Mali : le Forum de Bamako appelle à une gouvernance numérique inclusive pour préserver la cohésion sociale au Sahel

Bamako, 13 octobre (AMAP) La rencontre annuelle du Forum de Bamako sur le Numérique et la Cohésion Sociale s’est tenue mardi dans la capitale malienne, réunissant représentants d’institutions, professionnels des médias et partenaires techniques autour des enjeux de la gouvernance du numérique et de la cohésion sociale dans l’espace sahélien sous l’égide de Gaoussou Coulibaly, Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Mali, a constaté l’AMAP. Organisée par Search for Common Ground, cette édition est placée sous le thème «Enjeux de la gouvernance du numérique et cohésion sociale : regards du Sahel et d’ailleurs sur les avancées, les défis et les perspectives». Elle a permis d’engager une réflexion collective sur le rôle des plateformes numériques dans la circulation de l’information, la construction des narratifs et les risques de fragmentation sociale dans un contexte sahélien marqué par l’insécurité et la défiance envers les institutions. Les échanges ont mis en lumière les responsabilités des différents acteurs — État, médias, société civile, plateformes technologiques — dans la régulation et l’usage des espaces numériques. La nécessité de construire des politiques de gouvernance numérique adaptées aux réalités locales, tenant compte des spécificités linguistiques, culturelles et sécuritaires du Sahel, a été soulignée par les participants. Search for Common Ground, porteur de l’initiative, œuvre à travers ce forum à renforcer les capacités des acteurs locaux à produire et diffuser des contenus favorisant le dialogue et la cohésion sociale dans une région où les discours de haine et la désinformation constituent des menaces documentées. KD/CMT (AMAP)

Qatar : l’Emir alerte sur les répercussions mondiales des perturbations du marché du gaz

Bamako, 13 octobre (AMAP) L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a averti mardi que toute perturbation affectant son pays se répercutait rapidement sur les marchés internationaux et les consommateurs, soulignant que le Qatar fournit environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). « Le Qatar fournit environ un cinquième du commerce mondial de GNL, et tout ce qui l’affecte se répercute rapidement sur les marchés et les consommateurs partout dans le monde », a déclaré l’émir devant le Conseil consultatif (Choura). Il a indiqué que la fermeture du détroit d’Ormuz et les dommages directs subis par certaines installations énergétiques de la cité industrielle de Ras Laffan avaient perturbé une part importante des exportations qatariennes. Selon lui, les conséquences économiques se concentrent principalement sur le secteur énergétique. Cheikh Tamim a affirmé que son pays devait concilier trois responsabilités dans la crise régionale : défendre sa souveraineté, préserver son rôle dans la sécurité énergétique et économique mondiale et maintenir ouverts les canaux diplomatiques. Il a présenté une stratégie reposant notamment sur la défense du pays sans se laisser entraîner dans la guerre, le maintien des services publics et des chaînes d’approvisionnement, ainsi que la contribution aux efforts visant à obtenir un cessez-le-feu et à rouvrir les voies maritimes. OS/KM(AMAP)

Bougouni : Lancement des activités du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion

Bougouni, 13 octobre (AMAP) Dans le cadre de la 31ᵉ édition du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion, le gouverneur de la région de Bougouni a rendu visite, le lundi 12 octobre 2026, aux doyens d’âge de la commune urbaine de Bougouni, a constaté l’AMAP. Il était accompagné des membres de son cabinet, des autorités administratives et politique, des démembrements de la société civile et des forces de défense et de sécurité, du Directeur régional du Développement social et de l’Économie solidaire, Yacouba Diarra ainsi que du parrain du mois, Ichaka Souleymane Diakité et du représentant du co-parrain monsieur Abdoul Karim Koné et des forces de défense et de sécurité. Ce lancement officiel des activités du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion par la visite du gouverneur et sa délégation aux cinq (5) personnes âgées de la cité du Banimonotié est placé sous le thème : « La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne ». La première étape de cette visite nous a conduit au domicile de Mme Haoua Soumaoro, sis au quartier Nièbala, âgée de 100 ans, suivie de Kolon Diakité, âgé de 95 ans sis au quartier Dougounina, puis de Mme Fanta Diakité âgée de 98 ans, sis au quartier Massablacoura, en quatrième visite ce fut monsieur Sibiri Mariko, âgé de 93 ans, sis au quartier Torakabougou et en fin au domicile deTièmè Mariko âgé de 100 ans, sis au quartier Torakabougou. Le gouverneur leur a donné individuellement, au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat,  Le Général d’Armée Assimi Goïta, une enveloppe financière symbolique ; un kit alimentaire d’un (1) sachet de 10 colas ; 50 kg de riz ;50 kg de sorgho décortiqué ;5 litres d’huile ;1 carton de lait en poudre mixwel de 10 sachets de 400 mg ; 1 sachet de 2 kg de dattes. En non vivres, le lot est constitué d’un (1) tapis de prière ;1 chapelet ;1 écharpe ;1 carton de savon ;1 couvre-lit et une (1) moustiquaire imprégnée. En duo avec le co-parrain,  Abdoul Karim Koné, ils ont souhaité une longue vie, pleine de santé, aux doyens d’âge partout où ils ont passé tout en les exhortant à formuler des prières pour notre pays. Dotés d’une mémoire restée vive, ils ont tous formulé des vœux d’encouragement au gouverneur de la région de Bougouni pour toutes les actions entreprises pour le développement de la région de Bougouni, tout en le félicitant pour la première place occupée lors de la biennale de Tombouctou 2025. Ils ont réitéré leur accompagnement avec des prières pour le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOÏTA pour son patriotisme en faveur de la souveraineté de notre pays. Ils ont félicité notre vaillante armée nationale pour tous les actes de bravoure face au terrorisme. Ainsi ces visites glosent la volonté des autorités nationales et régionales dans une vision de raffermir les actions en faveur des personnes vulnérables à travers la solidarité. Selon le co-parrain, Abdoul Karim Koné, ces visites constituent des moments d’approche avec nos populations et rappellent la nécessité d’une mobilisation constante en faveur des personnes âgées et en situation de vulnérabilité. Elles illustrent également la contribution des institutions fils et filles de la région à la promotion des valeurs de solidarité et de cohésion sociale. Face aux médias, le gouverneur a mis l’accent sur le sens de la solidarité qui est un fleuron de nos valeurs ancestrales, gage de cohésion sociale dans un Mali de paix et de prospérité. Ce mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, constitue une période dédiée à la mobilisation nationale en faveur des personnes vulnérables, ainsi qu’à la promotion de la solidarité et de l’inclusion sociale prônée par nos plus hautes autorités. Une rencontre technique sur la série d’activités planifiées au cours de ce mois et la synthèse de cette journée de lancement a couronné ce lancement de la 31ᵉ édition du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion dans la région de Bougouni. BHT/KM (AMAP)  

Numérique : la journaliste Siguéta Salimata Dembélé alerte sur les violences numériques contre les enfants

Bamako, 13 octobre (AMAP) La journaliste Siguéta Salimata Dembélé, du Quotidien national L’Essor, a présenté mardi ses travaux sur la protection numérique des enfants lors du Forum de Bamako sur le Numérique et la Cohésion sociale, organisé dans la capitale à l’initiative de Search for Common Ground Mali sous l’égide de la Haute autorité de Communication (HAC), a constaté l’AMAP. À travers son enquête intitulée «Espace numérique au Mali : les enfants sont des proies faciles», la journaliste a mis en lumière les risques auxquels les enfants sont exposés sur les réseaux sociaux, notamment le cyberharcèlement, le chantage, les intimidations et la diffusion de contenus intimes. Selon les témoignages recueillis au cours de ses recherches, ces violences peuvent avoir de graves conséquences sur la santé mentale et la scolarité des victimes. Le procureur du Tribunal pour enfants lui a indiqué enregistrer au moins cinq cas d’infractions numériques par mois impliquant des enfants, comme victimes ou co-auteurs. Siguéta Salimata Dembélé a relevé un décalage entre l’existence de mécanismes juridiques de protection, notamment l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), et leur connaissance par les enfants et les parents. Elle a plaidé pour un renforcement de la sensibilisation des enfants et de l’accompagnement des parents, ainsi que pour une réflexion sur l’efficacité des règles appliquées par les plateformes numériques. Elle a rappelé que le numérique offre des opportunités aux enfants, à condition de leur garantir un environnement plus sûr. KD/CMT (AMAP)

Kayes : Des lâchers d’eau prévus au courant de la semaine au niveau du barrage de Manantali

Kayes, 13 octobre (AMAP) L’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal/ Société de Gestion de l’Energie de Manantali, à travers la Société d’Exploitation de Manantali et de Félou (SEMF), informe, dans un communiqué rendu public le 11 octobre, les populations riveraines des cours d’eau en aval du barrage de Manantali qu’elle procédera à des lâchers d’eau dans la semaine, a appris l’AMAP de source proche de la Société. Dans cette note de sensibilisation des populations, le Directeur général de la SEMF précise que la retenue de Manantali est proche de son niveau maximum d’exploitation. Par conséquent, selon lui, la SEMF procédera à des lâchers d’eau dans la semaine dès que le niveau du lac atteindra la cote 208,05 m IGN. Alors que le niveau, dans la matinée de ce 12 octobre, était à 207, 82 m à Manantali. Pour ce faire, a-t-elle avisé, ces lâchers vont élever le niveau d’eau dans certaines zones riveraines du fleuve Sénégal. «Il est donc demandé à tous ceux dont l’activité est liée à l’eau à plus de prudence dans les zones concernées», a  averti la Direction générale de la SEMF.  À cet effet, pour la protection des personnes et leurs biens, la Société d’exploitation appelle les populations riveraines du fleuve à prendre toutes les précautions utiles.  L’arrêt des lâchers fera l’objet d’un communiqué ultérieur. OD/KM (AMAP)

Journée internationale de la fille : le Mali appelle à mettre fin au mariage des enfants

Bamako, 13 octobre (-AMAP) Le Mali a célébré, le lundi 11 octobre 2026, la 15e édition de la Journée internationale de la fille, a constaté l’AMAP. Placée sous le thème international « Mettre fin au mariage d’enfants et investir dans les droits des filles », la commémoration a mis l’accent, au plan national, sur l’éducation et la culture comme leviers de protection des droits des filles. La cérémonie était présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo. Elle s’est tenue en présence de représentants de l’UNICEF, de Plan International Mali, du Parlement des enfants, ainsi que d’artistes et d’acteurs engagés dans la sensibilisation. Un appel à l’action urgente Dans son allocution, la ministre a rappelé que la Journée internationale de la fille avait été instituée par l’Assemblée générale des Nations unies à travers la résolution n° 66/170 du 19 décembre 2011. Elle a estimé que le thème retenu constitue un appel à l’action urgente contre le mariage des enfants. Selon elle, plus de 12 millions de filles sont mariées chaque année dans le monde avant d’avoir atteint l’âge adulte. Cette situation, a-t-elle expliqué, compromet leur accès à l’éducation, menace leur santé, les expose aux violences et réduit leurs perspectives d’avenir. Le thème national, « Investir dans l’éducation et la culture pour une meilleure sensibilisation sur les conséquences du mariage d’enfants et la promotion des droits de la fille », vise à promouvoir un environnement sûr et protecteur pour les filles. La ministre a insisté sur le rôle des valeurs éducatives et culturelles positives dans la prévention des violences et du mariage précoce. L’éducation au cœur de l’année 2026 Mme Diarra Djeneba Sanogo a également relié cette célébration à l’année 2026, décrétée année de l’éducation et de la culture. Elle a indiqué que cette orientation s’inscrit dans la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, de bâtir une société responsable, consciente de ses valeurs et tournée vers l’avenir. La ministre a salué les interventions des enfants, des artistes de la troupe Nyamakoro et des partenaires présents. Elle a assuré que les doléances exprimées par les filles ont été prises en compte dans les recommandations des États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille. Ces recommandations portent notamment sur des mesures législatives favorisant l’accès, le maintien et l’achèvement de la scolarité des filles, la formation des adolescentes en santé de la reproduction, ainsi que le renforcement des mécanismes communautaires d’information et de sensibilisation. « Les filles sont des leaders » La représentante du représentant résident de l’UNICEF au Mali, Fosca Giulidori, a salué les efforts du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, des leaders communautaires et religieux, ainsi que des familles en faveur des droits des enfants et des filles. Elle a rappelé que les filles ne sont pas seulement des bénéficiaires des actions menées en leur faveur, mais aussi des leaders, des innovatrices et des partenaires indispensables. « Vos voix comptent, vos idées et vos rêves comptent », a-t-elle déclaré aux filles maliennes, en les invitant à exprimer leurs opinions et à croire en leurs capacités. Fosca Giulidori a appelé à un engagement collectif renouvelé pour mettre fin au mariage d’enfants et faire de l’éducation et de la culture de véritables moteurs de transformation sociale. « Lorsque nous éduquons une fille, nous renforçons une famille. Lorsque nous protégeons une fille, nous renforçons une communauté », a-t-elle affirmé. La voix des enfants La présidente par intérim du Parlement des enfants, Mlle Rokia Camara, a rappelé que le 11 octobre ne se limite pas à une date symbolique. Selon elle, cette journée rappelle que chaque fille a des projets spécifiques qui doivent être intégrés dans les politiques et programmes de développement. Elle a remercié la ministre pour la place accordée aux droits des enfants et des filles lors des États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille. Elle a également exprimé l’espoir que le plan décennal de mise en œuvre des recommandations soit effectivement appliqué. Mlle Camara a aussi salué les actions de renforcement du centre de formation professionnelle Awa Keïta, susceptibles de favoriser la réinsertion socioprofessionnelle des filles déscolarisées et non scolarisées. La célébration s’est notamment achevée par la lecture et la remise d’une note de plaidoirie consacrée à la protection des filles et des enfants. ST/KM (AMAP)

Mopti : Point presse sur le lancement des activités de l’initiative de relance des groupes Tombola

Mopti, 12 octobre (AMAP) La salle de délibération du conseil régional de Mopti a abrité ce lundi 12 Octobre un point de presse en prélude au lancement des activités de l’initiative culturelle intitulé « Humen Tombola » prévu le mercredi 14 Octobre prochain, a constaté l’AMAP. Cette initiative qui vise à relancer les groupes folkloriques Tombola de Sévaré (Mopti) et de Diondiori, commune rurale de Socoura s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme CulturAct 1, financé par la coopération Suisse à travers le Conseil Régional de Mopti. Le point de presse a mobilisé les animateurs des radios de proximité et des blogueurs de la presse en ligne. Il s’agissait par cette rencontre, d’informer les hommes de médias sur le rôle des groupes folkloriques dans la culture qui constitue le socle fondamental pour la paix et la cohésion sociale. La conférence était animée par le président de l’association culturelle Djigui de Mopti, Dramane Coulibaly, structure porteuse de l’initiative. Il était assisté du point focal du Programme CulturAct 1 du conseil régional de Mopti, Ousmane Sawadogo. Celui-ci a rappelé le partenariat stratégique qui lie la collectivité de la région de Mopti à la DDC dans les domaines variés en particulier la culture à travers le programme CulturAct 1 dont les objectifs sont entre autres ; l’amélioration de la gouvernance locale et la structuration durable du secteur culturel ; la professionnalisation des acteurs ; le soutien à la création et à la diffusion  des œuvres pour que secteur devient un véritable levier de développement et un outil de dialogue social favorisant l’inclusion active des jeunes et des femmes. Le conférencier, Dramane Coulibaly président de l’association Djigui a mis l’accent du le rôle et la responsabilité des hommes de médias dans la sensibilisation et l’éducation de nos valeurs. Selon lui, face aux défis de la faible capacité de transmission des valeurs des aînés aux jeunes générations, le désintérêt de ceux-ci pour la culture, la situation requiert l’implication de tous et à tous les niveaux. Au regard de l’incidence significative de la culture sur le quotidien des communautés, investir dans le secteur de la culture c’est soutenir durablement la croissance a-t-il indiqué, avant de salué et remercié le Conseil Régional et son partenaire stratégique, la Coopération Suisse (DDC) pour l’accompagnent du secteur de la culture à travers le programme CulturAct 1. DC/KM (AMAP)

Mali : l’ABV appelée à renforcer sa gouvernance et ses ressources

Bamako, 12 octobre (AMAP) Le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiemoko Traoré, a appelé lundi à renforcer la gouvernance, la transparence financière et l’efficacité opérationnelle de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV), à l’ouverture à Bamako des travaux du Comité technique des experts préparatoires à la huitième session ordinaire du Conseil des ministres de l’organisation. Cette réunion, prévue du 12 au 16 octobre, doit permettre d’examiner les activités de l’ABV depuis mai 2019, ses rapports d’audit externe, son plan de travail biennal 2027-2028 ainsi que des propositions visant à renforcer ses capacités institutionnelles et son fonctionnement. « La crédibilité de l’ABV dépendra de notre capacité à faire correspondre nos ambitions politiques à nos moyens d’action et nos décisions à des résultats mesurables », a déclaré Pr Tiemoko Traoré, invitant les experts à formuler des recommandations réalistes, hiérarchisées et assorties de mesures concrètes. Le directeur exécutif de l’ABV, Robert Y. Dessouassi, a pour sa part alerté sur les difficultés financières de l’organisation, liées notamment au faible niveau des contributions annuelles des États membres et aux retards de paiement. Cette situation a entraîné, selon lui, la démission d’une dizaine d’agents et une surcharge de travail pour le personnel restant. Il a appelé les États membres à rechercher des solutions pour assurer le bon fonctionnement de l’institution et consolider sa crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers. Le coordinateur de la Structure focale nationale de l’ABV au Mali, Sékou Diarra, a souligné que les travaux du Comité des experts doivent permettre d’examiner les dossiers administratifs, techniques et financiers de la Direction exécutive, notamment les dépenses de fonctionnement et les mesures de renforcement des capacités institutionnelles. M. Dessouassi a également présenté plusieurs acquis de l’organisation, dont la mise en place des structures focales nationales dans les six États membres, le développement d’un système d’alerte précoce contre les inondations et les sécheresses, ainsi que des outils d’aide à la décision pour la gestion concertée des ressources en eau. Créée le 19 janvier 2007 à Ouagadougou à l’initiative du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Togo, l’ABV œuvre à la gestion concertée des ressources naturelles du bassin de la Volta, qui couvre environ 398.390 km². La dernière session ordinaire du Conseil des ministres remonte à mai 2019, à Accra, au Ghana. Selon le directeur exécutif, la huitième session, initialement prévue pour fin 2021, intervient dans un contexte de difficultés institutionnelles et financières. Les travaux de Bamako doivent notamment contribuer à améliorer la gouvernance de l’organisation, à renforcer la mobilisation des ressources et à consolider la coopération entre les États membres face aux effets du changement climatique et aux pressions sur les ressources en eau. OS/KM(AMAP)

Coopération Mali- Rwanda : Bamako et Kigali veulent redynamiser leurs relations bilatérales

Bamako, 12 octobre (AMAP)  Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe, ont réaffirmé, lundi à Bamako, leur volonté de redynamiser et de renforcer la coopération entre le Mali et le Rwanda, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement économique et social, de l’éducation et des échanges technologiques, a constaté l’AMAP. Le chef de la diplomatie rwandaise effectue une visite d’amitié et de travail au Mali, la première d’un ministre rwandais des Affaires étrangères depuis janvier 2017. Cette visite a permis aux deux parties d’échanger sur les relations bilatérales ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Selon le ministre Abdoulaye Diop, le Mali et le Rwanda sont « des pays africains, des pays frères et amis » qui entretiennent des relations fondées sur la solidarité, la fraternité et une volonté commune de renforcer leur coopération. Il a souligné les similitudes entre les deux pays, notamment face aux défis sécuritaires et de développement, estimant que l’expérience rwandaise en matière de résilience constitue une source d’inspiration pour plusieurs pays africains. « Malgré les souffrances qu’il a connues, le Rwanda a su compter sur lui-même pour se relever, avancer et se hisser au niveau des nations les plus avancées du continent », a relevé le ministre malien. Pour lui, cette expérience montre la capacité des États africains à puiser dans leurs propres ressources et capacités pour répondre aux défis auxquels ils sont confrontés. Abdoulaye Diop a également évoqué la volonté du Mali de prendre davantage en main son destin, notamment dans le domaine de la sécurité, en s’appuyant sur ses propres ressources et capacités. Les deux pays entendent également accélérer la mise en œuvre des accords conclus lors de la première session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Rwanda, tenue à Kigali en mai 2024. Cette rencontre avait abouti à la signature de 19 accords couvrant plusieurs secteurs, auxquels s’ajoutent cinq autres accords conclus antérieurement. Pour le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, cette visite s’inscrit dans la continuité des relations entre les deux pays et vise à donner un nouvel élan à leur coopération. Il a indiqué que les deux parties ont convenu de travailler à la mise en œuvre effective des accords signés en 2024 et de préparer la deuxième session de la Grande commission mixte, prévue à Bamako en 2027. « Nous allons laisser à nos équipes du comité de suivi le temps de revoir les accords qui ont été signés et d’explorer ceux qui sont encore en cours de négociation », a-t-il expliqué, ajoutant que l’objectif est d’élargir la coopération à tous les domaines susceptibles de bénéficier aux populations des deux pays. Olivier Nduhungirehe a également annoncé la volonté de renforcer les contacts entre les départements des Affaires étrangères et de promouvoir un forum d’affaires destiné à développer les échanges commerciaux entre le Mali et le Rwanda. Il a salué l’accueil qui lui a été réservé au Mali et s’est réjoui des échanges consacrés aussi bien aux questions bilatérales que multilatérales. Les deux ministres ont réaffirmé leur attachement au panafricanisme et à l’intégration africaine. Ils estiment que les États africains doivent davantage œuvrer ensemble au sein des organisations continentales et internationales pour défendre leurs intérêts communs. « Notre but, c’est l’intégration continentale », a déclaré le ministre rwandais, soulignant que le Mali et le Rwanda entendent continuer à travailler ensemble au sein des organisations internationales afin que les préoccupations africaines soient davantage prises en compte. Concernant l’Union africaine, Olivier Nduhungirehe a réaffirmé l’attachement de son pays à l’organisation continentale, considérée comme « la maison commune » des États africains. Il a plaidé pour une approche permettant de maintenir tous les pays africains au sein de la famille continentale, indiquant que le Rwanda n’est pas favorable aux sanctions africaines contre les États membres. Cette convergence de vues, selon les deux parties, devrait contribuer à consolider davantage les relations entre Bamako et Kigali et à donner une nouvelle impulsion à leur coopération bilatérale. MMD/KM (AMAP)

Belgique : une grève nationale perturbe les services publics

Bamako, 12 octobre (AMAP)  Les services publics belges ont été perturbés lundi par une grève nationale organisée par le syndicat socialiste ACOD pour protester contre les politiques gouvernementales, les réductions budgétaires prévues et les mesures visant les agents du secteur public, rapporte l’agence Belga. Le mouvement a affecté les transports publics, l’audiovisuel, l’enseignement, les services postaux et la collecte des déchets, avec des perturbations d’ampleur variable selon les régions. La compagnie ferroviaire nationale SNCB a indiqué que sept trains Intercity sur dix circulaient selon un horaire adapté, tandis que seulement la moitié des trains locaux étaient en service. La plupart des trains supplémentaires prévus aux heures de pointe ont été supprimés. En Flandre, l’opérateur De Lijn a signalé des perturbations de son réseau de bus et de tramways, tandis que le transporteur wallon TEC a annoncé des difficultés sur l’ensemble de son réseau. À Bruxelles, la société de transport STIB n’a pas exclu des interruptions de service. Le secteur de l’enseignement a également été touché, notamment dans les établissements du réseau flamand GO!, après le dépôt d’un préavis de grève par le syndicat ACOD Education. Les radiodiffuseurs publics VRT et RTBF ont aussi enregistré d’importantes perturbations. Les services postaux et la collecte des déchets pourraient également être affectés. L’opérateur Bpost s’attend à des difficultés similaires à celles observées lors du mouvement social de vendredi dernier. À Bruxelles, l’organisme chargé de la propreté a prévenu que le retour à la normale de la collecte des déchets pourrait prendre plusieurs jours. Cette mobilisation s’inscrit dans l’opposition du syndicat ACOD aux projets budgétaires du gouvernement et aux réductions de dépenses annoncées. OS/KM(AMAP)