Sierra Leone : l’ex-président Ernest Bai Koroma rentre à Freetown après l’abandon des poursuites

Bamako, 7 septembre (AMAP) L’ancien président sierra-léonais Ernest Bai Koroma est rentré dimanche à Freetown après l’abandon des poursuites judiciaires engagées contre lui dans le cadre d’une tentative présumée de coup d’État, rapportent les autorités et les médias locaux. Agé de 72 ans, M. Koroma est arrivé du Nigeria accompagné de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Il a été accueilli par le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères, Mohamed Rahman Swaray. Le gouvernement sierra-léonais avait abandonné en juillet les poursuites pénales visant l’ancien chef de l’Etat, mettant ainsi fin à une procédure ouverte après la tentative de coup d’État avortée de novembre 2023. Ernest Bai Koroma avait été inculpé de trahison et placé en résidence surveillée après l’attaque de casernes militaires et de deux prisons à Freetown par des hommes armés. Plus de 2.200 détenus avaient été libérés lors de cette attaque, qui avait fait au moins 21 morts, dont 14 militaires, lors des affrontements. Les autorités avaient accusé l’ancien président d’avoir soutenu les assaillants, ce qu’il avait démenti. Ernest Bai Koroma, qui a dirigé la Sierra Leone de 2007 à 2018, avait ensuite obtenu une liberté sous caution pour raisons médicales avant d’être autorisé à se rendre au Nigeria en janvier 2024. L’abandon des poursuites en juillet a mis fin à cette procédure judiciaire engagée à la suite des événements de novembre 2023. OS/KM(AMAP)
Bougouni : Le Conseil régional de la Jeunesse célèbre la journée internationale de la jeunesse à Sélingué

Bougouni, 7 septembre (AMAP) Le conseil régional de la jeunesse de Bougouni célèbre le12 août, journée internationale de la jeunesse à Sélingué avec la participation effective des 57 présidents des conseils communaux de la jeunesse de la région de Bougouni, a constaté l’AMAP. La Journée Internationale de la Jeunesse le 12 août, a été célébrée dans la région de Bougouni ce samedi 5 septembre 2026, sous la présidence du gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé. C’était en présence des autorités administratives et politiques, des forces vives de la région, des forces de défense et de sécurité, des organisations et faitières de la société civile, et plusieurs centaines de jeunes venus des cinquante communes de la région. Le Thème retenu cette année est : « Jeunesse, Paix et Sécurité : Prévenir la Désinformation, Lutter contre la Radicalisation et Promouvoir la Paix », particulièrement pertinent au regard des défis auxquels notre pays et notre région sont confrontés. Le chef de l’exécutif régional et sa délégation ont été accueillis à l’entrée de Sélingué par le préfet de Cercle, Arouna Togola, les autorités administratives et politiques locales, le président du conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité, les notabilités, les forces de défense et de sécurité et plusieurs centaines de jeunes. Cette entrevue juvénile de notre région constitue un moment privilégié pour écouter la jeunesse, réfléchir à ses préoccupations, valoriser ses initiatives et surtout renforcer son rôle dans la construction de notre société. Le premier cap de cette célébration a été la visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles avant de se rendre dans la salle de conférence de la mairie de Sélingué pour la cérémonie officielle d’ouverture de cette cérémonie de célébration du 12 août, journée internationale de la jeunesse. Après les mots de bienvenue successifs du chef de village, du maire et de l’intervention du parrain, le président du conseil régional de la Jeunesse de Bougouni, Karim Diakité a, dans son discours affirmé que les jeunes des 57 conseils communaux de la jeunesse, les associations, les organisations de jeunesse et les initiatives citoyennes constituent un formidable potentiel humain. Qu’ils doivent converger en force de paix, de développement et de cohésion sociale. Aux vues de leurs responsabilités, ils sont des relais de cette vision commune de dialogue et de tolérance dans nos villages et communes afin de contribuer à rapprocher et à prévenir les tensions et à favoriser le vivre ensemble en véritable école de citoyenneté, de leadership, de dialogue et de paix. Le conseil régional a, ainsi par la voix de son président, fait de cette célébration un point de départ d’un engagement pris en ce jour qui dépasse le cadre d’une cérémonie afin que chaque jeune reparte de Sélingué avec une conviction « Je suis une partie de la solution. »a ajouté Karim Diakité. Au nom du Conseil Régional de la Jeunesse, il a réaffirmé son engagement et sa disponibilité à travailler avec l’administration, les collectivités, les services techniques et l’ensemble des forces vives de la région, en croyant profondément au dialogue entre les institutions et la jeunesse. Pour atteindre cet objectif, la jeunesse est disponible à accompagner les initiatives qui concourent à la paix, à la cohésion sociale, à l’éducation citoyenne, à l’employabilité, à l’entreprenariat, à la protection de l’environnement et au développement. Dans son allocution, le chef de l’exécutif régional a rappelé de vive voix que la jeunesse représente une force considérable pour notre pays, une source d’énergie, d’innovation, de créativité et d’espoir, aussi au cœur de notre avenir collectif. C’est pour cela que Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat a placé au cœur de ses actions la Jeunesse, en disant à la jeunesse je cite « Je suis jeune comme vous, si j’échoue c’est la jeunesse malienne qui aura échoué » fin de citation. Et c’est fort de cela que la célébration de cette journée poursuit-il, ne doit pas être seulement un moment festif. Elle doit être l’occasion de nous interroger sur le rôle que nous devons jouer, individuellement et collectivement, dans la construction d’une société plus juste, plus solidaire, plus pacifique et plus résiliente. Faisant allusion au thème évocateur, le gouverneur lance un appel aux jeunes car nous vivons dans un monde où l’information circule à une vitesse sans précédent. Ainsi avant de transmettre une rumeur, il faut mesurer les conséquences qu’elle pourrait avoir sur notre famille, notre communauté et notre pays. Pour gagner ce combat, nous ne devrons pas partager ce que nous n’avons pas vérifié, toute chose qui nous permettra de rafler lutte contre la désinformation commence par un comportement individuel responsable Les réseaux sociaux et les nouvelles technologies offrent de nombreuses possibilités d’apprentissage, de communication, d’entrepreneuriat et de participation citoyenne. Ce sont aussi des outils qui peuvent également être utilisés pour diffuser de fausses informations, des rumeurs, des discours de haine et des messages susceptibles de diviser les communautés. Une désinformation qui peut semer le doute, provoquer la peur, alimenter les tensions et fragiliser la cohésion sociale a poursuivi le gouverneur. Selon lui, pour relever ses défis notre jeunesse doit devenir une jeunesse responsable et vigilante dans l’utilisation des réseaux sociaux, car avant de partager une information, il faut prendre le temps de la vérifier ; avant de croire à une publication, il faut se poser des questions. Le Gouverneur appelle les jeunes en mode conseil à ne pas tomber dans le piège de la radicalisation qui constitue un phénomène complexe qui peut toucher particulièrement les jeunes lorsqu’ils sont confrontés à la marginalisation, au chômage, à l’exclusion, au sentiment d’injustice, à la manipulation ou à certaines influences idéologiques. « Soyez une jeunesse qui fait sienne le slogan « N’Tè N’TALA » (non à la violence, non à la désinformation, non à la trahison, non au terrorisme, non à l’amalgame, non à l’instrumentalisation) du ministère de la jeunesse et des sports chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne. L’avenir de notre région et de notre pays dépend, en grande
Foncier/Mali : le MUHDATP alerte contre de fausses annonces de vente de terrains au nom de l’ACI-SA sur les réseaux sociaux

Bamako, 7 septembre (AMAP)– Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (MUHDATP) a alerté dimanche l’opinion publique contre la circulation de fausses informations relatives à la vente de terrains prétendument proposés par l’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) sur les réseaux sociaux et certains supports numériques, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué, ces publications frauduleuses utilisent des logos, visuels, photographies et éléments de communication donnant une apparence officielle aux annonces, allant jusqu’à associer des images de hautes autorités de l’État ou de médias reconnus pour tromper la vigilance du public. Le ministère recommande à toute personne souhaitant acquérir un terrain de ne procéder à aucun paiement sur la base d’une annonce publiée sur les réseaux sociaux, de vérifier systématiquement l’origine de l’annonce auprès des canaux officiels de l’ACI-SA, de ne prendre aucun engagement financier avant confirmation officielle et de se méfier de toute demande de paiement urgent ou de frais de réservation. L’ACI-SA communiquera prochainement ses contacts officiels permettant de vérifier l’authenticité de toute annonce de vente de terrains. KD/CMT (AMAP)
Dioila : 320 candidats aux épreuves du Brevet de technicien agropastoral

Dioila, 7 septembre (AMAP) 320 candidats prennent part depuis ce lundi matin aux épreuves du Brevet de technicien agropastoral, session de septembre 2026. Les examens qui s’étaleront sur cinq jours ont été lancés par le gouverneur de la région de Dioila, le Général de division Kèba Sangaré, a procédé, à l’École publique Siguina Ballo 1, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du cercle de Dioila, du maire de Kaladougou, des acteurs de l’éducation, des membres du cabinet du gouverneur et des forces de défense et de sécurité. Le lancement de la première épreuve est intervenu à 7 h 55. Avant l’ouverture de la première enveloppe, le gouverneur a invité les candidats à privilégier l’excellence et l’effort. Il a rappelé que la souveraineté alimentaire, au cœur de la vision des autorités, nécessite des agents agricoles bien formés. Le directeur de l’Académie d’enseignement de Dioila, Birama Dao, a placé ces examens sous le signe du mérite. Les candidats sont répartis entre deux centres : Siguina Ballo 1 et Markacoungo. Aucun incident n’avait été signalé au moment du lancement. DF/CMT (AMAP)
Médecine traditionnelle : le Mali mise sur la recherche, la valorisation et l’industrialisation

Bamako, 7 septembre 2026 (AMAP) La valorisation des savoirs endogènes, le renforcement de la recherche scientifique et l’industrialisation des médicaments traditionnels ont été au centre de la célébration de la 24e édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), a constaté l’AMAP. Cette édition est placée, au niveau régional, sous le thème : « Réflexion sur les efforts de recherche et de développement en matière de médecine traditionnelle pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle dans la Région africaine », approuvé par la Direction régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique. Au niveau national, le thème retenu est : « Valorisation des résultats de la recherche sur la médecine et la pharmacopée africaines dans le but de contribuer à la souveraineté sanitaire au Mali ». La commémoration, qui s’est tenu du 3 au 5 septembre, a été marquée par plusieurs activités, notamment une conférence-débat sur le projet de production industrielle du sirop Balimor et le projet de labélisation des médicaments traditionnels. La deuxième journée a été consacrée à un symposium sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles, un cadre de concertation entre les praticiens de la médecine conventionnelle et ceux de la médecine traditionnelle, ainsi qu’une journée de consultations gratuites en médecine traditionnelle chinoise et malienne, qui se tiendra demain. Selon la directrice générale de l’Institut national de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles (INRPT), Pr Rokia Sanogo, la célébration de cette journée revêt une importance particulière au regard du rôle majeur que peut jouer la médecine traditionnelle dans l’amélioration de la santé des populations. Cette journée constitue un cadre de promotion et de valorisation de la médecine traditionnelle africaine, dont le potentiel dans la prise en charge sanitaire est aujourd’hui largement reconnu, a-t-elle indiqué. « Il est admis qu’il ne peut y avoir de couverture sanitaire universelle sans une meilleure prise en compte de la médecine traditionnelle », a souligné Pr Rokia Sanogo, rappelant que plusieurs pays ont développé ce secteur afin de répondre aux besoins sanitaires de leurs populations. Elle a indiqué que le Mali s’est engagé très tôt dans cette voie avec la création, dès 1968, d’une structure dédiée à la recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles. L’enjeu, aujourd’hui, est de mieux faire connaître et de valoriser les résultats de plusieurs décennies de recherche, notamment les médicaments traditionnels améliorés mis au point par l’Institut, a expliqué la directrice générale. Pr Rokia Sanogo a précisé que 14 médicaments traditionnels améliorés ont obtenu une autorisation de mise sur le marché depuis 1983, dont sept figurent sur la liste des médicaments essentiels. Parmi eux figure le sirop Balembo, un médicament antitussif considéré comme l’un des produits phares issus de la recherche malienne. Dans le cadre de la célébration de cette année, l’INRPT a choisi de mettre l’accent sur la valorisation des résultats de la recherche et des savoirs endogènes, conformément à la vision du Mali Kura, qui encourage la promotion des ressources et produits locaux ainsi que le développement de l’industrialisation. La directrice générale a notamment évoqué le projet de production industrielle du sirop Balembo, sélectionné au niveau africain parmi 102 projets. L’initiative vise à mettre en place une véritable chaîne de valeur, allant de la plante médicinale jusqu’au patient. Selon elle, cette chaîne implique plusieurs acteurs, notamment les structures chargées de l’approvisionnement en matières premières, l’INRPT, qui prépare l’extrait constituant le principe actif, l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP), chargée de la production industrielle, et la Pharmacie populaire du Mali (PPM), qui assure la distribution à travers le circuit pharmaceutique national. « Il s’agit d’un projet structurant qui apporte une réponse concrète à notre ambition de souveraineté et de valorisation de nos connaissances et de nos ressources locales », a affirmé Pr Rokia Sanogo. De son côté, le secrétaire général de la Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH), Toumani Diakité, a estimé que la Journée africaine de la médecine traditionnelle constitue une occasion importante de promouvoir et de valoriser les pratiques thérapeutiques traditionnelles. Il a rappelé que les organisations de tradithérapeutes ont enregistré des progrès importants au Mali au cours des dernières décennies. Après les événements de mars 1991, le pays disposait de peu d’associations structurées de thérapeutes traditionnels. Les premières organisations ont commencé à voir le jour à partir de 1993 avant de se multiplier progressivement à travers le territoire national. Aujourd’hui, la FEMATH regroupe de nombreuses associations et travaille en collaboration avec les autorités sanitaires, notamment à travers les programmes consacrés à la médecine traditionnelle et ceux du ministère de la Santé et du Développement social, a-t-il indiqué. Selon Toumani Diakité, les tradithérapeutes ont également été associés à plusieurs campagnes et actions sanitaires, notamment lors des crises liées à Ebola, à la Covid-19 et à la dengue. Il a, par ailleurs, relevé l’intérêt croissant des populations pour la médecine traditionnelle, rappelant le recours important à certaines plantes médicinales pendant la pandémie de Covid-19, qui avait entraîné une forte sollicitation de plusieurs espèces végétales. Abordant les difficultés du secteur, le secrétaire général de la FEMATH a insisté sur la nécessité de relire et d’actualiser les textes régissant la médecine traditionnelle, dont certains remontent au milieu des années 1990. Selon lui, cette relecture permettrait notamment de résoudre certaines difficultés administratives rencontrées par les praticiens traditionnels dans l’obtention de leurs autorisations d’exercer et dans l’organisation de leurs cabinets. La question de la collaboration entre les médecines traditionnelles africaine et chinoise a également été au cœur des échanges. Le Pr Boubacar Diarra, spécialiste de la médecine chinoise et directeur général de l’Atelier Luban de la médecine traditionnelle, a animé un symposium consacré à cette problématique. Selon lui, l’expérience chinoise constitue une source d’inspiration pour l’Afrique et particulièrement pour le Mali dans la valorisation des savoirs et des pratiques médicaux traditionnels. « La Chine a connu, dans son histoire, des débats sur l’avenir de sa médecine traditionnelle. Mais les autorités ont finalement choisi de la préserver et de la développer, considérant qu’elle constitue une partie
Gourma Rharous : Trois ans après l’attaque terroriste contre le bateau « Tombouctou », le souvenir de la tragédie reste vif

Gourma Rharous, 7 septembre (AMAP) Trois ans après l’attaque terroriste contre le bateau long-courrier «Tombouctou» de la Compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAV), le souvenir de la tragédie reste vivace dans l’esprit des populations de la bande du fleuve, dans le cercle de Gourma Rharous, comme dans celui de nombreux Maliens. Pour rappel, le bateau long-courrier «Tombouctou» de la COMANAV avait été victime d’une violente attaque terroriste, dans la matinée du jeudi 7 septembre 2023, sur le fleuve Niger, en face des localités de Harimouno Djindé, dans la commune de Banikane, et de Zorho, sur la rive nord du fleuve. Depuis cette date fatidique, les populations de la commune de Banikane, où le drame s’est produit, et celles de Rharous, où les rescapés avaient été accueillis, continuent de se souvenir de cette journée avec douleur. «J’ai encore dans les oreilles le vacarme assourdissant du crépitement des armes et, dans la tête, les cris de douleur des passagers retenus dans les flammes et de ceux emportés par le courant des flots», témoigne A.T., un rescapé quadragénaire. Commerçant de son état, il revenait de Gao, où il était allé se ravitailler en marchandises. Son récit traduit l’horreur vécue par les passagers lors de l’attaque. A.D., fils d’une victime, enseignant à la retraite et premier correspondant de l’AMAP dans le cercle de Gourma Rharous, témoigne également de la profondeur du traumatisme : «Cette tragédie marquera à jamais ma vie. Dans ma tête, je continue à imaginer l’image de mon père retenu dans les flammes, se débattant dans une ultime lutte contre la mort. Mes nuits continuent d’être hantées par cette image cauchemardesque.» Ces deux témoignages illustrent l’ampleur du drame. Les stigmates physiques et psychologiques de cette journée, qui a fait plus d’une centaine de morts et une soixantaine de blessés, restent visibles chez certaines victimes, qui espèrent toujours bénéficier d’une assistance et d’un accompagnement de l’État. Il faut toutefois rappeler qu’en application de la loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 instituant les pupilles de la Nation et les pupilles de la République du Mali, le gouvernement de la Transition a accordé, lors du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024, le statut de pupilles de la Nation à 31 enfants dont les parents, fonctionnaires de l’État, ont été tués lors de cette attaque. En outre, le gouvernement avait octroyé une somme de 250.000 francs CFA à chacun des survivants dans les jours ayant suivi le drame, ainsi que la prise en charge de leurs frais de déplacement pour rejoindre leurs destinations. Au-delà de ces efforts de l’État, les populations continuent d’espérer l’érection d’un monument à la mémoire des victimes sur le lieu du drame. Le maire de la commune de Banikane, Ibrahim Haïdara, estime que cet édifice permettrait de perpétuer le souvenir de cette tragédie. «Ce monument, au-delà de perpétuer le souvenir de cette journée, permettra aussi aux générations présentes et futures de se rappeler la cruauté du terrorisme et de symboliser le sacrifice du peuple dans sa lutte pour un Mali souverain et éternel», souligne l’édile. Pendant ce temps, comme un fantôme d’acier, le mastodonte du fleuve Niger continue de tanguer au gré des vagues, les flancs ouverts aux quatre vents, comme pour rappeler au monde que la cruauté humaine n’a pas de frontières. MG/CMT (AMAP)
Djéli Baba Sissoko : l’histoire du Mali au rythme du N’goni

Bamako, 7 septembre (AMAP) La tradition orale a été jadis, le moyen privilégié de conservation, de valorisation et de transmission des valeurs intrinsèques des sociétés africaines. Au Mali, certaines personnes ont dédié leur vie à cette activité culturelle hautement significative. Djéli Baba Sissoko était de ceux-là, qui n’ont ménagé aucun effort pour la préservation des valeurs intrinsèques. Dans la nuit du mardi, vers les années 70- 80, alors que la Télé n’avait pas fait son apparition, à partir de 21Heures, les personnes âgées et les adultes, à leurs côtés leurs enfants et petits-enfants, captaient Radio Mali pour écouter les contes de Djéli Baba, du mythe à la réalité. « Moi Djéli Baba, je remercie tous mes fans, je salue l’ensemble du peuple Malien, de toutes nos contrées. Je vais vous entretenir aujourd’hui sur l’Histoire de Mèlèkèti Boudourou, un djin ou Wagawaga », dans un ton captivant, commençait-il à l’annonce d’un de ses contes. Né en 1922 à Sanankoro, dans la région de Koulikoro, au Mali, Djéli Baba Sissoko est issu d’une grande lignée de griots. Dès son plus jeune âge, il s’initie au N’goni, ce luth qui accompagne, au même titre que la kora, les contes, récits et chants mandingues. Il devient rapidement une virtuose du N’goni et un auteur-compositeur respecté. Plus qu’un musicien, il fut un dépositaire de la mémoire mandingue, un conteur, une grande voix de la tradition orale malienne. Sa voix grave et posée portait les épopées, les généalogies et les leçons de sagesse de ses ancêtres. La grande voix de Radio Mali Djéli Baba Sissoko était aussi la voix incontournable de Radio Mali. Pendant plusieurs décennies, il racontait en bambara des contes et des récits traditionnels, au rythme de son n’goni. À travers les ondes, il faisait entrer l’histoire du Mali dans les maisons, les villages et les concessions. Parmi ses contes les plus célèbres figure l’histoire de « Caca », un récit qui connaîtra plusieurs enregistrements et qui restera dans la mémoire collective. Son passage à Radio Mali a contribué à faire connaître les contes et l’histoire mandingue à plusieurs générations de Maliens. Le grand ambassadeur de la culture mandingue Djéli Baba Sissoko ne s’est pas contenté du Mali. Il a parcouru tous les continents où il a conté l’histoire du Mali au rythme de son n’goni préféré. L’on se souvient notamment de sa tournée en France vers les années 1980, sur invitation de François Mitterrand, alors président de la France. Lors de cette tournée, le célèbre griot a eu l’occasion de raconter l’histoire du Mandé devant un public international, portant haut les valeurs de dignité et de fierté africaines. Partout où il passait, il incarnait le rôle du griot : réconcilier, enseigner, célébrer et transmettre. Un héritage inestimable Djéli Baba Sissoko a également transmis son savoir à une importante descendance artistique. Il est notamment le père de la célèbre griotte Mah Damba, et le grand-père de plusieurs artistes reconnus aujourd’hui. Il est également présenté comme la figure de référence de musiciens issus de la grande lignée Sissoko-Tounkara, dont certains ont poursuivi son travail autour du N’goni et de la tradition mandingue. Djéli Baba Sissoko décède le 25 décembre 2001. Avec lui disparaît une bibliothèque vivante. Mais il laisse derrière lui un héritage inestimable qui continue encore d’inspirer beaucoup de générations d’artistes maliens et africains. Ceux qui l’ont côtoyé gardent encore de lui le souvenir d’un homme humble et d’un grand patriote. Il a consacré toute sa carrière à promouvoir les valeurs africaines : le respect des aînés, la solidarité, la vérité et la mémoire. Pour lui, être griot n’était pas un métier, mais une mission sacrée. Il a émerveillé, à travers ses contes ses concitoyens et son nom reste gravé dans l’histoire culturelle de notre pays. Son fils héritier, Djéli Souleymane Sissoko, qui assure encore aujourd’hui la continuité de ses œuvres, garde encore le souvenir d’un père fier de ses ancêtres, qui aimait son travail et le faisait avec dignité et honnêteté. MLHD/KM (AMAP)
Campagne agricole 2026-2027 : le ministre de l’Agriculture visite des champs à Dioila

Dioïla, 7 septembre (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, a effectué, les 5 et 6 septembre, une mission de supervision de la campagne agricole 2026-2027 dans le cercle de Dioïla. La visite a été marquée par des visites de champs, d’unités industrielles et des rencontres avec les acteurs du développement rural, a constaté l’AMAP. À Dioïla, la délégation ministérielle, accueillie par le gouverneur de la région, le Général de division Kèba Sangaré, s’est rendue dans l’exploitation d’Oumar Sow, où elle a constaté l’état de 10 hectares de coton et 9 hectares de maïs. L’état végétatif des cultures a été jugé satisfaisant, malgré une installation tardive et irrégulière de l’hivernage. Les cotonniers sont notamment aux stades de floraison et de capsulaison. Le ministre a également visité l’usine d’égrenage de Dioïla, dont la capacité de production est estimée à 400 tonnes de coton par jour. Lors d’une rencontre avec les faîtières du développement rural, les représentants des producteurs ont fait part de plusieurs difficultés, notamment la mauvaise répartition des pluies dans le temps et l’espace, la qualité de certaines semences, ainsi que le retard et l’insuffisance des intrants agricoles. Ces contraintes ont entraîné une réduction des superficies cultivées et pourraient affecter les rendements. Les jeunes ruraux ont, pour leur part, plaidé pour la mise en place d’infrastructures permettant de développer l’agriculture toute l’année. Le ministre a indiqué que des mesures sont en cours, notamment à travers la création de pôles agricoles, afin de renforcer l’adaptation du secteur aux effets du changement climatique. La situation de la campagne a également été examinée avec les services techniques. Selon le directeur régional de l’Agriculture, Joseph Kelema, la situation phytosanitaire reste maîtrisée, avec un taux d’incidence inférieur à 8%. Les superficies céréalières réalisées sont estimées à 305.791 hectares, contre 305.948 hectares lors de la précédente campagne, tandis que les cultures maraîchères couvrent 2.143,5 hectares. Dans la zone CMDT de Fana, 12.123 hectares ont été reconvertis en raison du retard et de l’insuffisance des intrants, avec un impact sur les prévisions de production. La deuxième journée de la mission a conduit la délégation dans l’exploitation de Boubacar Doumbia, ancien agent de la CMDT, où elle a visité 10 hectares de coton et 23 hectares de maïs. Le ministre a appelé les agriculteurs, les chercheurs et les agents de vulgarisation à renforcer l’innovation et l’anticipation face aux effets du changement climatique. Il a rappelé que la stratégie agricole portée par les autorités prévoit notamment la mise en place de 12 pôles agricoles pour contribuer à la transformation du secteur. La délégation a également visité les installations de la CMDT à Fana et rendu des visites de courtoisie aux autorités coutumières de Dioïla et de Fana. DF/CMT (AMAP)
Nigeria : fermeture indéfinie des écoles dans l’Etat de Plateau en raison de cas de diphtérie

Bamako, 6 septembre (AMAP) Les autorités de l’Etat de Plateau, dans le centre-nord du Nigeria, ont ordonné la fermeture indéfinie des écoles primaires et secondaires publiques et privées à compter du 7 septembre, après la détection de cas de diphtérie dans quatre collectivités locales, a annoncé samedi la commissaire à l’Information et à la Communication, Joyce Ramnap. La mesure concerne les établissements ayant déjà repris leurs activités scolaires et restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Elle vise à prévenir la propagation de la maladie dans les collectivités locales de Jos North, Jos South, Bassa et Wase. Les responsables d’établissements, administrateurs et enseignants ont été appelés à respecter la directive, tandis que les parents et tuteurs sont invités à maintenir les élèves à domicile pendant la période de fermeture. La situation sanitaire s’est aggravée dans l’Etat de Plateau. Le commissaire à la Santé, Nicholas Baamlong, avait indiqué plus tôt cette semaine que 23 personnes étaient décédées et que 143 cas suspects avaient été recensés. Neuf patients étaient alors pris en charge au Jos University Teaching Hospital et au Plateau Specialist Hospital. Selon le responsable, la pénurie d’antitoxine contre la diphtérie et l’arrivée tardive des patients dans les structures sanitaires constituent les principaux défis de la riposte. Le manque de récipients spécialisés pour collecter et transporter les prélèvements complique également la confirmation des cas suspects en laboratoire. Le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC) a été informé de la situation. Les autorités de l’Etat attendent notamment un appui fédéral en antitoxines et en matériel spécialisé pour le prélèvement des échantillons. OS/KM(AMAP)
Chine-Népal : 43 morts et 519 disparus après un glissement de terrain à Gyirong

Bamako, 6 septembre (AMAP) Quarante-trois personnes (43) ont été confirmées mortes et 519 autres étaient toujours portées disparues samedi à 18h00 après un glissement de terrain survenu le 26 août au port de Gyirong, à la frontière entre la Chine et le Népal, ont indiqué dimanche les autorités locales chargées des secours et des interventions d’urgence. Parmi les personnes portées disparues figurent 261 ressortissants étrangers de 23 pays, selon les autorités, qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse réunissant des journalistes chinois et étrangers. La conférence s’est tenue après une visite du site du glissement de terrain par des journalistes de médias étrangers au cours du week-end. La Chine a déployé plus de 2.500 personnes et plus de 500 véhicules dans le cadre des opérations de recherche et de secours. Les drones ont effectué plus de 1.000 vols et 5,43 tonnes de fournitures ont été larguées par voie aérienne, selon les autorités. Le glissement de terrain, provoqué par l’effondrement d’un glacier de haute altitude au Népal, a détruit le poste-frontière de Gyirong, laissant notamment bloqués de nombreux ressortissants népalais qui travaillent ou exercent des activités commerciales dans cette zone. Les autorités locales ont apporté une assistance à 1.720 habitants népalais vivant dans la zone frontalière de Gyirong. OS/KM(AMAP)

