansion, malgré les cycles de sécheresse répétés, liés généralement à l’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies dans l’espace et dans le temps. Aujourd’hui, à Diéma, pour se procurer un bélier moyen, il faut débourser jusqu’à 110 000 Fcfa voire plus ! La question qui taraude tous les esprits est de savoir ce qui a occasionné la flambée des prix des moutons dans le Kaarta cette année. A propos, plusieurs raisons sont avancées. Certains pensent que les commerçants sénégalais n’étant pas venus cette année pour se ravitailler, on ne peut parler de rareté des moutons sur les marchés. De l’avis général, les causes sont liées à la cherté de la vie et, surtout, à l’insécurité qui sévit dans la zone. Ce qui empêche beaucoup d’éleveurs ont peur de conduire leur troupeau sur des marchés sous la menace terroriste. DE LA CUPIDITE – Sur la place occupée par les marchands de moutons, au Razel, juxtaposée à l’emplacement de compagnies de transport, se déroulent, du lever au coucher du soleil, des transactions. Vendeurs, acheteurs, revendeurs et coxeurs, chacun y trouve son compte. On y assiste, quotidiennement, à un véritable tohu-bohu. En provenance de Tinkaré, Dioby Macoulmack, est à la recherche d’un client pour son bélier qu’il désire vendre à 160 000 Fcfa, un prix non négociable, d’après lui. Avec ses cinq béliers corpulents, aux cornes pointues, Lassana Konaté, espère tirer de son mouton la faramineuse somme de 750 000 Fcfa. Il s’arme de patience pour attendre les clients les plus audacieux. Le revendeur Adama Boly, n’est pas avide d’argent. S’il parvient à gagner sur chaque mouton un bénéfice de 1 000 Fcfa, cela est suffisant. A en croire, Bassékou Gambi, venu de Koromba Kouroumba, il existe toutes sortes de prix. Il suffit d’avoir un peu d’argent pour obtenir un mouton qui répond aux critères de l’animal de sacrifice. Mamadou Diallo, éleveur, a fait un tour au Sénégal pour écouler ses moutons. En ce moment, il est venu aider son ami dans la vente. Gaoussou Diarra, domicilié à Fangouné Massassi, s’est déplacé personnellement, malgré son âge avancé, pour venir acheter des béliers pour sa famille. Il trouve que les enfants sont souvent inexpérimentés dans le marchandage. De l’imprudence chez Samba Traoré, qui dit attendre le jour même de la fête, juste avant la prière collective, pour chercher un mouton. « Car, explique-t-il, le visage décrispé, cela trouvera que tout le monde a eu son mouton. » « Alors certains marchands bazardent leurs troupeaux », espère-t-il. DE LA MODESTIE – N’ayant pas assez d’argent pour se procurer un bélier, un homme qui préfère garder l’anonymat, vient d’acheter une chèvre de 6 mois à 25 000 Fcfa, qu’il compte immoler le jour de la fête. Que dire de cet autre, qui laisse sa brebis pour chercher un bélier, afin de répondre à une exigence des membres de sa famille. Mahamadou Sissoko, releveur de compteurs Energie du Mali (EDM), est obligé d’acheter, cette année, son mouton de Tabaski. Durant les années antérieures, il pratiquait l’élevage. Son activité avait beaucoup prospéré. Mais, par la suite, une maladie a décimé son troupeau. Interrogé sur le sujet, le chef du service local des productions et des industries animales, Oumar Maïga, a indiqué que c’est de la pure surenchère. Il rapporte que le fait que beaucoup de gens soient impliqués dans le circuit (vendeurs, acheteurs, revendeurs, coxeurs), forcément les prix des moutons prennent l’ascenseur, « car chacun veut en tirer profit. » « Dans cette affaire, poursuit-il, ce sont généralement les propriétaires d’animaux qui sont les grands perdants. » Il a aussi évoqué le problème d’insécurité, qui rend souvent difficile l’approvisionnement des différents marchés. Le service local des productions et des industries animales assure correctement les rôles, qui lui incombent, afin de parvenir à une bien meilleure promotion de ce secteur dans le Cercle de Diéma. OB/MD (AMAP)  

Kangaba : Consultation publique autour du projet minier de Jin Yuan SARL à Diourka-nord

Kangaba, 30 mai (AMAP) Une consultation publique sur l’Étude d’I]impacts environnemental et social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société Jin Yuan SARL s’est tenue, jeudi 29 mai 2025, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro, chef-lieu de la Commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba. Présidée par le 2e adjoint au préfet, Drissa Konaré, la rencontre a réuni des représentants des villages de Danga et Tombola, ainsi que des autorités traditionnelles et des forces vives. « Cette consultation vise à garantir que le projet respecte les normes environnementales et sociales, tout en impliquant les communautés locales », a déclaré M. Drissa Konaré, soulignant l’importance de la transparence dans ce processus. Pour se conformer à la réglementation, Jin Yuan SARL a mandaté un consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, spécialiste en évaluation environnementale. « Notre objectif est d’identifier et d’évaluer les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et les populations », a expliqué M. Coulibaly. Il a détaillé les ambitions de la société, qui incluent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’import-export et le BTP. L’EIES vise à prévenir la dégradation de l’environnement, à intégrer les enjeux climatiques et à réduire les impacts négatifs des activités minières. « Nous voulons optimiser l’équilibre entre développement économique, social, culturel et environnemental, tout en associant les populations à chaque étape du projet », a ajouté le consultant. Un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale sera également élaboré pour accompagner l’exploitation de la mine, qui couvre une superficie de 25 km² à Diourka-nord. En clôture, le 2ème adjoint au préfet a exhorté les communautés à cultiver l’entente et la solidarité pour maximiser les bénéfices du projet. « Cette mine peut être une opportunité pour le développement local si nous travaillons ensemble », a-t-il conclu. SD/OS/MD (AMAP)

Kangaba: Consultation publique du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société JIN YUAN SARL

Kangaba, 30 mai (AMAP) L’Etude d’Impacts Environnemental et Social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société JIN YUAN SARL a Diourka – nord, commune rurale de Nouga cercle de Kangaba, était au centre de la Consultation publique tenue jeudi, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro chef-lieu de la commune rurale de Nouga , a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du 2ème adjoint du préfet du cercle, Drissa Konaré en présence des représentants des légitimités traditionnelles et des forces vives des villages de Danga et Tombola. Dans le but de se conformer à la réglementation en vigueur, la Société JIN YUAN SARL a contracté un consultant indépendant, spécialiste en évacuation environnementale pour mener l’Etude d’Impacts Environnemental et Social de son projet. Le consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, contracté par la société a expliqué de fond en comble les objectifs de la société et les objectifs de l’Etude. Les objectifs de la société constituent  la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’Import et l’Export, et le BTP. Quant à l’Etude, son objectif général consiste à identifier et à évaluer les impacts environnementaux et socioéconomiques positifs et négatifs du projet d’exploitation de la petite mine d’or à Diourka-nord. Il s’agit spécifiquement, de prévenir la dégradation de l’environnement et la détérioration de la qualité du cadre de vie des populations suite aux activités de la petite mine d’or, d’intégrer les enjeux liés aux changements climatiques, de réduire et ou réparer les dommages causés à l’environnement par l’apparition des mesures d’atténuation, de compensation ou de correction des effets néfastes issus des activités de la petite mine d’or. Il s’agit également d’optimiser l’équilibre entre le développement économique, social, culturel et environnemental dans le processus de réalisation du projet, de faire participer les populations et organisation concernées aux différentes phases du développement du projet, de mettre à la disposition du département en charge la gestion de l’environnement (Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable) des informations pertinentes pour la prise de décision et d’élaborer un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale des activités de la petite mine d’or. Au terme de la rencontre, le représentant de l’exécutif local a invité les populations des deux villages à prôner l’entente et la solidarité pour tirer le meilleur profit de la petite mine d’or de Diourka-nord qui a une superficie de 25 kilomètres carrés. SD/KM (AMAP)

Mali : La fête de l’Aïd El Kebir sera célébrée le 6 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes)

Bamako, 29 mai (AMAP) La célébration de la fête de Tabaski aura lieu le vendredi 06 juin 2025 et non le samedi 07 juin, « sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé, ce jeudi, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes dans  un communiiqué. Cette décision fait suite à la confirmation de l’observation du croissant lunaire dans le Cercle de Koro, Région de Bandiagara (Centre), le 27 mai 2025, bien que la Commission nationale d’Observation de la Lune n’ait relevé aucun sighting ailleurs. Le communiqué ajoute que « toutefois, il ressort des témoignages de certains fidèles musulmans du cercle de Koro, région de Bandiagara, que le croissant lunaire a été aperçue dans ladite localité » Au regard de la convergence de ces témoignages, le ministère chargé des Affaires religieuses, « après avis favorable de la Commission nationale d’observation de la lune, porte à la connaissance de la communauté musulmane du Mali que conformément à la Charia islamique, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba kalo a débuté au Mali, le mercredi 28 mai 2025. » « Par conséquent, la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ est fixée au vendredi 06 juin 2025 sur toute l’étendue du territoire national, au lieu du samedi 07 juin comme précédemment annoncé.» MMD/OS/MD (AMAP)

Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles : Session sur les bilans 2024 et 2025

Bamako, le 29 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a présidé, ce jeudi 29 mai, à la coordination du projet, l’ouverture de la session sur le bilan des activités 2024 et celles à réaliser en 2025 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali, volets aviculture et aquaculture (PDRIAAM) phase 2, et dont le plan de travail et les budgets annuels 2025 sont estimés à 1,699 milliards de Fcfa, a constaté l’AMAP sur place. Youba Ba participait ainsi à la deuxième session du Comité d’orientation et de pilotage du PDRIAAM PHASE 2 dont l’objectif est « d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à l’amélioration de la production avicole et aquacole des petits exploitants. Et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant essentiellement les femmes et les jeunes ». Cet objectif, selon le ministre Ba, « sera atteint grâce à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacoles, à l’amélioration de la résilience desdits systèmes ainsi qu’à un accès accru des populations bénéficiaires à une amélioration saine et nutritive. » « Ainsi, le PDRIAAM doit permettre de produire par an : 15 0005 tonnes de poissons ; 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulets », a annoncé le chef du département de l’Élevage et de la Pêche.  Et ce, « au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. » En outre, l’objectif du projet, qui cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes, selon Youba Ba, « cadre bien avec la politique de développement agricole » du Mali. Laquelle vise « la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et périurbain ; la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays ; de la réduction de la pauvreté rurale ; la modernisation de l’agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie. » S’y ajoutent, entre autres, « la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ; l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique ». Les administrateurs, avec à la tête, le coordinateur du PDRIAAM PHASE 2, Sory Ibrahim Sidibé, auront à examiner, analyser et amender les documents qui leur sont soumis. Il s’agit, entre autres, de la mise en place et le développement de l’Unité de gestion du projet ; la préparation d’une situation de référence des deux filières dans la zone d’intervention du projet ; la préparation des travaux de réalisation des infrastructures et d’équipements ; le renforcement des capacités des parties prenantes. OD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 28 mai 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 28 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Collectivités territoriales. La Direction générale des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°2011-053 du 28 juillet 2011 avec pour mission l’élaboration des éléments de la politique nationale de décentralisation du territoire, la coordination et le contrôle de l’action des Autorités administratives, des services et des organismes publics impliqués dans la mise en œuvre de ladite politique. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2012-022/P-RM du 18 janvier 2012. De sa création à nos jours, la Direction générale des Collectivités territoriales a conduit d’importantes réformes concourant à l’amélioration de la gouvernance locale et à la maîtrise d’ouvrage du développement local par les Collectivités territoriales. La mise en œuvre des nouvelles orientations de la politique nationale de décentralisation nécessite un réajustement des missions et une nouvelle structure organisationnelle pour la Direction générale des Collectivités territoriales. Les projets de texte, adoptés, redéfinissent les missions de la Direction en vue de les adapter à l’évolution des textes de base de la décentralisation et prévoient l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : a. un projet de loi autorisant la participation de l’Etat au capital social de la Société de Raffinerie d’Or du Mali ; un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société de Raffinerie d’Or du Mali. Pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale et l’accroissement de sa valeur ajoutée, plusieurs recommandations ont été formulées par les Assises Nationales de la Refondation, notamment : –  l’augmentation de la participation de l’Etat au capital des sociétés minières ; –  la relecture du code minier pour augmenter les revenus de l’Etat ; –  la création d’une société d’Etat d’exploitation minière ; –  la réalisation d’une raffinerie nationale pour contrôler la production d’or, la traçabilité de l’exploitation artisanale pour maintenir la valeur ajoutée dans notre pays. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a entrepris des reformes qui ont abouti en 2023 à l’adoption d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au contenu local dans le secteur minier. La création de cette raffinerie qui s’inscrit dans cette dynamique prévoit le traitement de l’or par l’Etat à travers une unité installée au Mali. Pour ce faire, l’Etat du Mali a signé un protocole d’Accord avec la société russe Yadran pour la construction et l’opérationnalisation d’une raffinerie d’or d’une capacité de 200 tonnes par an dans laquelle l’Etat détient une participation de 62% du capital social. Les projets de texte, adoptés, consacrent la participation de l’Etat au capital de la Société de Raffinerie d’Or du Mali. un projet de décret portant institution de la vérification documentaire préalable des marchandises à l’importation et leur scanning à l’arrivée. La Direction générale des Douanes a été créée par l’Ordonnance n°90-58/P-RM du 10 octobre 1990, modifiée, avec pour mission, entre autres, l’élaboration des éléments de la politique douanière, la liquidation des droits et taxes exigibles à l’occasion de l’importation et de l’exportation des marchandises, la recherche, la constatation et la répression des infractions douanières et de celles relatives à la réglementation des changes. Le Décret n°2022-0517/PT-RM du 1er septembre 2022 fixant son organisation et les modalités de son fonctionnement prévoit un Centre d’Expertise Technique dont les missions sont : –  la vérification documentaire préalable des marchandises avant l’importation ; –  les activités de scanning ; –  l’analyse des risques. Le projet de décret, adopté, institue la vérification documentaire préalable des marchandises à l’importation et leur scanning à l’arrivée. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales pour la recherche d’or à N’Tahaka dans le Cercle de Gao, Région de Gao. Le Gouvernement de la République du Mali a attribué à la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali un permis de recherche d’or à N’Tahaka sur une superficie de 97,41 km2. L’acquisition de ce permis de recherche par la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali lui permettra d’exécuter des travaux de recherche complémentaire afin d’évaluer le potentiel minier du périmètre de N’Tahaka. La Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali précise qu’une convention d’établissement fixe les rapports entre l’Etat et le titulaire du titre de recherche pendant la durée de la phase de recherche minière. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation de la Convention d’établissement entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali pour la recherche d’or à N’Tahaka. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel Diawoye Sangaré. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Inspecteur à l’Inspection des Services judiciaires : Monsieur Sékou Dioro Dicko, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller culturel à l’Ambassade du Mali à Moscou

Ségou: Ruée sur le « Gueni » à l’approche de l’hivernage

Par Aminata PONA  Ségou, 29 mai (AMAP) La séduction, art subtil et raffiné, s’accompagne souvent de gestes symboliques et d’éléments sensoriels. Parmi ceux-ci, l’encens occupe une place privilégiée. Il constitue un véritable allié dans le jeu de la féminité et du charme. Les femmes de la région de Ségou en sont bien conscientes, et nombreuses sont celles qui recourent à divers types d’encens, en particulier le « Gueni », le souchet rond, de son nom scientifique « Cyperus rotondus Linn », pour exhaler leur présence et envoûter les sens. Traditionnellement appelé Guéni, cet encens naturel se décline en plusieurs formes que l’on retrouve sur les marchés locaux : les petits grains de couleur rougeâtre ou noir nommés Guénimisèni, les gros grains de couleur noire connus sous le nom de Guéni Koumaba, ainsi que les mystérieux Mougoumougouni. Ces perles aromatiques dégagent des senteurs suaves et envoûtantes qui imprègnent les lieux de leur parfum singulier. Utilisé principalement par les femmes, le Guéni sert à embaumer les pièces de vie, salons, chambres, salles d’eau, espaces de réunion ou de travail mais aussi à parfumer les vêtements. Au-delà de son usage esthétique, il s’inscrit dans une tradition culturelle profondément ancrée. À l’approche de l’hivernage, la demande pour ces encens ne cesse de croître. Nombreuses sont les femmes qui, en se rendant au marché, ne peuvent résister à l’envie d’en acquérir, tant son usage est devenu incontournable dans la vie quotidienne. C’est notamment le cas de Fatoumata Tangara, rencontrée au marché hebdomadaire communément appelé « N’Denè sugu » qui signifie « le marché du lundi » en bamanankan. Le sachet bien garni qu’elle tient à la main dit tout son attachement au produit : « Je viens d’acheter 4 kilos de « Gueni gros grain et 3 kilos de petit grain. J’aime particulièrement son parfum pendant les périodes de fraicheur. Je l’utilise pour embaumer mes chambres, mes toilettes, mes habits, mes dessous et même mes draps. J’ajoute à mon eau de boisson ou je le garde en bouche pour éviter les mauvaises odeurs » confie-t-elle. Non loin d’elle, une autre cliente Adam s’affaire à tester les odeurs des différents « gueni » proposés par une vendeuse. Après comparaison, elle opte pour le gros grain. La quarantain révolue, cette  dame estime que toutes les femmes devraient intégrer ce produit dans leur quotidien. « C’est un encens brut accessible à toutes les femmes selon leurs moyens. Il se suffit à lui-même. Nul besoin d’ajouter un autre parfum » affirme-t-elle. La mère de quatre enfants en souligne particulièrement l’utilité durant la saison pluvieuse : « C’est en cette période que j’en achète le plus. Comme vous le savez, en période de fraicheur, certains enfants urinent au lit. Cet encens est efficace pour éliminer les mauvaises odeurs au réveil. Il purifie littéralement l’air ambiant » explique-t-elle. Produit culturellement valorisé et largement utilisé le Gueni soutient une économie informelle dynamique principalement animée par les femmes.Sur les différents marchés de la ville de Ségou, les vendeuses d’encens sont facilement repérables. Elles attirent les passantes par l’agréable parfum qui émane de leurs étals. L’une d’elles, Fatoumata Diallo interpelle les clientes autour de ses bassines remplies du produit. Elle propose le gros grain entre 1 500 et1 750 Fcfa le kilo. Si le produit est cassé, le prix varie de 1 750 ou 2 000 Fcfa . Le petit grain rouge ou noir, quant à lui, est vendu entre 1 250 ou 1 500 Fcfa le kilo. Lorsqu’il est pilé, elle le cède entre 1 000 et 1 250 Fcfa le kilo. L’encens localement appelé « mougoumougouni » se vend à 500 Fcfa le kilo ou à 400 Fcfa, le contenu d’un récipient appelé ‘panis’. Fatoumata précise que les prix fluctuent selon les saisons. Ces recettes journalières varient entre 15 000 et 50 000Fcfa. Pour sa consœur Bintou Djibo, la période de l’hivernage est particulièrement propice à la vente du Gueni. « Les grains noirs sont les plus prisés par les femmes. Cependant, le produit devient plus coûteux, car certains cultivateurs abandonnent sa culture au profit d’autres activités », explique-t-elle. Elle souligne, par ailleurs, la rentabilité de cette activité, grâce à laquelle elle subvient aux besoins de sa famille. « Nous recevons le produit des zones de production, le vendons en détail. Ensuite, nous remettons leur part aux fournisseurs à la fin de la journée. Le bénéfice nous revient. Parfois, je réalise un chiffre d’affaires de 50 000 Fcfa par jour, voire 100 000 Fcfa ou plus, selon l’affluence du marché », explique-t-elle. Bintou Djibo affiche les mêmes prix que Fatoumata. Toutes les deux vendent également en détail à partir de 50Fcfa. Le Gueni provient essentiellement des localités de Macina, Kala, Konodimini et Sitanbougou. Une femme âgée, rencontrée sur place, rappelle l’importance de cet encens dans les foyers : « C’est une forme de chauffage moderne. Il peut même apaiser les tensions dans un couple : il suffit que la femme nettoie la maison, allume un peu d’encens, et la magie opère » précise-t-elle. Outre son pouvoir aromatique et symbolique, elle souligne que le Gueni joue également un rôle hygiénique et médicinal. Il est aussi utilisé pour repousser les moustiques et autres insectes nuisibles. Selon certaines croyances populaires, il contribuerait aussi à prévenir certaines affections féminines, telles que les infections, les douleurs menstruelles, la sécheresse vaginale, les crampes abdominales et les démangeaisons intimes. AP/ADS/MD (AMAP)