Journée internationale de lutte contre les drogues :  Plusieurs tonnes de drogue d’une valeur de deux milliards de Fcfa incinérées à Dioila.

Dioila, 26 juin (AMAP)  L’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS) a, au cours de l’année 2024, réalisé a des saisies de plusieurs tonnes de produits stupéfiants et psychotropes prohibés, d’une valeur de deux milliards de Fcfa incinérés, jeudi, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque année le 26 juin, a constaté l’AMAP. En une année de présence à Dioila, l’antenne régionale de OCS a détruit 02 ha de champ de cannabis, saisi 91 briques et 619 doses de skunks, 10,5 boules et 280 doses de kusch, 18 briques et 1 316 doses de chanvre indien, 1 051paquets de rizla, 82 564 comprimés de tramadol, 79 598 comprimés de diazépam, 21 320 comprimés d’éphédrine « 14 », 11 507 cachets de mirage communément appelés « serpent », 1 010 paquets de cigarettes de contrefaçon de marque « SIR », 01 appareil à chicha et 42 tonnes 873 kg de produits pharmaceutiques contrefaits retirés de la circulation. Le capitaine Soma Aboubacar Diarra, chef d’antenne de l’OCS a, au nom de sa hiérarchie, présenté la saisie au gouverneur, accompagné des religieux, des maires, les Forces de défense et de sécurité, la Société civile, les légitimités traditionnelles et les hommes de culture avant l’incinération. Le chef d’antenne a, par la suite, sollicité l’implication et la dénonciation des individus qui se livrent à cette activité malsaine. Quant au gouverneur de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, le Mali a besoin de tous ses jeunes enfants. Elle a. alors, invité « la jeunesse à mener une vie saine sans drogue. » Les chefs religieux, le procureur de la République auprès du Tribunal de Dioila, Sarafilou Coulibaly, le maire de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, tous ont invité les populations « à la vigilance » et  les jeunes à éviter la tentation « car la drogue n’a jamais été la solution à un souci. » La date du 26 juin 2025 célèbre la Journée Internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues dont le thème de la campagne mondiale cette année s’intitule : « L es faits sont là : Investissez dans la prévention » Elle a été mise á profil pour incinérer cette grande saisie afin de sensibiliser davantage la destination finale des produits sur laquelle des gens s’interrogeaient. Le thème national de l’édition 2025, « Prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali » est une vision éclairée des autorités du Mali. L’activité s’inscrit dans le cadre du respect de l’article 134 de la Loi sur les stupéfiants qui prévoit la destruction de toutes drogues ou produits prohibés saisis. DF/MD (AMAP)  

Le président Assimi Goïta a regagné Bamako ce vendredi matin

Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Bamako, 27 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, après six jours de visite officielle en Fédération de Russie, a regagné Bamako ce vendredi matin où son avion, a atterri à 9h05, à l’aéroport international Modibo KEITA Senou. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maiga, les présidents d’institutions et les membres du Gouvernement. La visite officielle a permis au président de la Transition d’avoir un tête-à-tête avec son homologue russe Vladimir Poutine. Les rencontres élargies ont permis d’approfondir les discussions sur les voies et moyens d’intensifier la coopération notamment sur le plan économique. Trois accords ont d’ores et déjà été signés sur place dans ce sens. Dans le cadre du renforcement de la coopération économique russo-malienne appelée à être vite hissée au niveau de partenariat militaire, le général d’Armée Assimi Goïta s’est rendu en République du Tatarstan, une composante de la Fédération de Russie. À Kazan, capitale tartare, il a visité des unités industrielles de fabrication d’hélicoptères de type Mi, de véhicules de transports militaires et civils. Le Mali entend tirer tout le bénéfice de l’expertise russe et tartare. Déjà le groupe tartare  Yadran est partenaire stratégique du Mali sur le projet de construction de la Raffinerie d’or. À l’issue de cette visite officielle, le chef de l’Etat s’est entretenu avec la presse nationale sur le bilan général de ce grand rendez-vous diplomatique entre le Mali et son partenaire stratégique russe. AS/MD (AMAP)

Journée internationale de lutte contre la drogue : Plus de 76 Tonnes de stupéfiants incinérées par l’OCS à Dio-Gare

Bamako, 26 juin (AMAP) L’Office central des stupéfiants (OCS) a procédé, jeudi, à l’incinération de plus 76 tonnes de produits stupéfiants à Dio-Gare, dans le Cercle de Kati, près de Bamako, a l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque année le 26 juin, a constaté l’AMAP. Selon le directeur général de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, « cette année, l’incinération porte sur une grande quantité estimée à plus de 128 tonnes saisies, du 27 juin 2024 à juin 2025, par les antennes OCS Bamako rive droite, gauche, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (CATT) ». S’y ajoutent les antennes régionales de Koulikoro, Dïoila, Sikasso, Kita, Douentza et celles de la Police, la Gendarmerie et la Douane nationales et du Conseil régional des ordres des pharmaciens. Pour le District de Bamako seul, a précisé le Colonel-major Keïta, l’opération porte sur 76, 605 tonnes de drogues. Les produits détruits, sont entre autres, de la cocaïne, du cannabis et ses dérivés (hachisch et skunch), des produits pharmaceutiques contrefaits, du crack, du Off d’héroïne, du tramadol, du Diazépam, du prototyde, de l’azote, ainsi que des appareils chicha et des goûts d’arôme. La valeur marchande est estimée à plusieurs dizaines de millards de Fcfa. Cette édition 2025 est placée sous le thème international : « Les faits sont là: Investissez dans la prévention ». Au plan national le thème s’intitule « Prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali ». La cérémonie a été présidée par le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, en présence de la représentante de l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Agaïcha Wallet Ahmadou, du maire de Dio, Daouda Kané, des représentants d’organisations de la société civile engagées dans la lutte contre le fléau. La célébration de cette journée est une occasion de sensibiliser la population mondiale sur les dangers liés à l’abus et au trafic illicite de drogues à travers des campagnes. Elle vise également à alerter le grand public sur les risques liés à la consommation de ces substances nocives afin de renforcer l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues. AT/MD (AMAP)

La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable

Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)

Campagne agricole 2025 : Des objectifs ambitieux et des conditions prometteuses

Bamako, 26 juin (AMAP) Les objectifs de production du Mali sont fixés à 11,6 millions de tonnes de céréales sur 6,6 millions d’hectares par le ministère de l’Agriculture pour la campagne agricole en 2025 qui démarre dans un contexte jugé favorable à plus d’un titre, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au cours d’une conférence de presse, dans les locaux du département, a fait l’état d’avancement de la campagne, en particulier sur le volet de la production végétale, à la date du 20 juin 2025. En présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, et du président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré, les échanges avec le ministre de l’Agriculture ont porté sur la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, l’évolution des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire, les principales difficultés et les pistes de solutions. La souveraineté alimentaire reste le pilier central de la Politique de développement agricole (PDA). Dans ce cadre, le ministère élabore chaque année, en concertation avec les acteurs du secteur, un plan de campagne consolidé avec des objectifs harmonisés en matière de production céréalière, cotonnière, fruitière et maraîchère. Pour l’année 2025, le plan a été approuvé lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenue le 6 mai dernier. Il prévoit une production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment la mise à disposition d’intrants et d’équipements agricoles subventionnés, le contrôle de qualité des intrants, la protection phytosanitaire renforcée, le paiement du reliquat du coton graine aux producteurs et le maintien du prix d’achat du coton à 300 Fcfa le kilogramme. La subvention des intrants concerne cette année les engrais chimiques et organiques, les semences de maïs hybrides et le biostimulant Ovalis. Deux programmes majeurs soutiennent cet effort. Le Programme de développement de la productivité et de la diversification agricole des zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM) prévoit la mise en place de 10 500 tonnes d’urée, 6 000 tonnes de DAP (Di-amoniaque phosphate) et 5 043 tonnes de NPK pour un montant total de 9,83 milliards de Fcfa. À la date du 20 juin, 6 095 tonnes, soit 28,3 %, ont déjà été livrées. Le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (PUPSAN) prévoit, quant à lui, 1 335 tonnes d’urée, 200 tonnes de DAP et 684 tonnes de NPK pour un coût de 1,2 milliard de Fcfa. Pour accompagner cet effort, le gouvernement a inscrit 17,6 milliards de Fcfa dans la Loi de finances 2025 pour soutenir la subvention des intrants dans les zones hors coton. Pour les zones cotonnières, l’enveloppe s’élève à 35 milliards de Fcfa. «  21 453 tonnes d’engrais minéraux sont déjà acquises via un projet financé par la Banque mondiale. À cela s’ajoutent 1.335 tonnes attendues d’un autre programme et plus de 12.100 tonnes sur le budget national. Les livraisons sont en cours, et l’ensemble devrait être disponible au plus tard le 10 juillet », a annoncé le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba. Concernant la pluviométrie, le ministre Kelema a indiqué que les pluies sont normales à excédentaires dans la plupart des zones agricoles, hormis le Centre, le Nord et certaines localités de l’Ouest (Kayes) où elles restent déficitaires. Comparées à la même période en 2024, les précipitations sont généralement supérieures, sauf dans des zones localisées comme Gao (Nord), Mopti (Centre) et le sud de Kayes (Ouest). Le niveau des eaux est aussi en progression, avec des niveaux supérieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période. Les semis sont en cours, grâce aux pluies déjà enregistrées. Pour le riz, 49 280,5 hectares sont emblavés contre 47 760 ha en 2024, sur un objectif de 912 442 ha, soit un taux de réalisation de 5,4 %. Pour les céréales sèches (maïs, sorgho, mil, fonio), 307 663,75 ha sont emblavés contre 259 596 ha à la même période l’année dernière. Pour les légumineuses, 33 211,5 ha sont déjà semés sur les 535 782,65 ha prévus pour l’arachide et 3 530,75 ha sur les 494 173,98 ha pour le niébé. Le sésame enregistre 41 ha sur 104 829,15 ha prévus et le soja, 3 377 ha sur 37 512,5 ha attendus. Selon le ministre Kelema, la situation phytosanitaire reste calme. Parmi les difficultés, on note l’insécurité dans certaines zones de production, le retard dans l’approvisionnement en intrants dans le système coton et le retard dans le paiement du coton graine. Le ministre a toutefois assuré que des mesures sont en cours pour résoudre ces problèmes. « La campagne agricole 2025 se poursuit dans de bonnes conditions, avec une pluviométrie globalement favorable et des emblavures en progression comparée à 2024 », a-t-il résumé. Concernant la campagne cotonnière, le PDG de la Compagnie malienne de developpment des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé, s’est montré confiant. Il a indiqué que les emblavures prévues sont de 672 000 ha, dont 255 548 ha déjà réalisés, soit 38,03 %, un taux supérieur à celui de 2024 (28,90 % à la même date). Il a rappelé qu’en 2024, les semis avaient dû se poursuivre au-delà du 20 juillet en raison du retard pluviométrique. Sur la question du paiement du coton graine, il a signalé que 63,88 % des paiements ont été effectués, contre 63,38 % à la même date l’an dernier. Le paiement complet a été bouclé le 30 août 2024. Cette année, il espère clore les paiements dès la première semaine de juillet. Concernant la livraison des intrants, Dr Kouloumégué Dembélé a indiqué que le taux de livraison pour les engrais minéraux est de 43,23 % pour le complexe coton, 38,93 % pour le complexe céréales et 19,89 % pour l’urée. Des difficultés logistiques persistent, notamment liées à l’insécurité et aux restrictions de circulation des camions transportant les engrais, nécessitant des escortes. Ces

Bandiagara : Une trentaine de sous-projets soumis au Comité régional d’analyse des sous projets du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel

Bandiagara, 26 juin (AMAP) Un total de 33 sous-projets dont 6 avec fiche, entrant dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et du commerce ont été soumis à la deuxième session du Comité régional d’analyse des sous projets (CRAP),  tenue, jeudi, à Bandiagara, dans le cadre du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel (PCRSS), a constaté l’AMAP. Cette session analysera, aussi, 27 sous-projets simples d’hydraulique, tirés des Plans de développement communal (PDC) de Bandiagara, Dimbal Habé, Kani Bonzon, Koro, Kendié, Madougou, Wadouba et Youdiou. Le gouverneur de la Région de Bandiagara (Centre), le colonel major Olivier Diassana, qui a présidé la session, a, dans son discours d’ouverture, félicité les participants pour la tenue de la première session du CRAP le 12 juin 2025. Celle-ci s’est soldée par des résultats encourageants, présentés au Comité national de validation des sous-projets Pour cette deuxième session, il les a exhortés « à apporter leur expertise, en engageant des échanges fructueux afin d’améliorer les conditions de réalisation et d’exploitation des sous-projets au profit des communautés bénéficiaires. » Cette rencontre passe en revue ces deux catégories de sous-projets communautaires, en s’appuyant sur l’expertise des services techniques et la connaissance des sites par les bénéficiaires. Cette initiative, portée par le département chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, est porteuse d’une stratégie nationale visant à renforcer la résilience des populations affectées par la crise, tout en luttant efficacement contre la pauvreté et le chômage. La spécificité de ce projet réside dans le fait que ce sont les communautés elles-mêmes qui sont placées au cœur de cette initiative.. Après les mots de bienvenue du 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Youssoufi Tembely, le chef de l’antenne régionale du PCRSS de Bandiagara, Mahamane Touré, a remercié les participants dont la présence « témoigne de l’importance qu’ils accordent à cette réunion. » OG/MD (AMAP)

Bamako : Clôture des États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille

Bamako, 25 juin (AMAP) Les États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille, qui a eu lieu, au gouvernorat du district de Bamako du 23, 24 et 25 juin 2025, se sont achevés, ce mercredi, sur plusieurs propositions et recommandations en faveur de l’amélioration des conditions de la femme, de l’enfant et de la famille. Pendant trois jours de concertations, les participants, repartis en cinq groupes de travail sur cinq axes et thématiques, ont travaillé sur la gouvernance le genre et l’autonomisation ; la protection et la promotion de l’enfant ; la promotion de la famille ; les violences faites aux femmes et aux filles ; et des questions transversales. Selon la directrice régionale de la Femme, de l’Enfant et de la Famille du district de Bamako, Mme Traoré Djelika Coulibaly, ces propositions et recommandations sont, entre autres, faire l’état des lieux des conditions de la protection de l’enfant ; le diagnostic de la participation de l’enfant et de l’autonomisation de la fille ; le cadre législatif et réglementaire, institutionnel, socio culturel et économique des violences basées sur le genre ; la problématique de la prise en charge des violences basées sur le genre, formuler des recommandations afin de garantir la mise en œuvre efficace des actions. « Durant 72 heures, par le concours d’éminents experts, des présidents et rapporteurs et à travers des discussions en travaux de groupes et en plénière, vous venez d’explorer les cinq axes ou thématiques des États Généraux en faisant un diagnostic minutieux des problèmes en lien avec la situation de la femme, de l’enfant et de la famille », a dit le gouverneur, Abdoulaye Coulibaly. « Les interventions enregistrées en séance plénière et en Groupes de travail ont permis de formuler un certain nombre de propositions spécifiques relatives à l’amélioration de la situation de la femme, de l’enfant et de la famille au Mali, d’une manière générale et dans le District de Bamako, en particulier », a ajouté le gouverneur qui a présidé la cérémonie de clôture de l’atelier. Sans doute, « ces trois jours de travaux n’ont pas été suffisants pour épuiser l’ensemble des sujets en débat, encore moins pour écouter tous les participants qui auraient souhaité apporter plus de contributions à ces assises », a relevé Abdoulaye Coulibaly. Il a assuré que le rapport de l’atelier, « qui a mis en évidence un grand nombre d’aspirations des femmes (…), sera transmis à qui de droit pour la phase nationale. » Étaient présent la présidente de la Commission nationale d’organisation, Mme Sina Demba, les représentants des structures techniques, des organisations de la Société civile, les autorités et légitimités traditionnelles, des sous-préfets du district de Bamako. ST/MD (AMAP)      

Tenenkou : Echanges sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle 2025

Tenenkou, 25 juin (AMAP) Une rencontre d’échanges sur la Semaine artistique et culturelle, en prélude à la Biennale prévue en décembre prochain, s’est tenue, mercredi, à la préfecture du Cercle de Tenenkou, sous la présidence du deuxième adjoint au préfet, le sous-préfet de l’arrondissement central, le capitaine Boubacar Sissoko, représentant le préfet. Dans son intervention, le deuxième adjoint au préfet, a salué l’organisation de cette rencontre qui vise à se pencher sur les préparatifs de la biennale artistique de 2025 au niveau local. Il a rappelé qu’en cette année 2025, dédiée à la culture décrétée par les plus autorités nationales, « il est important que le Cercle de Tenenkou puisse relever le pari de l’organisation », et que cette biennale artistique « est l’occasion de mettre en lumière l’immense trésor culturel du Maassina qui mérite d’être connu et préservé pour les générations futures. » Il a aussi mentionné que cette Biennale artistique et culturelle est une opportunité de renforcer la cohésion sociale entre tous les jeunes du cercle de Tenenkou, gage d’un développement durable. Il a, enfin, invité les leaders communautaires à s’investir pleinement pour que Tenenkou gagne le défi de l’organisation, avant de rappeler que l’administration restera toujours disposée à accompagner toutes les actions qui concourent à la promotion de nos valeurs culturelles. Au cours des échanges, les participants ont abordé les questions de l’organisation, les modalités de participation et la sécurité de l’évènement. Les leaders communautaires, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et le Conseil communal de la jeunesse ont tous salué cette initiative et réaffirmé leur engagement pour la réussite de la Biennale. A partir du mois de juillet prochain, les différentes troupes artistiques de Tenenkou feront vibrer les populations de Tenenkou, autour de notre riche culture. Ont pris part à cette rencontre le secrétaire général de la Commune urbaine de Tenenkou, le représentant du service local de la jeunesse, les chefs de quartiers de Tenenkou, les représentants des Forces de defense et de securité (FDS), le président du Conseil communal de la jeunesse et la représentante de la CAFO. AS/MD (AMAP)

Migration : Restitution et évaluation du projet « Enfants et Jeunes sur les routes migratoires en Afrique de l’Ouest et du Nord 

Bamako, 24 juin (AMAP) Les responsables du projet « Enfants et Jeunes sur les Routes migratoires en Afrique de l’Ouest et du Nord » (EJM), ont organisé, mardi 24 juin 2025, à Bamako, un atelier de trois jours (24 au 26) pour partager des résultats de la phase I. Le projet est mis en œuvre par le Consortium Helvetas-Terre des hommes, en collaboration avec les ministères de la Santé et du développement social, de l’Éducation nationale, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat national. Selon le délégué général adjoint de la Délégation générale des Maliens de l’extérieur, Boubacar N’diaye, la mise place de ce projet d’accompagnement protecteur pour les enfants et jeunes en mobilité intervient dans le district de Bamako, Kouremalé, Sikasso, Zégoua et Heremakono. « Plus de 2 000 enfants et jeunes en mobilité de nationalités différentes y compris les enfants et jeunes de parents déplacés internes et des réfugiés ont pu être identifiés et ont bénéficié de mesures protectrices. Plus de 245 enfants et jeunes en mobilité, dont 60% de filles, ont été scolarisés à Bamako, Sikasso, Hérémakono et Zégoua », a-t-il dit. 213 jeunes en mobilité ont été formés dans divers corps de métiers, avec environ 50% d’entre eux actuellement en activité après leur formation. Plus de 200 acteurs de protection, d’éducation et d’insertion formés sur la mobilité et ses implications, la gestion de projets sensibles au conflit et l’approche accompagnement protecteur des enfants et jeunes en mobilité. « Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts conjugués de plusieurs acteurs et actrices d’organisations et structures partenaires », a souligné M. N’diaye. « Cet atelier nous offre l’opportunité de discuter des acquis et des éléments d’apprentissage de la phase I et identifier des priorités et axes stratégiques d’intervention pour la phase II. Les résultats de cet atelier sont essentiels pour une deuxième phase », a souligné le délégué général adjoint de la délégation générale des maliens de l’extérieur. Le gouvernement suisse a financé ce projet régional « Enfants et Jeunes sur les Routes Migratoires d’Afrique de l’Ouest et du Nord », pour renforcer de manière pérenne les systèmes nationaux et régionaux de protection, d’éducation et d’insertion socioéconomique et faciliter l’accès des enfants et jeunes en mobilité. Boubacar N’diaye a salué « le soutien généreux » du gouvernement suisse qui, à travers le Bureau de coopération suisse au Mali, appuie cette restitution et toutes les interventions du projet ayant contribué à protéger et accompagner les enfants et jeunes en mobilité de 2021 à nos jours. Marie Louise Fiaux Niada, du Bureau coopération suisse au Mali, chargée de la protection et des migrations, a précisé que le programme de EJM, a été mis en œuvre depuis 2022 dans cinq pays à savoir : le Mali, la Guinée, le Niger, le Maroc et la Tunisie, avec pour ambition de garantir aux enfants et jeunes en mobilité un accès effectif à leurs droits fondamentaux. Le directeur de pays Helvetas, Célestin Démbélé et des représentants des zones d’intervention du projet (district de Bamako, Kouremalé, Sikasso, Zégoua, Heremakono) prennent part à cet atelier. ST/MD (AMAP)              

Des ONG internationales échangent avec journalistes et influenceurs à Bamako

Bamako, 24 juin (AMAP) Le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM) a organisé, ce mardi, un cadre d’échange dans un restaurant de Bamako avec des journalistes et influenceurs, afin de renforcer la visibilité des actions menées sur le terrain au profit des populations vulnérables, a constaté l’AMAP. « Nous voulons mettre en lumière ce que nous faisons auprès des populations vulnérables. Je pense que ce sont les journalistes et influenceurs qui peuvent nous aider dans ce combat » a dit le président du FONGIM, Mamadou Diop. Le FONGIM regroupe 110 ONG internationales qui accompagnent les efforts des communautés dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de la gouvernance. Son président a, également, précisé que les ONG interviennent avec l’autorisation du gouvernement. « Tout ce que nous faisons vise à contribuer à soulager les personnes dans le besoin. Nous mobilisons des fonds auprès des bailleurs pour venir en aide à nos concitoyens» a-t-il ajouté. De son côté, la vice-présidente du FONGIM, Fanta Koné, a mis en avant l’impact des interventions. « En 2024, plus de 4 millions de personnes ont été touchées à travers 695 projets réalisés et plus de 5 000 emplois créés », a révélé Mme Koné. Elle a ajouté que « le FONGIM reste fortement présent dans les zones les plus vulnérables, malgré les défis sécuritaires. » « Avec et pour le Mali, c’est une communauté engagée, des actions concrètes et un avenir plus solidaire », a-t-elle indiqué. Au cours des échanges, certains participants ont souligné que les ONG internationales doivent améliorer leurs stratégies de communication afin de toucher un public plus large et de mieux faire connaître leur impact. Pour sa part, l’influenceur Djimé Kanté a reconnu que cette rencontre a été bénéfique. « Aujourd’hui, je me rends compte que je me trompais totalement sur ces ONG. J’ai compris que, dans les coins les plus reculés du pays, des gens ont accès à l’eau potable grâce aux actions du Forum des ONG internationales » a-t-il dit. MMD/MD  (AMAP)