Mali : Présentation de la 7ème cohorte du Service national des jeunes, devant le drapeau national

Bamako, 14 octobre (AMAP) La cérémonie de présentation au drapeau national de la 7ème cohorte du Service National des Jeunes, a été présidée, mardi sur la place d’armes du Génie militaire, par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. C’était en présence des membres du gouvernement, du président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick N’Diaw, du chef d’état-major général des Armées, le Général de brigade Élisée Jean Dao, ainsi que des diplomates accrédités au Mali. Parents et amis des nouvelles recrues y étaient aussi. La 7ᵉ cohorte du Service national des jeunes (SNJ), composée de 2.400 recrues issues des première et deuxième vagues, a achevé six mois de formation militaire et civique au Centre d’instruction de Bapho. Pendant six mois, ces hommes et ces femmes ont suivi un programme exigeant de formation militaire et civique qui leur a permis d’apprendre à transformer la fatigue en endurance, les difficultés en courage et les contraintes en responsabilités. Les nouvelles recrues, dont 800 femmes, ont ainsi achevé six mois d’apprentissage consacrés à la discipline, au patriotisme et au sens du devoir. Cette cohorte comprend 573 non fonctionnaires et 1.827 fonctionnaires, parmi lesquels des admis à la Fonction publique de l’État et à celle des collectivités, des auditeurs de justice ainsi que des non-fonctionnaires. Durant leur séjour au Centre d’instruction de Bapho, les recrues ont bénéficié d’un encadrement physique, militaire et moral. Cette formation leur a permis de développer la maîtrise de soi, le réflexe citoyen, l’esprit civique, la loyauté, le sentiment patriotique et la culture du don de soi. Arrivé à la place d’armes du Génie militaire à 10 heures, le Chef de l’État a procédé à la revue des troupes avant de prendre place dans la loge officielle pour assister à la cérémonie de présentation au drapeau des recrues. La cérémonie a été marquée par le chant de la promotion, suivi de la présentation des deux majors et du défilé militaire. Le soldat de 2ᵉ classe Salla Sidibé, cadre d’Orange Mali, s’est distingué en obtenant une moyenne de 19,41, se classant major parmi les non-fonctionnaires. Son camarade Souleymane Maïga, issu de la cohorte des admis de la section médecine-pharmacie générale, s’est également illustré avec une moyenne de 17,90. Dans son intervention, le directeur du SNJ, le Colonel-major Tiémoko Camara, a exprimé sa reconnaissance au Président de la Transition pour sa présence à la cérémonie et son engagement en faveur de l’accomplissement du service militaire obligatoire. Selon lui, cette présence témoigne de l’attention accordée à la formation militaire et civique des citoyens, qu’ils soient fonctionnaires ou non-fonctionnaires. Pour le directeur du SNJ, cette formation revêt une importance particulière dans un contexte marqué par des crises sécuritaires, économiques, environnementales et sociales. Face à ces défis, a-t-il souligné, le Mali a besoin d’une jeunesse responsable, disciplinée et capable de contribuer pleinement à la construction, au développement et à la défense de la nation. Et de rappeler que la formation ne se limite pas à l’apprentissage des fondamentaux militaires. Elle vise également à inculquer aux recrues le respect de l’autorité, l’esprit d’équipe, le dépassement de soi et le sens de responsabilité. Le président de l’Amicale des anciens du SNJ (Ama-SNJ), Ousmane Abou Diallo, a félicité les autorités de la Transition, avant d’adresser un message de félicitations aux jeunes recrues, tout en les invitant à faire preuve de responsabilité et d’engagement patriotique. Il a insisté sur les valeurs de discipline, de civisme, d’intégrité et de dévouement au service de la nation. TC/KM (AMAP     VALEURS FONDAMENTALES DE LA RÉPUBLIQUE- Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a souligné l’importance de cette étape dans le processus de formation des nouveaux agents de l’administration publique. Selon lui, cette formation vise à inculquer aux recrues les valeurs de discipline, de civisme, de patriotisme et de dévouement au service de la nation. «Durant leur séjour au Centre d’instruction militaire de Bapho, les jeunes recrues ont acquis les rudiments du métier des armes et ont été formées aux valeurs fondamentales de la République», a-t-il déclaré. Le ministre a aussi indiqué que les visites d’inspection effectuées sur le site lui avaient permis de mesurer les transformations physiques et morales des stagiaires, qu’il estime désormais prêts à servir leur pays avec honneur et fidélité. Revenant sur l’historique de l’institution, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a rappelé que la décision d’élargir la formation militaire obligatoire à tous les nouveaux admis s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la souveraineté nationale et de transformation de l’administration malienne. Cette initiative vise à former des cadres intègres, disciplinés et profondément attachés aux valeurs républicaines, capables d’assurer efficacement la continuité des services publics, notamment les services sociaux de base, au bénéfice des populations sur toute l’étendue du territoire national. Face à la montée en puissance des effectifs, le ministre Fomba a sollicité l’appui personnel du Président Goïta, afin de permettre au SNJ de disposer de ressources matérielles et budgétaires à hauteur de ses ambitions. S’adressant à la presse à la fin de la cérémonie, le Chef de l’État a exprimé sa fierté et sa satisfaction face aux acquis de cette formation. Il a invité les jeunes à faire preuve de rigueur, de ponctualité, de courage et d’esprit de sacrifice au service du peuple malien. Le Général d’armée Assimi Goïta a également salué la discipline, la cohésion et la détermination affichées par les recrues lors du défilé, tout en leur souhaitant la bienvenue au sein de la réserve stratégique des Forces de défense et de sécurité. Enfin, le Président de la Transition a félicité le ministre chargé de la Jeunesse et l’ensemble des membres du gouvernement pour leur engagement et le suivi régulier de la formation. Tamba CAMARA  

Kangaba : formation des agents des collectivités territoriales sur l’élaboration et l’exécution du budget communal

Kangaba, 14 octobre (AMAP) Les maires et les secrétaires généraux, les régisseurs des recettes et des dépenses, venus des 08 communes du cercle de Kangaba ont participé du 12 au 14 octobre 2026, dans la salle de conférence du cercle, à une session de formation sur l’élaboration et l’exécution du budget communal, a constaté l’AMAP. Initiée par les services financiers (Perception et Contrôle financier) du cercle, cette formation se situe dans le cadre du transfert des compétences de l’Etat aux collectivités territoriales et pour une gestion transparente des ressources. En organisant cette session, les services financiers du cercle de Kangaba se sont fixés trois objectifs à atteindre à savoir contribuer au renforcement des capacités des agents des collectivités territoriales et ceux de l’administration publique, asseoir une gouvernance inclusive et participative et maitriser les étapes d’élaboration et d’exécution du budget en mode croisé. Pour atteindre scs objectifs, les participants sous la conduite des formateurs de la Direction de ReCoDe (Ressources des Collectivités Décentralisées) ont présenté plusieurs thématiques notamment la mise en application de ReCoDe, les étapes d’élaboration des recettes et dépenses, l’exécution du budget communal et l’acheminement des documents. Les travaux, placés sous la présidence du préfet du cercle, Abou Dao, ont été entièrement financés par les budgets des 08 communes. Les participants se sont réjouis de l’organisation de cette formation et ont recommandé de la tenir chaque année. Les travaux ont pris fin par la remise d’Attestation à tous les participants. SD/KM (AMAP)

Pari confédéral AES : Remise de 20 couveuses à l’hôpital Gabriel Touré

Bamako, 14 octobre (AMAP) Les sociétés de loteries et de paris mutuels urbains des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ont offert, ce mercredi, 20 couveuses à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, a constaté l’AMAP. D’une valeur globale estimée à 53 millions de francs CFA, ce don s’inscrit dans le cadre de la première édition du Pari confédéral AES, qui se tient du 12 au 16 octobre 2026. La remise symbolique a été présidée par la ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, à l’hôtel Gabriel Touré. Pour la ministre, ce don intervient au moment où le pays célèbre le mois de la solidarité et la semaine de la femme et de l’enfant. Elle a indiqué que les équipements faciliteront la prise en charge des nouveau-nés prématurés au sein des l’hôpitaux bénéficiaires de ces dons. Assa Badiallo Touré a salué l’engagement des sociétés de loteries et de paris mutuels urbains du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle a également demandé au directeur général de l’hôpital, du personnel et d’autres hôpitaux qui ont bénéficié ce don d’assurer une bonne utilisation de ces matériels, qualifiés de « précieux ». Le directeur général de PMU-Mali, Fasséry Doumbia, a présenté ce geste comme une illustration de la volonté des sociétés membres de l’AES d’associer leurs résultats économiques à un impact social concret. Selon lui, les performances comptables et financières n’ont de valeur que lorsqu’elles se traduisent par des œuvres au profit des populations. Il a expliqué que le choix des couveuses répond à la vulnérabilité des nouveau-nés et aux conséquences de la prématurité sur la morbidité et la mortalité infanto-juvéniles. « Nous avons pensé à ceux qui sont les plus fragiles d’entre nous, les nouveau-nés », a-t-il déclaré. Fasséry Doumbia a également exprimé le souhait que les efforts de prévention permettent, à terme, de réduire le recours aux couveuses. Il a réaffirmé la disponibilité des sociétés de loteries et de paris mutuels urbains à accompagner le ministère de la Santé dans ses actions. Le directeur général du Centre hospitalier universitaire Gabriel Touré, Thiorno Madani Diop, a accueilli ce don comme un témoignage fort de solidarité envers les populations, particulièrement les enfants. Il a souligné que cette couche vulnérable de la population mérite une attention particulière. Selon lui, la présence des directeurs généraux des sociétés de paris de l’espace confédéral et des pays amis constitue un signe encourageant pour la mission de soins de l’hôpital. Il a assuré les donateurs du bon usage des couveuses et les a remerciés au nom des autorités et du personnel sanitaire du CHU Gabriel Touré. Ce don renforce la dimension sociale du Pari confédéral AES, présenté par ses initiateurs comme un instrument de coopération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, au service du bien-être des populations. ST/KM (AMAP)  

Macina : Célébration de la journée internationale de la fille

Macina, 14 octobre (AMAP) La cérémonie de la célébration de la journée internationale de la fille a été organisée à Macina, le 11 octobre dernier, par le service de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille en partenariat avec Plan international, a constaté l’AMAP. Le thème national retenu  pour cette 15ème édition, est : Investir dans l’éducation, la culture, une sensibilisation sur les conséquences du mariage d’enfants et la promotion des droits de la fille. Pour la circonstance, beaucoup d’invités ont répondu à l’appel notamment les chefs service technique, les forces de défense et de sécurité, les ONG et autres partenaires de la place, les faîtières de la société civile, le monde éducatif de l’administration,les jeunes filles et les jeunes garçons des écoles. La cérémonie a été  co présidée par Mme 0umou Ballo maire adjointe et M. Mamadou Bagayogo, directeur régional de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille Ségou invité de marque. D’abord Oumou Ballo maire adjointe s’est réjouie de la célébration de cette journée internationale dédiée aux filles, et de la mobilisation du monde, preuve que les filles sont au centre de leurs préoccupations. Ensuite M. Mamadou Bagayogo, directeur régional de promotion de la femme de l’enfant et de la famille invité de marque s’est aussi réjoui du cachet particulier accordé à cette cérémonie. Parlant à son nom et au nom du gouverneur de la région de Ségou, il a félicité le service technique et ses partenaires pour le choix des activités proposées pour éclairer les populations sur les conséquences du mariage précoce, et la promotion des droits des filles, à travers Sketch, chorégraphie, poèmes, remise de cadeaux aux 3 premières de 4 écoles de Macina. M, Mamadou Dembelé chef service technique de promotion de la femme de l’enfant et de la famille est revenu sur les aspects législatifs institués depuis les nations unies jusqu’à nos jours. Enfin le médecin chef, Dansine Synayoko a évoqué les conséquences du mariage précoce sur la santé de la fille. Une photo de famille a mis fin aux travaux de la journée.  DG/KM (AMAP)

Ségou : Un accident de la circulation a fait un mort et deux blessés, mardi

Bamako, 14 octobre (AMAP) Une personne a trouvé la mort et deux autres blessées dans un accident de la circulation, mardi, sur l’axe Bamako- Ségou, entre le poste de contrôle et le monument située à l’entrée de la ville de Ségou, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que l’accident a impliqué trois (3) véhicules notamment un camion en partance pour Bamako, un véhicule de l’UNICEF en direction de Koutiala et un autre véhicule qui se dirigeait vers la ville de Ségou. Le corps de la personne décédée a été remis à ses parents pour ses obsèques et les blessés ont été acheminés à l’Hôpital Nianankoro Fomba pour leur prise en charge. Les autorités de la région ont présenté leurs condoléances à la famille de la personne décédée et souhaité prompt rétablissement aux blessés, avant d’inviter les usagers de la route au respect du code de la route. Les enquêtes sont en cours par les services concernés pour déterminer les circonstances exactes de ce drame, intervenu sur la RN6.  KM (AMAP)

Justice : L’ancien maire du District de Bamako rejette les accusations contre lui pour « faux, usage de faux, atteintes aux biens publics »

Bamako, 14 octobre (AMAP) Le procès de l’ancien maire du district de Bamako, Adama Sangaré et co- accusés, ouvert lundi, se poursuit devant la chambre criminelle du Pôle économique et financier de Bamako, a constaté l’AMAP. Dans cette affaire foncière, l’ancien maire du District de Bamako et huit autres coaccusés sont poursuivis pour des «faits de faux, usage de faux, atteintes aux biens publics et complicité». Il est notamment reproché à Adama Sangaré, d’avoir porté atteinte aux biens publics par faux et usage de faux, détourné frauduleusement en plus de s’être livré à des malversations financières au cours des opérations de lotissements dans la zone aéroportuaire de Bamako-Senou, pourtant classée domaine public immobilier de l’État. En outre, l’inculpé est poursuivi pour avoir « détourné » la somme de 49.390.000 Fcfa au préjudice de l’Etat du Mali représentant les frais d’edilité des parcelles attribuées en plus d’avoir « occasionné » un préjudice financier à l’Etat du Mali d’un montant provisoire de 483.964.000 Fcfa. à l’ouverture de l’audience le lundi, les avocats de la défense avaient soulevé des exceptions. Ils estimaient que la chambre criminelle du Pôle économique et financier était incompétente pour juger l’affaire qu’ils déclarent avoir été déjà jugée par une juridiction supérieure à savoir la Cour suprême qui aurait qualifié les faits de « faute administrative ». Avançant cet argument, les avocats avaient demandé l’abandon de la procédure et par ricochet la mise en liberté des accusés. De leur côté, les représentants du ministère public ainsi que ceux de la direction du Contentieux de l’État s’étaient opposés à cette requête.  Dans son rôle d’arbitre, la chambre criminelle a alors tranché. Elle a ainsi rejeté les exceptions soulevées au motif qu’elles étaient « mal justifiées  » et ordonné la poursuite du procès. De ce fait, les débats se sont poursuivis avec la comparution à la barre du premier accusé qui n’était autre personne que le nommé Adama Sangaré. Après avoir été notifié publiquement des chefs d’accusation qui lui sont reprochés, l’ex-maire, par ailleurs inspecteur de sécurité sociale, a catégoriquement rejeté les faits. « Je ne reconnais pas du tout les faits », s’est-il défendu. Évoquant le présumé détournement de 49.390.000 Fcfa au préjudice de l’Etat du Mali, l’accusé dira que cette somme représente plutôt les frais d’édilité pour certains bénéficiaires de parcelles en fonction de leur rang social. Interrogé par le parquet sur la légalité d’une telle largesse, Adama Sangaré a rétorqué que cette exemption relève de son pouvoir discrétionnaire. « Les pouvoirs qui étaient les miens me permettaient de le faire », a-t-il justifié. Alors que les débats sont centrés sur le lotissement de la zone aéroportuaire par l’ancien maire de façon irrégulière, celui-ci a affirmé que les zones concernées ne relèvent pas de l’emprise aéroportuaire. Il ajoutera que c’est sur instruction verbale de l’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta qu’il a attribué des parcelles à des ressortissants du nord du pays à Faladiè-Est. Face à cette déclaration, l’un des représentants du ministère public s’est interrogé de savoir si l’instruction verbale du Chef de l’État de l’époque qu’évoque l’accusé, n’a pas ouvert la boîte de Pandore et de lui permettre davantage de commettre des crimes. Pour mieux se défendre, Adama Sangaré dira que ses actes n’avaient jamais fait l’objet de recours devant une autorité administrative. Visiblement sûr de ses arguments, il ajoutera que les lotissements mis en cause aujourd’hui ont rapporté plus de 2 milliards de Fcfa à l’État. AC/KM (AMAP)  

Mali : les acteurs réunis pour évaluer et valider le système environnemental et social du pays

Bamako, 14 octobre 2026 (AMAP) Les acteurs concernés par la gestion environnementale et sociale sont réunis, ce mercredi à Bamako, dans le cadre de l’atelier national de restitution et de validation du rapport d’évaluation du Système environnemental et social du Mali, assorti de son Plan d’action, a constaté l’AMAP. Les participants doivent examiner les principaux résultats de l’évaluation, analyser les recommandations formulées et contribuer à la consolidation et à la priorisation des actions à mener. La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, représentant le ministre. Elle s’est déroulée en présence du représentant pays de la Banque africaine de développement (BAD), Mbeng Mezui Cédric Achille, ainsi que de plusieurs acteurs et partenaires impliqués dans les questions environnementales et sociales. Dans son intervention, Moussa Diarra a salué l’accompagnement constant de la BAD, soulignant que cette initiative contribue au renforcement de la gouvernance environnementale et sociale au Mali. Il a rappelé que le pays est engagé dans une dynamique de transformation économique et sociale, conformément à la vision du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Selon lui, cette ambition nécessite la réalisation d’investissements structurants dont la mise en œuvre doit s’accompagner d’une prise en compte rigoureuse des enjeux environnementaux et sociaux. Le secrétaire général a relevé que le Mali dispose déjà d’un cadre juridique et institutionnel encadrant les évaluations environnementales et sociales. Toutefois, a-t-il estimé, le principal défi réside dans l’application effective de ces instruments, la coordination des acteurs et le suivi des engagements pris. Dans cette perspective, il a évoqué les différentes réformes engagées par son département, notamment la digitalisation des procédures d’évaluation environnementale. Il a indiqué qu’une version bêta de la plateforme numérique dédiée est actuellement disponible et que les prochaines étapes concerneront sa finalisation, les tests, l’appropriation par les parties prenantes et son déploiement effectif. Le département travaille également à l’évolution du dispositif national d’évaluation environnementale et sociale, afin de le rendre plus performant, cohérent et adapté à l’évolution des contextes, des risques et des exigences en matière de sauvegardes environnementales et sociales. Pour Moussa Diarra, l’évaluation conduite avec l’accompagnement de la BAD doit permettre d’identifier les acquis et les insuffisances du système national, mais surtout de formuler des recommandations concrètes en vue de son renforcement durable. Il a particulièrement insisté sur la nécessité de disposer d’un Plan d’action réaliste et hiérarchisé, avec des responsabilités clairement définies, un calendrier de mise en œuvre et des mécanismes de suivi appropriés. Ce plan devra, selon lui, être articulé avec les réformes nationales déjà engagées afin d’assurer cohérence, complémentarité et efficacité. De son côté, le représentant pays de la BAD, Mbeng Mezui Cédric Achille, a expliqué que la Banque fait de la production du savoir un levier stratégique d’orientation des politiques publiques et d’aide à la décision, en plus des ressources financières qu’elle mobilise en faveur du développement des pays membres régionaux. Il a souligné l’importance stratégique du Système d’évaluation environnementale et sociale et, plus largement, de la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), aussi bien pour la BAD que pour le Mali. Le représentant de la BAD a rappelé qu’à la suite de l’entrée en vigueur, le 31 mai 2024, du Système de sauvegardes intégré révisé de la Banque, il est apparu nécessaire d’engager le processus d’évaluation du système de gestion environnementale et sociale du Mali. L’exercice vise notamment à identifier les forces, les faiblesses et les opportunités du système national et à apprécier son niveau de cohérence avec les exigences de la BAD. À terme, l’objectif est de contribuer au renforcement du système national et, lorsque les conditions le permettront, de favoriser son utilisation dans la préparation et la mise en œuvre des opérations financées par la Banque. Le rapport d’évaluation, assorti du Plan d’action, avait fait l’objet d’une présentation préliminaire le 8 septembre 2026 à Bamako, lors d’un atelier consacré au renforcement des capacités des pays membres régionaux sur l’application du système de sauvegardes intégré mis à jour de la BAD. Il a depuis intégré les observations et commentaires formulés par les participants. La rencontre doit également permettre de parvenir à un rapport et à un Plan d’action consolidés et partagés, constituant une base pour les prochaines étapes de leur mise en œuvre. MMD/ KM (AMAP)

Koulouba : Remise au président de la Transition des rapports de 94 missions de vérification entre 2024 et 2025 du BVG

Bamako, 14 octobre (AMAP) Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a réalisé 94 missions de vérification en 2024 et 2025, permettant notamment la régularisation et le versement de plus de 2,4 milliards de Fcfa au Trésor public. Quarante dossiers portant sur des faits susceptibles de constituer des infractions pénales et financières ont également été transmis aux autorités judiciaires compétentes. Ces chiffres ont été présentés mercredi au Palais de Koulouba par le Vérificateur général, Abdoul Aziz Aguissa, lors de la remise solennelle des rapports annuels 2024 et 2025 au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. La cérémonie s’est déroulée en présence du Président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, des présidents des institutions de la République et de plusieurs membres du gouvernement. Cette double remise s’explique par le changement de mandat intervenu en 2025. Le rapport 2024 regroupe les résultats de 44 missions menées dans plusieurs secteurs, notamment le développement rural, la santé et les transports. Les vérifications ont relevé des dysfonctionnements récurrents, dont la non-tenue de la comptabilité-matières, l’absence de manuels de procédures validés et l’ouverture irrégulière de comptes bancaires publics. Le rapport 2025 présente une approche analytique et thématique des 50 missions réalisées. Selon le Vérificateur général, ces travaux ont bénéficié d’une forte implication des citoyens et des institutions, près de 80% des saisines provenant de ces acteurs. En réponse, le Président de la Transition a salué la qualité et la régularité des travaux du BVG, qu’il considère comme des signes de vitalité des mécanismes de contrôle de l’État. Il a toutefois rappelé que si toute insuffisance administrative ne constitue pas nécessairement un acte de corruption, les manquements graves et les pratiques contraires à l’intérêt public ne doivent pas rester impunis. Le chef de l’État a appelé à renforcer la prévention, notamment par l’intégration progressive des missions de vérification dans les dispositifs de contrôle interne et par la formation du personnel. Il a également insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue entre le BVG et les structures judiciaires et financières afin d’assurer un traitement rigoureux des dossiers. Il a enfin exhorté les gestionnaires publics à faire de l’intégrité une exigence quotidienne pour protéger les ressources de l’État et préserver sa capacité d’action au service de la souveraineté nationale. SS/CMT (AMAP

Maroc : Quatre partis s’accordent pour former une majorité parlementaire

Bamako, 14 octobre (AMAP)  Le Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête des élections législatives du 23 septembre au Maroc, a conclu un accord avec trois autres formations politiques pour former une majorité gouvernementale de 207 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants, selon un communiqué conjoint publié lundi. La coalition réunit le PAM, le Parti de l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS), à l’issue d’un deuxième cycle de discussions à Rabat. Avec respectivement 97, 65, 26 et 19 sièges, les quatre partis disposent d’une majorité dépassant les 198 sièges nécessaires pour gouverner. Les formations signataires ont indiqué qu’elles proposeraient des candidats aux postes ministériels et élaboreraient un programme gouvernemental dans les meilleurs délais. Le 29 septembre, le roi Mohammed VI avait chargé la dirigeante du PAM, Fatima Ezzahra El Mansouri, de former le gouvernement, après la victoire de son parti aux élections législatives du 23 septembre. Le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui dirigeait le gouvernement sortant et s’est classé deuxième du scrutin avec 66 sièges, ne figure pas dans la nouvelle coalition. OS/KM(AMAP)

Femafoot : les réformes au cœur de la 53ᵉ Assemblée générale ordinaire

Bamako, 13 octobre (AMAP) La Fédération malienne de football (Femafoot) a ouvert, mardi matin à Bamako, les travaux de sa 53ᵉ Assemblée générale ordinaire. Les délégués doivent notamment examiner plusieurs projets de révision des textes de l’instance, les états financiers, le budget et élire les membres de différentes commissions, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par Mamadou Sidibé, représentant du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. Elle s’est déroulée en présence du représentant du Comité national olympique et sportif du Mali (CNOSM), Adama Mariko, des représentants de la FIFA, Fatou Camara et Reda Ghezal, du directeur exécutif de la zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (UFAO-A), Mapaté Gaye, et de l’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune IV, Mamoutou Touré. Élu le 16 avril dernier, le président de la Femafoot, Mahazou dit Baba Cisset, préside sa première assemblée générale depuis son accession à la tête de l’instance. Il a invité les délégués à examiner le bilan de gestion avec rigueur, évoquant les contraintes financières, les engagements hérités et les besoins urgents rencontrés durant les premiers mois de son mandat. «Chaque responsable doit pouvoir rendre compte de sa gestion», a-t-il déclaré. Les travaux portent sur la révision des statuts de la Femafoot, du règlement de l’Assemblée générale, du code électoral, des statuts de la Ligue nationale de football professionnel, des statuts types des ligues régionales et du règlement financier. Les délégués doivent également élire les membres de la commission d’audit et de conformité ainsi que ceux des commissions de discipline, d’éthique et de recours. Le rapport d’activités, les états financiers et le budget figurent aussi à l’ordre du jour. Le président de la Femafoot a par ailleurs salué les victoires des Aigles face au Cap-Vert (3-1) et au Liberia (1-0). De son côté, le représentant des présidents d’honneur, Amadou Diakité, a évoqué les progrès réalisés par le bureau, notamment en matière de transparence, avant de l’exhorter à poursuivre dans cette voie. LD/CMT (AMAP)