Région de Mopti : Barkhane neutralise plusieurs terroristes au cours de différentes opérations
Bamako, 10 janvier (AMAP) Un assaut héliporté a permis aux commandons de Barkhane, appuyés par une patrouille de Tigre et de Gazelle, de mettre hors de combat six terroristes, le 30 décembre, dans la Région de Mopti, annonce le ministère des Armées françaises sur son site. Dans le même temps, trois individus armés qui s’exfiltraient de la zone ont été neutralisés par un drone Reaper, poursuit la même source qui ajoute que cette nouvelle opération menée, après le repérage d’un rassemblement de plusieurs terroristes, intervient dans la continuité des opérations menées dans la nuit du 20 au 21 décembre 2019. Selon la même source, dans la nuit du 4 au 5 janvier, une frappe de Mirage 2000 suivie d’un assaut héliporté, a permis de neutraliser, sur un site d’entraînement des groupes armés terroristes, une dizaine de combattants et de détruire une quinzaine de motos dans la zone de Serma. Elle annonce, également que, dans la nuit du 4 au 5 janvier, une frappe de Mirage 2000 suivie d’un assaut héliporté, a permis de neutraliser, sur un site d’entraînement des groupes armées terroristes, une dizaine de combattants, et de détruire une quinzaine de motos dans la zone de Serma « De l’armement et du matériel ont été saisis au cours de ces opérations, qui portent des coups sévères aux «katibas» du Centre du Mali et limitent leurs capacités de nuisance et leur sentiment d’impunité », indique la source. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes. MD (AMAP)
Les obsèques du ministre Tioulenta auront lieu dimanche à Bamako
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Témoré Tioulenta, décédé vendredi à Bamako, des suites d’une maladie, sera inhumé dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée ce vendredi à Bamako, par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte Parole du Gouvernement, Yaya Sangaré sur son compte tweeter. Le ministre Sangaré précise que le lieu et les modalités pratiques de l’organisation des obsèques de l’illustre disparu feront l’objet d’un communiqué par le Gouvernement de la République. KM (AMAP)
Voeux du Corps diplomatique : Accompagnement constant des «amis du Mali»
Bamako, 10 janvier (AMAP) La grande famille du corps diplomatique a présenté, jeudi, à Koulouba, ses vœux de nouvel an au président, Ibrahim Boubacar Keïta qui a salué les «amis du Mali» pour leur accompagnement multiforme et massif à l’endroit de notre pays. « Je ne connais pas de précédent à l’élan massif de solidarité qui est accordée au Mali», s’est félicité le chef de l’Etat, devant cet aréopage de personnalités. Ibrahim Boubacar Keïta a rappelé les premières heures de la crise multidimensionnelle au Mali qui a vite mobilisé toute la communauté internationale au chevet du pays. À commencer par la France qui a déclenché l’opération Serval pour stopper l’avancée des terroristes vers le Sud du pays. Il a remercié les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Tchad pour la part qu’ils ont prise dans la libération des Régions dans le Nord du Mali. Sur la même lancée, le président Keïta a magnifié l’apport de la Mission intégrée multidimensionnelle des Mations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), tout en insistant sur les multiples actions de la Mission onusienne au bénéfice des populations affectées directement par la crise. Pour le chef de l’Etat, l’attention soutenue dont bénéficie « notre pays crée une obligation de faire en sorte que nos amis n’aient pas à regretter leurs soutiens ». Saluant l’engagement constant des diplomates auprès du Mali, le président de la République a plaidé la cause du Sahel qui a besoin d’une «aide massive». «Faisons en sorte qu’il ne soit pas sanctuarisé par les forces obscurantistes », et que le foyer libyen s’éteigne, a-t-il exhorté. Le président Keïta a confié à ses interlocuteurs son engagement à tout mettre en œuvre pour une application effective des résolutions du Dialogue national inclusif. C’est le Marocain Hassan Naciri, doyen du corps diplomatique, qui a présenté les vœux des chefs des missions diplomatiques et consulaires, ainsi que les représentations des organisations africaines et internationales accrédités au Mali. Il a jeté un regard rétrospectif sur l’année écoulée, marquée notamment par des actions de pacification de la Région de Mopti, la signature de l’Accord politique de gouvernement et la tenue du Dialogue national inclusif. Il a, aussi, salué le Mali pour les performances économiques qu’il a obtenues en 2019, malgré les difficultés. Par la voix de Hassan Naciri, le corps diplomatique a rassuré le chef de l’Etat sur sa disponibilité à assister efficacement le Mali, pour qu’il puisse retrouver, au plus vite, la stabilité. ID/MD (AMAP)
Chemin de Fer : Le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives est bouclé (dixit DG Somafer)
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le processus de la relance des activités du Chemin des Fer est en cours, a appris l’AMAP de source officielle. «Dans le cadre de la relance de l’activité ferroviaire, décidée par le gouvernement le 02 octobre 2019, nous sommes en train de mener plusieurs activités. Aucun blocage majeur n’est constaté pour l’instant», a déclaré mardi à Bamako, le directeur général de la Société de patrimoine ferroviaire du Mali (Sopafer), Ibrahim Maïga. Ibrahim Maïga a soutenu que le plan de relance se décline en trois volets à savoir le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives, le démarrage des travaux et la réhabilitation des gares et des ateliers. Le DG de la Somafer a déclaré que le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives, est bouclé avant de préciser qu’il reste juste l’avis de la Direction générale des marchés publics sur l’attributaire de ces locomotives. Le responsable de la Sopafer a souligné que quatre locomotives seront louées avec option d’achat avec la maintenance et l’entretien pendant toute la durée de la location. Une autre action menée, c’est le débroussaillement de la voie pour la mettre aux normes ferroviaire. Le second volet du plan d’urgence est le démarrage des travaux. Un rapport d’évaluation, dit-il, sera établi afin de recadrer les activités programmées à cet effet. La troisième phase du plan concerne la réhabilitation des gares et des ateliers. «Le processus de sélection des entreprises pour la réhabilitation des 19 gares et quelques campements de Bamako jusqu’à Kayes prévus dans le plan d’urgence, est en cours. Ces travaux seront réalisés par des entreprises nationales. Le marché sera attribué avant fin janvier 2020», a annoncé le DG Maïga. BBC/KM (AMAP)
Le ministre de l’Education Nationale, Témoré Tioulenta est décédé ce vendredi à Bamako, des suites d’une maladie
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le ministre de l’Education Nationale, Témoré Tioulenta est décédé ce vendredi à Bamako à l’âge de 66 ans, des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte Parole du Gouvernement dans un tweet publié ce matin. Le Gouvernement de la République du Mali éprouvé a présenté ses condoléances à la famille de l’illustre disparu. Dr Témoré Tioulenta, né en 1954 à Toguéré Coumbé (cercle de Ténenkou), est professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle qui a débuté sa carrière en 1978 à l’Ecole normale secondaire de Badalabougou comme professeur de lettres, après l’obtention de son diplôme en lettres modernes à l’Ecole normale supérieure de Bamako et de son baccalauréat (série lettres classiques) au lycée Askia Mohamed. Ambitieux, Témoré Tioulenta s’envola pour Paris, d’où il revint nanti d’un doctorat (mention très honorable) en sciences du langage, obtenu en 1991 à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris. Dr Tioulenta est devenu chargé de recherche et chercheur au département linguistique et traditions orales de l’Institut des sciences humaines de Bamako avant de diriger le même département de 1992 à 1994, année à laquelle il fut affecté à Mopti comme directeur régional de l’éducation. En 2000, il a été promu chef de cabinet du ministre de l’Education nationale avant de devenir deux années plus tard, conseiller technique principal du projet de lutte contre le VIH/SIDA dans les programmes de l’éducation de base/GTZ. Il devint de 2005-2006 consultant d’appui à la GTZ et au PNUD pour l’exécution de leurs rôles de chefs de file des partenaires techniques et financiers de l’éducation. En 2006, Dr Témoré Tioulenta fit son retour dans la haute administration comme directeur de l’académie d’enseignement de Kati, avant d’être élu député à l’Assemblée nationale (législature 2007-2013). De 2014 à 2015, il a été cadre à la direction nationale des ressources humaines du secteur de l’éducation, pour devenir à partir de 2016 le directeur national de la pédagogie jusqu’à sa nomination comme ministre, au mois d’avril 2019. KM (AMAP)
L’après 31 décembre à Bamako : Des lendemains qui déchantent pour les vendeurs de poulets
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 10 janvier (AMAP) Si pour certains la Tabaski est la fête des moutons, pour beaucoup d’autres la Saint Sylvestre est la fête aux poulets. Qui dit poulet fait référence à ces marchands de volailles qui, à la veille des fêtes, se frottent généralement les mains. A l’occasion, l’abondance de la demande crée souvent des pénuries de gallinacés sur le marché de Bamako, avec son corolaire de spéculation. Et après la fête ? Lundi, 06 janvier. Une tournée de quelques souks de la capitale pour s’imprégner de l’atmosphère et de l’affluence. Le marché de Banankabougou est considéré comme l’un des plus grands centres de vente de volailles à Bamako. Situés en plein cœur de ce marché situé en Commune VI du District de Bamako, les étals des marchands de volailles s’étendent sur environ 30 mètres. Ici, le prix unitaire du poulet varie entre 2.000 et 2.500 Fcfa. La pintade, elle, coûte entre 3.500 et 4.000 Fcfa. Au loin, on observe une vingtaine de caisses et de paniers chargés de poulets, de pintades et de pigeons, en attente d’éventuels acheteurs. Là, va avoir lieu un marchandage. Habillé en t-shirt noir, Yaya Diallo, la quarantaine, discute le prix de poulet avec un potentiel preneur. Sa cage contient plus d’une centaine de poulets et de pintades. « Combien coûte le poulet blanc, non le noir ? », demande le client. « Je vous le cède à 2.500 Fcfa », rétorque le vendeur. « Je le prends à 2.000 Fcfa », renchérit l’acheteur. « Ok ! Je vous le donne à ce prix-là », concède le marchand. Vite fait ? Oui. Bien fait ? à voir, surtout pour le vendeur ! Interrogé après cette discussion, notre interlocuteur reconnaît que l’affluence était beaucoup plus grande à la veille de la fête. « Il y avait du monde partout, tout le monde voulant apporter du poulet en famille », ajoute Yaya Diallo. « Je ne peux pas vous donner un chiffre mais, j’en ai beaucoup vendu à la veille du 31 décembre. Après, il n’y a plus de vente », se désole-t-il. Pour lui, le marché de poulet dépend des circonstances et chaque jour a ses réalités. « Il est des jours où les clients affluent. Il y a, aussi, des moments où nous passons toute une journée sans réaliser la moindre vente. Nous gagnons quand-même de quoi nourrir la famille », explique-t-il. CHIFFRE D’AFFAIRES – A côté de lui, commerce Youssouf Diarra, un autre vendeur de volaille. Assis sur une chaise au milieu de collègues, la causerie semble animée. « Aujourd’hui, le marché est timide, il n’y a pratiquement plus de vente. La veille de la fête de fin d’année, j’ai vendu des milliers de poulets et de pintades. Aujourd’hui, je vends moins d’une centaine de poulets », compare M. Diarra, d’une voix timide. Dans les alentours, jouent des adolescents âgés de 15 et 16 ans. Leur tâche est de déplumer la volaille à la demande du client. « S’il n’y a pas de marché du côté des vendeurs de poulets, nous sommes obligés d’attendre. Et, actuellement, les clients se font rares », témoigne un jeune arçon. « Cela semble dû au manque d’argent, parce que les gens ont beaucoup dépensé pendant la fête », estime un d’eux. Arrivé au marché de Magnambougou, nous avons rencontré un vendeur de poulets qui a voulu garder l’anonymat. Vêtu d’un pull-overde couleur bleue, un petit sac en bandoulière, il dénonce la concurrence déloyale des vendeurs ambulants. « Ceux-ci ne payent pas de taxe. A la fin des fêtes, ils disparaissent et attendent la prochaine fête », déplore le vendeur. A l’entendre, les vendeurs ambulants sont à la base de cette mévente à laquelle est confronté le secteur aujourd’hui. Au marché de Torokorobougou, en Commune V, à l’autre bout de Bamako, un jeune homme vend des poulets au bord de la route, en face du marché. Lassiné Traoré confie : « Le 31 décembre dernier, j’ai réalisé un chiffre d’affaires estimé à 150.000 Fcfa ». Depuis, seuls quelques clients habituels rendent visite au marchand de volaille. AG/MD (AMAP)
Justice : Report du Procès Amadou Aya Sanogo
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le procès de l’affaire « Ministère public contre Fousseïny Diarra et autres, communément appelé affaire Amadou Aya Sanogo » a été reporté à une prochaine session de la Cour d’assises, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué du procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, rendu public jeudi. L’affaire a été reportée « en raison des contraintes majeures liées à la préservation de l’ordre public et de la cohésion au sein des Forces Armées mobilisées pour la défense de la Patrie, précise le communiqué. En rappel, le procès Amadou Aya Sanogo et autres ouvert le 30 novembre 2016 à Sikasso avait été suspendu le 8 décembre de la même année pour reprise de l’expertise des ossements des victimes conformément à des dispositions prévues par la loi. KM (AMAP)
Vœux au président de la République : Le gouvernement dévoile ses axes de travail
Bamako, 09 janvier (AMAP) Le gouvernement du Mali, qui place l’année 2020 sous le signe de «l’espoir, de l’espérance et du renouveau », partira en lutte contre l’insécurité, l’incivisme et l’insalubrité, en articulant ses interventions autour de la solidarité et la cohérence, l’intensification des missions sur le terrain, une meilleure communication et la culture du résultat. En dévoilant les axes du travail gouvernemental, lors de la présentation de vœux au président Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre a exprimé, mercredi, sa détermination à maintenir le cap de l’action articulée autour de la solidarité, de l’intensification des missions sur le terrain, de la culture de l’obligation de résultats et de la croisade contre les trois «i» : insécurité, incivisme, insalubrité. Dr Boubou Cissé a, d’abord, présenté ses meilleurs vœux au président Ibrahim Boubacar Keïta et souhaité que l’année nouvelle voie le couronnement des efforts pour la paix, la cohésion sociale et le redressement du Mali. « Concrètement, a-t-il annoncé, la solidarité et la cohérence, l’intensification des missions sur le terrain, la meilleure communication, la culture de l’obligation de résultats et la croisade contre l’insécurité, l’incivisme, l’insalubrité seront des axes importants de l’action gouvernementale ». Il a précisé que la mise en œuvre du Programme présidentiel « Ensemble pour la paix et le progrès : Notre grand Mali avance» et la deuxième phase du «Programme d’urgences sociales » constituent, pour le gouvernement, un engagement constant et sous-tend toutes ses actions au quotidien. Le Premier ministre a présenté les actions fortes menées par son équipe durant l’année écoulée. De la gouvernance à la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, en passant par l’agriculture, la culture, la diplomatie, la promotion de l’employabilité, les infrastructures, la communication… aucun secteur n’a échappé à l’attention du gouvernement. Singulièrement dans le domaine de l’éducation, l’équipe du Dr Boubou Cissé a consenti des efforts financiers importants pour l’apaisement du climat au sein de l’espace scolaire. Et, a assuré le Premier ministre, «tout sera mis en œuvre pour éviter à l’école malienne le spectre d’une année blanche ». Le gouvernement prendra, aussi, toute sa part dans la mise en œuvre des conclusions du Dialogue national inclusif. LES PROUESSES – L’année 2019 a été une année éprouvante à maints égards pour la Nation malienne. Partout sur le territoire national, nos compatriotes ont payé un lourd tribut à l’insécurité et aux affres du terrorisme. S’y ajoute la furie des inondations à Bamako et, ailleurs, dans le pays, avec son cortège de sinistrés, la résurgence des revendications catégorielles. Sans oublier une certaine crispation au niveau du dialogue politique et social. Bref, le pays était dans une tourmente. «Il y a avait plus de fronts que de chantiers ouverts», a témoigné le président de la République, louant les prouesses du gouvernement qui a réussi à «éteindre beaucoup de feux ». S’adressant particulièrement au Premier ministre, le chef de l’Etat a déclaré : « Vous avez semé la paix». Ibrahim Boubacar Keïta a, cependant, fait remarquer que notre cohésion reste menacée dans certaines parties du pays, où les forces du mal ont mis les communautés dos à dos. Pour autant, le chef de l’Etat envisage l’avenir avec beaucoup d’optimisme et entend poursuivre, de toutes ses forces, les efforts de qualification de notre outil de défense. Cela, pour permettre à nos forces de défense et de sécurité de faire face à la guerre asymétrique qui nous est imposée. Il s’est appesanti sur la complexité de ce type de guerre, face à laquelle nos forces font preuve de bravoure. Et d’inviter les populations à soutenir nos vaillants soldats, en dénonçant auprès de l’autorité la plus proche tout acte suspect qu’elles auront constaté dans leur entourage. Le président Keïta a, par ailleurs, salué les succès enregistrés par nos équipes sportives. Il s’est aussi étendu sur la richesse que représentent notre culture et nos patrimoines. « Le Mali n’est pas au mieux de sa forme, mais il avance », a déclaré le chef de l’Etat qui n’a pas manqué de remercier toutes les forces politiques signataires de l’Accord politique de gouvernance. Il a invité le gouvernement à assurer sa « mission sans état d’âme, mais dans le strict respect des lois de la République », avant d’indiquer l’intérêt qu’il attache à l’application effective des résolutions et recommandations du Dialogue nationale inclusif. ID/MD (AMAP)
Le cambriolage de nuit s’est déroulé avec succès, mais dès le lendemain…
Bamako, 09 janvier (AMAP) Trois voleurs, qui ont reçu à dérober de l’argent dans un bureau de change, la nuit, à Missabougou, sont tombés dans les filets de la police, dès le lever du soleil, a appris l’AMAP de source policière. Dans la nuit du 28 décembre dernier, aux environs de 3 heures du matin, Boubacar Konta, Djakaridia Diarra et Souleymane Kane (tous âgés de 20 ans environ) ont cambriolé le bureau de change de Souleymane Sawadogo, à Missabougou, un quartier populaire de la périphérie, en Commune VI du District de Bamako. Ils ont emporté des coupures en Fcfa, Euro et dollar. Au commissariat de police, nos sources ont estimé la valeur totale de l’argent volé à un million de Fcfa. Mais pour leur malheur, les auteurs n’auront pas la chance de jouir de leur butin. Moins de 24 heures après les faits, précisément le 29 décembre, ils ont été interpellés, un par un, par les éléments du commissaire principal Alhousseyni Ag Souleymane, en charge du commissariat de police du 7è arrondissement. En effet, après avoir été saisis, les policiers ont activé leurs réseaux d’informateurs. C’est ainsi que le cambiste des Halles de Bamako informe les policiers de la présence du premier suspect du trio, avec sur lui des devises étrangères (dollar et euro). Le suspect est interpellé et conduit dans les locaux de la police, à quelques encablures du marché les « Halles ». Coincé durant son audition, Boubacar Konta a jugé nécessaire de dire toute la vérité. Il a avoué les faits, avant de dénoncer ses complices, Djakaridia Diarra et Souleymane Kané. Quelques instants plus tard, ces derniers rejoindront leur compère au cachot. Une perquisition de l’endroit censé être leur résidence, a permis aux limiers de mettre la main sur l’arrache-clou qui leur a servi de sauter les verrous de la porte du bureau de change de leur victime et d’autres objets dont des téléphones portables, un ordinateur, un appareil Wifi, et de nombreux accessoires. Les preuves étaient suffisantes contre ce trio pour qu’il soit déféré devant le procureur de la République près le tribunal de la Commune VI du district de Bamako, où ils ont été placés sous mandat de dépôt. YD/MD (AMAP)
Rapport de l’ONU sur le Mali : Le secrétaire général note des faits nouveaux
Bamako, 09 janvier (AMAP) Le secrétaire général, Antonio Guterres, note dans le dernier Rapport de l’Organisation des Nations unies (ONU)sur le Mali des faits nouveaux survenus, ces trois derniers mois, dont la tenue de la réunion au niveau national du Dialogue national inclusif, en décembre, à Bamako M. Guterres, qui fait une analyse des progrès accomplis, rappelle que le président Ibrahim Boubacar Keïta avait annoncé que les conclusions de la rencontre seraient mises en œuvre par un mécanisme de suivi et d’évaluation indépendant, dont le format et la composition devraient être proposés par les participants. Le rapport de l’ONU indique que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a collaboré avec d’autres médiateurs, pour encourager toutes les principales parties prenantes à prendre part au dialogue national. Même si au finish, note le document, tous les acteurs concernés n’ont pas participé à la réunion. Il invite les parties à la reprise du dialogue au sein du Comité de suivi de l’Accord (CSA).Sur l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, Antonio Guterres signale que le CSA ne s’est pas réuni depuis que le gouvernement a annulé la réunion qui devait se tenir à Kidal en septembre. « En coordination avec l’équipe de médiation internationale, mon représentant spécial s’est tenu en rapport étroit avec toutes les parties pour les aider à régler leurs différends afin que le dialogue reprenne dans le cadre du comité et que l’Accord soit de nouveau appliqué », a-t-il confié, ajoutant que dans leur communiqué du 3 décembre 2019, les mouvements signataires se sont dits disposés à reprendre les travaux au sein du comité. Sur la question de la stabilisation et du rétablissement de l’autorité de l’État dans les Régions de Ségou et Mopti, il est indiqué que le gouvernement a intensifié ses efforts pour mettre en œuvre une stratégie globale axée sur les aspects politiques et visant à protéger les civils, à réduire les violences intercommunautaires et à rétablir l’autorité et la présence de l’État et les services sociaux de base. Il ressort aussi du rapport que le 11 octobre dernier, à Mopti, le Premier ministre, Boubou Cissé, a lancé un programme de réhabilitation communautaire pour encourager le désarmement volontaire et le démantèlement des groupes d’autodéfense et des milices. Ce programme s’adresse aux 3387 jeunes vulnérables associés aux milices d’autodéfense dans les Régions de Ségou et de Mopti. Depuis son lancement, 352 combattants, sur un nombre total estimé à 3387, ont intégré le processus, qui vise également à prévenir le recrutement par les groupes extrémistes violents. L’évolution des conditions de sécurité indique qu’au cours du dernier trimestre, il s’est produit 269 attaques, au cours desquelles 200 civils ont été tués, 96 blessés et 90 enlevés, ce qui représente une baisse par rapport à la période précédente. Plus de 85 % des attaques meurtrières contre les civils se sont produites dans la Région de Mopti. La période considérée a été, également, marquée par une série d’attaques meurtrières dirigées contre les Forces armées maliennes. Ainsi, 193 soldats ont été tués et 126 blessés, soit 116 % de plus par rapport à la période précédente. Par ailleurs, le rapport fait état des manifestations organisées à Bamako, en novembre, pour exprimer un soutien aux Forces armées nationales et dénoncer la médiocrité du matériel et l’insuffisance de la protection, soulignant que certains manifestants remettent en cause la présence des forces internationales au Mali. La Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et les forces internationales ont continué de faire l’objet d’attaques asymétriques. Sur un autre registre, souligne, le secrétaire général de l’ONU, le gouvernement a continué de prendre des mesures en vue du transfert plein et effectif des services et compétences déconcentrés de l’État aux autorités locales. Depuis le dernier rapport, le pourcentage d’administrateurs civils présents dans leur lieu d’affectation dans le nord du Mali est toujours de 23% (80% pour les gouverneurs, 38% pour les préfets et 17% pour les sous-préfets). Un autre point important du rapport porte sur le redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées et réformées dans le nord du Mali. En tout, 1330 anciens membres du personnel du Mécanisme opérationnel de coordination de Gao, Kidal et Tombouctou, désignés par les mouvements armés signataires, ont été désarmés, démobilisés et intégrés dans les forces armées et la garde nationale dans le cadre du processus accéléré de désarmement, de démobilisation, de réintégration et d’intégration. Le rapport indique qu’en tout, 668 déserteurs ont rejoint leurs unités, comme prévu dans l’Accord. MS/MD (AMAP)

