Clôture du projet SHEP : d’une logique de cultiver pour consommer à celle de produire pour vendre

Bamako, 3 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Siméon Daniel Kelema a expliqué, jeudi, à Bamako, que l’objectif principal du Projet SHEP (Smallholder Horticulture Empowerment Project), qui se veut innovant, était « d’encourager les producteurs à passer d’une logique de cultiver pour consommer à celle de cultiver pour vendre. » Le ministre Kelema a présidé, ce jeudi, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), la clôture du Projet SHEP, lancé le 29 août 2022 sur cette approche qui « vise à améliorer la productivité, la rentabilité et la commercialisation, tout en intégrant les réalités du marché dans les pratiques agricoles. » Le projet visait à promouvoir une agriculture orientée vers le marché, avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) « Cet atelier de clôture offre l’opportunité de partager les impacts positifs du projet SHEP sur les exploitants agricoles et les communautés locales dans les régions ciblées », a déclaré le ministre de l’Agriculture. Il a précisé que cet événement constitue une occasion pour les parties prenantes de mettre en lumière les effets du projet en termes de revenus générés, de changement dans les pratiques agricoles, d’autonomie accrue des exploitants agricoles, ainsi que de réduction de l’exode rural. De son côté, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a affirmé que ce projet, financé par le Japon à hauteur de 421 889 475 Fcfa, visait à contribuer à l’amélioration des revenus des petits producteurs, à travers la promotion de l’agriculture orientée vers le marché, notamment par la diffusion de l’approche SHEP. Il a rappelé que cette approche, développée au Kenya en 2006, a été introduite dans 26 pays, dont le Mali et a permis de transformer le modèle agricole. « Le nombre total de bénéficiaires du projet s’élève à environ 3 000 personnes », a-t-il souligné. « Avec le projet SHEP, nous avons compris que l’agriculture ne se fait plus au hasard. Nous devons chercher des clients avant de produire. Leur formation nous a permis d’adapter notre production aux besoins réels du terrain », a déclaré Mme Cissé Awa Konté, bénéficiaire du projet. Pour rappel, les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud) ont bénéficié de cette première phase du projet SHEP. Les bénéficiaires ont exprimé leur souhait de voir une seconde phase mise en œuvre, afin d’élargir l’impact du projet à un plus grand nombre de producteurs à travers le Mali. MMD/MD (AMAP)

Le CNT adopte le projet de loi, donnant un mandat de 5 ans, renouvelables, au présidant de la Transition

Bamako, le 3 juillet (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, ce jeudi 03 juin 2025, à l’unanimité par 131 votants, le projet de loi révisant la Charte de la Transition et donnant un mandat de 5 ans, renouvelables au présidant de la Transition, a constaté l’AMAP. Selon la Charte de la Transition révisée, le président de la Transition remplit « les fonctions de Chef de l´Etat pour une durée de 5 ans, renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de cette Charte. » Toutefois, cette durée peut être écourtée, dès que les conditions permettant l’organisation d’élection présidentielle transparente et apaisée sont réunies. La Charte prévoit, également, que le président de la Transition est éligible « à l’élection du Président de la République et aux élections générales qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition. » Cette disposition est, aussi, valable pour les membres du gouvernement et du CNT. La Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. Le texte signale que jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions prévues par la Constitution, les organes de la Transition continuent d’exercer leurs fonctions et attributions. Cette révision permet d’adapter le dispositif de la Transition aux mutations politiques, institutionnelles et sécuritaires intervenues dans le pays et d’instaurer une limite temporelle claire du processus transitoire, souligne le rapport de la Commission loi saisie pour l’étude au fond. « Il s’agit également de donner satisfaction aux attentes légitimes du peuple », soutient la Commission des Lois de l’organe législatif de la Transition. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, qui a porté ce projet, a déclaré que son adoption permet d’engager une nouvelle orientation politique afin de parvenir à la pacification du pays avant toute chose. Les travaux étaient dirigés par le Président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Le Conseil des ministres du Mali a adopté, le 11 juin 2025, ce projet de loi révisant la Charte de la Transition afin d’accorder au chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, « conformément aux recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur. » « Cette révision répond aux attentes légitimes du Peuple malien pour une refondation de l’État et une souveraineté pleine », soutient le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025. Ce projet de loi s’inscrit dans la mise en œuvre des 517 recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, qui appelaient à des réformes politiques et institutionnelles prioritaires avant l’organisation d’élections. OD/MD (AMAP)

Ténenkou : Echanges sur la gestion des inondations

Ténenkou, 3 juillet (AMAP) Une rencontre en vue de faire un plaidoyer auprès des principaux acteurs afin de prévenir les risques d’inondations dans le cercle de Tenenkou, s’est tenue mercredi, dans la salle de réunion du CSREF de Tenenkou,  a constaté l’AMAP. Organisée par le service local du développement social et de l’économie solidaire, cette rencontre a été présidée par l’adjoint du préfet du cercle, le capitaine Boubacar Sissoko. Pour la représentante du service local du développement social, Aminata Asseydou , cette rencontre est un cadre idéal pour appeler les principaux acteurs à se mobiliser pour faire face aux inondations. Elle a tenu à saluer l’élan de solidarité qui s’est manifesté l’an dernier en faveur des sinistrés des inondations dans le cercle de Tenenkou. Le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé s’est félicité de l’organisation de cette rencontre de plaidoyer qui vient en soutien aux efforts de la collectivité qui, en prélude à l’hivernage, a déjà initié des actions notamment les travaux de renforcement de la digue de ceinture qui ont déjà commencé avec le soutien de l’ONG IRC. Au nom du Maire de la commune urbaine, il a remercié l’ensemble des partenaires qui ont accompagné le comité communal d’évacuation des eaux lors des inondations. L’adjoint du préfet du cercle, prenant la parole s’est également réjoui d’une telle initiative. Il a rappelé l’impérieuse nécessité de mobiliser tous les acteurs afin de prévenir tout risque d’inondations dans le cercle ou d’atténuer ses conséquences. Il a profité de la tribune  pour remercier les principaux partenaires et les personnes de bonne volonté qui sont venues en soutien aux efforts des autorités administratives et du comité communal d’évacuation des eaux pour faire face aux inondations de la saison dernière. Il a aussi affirmé que cette session de plaidoyer sur la gestion des inondations s’inspire du plan de contingences multirisques et du plan d’organisation secours , un outil de coordination dans la gestion urgente des sinistres et catastrophes. Enfin, il a rappelé que l’administration continuera à œuvrer afin de trouver des solutions idoines en vue d’améliorer le cadre de vie des populations avant d’inviter les principaux partenaires à se mobiliser pour apporter une réponse efficace à cette question. Après les interventions des officiels, les agents du service local du développement social à travers une projection ont édifié les participants sur le phénomène du changement climatique qui est d’ordre naturel et anthropique, les conséquences des inondations, les actions menées pour soulager les sinistrés et les contributions octroyées par les différents partenaires et personnes de bonne volonté. Il faut aussi noter qu’un plan d’action a été élaboré afin de mieux faire face à ce phénomène. En retour, les autorités coutumières et traditionnelles se sont engagées à intensifier la sensibilisation auprès des communautés pour un changement de comportement. Les partenaires également se sont engagés à accompagner toutes initiatives visant à prévenir tout risque d’inondations dans le cercle de Tenenkou. En 2024, selon le service local du développement social et de l’économie solidaire, 4500 cas de victimes d’inondations avec 3 cas de pertes en vies humaines ont été recensés dans le cercle de Tenenkou sans oublier les nombreux dégâts matériels.  AS/KM (AMAP)

Sikasso : Des kits alimentaires offerts à 150 personnes déplacées internes

Sikasso, 3 juillet (AMAP) Le Groupe de recherches d’actions et d’assistance pour le développement communautaire (GRAADECOM) en partenariat avec la fondation stromme a procédé, mercredi à son siège, à la remise de 150 kits alimentaires à 150 Personnes déplacées internes (PDI) du cercle de Sikasso, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du préfet du cercle de Sikasso Salif O. Maïga, en présence du directeur exécutif de l’ONG GRAADECOM Fousséni Dembélé, du chef du service local du développement social et de l’économie solidaire Issa Bagayogo. Ont pris part à la rencontre, plusieurs PDI du cercle de Sikasso. Le don était composé de 150 sacs de 50kg de riz, 150 cartons de spaghettis, 150 bidons de 5litres d’huile et de 150 sacs de sel de 25kg. Le coût total du don s’élève à 7 500 000FCFA. « Les kits alimentaires que nous remettons aujourd’hui sont bien plus que des colis de vivres. Ils symbolisent une chaine de solidarité qui unit les donateurs, les autorités, les communautés locales et les ONG pour faire face à la souffrance et à l’exclusion », a déclaré le directeur exécutif de l’ONG GRAADECOM Fousséni Dembélé. Il a ajouté qu’en tant qu’acteur humanitaire, il a le devoir morale d’agir, non seulement pour répondre aux besoins essentiels mais aussi pour redonner espoir aux PDI. En outre, Fousséni Dembélé a souligné que les enfants des PDI bénéficient également de programmes relatifs à l’éducation accélérée du GRAADECOM. Toute chose qui leur permettra d’éviter la mendicité. S’adressant aux bénéficiaires, il a affirmé ceci : « Vous n’êtes pas seuls. Votre résilience est une leçon de courage pour nous tous… ». Par ailleurs, il a saisi l’occasion pour saluer, d’une part la fondation stromme pour son appui technique et financier, et d’autre part, le rôle déterminant joué par les autorités locales et communales pour la coordination efficace de l’activité. Quant au porte-parole des bénéficiaire Belco Barry, il a remercié l’ONG GRAADECOM pour sa bonne volonté et son esprit de solidarité. Il a profité de l’occasion pour remercier l’ensemble des autorités régionales pour leur générosité. Selon le représentant du préfet du cercle Salif O. Maïga, ces kits alimentaires viennent renforcer le tissu social et témoigne de notre attachement aux valeurs de solidarité et de partage qui sont au cœur de notre culture. « J’appelle à la mobilisation générale, chacun, à son niveau, peut contribuer à l’effort de solidarité. Nous avons tous un rôle à jouer dans la construction d’un avenir meilleur pour notre cercle », a-t-il lancé. Et de remercier les initiateurs, les partenaires ainsi que les bénévoles qui ont contribué à la réalisation de l’évènement.  MFD/KM (AMAP)

Projet de résilience dans le Sahel : Validation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma 

Bamako, 1er juillet (AMAP) Les acteurs du Projet de résilience dans le Sahel, dans le cadre de la formulation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma (PAST-LG), ont entamé ce lundi, à Bamako, les travaux de validation de la version finale du rapport diagnostic, a constaté l’AMAP. Selon le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Domaines, Amadou Maïga, cet atelier, qui réunit les parties prenantes de l’étude, constitue une étape décisive pour la suite de l’élaboration du PAST-LG. Il fait suite à la rencontre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, tenue du 18 au 25 janvier 2025, ainsi qu’aux sessions des comités nationaux interministériels de pilotage de l’étude. L’objectif de cet atelier sous-régional est, selon M. Maiga, d’harmoniser et valider le rapport diagnostic de la zone du Liptako-Gourma, présenter les résultats intermédiaires du PAST-LG, et prioriser et spatialiser les opportunités d’investissements. Amadou Maïga a précisé que le PAST-LG repose sur trois grandes recommandations stratégiques, portant sur les thématiques suivantes : la connectivité, la transformation économique, la transition énergétique et le développement territorial durable. De son côté, Mathias Spaliviero, chef du bureau Afrique de l’Ouest de l’ONU-Habitat, a déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est convaincu que l’engagement collectif est un levier puissant pour répondre à l’urgence des besoins, mais aussi pour construire des solutions durables. « Notre approche repose sur des solutions intégrées et intersectorielles : renforcement de l’analyse des données, accès à l’énergie, résilience climatique, infrastructures, et développement humain inclusif et informé. Ce plan d’action incarne les aspirations de l’ensemble des parties prenantes et des collectivités nationales, qui en orientent la formulation et la mise en œuvre », a-t-il poursuivi. Il a également assuré que le PNUD, aux côtés d’ONU-Habitat, demeure pleinement engagé à accompagner les gouvernements des trois pays dans la finalisation et la mise en œuvre du plan d’action. Pour rappel, le Projet de résilience dans le Sahel, financé par le gouvernement suédois ,est conduit sous le leadership des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec l’appui d’ONU-Habitat et du PNUD MMD/MD (AMAP)    

Attaques dans le cercle de Bafoulabé : Deux pertes en vie humaine, des dégâts matériels et plusieurs terroristes neutralisés

Bafoulabé, 2 juillet (AMAP) Les groupes terroristes ont multiplié mardi des attaques dans de nombreuses localités du pays avant d’être neutralisés par les Forces armées maliennes, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’à l’Usine Diamont Ciment de Gangonteri, dans le Cercle de Bafoulabé, deux de nos soldats ont perdu la vie et les forces obscurantistes ont emporté deux véhicules, avant de mettre le feu  à des  machines,  voitures, camions et les bâtiments et enlevé un travailleur. Dans une autre localité du Cercle de Bafoulabé, à Karaga, les Groupes armés ont commis des attaques occasionnant d’importants dégâts aux moyens roulants et aux infrastructures. Toujours dans le Cercle de Bafoulabé, à Sélinkégny, ils ont calciné des véhicules, enlevé un Pick-Up avant d’être anéantis par les Forces loyalistes.  BM/KM (AMAP)

Les femmes de Ségou : tirer profit du Niger, malgré les défis

Par Aminata PONA Ségou, 2 juil (AMAP) À Ségou, surnommée la Cité des Balanzans, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis. Mais ce métier, exercé par de nombreuses femmes, fait face à des contraintes physiques et financières. Entre résilience et débrouillardise, elles soutiennent leurs familles dans des conditions souvent éprouvantes. Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille et de financer la scolarité de ses enfants. « C’est contraignant, mais je suis satisfaite », confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. « Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger », admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3 500 et 4 500 FCFA par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à-porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle. Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5 000 FCFA ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. « Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout », explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3 000 FCFA à remplacer, reste une contrainte fréquente. Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2 000 et 3 000 FCFA par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. « C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement », confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins. Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté. AP/ADS/MD (AMAP)  

Sikasso : Le PRAPS 2 évalue ses réalisations dans la région

Sikasso, 2 juillet (AMAP) Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase II (PRAPS 2) – Mali, sous la tutelle du ministère de l’élevage et de la pêche du Mali, a effectué, du 29 juin au 2 juillet, une mission de communication dans la région de Sikasso, a constaté l’AMAP. L’objectif de la mission est d’échanger avec ses bénéficiaires sur leurs expériences, les résultats, les progrès réalisés et les défis rencontrés, tout en les sensibilisant sur la pérennisation des acquis, La mission était dirigée par l’experte en communication du PRAPS 2-Mali, Mme Touré Maïmounatou Touré, accompagnée de son assistant Yaya Diarra, l’assistant suivi-évaluation du PRAPS 2 (Sikasso)Sekou Traoré, l’animatrice genre du projet à Sikasso Mme Diabaté Safiatou Coulibaly et plusieurs médias. La mission a concerné plusieurs sites d’infrastructures et d’aménagements pastoraux de Nièna, Mamabougou, Kaboïla et de la ville de Sikasso, pour un coût de réalisation des travaux est estimé à plus de 589 166 000F CFA. A travers cette mission, le PRAPS 2 –Mali voulait, entre autres, effectuer des visites sur les sites de réalisation de ses zones d’intervention et organiser des séances d’échanges et de sensibilisation avec les bénéficiaires. Il s’agissait aussi de collecter des témoignages et supports visuels sur les résultats et impacts du projets, assurer la couverture médiatique et la diffusion de toutes les étapes de la mission de terrain. A Nièna, première étape du périple, la mission a sillonné ses sites de réalisations. Du marché à bétail des petits ruminants en passant par celui des gros ruminants, des magasins de stockage d’aliment bétail jusqu’à l’aire d’abatage, la mission a, minutieusement, visité les coins et les recoins de ses réalisations. Là-bas, les bénéficiaires des infrastructures construites et réhabilitées à savoir les présidents des comités de gestion des deux marchés à bétail et celui de l’aire d’abattage de Nièna ont chacun exprimé leur joie et salué le geste du PRAPS 2 et son partenaire, la Banque mondiale. « Auparavant, les conditions n’étaient pas du tout favorables. Les pasteurs vendaient leurs bêtes à l’extérieur du marché. Grâce au PRAPS 2, nous avons de nouveaux marchés à bétail, un nouveau parking, des abreuvoirs… », a révélé le président du comité de gestion du marché à bétail des petits ruminants, Moussa Diallo. Il a ajouté qu’à présent leur marché est affluent car il est fréquenté par les clients provenant de plusieurs pays voisins à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’ivoire et la Gambie. Le 2ème adjoint au maire de la commune rurale de Nièna Mathieu Koné a pour sa part, remercié le PRAPS 2 pour ses nombreuses réalisations dans sa commune. La seconde étape de la mission a concerné la visite de l’étal de boucherie réhabilité au grand marché de Sikasso et la ferme agro-sylvo-pastorale de Mamadou Tangara à Mamabougou (un village situé à 6km de la ville de Sikasso). Ici également, la présidente du comité de gestion de l’étal de boucherie Mme Touré Rahamatou Bagayogo, le président de l’interprofession filière bétail-viande de Sikasso Chaka Sanogo et le propriétaire de la ferme (Mamadou Tangara) ne tarissaient pas d’éloge à l’endroit du projet. A la dernière étape, la mission a mis le cap sur la commune rurale de Kaboïla précisément le village de Nayérebougou (situé à 26 km de Sikasso). Là-bas, le PRAPS-2 Mali a réhabilité le Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA). Là également, les bénéficiaires ont exprimé leur sentiment de joie et de satisfaction. La présidente du comité de gestion du SHPA, Aissata Togola, a remercié le PRAPS-2 Mali et ses partenaires avant de promettre qu’un bon usage sera fait du joyau. « Je suis très satisfaite du niveau de réalisation des nombreux sites d’infrastructures et aménagements pastoraux de la région de Sikasso. La réception provisoire de plus de 90% de ces réalisations a été faite et à 100% », a déclaré l’experte en communication du PRAPS 2-Mali Mme Touré Maïmounatou Touré. Elle a précisé que les sites choisis par le projet contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs. Par ailleurs, elle a ajouté que les difficultés recensées seront remontées pour l’atteinte des objectifs à la fin du projet. « Le projet est déjà à mi-parcours, j’invite les bénéficiaires à faire un bon usage des infrastructures », a-t-elle conclu. Il faut noter que le PRAPS 2 a, entre autres, réalisé dans la région de Sikasso, la construction de trois parcs de vaccination dont un à Sokoura, un à Soroblé et un autre à Nayérebougou, la construction des clôtures des Unités de production et des Industries animales (UAPIA) de Nièna, N’Kouroula et Kignan ainsi que la construction/réhabilitation des postes vétérinaires de Kignan, Loulouni, Dandéresso, Hérémakono et Misséni. S’y ajoutent, la réhabilitation de la clôture du secteur vétérinaire de Kadiolo… Le projet a également soutenu la direction générale des Eaux et Forêts à conduire l’élaboration et l’actualisation de cinq conventions locales dans la région, a engagé le financement de sept sous projets à caractère innovants d’un montant total de 49 millions au profit des sociétés coopératives formelles de pasteurs et agropasteurs. En 2023, le PRAPS 2 Mali a aussi financé 180 activités génératrices de revenus au profit des femmes et des jeunes, pour un montant total de 45 millions de FCFA.   Au cours de sa deuxième phase, il a renforcé la présence féminine dans les Comités de gestion (COGES) des infrastructures pastorales. À Sikasso, une dizaine de femmes occupent des postes clés dans la gestion des marchés à bétail, des aires d’abattage et des étals de boucherie. Des formations en leadership, gestion, médiation et lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ont été organisées, avec des séances de sensibilisation communautaire et de coaching individuel. Ces efforts ont permis d’atteindre un taux de participation féminine de plus de 13 % dans les COGES de la région. MFD/KM (AMAP)                                                                                                                                                                                                                                                  

Kayes : Un Couvre-feu de 30 jours « reconductible » instauré sur toute l’étendue de la région

Kayes, 2 juillet (AMAP) Le calme est revenu dans la Cité des rails après les attaques perpétrées dans certaines localités des Régions de Kayes et de Nioro par des individus armés non identifiés, a appris l’AMAP de source officielle. La même source précise qu’un couvre-feu de 30 jours a été instauré sur toute l’étendue du territoire de la région par le chef de l’exécutif régional, le Général de Brigade Moussa Soumaré, suite à ces attaques terroristes qui ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. L’article 1 de cette décision N°000524/GRK-CAB signée du Directeur de Cabinet du Gouverneur, Amadou Dicko est libellé ainsi : « Est institué sur toute l’étendue du territoire de la Région de Kayes, un couvre-feu de trente (30) jours, reconductible, allant du mardi 1er juillet au mercredi 30 juillet 2025 de 21 heures 00 à 06 heures 00 ». Selon l’article 2 de ce document, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transports à l’exception des véhicules et autres engins des services des Forces de Défense et de Sécurité et les Ambulances munies d’ordre de mission, demeure restreinte pendant cette période. Enfin, l’article 3 stipule que le Commandant de la Zone de Défense N°4, le Commandant de Région de la Gendarmerie, le Commandant de Région de la Garde Nationale, les Directeurs Régionaux de la Police Nationale et de la Protection Civile, sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution de la présente décision. BMS/KM (AMAP)  

Mopti : Le ministre de l’artisanat, de la culture, du tourisme et de l’industrie hôtelière sur le terrain

Mopti, 2 juillet (AMAP) Le ministre de l’artisanat, de la culture, du tourisme et de l’industrie hôtelière, Mamou Da Daffé, accompagné de ses proches collaborateurs et les responsables des services rattachés de son département a bouclé dimanche 29 juin dernier une visite de terrain de 4 jours dans la région de Mopti, a constaté l’AMAP. Durant son séjour dans la Venise malienne, le ministre a présidé le jeudi 26 juin la cérémonie de lancement des activités de la semaine artistique et culturelle de la commune urbaine de Mopti, procédé au lancement officiel de l’assurance volontaire pour le secteur de la culture (AVOC) le vendredi 27 et le samedi 28 le projet « Siguida Nièta » avec son homologue de la réconciliation, le général de corps d’Armée Ismaël Wagué. Il a é également rencontré le personnel des services déconcentrés de son département que sont les directions régionales de l’artisanat, du tourisme et de l’hôtellerie et la culture. Le ministre Daffé a échangé avec ses services sur les trois grosses activités a eux conviées par les plus hautes autorités pendant cette année dédiée à la culture. Il s’agissait de parler de la responsabilité de ces directions par rapport à l’encadrement, au suivi et au soutien aux artisans et acteurs quant à leur enrôlement au niveau de l’assurance volontaire spéciale pour la culture (AVOC) ; d’échanger sur le nouveau projet « Siguida Nièta » une approche de redynamisation et de revitalisation culturelle de notre territoire à travers des initiatives locales en lien avec le patrimoine culturel. Les premiers bénéficiaires de ce projet ont reçu des chèques de 5 millions de francs attestant la volonté des pouvoirs publics de faire bouger les lignes malgré les conditions difficiles. Selon la délégation ministérielle, il s’agissait aussi de faire, à travers le chronogramme de mise en œuvre des phases locales et régionales, le point des préparatifs de la biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 qui va célébrer et magnifié la diversité du Mali. Les directeurs régionaux ont à tour de rôle, fait l’état des lieux de leur secteur d’activité, mis l’accent sur les contraintes et formulé des recommandations fortes pour l’amélioration de la gouvernance dans le secteur de la culture. Tout comme l’AVOC, qui est un vaste chantier relevant de la volonté présidentielle dans la lettre de cadrage qui, dans son axe 4, indique clairement de travailler pour une couverture sanitaire et un système de solidarité nationale pour tous, le ministre Daffé soulignera que « Siguida Nièta » vise à assoir des projets innovants qui, non seulement vont préserver, conserver notre patrimoine et aider les acteurs à développer des initiatives locales soutenues pouvant renforcer leur résilience et leur émergence. Pour le Général de Brigade Daouda Dembélé, Gouverneur de la région,  s’est dit satisfait de l’arrivée du ministre de la culture dans sa région, qui a permis aux cadres et aux populations de s’approprier de tout les contours des activités majeures initiées dans le cadre de l’année de la culture et des éclairages par rapport aux orientations des plus hautes autorités de notre pays. Le ministre de l’artisanat, de la culture, du tourisme et de l’industrie hôtelière Mamou Daffé et son homologue de la réconciliation le Général de corps d’Armée Ismaël Wagué ont co présidé le samedi 28 juin au terrain scolaire de Gangal la cérémonie de clôture de la semaine artistique et culturelle de la Commune urbaine de Mopti.  DC/KM (AMAP)