Emploi et formation professionnelle : 60 boursiers en route pour l’Algérie

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, a présidé, jeudi, au Conseil national du patronat du Mali (CNPM), la cérémonie de mise en route de 60 bénéficiaires de bourses d’études et de formation professionnelle offertes par l’Algérie, en leur remettant leurs documents de voyage. Choisis par ordre de mérite, suite à un appel à candidatures, ces récipiendaires comptent 17 filles. Ils suivront des formations professionnelles dans une vingtaine de spécialités, en rapport avec le marché malien du travail. Il s’agit de l’installation et maintenance des équipements de froid et climatisation, maintenance des équipements informatiques et bureautiques, électronique industriel, maintenance industriel, électricité industriel, communication et industrie graphique, infographiste maquettiste, dessinateur projecteur en architecture, conducteur de travaux bâtiment etc. La mise à disposition de ces bourses est, a dit Me Jean Claude Sidibé, cohérente avec la vision du président Ibrahim Boubacar Keita qui a dédié son second quinquennat à la promotion des jeunes. Elle cadre, aussi, avec ses orientations consignées dans la lettre de mission qu’il a adressée au Premier ministre à savoir, « le développement du capital humain par une bonne formation, la réalisation et le renforcement d’une éducation de qualité pour tous, en privilégiant la formation technique et professionnelle qui offrira plus de perspectives d’emplois aux jeunes ». « Vous devez faire preuve de rigueur, de disponibilité, de discipline, de respect des lois du pays d’accueil. », a conseillé le ministre aux boursiers. Pour sa part, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem Chebihi, s’est dit honoré d’avoir assisté, une nouvelle fois, à une mise en route de boursiers maliens retenus, cette fois-ci, pour la formation professionnelle en Algérie, au titre de l’année 2019-2020. Le diplomate algérien a remercié le ministre Sidibé d’avoir associé l’Algérie à cette initiative qui dénote tout l’intérêt qu’il porte « au suivi de cette formation, de la coopération entre nos deux pays dans le domaine de la formation professionnelle ». Pour la boursière Djénéba Diallo, la pertinence de ces formations dont ils vont bénéficier ne fait l’objet d’aucun doute. « Il s’agit d’une opportunité de formation de jeunes maliens, que nous sommes, dans des filières porteuses de l’économie du Mali, une des priorités du gouvernement malien », a déclaré la porte-parole des boursiers. Pour elle, cette initiative leur offrira des compétences techniques, devant permettre de répondre, au mieux, aux besoins essentiels en matière de formation et d’insertion professionnelle. AD/MD (AMAP)
Le conteur malien, Yaya Coulibaly, remporte le Prix international ‘il teatro nudo’, en Italie
Bamako, 20 novembre (AMAP) Le conteur, chanteur et musicien malien, Yaya Coulibaly, et sa troupe de marionnette ‘Sogolon ‘ ont été récompensés, au début de ce mois de novembre 2019, par le Spazio Teatro No’hma d’Italie, lors de La 10è édition du prix international ’IL Teatro Nudo’, à Milan, devant cinq autres troupes. Le spectacle «Le baptême du lionceau» que Yaya Coulibaly et ‘Sogolon’ ont présenté, le 29 et 30 mai 2019, a remporté, ainsi, la première place devant les troupes du Japon, classée deuxième, et d’Israël arrivée 3è. Deux autres troupes, de la Corée du Sud et du Kenya, ont obtenu des prix d’encouragement. Ces cinq troupes du palmarès auront droit à des tournées internationales. Ce prix est organisé par l’Association No’hma et la ville de Milan, sous le haut patronage du président d’Italie et avec le soutien du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le théâtre de ‘IL Teatro Nudo’ « a une philosophie qui explore l’être humain et la société, avec un regard curieux et désabusé, montrant des cultures et des réalités inhabituelles », indique-t-on. Le prix est dédié à la mémoire de Teresa Pomodoroqui a, d’abord, conçu et donné vie à l’idée d’un théâtre ouvert à tous les croisements artistiques et qui peut supprimer toutes les barrières sociales et économiques. Pour ces raisons, l’ entrée est gratuite à tous les événements de ce théâtre. Au mois de février 2010, Yaya Coulibaly a présenté, à Magnambougou, la première de « Le baptême du lionceau ». Une œuvre bien connue dans les contes populaires du Mali. L’œuvre raconte un concours de danse organisé par le roi de la forêt pour célébrer la naissance de son enfant. Les animaux de la forêt (l’hyène, l’antilope, le singe) et domestiques (le cheval, le mouton et autres) ont tous pris part à la compétition. Les personnages humains sont, aussi, de cette fête, car un baptême est aussi une fête. Les humains sont représentés par les marionnettes de la gracieuse (Yayoroba), Yankadi (le symbole de la beauté), Mousokoroni (la vieille dame), Flanin (la jumelle), etc. C’est, au total, dix masques et marionnettes que « Sogolon » montre à l’occasion de cette prestation. Conteur, chanteur et musicien, Yaya Coulibalya le don de tirer les ficelles.Très habile, ce marionnettiste de génie excelle dans l’art de faire passer des messages, à travers le jeu de ses marionnettes, inspiré de nos contes et légendes. Il parcourt le monde avec ses spectacles, en mettant en avant des valeurs comme le courage, l’amour et la prospérité. Yaya Coulibaly est à la fois marionnettiste, auteur, metteur en scène, conteur, danseur, chanteur et sculpteur. Avec « Sogolon », il a fait le tour du monde, plusieurs fois, pour des expositions et des représentations sur scène. Il s’est, notamment, produit dans le réseau des Centres culturels français sur tout le continent africain. Ces nombreux périples à travers le monde ont commencé, en réalité, en Inde en 1990. Ils l’ont conduit sur tous les continents : l’Asie, l’Amérique, l’Europe et l’Afrique. YD/MD (AMAP)
Mopti : Formation des hommes de médias sur la stratégie globale du cadre politique de gestion de la crise au centre
Mopti, 20 novembre (AMAP) Un atelier de formation des hommes de médias et des communicateurs traditionnels sur la stratégie globale du cadre politique de gestion de la crise au centre, a démarré mardi à Mopti, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara, a constaté l’AMAP. Organisée par le secrétariat permanent du Cadre Politique de Gestion de la Crise du Centre en partenariat avec la Division des Affaires Politiques de la MINUSMA, la rencontre avait pour objectif de renforcer les capacités d’une cinquantaine d’hommes de médias venus de l’ensemble de la région de Mopti et du District de Bamako, pour une meilleure gestion de l’information en cette période de crise. Les participants vont échanger sur entre autres, les genres journalistiques, l’organisation et l’animation d’une émission publique, l’éthique et la déontologie, le traitement de l’information et la responsabilité du Journaliste en période de crise. Le représentant de l’exécutif régional, Kantara Diawara s’est réjoui que le Secrétaire Permanent du Cadre Politique de Gestion de la Crise du Centre ait pris la juste mesure de venir partager, ici même à Mopti, avec les médias de proximité, cette stratégie globale axée sur la gouvernance, la sécurité, le développement et la communication. Kantara Diawara a saisi l’occasion pour rappeler aux hommes de médias, les règles professionnelles d’éthique et de déontologie du traitement de l’information en cette période de crise que traverse notre pays, depuis 2012. Dr Moussa Touré, expert chargé de la gouvernance au secrétariat permanent, a déclaré que sa structure a la ferme volonté d’établir un partenariat fécond et dynamique avec le comité régional et les différents acteurs des médias et les communicateurs traditionnels. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des représentants de la Minusma, Solange Usher et de l’URTEL, Oumar Diabaté. DC/KM (AMAP)
Réseaux sociaux : faire la part des choses, impérativement
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 20 novembre (AMAP) Interrogé sur les dérives des réseaux, surtout au Mali et comment protéger les concitoyens contre ces abus, le président de l’Association des blogueurs du Mali, Issoufi Dicko, explique que l’essor des réseaux sociaux s’est caractérisé par un développement des libertés fondamentales, en ce sens que davantage de personnes ont, désormais, droit à la parole dans le nouvel espace public que représente Internet. Cette possibilité offerte à tant de personnes n’est pas, à en croire l’expert, sans conséquences quand on sait que beaucoup n’ont pas atteint un bon niveau d’éducation et de compréhension des enjeux contemporains. S’y ajoute que les utilisateurs sont, majoritairement, jeunes. Pour lui, avec la fougue, cette jeunesse ne semble pas disposer des clés pour décoder les risques liés à tout ce qu’ils peuvent publier. D’où l’importance d’encadrer le secteur, de l’avis de M. Dicko. Rencontré, à Bamako, en marge du Forum sur la gouvernance d’Internet au Mali, tenu en début novembre 2019, Koffi Fabrice Djoussou, assistant technique à l’Union africaine (UA), est spécialiste du numérique. Cet expert propose, pour éradiquer les abus sur les réseaux sociaux, une éducation de nos communautés dans leur ensemble et des usagers à l’utilisation des réseaux sociaux. Cela, en vue d’une utilisation plus responsable de ces outils numériques. Il conseille, aussi, d’outiller les acteurs en les dotant d’éléments juridiques leur permettant de comprendre les conséquences qui découlent de leurs activités dans ce monde virtuel. La toile mondiale permet de se connecter au monde entier et offre des possibilités à l’infini. Elle expose, aussi, aux abus et aux mauvais coups de malfaiteurs tapis derrière leur écran. Ainsi les pays, dont le Mali, sont à la recherche de solutions pour réguler Internet. Les réseaux sociaux, plateformes virtuelles de diffusion et d’échange de textes, d’images ou de vidéo, sont plus populaires que jamais. Sur les 3,43 milliards d’utilisateurs d’Internet dans le monde, 2,28 milliards de personnes (environ un tiers de la population mondiale) visitent, régulièrement, les réseaux sociaux. Parmi ceux-ci, Facebook enregistre le plus grand nombre de clics mensuels. Ces plateformes sont, pourtant, inondés de pirates, de cyber criminels et de vendeurs de données. Exposant, ainsi, les usagers à des menaces permanentes comme les abus de confiance, l’intimidation, le harcèlement, l’usurpation d’identité, la diffamation. SENSIBILISER ET INFORMER – Pour Dr Mamadou Gouro Sidibé, il importe, en la matière, de sensibiliser, informer les populations à travers les différents canaux de communication, y compris via les réseaux sociaux eux-mêmes. Le fondateur de l’application mobile Lenali propose d’élargir la sensibilisation aux élèves et étudiants, en les informant des dangers liés à l’utilisation des outils numériques. Car, « tout ce que l’on dit aujourd’hui sur les réseaux sociaux peut être utilisé contre nous-mêmes demain. On peut entrer en conversation avec quelqu’un sans savoir qui il est, en réalité. Il faut, absolument, cette sensibilisation dans les groupes, sur les réseaux sociaux et par tous les canaux de communication »,insiste l’expert. Il plaide aussi pour l’instauration de lois protégeant les utilisateurs, tout en les empêchant de nuire à autrui. Aussi, demande-t-il aux acteurs du secteur de prendre leurs responsabilités, en développant des possibilités permettant d’alerter le concepteur, en cas d’abus et d’y faire face dans les meilleurs délais. « Pour faire face à cette situation, la collaboration entre les organisations de la société civile et les pouvoirs publics est nécessaire, afin d’amener les usagers des réseaux sociaux à publier des contenus qui tiennent compte de l’éthique », préconise Issoufi Dicko. La formation, surtout en milieu scolaire, est d’une impérieuse nécessité. « Elle pourra se faire sous la forme de blog-camps au cours desquels les fondamentaux sont transmis en termes de valeurs et d’écriture web », propose le bloggeur. Il trouve urgent, face à la cybercriminalité, l’atteinte à l’honorabilité des usagers, l’attentat à la pudeur et bien d’autres dangers, d’apprendre aux jeunes à identifier les faux profils, à sécuriser leur propre profil de façon à ce que des individus malveillants ne puissent pas les utiliser à des fins criminelles. Contactée, l’Agence malienne pour régulation des télécommunications/TIC et des postes (AMRTP) fait savoir qu’elle ne gère pas les aspects concernant les réseaux sociaux. Intervenant, dimanche dernier, dans un débat sur l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), le directeur du département des TIC précise : « Notre rôle, c’est de développer l’accès à Internet, aux réseaux. Nous n’avons pas vocation à réguler, interdire ou bloquer les réseaux ». « Toutefois, si on est libre de diffuser une information sur les réseaux, on est, aussi, responsable de cette information que l’on diffuse », rappelle Mohamadou Zarou. « En la matière, les textes en vigueur au Mali peuvent, je suppose, condamner ou saisir une personne qui diffuse une fausse information ». « Mais, il n’existe pas un texte spécifique relatif à la régulation des réseaux, insiste le technicien ». Il a rappelé que la loi sur la cybercriminalité, en cours d’adoption à l’Assemblée nationale, essaie de transposer les crimes que l’on connaît, aujourd’hui, dans le monde physique : viol, escroquerie etc. dans le cyber espace. UNE SOLUTION ?Pour sa part, la directrice de la technique et du contrôle à l’Autorité de protection des données à caractère personnelle (APDP), Mme Sow Ahminata Sidibé, reconnaît qu’un réseau social entre dans le cadre du traitement des données à caractère personnel. « Une donnée personnelle étant toute information permettant d’identifier, directement ou indirectement, un individu à travers la photo ou combinant toutes les informations le concernant », précise Mme Sow. En la matière, l’autorité ne dispose d’aucun moyen de contrôle ou de pression sur les réseaux sociaux « qui sont au niveau international », avoue-t-elle. Par contre, un réseau social développé au Mali doit être conforme à la loi nationale. Celle-ci exige des personnes physiques ou morales qui décident d’en développer sur le territoire national, d’accomplir des formalités auprès de l’APDP. Ces formalités sont relatives à la transparence, à l’usage qui sera fait des données collectées, à la durée de conservation des informations des utilisateurs, etc. L’autorité peut veiller au respect et à la mise en œuvre de ces directives. L’alternative, la plus crédible, serait alors le projet de loi sur la
UEMOA : Le Mali affiche un taux de plus de 82% de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019
Bamako, 20 novembre (AMAP) Le Mali affiche un taux de plus de 82% de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite à la faveur de la 5e revue annuelle des Réformes, Politiques, Programmes et Projets communautaires de l’UEMOA, dont l’ouverture des travaux a été présidée mardi à Bamako par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé. La Revue, qui a enregistré un taux de plus de 82 % de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019, a évalué cent treize (113) réformes et 12 projets communautaires pour un montant de plus de 47 milliards de FCFA dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’environnement, l’énergie, et l’artisanat. Ces réformes communautaires touchent la gouvernance économique et convergence où le Mali enregistre un taux de 73% contre 69% en 2018 ; le marché commun 84% contre 79% et les politiques sectorielles 89% contre 83% en 2018. « Les progrès réalisés par le Mali dénotent notre attachement aux valeurs et principes de l’intégration régionale, particulièrement au principe de la liberté de circulation des personnes et le droit d’établissement des professions libérales au sein de l’espace UEMOA » a déclaré la ministre Déléguée chargé du Budget, Mme BARRY Aoua Sylla ,. Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima, a saisi l’occasion pour préciser que « malgré un contexte sécuritaire difficile et ses impacts dans la marche des activités de développement, le Mali, a enregistré un taux très satisfaisant de mise en œuvre des réformes communautaires, ce qui constitue un signal fort à ceux qui perturbent notre environnement ». KM (AMAP)
Le gouverneur Abdoulaye Cissé, en tournée dans la Région de Mopti, rassure les populations
Mopti, 19 novembre (AMAP) Le gouverneur de la Région de Mopti, le général de brigade Abdoulaye Cissé, à la tête d’une forte délégation, a effectué, la semaine dernière, dans les Cercles de Bandiagara, Bankass et Koro, une visite de terrain dont un des objectifs essentiels était de renforcer la présence des autorités aux côtés des communautés du Centre du Mali éprouvé par les violences. Pour la circonstance, il était accompagné du président du Conseil régional, Macky Cissé, du chef d’état-major de l’Armée de terre, le général de brigade Kéba Sangaré, commandant du théâtre des opérations du Centre et de nombreuses autres personnalités. Dans ces localités éprouvées par les conflits communautaires exacerbés par des actions terroristes, le gouverneur Cissé est allé à l’écoute des populations à la base, échanger avec elles sur les préoccupations locales, nationales et, surtout, passer les messages de paix et de réconciliation qui sont aujourd’hui les priorités des plus hautes autorités du pays. A Bandiagara, capitale du Nagabanou, première étape de cette visite, la délégation a rencontré les notabilités et les élus sous l’arbre à palabre du palais Aguibou Tall. Au cours de la rencontre, le coordinateur des chefs de quartiers, Ousmane Ganabé. a égrené le chapelet de difficultés avec au centre l’insécurité. Selon M. Ganabé, le problème de sécurisation de Bandiagara, qui est la porte d’entrée du pays dogon, a été posé à plusieurs reprises devant les autorités. Le maire de la Commune de Doucombo a, quant à lui, présenté la situation de sa collectivité où plus de 155 ménages dont 1031 personnes des villages de Déguembéré, Tilé Kanda et Goulo sont déplacées à Bandiagara. Selon l’élu local, l’hivernage a été pauvre en pluie et en emblavure, ajoutant que ceux qui ont pu cultiver n’arrivent pas à récolter par peur des attaques d’individus armés. Après la visite du site des déplacés hébergés dans les logements sociaux, le gouverneur a présidé la cérémonie de remise de kits scolaires aux enfants démunis de Bandiagara. La délégation a, ensuite, mis le cap sur Koro où elle s’est rendue dans le village de Bih, à la frontière avec le Burkina Faso, pour constater les dégâts causés par les terroristes sur le pont, qui ont occasionné la perturbation du trafic sur ce corridor appelé « route du poisson ». Elle a, ensuite, rencontré les autorités administratives et politiques ainsi que les forces vives de Koro. Les échanges ont été dominés par la situation sécuritaire et la destruction du pont de Bih qui asphyxie l’économie du cercle. Sur ce point, le gouverneur a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer le pont, dans un bref délai, afin que le trafic reprenne sur ce troncon. Selon le général de brigade Abdoulaye Cissé, au regard de l’importance de ce corridor sur le plan économique pour la région, il n’y a pas de raison que les travaux trainent. « C’est pourquoi une section des Forces armées maliennes (FAMa) a été déployée pour sécuriser les lieux, depuis plus d’une semaine », a-t-il indiqué, sous les ovations de l’assistance. A Bankass, la délégation a mené le même exercice de l’écoute des populations. Là également, Abdoulaye Cissé, a promis que la sécurité sera renforcée à Bandiagara et que la région va faire don de 2 tonnes de mil et la même quantité en riz aux déplacés de Doucombo. Sur le plan sécuritaire, estimant que l’Etat seul ne peut pas tout régler, le gouverneur a invité les sages de Bandiagara à s’investir auprès des populations pour qu’elles acceptent l’installation de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), contestée dans la ville. Quant au général de brigade Kéba Sangaré, il a souligné que la diminution des effectifs au niveau d’une base n’est nullement un abandon des populations. Mais plutôt une tactique pour le maillage de zone dans un combat asymétrique que mène l’ennemi. « Nous sommes en offensive, il faut aller trouver l’ennemi partout où il est, cela nécessite beaucoup d’hommes à la fois. Les avions que vous voyez, tous les jours, au dessus de vos têtes, c’est l’armée qui est là », a-t-il martelé. Il est, aussi, revenu sur la nécessaire collaboration des populations, en fournissant des informations fiables à l’Armée. Le général Kéba Sangaré indiques aux populations que les fausses alertes dérangent le dispositif d’intervention. « Sur instruction du chef d’état-major général des Armées, nous sommes présents auprès de vous et pour vous », a-t-il dit, avant d’ajouter que les FAMa continueront à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens « jusqu’à l’ultime sacrifice ». DC/MD (AMAP)
Rentrée des cours et tribunaux : Le chef de l’Etat réaffirme son soutien à l’indépendance de la justice

Bamako, 19 novembre (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a assuré, mardi, devant la famille judiciaire, à l’occasion de la rentrée des cours et tribunaux, pour l’exercice 2019-2020, n’avoir jamais interféré dans les affaires judiciaires, laissant les coudées franches aux acteurs de la justice. Ibrahim Boubacar Keïta a réaffirmé son engagement à poursuivre le combat contre les infractions financières et budgétaires, a constaté. Cette rentrée judiciaire intervient alors que l’appareil judiciaire mène. notamment une traque, tous azimuts, contre la dissipation de biens publics, alors que le thème retenu pour cette rentrée judiciaire est «le rôle de la Cour suprême en matière de lutte contre les infractions financières et budgétaires». Ibrahim Boubacar Keïta est revenu, devant la famille judiciaire, sur son engagement à poursuivre ce combat, dont l’aboutissement exige de lui une certaine neutralité. Ainsi, le président du Conseil supérieur de la magistrature dit ne s’être jamais immiscé dans les affaires judiciaires, laissant alors les coudées franches aux acteurs de la justice. «Aucune injonction présidentielle, confiance totale en le droit et en vous qui avez mission de le distribuer. Cela est constant, patent et avéré », a-t-il martelé. Et comme pour davantage convaincre de sa neutralité, le chef de l’Etat a rappelé qu’il a donné, entièrement, carte blanche au ministre en charge de la Justice d’opérer ses propres choix, lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature. L’audience solennelle consacrant la rentrée des cours et tribunaux s’est déroulée à la Cour suprême, sous la présidence du président de la République et président du Conseil supérieur de la magistrature, Ibrahim Boubacar Keïta. Cette tradition républicaine a réuni le Premier ministre, Boubou Cissé, des membres du gouvernement dont celui en charge de la Justice, Malick Coulibaly, des chefs d’institutions de la République, des représentants du corps diplomatique et des membres de la grande famille judiciaire. Evoquant le thème, le président Keïta a indiqué que la lutte contre les infractions financières et budgétaires participe de la sauvegarde des ressources publiques, à travers un contrôle de la fiabilité et de la sincérité des finances publiques. Aussi, a-t-il rappelé que les gouvernements successifs du Mali ont entrepris de nombreuses reformes visant à améliorer le cadre normatif et institutionnel de la gestion des finances publiques. « La loi n° 2016-046 du 23 septembre 2016, dans ses dispositions relatives à la section des comptes, en est une parfaite illustration », -t-il indiqué. Selon le président Keïta, la Chambre de discipline financière et budgétaire est l’un des pans de la section des comptes. Elle a pour vocation la répression des comportements qui jurent d’avec les règles qui régissent les opérations de recettes, des dépenses et la gestion des ressources publiques. Ainsi, pour le président de la République, la lutte contre les infractions financières et budgétaires fait partie des fonctions juridictionnelles de la Cour suprême. Elle est menée, en plus de la section des comptes, par le parquet général près la Cour suprême. S’adressant à la famille judiciaire, le chef de l’Etat a déclaré que « notre foi en la justice et notre engagement commun à transcender les difficultés, nous fondent à croire au redressement de notre pays ». Convaincu du rôle incontournable de la justice, Ibrahim Boubacar Keïta a dit sa volonté de la doter d’une loi d’orientation et de programmation pour la période 2020-2024, afin de consolider et renforcer les acquis en vue de bâtir un service public de justice de qualité. Plusieurs autres intervenants ont mis le doigt sur des difficultés qui handicapent le fonctionnement efficace de la section des comptes. A commencer par le président de la Cour suprême, Nouhoum Tapily, qui a soutenu que des mesures doivent être prises pour relever les défis. La première a trait à la section des comptes qui, en attendant son érection en Cour des comptes, doit être renforcé en moyens humains, matériels et financiers. « En outre, a-t-il poursuivi, le projet de loi portant statut du juge des comptes, prévu par la loi n° 2016-046 du 23 septembre 2016, mérite d’être adopté ». Enfin, la consécration de la section des comptes en qualité d’institution supérieure de contrôle des finances publiques doit être effective. Le rapporteur général, Seydou Mallé, était chargé d’édifier l’assistance sur le thème de la rentrée. Il s’est longuement étendu sur les missions de la section des comptes de la Cour suprême dans le cadre de la moralisation de la gestion des deniers publics. Quant au procureur général près la Cour suprême, Wafi Ougadèye Cissé, il a émis des idées susceptibles d’optimiser la lutte contre le terrorisme. Il a proposé aux pouvoirs publics de judiciariser les renseignements et indiqué la nécessité de mettre en place un cadre juridique général, incluant la participation effective du parquet au déroulement et à l’exploitation du renseignement en lien avec le terrorisme, la corruption et autres fléaux. Auparavant, 25 nouveaux membres de la Cour suprême avaient prêté serment avant d’être renvoyés à leurs fonctions par le président du Conseil supérieur de la magistrature. Ainsi, les sections judiciaire et administrative ont de nouveaux présidents et de nouveaux conseillers. La majorité de ces promus viennent de la Cour d’appel et ont, pour l’essentiel, passé une bonne partie de leur carrière dans les rouages des cours et tribunaux. La section des comptes enregistre également de nouveaux arrivants, qui sont entre autres des ingénieurs des constructions civiles, des inspecteurs des finances et des services économiques. ID/MD (AMAP)
Assises : L’assassin de l’Imam Abdoul Aziz Yattabary condamné à mort
Bamako, 19 novembre (AMAP) La Cour d’assises de Bamako, a condamné, mardi, à la peine capitale Moussa Guindo, reconnu coupable de l’assassinat de l’Imam Abdoul Aziz Yattabary de la mosquée de Yattabary de Médine, a appris l’AMAP. Trois chefs d’accusation étaient retenus contre le condamné, poursuivi pour crime d’assassinat, crime de torture et d’outrance envers le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita. Les faits se sont déroulés le 19 janvier 2019. Ce jour, vers 05 heures du matin, Guindo a quitté son dortoir, dans un magasin contigu à la mosquée, muni d’objets contondants, un gourdin et un couteau, pour tendre un guet-apens dans la rue où passe, quotidiennement, l’Imam Yattabary pour aller à la mosquée. Abdoul Aziz Yattabary, comme d’habitude, a quitté chez lui, à cette heure, pour diriger la prière de l’aube, Fadjr. Il a été abordé par Moussa Guindo, dans la rue, dans l’obscurité. L’agresseur aurait posé à sa victime, deux fois, la question : « qu’est-ce que je t’ai fait ». L’Imam ne sachant quoi répondre aurait continué son chemin. Moussa le terrassa, avant de lui asséner plusieurs coups, avec son gourdin à la nuque, et d’autres parties de son corps. La victime, surprise par ce geste, n’aurait pas eu le temps de crier au secours et son bourreau lui aurait donné plusieurs coups de poignard, avec le couteau qu’il détenait. A la barre, Moussa Guindo a brillé par ses incohérences dans le propos. Tantôt, il prétend que l’Imam avait des dents contre lui parce qu’il a refusé de participer à la prière sur des corps de mauvais musulmans. Et que l’Imam aurait lancé Souleymane Sanogo, communément appelé Soloni Tondian, à sa poursuite. Parfois, il parle d’un prétendu soutien de feu l’Imam Yattabary, du président IBK et de Chérif Ousmane Madani Haidara à un projet autorisant l’homosexualité au Mali. La partie civile (les avocats des parents de feu l’Imam Yattabary) a réclamé la peine de mort contre Moussa Guindo, car, selon elle, l’assassin a agi avec préméditation. A cet effet, la partie civile a demandé l’application des articles du Code pénal en vigueur au Mali, en la matière. Par contre, l’avocat de la défense, commis d’office, a évoqué l’article 28 du même Code qui prévoit la démence. Pour lui, Moussa Guindo n’a sa place que dans un asile psychique. L’avocat de l’assassin s’est référé, pour ce faire, aux conclusions des deux expertises médicales effectuées sur lui. Dont la première révèle « un trouble psychosomatique » et « un potentiel de dangerosité non négligeable du sujet ». Et le rapport de la seconde dit que Moussa « souffre de schizophrénie paranoïaque avec une dangerosité psychiatrique ». Pour sa part, le Parquet a retenu un chef d’accusation. Il soutient que la préméditation et le guet-apens sont deux mobiles qui soutiennent l’assassinat. Cependant, il estime que « le crime de torture est un fait qui doit être commis par un fonctionnaire de l’Etat contre quelqu’un afin qu’il avoue quelque chose ». Il a aussi prouvé que l’outrance envers le président IBK « ne tient pas juridiquement » dans ce contexte. De ce fait, le ministère public a demandé à la Cour de condamner Moussa Guindo, uniquement, pour assassinat. Les jurés l’ont reconnu coupable d’assassinat sans retenir des circonstances atténuantes. OD/MD (AMAP)
Mopti : Renforcement des capacités des femmes élues de la région

Mopti, 19 novembre (AMAP) Un atelier de renforcement des capacités des femmes élues et femmes leaders de la région a pris fin le 16 novembre dernier à Mopti, sous la présidence du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a constaté l’AMAP. Il a été organisé par l’Association pour la Promotion de la Décentralisation et la Gouvernance au Mali (APDGM), la Direction Générale des Collectivités Territoriales et la Décentralisation, le Royaume de Suède et la MINUSMA. Cette session de formation qui a enregistré la participation d’environ 500 acteurs du développement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « projet Promotion de l’engagement citoyen et de la participation des femmes au développement local des femmes conseillères » La rencontre a pour entre autres objectifs, d’améliorer les connaissances des femmes sur les concepts de décentralisation et de développement local, de favoriser l’implication des femmes dans le processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et d’accroitre leur efficacité dans la gouvernance locale. Les participants ont échangé sur le cadre législatif et règlementaire, les attributions et fonctionnement des organes délibérants et exécutifs des collectivités, la maitrise d’ouvrage du développement local, les outils de planification, les modes de gestion des infrastructures et équipements, la gouvernance locale, le contrôle de légalité et la coopération entre les collectivités. Le nombre des femmes élues à Mopti est de 441 soit plus de 10% de l’effectif des femmes élues local. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de région, le général de brigade Abdoulaye Cissé, du maire de la Commune urbaine, Issa Kanssaye, de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, Joanna Adanson, de la présidente de l’APDGM, Mme Maïga Mariam Cissé et du Directeur des Collectivités Territoriale, Abdramane Cissé. DC/KM (AMAP)
Ousmane Chérif Madani Haidara : «Le dialogue national inclusif doit se faire dans la sincérité»
Entretien réalisé Par Dieudonné DIAMA Bamako, 18 novembre (AMAP) En cette après-midi du mercredi 14 novembre, le prêcheur Ousmane Cherif Madani Haidara nous reçoit dans sa ferme à Dondoumana, à une vingtaine de kilomètres de Bamako. Des milliers de personnes sont présentes, venues dans le cadre de la célébration de la fête du Maouloud. Dans un entretien à bâtons rompus, le président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) nous parle de la fête du Maouloud, du terrorisme, de l’insécurité, de la question des arabisants, du Dialogue national inclusif, etc. Parlant, en premier lieu, de la fête du Maouloud (célébration de la naissance et du baptême du Prophète Mohamed, PSL), Cherif Ousmane Madani Haïdara dira qu’elle est célébrée, cette année, dans un contexte marqué par des difficultés au Mali. Pour lui, notre pays traverse une situation à laquelle, les populations ne sont pas habituées. Il s’agit de l’effusion de sang et de la division. C’est pourquoi, le thème de cette année a trait à la paix et la cohésion. Le leader d’Ançardine (différent du mouvement djihadiste dans le Nord du Mali) précise que son objectif est de mettre fin à l’effusion de sang et à la division, convaincu que tout bonheur passe par la paix. C’est pourquoi, tous les prêches se font, dans ce sens, sur l’ensemble du territoire national afin que les Maliens s’entendent et se donnent la main. L’influent prêcheur a, aussi, touché du doigt l’insécurité grandissante qui sévit dans plusieurs parties de notre pays. Il déplore que, malgré la présence de la Force Barkhane, de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et d’autres forces étrangères sur le sol malien, la situation d’insécurité perdure et même empire. Selon lui, tant que les Maliens ne s’entendront pas, personne ne pourra les amener à avoir ce qu’ils veulent réellement. Il a invité nos compatriotes à aider le gouvernement à faire face aux besoins des militaires sur le terrain. Endoctrinement – Le président du HCIM a abordé, aussi, la question du terrorisme. Pour lui, des individus se cachent derrière l’islam pour commettre des exactions. Et pour avoir l’adhésion des populations, ils se font appeler « djihadistes ». Le leader d’Ançardine estime que ceux qui se disent « islamistes » et qui font subir des exactions aux populations du Mali ne sont pas Maliens. “Ils sont là pour autre chose et non l’islam. Pour ce faire, ils profitent pour endoctriner certains de nos compatriotes. Mais, également, ils donnent de l’argent à certains Maliens qui les hébergent et les aident à se préparer pour commettre leurs forfaits”, explique-t-il. Le leader religieux rappelle que le Mali est un pays où l’islam s’est implanté depuis que certains compagnons du prophète Mohamed (PSL) étaient encore en vie. Selon lui, cette religion n’a pas été introduite dans ce pays par les armes et les sabres. Mais, par des commerçants qui se rendaient au Maroc qui ont été séduits par le Mali et y ont importé l’islam. Ensuite, par des ressortissants de Médine (en Arabie) venus s’installer à Tombouctou. Pourquoi fermer les écoles ?Concernant la fermeture des écoles, au nom de l’islam, par les terroristes, Cherif Ousmane Madani Haïdara a déclaré que la religion musulmane n’est nullement contre l’école et l’éducation parce que le prophète de l’islam, lui-même, a, une fois, envoyé un de ses compagnons étudier d’autres langues, chez des peuples qui adoraient le feu. Aussi, Mohamed (PSL) a envoyé un autre étudier la langue romaine. Pour le prêcheur Haïdara, la langue n’a rien à voir avec la religion, contrairement à ce que pensent certains. D’après lui, beaucoup pensent que lorsqu’on ne parle pas arabe, on n’est pas musulman alors qu’il n’en est rien. Mieux, il dira qu’il n’y a pas de langue pour la religion musulmane, mais, il y a une langue à travers laquelle on comprend l’islam. A cet effet, il soutient que si la religion musulmane était une question de langue, elle allait se limiter aux Arabes. Quelle perspective pour les arabisants ?Le président du HCIM a évoqué également la situation des arabisants et leur insertion professionnelle. Selon Ousmane Cherif Madani Haïdara, ceux qui ont fait des études en arabe, sans le français, le regrettent aujourd’hui. Car, au Mali, l’arabe seul permet, difficilement, à une personne de travailler parce que la langue officielle est le français. Mais qu’à cela ne tienne, des démarches sont entamées pour l’insertion professionnelle de ceux qui ont de bons diplômes en arabe même s’il leur faudra faire une formation en français. Déjà, un expert recruté a travaillé sur ce dossier et a fourni son rapport qui a été remis au gouvernement. Lequel promet de travailler à cela. « Dès maintenant, les personnes concernées vont bénéficier de soutiens financiers pour pouvoir mener des Activités génératrices de revenus (AGR) avant que ces actions ne commencent », annonce notre interlocuteur. Le dernier point sur lequel s’est prononcé Ousmane Cherif Madani Haïdara est le Dialogue national inclusif en cours. Pour lui, tous les musulmans et l’ensemble des Maliens veulent aujourd’hui que le pays soit apaisé. » Si le dialogue peut contribuer à cela, c’est le souhait du Haut conseil islamique », a-t-il indiqué, soulignant que le gouvernement a commis des erreurs et la faîtière des organisations musulmanes n’a pas manqué de le lui faire savoir. « Dans le cadre de ce dialogue, dit-il, les leaders religieux ont beaucoup aidé les organisateurs dans la discrétion. Ils sont allés voir, nuitamment, des personnes qui n’étaient pas partantes pour le dialogue pour les convaincre d’y participer afin que la paix s’installe au Mali. Malgré tout, il y a eu la mise à l’écart des leaders religieux, chrétiens comme musulmans, lors des phases aux niveaux des cercles et des régions. En dépit de cette situation, Ousmane Cherif Madani Haïdara a exprimé le soutien du HCIM au Dialogue national inclusif. Son souhait est que le grand débat national se fasse dans la sincérité et que tout le monde ait, vraiment, son mot à dire, les pauvres, les personnes lésées de leurs droits, etc. DD/MD (AMAP)

