Bandiagara : L’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye renforce les capacités des femmes et jeunes déplacés
Bamako, le 1er déc (AMAP) Le projet « Stabilisation comme réponse multisectorielle aux femmes et aux jeunes déplacés dans le Centre du Mali (Bandiagara)» a lancé officiellement ses activités, ce lundi 1er décembre 2025, à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB) de Bamako, a constaté l’AMAP, L’EMP-ABB a signé une convention de partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Mali, dans le cadre de la mise en œuvre du projet financé par le Japon pour une durée de six mois Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, a déclaré que ce projet « est solidement aligné sur l’agenda Femme-Paix-Sécurité de la Résolution 1325. » « Les formations qui seront dispensées, selon Mme Diarra, vont être non seulement un cadre d’apprentissage mais, aussi, un espace de résilience et de reconstruction collective. » Selon le Directeur général de l’EMP-ABB, le colonel-major Souleymane Sangaré, la mise en oeuvre de ce volet revêt une importance stratégique au regard de la volonté partagée entre bailleur (Japon), structures techniques de mise en oeuvre (PNUD et EMP-ABB) et bénéficiaires (l’État malien à travers les populations cibles de Bandiagara) « de renforcer les fondements de la cohésion sociale, de promouvoir la résilience des communautés et de soutenir une paix durable. » L’EMP-ABB, « fidèle à sa vision stratégique, ambitionne de jouer un rôle de catalyseur des initiatives et des réflexions autour des enjeux de paix et de sécurité, tant à l’échelle mondiale qu’africaine. » » C’est dans cet esprit, a précisé le colonel-major Souleymane Sangaré, que nous avons décidé de nous engager dans ce projet aux côtés du partenaire japonais. » « Nous sommes, en effet, convaincus que toute démarche de stabilisation durable nécessite l’implication active, informée et structurée des femmes et des jeunes, acteurs clés de nos sociétés », a-t-il soutenu. Ce projet est attendu, pour permettre non seulement de renforcer les capacités des femmes et des jeunes déplacés, afin de leur faciliter de participer pleinement aux dynamiques communautaires et aux processus de paix locaux. Mais, aussi, d’outiller les acteurs institutionnels et communautaires en matière de prévention des conflits, de gestion pacifique des différends, surtout de restauration de la confiance entre les populations. Il est, également, question de promouvoir des cadres de dialogue inclusifs, essentiels pour la reconstruction du tissu social et l’apaisement durable des tensions. Le représentant du gouverneur de Bandiagara, le colonel Yaya Diarra, a abondé dans le même sens, en soulignant que le projet vient à point nommé. Le Représentant-résident du PNUD au Mali, Malèye Diop, a réaffirmé la disponibilité de l’institution onusienne à soutenir les initiatives de stabilité, paix et développement durable au Mali. De son côté, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a déclaré qu’ « il s’agit de soutenir les efforts de stabilisation en mettant l’accent sur les processus de relèvement et de résilience pour les femmes, les jeunes filles et garçons récemment touchés par les déplacements internes et la violence basée sur le genre. » Cela, grâce à des opportunités socio-économiques et de subsistance intégrées et sensibles au genre dans les communautés d’accueil de Bandiagara. « Sa réalisation permettra de soutenir le rétablissement de services sociaux essentiels accessibles de qualité et sensibles au genre dans les communautés d’accueil à Bandiagara, d’améliorer l’accès à des moyens de subsistance et à un soutien économique pour 3 000 membres…», a indiqué Yukuo Murata. OD/MD (AMAP)
Ségou : Saisie de 250 briques de cannabis d’une valeur marchande de 75 000 000 de Fcfa
Ségou, 1er déc (AMAP) Les éléments de la Brigade de recherches du Commissariat de police du 2e arrondissement de Ségou (Centre) ont interpellé, dimanche, trois individus transportant un camion-remorque contenant 250 briques de cannabis, d’une valeur marchande de 75 000 000 de Fcfa, dissimulées sous des marchandises au quartier Pelengana non loin de l’échangeur multiple. Selon le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly, c’est sur la base de renseignements judicieusement exploités que le véhicule suspect, en provenance d’un pays voisin, a été soumis à des fouilles qui ont permis de découvrir des sacs de cannabis de 125 kg. Les trois personnes suspectes interpellées sont Adama Traoré (35 ans) chauffeur, Sidiki Coulibaly (31 ans) également chauffeur et l’apprenti chauffeur Idrissa Mariko (16 ans). « Après la saisie de ces produits prohibés, nous avons immédiatement procédé à l’interpellation des trois individus suspects, tous de nationalité malienne. Informé, le Procureur près le Tribunal de Grande instance de Ségou nous a ordonné de continuer l’enquête. Ils (les suspects) seront conduits aujourd’hui (Nldr, lundi) devant le Procureur près le Tribunal de Grande instance de Ségou pour répondre de leur acte », a fait savoir le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly. Présent, le directeur régional de la police nationale de Ségou, le contrôleur principal de police Abdoulaye Coulibaly a salué l’exploit réalisé par le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly et son équipe. Il a invité la population « à davantage de collaborations avec nos forces de défense et de sécurité afin de mieux contrer le trafic de cannabis et assurer la protection » les citoyens. Et de rappeler qu’« il y a eu plusieurs campagnes de sensibilisation sur les méfaits de la consommation des stupéfiants sur la santé de la population, notamment chez les jeunes en milieu universitaire. » « Cette action vise justement à protéger leur santé », a dit le contrôleur principal de police Abdoulaye Coulibaly. MS/MD (AMAP)
36e Journée internationale des droits de l’Enfant : Le Cri de cœur des enfants de la Région de Kayes (Ouest)
Kayes, 30 nov (AMAP) La présidente du Parlement régional des enfants de Kayes, Fatoumata Maïga, a plaidé, samedi pour la prise en compte des préoccupations des enfants dans les planifications et budgets. S’exprimant à l’occasion de la célébration du 36ème anniversaire de la Journée internationale des droits de l’enfant sous le thème « Ma Journée, Mes Droits », Mlle Maiga a estimé que les aspirations de cette couche vulnérable se résument à la santé, à l’alimentation, à la protection, à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, aux sports et loisirs. Selon la présidente du Parlement régional des enfants, force est de reconnaître qu’à Kayes, certains enfants sont sans acte de naissance, d’autres vivent dans les rues, privés de toute éducation. « Certains sont déscolarisés pour le mariage avant 18 ans, d’autres sont exploités dans les sites d’orpaillage. A ce lot, s’ajoute celui des enfants violés, séquestrés, battus et les auteurs de ces crimes dorment paisiblement sous la couverture de la gestion à l’amiable », s’est-elle indignée. « Protéger nos droits, nous aspirons à la santé, à l’alimentation, à la protection, à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. Nous aspirons au droit de jouer et d’avoir des loisirs, à la liberté d’information, d’expression et de participation », a plaidé Fatoumata Maïga, avant de remettre la déclaration des enfants au préfet du Cercle de Kayes, Abdoulaye Cissé. Au niveau national, le thème est : « Ensemble mobilisons-nous pour la planification et la budgétisation sensibles aux Droits de l’Enfant ». L’objet de l’édition de 2025 porte sur la réalisation des plaidoyers de haut niveau afin de favoriser le renforcement des mesures politiques, législatives et institutionnelles en faveur de la Planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant dans la Région de Kayes. Le préfet Abdoulaye Cissé a énuméré quelques résultats majeurs enregistrés, cette année par la 1ère Région administrative du Mali dans la protection de l’enfant. Il s’agit de la formation de 80 personnes sur la parentalité positive, de 20 juges sur les droits de l’enfant. 27 643 personnes dont 8 156 filles, 7 813 garçons, 7 577 femmes et 4 097 hommes ont été sensibilisées sur les conséquences des Mutilations génitales féminines (MGF), les mariages d’enfants et d’autres formes de Violences basées sur le genre (VBG). Pour le chef du Bureau de zone de l’UNICEF à Kayes, le Dr. Hamadoun Ba, ces thèmes « nous rappellent une vérité fondamentale : chaque enfant a droit à la survie, à la protection et au développement. » Selon l’Enquête démographique et de santé (EDSM VII) 2023-2024, la mortalité infantile reste élevée (52 pour 1 000 naissances vivantes) et la mortalité juvénile atteint 37 pour 1 000. Sur le plan nutritionnel, 11,6% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et 24,8% présentent un retard de croissance (SMART 2024). « Cette année, les enfants sont aux commandes du plaidoyer. Leur message est clair : ils veulent apprendre, être protégés et grandir dans la dignité. Pour eux, cela exige des budgets et des politiques véritablement sensibles à leurs droits. Ecoutons-les, impliquons-les et transformons leurs aspirations en actions concrètes », a dit le Dr. Hamadoun Ba. Organisée par le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, à travers sa direction régionale, en partenariat avec l’UNICEF, la cérémonie a eu lieu dans la cour du Groupe scolaire Plateau A-B sous la présidence d’Abdoulaye Cissé, Préfet du Cercle de Kayes, en présence d’une foule, essentiellement d’enfants parlementaires, d’enfants Journalistes, de scolaires. Après l’exécution de l’hymne national, l’assistance a observé une minute de silence à la mémoire de 6 enfants noyés, la veille, dans le Bafing à Galoukouné (Cercle de Bafoulabé). La Journée mondiale de l’enfant marque le jour de l’adoption des droits des enfants en 1959 et celui de la signature de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) en 1989 par l’Assemblée générale des Nations. Le Mali est l’un des premiers pays à ratifier la CDE le 29 août 1990. BMS/MD (AMAP)
Crise de carburant : Fin des longues files d’attente à Ouélessébougou
Ouélessébougou 29 nov (AMAP) La crise de carburant qui frappait la ville de Ouélessébougou (80 km au Sud de Bamako), paralysant toutes les activités socio-économiques et la mobilité des usagers, semble atteindre son épilogue, ce samedi 29 novembre, avec la disponibilité du carburant (super et gasoil) dans trois station-service, a constaté l’AMAP sur place. Cette évolution de la situation marque, ainsi, la fin des longues files d’attente, parfois interminables, sur les grandes artères principales depuis plusieurs semaines. La ville a retrouvé son souffle. Les véhicules circulent désormais librement. L’ambiance est à l’apaisement et la population vague à ses occupations. Devant la Station-service Sotraka, Yaya Samaké, un agent de soutien au Centre d’animation pédagogique (CAP) de Ouélessébougou, a exprimé sa satisfaction. « C’est un véritable soulagement que je ressens aujourd’hui. Je viens à peine d’arriver et j’ai été servi en carburant. » Et de rappeler : « Pendant près d’un mois, c’était un parcours du combattant. On passait parfois plus de trois heures dans la file. Aujourd’hui, voir la station fonctionner normalement, c’est comme retrouver une liberté. » Il a, également, salué les efforts des autorités de la Transition et leur demandé » de maintenir ce rythme normal pour le bonheur de la population. » La fin des files d’attente à Ouélessébougou est perçue par les populations que nous avons interrogées comme un impact positif des mesures urgentes déployées par les autorités nationales en réponse à cette crise qui reste désormais un mauvais souvenir. AC/MD (AMAP)
Macina : La crise du carburant plombe le transport et la récolte en zone Office du Niger
Macina, 28 nov (AMAP) La crise des hydrocarbures a touché le transport et les récoltes en zone office du Niger, notamment le transport entre Macina-Ségou-Bamako, en aller et retour. La pénurie de carburant a fait monter le tarif Macina-Ségou qui était de 2 500 à 3 000 Fcfa est revu à la hausse entre 3 500 et 4 000 Fcfa. L ‘axe Macina-Bamako, qui était de 6 000 Fcfa a atteint 7 000 à 7 500 Fcfa. A la suite de la même crise, toutes ces compagnies qui affrétaient 2 à 3 cars par jour ne peuvent en faire voyager qu’un seul actuellement. Le transport à Macina est assuré par trois grandes compagnies de transport, les mini-cars, les camions de transport de marchandises. Ils assurent le trafic durant toute la journée jusqu’à 20h en respect des mesures sécuritaires. La crise a touché les récoltes en zone Office du Niger où toutes les machines (motoculteurs, batteuses, moissonneuses, décortiqueuses) fonctionnent au gaz oil. Les frais des prestations ont aussi augmenté. Le litre de gaz oil qui était de 650 à 700 Fcfa est actuellement à 2 009 Fcfa et se fait rare. Face à la crise, certains conducteurs ont expérimenté un mélange d’huile de ménage avec 5 à 2 ou 3 litres de gaz oil pour effectuer les prestations. DG/MD (AMAP)
Gualoukoné, dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest) : Une pirogue surchargée coule, emportant 6 élèves dont 5 filles et 1 garçon
Bafoulabé, 28 nov (AMAP) Quelque 6 élèves dont 5 filles et 1 garçon sont morts par noyade lorsque la pirogue transportant 36 élèves (18 garçons et 18 filles), plus le piroguier, a chaviré, ce vendredi, 28 novembre 2025, aux environs de 7 heures du matin, sur la rive gauche du fleuve « Bakoye », a appris l’AMAP de sources locales. Les jeunes victimes sont des classes de 4e et 5e année de l’Ecole fondamentale de Kalé. L’embarcation de 9 m, qui transportait bien au-delà de sa capacité, effectuait la liaison quotidienne entre le village de Gualoukoné, localité de départ, et Kalé, était, selon une source locale, « excessivement chargée. » Selon notre source, « la pirogue a rapidement pris l’eau, semant la panique parmi les passagers. » D’où ce lourd bilan et l’émoi dans la communauté . Grâce à l’intervention rapide de la dame Kankou Sissoko, qui faisait la lessive au bord du fleuve et celle de la population locale, 30 élèves dont 17 garçons et 13 filles ont pu être secourus, selon la même source. Les corps des enfants et adolescents, sans vie, ont été repêchés et remis à la population de Galoukoné par la gendarmerie où ils ont été enterrés vers 11 heures le même jour. Informé du drame, le préfet du Cercle, Siaka Souleymane Sanogo, a dépêché une mission composée de la gendarmerie, d’élus de la collectivité de Mahina et de la direction du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bafoulabé (Ouest) pour apporter à la famille des victimes, la compassion des autorités. La quiétude de la ville de Gualoukoné, située dans le cercle de Bafoulabé, à une vingtaine de kilomètres de son Chef-lieu de commune (Mahina), a été brutalement interrompue. Cette tragédie a plongé toute la communauté de Bafoulabé et les villages environnants dans une profonde consternation. Les parents, les enseignants et les autorités locales sont sous le choc, face à cette perte tragique de jeunes vies promises à un avenir meilleur. Cet accident tragique met, une fois de plus, en lumière les dangers de la surcharge et le manque de sécurité dans le transport fluvial de la localité. Le drame ravive les préoccupations de sécurité liées au transport fluvial à Bafoulabé où de tels accidents, souvent dus à la surcharge et au non-respect des règles de navigation, surviennent régulièrement. Des voix s’élèvent pour exhorter les acteurs locaux compétents à sensibiliser davantage, afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir. La population locale demande, également, un meilleur accès aux infrastructures routières pour réduire la dépendance au transport par pirogue, souvent risqué, surtout en période de crue. BM/MD (AMAP)
Stratégie nationale de lutte contre la corruption : une cinquantaine de participants en session de partage et d’appropriation à Koutiala
Koutiala, 27 nov (AMAP) Une cinquantaine de participants ont pris part, jeudi, à une session de partage et d’appropriation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLC) et son plan d’actions 2023-2027, dans la salle de conférence du gouvernorat, a constaté l’AMAP sur place. L’évènement a été initié par le département en charge de la Refondation de l’Etat et est financé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Animée par Aboubacar Tiékoro Konaté, Conseiller technique au ministère de la Refondation de l’Etat et chargé des Relations avec les Institutions, cette session a permis aux participants de l’administration publique, des organisations de la Société civile, du secteur privé, des représentants des confessions religieuss, une bonne appropriation de la SNLC et son plan d’actions 2023 -2027. Selon Le gouverneur de la Région de Koutiala, le général de Division Abdoulaye Cissé, qui a présidé la cérémonie, le gouvernement, sous l’impulsion du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a approuvé, le 21 septembre 2023, la SNLC « dans le but d’éradiquer ce fléau de la corruption et de la délinquance financière. » La corruption, faut-il le rappeler, constitue l’un des principaux obstacles au développement, à la cohésion sociale et à la confiance entre l’Etat et les citoyens. Elle affecte la qualité des services publics, freine les initiatives économiques et porte atteinte à l’équité et à la justice. RDG/MD (AMAP)
San : Célébration de la Journée mondiale des toilettes couplée à la remise de matériels d’assainissement
San, 28 nov (AMAP) La 16e édition de la Journée mondiale des toilettes, couplée à la remise de matériels d’assainissement à certaines communes par le Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) ont lieu, jeudi, au Groupe scolaire de Santoro 1er Cycle de San (Centre). En ouvrant les travaux, le conseiller aux Affaires économiques et financières, Seydou Bagayoko, représentant le gouverneur de la Région de San, a invité les participants à être « des relais auprès des populations afin que celles-ci comprennent la nécessité d’utiliser et d’entretenir des latrines. » Il a remercié le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et le PRUBA pour ce don de matériels aux collectivités de la Région. Le Directeur régional de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, Adama Fané, a adressé ses remerciements au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour son appui à la célébration de cette journée et au PRUBA pour le don de matériels d’assainissement à des communes de la région. Il a, aussi, remercié la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable pour son appui à la Région de San, à travers la remise de matériels d’assainissement aux communes. Il a, enfin, assuré que ce matériel offert par le PRUBA fera « l’objet d’un suivi rigoureux « quant à son utilisation. Le porte-parole des collectivités bénéficiaires, Boba Abed Négo Dakouo, maire de la Commune rurale de Tominian, a remercié les autorités maliennes pour l’initiative de creation du PRUBA et la Banque Mondiale pour son appui financier. Par ailleurs, la Commune urbaine de San, celles rurales de Kava, Niasso, Tominian et Yangasso, ont bénéficié de lots de matériels offerts par le PRUBA, comprenant 07 tricycles, 200 poubelles métalliques, 200 poubelles plastiques, 100 pelles, 100 râteaux, 400 paires de gants, 400 paires de bottes, 30 brouettes et 03 motos. Des kits d’hygiène et d’assainissement ont aussi été remis aux écoles de Santoro 1er cycle, Babou Dioni V, Sienso 1er cycle et aux Centres de développement de la petite enfance (CDPE) Sabil Houda et El Fikr , tous dans la Commune urbaine de San. C’était en présence du Préfet de cercle de San, Souleymane Tembély, des maires des communes bénéficiaires, des représentants des services techniques déconcentrés de l’État, de la Société civile, des Organisations non gouvernementales (ONG), du chef de village de San ainsi que des enseignants et élèves mobilisés pour la circonstance. NC/MD (AMAP)
Clôture de la 30e édition du Mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion à Bougouni : Sous le signe de l’action sociale
Bougouni, 27 nov (AMAP) La 30e édition du mois de la solidarité a pris fin, mercredi, au gouvernorat de Bougouni. par une cérémonie de clôture que le gouverneur de la région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé a présidée, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie a été marquée par la minute de silence observée à la mémoire du doyen d’âge de Bougouni, feu Fadji Sangaré, qui s’est éteint à l’âge de 103 ans à la veille de cette de la clôture et, aussi, à l’ensemble des victimes de la crise que vit le Mali. Il y a eu, aussi, la remise d’attestations au parrain du mois, le Directeur général de TechnoLAB-ISTA-Mali, Daouda Diakité, un fils du terroir, représenté, aux cadres de la Région pour leur accompagnement inestimable dans la réussite des activités du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion, des remises de vivres aux couches vulnérables, de deux motos pour des handicapés et des couveuses pour le Centre de santé de référence (CSRef) de Bougouni. Selon le gouverneur Wélé, le bilan de ce mois a surtout été humanitaire et l’expression de la solidarité avec 27 personnes âgées dont 14 hommes, 13 femmes et 2 personnes âgées du domaine de la Culture « qui ont reçu la visite des autorités régionales et locales, particulièrement de la Commune urbaine de Bougouni. Le bilan inclut, aussi, une assistance alimentaire en riz, mil et sucre touchant 430 personnes. Au titre de l’assistance médicale 1 083 personnes dont 888 ont bénéficié de consultations médicales gratuites et 195 d’opération de la cataracte, des médicaments d’une valeur de 1 905 375 Fcfa ont été offerts au CSRef » a énuméré le gouverneur, sans être exhaustif. Cette 30e édition avait pour thème national :« Solidarité dans la diversité culturelle, base d’une société inclusive », afin de rappeler « le devoir de solidarité, de charité et d’altruisme envers nos semblables qui sont dans le besoin » a relevé le gouverneur. Il a remercié le parrain de cette édition, le Directeur général de TechnoLAB – ISTA-Mali, Daouda Diakité, un fils du terroir, et l’ensemble des acteurs de la région pour leur accompagnement qui a permis d’attendre les objectifs de cette édition 2025 dans la Région de Bougouni. En donnant rendez-vous pour la 31e édition, le gouverneur a engagé particulièrement la cheville ouvrière de cette célébration, le Directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire, Yacouba Diarra, et les chefs de services « à persévérer dans les efforts afin que notre Région soit une vitrine en matière de solidarité et de lutte contre l’exclusion. » C’était en présence des membres du cabinet, de plusieurs préfets des Cercles de la Région, des responsables administratifs et politiques régionaux, des légitimités traditionnelles, des forces de défense et de sécurité et des acteurs de la Société civile. BHT/MD (AMAP)
Kayes (Ouest) : L’Autorité de protection des données à caractère personnel ouvre son antenne régionale
Kayes, 28 nov (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) a ouvert, jeudi, une antenne dans la Région de Kayes (Ouest) en vue de se rapprocher davantage des populations de cette partie du Mali, lors d’une cérémonie. L’ouverture de cette antenne régionale s’inscrit pleinement dans la vision stratégique des autorités et de l’APDP : rapprocher l’institution des citoyens, renforcer sa présence sur le terrain et assurer l’effectivité des droits sur toute l’étendue du territoire national. « Cette antenne sera un espace de proximité, d’écoute, d’assistance et d’accompagnement. Elle sera un lieu où les préoccupations des citoyens seront accueillies, où les responsables de traitement seront guidés et où les bonnes pratiques seront promues. Elle permettra également d’intensifier nos actions de contrôle, de sensibilisation et de formation auprès des services publics, des structures privées, des acteurs économiques, des jeunes, des femmes et des organisations communautaires », a assuré le président de l’APDP, Mamoutou Samassékou. « L’APDP, depuis sa création, ne cesse de rappeler que la conformité n’est pas un frein au développement, mais un véritable accélérateur de modernisation, de crédibilité et de bonne gouvernance. Aujourd’hui, notre région franchit un pas important vers une meilleure compréhension et une meilleure appropriation de ces enjeux », a déclaré le Gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré qui a présidé l’ouverture de la ceremonie et coupé le ruban symbolique. En marge du démarrage des activités de cette nouvelle structure, une conférence-débat organisée à cet effet a permis d’édifier les participants sur la protection des données à caractère personnel. La circulation des données personnelles est devenue le moteur des administrations modernes, des entreprises innovantes, de l’économie numérique, mais aussi des réseaux sociaux qui occupent une place croissante dans le quotidien de nos populations, et plus particulièrement de nos jeunes. « Les données personnelles racontent nos identités, nos parcours professionnels, nos habitudes, nos fragilités et nos espoirs », a commenté le chef de l’exécutif régional. Or, ces informations peuvent à la fois soutenir le progrès et exposer nos citoyens à des risques majeurs : cyber-arnaques, usurpation d’identité, violation de la vie privée, manipulation d’informations, exploitation abusive des données de santé ou encore discrimination numérique. Les données à caractère personnel ou données personnelles sont des informations existantes sous diverses formes et permettent d’identifier directement ou indirectement une personne par référence à un numéro d’immatriculation, à un ou plusieurs éléments propres à son identité physique, physiologique, biométrique, génétique, psychique, culturelle, sociale ou économique. Elles peuvent être des identifiants universels permettant de raconter entre eux plusieurs fichiers constituant des bases de données, ou de posséder à leur interconnexion. Rappelons que l’Etat a adopté la Loi n°2013-015 du 21 mai 2013 portant protection des données à caractère personnel. Ce texte fixe, aussi, les principes fondamentaux de la collecte et du traitement des données et prévoit une autorité administrative indépendante chargée du contrôle du respect de cette règlementation. BMS/MD (AMAP)

