Tombouctou : Plusieurs personnes arrêtées en possession de 10 urnes de vote

Tombouctou, 29 mars (AMAP)Les Forces armées du Mali (FAMa) ont arrêté, dimanche après-midi, 19 personnes en possession de 10 urnes de vote, à Tombouctou-Sanfil, a appris l’AMAP de source militaire. La patrouille militaire qui a mené l’opération était commandée par le chef du Bataillon reconstitué des FAMa. Après identification, les intéressés seront remis au commissariat de police pour enquête. Le matin, les opérations de vote avaient commencé dans le calme à Tombouctou. Il était 8h quand le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koïna Ag Ahmadou et sa délégation composé des autorités administratives locales, du superviseur national de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) et des membres de la Commission régionale des élections sont arrivés au centre de l’école Mahamane Fondogoumo du quartier Abaradjou, qui compte 11 bureaux de vote. Le gouverneur a voté dans le bureau N°1. Koïna Ag Ahmadou  a, ensuite visité le bureau N°2 où il a pu constater, comme dans le bureau N°1, la présence du matériel  de vote, des présidents de bureaux, des assesseurs, des mandataires des candidats des partis en lice, des observateurs etc. Compte tenu de l’enjeu et du contexte sécuritaire, les forces de défense et de sécurité, la protection civile et la Mission intégrée multidimensionnelle des mations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) étaient déployées dans tous les centres mais aussi à travers la ville. Après le centre de l’école Mahamane Fondogoumo, la délégation s’est rendue à l’autre bout de la ville, à l’école A.B. Santao où le maire de la ville a accompli son devoir civique. Sur place, le gouverneur a pu constater que toutes les conditions étaient réunies pour un bon déroulement du scrutin et pour des élections transparentes, apaisées et crédibles. Seule ombre au tableau, l’affluence était très faible dans les bureaux, surtout dans la matinée. Pourtant, dans leur QG de campagne, tous les partis politiques ont mis les moyens à la disposition de leurs militants pour les inciter à voter. La région de Tombouctou compte 381.199 électeurs, repartis en 1523 bureaux de vote. Le nombre de candidats en lice est de 43. MS/MD (AMAP)

Couvre-feu : La patrouille est dissuasive

Par Mohamed TRAORE Bamako, 29 mars (AMAP) Le pays vit sous couvre feu depuis la semaine dernière. Pandémie du coronavirus oblige. Les policiers mènent des patrouilles de nuit pour faire respecter la décision destinée a freiner la propagation du Covid-19 d au sein de la population. C’est à partir de 21 heures que le couvre-feu entre en vigueur sur toute l’étendue du territoire. Un millier d’agents des forces de défense et de sécurité sont été mobilisés pour la circonstance. Ils sont policiers du Groupement mobile de sécurité, de la Brigade spéciale d’intervention, de la Brigade anti-criminalité auxquels s’ajoutent des gardes. Ces agents des forces de défense et de sécurité étaient massivement déployés, dans la nuit du vendredi au samedi, pour la deuxième fois consécutive, à travers le District de Bamako. Mission : faire respecter la décision des autorités. Peu avant de prendre la route pour sillonner les quartiers de Bamako, la Cité des trois Caïmans, les patrouilleurs ont été rejoints par le directeur régional de la police nationale du District de Bamako, le contrôleur général de police Siaka Bouran Sidibé. C’est sous le monument de la paix, à quelques encablures de la Cité administrative que le départ de cette deuxième nuit de patrouille a été donné. L’officier supérieur de police avait à ses côtés outre le directeur régional de la protection civile, le lieutenant-colonel Adama Diatigui Diarra, les  commissaires de tous les arrondissements de la capitale ou leurs représentants. Siaka B. Sidibé était non seulement venu constater l’effectivité de la présence de ses hommes mais surtout leur rappeler les consignes à respecter et la conduite à tenir durant la patrouille dont la durée s’étend de 21 heures à 5 heures du matin. L’officier de police a tenu à attirer l’attention de ses éléments sur la difficulté de cette mission nocturne et aussi son utilité pour tous les citoyens, y compris les policiers eux-mêmes. « Les consignes sont claires. A partir de 21 heures, plus personne ne doit être aperçue dans la rue. C’est un couvre-feu, pas de complaisance. Mais pas de brutalité non plus. Vous êtes en mission de l’Etat certes mais aussi au service du citoyen », a rappelé le contrôleur général de police Siaka B. Sidibé devant plusieurs dizaines de policiers visiblement pressés d’en découdre avec les récalcitrants qu’ils rencontreront dans la rue sans motif valable. « Nous comptons sur vous et nous n’allons pas dormir jusqu’à 6 heures du matin. Nous vous demandons de faire preuve de beaucoup de professionnalisme », a-t-il lancé à ses hommes qui répondirent, en chœur : « Attaquez et bougez… Au boulot ». A 21 heures précises, les barrières sont posées de part et d’autre du pont Fahd Ibn Abdoul Aziz. Des dizaines de pick-up remplis d’hommes en uniforme ont démarré en trombe pour essaimer sur les deux rives du fleuve. Le chef des policiers, Talkie-Walkie en main, communique et coordonne tout sur place. De temps à autre, son convoi s’ébranle pour faire le tour de certaines zones susceptibles d’abriter des récalcitrants. Parlant de la première nuit de patrouille, le directeur régional de la police a souligné quelques écueils qui ont été vite surmontés. Selon ses estimations, la mesure a été respectée à 70%. Les patrouilleurs ont procédé à l’interpellation de plus de 300 personnes et saisi environ 200 engins. Pour cette deuxième nuit, les choses semblaient évoluer positivement. Déjà à 21 heures 30, les rues de la capitale étaient totalement désertes. Les consignes étaient respectées par les populations. C’est pourquoi, le directeur régional de la police nationale du District de Bamako a fait part de sa satisfaction quant à la nécessité et toute l’utilité d’une telle mesure, vu la montée fulgurante de la pandémie du Covid-19 dans notre pays. Il a invité nos compatriotes à la compréhension, pour l’intérêt de tous, les policiers y compris. MT/MD (AMAP)

Législatives : Une affluence timide et un bon déroulement sur la rive droite du District de Bamako

Bamako, 29 mars (AMAP) La rive droite du District de Bamako où le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a voté, dans la matinée de dimanche, a enregistré, dans certains centres, un bon déroulement des opérations de vote et une affluence timide. Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a voté hier au groupe scolaire du quartier Mali sur la rive droite du District de Bamako. Il a respecté les instructions sanitaires avant de voter dans le bureau numéro 1 du centre en commune V du District de Bamako. Lors de son vote, il a constaté que toutes les mesures  barrières sanitaires sont respectées. « Comme vous voyez, je me suis lavé les mains au savon, ensuite j’ai utilisé le gel hydro alcoolique à l’entrée de mon bureau de vote. Aussi  je me suis identifié avant de voter et j’ai encore lavé mes mains après le vote. J’attends sereinement la clôture des bureaux de vote » dit le ministre.  Sur la rive droite, l’affluence timide à notre passage dans certains centres de vote avant midi. Cependant, la présence des agents de sécurité (police, gendarmerie, garde nationale), la disponibilité du matériel électoral et le respect des mesures barrières contre la propagation de coronavirus étaient notables. Ce n’était pas la grande foule au groupe scolaire du Quartier-Mali. Les quelques électeurs venus ne s’attroupaient pas. Certains électeurs, n’ayant pas enlevé leur carte d’électeur, la cherchaient devant les bureaux de vote. « J’ai vraiment constaté que les mesures sanitaires sont aux normes. C’est bien organisé ici. Je suis rentré sans difficulté. J’ai voté après avoir respecté les mesures sanitaires. Ils n’ont qu’à continuer comme ça », a apprécié Youssouf Maïga, de l’encre sur le bout de doigt. Selon le directeur coordinateur dudit centre, Dramane Camara, le groupe scolaire du Quartier-Mali compte 19 bureaux de vote pour un peu plus de 9.000 électeurs inscrits. « Ici, il y a le gel dans tous les bureaux, le lavage des mains se fait  avec deux bocaux installés dans la cour. Tous nos matériels électoraux sont au complet. Nous avons procédé à quelques remplacements concernant les agents électoraux qui se sont absentés », a assuré M. Camara Au groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga de Baladabougou, des forces de l’ordre assuraient la sécurité dans l’enceinte. La présence du dispositif sanitaire mettait davantage en confiance les électeurs. Dans le bureau numéro 13, la présidente, Marie Coulibaly, a noté le peu d’affluence, aux environs de 10h30. En revanche, tous les assesseurs ainsi que les matériels électoraux étaient présents. Cependant, nous n’avons remarqué la présence d’aucun membre de la CENI ni d’une organisation d’observateurs indépendants. En commune VI, précisément au Centre de vote 1 de Sogoniko, nous avons constaté des attroupements. Selon le coordinateur, Mamadou Sidibé, cet incident est survenu suite aux remplacements des assesseurs qui se sont portés absents. Sur place, le dispositif sanitaire et les agents de sécurité étaient bien visibles. OD/MD (AMAP)  

Coronavirus : La pandémie pousse à faire des provisions

Par Fatoumata Napho Bamako, 29 mars (AMAP) Les Maliens se sont bousculés aux portes des grands magasins de denrées alimentaires et des marchés de vente de condiments pour se constituer un stock dans la hantise d’un éventuel confinement.L’opinion publique malienne voir, à travers les médias, le confinement de millions de gens dans les pays durement affectés par le coronavirus, notamment l’Italie, la Chine, l’Espagne et la France. Même dans ces pays, où les gens ont le sens de l’organisation et de la planification, la difficulté à s’approvisionner en denrées alimentaires de première nécessité dans un contexte de coronavirus est une triste et navrante réalité. Quid du Mali qui a révélé ses premiers cas de Covid-19, la semaine dernière ? Le peuple malien ne boxe pas dans la même catégorie que les Européens et les Asiatiques, en termes d’organisation et de gestion des ressources financières. Le citoyen lambda ne nourrit plus l’illusion de voir les pays contenir la pandémie du coronavirus dans un proche avenir. A cet effet, il entend prendre les dispositions utiles pour se mettre à l’abri du besoin en cas de confinement de la population. Certains se préparent au pire. Ainsi, la semaine dernière, les consommateurs se bousculaient aux portillons des grands magasins de produits alimentaires et dans les marchés de vente de condiments. Après la confirmation des cas de coronavirus sur les antennes de nos confrères de l’ORTM 1, mercredi matin, les choses se sont accélérées dans l’après-midi. Les alimentations et autres supermarchés grouillaient de monde. Chacun voulait s’approvisionner avec l’idée de se mettre à l’abri, en cas de confinement ou d’une éventuelle flambée des prix de denrées alimentaires (parce que nos compatriotes sont coutumiers du fait, à la moindre crise, les prix prennent l’ascenseur par la faute des spéculateurs). Dans les magasins visités par notre équipe de reportage, les clients qui ne portaient pas de cache-nez pouvaient être comptés du bout des doigts. Ces moyens de protection individuels étaient divers et variés. D’autres clients portaient, en plus, des gants. Piétons, motocyclistes conducteurs de voitures s’étaient tous mis en mode prévention et lutte contre la pandémie du  coronavirus. A «Niono placi» (place de Niono), il y avait une large gamme de produits alimentaires avec des céréales, poissons fumés, oignons, épices et pommes de terre. Ce marché pourvoit aussi en  ustensiles de cuisine. Il était pris d’assaut par la clientèle qui voulait se constituer un stock pour d’éventuels jours difficiles. Des bagagistes fonctionnaient à plein régime. Ils chargeaient et déchargeaient les marchandises des clients. Mme Keita Aminata et son amie étaient venues prospecter le marché et s’approvisionner. Les deux femmes portaient, chacune de bavettes par peur du coronavirus. L’une d’entre elles expliquera être déjà venue dans le même marché, la semaine dernière.  Elle est revenue pour renforcer son stock de condiments. Devant l’étal d’une vendeuse, elle acheta un sac d’oignons de 25 kg, un autre de pommes de terre, un sachet de l’ail et du tamarin. Son amie qui n’avait pas suffisamment d’argent, acheta un sac d’oignons, en indiquant qu’elle de revenir, dès le lendemain. Au marché «wonida», la foule était compacte. Même les piétons avaient de la peine à se frayer un chemin. Les véhicules et autres motocyclistes étaient pris dans un embouteillage monstre. Ce qui compliquait d’avantage l’accès à ce marché bien apprécié des ménagères du fait du prix des condiments. Les marchandes avaient occupé toutes les artères. «L’heure est grave, il faut tout prévoir parce qu’on ne sait jamais», confie Mme Maïga Coumba qui venait se garer. La bonne dame explique aussi avoir acheté un sac de pommes de terre et d’oignons mais aussi 5kg de viande dans un autre marché. Elle redoute une décision de confinement général et une flambée des prix. «Je suis venue m’approvisionner, parce que toutes les hypothèses sont désormais possibles», nous confie-t-elle. Au niveau du «rail-da», un homme avait sa moto chargée de deux gros sacs d’oignons. Un peu plus loin avant d’arriver au marché de Médine, une boutique d’articles divers était remplie de monde. Un jeune homme du nom de Cheick  était occupé à lire un bout de papier qu’il tenait à la main. Sur cette liste de denrées à chercher on pouvait lire : huile, pommes de terre, oignons, poisson, viande, poulet, riz, sucre, lait, tomate céleri et persil. Il nous explique que ceux-ci sont des prévisions en cas de confinement. Dao est un client qui semble avoir les grands moyens. Il est habitué à faire des provisions au premier trimestre de l’année. «J’ai acheté du riz, du sucre et du lait. Et je donne annuellement l’argent de la popote à mon épouse», dira-t-il. Quant à Thierno Coulibaly, un autre client, il était venu chercher des céréales, notamment le riz. Il indiquera que son épouse s’est occupée des autres condiments. Benoit Diarra lui, prévoyait cette situation depuis longtemps. C’est pour cette raison qu’il avait fait ses provisions ainsi que celles de sa maman. Il a expliqué avoir pris le devant parce qu’il est convaincu que tôt ou tard, il y aura un confinement général de la population. Notre interlocuteur a assuré disposé déjà d’un stock pour au moins 45 jours de confinement. Le propriétaire d’une alimentation à Djélibougou se frotte  les mains. Le commerçant détaillant reçoit un grand nombre de clients. Malgré  la circulation  alternée, les usagers avaient du mal à trouver un passage dans les environs de ce magasin bien connu des populations de la Commune I.   FN/MD (AMAP)

Bon démarrage du scrutin à Dioila

Dioila, 29 mars (AMAP) Le préfet de Dioila, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu dans tous les centres de vote de la ville, pour s’assurer du bon démarrage des élections législatives du 29 mars 2020. Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures dans les 678 lieux indiqués et sans incident. Les quelques assesseurs absents lors de l’appel avant 8 heures ont été, immédiatement, remplacés conformément aux dispositions prévues par la loi. L’affluence était moyenne. Vers 11 heures, le taux dépassait, en certains endroits, 30%. Partout où la délégation a passé, on pouvait constater l’existence des kits sanitaires Signalons que 222.973 électeurs sont appelés à s’exprimer dans les 678 bureaux de vote du Banico. DF/MD (AMAP)

Législatives à Ténenkou : Démarrage des opérations de vote à 8 heures

Ténenkou, 29 mars (AMAP) Le vote a débuté  dans les 17 bureaux de la commune urbaine de Ténenkou, localité située dans la Région de Mopti, au Centre du pays, dimanche à 8 heures, a constaté l’AMAP) Les autorités administratives ont fait le tour de plusieurs bureaux pour s’enquérir de l’évolution du vote et tous les agents électoraux et plusieurs observateurs et délégués des partis politiques sont présents dans tous les bureaux  de vote de la Commune. Sur place tout le matériel électoral est au complet et les électeurs viennent pour s’acquitter de leur devoir civique sous la vigilance des forces de défense et de sécurité. Devant tous les bureaux de vote, le dispositif de lavage des mains au savon est disponible compte tenu du contexte marqué par la propagation de la pandémie du Covid 19. Les opérations électorales, compte tenu de l’insécurité, n’ont pas pu se dérouler dans plusieurs localités, néanmoins les bureaux de vote ont ouvert à Diondiori, Diafarabé, Dia mais à Toguéré Coumbé, malgré l’arrivée des forces de sécurité, les bureaux de vote n’avaient pas ouvert à cause des menaces proférées par les groupes armés. KM

Macina : Le scrutin a débuté à l’heure

Macina le 29 mars 2020 (AMAP) Les élections législatives du 29 mars 2020 débuté dans tous les bureaux de vote du Cercle de Macina, dès 8 heures, sauf à Komara, dans la Commune rurale de Macina, où les opérations ont démarré à 10 heures suite à une menace des bandits. Le préfet du Cercle, Karimou Coulibaly, accompagné d’une délégation comprenant le président de la Commission électorale locale, Seydou Keïta, du Commandant de la Brigade territoriale de la gendarmerie, du chef de peloton, du Commandant de la base militaire des FAMA à Macina, s’est rendu au groupe scolaire « Moussa Sissoko » qui enregistre 16 bureaux de vote. Le préfet, après avoir voté au bureau N°3, et sa délégation se sont rendus à Kolongo, Boky-wéré, Kokry-Centre. Partout, l’affluence était moyenne et le vote se déroulait normalement. Dans tous les bureaux de vote les agents électoraux étaient au complet. Compte tenu de la pandémie du Covid-19, toutes les dispositions sanitaires et les kits de lavage de mains et les gels hydro alcooliques étaient sur disponibles. Le Cercle de Macina compte 110.799 électeurs, pour 360 bureaux de vote. Douze listes sont en lice, soient 24 candidats. AOK/MD (AMAP)

Le président Keïta après son vote : « Le Mali se tient débout,même dans la tempête »

Bamako, 29 mars (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, a voté, dimanche, au bureau n°14, du centre de l’école AB côté marché de Sébénicoro  où le dispositif sanitaire contre le Covid-19 était effectif. L’épouse du chef de l’Etat, Mme Keïta Aminata Maïga, a voté au même moment dans le bureau n°18.  Le couple présidentiel a ainsi accompli, à 10 heures précises, son devoir citoyen, après s’être soumis aux mesures sanitaires. L’accès au centre était, en effet, conditionné au lavage des mains. Les agents de sécurité déployés à l’entrée principale du centre y veillaient scrupuleusement, alors qu’un deuxième cordon appliquait le gel désinfectant sur les mains des électeurs. Et dans chacun des 25 bureaux qui composent ce centre, les agents électoraux portaient des gants et des masques. Après avoir voté, un « acte de foi » qu’il a accompli avec un « bonheur absolu », le président de la République a rappelé que la démocratie garantit les droits des citoyens et leur donne la plénitude de leur souveraineté. « Ainsi, a-t-il estimé, l’Etat se doit d’agir de sorte que la possibilité soit donnée aux citoyens de choisir ceux qui doivent parler en leur nom. « Grâce à Allah, le Tout-Puissant, cela a été possible », s’est félicité Ibrahim Boubacar Keïta, puisque « nous aurions pu nous trouver dans le pic de l’épidémie et que rien ne fut possible ». « Donc, a-t-il poursuivi, que cette fenêtre ait été ouverte pour que les Maliens s’y engouffrent est un bonheur que personne ne doit bouder ». Le chef de l’Etat a magnifié le dévouement des forces de sécurité qui œuvrent nuit et jour pour que notre ensemble national tienne débout. Et il demeure convaincu qu’il (l’ensemble national) tiendra toujours débout, car le Mali est un « pays de foi, qui fut quand beaucoup n’étaient pas et qui sera également quand beaucoup ne seront pas là ». Aussi, le chef de l’Etat est persuadé que les Maliens vont, à travers ces élections, prouver, encore une fois, au monde entier que le « Mali est un pays béni qui se tient débout et digne quand les tempêtes sont là ». Par ailleurs, Ibrahim Boubacar Keïta a émis le vœu de « retrouver très rapidement Soumaïla Cissé », son frère, enlevé dans le Cercle de Niafunké où il est candidat à la députation. Pour retrouver le chef de file de l’opposition, a assuré le chef de l’Etat, «tout ce qui peut être engagé l’est aujourd’hui, au vu et au nom vu de tout le monde ». Le président de la République n’a pas manqué de saluer le parti du chef de file de l’opposition, l’URD, qui malgré la situation, a souhaité que ces élections se tiennent. Dans ce centre de vote, les électeurs ne se bousculaient pas. À 10 heures, soit deux heures après le démarrage des opérations, le bureau n°14 n’avait enregistré qu’une vingtaine de votants sur un total de 481 inscrits. Le centre totalise 12.017 inscrits, appelés à départager les 29 listes de candidatures en compétition dans la Commune IV du District de Bamako. ID/MD (AMAP)

Législatives : Le Premier ministre a voté à Badalabougou

Bamako, 29 mars (AMAP) « Ces élections sont vitales pour notre pays et se passent dans un contexte difficile d’un point de vue sanitaire et sécuritaire. Mais des dispositions ont été prises pour minimiser totalement le risque du point de vue sanitaire », a déclaré le Premier ministre Boubou Cissé, dimanche, matin après avoir voté au centre du groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga, à Badalabougou. Le chef du gouvernement, est arrivé à 9 heures au centre et a voté dans le bureau de vote n°3 qui compte 489 électeurs. Tous les agents électoraux étaient à leur poste et les dispositifs contre le coronavirus en place. L’affluence n’était pas encore au rendez-vous. Mais le Premier ministre n’était tout de même pas la première personne à voter dans ce bureau qui avait déjà enregistré plusieurs votants avant lui. Après avoir voté, Dr Boubou Cissé a confié à la presse qu’il était venu accomplir son devoir civique. Pour lui, c’est un acte important pour la continuité du fonctionnement de notre démocratie et c’est même vital pour notre vivre ensemble.  « J’en appelle à l’ensemble des Maliennes et des Maliens sur l’ensemble du territoire d’en faire pareil pour assurer que notre démocratie puisse continuer à fonctionner normalement », a laissé entendre le chef du gouvernement. « J’en appelle, encore, aux électeurs qui vont aller vers les bureaux de vote de penser à respecter, scrupuleusement, les gestes barrières qui leur ont été expliqués et à utiliser le dispositif sanitaire mis en place pour permettre que le vote se passe sans danger pour eux et le reste des Maliens », a insisté le Premier ministre, qui a appelé les électeurs  à sortir pour qu’il y ait un taux de participation suffisamment satisfaisant. Concernant le maintien de ces élections dans un contexte de menace à coronavirus, le chef du gouvernement dira que « ces élections sont vitales pour notre pays quand on voit les difficultés dans lesquelles nous sommes, les fragilités du pays aujourd’hui d’un point de vue sécuritaire, social et dans les relations communautaires ».  Pour lui, il n’est pas bon d’ajouter une crise politique à ces difficultés déjà existantes. Boubou Cissé a précisé que c’est sur la base de tout cela et des assurances données par les différents acteurs en charge de la lutte contre le covid-19 qu’ils ont décidé de continuer à aller vers les élections. « Cela est vital pour notre démocratie qui est aussi vitale pour le bon fonctionnement du pays. J’espère qu’avec les dispositions prises, tout se passera dans les meilleures conditions…», a souligné Dr Boubou Cissé. Sur le cas de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition enlevé en pleine campagne à Niafunké, Boubou Cissé a dit que c’est une disparition qui préoccupe les autorités maliennes. « Depuis le premier jour où nous avons été informés, sur instruction du président de la République, tout est mis en œuvre par l’Etat du Mali et ses partenaires, y inclus la MINUSMA et Barkhane, que nous avons contactées pour retrouver l’honorable Soumaïla Cissé sain et sauf », a-t-il indiqué, ajoutant que les recherches et les discussions continuent parfois de façon informelle pour le ramener le plus rapidement possible. Le groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga compte 27 bureaux de vote pour 500 électeurs en moyenne par bureau. Ce qui fait un total d’environ 13.500 électeurs. Même si les dispositifs contre le covid-19 sont respectés à l’entrée, quelques insuffisances nous ont été signalées par le coordinateur du centre Mamadou S. Coulibaly. Il s’agit de l’insuffisance de gel hydro-alcoolique et de masques de protection pour les agents électoraux. D’après lui, tous les assesseurs et délégués n’ont pas eu de masques et lui-même aussi. Egalement, il indique qu’il lui a été signalé que deux bureaux de vote n’ont pas été dotés en isoloirs. Toutefois, l’assurance lui a été donnée que toutes ces insuffisances seront corrigées « le plus rapidement possible ». DD/MD (AMAP)  

Niono : Démarrage normal des élections législatives

Niono 29 mars (AMAP) Dans le Cercle de Niono qui compte 540 bureaux de vote dont 30 non ouverts, les populations sont sorties pour accomplir leur devoir civique, comme l’a constaté la préfète par intérim, Mme Diassana Fatou Daou, accompagnée d’une forte délégation comprenant le maire de la Commune urbaine de Niono et des représentants des forces de défense et de sécurité. Dans certains centres de vote où la délégation s’est rendue pour voir l’effectivité de l’ouverture des bureaux de vote et leur fonctionnement, le vote se déroulait normalement. Le constat était le même dans les autres communes, excepté Toridagako et de Nampalari où quelques bureaux n’avaient pu ouvrir, selon nos sources. Mme la préfète par intérim et sa délégation ont pu constater, sur place, la présence de kits d’hygiène devant les bureaux de vote. MS/MD (AMAP)