Mali : l’ABV appelée à renforcer sa gouvernance et ses ressources

Bamako, 12 octobre (AMAP) Le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiemoko Traoré, a appelé lundi à renforcer la gouvernance, la transparence financière et l’efficacité opérationnelle de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV), à l’ouverture à Bamako des travaux du Comité technique des experts préparatoires à la huitième session ordinaire du Conseil des ministres de l’organisation. Cette réunion, prévue du 12 au 16 octobre, doit permettre d’examiner les activités de l’ABV depuis mai 2019, ses rapports d’audit externe, son plan de travail biennal 2027-2028 ainsi que des propositions visant à renforcer ses capacités institutionnelles et son fonctionnement. « La crédibilité de l’ABV dépendra de notre capacité à faire correspondre nos ambitions politiques à nos moyens d’action et nos décisions à des résultats mesurables », a déclaré Pr Tiemoko Traoré, invitant les experts à formuler des recommandations réalistes, hiérarchisées et assorties de mesures concrètes. Le directeur exécutif de l’ABV, Robert Y. Dessouassi, a pour sa part alerté sur les difficultés financières de l’organisation, liées notamment au faible niveau des contributions annuelles des États membres et aux retards de paiement. Cette situation a entraîné, selon lui, la démission d’une dizaine d’agents et une surcharge de travail pour le personnel restant. Il a appelé les États membres à rechercher des solutions pour assurer le bon fonctionnement de l’institution et consolider sa crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers. Le coordinateur de la Structure focale nationale de l’ABV au Mali, Sékou Diarra, a souligné que les travaux du Comité des experts doivent permettre d’examiner les dossiers administratifs, techniques et financiers de la Direction exécutive, notamment les dépenses de fonctionnement et les mesures de renforcement des capacités institutionnelles. M. Dessouassi a également présenté plusieurs acquis de l’organisation, dont la mise en place des structures focales nationales dans les six États membres, le développement d’un système d’alerte précoce contre les inondations et les sécheresses, ainsi que des outils d’aide à la décision pour la gestion concertée des ressources en eau. Créée le 19 janvier 2007 à Ouagadougou à l’initiative du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Togo, l’ABV œuvre à la gestion concertée des ressources naturelles du bassin de la Volta, qui couvre environ 398.390 km². La dernière session ordinaire du Conseil des ministres remonte à mai 2019, à Accra, au Ghana. Selon le directeur exécutif, la huitième session, initialement prévue pour fin 2021, intervient dans un contexte de difficultés institutionnelles et financières. Les travaux de Bamako doivent notamment contribuer à améliorer la gouvernance de l’organisation, à renforcer la mobilisation des ressources et à consolider la coopération entre les États membres face aux effets du changement climatique et aux pressions sur les ressources en eau. OS/KM(AMAP)

Coopération Mali- Rwanda : Bamako et Kigali veulent redynamiser leurs relations bilatérales

Bamako, 12 octobre (AMAP)  Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe, ont réaffirmé, lundi à Bamako, leur volonté de redynamiser et de renforcer la coopération entre le Mali et le Rwanda, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement économique et social, de l’éducation et des échanges technologiques, a constaté l’AMAP. Le chef de la diplomatie rwandaise effectue une visite d’amitié et de travail au Mali, la première d’un ministre rwandais des Affaires étrangères depuis janvier 2017. Cette visite a permis aux deux parties d’échanger sur les relations bilatérales ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Selon le ministre Abdoulaye Diop, le Mali et le Rwanda sont « des pays africains, des pays frères et amis » qui entretiennent des relations fondées sur la solidarité, la fraternité et une volonté commune de renforcer leur coopération. Il a souligné les similitudes entre les deux pays, notamment face aux défis sécuritaires et de développement, estimant que l’expérience rwandaise en matière de résilience constitue une source d’inspiration pour plusieurs pays africains. « Malgré les souffrances qu’il a connues, le Rwanda a su compter sur lui-même pour se relever, avancer et se hisser au niveau des nations les plus avancées du continent », a relevé le ministre malien. Pour lui, cette expérience montre la capacité des États africains à puiser dans leurs propres ressources et capacités pour répondre aux défis auxquels ils sont confrontés. Abdoulaye Diop a également évoqué la volonté du Mali de prendre davantage en main son destin, notamment dans le domaine de la sécurité, en s’appuyant sur ses propres ressources et capacités. Les deux pays entendent également accélérer la mise en œuvre des accords conclus lors de la première session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Rwanda, tenue à Kigali en mai 2024. Cette rencontre avait abouti à la signature de 19 accords couvrant plusieurs secteurs, auxquels s’ajoutent cinq autres accords conclus antérieurement. Pour le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, cette visite s’inscrit dans la continuité des relations entre les deux pays et vise à donner un nouvel élan à leur coopération. Il a indiqué que les deux parties ont convenu de travailler à la mise en œuvre effective des accords signés en 2024 et de préparer la deuxième session de la Grande commission mixte, prévue à Bamako en 2027. « Nous allons laisser à nos équipes du comité de suivi le temps de revoir les accords qui ont été signés et d’explorer ceux qui sont encore en cours de négociation », a-t-il expliqué, ajoutant que l’objectif est d’élargir la coopération à tous les domaines susceptibles de bénéficier aux populations des deux pays. Olivier Nduhungirehe a également annoncé la volonté de renforcer les contacts entre les départements des Affaires étrangères et de promouvoir un forum d’affaires destiné à développer les échanges commerciaux entre le Mali et le Rwanda. Il a salué l’accueil qui lui a été réservé au Mali et s’est réjoui des échanges consacrés aussi bien aux questions bilatérales que multilatérales. Les deux ministres ont réaffirmé leur attachement au panafricanisme et à l’intégration africaine. Ils estiment que les États africains doivent davantage œuvrer ensemble au sein des organisations continentales et internationales pour défendre leurs intérêts communs. « Notre but, c’est l’intégration continentale », a déclaré le ministre rwandais, soulignant que le Mali et le Rwanda entendent continuer à travailler ensemble au sein des organisations internationales afin que les préoccupations africaines soient davantage prises en compte. Concernant l’Union africaine, Olivier Nduhungirehe a réaffirmé l’attachement de son pays à l’organisation continentale, considérée comme « la maison commune » des États africains. Il a plaidé pour une approche permettant de maintenir tous les pays africains au sein de la famille continentale, indiquant que le Rwanda n’est pas favorable aux sanctions africaines contre les États membres. Cette convergence de vues, selon les deux parties, devrait contribuer à consolider davantage les relations entre Bamako et Kigali et à donner une nouvelle impulsion à leur coopération bilatérale. MMD/KM (AMAP)

Belgique : une grève nationale perturbe les services publics

Bamako, 12 octobre (AMAP)  Les services publics belges ont été perturbés lundi par une grève nationale organisée par le syndicat socialiste ACOD pour protester contre les politiques gouvernementales, les réductions budgétaires prévues et les mesures visant les agents du secteur public, rapporte l’agence Belga. Le mouvement a affecté les transports publics, l’audiovisuel, l’enseignement, les services postaux et la collecte des déchets, avec des perturbations d’ampleur variable selon les régions. La compagnie ferroviaire nationale SNCB a indiqué que sept trains Intercity sur dix circulaient selon un horaire adapté, tandis que seulement la moitié des trains locaux étaient en service. La plupart des trains supplémentaires prévus aux heures de pointe ont été supprimés. En Flandre, l’opérateur De Lijn a signalé des perturbations de son réseau de bus et de tramways, tandis que le transporteur wallon TEC a annoncé des difficultés sur l’ensemble de son réseau. À Bruxelles, la société de transport STIB n’a pas exclu des interruptions de service. Le secteur de l’enseignement a également été touché, notamment dans les établissements du réseau flamand GO!, après le dépôt d’un préavis de grève par le syndicat ACOD Education. Les radiodiffuseurs publics VRT et RTBF ont aussi enregistré d’importantes perturbations. Les services postaux et la collecte des déchets pourraient également être affectés. L’opérateur Bpost s’attend à des difficultés similaires à celles observées lors du mouvement social de vendredi dernier. À Bruxelles, l’organisme chargé de la propreté a prévenu que le retour à la normale de la collecte des déchets pourrait prendre plusieurs jours. Cette mobilisation s’inscrit dans l’opposition du syndicat ACOD aux projets budgétaires du gouvernement et aux réductions de dépenses annoncées. OS/KM(AMAP)

Médecine traditionnelle : Plus de 400 thérapeutes seront formés lors de la SIMTA 2026

Bamako, 11 octobre (AMAP)– La Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH) prévoit de renforcer les capacités de plus de 400 thérapeutes traditionnels lors de la 12ᵉ édition de la Semaine internationale de la médecine traditionnelle en Afrique (SIMTA), prévue du 26 octobre au 1er novembre 2026, sur l’esplanade du Stade du 26-Mars de Bamako. Le président de la FEMATH, Ousmane Diarra, l’a annoncé samedi à son siège, à Médina-Coura, lors d’une conférence de presse de pré-lancement de l’événement. Placée sous le thème «Contribution de la médecine traditionnelle dans la souveraineté sanitaire au Mali», cette édition sera consacrée à la promotion des savoirs traditionnels, à la recherche scientifique et à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Les formations porteront notamment sur l’éthique professionnelle, les droits des patients, la protection des savoirs traditionnels, la santé de la reproduction et les bonnes pratiques d’utilisation des ressources médicinales. Le programme prévoit également des expositions, des rencontres professionnelles, des échanges scientifiques et des activités culturelles. Le président de la FEMATH, Ousmane Diarra, a souligné la nécessité de renforcer la collaboration entre les thérapeutes traditionnels, les chercheurs et les pouvoirs publics. Il a notamment évoqué les ministères chargés de la Santé et du Développement social, ainsi que de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avec l’accompagnement de l’Institut national de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelle (INRMPT). Créée en 2002, la FEMATH œuvre à la structuration et à la professionnalisation du secteur. À travers la SIMTA 2026. Elle entend promouvoir des pratiques responsables et renforcer les liens entre médecine traditionnelle et recherche scientifique, dans le respect des exigences de qualité et de sécurité des soins. La conférence s’est déroulée en présence du secrétaire de la Fédération, Toumani Diakité, de thérapeutes traditionnels et d’autres invités. MMD/CMT (AMAP)

Djibouti : au moins 109 migrants morts dans le naufrage d’une embarcation

Bamako, 11 octobre (AMAP) Au moins 109 migrants, dont 15 enfants, ont péri et plus de 116 autres sont portés disparus après le naufrage d’une embarcation au large des côtes de Djibouti, a annoncé dimanche l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). L’embarcation transportait environ 350 personnes et faisait route de Djibouti vers le Yémen lorsqu’elle a chaviré dans la nuit de jeudi à vendredi, selon l’agence onusienne. Plus de 80 personnes ont survécu, toutes de nationalité éthiopienne. Parmi les corps repêchés figurent 52 hommes, 42 femmes et 15 enfants. Les autorités djiboutiennes poursuivent les opérations de recherche et de sauvetage, tandis que les survivants reçoivent des soins médicaux. Des dispositions sont également prises pour assurer des inhumations dignes aux victimes. « C’est une perte de vies humaines dévastatrice », a déclaré Alexandre Coissac, chef de mission de l’OIM à Djibouti, exprimant sa solidarité avec les survivants et les familles sans nouvelles de leurs proches. Le responsable a rappelé les dangers auxquels sont exposés les migrants empruntant cette route maritime dans l’espoir de rejoindre le Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite via le Yémen. OS/KM(AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 9 octobre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 9 octobre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :  – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES  1. Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret fixant les modalités d’étiquetage énergétique des lampes électriques et des appareils électroménagers neufs ; b. un projet de décret fixant les mesures d’efficacité énergétique dans la construction de Bâtiments.  Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative régionale pour l’Energie durable, la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a initié le Programme régional d’Economie d’Energie visant à réduire la consommation énergétique et à promouvoir l’efficacité énergétique dans l’espace communautaire. L’exécution de ce programme a conduit, entre autres, à l’adoption des Directives n°04/2020/CM/UEMOA du 26 juin 2020 portant étiquetage énergétique des lampes électriques et des appareils électroménagers neufs et n°05/2020/CM/UEMOA du 26 juin 2020 fixant des mesures d’efficacité énergétique dans la construction de Bâtiments dans les Etats membres de l’UEMOA.  S’agissant de l’étiquetage énergétique des lampes électriques et des appareils électroménagers neufs, il a pour objet d’harmoniser les normes d’étiquetage et d’imposer un système d’information standardisé sur la consommation d’énergie des équipements électriques commercialisés au Maliainsi qu’à l’élimination progressive du marché des appareils énergivores ou de mauvaise qualité.  Quant à l’efficacité énergétique dans la construction de bâtiments, elle a pour objet d’établir des exigences minimales de performance énergétique, en matière d’isolation thermique et d’efficacité des systèmes de climatisation et d’éclairage. Ces Directives, qui visent à établir un cadre harmonisé en matière d’efficacité énergétique, s’alignent parfaitement sur les politiques et stratégies nationales de promotion de la maîtrise de l’énergie, d’efficacité énergétique et de développement durable.  Les projets de décret, adoptés, transposent lesdites Directives dans la règlementation nationale.  2. Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a adopté des projets detexte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué-Phase II. Le Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué a été créé par la Loi n°2016-003 du 12 février 2016 avec pour mission de réaliser les infrastructures hydroagricoles dans les zones de Sélingué, Bla, San et Djenné et de créer les conditions de leursexploitations. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par les Décrets n°2016-0412/P-RM et n°2016-0414/P-RM du 14 juin 2016.  La mise en œuvre de la première phase du Programme a été confrontée à de nombreuses contraintes liées, entre autres, à la crise sociopolitique et à la situation sécuritaire du pays qui ont entraîné des arrêts ou des interruptions dans l’exécution de certaines activités.  Au regard des résultats enregistrés, de la persistance des besoins en matière d’aménagement hydroagricole et de la nécessité de consolider les acquis de la première phase, il est apparu nécessaire de poursuivre la mise en œuvre du Programme.  Les projets de texte, adoptés, créent pour une durée de 5 ans le Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué avec pour mission de poursuivre la réalisation des infrastructures hydroagricoles dans les zones de Sélingué, du Moyen Bani et de Djénné ainsi que de créer les conditions de leur exploitation.  AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES  Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :  AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Chargé de mission : Colonel (er) Issa KALOGA.  – Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de la Santé et du Développement social : Colonel-major Abdoulaye Kola MAIGA. – Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population : Colonel-major Hamidou SANOGO.  – Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme : Contrôleur général major de Police Makan COULIBALY.  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION  – Inspecteur à l’Inspection de l’Intérieur : Monsieur Yacouba Diankinè COULIBALY, Administrateur civil.  AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE  – Conseiller technique : Monsieur Paul Hervé DIARRA, Administrateur civil.  – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Monsieur Boubacar Sidiki FOMBA, Ingénieur informaticien. – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Madrid : Monsieur Bassirou PORGO, Ingénieur informaticien. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Inspecteur à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Oumar SAWADOGO, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Conseiller technique : Monsieur Daouda TRAORE, Administrateur de l’Action sociale. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Inspecteur à l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Ousmane MAHAMANE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME  – Conseiller technique : Madame Dikoorè JALLO, Ingénieur informaticien. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au 4ème Schéma Directeur de la Statistique et son Plan d’actions. Pour répondre aux besoins en informations statistiques, le Gouvernement du Mali a adopté en 2006, 2014 et 2020 des Schémas Directeurs de la Statistique dont la mise en œuvre a permis de renforcer le Système Statistique national et de réaliser plusieurs opérations statistiques majeures.  Cependant, malgré les progrès réalisés, des insuffisances ont été constatées dans la coordination du Système et des structures sectorielles et déconcentrées.  Pour pallier ces insuffisances et consolider les acquis, le 4ème Schéma Directeur de la Statistique et son Plan d’actions 2026-2030 sont élaborés pour servir de cadre de référence aux activités statistiques.  Ce 4ème Schéma est bâti autour de 4 axes stratégiques, à savoir : – l’amélioration de la gestion du Système Statistique national ; – le renforcement des capacités du Système Statistique national ; – l’amélioration de la production statistique ; – le développement de l’analyse, la modernisation de la diffusion et la promotion de l’utilisation des statistiques.  2. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue du Pari confédéral des Sociétés de Loteries nationales et de Pari Mutuel Urbain du Burkina, du Mali et du Niger, du 12 au 16 octobre 2026, à Bamako.  Dans le cadre du renforcement de la coopération entre les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, les Sociétés de Loteries nationales et de Pari Mutuel Urbain du

GAYA : Lancement de la première biennale internationale de la danse au Mali

Bamako, 11 octobre (AMAP) La première édition de GAYA, la Biennale internationale de la danse au Mali, a été officiellement lancée le samedi au Siège de I DANCE’O à Sabalibougou Courani, a constaté l’AMAP . La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, représenté par son chargé de mission, Attaher Maïga. Elle a enregistré la présence de la représentante du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Touré, de la présidente de l’association IDANCE’O, Bibata Ibrahim Maïga, ainsi que des artistes, créateurs, professionnels de la culture et représentants du corps diplomatique. Portée par l’association IDENCE’O, cette initiative vise de faire de la danse un espace de transmission du patrimoine, de création contemporaine et de rencontre entre les artistes et le public. Dans son allocution, le représentant du ministre de la Culture, Attaher Maïga, a salué une initiative qui place la danse au cœur de la valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que les danses, les gestes, les rythmes et les pratiques artistiques du Mali sont les dépositaires d’une mémoire, de savoirs et d’une vision du monde qui méritent d’être transmis et reconnus. Selon lui, la transmission du patrimoine ne signifie pas son immobilisation. Un patrimoine vivant doit continuer à se pratiquer, à se renouveler et à dialoguer avec les générations présentes et futures. À travers GAYA, le Mali entend ainsi renforcer sa place sur la scène chorégraphique africaine et internationale, tout en offrant une meilleure visibilité à la richesse de son patrimoine et à la créativité de ses artistes. Attaher Maïga a également parlé de l’importance de la formation et de l’accompagnement des jeunes talents. Il a cité le parcours de Bibata Ibrahim Maïga, initiatrice de la biennale, qui a bénéficié du programme d’incubation de talents Mali (ITM), mis en place par le département chargé de la Culture. Il a félicité les initiateurs, les artistes et les partenaires engagés, souhaitant que cette première édition soit un moment d’inspiration, de transmission et de création. Au nom du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Touré a, pour sa part, insisté sur la dimension économique et professionnelle de la culture. Elle a rappelé que les arts vivants mobilisent plusieurs métiers, notamment les artistes-interprètes, les chorégraphes, les techniciens, les administrateurs, les producteurs, les communicants et les formateurs. Pour elle, le développement de ce secteur nécessite le renforcement des compétences et la création de conditions favorables à la professionnalisation. Elle a salué l’approche de GAYA, qui articule transmission, recherche artistique, création et diffusion dans un cycle biennal. Cette démarche, a-t-elle expliqué, permet de relier l’apprentissage à la recherche, puis à la création et à la rencontre avec le public. Elle a enfin souhaité que la biennale favorise de nouvelles perspectives professionnelles et entrepreneuriales pour les acteurs culturels maliens. Prenant la parole, Bibata Ibrahim Maïga a présenté GAYA comme le résultat d’une réflexion, d’un parcours et d’une conviction transformés en action. Elle a précisé que le projet repose sur trois dimensions essentielles : la transmission, la création et la diffusion. Le cycle biennal 2026-2028 vise à favoriser la formation, la recherche artistique, les cocréations et les échanges avec le public. L’initiatrice a particulièrement insisté sur les cocréations, qui doivent permettre à des artistes aux parcours, aux sensibilités et aux langages différents de se rencontrer et d’imaginer des propositions originales. Elle a également soulevé la question de la place du public et de la nécessité de faire des arts vivants un véritable espace de dialogue avec les populations. Tout en remerciant son équipe, les artistes, les formateurs et les partenaires, Bibata Ibrahim Maïga a rendu hommage aux artistes et formateurs disparus, en demandant une minute de silence en leur mémoire. Gaoussou TANGARA (AMAP)

Koulikoro, Plateau1 : le quartier se mobilise pour réhabiliter un tronçon de la route

Koulikoro, 11 octobre (AMAP)Les populations du quartier Plateau 1 de Koulikoro notamment les jeunes, sur invitation du Chef de Quartier, Sitapha Koné, sont sorties massivement samedi, pour réhabiliter un tronçon de la route, a constaté l’AMAP. Pour cette réhabilitation 18 tonnes de ciment ont été déjà utilisées pour le bétonnage du tronçon de 100 mètres de ce quartier qui relie le quartier à plusieurs endroits de la ville de Koulikoro. Le Chef de quartier a exprimé sa gratitude envers les personnes qui contribuent également à la réussite de cette initiative citoyenne, de façon pécuniaire ou en nature. Le chef de quartier avait précédemment indiqué qu’on ne doit pas tout attendre des autorités, qu’il faut des initiatives locales. Il avait aussi expliqué que les travaux entamés se font sur la base des collectes des habitants et de l’appui des bonnes volontés à travers la ville de Koulikoro et ailleurs, en précisant que tous interviennent financièrement ou avec du matériel (ciment, sable, bétonnière, fer à béton…) Bakary Camara, président du comité de développement (CDQ)du quartier, a quant à lui estimé à 20 tonnes de ciment supplémentaire pour achever les travaux de réhabilitation dudit tronçon, avant de renouveler son appel à la solidarité pour la poursuite des travaux. ALD/KM (AMAP)    

L’encens ou le Woussoulan : une filière qui rapporte aux femmes et un patrimoine culturel

Bamako, 11 octobre (AMAP) Au Mali, certaines odeurs ont le don de s’inviter dans les maisons et de ne plus vouloir en sortir. Le woussoulan, plus connu sous le nom d’encens, en fait partie. Derrière ses volutes parfumées se cache tout un savoir-faire, avec ses variétés, ses mélanges et surtout beaucoup de patience. Au marché artisanal de Bamako, en Commune III, les senteurs se croisent et ne se ressemblent pas. Dans les petits pots et les préparations exposées à la vente, le woussoulan décline ses parfums : guéni, béninfouti, guéni de Kayes ou de Ségou, sans oublier le « mayon kissaïni », venu du France … Derrière les effluves envoûtants du thiouraye (en wolof) ou du woussoulan qui rythment le quotidien des concessions maliennes se cache pourtant une réalité économique moins parfumée. Pilier du patrimoine culturel et de l’art de vivre, cet encens traditionnel fait vivre toute une filière, largement portée par des femmes. Mais derrière ce savoir-faire transmis de génération en génération, beaucoup d’artisanes peinent encore à tirer un revenu à la hauteur de leur travail. Existence de plusieurs types d’encens « Il existe plusieurs types d’encens, dont le guéni produit exclusivement à Kayes et Ségou, le saraka tènè, le mayon kissaïni qui nous vient du Nigeria, de la France, etc. », explique Mamadou Togo. Si les senteurs font leur chemin jusque dans les maisons, c’est que le produit ne manque pas d’adeptes. « L’encens marche beaucoup en raison de la bonne odeur qu’il dégage », souligne le fabricant et vendeur d’encens depuis plus de 15 ans. Il précise que les femmes tout comme les hommes l’utilisent pour se parfumer, mais aussi pour donner une odeur agréable à l’intérieur de leur maison. Pour le corps ou pour la maison, le woussoulan a donc plus d’un tour dans son sac. Derrière cette odeur agréable, il y a une chose que l’on ne peut pas brûler : le temps. Lamine Diakité, vendeur d’encens au marché rose de Bamako, en sait bien les exigences. Pour obtenir une odeur « agréable et durable », il indique qu’il faut laisser fermenter le produit pendant trois mois en moyenne, avant de le mélanger à d’autres senteurs, notamment le patisankana mougou (un produit parfumé révélateur d’odeur). La saison joue également sa partition. Selon Mamadou Togo, l’encens est laissé à reposer dans différentes variétés d’eau et d’huile parfumée. Le processus prend davantage de temps pendant l’hiver, tandis que la chaleur favorise la fermentation. Dans cette affaire de parfum, la patience fait donc partie de la recette. Cette patience, Maïmouna Koné la connaît elle aussi. Commerçante depuis plusieurs années et résidant à Koulikoro, nous l’avons rencontré au marché artisanal de Bamako. Pour sa production, elle utilise notamment le Djékalani, le Guéni Koumaba et le Guéni Bléna de Kayes et plusieurs huiles et parfums. Chez elle, la fabrication passe par deux à trois étapes. Dans un premier temps, l’« encens » est laissé dans de l’eau de parfums différents . Plusieurs mois plus tard, les dernières huiles essentielles sont ajoutées, avant de passer à l’emballage. Une préparation qui demande du temps, mais aussi de l’expérience. « L’encens, ça se vend surtout quand il est de qualité. J’ai hérité de ce savoir-faire et je sais comment le faire » souligne-t-elle sourire aux lèvres. Et une fois le parfum prêt, il faut lui donner un prix. « Je vendais les petits pots à 3 500 Francs cfa au détail et maintenant ils sont vendus à 5 000 Francs cfa », indique Maïmouna. Selon les ventes, elle peut réaliser environ 15 000 Francs cfa de recette à chaque fin de vente. Du choix des senteurs à la fermentation, des huiles parfumées aux petits pots, le woussoulan demande donc autant de savoir-faire que de patience. Et derrière chaque parfum se cache aussi une activité commerciale qui fait vivre ses fabricants et vendeurs. Dans les maisons, le parfum de l’encens accompagne aussi les habitudes du quotidien. Une odeur qui embaume les pièces, parfume les vêtements et crée une atmosphère particulière. Awa et Binta, utilisatrices d’encens, racontent leur rapport à ce parfum devenu, pour elle, une habitude. Awa Cissé, utilisatrice d’encens depuis plusieurs années, a commencé à en utiliser après son mariage. « Chez nous, il est interdit pour une jeune fille non mariée d’utiliser de l’encens, cela pourrait lui porter malheur. Mais après mon mariage… », explique-t-elle. Très tôt, elle apprend les usages du produit grâce à sa mère, qui lui en offre régulièrement. C’est ainsi que naît son goût pour ces senteurs. Aujourd’hui, Awa en a même toujours en réserve. Elle s’approvisionne auprès de revendeurs locaux au marché, mais aussi de vendeuses présentes sur les réseaux sociaux. Pour elle, le vendeur importe moins que le parfum. « Moi, j’en utilise tout le temps et j’en ai même en stock. Ce qui m’importe le plus, c’est l’odeur », confie-t-elle. Sa préférence va au mayon kissaïni, qu’elle considère comme le plus agréable, même s’il coûte plus cher que les autres variétés. Un prix qui ne suffit pas à la détourner : « L’odeur en vaut le coup. » Pour Binta Camara une autre amatrice de woussoulan rencontrée au marché rose affirme que l’encens ne se contacte pas de parfumer, la maison et le corps. Il accompagne aussi les vêtements, elle apprécie notamment sa tenue sur les habits, particulièrement lors des cérémonies comme les mariages et les baptêmes. « L’odeur de ton encens précède ton apparence », estime-t-elle. Pendant ces moments, sentir bon devient presque une manière de se présenter aux autres. La maison n’est pas en reste. Binta utilise également l’encens pour créer une atmosphère « accueillante, hospitalière et chaleureuse ». Pour elle, parfumer son intérieur participe aussi à son entretien et à la propreté de la maison. Derrière le parfum se cache aussi une dimension plus intime Mais derrière le parfum se cache aussi une dimension plus intime. Selon Awa, l’encens peut constituer un atout de séduction, ce qui explique notamment, selon elle, pourquoi certaines jeunes filles commencent à l’utiliser après leur mariage. Il accompagne

Culture : Bamako Fashion Week 2026, un espace d’expression pour les talents locaux

Bamako, 10 octobre (AMAP) La cérémonie d’ouverture officielle de la Bamako Fashion Week 2026 s’est tenue le jeudi dernier au Mémorial Modibo Kéïta, sous la présidence de Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représenté par le Secrétaire général, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, accompagné des membres du Cabinet et du Secrétariat général, en présence du ministre de la Refondation de l’État Chargé des Relations avec les Institutions Dr. Yaya Gologo, de représentants du corps diplomatique et consulaire, ainsi que de créateurs, stylistes, designers et amoureux de la mode. Organisée du 8 au 10 octobre par les maisons Mariah Bocoum, Makhossi et la Mali Mode Association, cette 3ème   édition se tient sous le thème « Créer, c’est oser ». Elle contribue de promouvoir les savoir-faire locaux, de stimuler la professionnalisation du secteur et de faire émerger de nouveaux talents. Le représentant du ministre, Mahamadou dit Koumboun Diarra a rappelé que la mode dépasse le cadre du simple spectacle. Selon lui, elle est création, identité, mémoire, savoir-faire, innovation et économie. D’après le secrétaire général, le patrimoine culturel malien constitue une source inépuisable d’inspiration qu’il convient de transformer en opportunités socio-économiques durables pour la jeunesse. S ‘adressant directement aux jeunes créateurs, il ajoutera  que le talent doit être soutenu par la formation, la discipline et l’entrepreneuriat. Il a également salué les initiatives clés du programme, telles que le projet « Localement Vôtre » et le Prix Chris Seydou, qui incarnent cette volonté de transmission. Enfin, il a insisté sur l’enjeu de la mode responsable et la valorisation du « Made in Mali », affirmant l’ambition de faire de Bamako une plateforme de référence sur le continent. ​Le chargé d’affaires de l’Union européenne, Francesco Ronchi, a réaffirmé l’engagement de l’institution aux côtés de la création malienne. Tout en rappelant le rôle majeur de l’Europe dans la mode mondiale. Il a exprimé le souhait de partager cette expertise avec le Mali, pays doté d’un patrimoine textile exceptionnel (coton, bogolan, indigo, pagne tissé). Le représentant de l’Union européenne a articulé le soutien européen autour de trois axes prioritaires : l’autonomisation des jeunes et des femmes, la promotion du « Made in Mali » à l’international, et la transition de l’artisanat vers une véritable industrie de la mode. ​La fondatrice de l’événement, Mariah Boucoum a retracé le parcours initié en 2011 avec la Chris Seydou Fashion Week, devenue aujourd’hui la Bamako Fashion Week. Remerciant les autorités et les partenaires financiers et techniques (UE, Orange Mali, Canal+, MAKHOSSI, Mali Mode Association, ICAM), elle a rappelé que le Mali possède tous les atouts pour rayonner. ​« Nous avons les matières, nous avons les savoir-faire, nous avons les talents. Ensemble, donnons à la mode malienne la place qu’elle mérite en Afrique et dans le monde », a-t-elle déclaré, tout en saluant la présence de créateurs venus du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de France et de la diaspora. ​À l’issue des allocutions, un grand défilé de mode a dévoilé les créations de stylistes nationaux et internationaux. L’événement propose un programme dense : 35 designers nationaux et internationaux présentés ; 20 jeunes créateurs accompagnés via « Localement Vôtre » et le Prix Chris Seydou ; 250 participants aux formations, masterclasses et au Forum de la Mode ; 40 stands au Marché des Créateurs et une Exposition Éphémère de Mode Responsable. GT/KM (AMAP)