Mali : Attaques simultanées dans plusieurs localités

Bamako, 1er juillet (AMAP) Tôt ce matin des groupes armés venus en grand nombre dans des véhicules Pick-up et sur des motos ont attaqué les deux rives de la ville de Kayes où ils ont brulé la résidence du Gouverneur, le commissariat de Kayes D’Ni et une banque de la place au marché, avant d’être anéantis par les forces de défense, a appris l’AMAP de sources concordantes. D’autres groupes ont opéré dans la zone de Bafoulabé notamment à Karaga,  Sélinkégny où les forces obscurantistes ont attaqué une usine de Carreaux et une autre de ciment , en enlevant un chinois et un véhicule pick Up. D’autres attaques ont été menées à Nioro du Sahel, à Gogui, Sandaré (1ère région), Niono et Molodo dans la région de Ségou. Pour l’Instant aucun bilan n’est disponible. Aux dernières nouvelles, l’Armée contrôle la situation et procède à des ratissages. Nous y reviendrons dans nos prochaines publications. La Rédaction.

(URGENT) Bafoulabé : Présumée attaque terroriste

Bafoulabé, 1er juil (AMAP) Une trentaine d’hommes, lourdement armés, ont d’attaqué, mardi, aux environs de 6 heures, deux usines dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), selon une source locale. Par équipe de deux, ces individus, qui ont été vus par des habitants, dans le Cercle d’Oussoubidiangna, depuis plusieurs mois, s’en sont pris  à l’Usine stones qui produit des carreaux, basée à Gouroundapé et l’usine Diamont Ciment de Gangonteri, toutes sur la Route nationale (RN) 22. respectivement à une vingtaine et une cinquantaine de km de la Commune rurale de Bafoulabé. Pour l’instant, on ne connait pas le bilan des attaques. BM/MD (AMAP)

Réunion du cadre d’échanges entre les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles au titre du deuxième trimestre 2025

Tenenkou, 1er juil (AMAP) Les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles de Tenenkou, se sont rencontrés, lundi, au titre du deuxième trimestre 2025, pour se pencher sur les besoins, préoccupations et attentes des populations, a constaté l’AMAP sur place. L’objectif de cette rencontre était, aussi, d’informer les légitimités traditionnelles sur les grandes décisions ou actions portant sur la vie de la Nation prises par les autorités durant le deuxième trimestre 2025 et de formuler des recommandations. Le 2e adjoint au préfet du Cercle, le capitaine Boubacar Sissoko, qui a présidé la rencontre, dans la salle Weltaré de la Préfecture du Cercle de Tenenkou, a fait un tour d’horizon des principales décisions nationales prises au cours de ce deuxième trimestre 2025. Il s’est félicité « de la forte mobilisation des participants, » toute chose qui prouve à suffisance leur engagement à contribuer à l’amélioration de la situation des populations. ». Il leur a rappelé que ce cadre d’échanges est une occasion idéale de discussions, Les participants ont formulé plusieurs recommandations allant dans le sens de l’amélioration du cadre de vie des populations du cercle de Tenenkou. Parmi les décisions arrêtées, on relève, entre autres, l’organisation de la Biennale artistique et culturelle en décembre 2025 à Tombouctou (Nord), la suspension des activités des partis politiques, la dissolution des partis politiques, l’adoption d’un projet de loi autorisant la prorogation du mandat du président de la Transition à 5 ans à l’instar de ses pairs de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). L’audit des comptes des partis politiques par la Section des comptes de la Cour suprême, sans oublier la nomination du général de Brigade Daouda Dembélé comme gouverneur de la Région de Mopti, ont, aussi, été abordés. Le capitaine Boubacar Sissoko a invité les chefs de villages « à intensifier la sensibilisation sur ces sujets, dans leur localité afin de faire passer le bon message. » Des sujets d’intérêt local ont également été abordés. Il s’agit de l’embargo sur la localité de Diafarabé, le problème du réseau Orange, la panne des deux groupes électrogènes de la centrale d’Energie du mali (EDM) à Tenenkou . Des préoccupations portant sur la sécurité la santé, l’éducation, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’eau et le désenclavement ont été ,egalement, passées au crible. Le représentant du chef de l’exécutif local a donné des gages et a assuré les populations, sur toutes ces préoccupations, « de la détermination de l’Administration et des dispositions prises afin de trouver des solutions rapides et un retour à la normale. » En retour les légitimités traditionnelles ont fortement apprécié cet exercice d’explication et se sont engagées « à soutenir et accompagner les actions des autorités de la Transition. » Ont également pris part à cette rencontre, le secrétaire général de la mairie représentant le maire de la Commune urbaine, les chefs de villages du cercle ou leurs représentants, les représentants des services techniques, des Forces de défense et de sécurité (FDS), notamment la Garde, la Gendarmerie et le détachement militaire ainsi que les représentants des organisations de la Société civile. Le deuxième adjoint au préfet leur a assuré que « l’Administration restera toujours aux côtés des populations du cercle de Tenenkou », avant d’inviter les légitimités traditionnelles à s’impliquer davantage pour relever les défis de l’heure. Dans son intervention de clôture, le deuxième adjoint au préfet du cercle s’est félicité de la qualité et du ton qui ont animé ces échanges avant d’inviter les légitimités traditionnelles à continuer « à soutenir les autorités de la transition ainsi que les Famas dans leur lutte pour la sauvegarde de l’intégrité du territoire national. » AS/MD (AMAP)

Agence de développement régional de Bamako : 7,33 % de baisse du budget prévisionnel 2025 par rapport à l’année dernière

Bamako, 24 juin (AMAP) Le président de la délégation spéciale de la mairie du district de Bamako, Balla Traoré, a présidé ce lundi, la 12ᵉ session du Conseil d’administration de l’Agence de développement régional (ADR) de Bamako dont le budget prévisionnel 2025 enregistre une baisse de 7,33 %, par rapport à 2024, a constaté l’AMAP. Selon le président de l’ADR, Hamadou B. Yalcouyé, « l’année 2024, marquée par un contexte difficile lié à une économie de guerre et à une raréfaction des ressources publiques, a mis à l’épreuve la capacité de l’agence à produire de l’impact avec des moyens limités. » Il a déclaré que l’équipe, « composée d’agents sous contrat de performance, a redoublé d’efforts pour répondre aux attentes croissantes des collectivités. » « Cela s’est traduit par un taux de réalisation de 64,28 % des activités planifiées et une performance globale portée à 85 % grâce à la prise en charge de 146 sollicitations des collectivités et de 12 assistances techniques spécifiques », a indiqué M. Yalcouyé. Il a, aussi, précisé que le taux d’exécution du budget s’élève à 46,92 %, en dépit de la perception tardive d’un tiers de la première tranche du budget de fonctionnement, intervenue seulement en octobre 2024. Pour 2025, l’agence prévoit de poursuivre sur cette lancée. « Le budget prévisionnel enregistre une légère baisse, mais cela ne doit en aucun cas limiter notre engagement », a conclu Hamadou B. Yalcouyé. « En cette année 2025, nous franchissons une nouvelle étape dans notre ambition commune de faire du district de Bamako un territoire résilient, moderne et inclusif » a affirmé le président de la Délégation spéciale de la mairie, Balla Traoré. Il a rappelé que l’ADR de Bamako, en tant que bras technique des collectivités territoriales, place l’année 2025 sous le signe de l’accompagnement de proximité, de l’innovation face aux défis climatiques, de l’assainissement, de l’embellissement urbain et de l’intégration de la transition numérique. Enfin, il a rassuré les participants que « les interventions continueront d’être guidées par les priorités des décideurs du District, chacun dans son domaine de compétence et de territoire. » MMD/MD (AMAP)

Une conférence débat pour promouvoir la langue et la culture songhoï

Bamako, 28 juin (AMAP) « Pour qu’une culture soit fertile il faut la langue. Et, notre combat c’est de transmettre aux jeunes générations nos savoirs endogènes », a dit le conférencier Alassane Amadou Maiga, à la 4ème édition de la Conférence-débat sur la culture songhoi », qui s’est déroulée, samedi, à l’Université Bazo de Sotuba avec objectif de mettre en valeur la culture songhoï, à travers la langue et son apprentissage. M. Maiga, un des intervenants sur les thèmes : « Quelle est l’origine des Songhoï ? », « Les Songhoï, qui sont-ils ? » et « Les Songhoï sont-ils en voie de disparition ? Quelles perspectives pour leur survie et leurs épanouissement effectif ? », a rappelé que cela fait quatre ans qu’ils organisent ce genre de conférence « pour sensibiliser les jeunes à apprendre et à écrire leur langue. » « Parce qu’une culture, c’est la langue. Quand la langue disparait, la société va disparaitre », a-t-il affirmé. Le Pr Abdoulaye Touré, qui a assisté à la conférence, parle de sa communauté, de ses origines, de sa culture, de sa langue, trouve l’exercice réconfortant de mettre en valeur la langue de sa communauté. « Je vois déjà ce que cela apporte à la communauté et je vois toute l’importance », a souligné le Pr Touré. Venue de Téra, une Région du Niger, pour cette conférence, Mme Bourahima Maimouna, invitée d’honneur, s’est dit beaucoup impressionnée par ces jeunes formés en langue didactique songhoï. « Il faut encourager nos enfants à apprendre à lire et à écrire en songhoï, maintenir notre culture et la transmettre à nos enfants », a-t-elle souligné. Et, salué les initiateurs pour l’organisation de cette belle journée « culturelle songhoï » La conférence avait comme parrain, Abass Diallo et marraine, Houreymatou Cissé. Celle-ci a expliqué que « c’est une manière pour nous de faire la promotion de la culture Songhoi. Comme le nous e savons déjà tous, le Songhoi ce n’est pas que le Mali, ça été un grand empire dans le temps et avec ce genre d’évènement, on a appris beaucoup sur la culture, la nourriture et sur l’origine de la culture songhoï. L’évènement est initié par le responsable de la Radio « La Voix du Nord », Hamadou Seydou Maiga. Les thèmes ont été exposés par des professeurs d’universités spécialisés dans l’histoire du Songhoï et des spécialistes du terroir songhoï, notamment, le Pr Amadou Diadié Sangho, traditionaliste et médiateur social, Dr Ahmed Ibrahim, ainsi qu’Alassane Amadou Maïga, ingénieur d’aviation à la retraite. Un des temps forts de l’évènement, a été la remise d’attestations de reconnaissance aux conférenciers, au parrain et à la marraine ainsi qu’à d’autres personnes pour leur soutien à la promotion de la culture songhoï.  Des attestations de formation initiale en langue songhoï ont été remis à 39 jeunes. ST/MD (AMAP)    

Plus de 80 villages sur les 182 du Cercle de Youwarou (Centre) sont à risque d’inondation en 2025

Youwarou 28 juin (AMAP) En 2025, 85 villages sur les 182 que compte le Cercle de Youwarou (Centre) sont à risque d’inondation, a appris l’AMAP sur place, lors de la session de plaidoyer sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation cette s‘est tenue le 28 juin dans la salle des conférences du cercle sous la présidence M. Abdramane Coulibaly, représentant du préfet, Les participants ont recommandé une communication de masse avec les radios de proximité sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation, des rencontres régulières du comité local chargé de la gestion des crises et des catastrophes. Des difficultés et contraintes, selon les participants, peuvent surgir dans la collecte des données fiables, le manque de fonds pour le comité, la présence limitée des partenaires dans le cercle. Vingt participants issus de l’Administration, de la Société civile, des services techniques de l’Etat, des légitimités traditionnelles, des Forces armées de défense et de sécurité et des communicateurs de Youwarou ont pris part à cette session de plaidoyer. Au cours de cette séance de plaidoyer organisée par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire de Youwarou sur financement de l’UNICEF, le chef dudit service, Oumar Maiga a fait un bref rappel des conséquences de l’inondation de 2024. Le sinistre a touché les sept Communes du cercle à savoir Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou. Il a causé des dégâts importants : près de 1 991 ménages pour 43 000 victimes, 3 000 hectares de cultures inondées, des dégâts sur le cheptel, la volaille, les boutiques, les stocks de céréales et sur divers équipements. M. Maiga, dans son exposé, énuméré les différents appuis enregistrés en 2024, entre autres, en Cash Transfert d’un montant de 36 895 000 Fcfa dont 36 045 000 Fcfa de l’ONG International rescue committee (IRC), Jeunesse de Youwarou-Ouro Dandé Déboye pour 500 000 Fcfa, La Jeunesse de Youwarou 250 000 Fcfa et le mois de la solidarité 100 000 Fcfa soit un total de 36 895 000 Fcfa pour 289 ménages bénéficiaires. En vivres, l’IRC, Base de Youwarou, a offert des coupons alimentaires à 126 victimes en mil ou riz, en viande ou poisson, en condiments divers. Le Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) a fourni 10 tonnes et 8 kilogrammes de riz, 10 tonnes et 8 kilogrammes de mil, 2 tonnes de sucre et 224 kilogrammes, 2224 litres d’huile, une tonne de sel et 112 kilogrammes. En matériels et ustensiles, le PRUBA a fait un appui en nattes, en moustiquaires, en kits scolaires, en tentes pour 1 112 personnes réparties dans 175 ménages et 2500 sacs vides offerts par un opérateur économique. D’autres appuis non quantifiés ont été également notés. SC/MD (AMAP)          

Bamako : Atelier pour renforcer la gouvernance foncière et urbaine par une application harmonisée des textes

Bamako, 28 juin (AMAP)  Un atelier d’échanges sur la pratique des textes régissant l’urbanisme, la construction, les domaines et le cadastre s’est ouvert, ce samedi, à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) à Bamako, sous la présidence du ministre chargé de l’Urbanisme, Imirane Ibrahime Touré. « Cet atelier est un espace de vérité et de construction collective pour harmoniser l’interprétation des textes et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens », a déclaré le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem.   Organisé sur deux jours (28-29 juin 2025), la session vise à renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux pour une gouvernance foncière et urbaine plus cohérente. Les participants, incluant les directeurs régionaux, chefs de services et représentants syndicaux, partagent expériences et bonnes pratiques afin d’identifier les blocages dans l’application des textes réglementaires. « Nous constatons des interprétations divergentes et des in cohérences dans les procédures », a souligné M. Ouologuem, appelant à un cadre d’interprétation partagé. Le directeur général des Domaines et du Cadastre, Amadou Maïga, a mis en avant les réformes récentes, notamment l’adoption de la loi domaniale et foncière de 2024, qui consacre le Titre Foncier comme unique document d’attribution pour réduire les conflits fonciers. « La digitalisation, avec des outils comme MoDoNum et SITFI, accélère le traitement des dossiers et renforce la transparence », a-t-il ajouté, annonçant le lancement d’un portail web institutionnel à la clôture de l’atelier. Le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Ibrahime Toure, a insisté sur les priorités du gouvernement de la Transition, telles que l’immatriculation systématique des parcelles, la création de 429 hectares de réserves foncières pour des logements sociaux et l’achèvement de 2 780 logements. « Nous devons assumer notre rôle pour résoudre les problèmes fonciers et éviter les litiges inutiles devant les tribunaux », a-t-il affirmé, appelant à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à la terre et au logement. L’atelier, financé par les budgets 2025 de la DNUH et de la Direction générale des Domaines et du Cadastre, se clôturera par un rapport proposant des recommandations pour une gestion foncière et urbaine plus efficace, de Kayes à Kidal. OS/MD (AMAP)

Forum de Mercy Corps : Tirer profit des bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique

Bamako, 27 juin (AMAP) Des participants venus de plusieurs localités d’intervention du projet « Mercy Corps », ont échangé, pendant trois jours (25, 26 et 27 juin), à Bamako, pour dégager des recommandations sur l’adaptation et la résilience au changement climatique, la mutualisation et l’harmonisation des approches ainsi que les efforts au sein d’une coalition nationale au bénéfice des communautés partenaires. Ces participants de Bamako, Koulikoro, Ségou, San, Koutiala ont recommandé, entre autres, de vulgariser les bonnes pratiques identifiées lors de ce forum, faire des restitutions au sein des différentes organisations et prendre en compte les bonnes pratiques lors de la formulation de nouveaux projets, sensibiliser et informer les jeunes à l’utilisation responsable des ressources naturelles. Lors de la clôture des travaux, vendredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la représentante du ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Bocoum Aoua Guindo, a fait remarquer que les femmes représentent plus de 70% de la main d’œuvre agricole au Mali. « Elle portent une grande part de la production et du travail quotidien dans nos champs, nos marchés et nos familles. Pourtant, alors qu’elles constituent le pilier de notre sécurité alimentaire, moins de 10% d’entre elles ont un accès effectif à la terre, Ce qui freine leur pleine contribution au développement rural, mais aussi à la stabilité et à la paix dans nos communautés », a-t-elle fait remarquer. « La réduction de cette inégalité est, non seulement, une question de justice sociale mais, aussi, un lien central pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion et favoriser un développement harmonieux », a averti Mme Bocoum. Elle a également trouvé que les conclusions de ces travaux « confortent dans la conviction que la résilience agricole ne peut se construire sans justice sociale, sans égalité d’opportunités pour les femmes et la jeunesse, sans promotion active de leur leadership. » « A travers les actions du Programme justice et stabilité au Sahel (JASS), grâce à la mobilisation des autorités locales, des commissions foncières et de tous les partenaires, nous voyons des progrès réels », a fait savoir Mme Bocoum Aoua Guindo. Parmi les partenaires, il y a le Royaume Uni dont le représentant de l’ambassadeur, Robert Elsworth, a souligné que le changement climatique est une menace réelle. « Nous repartirons avec des idées concrètes pour une solution durable », a-t-il dit. Ces trois jours ont été consacrés au thème : « Forum de partage de connaissance et bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique. » ST/MD (AMAP)

Sikasso : Journée internationale de la lutte contre la drogue, une grande quantité de drogues incinérée

Sikasso, 26 juin (AMAP) L’Office centrale des stupéfiants (OCS) de Sikasso (Sud) a procédé, le 26 juin dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les drogues, à l’incinération d’une importante quantité de drogues, d’une valeur de près de 260 millions de francs CFA, saisies dans la Région, a constaté l’AMAP. Les produits incinérés étaient composés de la cocaïne, du cannabis, du tramadol, du diazépam, du rivotril, de l’amphétamine, du rizzila, de la cigarette de contrefaçon, du mirage (serpent), de boissons frelatées et des produits pharmaceutiques contrefaits. Ces produits ont été saisis entre juillet 2022 et juin 2025. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, qui a présidé la cérémonie, s’est réjoui de l’incinération de cette importante quantité de drogue. Il a félicité l’initiative de l’OCS pour le travail realisé dans le cadre la lutte contre le fléau dans la région. « Je profite de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à la lutte contre le phénomène », a-t-il souligné. S’adressant à la jeunesse, M. Coulibaly l’a prévenu : « Tous ceux qui seront présentés devant la justice pour consommation de drogues feront face à la loi dans toute sa rigueur. » Cette incinération est une manière de montrer à la population le travail titanesque abattu par l’antenne de l’OCS de Sikasso. Ainsi, le chef de l’antenne OCS, le Lt-colonel Tourou Kanouté, a affirmé : « Les produits saisis au cours de nos enquêtes ont été incinérés au vu et au su de tout le monde (population et autorités). » « Ces produits ont été saisis à Sikasso et des localités voisines. Les personnes impliquées ont été arrêtées et mises à la disposition de la justice », a-t-il fait savoir. Le chef de l’antenne OCS de Sikasso a placé la Journée de la lutte contre la drogue sous le signe de la résilience contre ce mal au Mali. Selon lui, il faut intensifier la sensibilisation de la couche juvénile pour qu’elle puisse se retirer des activités liées à la drogue (vente, consommation…). Auparavant, le représentant du maire, Abdramane Sidibé, s’était réjoui de la tenue de l’activité dans sa Commune. Il a remercié l’équipe de OCS pour sa vigilance dans la saisie de ces produits. M. Sidibé a fait remarquer la recrudescence du phénomène. Toute chose qui, selon lui, a été démontré lors de recrutements dans l’Armée. Il a, enfin, appelé les parents et la jeunesse à redoubler de vigilance. Plusieurs autorités ont pris part à la cérémonie AD/MFD/MD (AMAP)

Une quantité importante de produits prohibés incinérés à Kita, lors de la Journée internationale de lutte contre les drogues

Kita, 26 juin (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kita (Ouest), Daouda Maiga, a présidé l’incinération de 8, 516 tonnes de drogues et produits prohibés, estimées à 130 613 200 de Fcfa, lors d’une cérémonie au village de Makodji, dans la Commune rurale de Bendougouba, à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, édition 2025, a constaté l’AMAP. Selon le Lt-colonel Ousmane Mamadou Sissoko, chef de l’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS) de Kita, à l’initiative de l’opération, les stupéfiants inclue de la cocaïne, du chanvre indien, de la Methamphetamine 900 g, des produits pharmaceutiques contrefaits et périmés et d’autres types de drogues, illustrant l’ampleur du trafic illicite à Kita. Ces produits destinés à la consommation et à la commercialisation ont été saisis par les services de contrôle de l’OCS de Kita de la douane, de l’agriculture, du service vétérinaire. Le Lt-colonel Ousmane Mamadou Sissoko a indiqué que les auteurs de ces infractions, au nombre de 57 interpellés, ont été tous présentées devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kita. Sur le site de l’incinération, le substitut du Procureur près le Tribunal de grande instance de Kita, Solo Fatogoma Ouattara, a appelé à « plus d’effort pour éviter à la jeunesse son péril car la nation a beaucoup besoin d’elle pour sa construction. « Le directeur régional de la Douane, Oumar Tangara, dont les services ont été d’un apport important dans les saisies, a abondé dans le même sens. Devant cette importante quantité, le président du Conseil régional de la jeunesse de Kita, Moussa N’Diaye, a qualifié les auteurs de « honte » et a appelé la couche juvénile « a soigner son image. » La présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO). Mme Macalou Aissata Sacko, a aussi exprimé son « désarroi face à ce comportement de la génération actuelle qui se meurt avec la consommations » de toutes sortes de psychotropes . Pour le gouverneur Daouda Maiga, cette destruction de drogues à Makodji, dans la Commune de Bendougouba, à Kita, « constitue un pas important dans la lutte contre le trafic de stupéfiants au Mali. »  « Elle démontre la détermination des autorités à renforcer les efforts pour sécuriser le pays et protéger ses citoyens contre les effets dévastateurs des drogues illicites », a-t-il ajouté. MF/MD (AMAP)