Météo : une semaine de mousson pluvieuse sur tout le Mali

Bamako,  8 septembre (AMAP) La semaine du 06 au 12 septembre 2026 sera marquée par un ciel généralement nuageux à couvert et des activités pluvio-orageuses modérées à fortes sur l’ensemble du territoire national, selon les prévisions de l’agence MALI-METEO. Seule la région de Taoudéni échappera à la couverture nuageuse dense avec un temps clair à peu nuageux, tandis que les températures sont attendues globalement en hausse par rapport à la semaine précédente. Les vents de mousson, d’intensité faible à modérée, balaieront l’intégralité du pays avec des renforcements ponctuels, à l’exception de l’extrême nord de Taoudéni où souffleront par moments des vents d’harmattan. La visibilité, généralement bonne, sera parfois réduite par la poussière en suspension dans les régions septentrionales de Gao, Ménaka, Kidal, Taoudéni et le nord de Tombouctou. Le service météorologique national précise : « La semaine du 06 au 12 septembre 2026 sera marquée par des activités pluvio-orageuses d’intensité modérée à forte dans toutes les régions et le District de Bamako ». Ces conditions devraient maintenir une humidité élevée sur l’ensemble de la bande sud et du centre du pays. Les prévisionnistes notent par ailleurs une tendance à la hausse des températures sur l’ensemble du territoire par rapport à la semaine écoulée, un paramètre à surveiller dans un contexte de fin de saison des pluies. OS/KM (AMAP)

Neguela : la restauration des terres et la protection de l’environnement au centre d’une rencontre

Neguela, 8 septembre (AMAP) Le Cercle de Néguéla a vécu le mercredi 03 septembre 2026 une véritable « journée verte », marquée par plusieurs activités consacrées à la restauration des terres, à l’agroécologie et à la lutte contre la désertification, a constaté l’AMAP. ‎La journée a débuté par un atelier de validation du document de mesures d’accompagnement du cadre fonctionnel de mise en œuvre du Plan d’Aménagement de la forêt classée du Baoulé, dans la Commune rurale de Bossofala. Cette rencontre intervient après la validation du Plan d’Aménagement par les communautés concernées, les autorités locales et communales ainsi que les services techniques. ‎La commission technique chargée de la validation des mesures d’accompagnement était présidée par le Préfet du Cercle de Néguéla, M. Ousmane Kéïta. Elle regroupait notamment les autorités communales, les chefs des services techniques ainsi que des représentants du Groupement pour l’Aménagement et la Gestion de l’Environnement (GAGE). ‎Le Plan d’Aménagement de la forêt classée du Baoulé bénéficie du financement du Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD), dont l’objectif s’inscrit dans une dynamique de restauration et de valorisation durable des ressources naturelles. ‎La journée s’est poursuivie avec deux séances de travail consacrées à des initiatives environnementales dans la Commune rurale de Bossofala. ‎La première rencontre a réuni les autorités et une délégation de l’ONG Tonus, conduite par son Chargé de Programme, M. Amadou Sidibé. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du Projet d’Agroécologie à Djinina, financé par la GIZ. ‎La seconde séance de travail a concerné l’Association des Jeunes de Bossofala pour la Lutte contre la Désertification (AJBLD), conduite par M. Cheick Simbo Kéïta. Elle a porté sur un projet d’aménagement et de mise en exploitation de dix hectares de moringa, avec notamment l’installation d’un système d’irrigation adapté ainsi que des infrastructures destinées au séchage et à la conservation de la production. Ce projet est financé par le PRTD. ‎À travers ces différentes initiatives, les acteurs locaux affichent leur volonté de renforcer la restauration des terres et la préservation de l’environnement dans le Cercle de Néguéla. ‎Les autorités locales, communales et villageoises se déclarent pleinement engagées dans l’accompagnement de la mise en œuvre de ces projets, avec l’ambition de contribuer à verdir davantage les différentes localités de la circonscription administrative. ‎Cette journée du 3 septembre 2026 apparaît ainsi comme une illustration de la mobilisation collective en faveur de la protection des ressources naturelles, de la restauration des terres dégradées et du développement d’activités agroécologiques durables dans le Cercle de Néguéla. ALD/KM (AMAP)

Koulikoro : Le ministre de l’agriculture s’enquiert de l’évolution de la campagne agricole

Koulikoro, 8 septembre (AMAP) Le ministre, Ibrahima Samaké a effectué une visite de terrain dans la région de Koulikoro du 7 au 8 septembre afin de s’enquérir de l’évolution de la campagne agricole, a constaté l’AMAP. Il était accompagné du Fonseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur, le commandant des Eaux et Forêts, Sagaba Samaké dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2026 -2027. Avec sa délégation, le ministre s’est rendu dans la commune de Méguetan afin de constater l’état d’avancement des activités agricoles et d’échanger avec les producteurs. Une première étape qui a conduit le ministre de l’agriculture à Chidjankoro où il a visité le champ de Mady Togola. Cette visite sur le terrain lui a permis d’apprécier les conditions de production et les réalités auxquelles sont confrontés les exploitants pour la campagne en cours. Il s’est ensuite rendu à Tonka pour visiter le champ de Naka Zana GOÏTA. Ces visites ont servi d’occasion pour lui de recueillir les préoccupations des producteurs, d’évaluer les résultats enregistrés et de s’informer sur les perspectives de la campagne agricole 2026-2027. Après les visites de terrain, le ministre de l’agriculture a organisé une conférence de cadres qui a regroupé les services déconcentrés, les responsables de son département et les acteurs du secteur de l’agriculture autour de la campagne agricole en cours. Cette rencontre a permis de présenter au chef du département de l’agriculture, l’évolution de la campagne agricole, notamment les difficultés rencontrées sur terrain ainsi que les acquis. Cette réunion avec les acteurs était un cadre d’analyse et d’échanges pour les actions à renforcer, afin d’assurer le bon déroulement de la campagne, aussi pour améliorer les performances du secteur agricole. Après la réunion des cadres, le ministre de l’agriculture a tenu à rencontrer les faîtières des organisations paysannes. L’objectif de cette rencontre était d’échanger directement avec les représentants du monde agricole afin de connaître leurs préoccupations.  ALD/KM (AMAP)    

Sahel : plus de 60 % de la zone sahélienne exposés à un déficit fourrager

Bamako, 8 septembre (AMAP) Un peu plus de 60 % de la zone sahélienne présente actuellement des conditions défavorables à une bonne production fourragère, faisant craindre un stress accru sur les ressources pastorales et des mouvements inhabituels de troupeaux au cours de la campagne pastorale 2026-2027, selon une note d’information du Centre régional AGRHYMET du CILSS. Dans les zones sahéliennes et sahariennes, le front de végétation reste en retard par rapport à la moyenne des cinq dernières années et à l’année précédente. Dans plusieurs zones administratives du Nord, il demeure inférieur à 100 kg de matière sèche par hectare, un seuil traduisant une disponibilité fourragère très limitée. Les déficits les plus marqués concernent notamment le nord du Mali, la Mauritanie, plusieurs régions du Niger et du Tchad, ainsi que des zones du Burkina Faso, du Sénégal et du Nigeria. Au Mali, les régions de Tombouctou, Gao et Kidal figurent parmi les zones à production très inférieure. À l’inverse, certaines zones du centre du Sahel, notamment le nord du Nigeria, la moitié ouest du Niger, l’est du Burkina Faso et la façade atlantique, disposent de conditions favorables à la croissance de la végétation. Les zones soudaniennes et guinéennes constituent également des pôles excédentaires et des réservoirs stratégiques de ressources fourragères. Selon AGRHYMET, la fin de la campagne dépendra de la régularité des pluies de septembre à novembre. Les zones actuellement très déficitaires devraient rester vulnérables jusqu’à la fin de la saison, tandis que les zones modérément déficitaires pourraient connaître une amélioration si les pluies se maintiennent. La situation actuelle est notamment liée au mauvais démarrage de la saison des pluies 2026, marqué, selon les zones, par des cumuls inférieurs à la normale, des séquences sèches prolongées et une installation tardive des précipitations. AGRHYMET recommande un suivi rapproché de la dynamique pastorale, notamment de la croissance des pâturages, de la disponibilité des points d’eau et de l’état corporel du bétail. Le centre préconise également d’anticiper les flux inhabituels de transhumants vers les zones excédentaires et de prévenir les tensions liées à l’accès aux pâturages et aux points d’eau. « Il est donc nécessaire de redoubler de vigilance », souligne la note, qui recommande notamment un suivi hebdomadaire des flux de transhumance, la mise en place de comités locaux de concertation et le renforcement des dispositifs d’information des communautés. Le Centre régional AGRHYMET préconise en outre la mise en œuvre rapide de bandes pare-feu afin de protéger les zones excédentaires contre les feux de brousse, ainsi que l’élaboration de plans de gestion des flux transhumants, y compris pour les déplacements transfrontaliers. OS/KM(AMAP)

Bafoulabé : Ouverture d’un atelier de capitalisation pour la paix et la réconciliation

Bafoulabé, 8 septembre (AMAP) L’atelier de capitalisation des acquis du projet « Caravane de la Paix et de la Réconciliation dans le cercle de Bafoulabé » s’est ouvert ce mardi 8 septembre 2026 au Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC), a constaté l’AMAP. Organisé par Yéhya MAÏGA avec l’appui du FAMOC ( Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement ), Phase II, cet événement marque la fin de sept mois d’activités. Présidée par le préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, la rencontre réunit les acteurs clés de la localité.  L’objectif est d’analyser les résultats des 12 caravanes culturelles réalisées, d’identifier les bonnes pratiques et de tirer les leçons apprises pour pérenniser la cohésion sociale dans le cercle. Lors de l’ouverture, le chef de village, Kaba Diallo, et le maire de Bafoulabé, Kandé Doucouré, ont salué l’engagement de la jeunesse en faveur de la paix, l’exhortant à maintenir le cap. De son côté, le préfet a invité les participants à concevoir un plan d’action durable pour faire vivre les acquis du projet. Une projection vidéo a ensuite permis à l’assistance de revenir sur les activités de sensibilisation menées sur le terrain. BM/KM (AMAP)  

Mopti : Formation des maîtres d’apprentissage en tutorat

Mopti, 9 septembre (AMAP) Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Partenariat pour l’Insertion Via les Compétences Impulsées par le secteur Privé (PartICIP), le conseil régional de Mopti et ses partenaires Swisscontact et la Coopération Suisse (DDC) organisent une série d’ateliers de renforcement pédagogique, technique des tuteurs et maîtres d’apprentissage des régions de Mopti, Bandiagara et Douentza. Organisé en deux sessions de 25 tuteurs par atelier, l’initiative à pour but de contribuer à assurer une meilleure qualité des formations délivrées pour permettre aux jeunes apprentis d’acquérir des compétences de qualité et de favoriser leur insertion socio-professionnelle. La première session qui se tient du 07 au 09 septembre est à l’attention de 25 tuteurs des cercles de Mopti, Bankass et Douentza. La seconde qui mobilisera le même nombre de participants des cercles de Mopti, Bandiagara, Koro et Djenné se déroulera du 10 au 12 septembre 2026. La première session dont les travaux ont commencé ce lundi a eu lieu dans la salle multimédia du conseil régional de Mopti. La cérémonie de lancement était présidée par le représentant du président du conseil régional, Assome Bamadio,  en présence du point focal de Swiss contact/PartICIP,  Yaya  Mariko, du directeur des services techniques du conseil régional, Bokary NDaou. Selon les organisateurs, ces sessions ambitionnent d’outiller les acteurs (tuteurs et maîtres d’apprentissage ) mobilisés, qui bien qu’ils soient des professionnels dans leurs métiers respectifs, n’ont pas tous les outils et approches pédagogiques nécessaires pour la transmission du savoir et des connaissances suivants les normes pédagogiques  indiquées. DC/KM (AMAP)

Sikasso : lancement des épreuves des examens du brevet de technicien agro-pastoral

Sikasso, 7 septembre (AMAP) Les examens du brevet de technicien agro-pastoral, 1ère  et 2ème  parties (BT1) et (BT2), session de septembre 2026, ont bien démarré à Sikasso, a constaté l’AMAP. Ce lundi 7 septembre 2026, le conseiller aux affaires administratives et juridiques de la Gouverneure de la 3ème région, Amadou Soumaré, a donné le coup d’envoi au lycée Monseigneur Didier de Montclos de Sikasso (LMMS1). Pour l’occasion, il était accompagné par les autorités régionales ainsi que les responsables de l’éducation dont le Directeur de l’académie d’enseignement (DAE) de Sikasso, Mahamar Aguissa. C’est à 8 heures que le conseiller aux affaires administratives et juridiques de la gouverneure de la 3ème région a ouvert l’enveloppe de la première épreuve. Après la distribution des sujets aux candidats, Amadou Soumaré a souligné que dans une région où les potentialités agricoles et pastorales sont considérables, la formation des techniciens qualifiés constitue un enjeu majeur. Selon lui, la bonne formation des techniciens contribue à mieux valoriser les ressources et à accompagner la transformation du secteur rural. A Sikasso, a-t-il poursuivi, les autorités, partenaires et responsables se mobilisent pour faire de cet examen, un véritable tremplin vers l’emploi et le développement du secteur agrosylvopastoral. Il a invité les candidats à compter sur leurs propres efforts pour la réussite des examens. Selon la direction régionale de l’Agriculture, les besoins de la région en personnel agropastoral sont estimés à 54 agents. Toute chose qui illustre l’importance de former et de qualifier davantage de jeunes pour répondre aux défis du secteur agropastoral. Quant au DAE, il a révélé qu’il y’a un total général de 895 candidats inscrits dont 403 filles et 492 garçons repartis en 5 centres. MFD/KM (AMAP)

San : les dernières pluies enregistrées apportent un véritable soulagement aux producteurs

San, 7 septembre (AMAP) Après plusieurs jours d’inquiétude liés à la poche de sécheresse, les dernières précipitations enregistrées dans la région de San apportent un véritable soulagement aux producteurs et redonnent espoir pour la suite de la campagne agricole, a constaté l’AMAP. Selon les données de la Direction régionale de l’Agriculture de San, entre samedi à 6 h et dimanche matin à 6 h, plusieurs localités ont enregistré des pluies importantes. Les plus fortes hauteurs ont été relevées à Penesso (45 mm), Tourakolomba (37 mm), Mororibila et Kassorola (35 mm), Dieli Tiomporosso (25 mm) et Yangasso central (22 mm). San central a enregistré 17,1 mm, Benena 13 mm, Kimparana central 10 mm, Somo 9 mm, tandis que Fangasso et Sourountouna ont reçu 8 mm. Pour le directeur régional de l’Agriculture de San, Justin Diallo, cette pluie arrive à point nommé, après les inquiétudes suscitées par la poche de sécheresse. « Après ces jours d’inquiétude, causés par la poche de sécheresse, cette pluie providentielle apporte un véritable soulagement à nos producteurs et redonne vigueur à nos cultures », a-t-il souligné. Le directeur régional se veut également optimiste pour la suite de la campagne : « Que ces eaux annoncent une suite de campagne favorable et fructueuse pour l’ensemble du monde rural », souhaite Justin Diallo. Dans cette perspective, la Direction régionale de l’Agriculture invite les producteurs à poursuivre et à accélérer les opérations d’entretien des cultures. Elle les exhorte également à surveiller l’apparition des déprédateurs, notamment les chenilles légionnaires et les jassides sur le maïs et le cotonnier, et à suivre les conseils agrométéorologiques. Ces précipitations interviennent dans un contexte où les prévisions saisonnières pour juillet-août-septembre 2026 annoncent un cumul pluviométrique normal à excédentaire par rapport à la moyenne saisonnière de 1991 à 2020. Après cette pluie tant attendue, l’espoir renaît donc chez les producteurs de la région de San, qui peuvent désormais envisager la suite de la campagne avec davantage de sérénité. NC/KM (AMAP)

CIP-UEMOA : Ouverture des travaux de sa 40ème session extraordinaire ce lundi, à Bamako

Bamako, 7 septembre 2026 (AMAP)  La 40ème  session extraordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (CIP-UEMOA) s’est ouverte, lundi, à Bamako, avec au programme des échanges sur la gestion des intrants agricoles, l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires et la stratégie de communication de l’institution, a constaté l’AMAP. Les travaux de cette session, prévue du 7 au 11 septembre 2026 dans la capitale malienne, sont présidés par le président par intérim du Comité interparlementaire de l’UEMOA, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly, en présence notamment du premier vice-président du Conseil national de Transition (CNT), Hameye Founé Mahalmadane. Le programme prévoit deux importantes communications sur les thèmes : « Renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles » et « Harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires dans les États membres de l’UEMOA ». Ces exposés seront développés par des experts de la Commission de l’UEMOA. La présentation et l’examen de la stratégie de communication du CIP-UEMOA figurent également au menu des travaux. Selon le premier vice-président du CNT, Hameye Founé Mahalmadane, cette session extraordinaire se tient dans un contexte international et régional marqué par de nombreuses incertitudes, des soubresauts, mais également par des avancées significatives sur le plan de la diplomatie parlementaire. Il a souligné que les thématiques sur lesquelles porteront les réflexions des participants, notamment l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires et le renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles, revêtent une importance particulière pour le développement des activités des populations rurales de l’espace communautaire. « Le secteur agricole, on le sait, occupe une place de choix dans le développement de nos États membres. L’agriculture et l’élevage sont des secteurs d’activités clés qui contribuent significativement à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté des populations rurales dans l’ensemble de nos pays », a-t-il déclaré. Toutefois, le secteur rural reste confronté à de nombreuses contraintes qui ne favorisent pas suffisamment l’engagement des principaux acteurs qui y interviennent. Parmi celles-ci figurent notamment les difficultés d’accès au financement et aux intrants ainsi que la faiblesse de certaines dispositions législatives et réglementaires. Hameye Founé Mahalmadane s’est dit convaincu que, compte tenu de la qualité des participants et des experts, les travaux aboutiront à des conclusions pertinentes dont la mise en œuvre pourrait imprimer un nouvel élan à ce secteur stratégique pour le développement harmonieux des économies des États membres de l’UEMOA. Pour sa part, le président par intérim du Comité interparlementaire de l’UEMOA, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly, a indiqué que cette session extraordinaire offre l’opportunité aux parlementaires d’échanger avec des experts de la Commission de l’UEMOA sur deux thématiques majeures. Il s’agit, a-t-il précisé, du renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles et de l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires dans les États membres de l’Union. « Outre ces deux communications, nos travaux se pencheront sur l’examen de la stratégie de communication du CIP », a ajouté le président par intérim. Abordant la question des intrants agricoles, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly a rappelé que les dispositions réglementaires en Afrique de l’Ouest reposent sur des cadres communautaires d’harmonisation portés par des institutions régionales telles que la CEDEAO, l’UEMOA et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). Ces règles visent notamment à encadrer l’homologation, le contrôle de qualité, la certification et la commercialisation des semences, des engrais et des pesticides afin de sécuriser les productions agricoles et de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire dans les États membres. Cependant, a-t-il relevé, l’accès aux intrants agricoles est devenu, ces dernières années, une préoccupation croissante pour les producteurs. Les différentes crises géopolitiques et économiques ont notamment entraîné une rareté de certains intrants et perturbé l’approvisionnement régional. L’accès limité à des intrants agricoles de qualité, les effets des changements climatiques ainsi que les coûts élevés des technologies modernes de production constituent également des contraintes pour les producteurs dans l’amélioration de leurs rendements. Cette situation peut contribuer à l’insécurité alimentaire et à la persistance de la malnutrition dans certaines zones vulnérables de l’espace communautaire, a-t-il souligné. S’agissant de l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires, le président par intérim du CIP-UEMOA a estimé que cette question mérite une attention particulière, dans la mesure où elle concerne directement la santé animale, humaine et environnementale. Pour rappel, le Comité interparlementaire de l’UEMOA est composé de 40 députés issus des huit États membres de l’Union, en raison de cinq (5) députés par État. Il préfigure le Parlement de l’Union. MMD/KM (AMAP)AMAP

Burkina Faso : la Primature affiche un taux de réalisation de plus de 72 % à la fin du mois d’août

Bamako, 7 septembre (AMAP) La Primature burkinabè a enregistré, à fin août 2026, un taux de réalisation physique supérieur à 72 %, avec plus de 4.600 dossiers traités, a indiqué lundi le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo lors de la cérémonie mensuelle de montée du pavillon national à la Primature, selon la Direction de la communication et des relations publiques (DCRP) de la Primature. Le chef du gouvernement a salué ces résultats, tout en appelant les agents de l’institution à poursuivre leurs efforts au cours des quatre derniers mois de l’année. « Ce bilan statistiquement satisfaisant ne doit pas nous pousser à verser dans l’autosatisfaction », a-t-il déclaré, invitant le personnel à tendre davantage vers l’excellence. La cérémonie a également été l’occasion pour le Premier ministre de rendre hommage aux devanciers de la Nation, aux Forces combattantes engagées dans la reconquête du territoire et aux producteurs agricoles, présentés comme des acteurs de la souveraineté nationale. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a notamment souligné le rôle des Forces combattantes dans la défense de la souveraineté et salué « leur esprit de sacrifice, cette résilience et cette combativité à toute épreuve ». Il s’est par ailleurs montré confiant quant à l’issue de la campagne agricole 2026, malgré les disparités pluviométriques et les poches de sécheresse dans certaines régions, tout en exprimant sa solidarité aux producteurs concernés. Évoquant la transformation engagée au Burkina Faso sous le leadership du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le Premier ministre a cité des avancées dans la défense, l’agriculture, la santé, l’éducation et les infrastructures. Il a notamment annoncé l’inauguration prochaine de TEXFORCES-BF, une usine textile des Forces armées du Burkina Faso destinée à valoriser le coton produit dans le pays et à contribuer à l’habillement des Forces combattantes. « Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde », a affirmé le chef du gouvernement, appelant les Burkinabè à garder confiance dans les capacités du pays à poursuivre sa transformation. OS/KM(AMAP)