Accès aux ressources naturelles et conflits communautaires : Les participants ont adopté la Déclaration de Bamako
Bamako, 02 décembre (AMAP) Les travaux de la conférence ministérielle sur l’accès aux ressources naturelles et conflits communautaires, conjointement organisée par l’Union africaine (UA) et le Mali, ouverts jeudi, ont pris fin vendredi dernier, dans la capitale malienne. La rencontre entendait soutenir les Etats membres à développer un cadre continental crédible de prévention, de gestion et de résolution des conflits locaux, de violences intercommunautaires, de transhumance et de conflits fonciers…conformément à la requête du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, lors de sa 83è réunion le 9 avril dernier à Addis-Abeba. Il s’agissait, également, de mettre en exergue et d’analyser les acquis, les défis et les leçons en matière de gestion de conflits locaux liés aux ressources naturelles, favoriser une compréhension commune et partagée du lien entre les conflits locaux et l’accès aux ressources naturelles et, enfin, identifier les piliers stratégiques d’un cadre politique global pour la prévention et le règlement des conflits locaux. «Nous avons perdu trop de compatriotes dans les conflits communautaires », a affirmé, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, présidant la cérémonie de clôture. Et d’ajouter que « quand l’Afrique se mobilise pour nous, nous avons un devoir de reconnaissance à son endroit ». Dans le même ordre d’idées, M. Dramé a révélé que chacun des chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête du Mali a joué son rôle dans la vocation africaine de notre pays. Par ailleurs, le ministre malien a remercié le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, pour son engagement dans la crise malienne. Pour sa part, l’ambassadeur du Mali à Addis-Abeba, Fafré Camara a lu la Déclaration de Bamako sur l’accès aux ressources naturelles et conflits communautaires. La déclaration est relative à la dotation des cadres d’interventions et de partenariat, en s’appuyant, notamment, sur l’acte constitutif de l’UA, du protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’UA et de la convention de l’OUA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme. M. Camara a, également, évoqué la politique africaine commune de défense et de sécurité, la convention de l’UA n sur la prévention et la lutte contre la corruption. « Durant ces deux jours, nous avons beaucoup échangé sur l’accès aux ressources naturelles et les conflits communautaires », a indiqué le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Chergui Smail. M. Smail a précisé que l’UA tiendra compte de la Déclaration de Bamako, lors de sa prochaine réunion ministérielle prévue en Ouganda. La rencontre a été l’occasion pour le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, de rappeler, à l’ouverture des travaux, que ces dernières années, ces genres de conflits se sont multipliés un peu partout en Afrique, mais, particulièrement dans le Sahel. D’après les statistiques de la Mission intégrée multidimensionnelle des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), près de 70% de ces conflits communautaires, dans l’espace sahélo-sahélien, sont liés à l’accès aux ressources naturelles, notamment l’eau et le pâturage. Par ailleurs, Mahamat Saleh Annadif a noté que l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a eu la clairvoyance d’évoquer ces questions et d’anticiper les solutions. En son article 46, on peut retenir les pistes relatives à l’appel au renforcement du pluralisme juridique, en intégrant le dispositif traditionnel et coutumier des règlements de conflits, sans préjudice du droit régalien de l’Etat en la matière et à la revendication des autorités traditionnelles. «Tout cela ne peut se faire, sans la restauration de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité», a ajouté le chef de la MINUSMA. «Le Mali ne sera jamais seul dans ce combat», avait déclaré le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, ajoutant que sa présence témoigne de la solidarité de l’organisation continentale à l’endroit du peuple malien « qui fait face à l’acharnement des terroristes ». MFD/MD (AMAP)
12e édition des rencontres de Bamako : La photo s’expose
Par Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Bamako, 02 décembre (AMAP) Véritable plateforme de visibilité pour les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et de la diaspora, la 12eédition des Rencontres de Bamako mobilise plus de 250 artistes, galeristes, critiques d’art, collectionneurs, venus pour célébrer le 25èanniversaire de ce rendez-vous majeur. Du 30 novembre 2019 au 31 janvier 2020, Bamako, la capitale malienne, est lieu de cet évènement désormais inscrit dans l’agenda des grandes manifestations artistiques africaines, voire mondiales. Les artistes sélectionnés exposeront au Musée national du Mali. Ils vont tenter de conquérir des prix officiels dont la proclamation aura lieu, le mardi 3 décembre 2019. Plusieurs dizaines d’autres collections seront exposées en d’autres lieux comme le Palais de la culture Amadou Hampaté Ba qui abritera le «Village de la biennale photo», une initiative du réseau des opérateurs culturels Kya. Le hall de la gare ferroviaire de Bamako fait également partie des lieux d’exposition. C’est devant un parterre d’artistes photographes, vidéastes et professionnels du secteur et plusieurs élèves que le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé, samedi, la cérémonie d’ouverture de la 12èédition des Rencontres de Bamako. Une manifestation qui fête, avec cette édition, ses 25 années d’existence, sous le thème : «Courants de conscience».Le chef de l’Etat avait à ses côtés, le Premier ministre Boubou Cissé et plusieurs autres personnalités. Véritable plateforme de visibilité pour les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et de la diaspora, les Rencontres de Bamako ont contribué à développer la carrière de nombre de photographes et, pour certains, à leur bâtir une stature internationale. Le président de la République a expliqué que la photographie, c’est la lumière. «Nous voulons, avec beaucoup de détermination, nous en convaincre et nous y ancrer. Dans ce temps, où certains pourraient nous faire croire que c’est le contraire, ce temps de l’obscure que nous vivons, non, non et non », a déclaré Ibrahima Boubacar Keïta. « Nous le refusons ce temps où on nous impose une guerre asymétrique aujourd’hui. Une guerre où l’obscure demeure l’objectif principal, où les valeurs sont inversées, où la mort n’est plus un évènement glorieux d’une bataille, mais où la mort est l’ultime finalité. Ces valeurs ne sont pas nôtres. Cette biennale nous met au cœur de notre être réel. Notre volonté inébranlable de faire que la lumière soit. Elle sera Inch Allah», a dit le chef de l’Etat. La ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a rendu hommage à Mme Bisi Silva du Nigeria, commissaire de la 10è édition de cette manifestation, qui s’est éteinte, au début de cette année, dans son pays. Elle a aussi tenu à saluer l’implication personnelle du président de la République dans l’organisation de cette Biennale. Une édition qui se conjugue, avec la mise en œuvre du mandat de Coordinateur des arts, de la culture et du patrimoine de l’Union africaine. Pour Mme la ministre, les Rencontres de Bamako offrent l’opportunité historique de faire de l’art en général, et l’art photographique singulièrement, un puissant antidote à l’embrigadement et aux dérives idéologiques, doublé d’un formidable véhicule de promotion de la diversité culturelle, de la tolérance et du vivre ensemble. «À vous tous et toutes artistes photographes, qui rendez possible un monde de rencontres, à vous qui rendez possible l’espoir, vous photographes, vous journalistes culturels, merci d’être au Mali et de partager nos défis », a déclaré Mme N’Diaye, tout en rendant hommage aux anciens du métier, tels Malick Sidibé, Seydou Keïta, Abdrahamane Sakaly, Kyassou etc. Le commissaire d’exposition, Bonaventure Ndikung, dira que le thème de la présente édition est « la circulation des idées, mais aussi des êtres humains, la circulation des formes, la fluidité de la photographie». Selon lui, il s’agit pour les artistes de penser l’œuvre comme l’expression d’un monologue intérieur, comme un dialogue entre artistes, et spectateurs ou encore comme les réactions sensorielles de l’artiste face aux évènements extérieurs. L’ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer, a réaffirmé l’engagement de son pays à continuer à aider le Mali dans les différents combats qu’il mène pour son développement, bien sûr y compris dans le secteur de la culture. «Ce partenariat exemplaire montre le lien qui nous unit», a indiqué le diplomate français, avant de rappeler que tous les travaux de cette biennale (le tirage des images, la scénographie, la réalisation du catalogue et autres supports de communication), ont été réalisés sur place au Mali. L’ambassadeur du Maroc, Hassan Naciri, lui a fait échos en réaffirmé l’accompagnement de son pays dans l’organisation de « ce rendez-vous culturel reconnu sur le plan mondial ». Après avoir coupé le ruban symbolique, le président de la République a visité l’exposition des œuvres de la vingtaine d’artistes, installées dans la salle polyvalente du Musée national. Ibrahim Boubacar Keïta s’est dit émerveillé par la qualité des vidéos, mais aussi des tirages de ces artistes en compétition pour les différents prix. En effet, presque toutes les scènes de la vie quotidienne du continent y sont représentées, de l’expression des joies dans les portraits, aux manifestations violentes des rues de certaines villes, en passant par des cérémonies rituelles, de la problématique des déchets qui polluent l’environnement, des conflits postélectoraux jusqu’à l’urbanisation galopante de nos villes. AS/YD/MD (AMAP)
Sommet de l’UEMOA à Dakar : Dette, développement, paix et sécurité au centre des préoccupations
Envoyé Spécial Cheick M. TRAORÉ Dakar, 02 décembre (AMAP) Arrivé à Dakar dans la nuit du samedi au dimanche, le Premier ministre du Mali, Dr Boubou Cissé, a pris part, lundi matin, à une rencontre de haut niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en prélude à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement. Le chef du gouvernement conduit une délégation comprenant, notamment, la ministre déléguée chargée du Budget, Mme Barry Aoua Sylla.La réunion de haut niveau sur la dette et le développement intervient à un moment où le spectre d’une crise économique, comme celle de 2008, plane sur l’économie mondiale. Beaucoup de pays membres de l’UEMOA ne sont pas loin du seuil critique d’endettement. A l’exception des pays comme le Mali, qui est très loin du risque de surendettement, avec une dette estimée à moins de 40% du Produit intérieur brut (PIB). Pour être considérée comme soutenable, la dette d’un Etat doit être inférieure où égale à 70% de son PIB. Face aux enjeux liés à l’augmentation jugée inopportune de la dette, des voix au sein du Système des Nations unies invitent, de plus en plus, à une réorientation de la dette des pays en voie de développement vers les secteurs prioritaires pouvant avoir un impact direct sur la vie des populations au nom desquelles les pays s’endettent. C’est dans ce contexte qu’intervient cette rencontre sur la dette et le développement à laquelle participent plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, des partenaires au développement et la direction du Fonds monétaire international (FMI). Durant une journée entière, ils discuteront autour de sept panels consacrés aux enjeux liés au développement et à la soutenabilité de la dette. Pour ce faire, des thématiques comme «Développement et dette, Où en sommes-nous ? Comment pouvons-nous mieux rentabiliser les investissements publics ?» ; «Comment rendre le financement privé réellement transformateur ? » ; « Comment mieux dépenser et mieux financer ? », seront animées et développées par des experts, des chefs d’Etat et autres acteurs intervenant dans ce domaine. Concernant le thème : «Comment mieux dépenser et mieux financer ? », les intervenants discuteront des solutions à envisager afin que «les ressources empruntées soient affectées à des investissements à rendement élevé», en tenant compte de la «sélection et de la hiérarchisation des projets d’investissement et de l’efficacité des dépenses». Après cette rencontre entre politiques, financiers et acteurs en charge du développement, s’ouvrira, mardi, une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA. Les travaux de cette rencontre, qui auront lieu au Centre international de Conférences Abdou Diouf, à Diamniadio, seront présidés par le président ivoirien, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’ UEMOA, Alassane Ouattara. Cette session offrira l’occasion aux chefs d’Etat et de gouvernement d’échanger, notamment, sur les mécanismes et stratégies pour faire face à l’hydre terroriste dans les pays membres de l’Union. La dernière session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA a eu lieu, le 10 avril 2017, à Abidjan. En juillet dernier, la Conférence a tenu sa 21èsession ordinaire à Abidjan. La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement est l’organe suprême qui définit les grandes orientations de la politique de l’UEMOA. Selon l’article 17 du traité, elle se réunit, au moins, une fois par an. A son arrivée, samedi, dans la capitale sénégalaise, le chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, a été accueilli par le ministre du Plan Sénégal Emergent, Moise Sarr, et le secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’Extérieur, Cheickh Kanté. CMT/MD (AMAP)
Des communautés du Cercle de Tenenkou signent des chartes locales pour la paix et la cohésion sociale
Tenenkou, 02 décembre (AMAP) Des communautés du Cercle de Tenenkou ont signé, au cours d’un atelier, à Mopti, les 28 et 29 novembre, des chartes locales pour la cohésion sociale qui ont pour but de contribuer à l’instauration du vivre ensemble et de la cohésion sociale dans les six communes du Projet de renforcement de la résilience sécuritaire et la prévention des conflits intra et intercommunautaire pour la cohésion sociale et la paix dans les régions de Ségou et Mopti. Ces engagements communautaires concernent les communes de Togueré Coumbé, Diafarabé, Ténenkou, Diondiori, Karéri, Toguéré Kotia, du cercle de Tenenkou. Ses objectifs sont, entre autres, de promouvoir le dialogue social, l’intermédiation, de réguler la compétition autour des ressources naturelles et de prévenir les conflits liés à cette compétition. Le Projet de renforcement de la résilience sécuritaire et de la prévention des conflits Intercommunautaires pour la cohésion sociale et la paix dans les régions de Mopti et de Ségou, dont l’objectif principal est de contribuer à la restauration d’une paix durable dans sa zone d’intervention, est une contribution aux efforts de restauration de la paix et de relance économique dans le Centre du Mali, avec l’appui du PNUD, ONU-Femmes et le Centre national de promotion du volontariat au Mali(CNPV). Oumar Touré, représentant le directeur général du CNPV, a indiqué que la signature des chartes locales de paix entre tous les fils des collectivités cibles est le couronnement d’un processus qui a duré, environ 24 mois. Elle a impliqué l’ensemble des acteurs concernés : chefferies traditionnelles, élus locaux, administration, forces de sécurité, volontaires communautaires de la paix, les membres des laboratoires et des mécanismes inter et intra-communautaires, les jeunes et les femmes, les leaders communautaires et religieux. Le représentant du gouverneur, Kantara Diawara, a, pour sa part, salué l’initiative qui s’inscrit en droite ligne des actions prioritaires des autorités régionales et nationales. Il adressé ses « vifs remerciements aux partenaires financiers à travers les structures de mise en oeuvre, le CNPV et les ONG Carrefour du Développement CARD et ODI-SAHEL, en leur assurant du soutien total de la Région pour la réussite et l’atteinte des objectifs du projet. Le coordinateur régional du CNPV, Amadou Coulibaly, a fait une présentation succincte des succès, à mi-parcours, du projet qui a fait l’objet d’une demande de prorogation par les communautés et acceptée par les bailleurs. Selon cette présentation, le projet, en 8 mois, a recruté 65 volontaires communautaires de la paix, a mis en place 13 mécanismes inter et intracommunautaires et le même nombre de laboratoires de la paix et le financement de 52 initiatives conjointes d’Activités génératrices de revenus (AGR) pour plus de 2.600 personnes. Selon le maire de la Commune urbaine de Ténenkou, Allaye Cissé, avec les AGR, les volontaires communautaires de la paix issus du terroir, des résultats probants ont été atteints dans toutes les communes du cercle dans le domaine tant du relèvement de l’économie locale que de la prévention et de la gestion des conflits et, surtout, dans le domaine de la médiation. « C’est bien pour ces raisons que nous avions souhaité et obtenu, à défaut de pérennisation, un rallongement de quelques mois au profit des communautés ébranlées », a-t-il dit avant la signature des chartes avec les élus, les religieux, les femmes, les jeunes et une séance d’appropriation des activités en vue. DC/MD (AMAP)
Bourem : Explosion d’une mine sans perte en vies humaines, ni dégâts matériels
Bourem, 2 décembre (AMAP) L’explosion d’une mine ce lundi, au niveau d’un poste de sécurité des Forces Armées Maliennes (Fama) de la 7ème région militaire à Bourem, n’a fait aucune perte en vies humaines, encore moins de dégâts matériels, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que la mine posée par un individu non identifié a explosé aux environs de 8 H au niveau de la route reliant la ville de Bourem à Moudek, sans perte en vies humaines ni de dégâts matériels. Cependant, l’explosion dont le bruit a été assourdissant, a créé la psychose au sein de la population qui a été rassurée par les Famas qui contrôlent les lieux. AT/KM (AMAP)
Culture : Signature d’une convention entre le Ministère de la Culture, l’Ambassade de France au Mali, le Conseil départemental de l’Essonne et l’Institut français
Bamako, 2 décembre (AMAP) La cérémonie de signature de la convention de partenariat quadripartite entre le Ministère de la Culture, l’Ambassade de France au Mali, le Conseil départemental de l’Essonne et l’Institut français, a été présidée dimanche au Musée, par le Ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a constaté l’AMAP. Les différentes parties étaient représentées par le Ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, l’Ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, le Président du Conseil départemental de l’Essonne, François Durovray et le Président de l’Institut français, Pierre Bühler. Le partenariat a pour objet la mise en œuvre d’un programme de résidences de photographes africains au domaine départemental de Chamarande, et de la présentation au Domaine départemental de Chamarande d’une exposition de la Biennale de la photographie de Bamako lors de l’édition du festival Essonne-Mali (EM Fest) au mois de février de chaque année. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs experts et acteurs du monde de la culture. KM (AMAP)
Mopti : Lancement de la 50ème édition de la conférence régionale sur les bourgoutières
Mopti, 2 décembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 50ème édition de la conférence régionale sur les bourgoutières au titre de la campagne pastorale 2019 – 2020, a été présidée ce lundi à Mopti, par le Gouverneur de région, le Général Abdoulaye Cissé, a constaté l’AMAP. Les acteurs du sous secteur de l’Élevage vont échanger sur la situation générale de l’Élevage notamment le bilan de la transhumance 2018 – 2019, la situation pastorale, les bourgoutières et les contentieux de gestion dans la région. Ils vont échanger également sur l’impact de l’insécurité sur la transhumance et les propositions et l’adoption d’un calendrier consensuel des traversées des animaux au niveau des 29 points de traversée dont les plus remarquables sont Diafarabé dans le cercle de Tenenkou et Dialloubé dans le cercle de Mopti . La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants de l’administration, des élus, des représentants des corporations et regroupements du sous secteur de l’élevage et des représentants de la société civile. KM (AMAP)
Koulikoro : La paix, la non violence et la Cohésion sociale au centre des échanges
Koulikoro, 2 décembre (AMAP) Un atelier sur la paix, la non violence et la Cohésion sociale, destiné à une trentaine de participants composés de leaders communautaires et religieux, de leaders d’opinions, d’élus communaux, d’associations de jeunes, de femmes et de syndicats, a pris fin samedi à Koulikoro, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Sékou Samaké, a constaté l’AMAP. Organisé par l’Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique et l’Union Européenne, il avait pour objectif de renforcer la capacité des acteurs de la société civile en matière de promotion de la paix, de la cohésion sociale et le processus électoral pour leur permettre d’assurer leurs rôles au sein de leur communauté. Les participants ont échangé sur entre autres, les concepts et indicateurs de la cohésion sociale, le rôle des femmes et des jeunes dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, le rôle pernicieux de la manipulation et des rumeurs, la gestion communautaire traditionnelle des conflits, et la réconciliation. « La concrétisation de la réconciliation passe nécessairement par la synergie d’action entre les différents acteurs étatiques et non étatiques, politiques, civiles et militaires» a déclaré le représentant du Chef de l’exécutif régional. Le directeur Résident de l’Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique, Aimé Konan a saisi l’occasion pour rappeler que nous assistons à un effritement du tissu social et qu’il est temps que chacun prenne conscience de la situation. « Sans Paix, sans Cohésion sociale, les valeurs que nous voulons promouvoir dans le domaine de la gouvernance et des élections ne peuvent pas prospérer. Sans Paix, sans Cohésion sociale l’Etat ne peut pas prospérer », a-t-il conclu. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de l’Equipe daAppui à la Réconciliation Nationale, Moustaph Diarra et des consultants de l’organisation Cri 2002, Dr Abdoulaye Sall et Alpha Bamadio. AM/KM (AMAP)
Transports en commun à Bamako : les taxis tricycles dans la danse
Reportage de Oumar DIAKITE Bamako, 02 décembre (AMAP) Des motos tricycles, adaptées artisanalement avec un hangar fait de bâches au dessus de la tête des passagers et deux bancs fixés au plancher qui se font face, font le taxi, dans certains quartiers de la ville de Bamako, sur des axes précis. Elles peuvent prendre six à dix passagers, selon les capacités et les types de ces engins à trois roues. L’explosion démographique à Bamako, avec composition de différentes couches sociales se reflète sur les moyens de transports urbains de la ville. Au-delà des traditionnelles SOTRAMA et taxis ordinaires, des taxis tricycles ont fait leur apparition, ces dernières années, sur certains axes de la circulation routière sur la rive droite. Ces motos tricycles, de marque chinoise, initialement, transportaient des bagages, Au fil du temps, elles ont été transformées en véhicule de transport de personnes. Après l’achat d’engin neuf, des professionnels du secteur confectionnent un hangar couvert de bâche, tout en aménageant, soigneusement, deux bancs à l’intérieur pour les passagers. Une place supplémentaire se trouve auprès du conducteur de la moto. En effet, les tricycles, avec un moteur de capacité 175 (1 mètre 75 centimètres de longueur), peuvent contenir 10 passagers. Les 150 de capacité prennent 8 personnes et le maximum des motos de capacité 125 ne dépasse pas 6 personnes. ALLER-RETOUR EN TAXI TRICYCLE – A l’ancien marché de Niamakoro, nous avons emprunté un taxi tricycle, à son point de stationnement, en face des Halles de Bamako à Faladiè. Sur le siège à côté du conducteur. Le président de l’Association des professionnels du tricycle du Mali, Jean Touré, nous conduit. Avec dix passagers, le taxi tricycle a déjà atteint sa capacité en voyageurs. Parmi ces passagers, il n’y a que deux hommes. Le reste, huit femmes qui, visiblement, viennent des courses à l’ancien marché de Niamakoro. Elles tiennent, chacune, en main un panier de ménagère. Comme dans les SOTRAMA, ceux qui ont l’habitude de se déplacer avec ce moyen de transport en commun, le savent : les passagers débattent de sujets d’actualité. « Stop, je descends », signale une dame, après seulement cinq cent mètres de course. La passagère, en quittant l’engin, tend 100 Fcfa au conducteur. Ainsi de suite, jusqu’au terminus de notre taxi tricycle, en face des Halles de Bamako, à Faladiè, les usagers demandent l’arrêt, lorsqu’ils arrivent à leur destination. On se rend, compte du coup, qu’il n’y a pas d’arrêt fixe pour ces motos taxi. Nous arrivons au Terminus des tricycles aux Halles de Bamako avec seulement deux dames à bord. « Maintenant, il y a moins de conducteur imprudent parmi vous », dit une jeune dame au conducteur, au moment de lui donner le prix son du transport. C’est une étudiante. Elle part, chaque jour, à son établissement scolaire en taxi tricycle. « Une fois, nous avons failli être écrasé par un gros porteur. Un jeune conducteur, visiblement, sous l’effet de la drogue, sans regarder des deux côtés de la route, s’est jeté devant le véhicule poids lourd. On a eu la chance ce jour-là…», révèle l’étudiante. BREBIS GALEUSES – « Justement ! Raison pour laquelle nous avons créé l’Association des professionnels du tricycle du Mali», nous explique le président de l’association, Jean Touré. Selon lui, le secteur était truffé de petits délinquants. « Des jeunes, dit-il, quittaient directement l’auto gare pour se convertir en conducteur de taxi tricycle. Alors que nombre d’entre eux consomment de la drogue, fument du chanvre indien, entre autres ». Il a fallu le conseil d’un officier de la police nationale pour mettre de l’ordre dans le secteur. « En 2017, Sidy Mohamed Diallo, officier de la police en service au commissariat du 10ème arrondissement nous a préconisé de mettre en place une organisation pour assainir le milieu. C’est ainsi que nous avons cherché tous les documents administratifs et crée l’Associations des professionnels du tricycle du Mali. Sinon, personnellement je faisais ce métier depuis 2011 », raconte Jean Touré. C’est avec cette organisation que les conducteurs de taxi tricycles des Halles de Bamako, comptent enlever la mauvaise graine en leur sein. « Le message est clair à l’intention de tous les conducteurs de taxi tricycle: interdiction de fumer et de prendre la drogue. « Celui qui persiste, on lui met la pression pour le faire quitter définitivement notre secteur. Cette attitude a mis un peu d’ordre, diminuant du coup les accidents avec les véhicules. Mais, c’est grâce aux conseils de l’officier Sidy Mohamed Diallo du commissariat de police du 10ème arrondissement », confie Jean Touré. Comme en témoigne l’ordre qui règne, au regard du respect du tour de départ des taxis tricycles, au niveau des Halles de Bamako. Les taxis tricycles de l’Association des professionnels du tricycle du Mali circulent sur les axes Halles de Bamako-ancien marché de Niamakoro et Halles de Bamako-Kalaban-Coura. Le tarif est fixé à 100 Fcfa pour toute distance, jusqu’aux points de stationnements finaux. Le taxi tricycle ne transporte, directement, personne chez elle, mais il débarque et embargque, tout au long, sur son trajet. « Le tarif est 100 F cfa. On ne transporte pas de bagages mais seulement des petrsonnes», souligne le premier responsable de l’Association des conducteurs. A l’en croire, la multiplication des taxis tricycles dans la circulation, avec la crise qui prévaut, joue sur leur gain journalier. « Présentement, on ne peut pas gagner plus de 3.000 Fcfa par jour. S’il faut prélever les charges, parfois on tombe aussi en panne, on n’a pas de recette », déplore Touré. Et de signaler que certains conducteurs sont payés, à la fin du mois, puisqu’ils ne sont pas propriétaires de leur moto tricycle. Ces motos tricycles sont chères. Par exemple, aux dires de Jean Touré, le tricycle avec moteur de capacité 150 et de longueur un mètre cinquante (1m50) est vendu, sortie d’usine, à un million cent quatre-vingt milles (1.180.000) Fcfa. Le hangar est fabriqué à soixante-dix milles (70.000) Fcfa et la bâche de couverture à trente-cinq milles (35.000) Fcfa par engin. Ce qui fait une somme totale d’un million deux cent quatre-vingt-cinq milles (1.285.000) Fcfa. SOLUTION CONTRE LE CHOMAGE ! Pour retourner à l’ancien marché de Niamakoro,
Le Président Keïta à Paris pour rendre hommage aux militaires français morts dans le Liptako Gourma
Bamako, 2 décembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est arrivé à Paris où il prend part, ce lundi, à l’hommage national de la France aux treize militaires de la Force Barkhane qui ont perdu la vie dans un crash d’hélicoptères dans le Liptako- Gourma, au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. La cérémonie sera présidée par le président Français, Emmanuel Macron aux Invalides, à Paris, en présence de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, pour qui «ces militaires sont morts pour la France, pour le Mali, pour le Sahel, pour la Liberté…». En rappel, les victimes de l’accident sont six officiers (les capitaines Romain Chomel De Jarnieu, Bejamin Gireu, Nicolas Mégard, Clément Frisonroche et les lieutenants Alex Morisse et Pierre Bockel), six sous-officiers (les maréchaux des logis-chefs, Jeremy Leusie, et Alexandre Protin, les maréchaux des logis, Valentin Dival, et Antoine Serre, le sergent-chef, Andreï Jouk, et l’adjudant-chef, Julien Carette) et un brigadier-chef, Romain Salles de Saint Paul. L’Etat-major français des armées a précisé que les deux appareils de combat, un Tigre et un Cougar, de Barkhane sont entrés en collision, lundi dernier, au cours d’une opération contre des groupes djihadistes dans le Liptako Gourma. KM (AMAP)

