Ouverture de la 24ème session de l’Espace d’interpellation démocratique (EID), mardi à Bamako
Bamako, 9 décembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 24ème session de l’Esplanade d’interpellation démocratique (EID), sera présidée mardi au Centre international de conférence de Bamako, par le Médiateur de la République, Baba Akhib Haïdara, a appris l’AMAP de source officielle. Le suivi des recommandations de la session précédente et les nouvelles interpellations formulées par des citoyens dans divers domaines sont à l’ordre du jour de ce grand forum démocratique. KM (AMAP)
Coupe UFOA U20 : Le Sénégal remporte la coupe en battant le Mali (2-0)
Bamako, 8 décembre (AMAP) La sélection nationale de football du Sénégal des moins de 20 ans (U20) a remporté la coupe du tournoi de la zone ouest A de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (UFOA) en battant le Mali, par le score de 2-0, samedi, à Conakry (Guinée), a constaté l’AMAP. Les buts sénégalais ont été marqués par Pape Matar Sarr (16e minute) et le défenseur malien Lassine Tangara (55e), contre son camp. « C’est leur victoire. Ce soir, les jeunes ont été très efficaces », a déclaré le sélectionneur sénégalais, Youssouph Dabo. L’entraîneur malien, Mamoutou Kané a, pour sa part affirmé que le Sénégal mérite cette victoire. « Nos jeunes n’ont pas démérité. Le Sénégal a réussi à marquer très tôt. Et c’était difficile pour nous de revenir dans la partie. Ce tournoi est aussi l’occasion d’une bonne préparation pour les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations U20’’, a déclaré le sélectionneur malien. KM (AMAP)
San : Lancement de la distribution gratuite des moustiquaires Imprégnées d’insecticide
San, 8 décembre (AMAP) Le lancement de la distribution gratuite des moustiquaires Imprégnées d’insecticide à longue durée d’action a été présidé samedi à San, par l’adjoint du préfet de Cercle, Abraham Kassogué, a constaté l’AMAP. Le représentant du Chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour adresser les remerciements et toute la profonde gratuite du gouvernement malien au Fonds Mondial et à l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur appui constant à l’endroit de notre pays en matière de santé. « Le paludisme qui constitue un réel problème de santé publique et représentant le plus de motif de consultation, est responsable de beaucoup de décès à travers le monde, majoritairement, au Mali où les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés. Face à cette situation, la moustiquaire Imprégnée d’insecticide à longue durée d’action reste l’un des meilleurs moyens efficients pour la prévention du paludisme » a déclaré M. Kassogué. L’adjoint du préfet de Cercle a en outre précisé que toute personne qui passerait par des moyens frauduleux pour s’en approprier, s’exposera à des sanctions prévues par la loi. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a recommandé la couverture universelle qui consiste à distribuer les moustiquaires à toute la population à raison d’une pour deux personnes, en moyenne, par ménage. La cérémonie s’est déroulée en présence des élus locaux, des représentants de PSI (Population Services International), des chefs de village et de quartiers, des représentants des services de la santé et du développement social. NC/KM (AMAP)
Cour suprême : Neufs hauts cadres de l’Etat prêtent serment
Bamako, 08 décembre (AMAP) Neufs hauts cadres de l’Etat ont prêté serment, la semaine dernière, au cours d’une audience solennelle à la Cour suprême, sous la présidence du magistrat Bourama Sidibé. La première vague de ces hauts cadres est composée de Mama Djenepo, administrateur civil, Mamadou Salif Diakité, inspecteur des finances, Abdoulaye Sanogo, inspecteur des services économiques, Mamadou Lamine Traoré, inspecteur des services économiques, Jean Paul Berthé, inspecteur des services économiques, Bréhima Coulibaly, inspecteur des finances, Mamadou Ouadji Diakité, commissaire divisionnaire de police. Ces sept hauts cadres ont été nommés contrôleurs des services publics par décret n°2019 0842/P-RM du 21 octobre 2019 portant nomination de contrôleurs des services publics. A leur suite, ont, également, prêté serment Issiaka Doumbia, inspecteur des services économiques nommé par le décret n°2019 0769 P-RM du 30 septembre 2019 portant nomination de l’inspecteur en chef adjoint à l’inspection de l’Equipement et des Transports, inspecteur en chef adjoint à l’inspection de l’Equipement et des Transports. Et Mamadou Thiero, expert en changements climatiques, nommé membre de la Commission nationale des Droits de l’homme, représentant des organisations nationales des droits de l’homme par le décret n°2019 0628/P-RM du 16 août 2019 portant nomination d’un membre de la Commission nationale des Droits de l’homme. Au nom du parquet général de la Cour suprême, l’avocat général, Yaya Koné, a félicité les récipiendaires pour leur nomination et formulé le vœu qu’ils soient des grands hommes dans leur mission. Par ailleurs, il a rappelé les missions des différents récipiendaires. En effet, le contrôleur général des services publics a pour mission le contrôle et l’inspection des départements ministériels, des administrations, des services et des établissements publics et semi-publics, des organismes de toute nature faisant appel, directement ou indirectement, au concours financier de l’Etat et des collectivités publiques. Il a, pour autre mission, le contrôle de l’exécution du budget d’Etat, des budgets régionaux, des budgets des collectivités territoriales et des organismes personnalisés, des comptes hors budget,la vérification des opérations des ordonnateurs, des comptes des comptables publics de deniers et de matières,la recherche d’éventuelles pratiques de corruption ou de délinquance économique ou financière dans les services et organismes contrôlés. Quant à l’inspecteur en chef, l’inspecteur en chef adjoint et les inspecteurs, ils sont qualité pour effectuer, sur instruction du ministre chargé des Finances, toutes missions d’investigations ou d’enquêtes nécessaires à l’accomplissement de leur mission. Ils peuvent, sur leur propre initiative, après approbation du ministre chargé des Finances, enclencher des missions de contrôle et d’investigation dans tous les services relevant de son autorité. La Commission nationale des droits de l’homme, elle,est chargée, entre autres, d’examiner toutes les situations d’atteinte aux droits de l’homme constatées ou portées à sa connaissance et entreprendre toute action appropriée, en la matière, auprès des autorités compétentes, d’émettre des avis, formuler des recommandations à l’attention du gouvernement ou à toute autorité compétente sur toutes questions relatives aux droits de l’homme. ADS/MD (AMAP)
Irrigation de proximité : Le PASSIP renforce les capacités des acteurs agricoles
Bamako, 08 décembre (AMAP) Le Programme d’appui au sous-secteur de l’irrigation de proximité (PASSIP), a publé, jeudi, les résultats de la composante 2 du programme à la direction nationale du Génie rural (DNGR), a constaté l’AMAP. Le PASSIP, fruit de la coopération technique entre le gouvernement et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ), à travers la coopération allemande (GIZ), appuie le renforcement de capacités individuelles, organisationnelles des populations travaillant dans le domaine de l’irrigation de proximité, pour une mise en valeur durable des aménagements hydro-agricoles, afin d’améliorer leur situation économique et nutritionnelle. Il comprend quatre composantes, étroitement liées, à savoir la composante 1 qui appuie les services techniques de l’Agriculture pour assurer une meilleure coordination du Programme national d’irrigation de proximité (PNIP), en coopération avec les acteurs clés. La composante 2 vise à mettre à la disposition des prestataires publics et privés et démultiplicateurs, des capacités techniques, didactiques et pédagogiques nécessaires à la mise en œuvre du PNIP. Les composantes 3 et 4 appuient la mise en valeur des Aménagements hydro-agricoles (AHA) de proximité et l’amélioration de l’état nutritionnel des populations. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme, la composante 2 du PASSIP, dont le mandat arrive à terme, en fin décembre 2019, le PASSIP appuie la direction nationale du Génie rural, en partenariat avec les autres acteurs impliqués dans la formation professionnelle en irrigation de proximité, dont la Direction nationale de l’Agriculture (DNA), la Direction nationale de la Formation professionnelle (DNFP) et cinq centres de formation de référence pour la mise en œuvre et le suivi du Plan national de formation en irrigation de proximité (PNFIP). Rappelons que le PASSIP s’inscrit dans un cadre temporel global d’une quinzaine d’années, allant de 2008 à 2023, sous réserve de confirmation des options prises par les différentes parties prenantes. La phase en cours dure trois ans. Les activités du PASSIP sont financées, conjointement, par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), l’Union européenne (UE) et le ministère canadien des Affaires mondiales (AMC) et dispose d’un budget d’environ 28.674.118 d’euros, soit 18,638 milliards de Fcfa. Selon le conseiller technique chargé du suivi évaluation du PASSIP, Ali Diabaté,l’objectif de cette rencontre est la remise des résultats obtenus du processus de conception des modules de l’outil pédagogique pour le renforcement des capacités dans le cadre de l’irrigation de proximité à la direction nationale du Génie rural qui est la tutelle principale du programme. Il estime que la remise de ces résultats vise à exhorter les utilisateurs potentiels à valoriser les résultats obtenus à travers les structures chargées de la mise en œuvre des formations dans le cadre de l’irrigation de proximité. Il a ajouté que les acteurs qui ont participé à ce processus, sont invités à faire bon usage des différents résultats obtenus. Le directeur national du Génie rural, Aghatam Ag Alhassane a reçu les résultats du PASSIP. Il a souligné que l’atteinte de cet objectif nécessite le renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux de la production répondant aux besoins des exploitations agricoles. Il a, ensuite, exhorté toutes les structures en charge de la formation des acteurs de l’irrigation de proximité et les partenaires techniques et financiers de favoriser un cadre de valorisation des outils déjà expérimentés et adaptés aux réalités du terrain. La rencontre a enregistré la présence du représentant de l’ambassade d’Allemagne au Mali, Jan Meise ainsi que de nombreux invités. MS/MD (AMAP)
Non-violence et cohésion sociale au Mali : L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique initie des espaces d’échanges
Bamako, 08 décembre (AMAP) L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), en partenariat avec l’Union européenne (UE), a entamé une série d’ateliers d’échanges sur la non-violence et la cohésion sociale au Mali, qui se tiennent, à Bamako et dans les chefs-lieux des régions, du 27 novembre au 17 décembre prochain. L’ouverture des travaux dans la capitale malienne, qui se sont tenus il y a quelques jours, était présidée par le représentant du ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Djibrilla Maïga, en présence du directeur résident de l’EISA au Mali, Aimé Konan, et des représentants de la société civile. L’organisation de cette série d’ateliers s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement du rôle de la société civile dans la promotion de la paix, la cohésion sociale et le processus électoral au Mali. Elle vise à renforcer les capacités des acteurs de la société civile en matière de promotion de la paix, la cohésion sociale et le processus électoral en vue de leur permettre d’assurer leur rôle au sein des différentes communautés, tant au niveau national que local. Le directeur résident de l’EISA au Mali a rappelé que, depuis quelques années, le Mali fait face à des menaces sécuritaires diverses qui ont eu pour effet d’accroitre la méfiance entre les différents acteurs sociaux, tout en fragilisant l’autorité de l’Etat et des ressorts traditionnels que sont les chefs coutumiers et religieux. Pour Aimé Konan, la situation impose que chacun y mette du sien pour préserver le socle social et assurer un mieux vivre-ensemble entre les filles et les fils de ce beau pays, reconnu pour sa grande culture d’accueil et de tolérance. Il a ensuite invité les participants à pointer du doigt les maux qui minent le vouloir-vivre ensemble au Mali. Mais surtout à y proposer des remèdes réalistes et surtout adaptés. De son côté, Djibrilla Maïga a rappelé les initiatives du gouvernement pour asseoir et consolider la paix, la sécurité et le vivre ensemble sur l’ensemble du territoire. Selon lui, le plein succès de ces initiatives dépend certes de l’engagement des autorités et de tous les acteurs politiques du pays. Il dépend aussi de l’engagement de tous les acteurs de la société civile et des leaders communautaires et traditionnels. Pour le représentant du ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, le rôle et les efforts conjugués de tous les acteurs nationaux (étatiques, non étatiques, politiques, civils et militaires) revêtent une importance capitale dans la prévention et la gestion des conflits. Selon M. Maïga, ces ateliers apparaissent comme une opportunité pour les participants de se pénétrer des valeurs positives concourant au raffermissement du socle social pour un mieux vivre au Mali. BD/MD (AMAP)
4e édition des TechFridays : Amadou Tiémoko Diallo remporte le premier prix
Bamako, 08 décembre (AMAP) Amadou Tiémoko Diallo, de l’incubateur CreaTeam, a remporté, avec son projet ‘Objets perdus Mali (OPM)’, le premier prix de la 4èédition des TechFridays, la dernière, au titre de 2019, tenue au Centre international de conférences de Bamako, a constaté l’AMAP. Mariam Berthé avec son projet «Gnama Zéro» et Youssouf Sall, avec «Smart flod alert», ont, respectivement, remporté les 2èet 3èprixde cette compétition de pitch dédiée aux startups maliennes et organisée par le ministère de l’Economie numérique et de la Prospective. Mariam Berthé et Youssouf Sall ont reçu, respectivement, 2 et un million de Fcfa. Le gagnant, lui, a empoché la somme de 5 millions de Fcfa. Objets perdus Mali (OPM)», est une plateforme numérique citoyenne d’annonces et de recherches de pièces (Nina, AMO, carte grise, etc.) et autres objets perdus. « Il suffit de se connecter, via un compte créé, pour bénéficier des fonctionnalités de l’OPM, a précisé son inventeur. Le projet «Gnama Zéro», a expliqué Mariam Berthé, de l’incubateur teckonseils, est une solution numérique permettant aux ménages et entreprises de se débarrasser de leurs ordures. Ces déchets sont, ensuite, transformés en engrais naturel qui sera vendu aux agriculteurs. La jeune dame a indiqué que les déchets seront collectés dans trois poubelles différentes aux couleurs de notre drapeau national : Vert, Or et Rouge. « Pour bénéficier des services de «Gnama Zéro», les ménages intéressés doivent payer 2.000 Fcfa par mois », a ajouté son initiatrice. Quant à «Smart flod alert» de Youssouf Sall, il est un dispositif électronique qui consiste à alerter, en avance, les populations riveraines en cas d’inondation. « Pour y arriver, cet outil numérique, qui est en phase projet, doit être installé sur le lit des cours d’eau. Une fois que l’eau atteint un niveau critique, le système tire, automatiquement, la sonnette d’alarme aux populations riveraines », a expliqué son concepteur, ajoutant qu’un message de secours est envoyé au centre de secours le plus proche, au même moment. «Le système a été testé à Moussabougou et a fonctionné à 100%», a assuré Youssouf Sall. Dans son discours, Mme Mariko Assan Simpara, conseillère technique au ministère de l’Economie numérique et de la Perspective, qui a présidé la cérémonie, a annoncé que l’édition spéciale des régions sera lancée, courant premier semestre de 2020. Mme Mariko, aussi, annoncé la tenue prochaine, au Mali, d’un Salon sur le numérique. Cette édition des TechFridays s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de Norvège au Mali, Ole Andreas Lindeman, de l’attachée culturelle de l’ambassade des Etats-Unis au Mali et de la représentante de l’ambassade d’Allemagne au Mali, Katharina Ziegler. ABM/MD (AMAP)
Enseignement virtuel au Mali : Rendre l’enseignement supérieur accessible à tous
Bamako, 08 décembre (AMAP) La série de Journées portes ouvertes, dans le cadre du lancement de l’Université virtuelle du Mali, (UVM)-Kingui, a démarré, la semaine dernière, dans l’espace numérique ouvert de UVMALI, à l’immeuble Famib. Les nombreux participants à ce rendez-vous d’information ont fait face à un panel de l’équipe pédagogique, constituée notamment du Directeur général de UVMALI, Mamadou Doumbia, ainsi que de son Directeur des études, Daly Hamadi Diallo, assistés du CEO Famib, l’initiateur et fondateur de UVMALI, Amadou Diawara ainsi que du doyen Mamadou Diallo, professeur en informatique à la retraite. Ramatoulaye Dia, responsable de la Communication de UVMALI, est formelle : cette initiative participe d’une session d’informations sur la nouvelle université virtuelle qui est venue enrichir le paysage de l’enseignement supérieur au Mali. Il s’agit, d’après elle, d’expliquer, à la fois, l’utilité et les opportunités offertes ainsi que les avantages à étudier sur la plateforme UVMALI. L’UVMALI a été lancée le 7 novembre dernier. Elle a suscité beaucoup d’engouement auprès des néo-bacheliers, étudiants, parents d’élèves soucieux d’offrir un enseignement supérieur, de qualité, à leurs enfants ainsi que les professionnels déjà en activité, en quête de certifications reconnues. L’équipe dirigeante a été assaillie de demandes et, surtout. de quête d’informations. Les Journées portes ouvertes, en plus de l’interface de la plate-forme de UVM, permettent, ainsi, aux promoteurs de nouer des contacts physiques avec le public intéressé, d’apporter les réponses à l’avalanche de questions. Mamadou Doumbia, le DG de la nouvelle entité, a expliqué que la naissance de UVMALI constitue, pour le Mali, une alternative à la défaillance de moyens de l’Etat pour résorber les quelques milliers de néo-bacheliers, annuellement, non orientés par le département de l’Education du Mali ainsi qu’une partie importante de cette jeunesse privée d’une qualification professionnelle supérieure voire pas du tout qui viennent grossir la cohorte des chômeurs. Selon M. Doumbia, « il s’agit, donc, d’une offre sociale d’enseignement supérieur, accessible quasiment à tous. Le contenu de la plate-forme e-learning offert par l’université Virtuelle du Mali répond aux standards les plus exigeants des formations universitaires de pointe, à travers les potentialités et la diversité des formations de niveau relevé. Jusque-là, cette opportunité était quasi inaccessible pour la grande majorité de ceux aspirant à des normes d’études universitaires en vigueur dans les grands systèmes d’éducation occidentaux ou d’ailleurs. D’après Daly Hamadi Diallo, le Directeur des Etudes, au-delà du coût relativement bas, ramené à seulement 100.000 Fcfa des frais d’inscriptions, il s’agit d’une quasi gratuité au regard de l’excellence proposé. UVMALI a fait le choix de proposer l’accessibilité à la qualité pour le bénéfice du plus grand nombre. C’est que l’offre de formation de UVMALI s’appuie sur un partenariat dynamique et fécond. L’Université Virtuelle du Mali propose en enseignement des cursus de pointe qui intègrent les réseaux comme celui de l’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse et l’ensemble du réseau français de l’INSA, aujourd’hui une référence mondiale en matière d’études d’ingénierie. Ce partenariat est aussi étoffé par les conventions conclues avec des universités sœurs de la sous-région africaine, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la Tunisie. Un maillage de possibilités d’études supérieures de qualité complété par le dense réseau des universités du monde islamique (CINVU). Cet important système de partenariat offre autant d’opportunités de co-diplomation internationale (des sanctions académiques reconnues dans les pays de ces différentes universités) qui est un gage de rigueur des formations reçues. Car Amadou Diawara est catégorique: « les examens ne seront pas proposés à Bamako, pas plus que les copies n’y seront corrigée »s L’UVMALI a souscrit au principe des exigences de ses différents partenaires quant à la qualité, la rigueur et le niveau des cours. Ce qui explique le profil des formations et des certifications, particulièrement adaptées au monde du travail et de l’entreprenariat, un secteur multiforme en constante évolution par la création de nouveaux besoins et donc de nouveaux métiers. D’où la mise en place d’un incubateur déjà fonctionnel, au service des étudiants dans les locaux du Groupe Famib. Selon Ramatoulaye Dia, la Directrice de la Communication de UVMALI, il s’agit d’inciter les étudiants à se lancer dans la création de leurs propres projets, en les formant, les assistant et en leur assurant un accompagnement jusqu’à la phase de réalisation. « L’idée d’un enseignement supérieur virtuel trotte dans les esprits depuis une quinzaine d’années au Mali », assure le doyen Mamadou Diallo, lui-même, un mordu de cette ressource éducative et qui, 51 ans encore après son bac en poche et à la retraite, depuis quelques années déjà, continue, néanmoins, de surfer entre les grandes universités du monde. «On ne cesse jamais de rechercher le savoir et la jeunesse doit saisir cette immense opportunité de formation et de perfectionnement qui offre un niveau d’études aux standards internationaux des plus grandes universités du monde», conseille cet expert des études universitaires qui veille. Désormais, sur la qualité et la conformité aux normes internationales des contenus éducatifs de l’Université Virtuelle du Mali. Dans l’esprit de son fondateur, il s’agit d’un concept novateur inscrit dans le crédo social de l’entreprise numérique et consistant « à déployer une plateforme de formation adaptée au contexte malien et s’appuyant sur des ressources numériques ». Comme le souligne M. Diawara, « l’Université Virtuelle du Mali est une université malienne 100% e-learning basée à Bamako et qui a vocation de faciliter l’accès universel à l’enseignement supérieur de qualité pour la jeunesse malienne et africaine. «Rendre l’enseignement supérieur accessible à toutes les classes sociales au Mali», voilà l’ambition affichée par le fondateur de la nouvelle structure et patron du Groupe de nouvelles technologies Famib, en mettant cette université virtuelle au service de la jeunesse malienne. L’accès, grâce au partenariat avec Orange, se fait par connexion à une plate-forme dont l’interface permet l’orientation des postulants vers les formations et pour mieux guider leurs choix. UVMALI, encore désignée par l’Université Polytechnique Privée Kingui, UPP Kingui, comme l’annonce son slogan, c’est « Vivre son rêve en un clic ».
Yélimané : La FAO débourse 180 millions de francs CFA pour venir en aide à des petits exploitants agricoles
Yélimané, 8 décembre (AMAP)Le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation (FAO) a remis, le 2 décembre dernier à Yélimané, aux autorités administratives, un don en nature dont le montant est estimé à environ 180 millions de francs CFA, pour venir en aide à 200 petits exploitants agricoles démunis de 4 communes (Guidimé, Toya, Kremis, Kirané) du cercle, a constaté l’AMAP. A cet effet, les maraîchers ont bénéficié de 200 brouettes, 200 binettes, 200 arrosoirs, 500 kg de pomme de terre, des semences d’oignon, de choux et de tomates. Les éleveurs se sont partagés 125 chèvres tandis-que les aviculteurs ont reçu 125 poulets. La donation s’inscrit dans le cadre du projet de Collaboration Technique (PCT MLI 3703) dont la durée est de deux ans. Son objectif est d’appuyer les petits exploitants agricoles pour la résilience dans le contexte de l’adaptation au changement climatique. Il compte bien les faire sortir ainsi de la pauvreté. Les bénéficiaires ont salué la FAO pour la donation qui leur permettra de mener à bien leurs activités et d’en tirer profit. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence des autorités administratives, des conseils communaux, des conseils de villages ainsi que les services techniques de l’agriculture et de l’élevage. AS/KM (AMAP)
Bamako : Des taxis motos comme solution aux embouteillages
Reportage de Oumar Diakité Bamako, 08 décembre (AMAP) Une centaine de taxi motos, d’une marque japonaise, de couleur bleue, avec GPS et une assurance en cas d’accident, circulent à Bamako et sont sollicitées par des clients, comme solution aux bouchons, pour les courses quotidiennes. Les conducteurs, (hommes et dames) sont habillés en gilets et équipés pour satisfaire les besoins de transport via la technologie. « Vous voulez aller au travail, à l’école, au marché ? Ou bien vous avez besoin qu’on fasse votre course ? C’est simple, vous les appelez ou vous écrivez via Messenger, Facebook à ‘Moto Teliman’ », témoigne un client fidèle, avant que nous fassions connaissance avec ces moto taxis. Et de commenter : « on vous envoie un conducteur de moto qui va vous remettre un casque et vous emmener à destination. Cela coûtera 50% moins cher et 3 fois plus rapide qu’une voiture ». Cet échangé a suscité notre curiosité sur ce nouveau transport de personnes et de livraison par deux-roues à Bamako. C’est une start-up, la première qui offre un tel service. Pendant une semaine, nous avons remarqué, à travers la ville de Bamako, en différents lieux de stationnement, quelques taxis motos labélisées ‘Teliman’. Sur la route de Lassa (un quartier sur les collines, côté ouest de la ville), nous avons rencontré Ibrahim Diakité, un conducteur de ces taxi motos, pas peu fier de son travail, stationné sous les manguiers, en contrebas, à droite de la voie bitumée en direction de Kati. « Nous voulons aller à Lassa. C’est combien le prix de transport ? », nous nous adressons à lui. « 200 Fcfa », répond-t-il, la moto à côté, deux casques posés dessus dont l’un réservé au client. Nous enfourchons l’engin. En route, M. Diakité nous dit qu’il est un émigré malien de retour au pays et qu’il gagne, présentement, sa vie avec ce travail, avant de nous indiquer la direction de l’entreprise de taxi moto. « C’est un réseau de chauffeurs formés et équipés, une application mobile de tarification, un call-center, des motos avec GPS et une assurance en cas d’accident. Notre particularité est que nous mettons l’accent sur la sécurité et les prix abordables « , détaille notre chauffeur, nous motivant vouloir en savoir davantage en nous rendre à la direction de la start-up à Sogoniko, non loin du commissariat de police du 7ème arrondissement, dans une grande cour. BOURSE D’EXCELLENCE – Dans l’enceinte, un parking pour motos, de marque, majoritairement, Djakarta, non pas de celle des engins de Teliman, mais des chauffeurs, beaucoup de chauffeurs. Nous apercevons une jeune dame en train de laver une assiette et un chauffeur de taxi moto assis auprès de la porte d’un bureau. Ce dernier nous apprend qu’elle est la première responsable de l’entreprise. « Je m’appelle Hawa Traoré. Je suis co-fondatrice et directrice générale de la start-up Teliman. Je dirige Teliman avec Abdoulaye Maïga, co-fondateur et directeur Informatique ». Les présentations sont, ainsi, faites. Alors que nous pensions que le projet appartenait à un étranger, elle dut : « Nous sommes, tous les deux, maliens. Après le baccalauréat au Mali, nous avons, tous les deux, obtenu une bourse pour poursuivre nos études supérieures en France (La Bourse d’Excellence). Je suis ingénieure en Génie mécanique-industrie (Arts et Métiers) de formation et Abdoulaye est Ingénieur informatique (Centrale Paris) », précise la patronne de Teliman Taxi-moto. Mme Traoré est de la promotion 2008 de la Bourse d’Excellence et a été, d’ailleurs, la première nationale du Baccalauréat 2008, détail important qu’elle ne souhaite pas mettre en exergue. Abdoulaye Maïga est son aîné. Il est de la promotion 2007. Après quelques années d’expérience professionnelle à l’étranger, dit-elle, nous sommes rentrés au Mali pour lancer la start-up Teliman avec le partenariat » d’un concessionnaire de la place « qui a cru au projet dès les premières heures ». Selon elle, il s’agit de rendre à l’Etat du Mali la monnaie de sa pièce, en contribuant à la solution du chômage des jeunes. « Nous souhaitons contribuer au développement du Mali, en proposant une solution innovante qui répond à un besoin, au niveau du transport, tout en créant des emplois formels pour une population jeune en forte croissance », justifie la jeune dame. IDEE DU PROJET – Selon Hawa Traoré, l’idée de Teliman est venue du constat qu’à Bamako, comme dans beaucoup de capitales africaines, il y a une réelle difficulté de mobilité a travers le transport. Il y a beaucoup d’embouteillages, pas assez d’infrastructures et pas de réseaux de transport organisés pour servir la population en forte croissance et desservir les nombreuses zones isolées. « Heureusement, les Africains sont intelligents et ont trouvé une solution : la moto », se réjoui-t-elle. « C’est rapide, c’est tout terrain et pas cher », commente notre interlocutrice. Cependant, le secteur du taxi-moto est en général chaotique. Les passagers ont peur pour leur sécurité, les chauffeurs ont des difficultés à financer leur engin et de faire face aux aléas de ce métier (accidents, maintenance). Les autorités craignent l’anarchie dans la ville. « C’est fort de ce constat, soutient Hawa Traoré, que notre solution est née : conserver les avantages de la moto, sans les inconvénients ». « Cette solution, précise-t-elle, est, avant tout, un réseau de chauffeurs professionnels formés, équipés avec des équipements de bonne qualité, pour satisfaire les besoins de transport en utilisant la technologie ». En effet, Teliman est la première start-up offrant un service de transport de personnes et livraison par taxi-moto à Bamako. Des motos assez confortables, bien entretenues. Des chauffeurs indépendants formés et suivis. « La sécurité du conducteur et du passager sur la route se matérialise par les casques, l’assurance en cas d’accident, le GPS sur les motos », rassure la co-fondatrice de l’entreprise Elle ajoute qu’un service client, à l’écoute, existe depuis mai 2018 et les chauffeurs desservent toute la capitale malienne. « Le réseau compte, aujourd’hui, une centaine de chauffeurs indépendants dont 5 femmes », souligne Mme Traoré. S’y ajoute une vingtaine de personnes pour le management. Les réussites en un an et demi se résument, d’après elle, « en la facilitation du quotidien des Bamakois avec un transport rapide et accessible ». Elle cite, aussi, la contribution au développement du Mali, avec la création d’une

