Kangaba: Réunion sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025
Kangaba, 11 juin (AMAP) Plusieurs personnes ont pris part, mercredi matin, dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba, à la rencontre d’information sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, initiée par le préfet Abou Dao, a constaté sur place l’AMAP. Cette rencontre intervient à la suite logique de la lettre du ministère chargé de la Culture en date du 29 avril 2025 sur la préparation de la prochaine Biennale artistique et culturelle, prévue à Tombouctou. Dans cette lettre, le ministère en charge de la Culture invite les préfets à préparer les troupes locales pour la phase régionale, en mettant en compétition celles des communes de leur ressort respectif, dans plusieurs disciplines artistiques et culturelles (pièce de théâtre, orchestre, ballet, ensemble instrumental traditionnel, exposition, danse traditionnelle, chœur, solo de chant et exposition des objets d’art). La réunion a planché sur comment organiser cette phase communale a Kangaba. Le préfet a précisé que les phases communales doivent se dérouler durant le mois de juillet 2025. Il a, également, cité les objectifs de la Biennale qui visent, entre autres, à sauvegarder l’identité culturelle nationale, faire connaître la richesse et la diversité du patrimoine culturel et artistique du Mali, contribuer à la renaissance et au rayonnement de la culture malienne, détecter et promouvoir les talents artistiques et culturels, notamment jeunes. Il s’agit, aussi, de contribuer au renforcement du patrimoine, du civisme, de l’unité nationale, de la paix, du vivre ensemble et de la cohésion sociale, de contribuer au développement socio-économique et favoriser le développement des infrastructures culturelles au niveau régional et local. Les maires et les sous-préfets se concerteront, dans les communes, pour proposer des voies et moyens pour la bonne préparation de l’évènement, dans les délais. D’ores et déjà, les participants ont recommandé de tenir les prochaines Biennales pendant la saison sèche. Une autre rencontre sera bientôt organisée au cours de laquelle un calendrier sera fixé pour la phase locale. SD/MD (AMAP)
Tabaski : Après la fête, la gueule-de-bois et la galère
Par Moussa M. Dembélé Bamako, 11 juin (AMAP) Les lendemains de fête laissent un arrière-goût amer dans… le portefeuille que le compte en banque, pour ne pas dire un état de gueule-de-bois financier !!! La fête de Tabaski, l’un des événements religieux les plus budgétivores pour les chefs de famille, en particulier, n’échappe pas à la règle du réveil douloureux et du retour à la réalité du quotidien. Comme des lendemains qui déchantent un peu ou beaucoup, après les victuailles de la célébration, beaucoup ont de la peine à joindre les deux bouts, surtout si la fête arrive au début du mois, comme ce fut le cas, le 6 juin 2025. Si certains s’endettent pour passer la fête, d’autres se contentent simplement du peu qu’ils ont. Après la fête, les arguments sont diversement partagés. Rencontré ce lundi 9 juin 2025, aux environs de 14 heures, à Badalabougou, en Commune V du District de Bamako, Lamine Doucouré est vendeur ambulant d’accessoires de téléphone. Articles sur le bras, la fatigue sur le visage, il n’a rien vendu depuis le matin. Selon, lui, les clients n’ont plus d’argent, car ils viennent de faire de grosses dépenses lors de la fête de Tabaski. « Pas de temps à perdre maintenant. Nous venons de dépenser tout qu’on avait à l’occasion de la fête. C’est pour cette raison que, depuis le lendemain de la fête, j’ai repris mon activité », confie-t-il. Avant d’ajouter que la fête a été célébrée dans un moment difficile. « Les gens n’avaient pas d’argent mais malgré tout, ils se sont efforcés pour faire face aux dépenses », explique-t-il. DES INQUIETUDES – Lassina Diarra, vendeur de friperies à Magnambougou, en Commune VI du district de Bamako, abonde dans le même sens que notre précédent interlocuteur. « Après la fête, c’est la galère. Pour nous retrouver financièrement, il nous faut plus d’un mois. Le commerce est une chaîne. Les clients doivent avoir de l’argent pour acheter. Quand ils sont dans des difficultés financières, nous les commerçants, nous le ressentirons automatiquement », dit-il. « J’ai fait trop de dépenses cette année lors de la fête. Je suis parti au village avec mon épouse. À cela s’ajoute d’autres dépenses imprévues. La vie à Bamako coûte déjà chère, s’il faut ajouter d’autres problèmes financiers, ce sera compliqué », s’inquiète Ibrahim Diallo, commerçant au Grand marché de Bamako. Ceux qui s’endettent pour fêter, sont souvent dans l’impasse. Ils ont du mal à payer les dettes contractées. Un fonctionnaire, qui a requis sous l’anonymat, nous explique les difficultés financières auxquelles il fait face après la fête. « Le seul espoir de revenu régulier pour un fonctionnaire, c’est son salaire. Pendant les fêtes, cet argent ne suffit pas pour les dépenses. C’est pour cette raison, qu’on s’endette. Cette année, j’ai pris une dette que je dois rembourser pendant de trois mois. Ce qui va impacter sur d’autres projets en cours », dit avec une pointe de regret dans la voix. Certains pensent que célébrer une fête ne nécessite pas d’aller au-delà de ses moyens mais plutôt faire en fonction de ses capacités financières. En tout cas, c’est ce qu’avance Siaka Diamoutènè, enseignant de collectivité. « C’est l’une des fêtes de Tabaski les plus difficiles de l’histoire. L’insécurité grandissante plus la pauvreté, auxquelles s’ajoute la cherté de la vie. J’ai fêté avec mes maigres moyens en évitant de m’endetter. Car la fête passe, mais les dettes restent », a -t-il conclu. MMD/MD (AMAP)
Tominian : Des acteurs humanitaires renforcent leurs capacités techniques.
Tominian, 10 juin (AMAP) Le préfet du Cercle de Mandiakuy, Kalifala Coulibaly, qui assurait l’intérim du préfet du Cercle de Tominian, a présidé l’ouverture de la session de renforcement des capacités techniques des bénéficiaires du projet German Federal Foreign Office (GFFO) qui s’est tenue les 20, 21 et 22 mai 2025, dans la salle de réunion du Cercle de Tominian (Centre). En présence du maire de la Commune rurale de Tominian, Boba Abed Négo Dakouo, et du représentant de ADRA Mali, Abdoulaye Diakité, le préfet Kalifala Coulibaly à félicité ADRA Mali et ses partenaires pour l’organisation de cette activité. Il a invité les participants à plus de participation et à faire une restitution à la base, dès leur retour a leurs bases, et a aussi réitéré l’accompagnement de l’administration locale à l’ensemble des activités de ADRA Mali à Tominian. Le maire de la commune rurale de Tominian, dans son mot de bienvenue, a aussi félicité l’ONG ADRA Mali pour la tenue de cette activité à Tominian. Selon lui, la formation des membres des différents comités permettra l’atteinte des objectifs assignés. Il a encouragé les participants à plus d’efforts pour la réussite de la présente activité. Le représentant de ADRA Mali, dans son intervention, a indiqué que « l’objectif général est de renforcer les capacités techniques des premiers intervenants en matière de réponse humanitaire rapide, efficace, coordonnée et conforme aux normes humanitaires pour améliorer la qualité, la pertinence et la coordination des réponses humanitaires dans le Cercle de Tominian. » Selon le chef du projet GFFO Mamadou Diakité, à l’issue de la formation : les participants maîtrisent les principes humanitaires fondamentaux (humanité, neutralité, impartialité, indépendance) et les normes Sphère applicables aux secteurs clés (eau, hygiène, assainissement, sécurité alimentaire, abris, santé, etc.) ; les premiers intervenants connaissent les mécanismes nationaux et locaux de réponse humanitaire et de gestion des clusters ; les échanges et partage d’expériences entre les communes pour une réponse collective et harmonisée sont faits. Le projet de « Renforcement des acteurs humanitaires locaux en tant que premiers répondants et répondants de première ligne » des Communes de Tominian, Lanfiala, Koula, Timissa, Fangasso et du Cercle de Tominian met l’accent sur les principes/normes humanitaires sphère, les réponses et leur coordination. Facilité par le responsable du Bureau d’assistance de conseils pour le développement à la base (BACD). Bourama Traoré, les participants ont planché sur les modules : les principes humanitaires, l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement, l’approche humanitaire, l’élaboration de plan d’action en cas de catastrophes, entre autres. Cela été l’occasion pour les participants de faire des témoignages et d’échanger sur les expériences locales en réponse humanitaire. Les ONGs ADRA-Mali Adventist Development Relief Agency et AFAD Association de Formation et d’Appui au Développement ont initié, en partenariat avec ADRA Allemagne, le projet intitulé GFFO « Renforcement des acteurs humanitaires locaux en tant que premiers répondants dans le cadre du projet Nexus Chapeau au Mali, au Burkina Faso et au Mozambique ». Il est financé par « German Federal Foreign Office GFFO ». Il a pour objectif de « renforcer le pouvoir d’action des femmes, des filles, des garçons et des personnes ayant des besoins spécifiques vivant dans les zones de crise du Burkina Faso, du Mali et du Mozambique. » Il s’agit de les doter de moyens pour « participer activement à la prise de décisions concernant des mesures d’alerte précoce inclusives et équitables, grâce à des interventions ciblées dans les domaines de la réduction des risques de catastrophe (RRC), de la sécurité alimentaire et du WASH ». Le projet GFFO vient en soutien au projet BMZ-NEXUS-BFA-MALI, financé par le BMZ, en cours de mise en œuvre au Mali et au Burkina Faso, depuis 2022, afin de couvrir des actions humanitaires. Sadraac TIENOU AMAP-Tominian
Fête traditionnelle des masques à Mouni, dans le Cercle de Mandiakuy (Centre).
Mandiakuy, 09 juin (AMAP) Lundi, 09 juin 2025, le village de Mouni a vibré au rythme des tams-tams et des masques, lors d’une cérémonie culturelle de grande envergure célébrée chaque année dans ce petit village Bwa avant l’installation de la saison des pluies, a constaté l’AMAP. Autrefois, elle ne passait jamais inaperçu. Grand festival national des masques pendant une décennie, l’insécurité grandissante dans la zone à réduit l’événement à sa forme traditionnelle. Après avoir passé dix jours dans la brousse, les masques sont revenus dans le village, lundi matin en trois groupes. Le premier groupe de masques, pour donner le ton de la fête aux environs de midi. Une dizaine de masques, tous noirs, ont fait le tour du village, en exécutant des danses expiatoires, signes de demande de pardon et prier les ancêtres de leur accorder une bonne saison de pluie. Ils sont suivis par de nombreuses femmes et des enfants. Le deuxième groupe fait son entrée et visite les sites de culture et de tradition. Ces Bwa sont des cultivateurs de produits vivriers, d’arachide et surtout en fibre de dah (hibiscus, oseille), essentielle dans la fabrication des masques. Enfin, le troisième et dernier groupe de masques retourne au village aux environs de 16 heures. Celui-là passe devant les concessions des notables, exécute des danses folkloriques aux rythmes des tams-tams et des flûtes traditionnels avant de rejoindre la place publique où la fête s’est déroulée toute la soirée. Le chef de village Kalifa Thienou que nous avons rencontré chez lui, a formulé des voeux de paix et de stabilité pour la nation Mali, « seule condition qui pourrait permettre le retour du festival des masques dans son village. » JD/MD (AMAP)
Mali : Une semaine pluvieuse avec des températures élevées du 9 au 15 juin
Bamako, 9 juin (AMAP) La semaine du 9 au 15 juin 2025 au Mali sera marquée par des conditions météorologiques pluvieuses dans la majeure partie du pays, accompagnées d’un ciel nuageux à localement couvert, annonce lundi la Cellule de communication du ministère des Transport et des Infrastructures/Agence Mali-Météo. « Les vents de mousson domineront sur l’ensemble du territoire, à l’exception de la région de Taoudéni », précise la même source. Les prévisions météorologiques hebdomadaires annoncent des pluies dans plusieurs régions, notamment à San, Gao, Dioïla, Sikasso, Tombouctou, Kayes, Kita et le district de Bamako dès le lundi 9 juin. Ces précipitations se prolongeront tout au long de la semaine, touchant également Bougouni, Douentza, Koutiala, Bandiagara, Nioro, Mopti, Ségou, Nara et Kidal à des jours variés, avec une couverture particulièrement large le samedi 14 et le dimanche 15 juin. Les températures resteront stables, avec des maximales oscillant entre 35°C et 46°C et des minimales entre 23°C et 33°C. Cependant, la visibilité sera réduite dans les régions du Nord et du Centre en raison de la poussière en suspension. L’Agence Mali-Météo recommande à la population de rester informée des mises à jour des prévisions météorologiques tout au long de la semaine. OS/MD (AMAP)
Attaques des groupes terroristes : L’Armée lance une vaste contre-offensive (Etat-Major général)
Bamako 09 juin (AMAP) « La vaste contre-offensive lancée à travers l’ensemble du territoire national se poursuit en vue de briser la dynamique récente des attaques obscurantistes », a appris l’AMAP dans un communiqué de l’Etat-major général des Armées publié le 07 juin 2025. « Dans ce cadre, la traque des groupes armés terroristes obtient des résultats significatifs, grâce aux efforts des services de renseignement et à la proactivité des FAMa », précise le communiqué. Et d’ajouter : « Ainsi, à l’approche de la fête de Tabaski, la vigilance des services et forces combinées a permis de déjouer plusieurs complots et projets d’attentats terroristes, dont le but était de semer la panique au sein des populations et de déstabiliser les institutions de la république, en coordination avec des relais financiers et médiatiques prêts à exploiter leur actions ». La source sécuritaire indique que « des cellules infiltrées dans certaines grandes villes ont été démantelées, de nombreux complices arrêtés et d’autres encore sous surveillance. » Par ailleurs, le chef d’Etat-major affirme que « dans la profondeur, de nombreuses bases logistiques servant à la préparation des attaques ont été repérées et détruites ». Plusieurs actions terrestres et aériennes ont été menées au cours des dernières 24 heures, selon le communiqué. Dans la journée du 06 juin, « un important plot logistique terroriste de carburant a été identifié et détruit dans les secteurs de Boulkessi et Douna, région de Bandiagara. Les FAMa ont également débusqué et détruit le plot logistique terroriste de Kardjila, à l’Est de Gourma- Rharous, Région de Tombouctou » Le texte précise que « cet important dépôt, comprenant plus de 1 000 barriques de carburants, qui servait de point de ravitaillement aux terroristes a été traité avec efficacité par les vecteurs aériens ». L’Etat-major général, poursuit : « dans la journée du 07 juin 2025, suite aux renseignements précis et après de longues heures de surveillance, « les FAMa ont détruit une importante base de terroriste à l’Est de Zahro, dans la localité de Gourma Rharous. » Le communiqué indique que « cette action a permis de détruire 01 poste de commandement contenant des équipements et moyens de transmissions, 03 véhicules embarquant des combattants terroristes et d’importants stocks logistiques et concomitamment avec l’action de Zarho, un raid aérien a détruit une base terroriste aux environs d’Essouk, à 45 km au Nord-Ouest de Kidal. » L’Etat-major, s’est félicité « du soutien constant des populations », avant d’ssurer que « tous les moyens sont mis en œuvre pour chercher et détruire les groupes armés terroristes, leurs sanctuaires et caches logistiques sur l’ensemble du territoire. » MMD/MD (AMAP)
Niono : la filière pomme de terre bat de l’aile
Par Mahamadou SAMAKE Niono 29 mai (AMAP) Les terres de l’Office du Niger (ON) sont favorables à la culture de nombreuses spéculations parmi lesquelles le coton, le riz, la canne à sucre, les produits maraîchers (l’oignon, la pomme de terre). Selon Frédéric Coulibaly et Aissata Coulibaly tous responsables Promotion des Organisations Paysannes (POP) dans la zone de production de Niono, les tests effectués par l’Institut polytechnique rurale de Katibougou, en son temps, ont été concluants pour la culture de la pomme de terre. « Ainsi, l’introduction de la culture de la pomme de terre à l’ON se fera à partir de 2012 dans le cadre de la diversification des cultures mais, également, pour l’autosuffisance alimentaire », ont-ils dit. Un Programme Etat-Office du Niger a été mis en place pour soutenir la culture de la pomme de terre. Il a formé des producteurs et procédé à la distribution d’intrants. Le programme a enregistré de bons rendements avec la mise en place de coopératives, d’unions, toutes affiliées à l’interprofession. Selon nos interlocuteurs, à la fin du programme, la culture de la pomme de terre en zone Office du Niger connaît une phase décroissante. Les coopératives, les unions sont peu fonctionnelles. Les producteurs y font face avec les moyens de bord. Pour la campagne agricole 2024-2025, la zone ON de Niono a fait une prévision de 165,5 hectares, le tout a été réalisée avec une production de 5 794,5 tonnes. Les membres de l’Union que nos interlocuteurs ont rencontrés, ont surtout évoqué des difficultés d’ordre organisationnel et économique. Ils soutiennent que l’Union n’est pas suffisamment outillée pour nouer des partenariats gagnant-gagnant avec d’autres acteurs, fournir des services aux membres pour mieux produire et organiser la conservation et la commercialisation. Sur le plan économique, l’Union manque de ressources financières pour approvisionner ses membres en intrants de qualité, en quantité et à temps. Autres difficultés : l’accès au crédit au près des institutions financières et le coût élevé des semences 37 500 Fcfa pour un sac de 25 kilogrammes. « La filière pomme de terre serait prometteuse en zone Office du Niger » disent les membres de l’Union « si l’Office s’impliquait dans la chaîne en appuyant les producteurs dans les maillons de production, de conservation et de commercialisation. » Selon eux, un partenariat avec l’opérateur Modibo Keita serait profitable aux producteurs pour l’accès aux semences. MS/MD (AMAP)
Armée : Contre-offensive avec des raids aériens contre cinq bases terroristes dans l’Ouest du Mali (DIRPA)
Bamako, 8 juin (AMAP) Dans le cadre de la grande contre-offensive des Forces Armées Maliennes (FAMa) visant à protéger les populations et contrer les groupes armés terroristes, des raids aériens ont ciblé, le 7 juin 2025, cinq bases terroristes dans l’Ouest du pays, a annoncé la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA). « Nos forces ont frappé avec précision pour neutraliser les velléités des terroristes qui cherchent à déstabiliser les institutions et embraser la situation sécuritaire », indique le communiqué. Les opérations ont permis de détruire deux bases à la lisière de la forêt du Baoulé, à environ 40 km à l’Ouest de Didiéni, deux autres à 20 km au Nord de Sandaré, et une dernière aux environs de Bafarara, à 40 km au Nord d’Aourou, dans la région de Kayes. « Ces bases, que les terroristes tentaient d’installer, ont été réduites en cendres », précise le texte. Les FAMa poursuivent leurs opérations de recherche et de destruction pour sécuriser la zone. L’ État-major général des armées (EMGA) a salué « la collaboration des populations », soulignant l’importance des renseignements fournis. « Nous remercions les citoyens pour leur coopération et les encourageons à continuer de partager toute information utile avec nos forces », a-t-il ajouté. OS/MD (AMAP)
Les FAMa ont neutralisé un véhicule piégé et ses occupants près de Balé, dans la région de Nara (Communiqué)
Bamako, 8 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit, Ce dimanche 8 juin 2025, un véhicule rempli d’explosifs et neutralisé ses occupants, à 11 km au sud-ouest de Balé, dans la Région de Nara, empêchant un attentat planifié par des groupes armés, annonce une source militaire. « Grâce à une longue et minutieuse surveillance, nos forces ont identifié et détruit avec précision ce véhicule civil, précédemment enlevé par des terroristes pour un projet d’attentat traître », a déclaré l’État-major général des Armées (EMGA) dans un communiqué. L’opération a été déclenchée suite à des renseignements signalant les intentions des groupes armés terroristes. « La vigilance des FAMa a permis de localiser et neutraliser la menace avant qu’elle ne puisse être exécutée. », selon la même source « Nous nous félicitons du professionnalisme et de la détermination de nos hommes », ajoute le communiqué, soulignant l’engagement des FAMa à protéger les populations. L’EMGA a réaffirmé sa « résolution à tout mettre en œuvre pour restaurer la paix et la quiétude. » « Rien ne sera de trop pour ramener la sécurité », a-t-il insisté. OS/MD (AMAP)
Sikasso : Démantèlement de plusieurs dragues à Misseni sur le fleuve Bagoé
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 07 juin (AMAP) Une mission des directions régionales de l’Assainissement, de la Géologie et des Mines, de l’Environnement, des Eaux et Forêts et de l’Hydraulique s’est rendue, le 28 mai dernier, à Misséni, dans la Commune rurale de Fourou, dans le Sud du Mali pour une identification des dragues à Kadiolo, avant de procéder à leur démantèlement. Ces interventions en application des dispositions de la loi 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier, vise à contrecarrer la destruction des cours d’eaux et de l’écosystème (flore et faune) dans les zones minières. Toute chose qui contribuera au bien-être de la population, à la protection de l’environnement et de l’écosystème. Au passage de la délégation régionale dans la Commune rurale de Fourou, le chef de village de Alhamdoulilaye, Hamidou Coulibaly, a affirmé que le phénomène les a causés énormément d’ennuis. Dans cette zone aurifère où le dragage est pratiqué, il a confié que leurs animaux sont confrontés à un problème d’abreuvement et de nourriture. L’eau du cours d’eau est devenue impropre à la consommation pour les êtres humains. « Aujourd’hui, nous craignons de consommer l’eau de nos puits car ceux-ci peuvent être contaminés par l’eau souillée de ce cours d’eau », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’ils ont, une fois, brulé trois dragues… Pour sa part, le directeur régional de l’Assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN) de Sikasso, Moussa Ballo, a mis un accent particulier « sur l’impact du dragage sur le fleuve et sur la qualité de l’eau. » « La pratique impacte négativement les berges du fleuve, la consommation de l’eau, le mouvement des pirogues et la vie des animaux aquatiques », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de préserver le cours d’eau. Moussa Ballo a dit que les services techniques ont besoin d’équipements adaptés pour la réussite de cette activité. Il a surtout insisté sur la sensibilisation des communautés. De son point de vue, « il faut donner le pouvoir aux autorités locales pour qu’elles puissent saisir toutes les dragues. » « Nous sommes sérieusement engagés à combattre le dragage », a-t-il affirmé avant d’appeler toutes les régions, où les cours d’eaux sont utilisés pour la recherche de l’or, à imiter l’initiative des autorités régionales de Sikasso. « S’il y’a une synergie d’action entre les régions, on pourra belle et bien circonscrire ce fléau », a-t-il indiqué. Le code minier, selon lui, condamne formellement la pratique. Selon le conseiller à la sécurité et à la protection civile de la gouverneure, le contrôleur général-major de police Tiantio Diarra, la pollution et la dégradation de la nature au Mali « sont devenues des dangers pour la vie de la population et celle des animaux aquatiques. » C’est la raison pour laquelle. la mission a été initiée par la gouverneure de la région. Selon lui, une première mission a été effectuée en février passé pour identifier les points qui ont le maximum de dragues. C’est à la suite de cela que le site de Kadiolo a été détecté. « Cette opération doit être dissuasive pour tous ceux qui ont des dragues. Ils doivent comprendre que l’activité est illicite et qu’il faut l’abandonner… », a indiqué le contrôleur général-major de police. Il a souligné que l’opération se poursuivra « car le fleuve Bagoé constitue une ressource naturelle appartenant à nos ancêtres et il doit être préservé. » En outre, Tiantio Diarra a dit que cette initiative est l’illustration de la détermination des autorités du Mali « pour le bien-être de la population. » Ainsi, les dragues extraites du fleuve Bagoé dans la localité de Misseni seront amenées au gouvernorat de Sikasso. « L’équipe de démantèlement a pu saisir 16 dragues. Il y reste une centaine », a affirmé la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a révélé que la mission n’avait pas de moyen adéquat, sinon les machines « costaud » pour extraire le reste des dragues. A cet effet, la cheffe de l’exécutif régional a saisi l’opportunité pour saluer la CMDT et les autres partenaires qui ont facilité la réalisation de l’opération de démantèlement. Pour l’heure, les 16 dragues sont gardées au gouvernorat de la 3ème région. Par ailleurs, elle a sollicité le soutien de tous car seules, les autorités régionales ne peuvent pas mener cette lutte. « Il faut une conjugaison des efforts de différents départements ministériels, dont ceux chargés de l’Environnement et de la s\Sécurité », a-t-elle insisté. Et de préciser que ceci appuiera l’équipe régionale quant à l’extraction et la sécurisation des dragues. « Nous allons poursuivre l’opération dans d’autres localités et instruire à tous les préfets de prendre des dispositions pour éviter la réinstallation des dragues extraites », a-t-elle promis. Elle a assuré que des mesures seront prises contre ceux qui s’adonnent à la pratique. Elle a remercié le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et le ministre de l’Economie et des Finances qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir la mission de démantèlement. Le dragage consiste à extraire des matériaux qui se trouvent en profondeur de l’eau. Le cas du fleuve Bagoé consiste à extraire de l’or dans les fin fonds du fleuve. MFD/MD (AMAP)

