Diéma : Une croyance populaire veut qu’on ne lave pas le visage de l’enfant, sinon…

Par Ouka Ba Diéma, 23 janvier (AMAP) Dans le Cercle de Diéma, rares sont les mamans qui lavent le visage de leurs enfants, à leur réveil le matin. L’eau ne touche le visage de l’enfant qu’au moment où on procède à son bain ou s’il a mal aux yeux. Un comportement non hygiénique qui, selon les spécialistes, est nuisible à la santé visuelle de l’enfant mais qui perdure toujours. Les moments de bain de l’enfant dépendent, souvent, de la disponibilité de la mère ou, même, de ses humeurs. En période de fraicheur, certaines femmes évitent de plonger, quotidiennement, dans l’eau leur progéniture pour ne pas l’exposer à des maladies respiratoires dont le traitement coûte, parfois, très cher. Elles se contentent de nettoyer le corps de l’enfant avec une éponge mouillée. Selon une croyance populaire, quand on lave toujours le visage de l’enfant, à son réveil, le matin, il deviendra un escroc, il racontera tout ce qu’il verra ou entendra, il sera, d’après Seydou, « comme une vieille cloche qu’on n’a pas besoin de sonner pour cliqueter. Le vœu de chaque femme, n’est-t-elle pas d’avoir des enfants bien éduqués, avec de bons comportements ? Il est, aussi, vrai que tout bon parent a le devoir d’inculquer à ses enfants des qualités et des valeurs communément admises dans la société. C’est pourquoi, au moment de son initiation, l’enfant apprend surtout à garder le secret. « Un enfant doit être maître de sa bouche », déclare, en substance, une femme qui n’a jamais voulu laver le visage de ses enfants, malgré l’insistance de son époux. Dans le campement où habite Binta, une transhumante peulh, on cherche d’abord à boire et à faire abreuver les animaux, avant de songer à se verser de l’eau sur le corps. A propos, la dame n’y voit aucun inconvénient. « Au moment venu, l’enfant se débrouillera, tout seul, pour se laver le visage », renchérit-elle. Une croyance populaire ancrée dans les habitudes des femmes. La règle consiste à  laisser l’enfant jusqu’à ce qu’il soit capable de faire, tout seul, son hygiène corporelle. Il pourrait, ainsi, se laver le visage. Peu importe le temps que cela prendra. TENACE SUPERSTITION – Le phénomène est général, y compris chez les femmes censées être des intellectuelles. Soumba fustige cette situation irrationnelle. Elle pense que c’est par paresse que beaucoup de femmes ne font pas, quotidiennement, la toilette de leurs enfants. Superstitieuses ou non, les femmes refusent, du moins,  elles se méfient d’aller à contre courant de la croyance populaire si intériorisée et si tenace. Le prêcheur Drissa, répond que « beaucoup de personnes sont hors du chemin de Dieu ».  « Laver le visage de l’enfant, à son réveil le matin, ne peut aucunement le  transformer en rien. « C’est une idée à bannir. L’Islam conseille la propreté », poursuit le religieux, qui prenait goulûment son petit déjeuner, avant d’embarquer dans un bus. Aliou, rencontré en ville, soutient que scientifiquement, cette allégation ne tient pas debout. « En aucune manière, le simple fait de laver le visage d’un enfant, ne peut influer négativement sur son comportement. Au contraire, cela contribue à son bien-être », dit-il, en grinçant des dents. Méconnaissant, jusque-là, les raisons de cette pratique qu’elle qualifie de sale, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), Mariam Soucko, compte désormais insérer dans son programme, avec l’aide de certains partenaires, des activités de sensibilisation sur le lavage du visage des enfants, compte tenu des nombreuses maladies oculaires auxquelles ceux-ci s’exposent. Interrogé sur le sujet, l’assistant médical en ophtalmologie, Salif Sidibé, a signalé que ne pas laver le visage de l’enfant, à son réveil, « pourrait entraîner chez lui des maladies oculaires dangereuses, notamment le trachome ». L’ophtalmologiste explique qu’au cours de ses tournées périodiques de dépistage et de chirurgie de la cataracte, dans les aires de santé, il essaie de convaincre les parents de prendre des mesures pour une meilleure prévention de la conjonctivite chez leurs enfants. Cette croyance n’est pas totalement effacée de l’esprit des populations, Loin s’en faut. Les enfants du Cercle de Diéma continuent d’en souffrir. OB/MD (AMAP)    

Marche des enseignants à Kayes

Kayes, 23 janvier (AMAP) Le Collectif des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 a organisé, jeudi, à Kayes une marche pacifique pour exiger l’application de l’article 39 qui leur confère une augmentation des salaires à hauteur de 20%, a constaté l’AMAP. Les marcheurs sont partis de la Tribune de l’indépendance au gouvernorat, en passant par le rond-point Harlem et le camp militaire. Peu après l’arrivée, le gouverneur de la région de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, est allé rencontrer les organisateurs de la marche rassemblés devant le portail du gouvernorat. Il ressort des différentes interventions que les enseignants, tout comme les parents, n’entendent pas baisser les bras tant que le gouvernement ne créera pas les conditions de la reprise des cours dans les écoles (préscolaire, fondamentale et secondaire). « Je vais transmettre votre déclaration à qui de droit. Vous (les enseignants) êtes essentiels. L’activité de l’enseignant est primordiale dans la vie de la nation. Vous êtes au départ et à l’arrivée de tout. Revendiquez vos droits dans l’ordre et la discipline », a déclaré le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé. Le discours du gouverneur a été fortement apprécié par les organisateurs de la marche. Cette marche a enregistré la participation des enseignants à la retraite. Toutes les écoles publiques de la Cité des rails sont affectées par la grève de 14 jours qui a débuté le 21 janvier 2020. La participation des écoles privées à ces mouvements fait l’objet de  débats au sein du Collectif des syndicats. BMS/MD (AMAP)

Festival international soninké : Rendez-vous à Banjul (Gambie) en février

Bamako, 23 janvier (AMAP) Le 6e Festival international Soninké (FISO) se déroulera, du 20 au 24 février, à Banjul, dans la capitale gambienne, ont annoncé ses initiateurs, le week-end dernier, lors du lancement des activités de ce rendez-vous culturel, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le thème retenu cette année est : « Agriculture comme solution alternative à l’émigration des jeunes ». Il remet sur le tapis la problématique de l’émigration dans les pays africains où elle constitue vrai casse-tête, à la fois, pour les pays d’origine et ceux d’accueil des migrants. Cette année, plusieurs activités sont programmées notamment, une exposition d’objets d’art, des conférences, des rencontres culturelles mais, aussi, économiques. Il y aura également des stands pour des opérateurs économiques des différents pays participants. C’est dans une ambiance de fête, empreinte de fraternité que le lancement des activités du FISO a eu lieu en présence de l’ancien président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, qui conduira la délégation malienne, des membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, parrain de l’événement, et du président de l’Association culturelle Soninké-Mali (ACS), Dr Abrahamane Sylla. Etaient aussi présentes des délégations venues d’Afrique et d’ailleurs. « Aucune culture ne peut se développer sans sa langue », a expliqué l’ancien président Dioncounda Traoré. Pour lui, le FISO, devenu une tradition, se veut un espace de promotion de la culture soninké. Il a rendu un hommage mérité à Hamey Cissé et Diadié Soumaré pour avoir porté haut le flambeau de la culture soninké. Selon Diouncounda Traoré, après 2018, le FISO a pris une autre dimension, avec l’implication personnelle des chefs d’Etat des pays de culture soninké. «Il s’agit d’afficher mais, surtout, d’assumer ce que nous sommes », a-t-il indiqué avant de rappeler les qualités des Soninkés, à savoir le vivre ensemble, le sens de l’honnêteté, de la solidarité et de la justice qui ont permis de fonder le grand empire du Ouagadou. Dr Abrahamane Sylla a souligné l’intérêt de la communauté africaine pour cette rencontre inter-culturelle. Il a salué l’engagement du président malien, à travers son soutien financier dans l’organisation du FISO, et rappelé les premières initiatives de création de l’Association soninké. L’ACS-Mali a été initiée, en 1946, par le président Modibo Keita avant l’indépendance du Mali. Après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, d’illustres personnalités de la communauté soninké ont porté haut le flambeau de la culture pour en faire un outil de développement socio-économique. « L’association est en train de se restructurer pour devenir encore plus représentative et mieux ancrée dans nos valeurs, en symbiose avec les réalités du moment », a poursuivi M. Sylla, ajoutant que « partout dans le monde, les Soninkés ont défendu leur culture particulière ». Le président de l’ACS a fait un bref rappel de l’histoire de la communauté soninké, venue de la haute Egypte et fondatrice de l’empire du Ghana avec une vocation fédératrice. Elle est à cheval entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Mali, d’où elle tire ses racines. A en croire Abrahamane Sylla, « la force de la communauté soninké réside dans son caractère humain, notamment le sens du partage, de la solidarité et du travail ». Auparavant, les jeunes ont chanté l’Hymne national en soninké. Les représentants de délégations ont exprimé leur engagement à réussir l’événement dans la capitale gambienne « pour partager la riche culture soninké ». AS/MD (AMAP)          

Koro : Sept militaires maliens tués et huit blessés dans une attaque à Dioungani

Koro, 23 janvier (AMAP) Sept soldats maliens ont été tués et huit blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés, dans la nuit du mercredi au jeudi, à Dioungani, localité située à 52 km de la ville de Koro, dans la Région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le bilan officiel fait, également, état de 4 véhicules calcinés et d’une moto calciné, des hommes armés non identifiés ont attaqué, aux environs de 22 heures, le poste de sécurité des Forces armées maliennes (FAMa), selon la même source. Notre source qui ne précise pas la direction prise par les terroristes, encore moins les  moyens de transport qu’ils utilisent ou leur motivation, déclare qu’un renfort a été dépêché sur les lieux pour sécuriser la zone, de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants ou leurs complices. Les groupes terroristes sont très actifs dans la commune de Dioungani. Plusieurs routes, de la contrée, ont été minées par de présumés groupes terroristes. Dans cette partie du cercle de Koro, entre 2018 et 2020, il y a eu plus d’une quinzaine d’attaques aux Engins explosifs improvisés (EEI) faisant plusieurs morts civiles et militaires. Le 27 février 2019, ce même poste ils a été attaqué, faisant deux blessés cotés FAMAs et 7 tués coté terroristes. Dès les premières heures de l’attaque de ce mercredi soir, des renforts ont été déployés sur le terrain pour secourir les éléments du poste et engager une poursuite contre les groupes terroristes. KM (AMAP)

Niono : L’AMAPROS organise un concours sur la citoyenneté et le civisme

Niono, 23 janvier (AMAP) L’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS) dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’Appui à l’Education Civique et Politique (PAECP) a organisé mardi à Niono, un concours sur la citoyenneté et le civisme entre les élèves des écoles cibles du programme, sous la présidence du directeur du centre d’animation pédagogique (CAP), Modibo Traoré, a constaté l’AMAP. Il s’agissait d’évaluer les connaissances des élèves, les encourager à adopter des comportements responsables en respectant les symboles de l’Etat. Le coordinateur du programme,  Mohomoudou Maiga  a saisi l’occasion pour remercier l’Union Européenne pour son initiative dans le cadre contextuel de notre pays. Le directeur du CAP, Modibo Traoré a, pour sa part, déclaré que l’effritement des comportements civiques et moraux a conduit le pays dans la situation que nous vivons aujourd’hui et que l’action du PAECP pourrait s’inscrire dans différentes réponses à cette crise. Au terme de l’évaluation,  les dix meilleurs élèves ont reçu chacun un kit scolaire, les vingt autres des prix de consolation, et les écoles cibles du programme ont reçu chacune le matériel didactique. Le concours a été organisé simultanément dans les cercles de Kita, Koulikoro, Kolondiéba, San, Macina et Niono. MS/KM (AMAP)

Gao accueille le Premier Ministre, samedi

Gao, 23 janvier (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé est attendu samedi à Gao où il inaugurera les travaux urbains, procédera à la pose de la première pierre de la route Sevaré-Gao avant de rencontrer les forces vives de la Région, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite mercredi par le directeur de cabinet du gouverneur de Gao, Cheick Fanta Mady Bouaré qui a également précisé que le chef du gouvernement visitera  l’aérogare de la Cité des Askia avant de se rendre à Ansongo pour partagera un repas de corps avec les forces de sécurité. La  commission régionale mise en place à cet effet a tenu mercredi sa première réunion sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Cheick Fanta Mady Bouaré, pour les préparatifs de la mission du Premier Ministre à Gao. AT/KM (AMAP)

Les élections législatives annoncées pour le 29 mars 2020 (Conseil des ministres)

Bamako, 22 janvier (AMAP) Le Conseil des ministres a adopté, mercredi, un projet de décret qui convoque “le collège électoral, le dimanche 29 mars 2020, sur toute l’étendue du territoire national, à l’effet de procéder à l’élection des députés à l’Assemblée nationale”, annonce le communiqué du Conseil. Réuni en session ordinaire, dans la salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la direction du président Ibrahim Boubacar Keïta, sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté ce texte “portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale”. “La campagne électorale, à l’occasion du premier tour, est ouverte, le dimanche 08 mars 2020, à zéro heure. Elle est close, le vendredi 27 mars 2020, à minuit”, ajoute la même source. Un second tour a lieu le dimanche 19 avril 2020 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. La campagne électorale à l’occasion du deuxième tour est ouverte le lendemain de la proclamation des résultats définitifs du premier tour. Elle est close le vendredi 17 avril 2020 à minuit. MD (AMAP)  

Phase II du Projet d’alimentation en eau potable de Bamako: Les équipements en marche à partir d’avril prochain

Bamako, 22 janvier (AMAP) La mise en marche des équipements de production d’eau de la 2èphase du Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako, à partir de la localité de Kabala, prés de Bamako, commencera, sauf changement imprévu, à partir du mois d’avril prochain, a annoncé, mardi, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué. Sambou Wagué, accompagné de responsables des services techniques de son département, a, dans le cadre du suivi périodique, visité le chantier de la Phase II du projet Kabala devant mettre fin au calvaire des Bamakois en matière d’accès à l’eau potable. A l’issue de sa visite, le ministre Wagué a indiqué qu’un agenda avait été établi pour une reprise totale de cet ouvrage qui avait pris feu. «Tout ce qui avait été décidé a été mis en œuvre. Les équipements brulés ont été carrément remplacés par des outils neufs par des entreprises spécialisées. Et le nouvel agenda prévoit qu’au plus tard, au 2ètrimestre 2020, nous pourrons nous attendre à la mise en service de la 2è phase», a déclaré le chef du département. Pour la satisfaction immédiate des besoins en eau de la ville de Bamako et environs, Sambou Wagué a instruit le groupement d’entreprises en charge des travaux de s’investir davantage, afin de réduire le délai initial (30 juin 2020) prévu pour la fin des travaux. En réponse, Mikaël Monteiro, responsable du groupement, chef de station en assistance technique de la société «SUEZ» et mandataire du groupement d’entreprise sur le projet Kabala lot 2 en, a promis que tout sera mis en œuvre pour respecter le délai. «Nous avons bien reçu le message. Nous mettrons tout en œuvre pour raccourcir cette date», a dit M. Monteiro, avant d’assurer qu’une date effective de fin des travaux, sera validée très bientôt, en collaboration avec toutes les parties prenantes au lot 2 du projet. Le projet avait connu une interruption en novembre 2018, suite à un incendie qui a ravagé des équipements. Le lancement de la 1èrephase du projet Kabala a eu lieu il y a quelques mois, sous la présidence du Premier ministre, Dr Boubou Cissé. BBC/MD (AMAP)    

FEBAK 2020 : Clients et exposants apprécient diversement

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako,  22 janvier (AMAP) La 13è édition de la Foire exposition internationale de Bamako (FEBAK 2020) a débuté jeudi dernier. Ce grand rendez-vous de la capitale, qui s’achève le 2 février, sauf prorogation, s’est imposé comme un véritable espace de promotion économique, commerciale et du savoir-faire malien. Talents et pratiques innovants séduisent chaque année, visiteurs maliens et étrangers. Dès l’ouverture, le Parc d’exposition a commencé à enregistrer des visiteurs qui sont nombreux, surtout, la nuit. En témoigne l’affluence de ce samedi. Il est 21h30 mn, l’engouement est perceptible à quelques mètres de l’édifice situé sur la route de l’aéroport. Cette voie, généralement fluide la nuit, est prise d’assaut par des automobilistes qui stationnent le long du bitume. D’autres se garent sur les trottoirs ou dans les rues adjacentes. Ils sont, à cet effet, guidés par de jeunes garçons devenus des agents de surveillance des véhicules pour la circonstance. Devant l’entrée du Parc, grouille du monde. Il y a des gens de tous âges. Des vendeurs de jeux pour enfant exposent leurs marchandises à même le sol. Dans la foule, de jeunes garçons et filles, qui n’ont pas les moyens, sollicitent inlassablement une aide financière des visiteurs pour accéder à l’enceinte. Devant les guichets, on observe une longue file. Cette année, environ 300.000 visiteurs sont attendus à ce rendez-vous considéré comme la plus importante des manifestations commerciales du Mali. L’accès aux lieux est conditionné à la présentation d’un ticket vendu à 500 Fcfa. Le visiteur doit, également, se prêter à une fouille minutieuse par des agents de sécurité. Une fois à l’intérieur, deux options s’offrent à lui : il peut se diriger vers les chapiteaux installés à gauche ou prendre la droite pour accéder aux hangars. Des deux côtés, des animations à l’allure de publicité invitent les clients. GAMME DE PRODUITS – Un millier d’exposants, composés de commerçants, d’industriels et prestataires de services, participent à la foire. Ils viennent de Bamako et des différentes régions du pays. Il y a, aussi, des étrangers venus du Burkina Faso, du Sénégal, de l’Iran, de l’Inde, du Niger. Nos compatriotes exposent une gamme de produits notamment agricoles et miniers.Chacun s’emploie à attirer la clientèle vers ses produits : équipements bureautiques, articles électro ménagers, habits, chaussures, produits agroalimentaires, livres, matériels agricoles, sanitaire et volaille. Si certains s’attendent à faire de bonnes affaires, d’autres, par contre, cherchent à remplir leurs carnets d’adresse en nouant des partenariats. Si l’exposition est une opportunité à ne pas rater pour les clients. Pour les exposants, l’étroitesse des stands ou leurs prix pénalisent les ventes. Kadidiatou Talla est venue du Sénégal. Debout au milieu de quatre gros sacs remplis d’articles, elle s’apprête à les déballer. «Avec mes deux sœurs, nous sommes venues avec de jolis habits, des robes, poupées, encens et foulards. Nous sommes en train de nous installer et espérons vendre le maximum», confie celle qui est à sa première participation à la FEBAK. Non loin des sœurs sénégalaises, se trouve le stand de Adama Traoré, un vendeur d’habits féminins. Ce jeune malien se plaint de l’étroitesse des stands par rapport à la foire précédente. «Nous ne pouvons pas exposer tout ce que nous avons apporté. Nous n’avons pas de lieu d’essayage pour nos clients», enchaîne un de ses collègues qui invite les organisateurs à tenir compte de ces détails, lors de la prochaine édition. Adama espère nouer surtout des partenariats: «Nous ne sommes pas là seulement pour vendre mais, également, pour tisser des relations. La FEBAK regroupe des personnes de différentes nationalités et c’est l’occasion d’élargir nos carnets d’adresse. Toute chose qui pourra être utile pour notre commerce». Pour le moment, le commerçant se réjouit du rythme de ses ventes. DE BONNES AFFAIRES – Contrairement à lui, d’autres exposants doivent attendre encore pour espérer tirer leur épingle du jeu. Assise sur une chaise, Mme Diarra Fatoumata Zerbo, venue du Burkina Faso, semble un peu découragée. Vendeuse de beurre de karité, de bonbons fabriqués à base de pain de singe et d’habits, cette habituée de la FEBAK trouve excessif le prix des chapiteaux qu’elle n’a pas pu se procurer cette année. «C’est trop, 450.000 Fcfa pour deux ou trois semaines. Je participe à plusieurs expositions à travers le monde. Les Maliens exagèrent en ce qui concerne les prix. Je suis sûre que certains exposants ne reviendront plus», dit-elle. Pourtant, d’autres trouvent abordable le prix des places sous les chapiteaux. Ainsi, Bamba Sow, un exposant sénégalais, pense que tout dépend du produit à vendre. «D’autres peuvent dire que ce n’est pas raisonnable, car avec leurs marchandises, ils ne peuvent pas s’en sortir», affirme-t-il, comme pour dire que les stands sont faits en fonction des moyens financiers des exposants. Ce que semble confirmer une exposante béninoise, Jeanne, intéressée par les chapiteaux, dont elle comprend mal l’indisponibilité. Debout dans son stand, elle lance, la mine peu réjouie: «Je n’arrive pas à exposer, car l’endroit tel qu’il a été construit ne m’arrange pas pour exposer les produits. Les clients ne viennent pas de notre côté. La voiture garée là, nous masque. Tous les clients qui viennent, se dirigent vers les chapiteaux. Nous avons fait quatre jours de route dans l’espoir de vider notre stock», confie-t-elle. La Béninoise se dit étonnée d’apprendre qu’il n’y a pas de chapiteaux disponibles pendant que certains continuent à en avoir. Elle invite donc les organisateurs à revoir leur façon de travailler afin de mettre tout le monde à l’aise. Comme l’a dit Jeanne, à l’intérieur des chapiteaux, il y  a du monde. Venus en famille, en couple ou seuls, des clients défilent entre les stands. Si les uns achètent, les autres se plaisent juste à faire du lèche-vitrine. Djénéba Fomba et son ami, arrivés depuis plusieurs minutes, se promènent d’un stand à un autre. «Nous avons pu acheter des biscuits et quelques jouets pour les enfants. Nous avons, également, repéré des articles et comptons revenir les acheter une fois les salaires tombés», nous dit cette fonctionnaire qui trouve les prix abordables. Abondant dans le même sens, Mme Touré

CEDEAO : Consultations nationales pour l’élaboration de la Vision Post 2020 

Bamako, 22 janvier (AMAP) Le ministère de l’Intégration africaine, en collaboration avec la commission de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tient, du 21 au 22 janvier, des consultations nationales sur l’élaboration de la vision post 2020 de la CEDEAO. Ces consultations, ont lieu avant l’expiration de la Vision 2020 et l’entrée en vigueur prochaine de la Vision post 2020 de l’organisation sous régionale qui recueille les avis, attentes, suggestions et  propositions de ses populations Au Mali, le lancement des travaux de cette session de deux jours, a été présidé par le ministre de l’Intégration africaine, Me Baber Gano. Il avait à ses côtés les représentants du président de la Commission de la CEDEAO, Boly Hamidou et du maire de la Commune III, Issa Niambélé. Au cours de l’atelier, qui doit se tenir dans les 15 pays membres de la CEDEAO, chaque bureau national doit s’assurer que le Plan de la vision post 2020 CEDEAO reflètera les besoins et aspirations des populations ouest-africaines. Spécifiquement, il s’agit d’encourager les citoyens à débattre de leurs perspectives au sujet des thématiques comme : les réalisations de la CEDEAO au cours de la mise en œuvre de la Vision 2020, les nouveaux défis de développement ainsi que les différentes aspirations à long terme de la région « Afrique de l’Ouest » dans les 50 années à venir. En juin 2007, les Etats membres de la CEDEAO ont adopté une vision à long terme pour 2020. A travers cette vision, les 15 pays de l’organisation sous régionale ont convenu de la création d’une région sans frontière, pacifique, prospère et cohérente. Une région fondée sur une bonne gouvernance, où les gens peuvent avoir accès à ses énormes ressources, les exploiter en créant des possibilités de développement durable et de préservation de l’environnement. Cette vision va, alors, s’articler au tour de cinq piliers principaux. Il s’agit de : l’exploitation des ressources régionales par le développement humain et son autonomisation, la paix et la sécurité qui visent à débarrasser la région de ses multiples conflits récurrents, la gouvernance en vue d’atteindre les objectifs de la vision 2020 et l’intégration économique et monétaire caractérisée par un marché régional intégré et unique, soutenu par une monnaie commune et le développement du secteur privé. D’après le ministre de l’Intégration africaine, la Vision 2020 et le Cadre stratégique 2020 expirent fin décembre 2020. C’est dans cette perspective qu’en décembre 2018, le Conseil des ministres de la CEDEAO a adopté la feuille de route d’évaluation de la Vision 2020. C’était lors de la  90èsession ordinaire de l’organisation régionale, tenue à Abuja (Nigeria). Cette feuille de route prévoyait l’organisation de consultations nationales dans tous les pays membres. « Cela, en vue de recueillir leurs attentes et recommandations pour la réalisation des objectifs de la Vison post 2020 », a affirmé le ministre Me Baber Gano, ajoutant que ces rencontres doivent être inclusives et partitives. Après ces premières évaluations, une seconde évaluation sera, également, organisée en mars prochain. Le ministre de l’Intégration africaine a rappelé que le Mali a toujours été un acteur de premier plan en matière d’intégration africaine. A ce titre il a, entre autres, cité la création d’un ministère dédié à l’intégration africaine et la place que réserve notre hymne national à l’Unité africaine. De son côté, Boly Hamidou a  rappelé  les réalisations de la Commission de la CEDEAO dans les domaines de la santé, des infrastructures routières, de l’éducation et de la sécurité. Boly Hamidou a relevé que la nouvelle décennie qui commence, l’union monétaire et la sécurité seront les sujets majeurs que portera la CEDEAO. ABM/MD (AMAP)