Ibrahim Boubacar Keïta attendu à Addis-Abeba pour le 33è sommet de l’Union africaine
Envoyé spécial Cheick M. TRAORE Addis-Abeba, 6 février (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta participera, du 9 au 10 février, à Addis-Abeba, à la 33èConférence des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Ce 33è sommet de l’UA, qui s’est ouvert, depuis le 21 janvier dernier dans la capitale éthiopienne, intervient à un moment particulier pour le continent. En effet, l’Afrique est plus que jamais assaillie par des conflits armés de tous genres : terrorisme au Sahel, dans la Corne de l’Afrique, au Soudan et en Centrafrique, guerre de clan qui menace la survie même de la Libye, etc. Le thème de ce 33è sommet est évocateur : «Faire taire les armes, créer des conditions propices au développement de l’Afrique » Pour faire face à ces tragédies humaines et humanitaires, l’UA essaie, avec plus ou moins de réussite, de s’imposer en tant qu’institution leader et incontournable dans la résolution des crises du continent. C’est pourquoi elle continue d’insister auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour la désignation d’un médiateur conjoint de l’UA et des Nations unies dans la crise libyenne.Il s’agira, alors, pour les chefs d’Etat et de gouvernement africains de parler d’une seule et même voix pour espérer se faire entendre au sein du Conseil de sécurité. Le développement passera par la mobilisation de ressources propres aux Africains et nécessaires pour financer la paix et la sécurité sur le continent. Cette problématique était d’ailleurs au centre des interventions à l’ouverture du sommet, le mardi 21 janvier, au siège de l’UA à Addis-Abeba. La rencontre, qui avait débuté par la 39esession ordinaire de la conférence du Comité des représentants permanents (COREP), était présidée par le vice-président de la Commission de l’UA, Kwesi Quartey. La création «des conditions propices au développement de l’Afrique» suppose aussi une intégration commerciale réelle et sans barrières douanières imposées aux produits originaires de nos Etats. La diligence dans la mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), lancée en juillet dernier à Niamey, au Niger, pourrait monopoliser les discussions à Addis-Abeba. Pour y arriver, les ministres des Affaires étrangères des 55 Etats membres de l’UA ont déblayé le terrain, jeudi. Le passage de témoin (un autre enjeu de ce sommet) entre le président en exercice sortant, l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi et son successeur, le chef de l’Etat Sud-Africain, Cyril Ramaphosa, permettra sans doute d’insuffler une dynamique nouvelle à l’organisation continentale. CMT/MD (AMAP)
44è anniversaire de l’armée de l’Air : Plus de 2000 activités aériennes en 2019
Bamako, 6 février (AMAP) En 2019, l’armée de l’air a effectué 2.084 activités aériennes en 2.997 heures de vol dans des missions d’appui feu (escorte, riposte aux attaques) et assuré le transport effectif de 12.253 passagers, a révélé, jeudi, son chef d’État-major, le général Daouda Dembélé, à l’occasion des festivités du 44è anniversaire de la création de l’armée de l’air. La cérémonie était présidée, à la Base aérienne 100 de Bamako, par le chef d’État-major général adjoint des Armées, le général Abdrahamane Baby, en présence de plusieurs hauts gradés et anciens responsables de l’armée, ainsi que beaucoup d’autres invités. Après la revue des troupes, et la minute de silence à la mémoire des victimes civiles et militaires de la crise qui secoue notre pays, le chef d’État-major de l’armée de l’air, a indiqué que la présente cérémonie a été voulue sobre et symbolique pour convenir avec la situation sécuritaire du pays. « Oui, l’armée de l’air peut être optimiste pour les échéances à venir car elle s’appuie sur un bilan très acceptable en 2019 », a laissé entendre l’officier général, visiblement fier. Pour lui, avec le renforcement du parc avion par l’acquisition de nouveaux vecteurs au cours de l’année dernière et la reprise des activités des avions d’appui feu et de transport, l’armée de l’air continue efficacement à contribuer au rayonnement des Forces armées maliennes (FAMa) face au défi sécuritaire. «Concernant l’entrainement opérationnel, l’armée de l’air a enregistré au cours de l’année 2019 plusieurs formations de pilotes, d’ingénieurs, de techniciens, de fusiliers commandos, de guidages aériens tactique avancée et de renseignement d’origine image », a détaillé le général Dembélé. Malgré ce tableau fort riche en activités, l’armée de l’air, tempèrera son premier responsable, a aussi rencontré d’énormes difficultés pendant la même période. Il s’agit, entre autres, des questions relatives au carburant, aux infrastructures techniques et sociales ainsi qu’au système de surveillance et de moyens de défense antiaérienne. En 2020, de l’analyse du général Daouda Dembélé, le contexte pourrait être sans doute rude, difficile et imprévisible. « Nous allons continuer à répondre aux sollicitations de l’opération ‘’Maliko’’. Ainsi, fort de notre savoir-faire, nous allons persévérer et nous engager avec volontarisme, combativité pour affronter les nombreuses sollicitations et les exaltants défis », a rassuré l’officier général d’aviation. L’évènement a aussi été marqué par la remise de médailles du mérite militaire à quatre soldats dont une femme (un sous-lieutenant, un adjudant-chef, et deux adjudants) et la coupure du ruban symbolique de la place d’armes réhabilitée de la première base aérienne de l’armée de l’air (Base aérienne 100) par les généraux, Abdrahamane Baby et Daouda Dembélé. D’une superficie de 2.700 mètres carrés, la place d’armes de la Base 100, est constituée d’une tribune bétonnée, d’une bretelle d’accès et d’une place d’armes proprement dite avec un mât de drapeau. AT/MD (AMAP)
Fonds de développement durable : Réunion de validation du manuel de procédures administratives, financières et comptables
Bamako, 6 février (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a présidé, jeudi, à la Primature, la première session du comité de pilotage du Fonds de développement durable (FDD), un mécanisme de financement des projets et programmes pour un développement équilibré de l’ensemble des régions institué par l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation Cette session, qui a porté sur l’examen et la validation du manuel de procédures administratives, financières et comptables, a réuni autour du chef du gouvernement, plusieurs ministres, les gouverneurs des régions et du District de Bamako, les présidents des conseils régionaux et les partenaires techniques et financiers dont l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer. Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, ouvrant les travaux, a souhaité que la réunion débouche, une fois le manuel de procédures validé, sur l’utilisation des fonds disponibles pour le relèvement du niveau de vie des populations des régions du Nord. Se réjouissant de la présence des gouverneurs des différentes régions du Mali, des présidents des conseils régionaux et des partenaires, le chef du gouvernement a dit que cela témoigne de l’importante que ceux-ci accordent à ce fonds. Dr Boubou Cissé a rappelé le contexte de création du fonds en lien avec l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, la délimitation des zones de développement durable et la stratégie spécifique de développement des régions du Nord. Il précisera ensuite que les ressources permettront de financer cette stratégie spécifique dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Il n’a pas manqué de saluer l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à sa création et surtout à son opérationnalisation. UN MILLIARD DE FCFA PAR PROJET – Dans la présentation du fonds, le directeur national de la planification du développement, Bamoussa Koné, a précisé que les ressources sont destinées au financement des projets et programmes pour un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali. Il s’agira, à cet effet, de doter les régions d’infrastructures adéquates, de favoriser la création de richesses dans toutes les régions et de réduire les disparités régionales. Les projets financés doivent être soumis à travers les ministères, les conseils régionaux, locaux et communaux. Et le coût du projet doit avoir obligatoirement un montant supérieur ou égal à un milliard de Fcfa, compte non tenu des coûts des études et du suivi-contrôle qui ne peuvent excéder 10% du coût total du projet. Il ressort de la présentation du directeur national de la planification du développement que le choix des projets éligibles au financement est fait par le comité de pilotage qui délibère (approuve ou refuse) le financement à partir des recommandations du comité de gestion. Aussi, les ressources du Fonds de développement durable sont octroyées en fonction de trois axes d’intervention à savoir l’amélioration de la gouvernance globale, le développement des infrastructures et le développement économique. A l’issue des travaux qui se sont déroulés à huis clos, le président du Conseil régional de Ségou, et non moins président de l’Association des régions du Mali, Siaka Dembélé, a souligné que le Fonds de développement durable a été mis en place par les autorités maliennes pour booster le développement des territoires. « Il est en phase avec les ambitions de développement exprimées par les populations, surtout à travers l’Accord pour la paix et la réconciliation qui demande à ce que le niveau de vie des populations du Nord soit relevé », a-t-il indiqué. Selon lui, cette réunion sera suivie par celle du comité de pilotage qui va valider les projets présentés par les différentes régions et les départements ministériels. Le président du Conseil régional de Ségou a dit que, lors des travaux, les points exprimés l’ont été de façon globale au niveau des départements ministériels et des collectivités. Ils portent sur la révision à la baisse du coût proposé dans le manuel de procédures, soit un minimum d’un milliard de Fcfa par projet. « Car, a-t-il fait remarquer, des projets structurants peuvent ne pas atteindre ce niveau ». Siaka Dembélé a, aussi, estimé que l’exigence d’un milliard de Fcfa, peut alourdir les procédures d’approbation et d’exécution des projets. C’est pourquoi, il a souhaité que ce niveau soit revu à la baisse de façon à simplifier les procédures. DD/MD (AMAP)
Des individus armés tuent deux personnes à Ouatagouna (Nord)
Gao, 6 février (AMAP) Des individus armés non identifiés à motos ont tué, jeudi, le petit frère du chef de village de Ouatagouna, localité située à environ 76 km au sud d’Ansongo, a la frontière du Mali et du Niger, a appris l’AMAP de sources locales Selon les mêmes sources, les assaillants, sur six motos, auraient fait irruption dans le village, vers 12 h 45 h. Ils ont fouillé la maison du maire adjoint, Mahaman Bakala, qui est resté introuvable. C’est après qu’ils ont intercepté et tué « à bout portant » Hamida Zeyya, petit frère du chef de village et le directeur du second cycle, Yacouba Issiyaka Touré, tous arrivés d’Ansongo par un car de transport. Le mobile de ces crimes reste, pour l’instant, inconnu. MD (AMAP)
Plan stratégique 2019-2023 du DD-Intégration : Une étape décisive
Ségou, 6 février (AMAP) L’atelier de validation du plan stratégique désarmement, démobilisation réinsertion-intégration, présidé, lundi, à Ségou, par le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, a planché sur le plan stratégique DD-Intégration, le plan de réinsertion accélérée, ainsi que la présentation du code de conduite sur les sites de cantonnement. Pendant deux jours, les participants ont, également, discuté et convenu du lancement du DDR accéléré et de la réinsertion des volontaires. Le président de la Commission nationale de démobilisation, désarmement et réinsertion (CNDDR), Zahabi Ould Sidi Mohamed a indiqué que cette rencontre constitue le redémarrage du cadre de dialogue inter-malien qui avait été interrompu depuis l’annulation de la 38eréunion à Kidal du Comité de suivi de l’accord (CSA). Il a ajouté que l’atelier de Ségou est un virage important dans le processus de DDR qui est prévu par l’Accord de paix et sa feuille de route est suivie par la communauté internationale, donc par le CSA. La reprise du dialogue inter-malien a été favorisée par le Dialogue national inclusif (DNI) dont l’une des recommandations est l’accélération du DDR, conformément à l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Pour Zahabi Ould Sidi Mohamed, l’étape du processus du DDR a pris fin. Cette phase a permis l’enregistrement dans la base de donnée de 26.000 combattants avec des armes individuelles et collectives. «Ceux-ci sont considérés comme la première catégorie. La seconde catégorie concerne les jeunes à risque afin d’éviter qu’ils soient enrôlés par les terroristes», a précisé Zahabi Ould Sidi Mohamed. Parmi les 26000 combattants, environ 10.000 seront intégrés, conformément aux accords signés entre les différentes parties, dont les Nations Unies. Cette demande des mouvements signataires a été acceptée par le gouvernement et est régie par les lois, textes et règlements de notre pays. Concernant les premiers bataillons du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) qui sont environ 1.800, Zahabi Ould Sidi Mohamed a dit qu’il s’agit-là d’un exemple pilote. S’agissant du plan qui vient d’être validé, il reprend toutes les problématiques. Le plan fait également référence aux critères d’intégration, au processus et aux deux catégories de combattants qui sont concernés par le DDR. Le document prend, aussi, en compte le DDR dans les Régions de Mopti et Ségou qui est diffèrent du DDR des régions du Nord. Le plan précise qu’environ 3,000 éléments du groupe cantonné à Sévare sont enregistrés dans la base de données et la moitié de ce groupe a des armes de guerre fonctionnelles. « Le plan prend en charge l’intégralité de tous ceux qui sont armés au Nord et au Centre », a résumé Zahabi Ould Sidi Mohamed. Pour le ministre Lassine Bouaré, l’urgence est d’aller vite pour la paix et la réconciliation dans notre pays. « Le temps n’est plus notre ami et la situation sécuritaire est de plus en plus critique », a rappelé le ministre de la Cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale, ajoutant que le plan va capitaliser les acquis du DDR accéléré qui a été complexe et coûteux. «Le plan va concerner le DDR de façon générale. Le document simplifie les démarches pour la bonne marche du processus», dira Lassine Bouaré, qui s’est félicité du bon déroulement de la première phase du processus de DDR. Le conseiller juridique du gouverneur de Ségou, Issa Koné, et le représentant de l’Union Africaine (UA), Pierre Buyoya, ont pris part à l’atelier. MAT/MD (AMAP)
Koro : Les Famas neutralisent plusieurs terroristes à Dinangourou
Koro, 6 février (AMAP) Six soldats maliens ont été blessés et deux de leurs engins brûlés dans une attaque perpétrée, jeudi, aux environs de 7 H, par des hommes armés non identifiés au poste de Dinangourou, localité située dans le cercle de Koro, Région de Mopti (Centre), a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que la riposte des Forces armées maliennes (FAMAs) et les frappes aériennes, par des aéronefs,ont permis de neutraliser plusieurs terroristes et de brûler une vingtaine de leurs engins à deux roues. Les blessés des forces maliennes ont été évacués à l’Hôpital régional de Mopti, selon la même source qui précise que le ratissage continue pour traquer retrouver les assaillants ou leurs complices. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 février 2020
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 05 février 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret fixant le mode de désignation des membres des Commissions, la durée de leur mandat ainsi que les modalités de fonctionnement de la Commission paritaire Précontentieuse de Conciliation fiscale. Dans le cadre de la prévention des litiges fiscaux, le Livre de procédures fiscales a institué : – la Commission Nationale des Impôts qui statue sur les cas d’abus de droit ; – la Commission Nationale de Conciliation qui connaît des différends relatifs à l’évaluation des biens soumis aux droits d’enregistrement ; – la Commission Paritaire précontentieuse de Conciliation fiscale pour connaitre des désaccords entre les contribuables et l’Administration. Le Livre de Procédures Fiscales prévoit qu’un décret pris en Conseil des Ministres précise le mode de désignation des membres des Commissions, la durée de leur mandat ainsi que les modalités de fonctionnement de la Commission Paritaire de Conciliation fiscale. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. 2. Un projet de décret fixant les modalités d’institution d’un système sécurisé de facture normalisée. Les transactions entre opérateurs économiques et entre les opérateurs et les consommateurs sont retracées par un système de facturation dont les conditions et les règles d’émission sont déterminées par le Code de Commerce et le Code général des Impôts. Le Livre de Procédures fiscales précise qu’un modèle de facture peut être institué par voie règlementaire. Le présent projet de décret initié dans ce cadre contribuera notamment à : – élargir l’assiette fiscale ; – renforcer la confiance dans le cadre de la gestion des projets et programmes avec les partenaires ; – établir la traçabilité et sécuriser les transactions commerciales. Un projet de décret portant approbation de la Politique Nationale de Gestion de l’Aide et son Plan d’Actions 2019-2022. Le Conseil des Ministres, en sa session du 20 juin 2019, a pris acte d’une communication écrite relative à la Politique Nationale de Gestion de l’Aide et son Plan d’Actions 2019-2022. Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle de ladite politique. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation. Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille. Les demandeurs, au nombre de 09 personnes, remplissent individuellement les conditions requises. Le projet de décret adopté accorde la nationalité malienne aux demandeurs. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel n°01/2017/CCEG/UEMOA, modifiant et complétant le Protocole additionnel n°1 relatif aux organes de contrôle de l’UEMOA, signé lors de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue le 10 avril 2017 à Abidjan. Le présent protocole définit le domaine de compétences de la Cour des Comptes, détermine sa composition, ses règles de procédure et son mode de fonctionnement. Sa ratification constitue un préalable à son entrée en vigueur au Mali. des projets de texte relatifs à la ratification du Projet de délimitation, de démarcation et de bornage de la frontière entre la République du Mali et la République du Sénégal, signé à Bamako, le 22 mai 2014. La frontière entre la République du Mali et la République du Sénégal, longue d’environ 480 km, est issue du tracé colonial. Conformément au principe de l’intangibilité des frontières énoncé dans la Charte de l’Organisation de l’Unité Africaine, les Etats doivent s’accorder sur le tracé de leurs frontières communes et procéder à leur matérialisation en vue de prévenir les éventuels conflits et promouvoir l’aménagement et le développement des zones frontalières. L’adoption de ces textes délimite la frontière entre la République du Mali et la République du Sénégal et permettra une coexistence pacifique entre les peuples des deux pays. des projets de texte relatifs à l’adhésion de la République du Mali au Statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, adopté par la 40ème session du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de Coopération Islamique, tenue du 09 au 11 décembre 2013 à Conakry. La 40ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI a adopté le Statut portant création de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, en tant qu’institution spécialisée de l’OCI pour la promotion de l’agriculture, du développement rural et de la sécurité alimentaire. L’adoption des présents projets de texte consacre l’adhésion formelle du Mali au Statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire. Elle permettra entre autres d’améliorer l’accès des populations à des produits alimentaires de qualité et en quantité suffisante. 4. des projets de texte relatifs à la ratification de la Charte Africaine sur la Sécurité routière, adoptée par la 26ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, tenue le 31 janvier 2016 à Addis-Abeba en Ethiopie. La Charte africaine de sécurité routière est un instrument juridique qui vise à atteindre un certain nombre d’objectifs, notamment : – servir de cadre stratégique pour l’amélioration de la sécurité routière en Afrique ; – accélérer la mise en œuvre des programmes de sécurité routière à l’échelle nationale, régionale et
Energie : Environ 39 milliards de Fcfa pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW
Bamako, 5 février (AMAP) Les ministres maliens de l’Eau et de l’Energie, Sambou Wagué et de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, ont signé, mercredi, avec le président directeur général d’Africa, Middle East and Asia (AMEA Power),Hussain J. AINowais, deux conventions pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW à Tiakadougou Dialakoro (Sélingué) et l’achat par EDM de l’électricité qui sera produite par ce site solaire. En signant cet accord de financement, le producteur émiratid’énergies renouvelables s’est engagé à mobiliser les 60 millions d’euro (environ 39 milliards de Fcfa) de financement nécessaire à la réalisation de ce gigantesque projet énergique. Par la même occasion AMEA Power va, au terme des travaux, vendre, durant 25 ans, l’électricité produite à partir de cette centrale solaire, avant de céder l’ouvrage au Mali. « Nous allons développer un projet solaire avec un contrat d’achat sur 25 ans. Cette signature s’inscrit dans le cadre de bonnes relations politiques et économiques existantes entre nos deux pays », a déclaré Hussain J. AINowais, interrogé à la fin de la signature. Fruit de l’engagement et de la persévérance des autorités maliennes, notamment le président de la République et le Premier ministre, qui souhaitent un investissement massif émirati au Mali, cette opération « est le début d’une série de projets dans des domaines stratégiques et créateurs de valeur ajoutée », a assuré l’entrepreneur émirati. Il a précisé que sa société espère boucler rapidement la phase de recherche de financement, afin de pouvoir commencer les travaux dont « la durée maximum dépasse rarement trois ans ». « Sa réalisation permettra l’amélioration du mixte énergétique au niveau national », a déclaré le chef du gouvernement. En ce sens que ces accords signés vont contribuer à l’atteinte de cet objectif fixé par le gouvernement et qui vise « la production d’énergie moins chère et propre ». Pour Dr Boubou Cissé, c’était l’objectif du président de la République et d’Energie du Mali. « Je suis heureux, aujourd’hui, de voir que ces objectifs sont en phase d’être atteints », a commenté le ministre de l’Economie et des Finances. « Cette signature est un bon exemple de renforcement du partenariat entre nos deux pays. Un partenariat qui était d’ordre politique et qui est en train de s’orienter, de plus en plus, vers des aspects économiques. Partenariat économique qui nous permettra de consolider cette relation que nous avons toujours développer avec les Emirats arabes unis », a-t-il dit. Tout en encourageant le président directeur général de AMEA Power à continuer de s’intéresser davantage au Mali, le chef du gouvernement a assuré que notre pays a beaucoup d’opportunité à offrir à l’entreprise émiratie, en termes d’affaires à développer pour le bien des deux pays. CMT/MD (AMAP)
Amateurs de « Soumbala » : Exigez l’épice à base de graines de néré
Par Fatoumata TRAORE Bamako, 5 février (AMAP) Le « soumbala » (pâte de néré) est un condiment très sollicité dans la cuisine africaine, plus précisément au Mali, grâce à sa saveur et ses bienfaits pour la santé. Le Parkia Bligobosa (néré) est une espèce d’arbre de la famille des Mimosaceae, originaire des zones sahéliennes et soudaniennes. Les connaisseurs assurent que le produit fabriqué à partir du néré est de meilleure qualité. L’épice à base de graines de soja est très présente aussi sur les étals et bon marché. Ses graines servent à la fabrication de l’épice, à la fois nutritive et médicale, appelée « soumbala ». Fabriquée à la main, cette épice est connue pour son odeur forte et est présentée sous différentes formes (boule, barre, poudre). Au Mali, le « soumbala » est produit, la plupart du temps, par des femmes rurales, de Ouélessébougou, Koutiala, Dio, entre autres. Celles-ci approvisionnent les grossistes des marchés de la capitale. Il est 9 heures lorsque notre équipe de reportage arrive à « Nionoplaci », au point de vente de la fameuse pâte appartenant à une entreprise. Ici, le « soumbala » se trouve au cœur des activités d’une myriade de grossistes d’épices. Assis devant sa boutique, coiffé d’un bonnet rouge et vêtu d’un uniforme vert et jaune, Aboubacar Touré trône au milieu de sacs et de cartons d’épices. « Les bienfaits du « soumbala » sont énormes, car il vient du néré qui est efficace contre les maladies du ventre et du corps et il est bon pour régulariser la tension artérielle. C’est pourquoi, les personnes âgées l’aiment beaucoup. Ce condiment protège contre certaines maladies néfastes comme le diabète, les douleurs gastriques et les infections », croit-il savoir. Notre interlocuteur est le gérant de cette entreprise qui vend depuis, plus de 30 ans, le « soumbala » du Mali et de la Guinée. Pour ce spécialiste, il y a deux qualités : « le ‘soumbala’ à base de graines de néré et celui à base de graines de soja appelé « soumbalachôw ». « La différence, ajoute-t-il, se situe au niveau de l’odeur et du goût ». Aboubacar Touré a précisé que le « soumbala » à base de graines de néré est plus doux que celui provenant du soja. Si tous les deux types ont leur importance, notre interlocuteur regrette tout de même la mise à l’écart du « soumbala » à base de néré. Dans sa boutique, deux jeunes employés conditionnent la marchandise pour des clients. Pour M. Touré, les fournisseurs de Dio et de Koutiala produisent beaucoup plus que ceux de Ouélessébougou. Le vendeur explique que le prix en gros dépend de la qualité. Ainsi, le « soumbala » de Ouélessébougou est, généralement, présenté sous forme de bâtonnets et de petites boules. Il coûte 600 Fcfa le kg pour quelqu’un qui achète de 3 à 19 kg, et 550 Fcfa à partir de 20 kg et plus. Le « soumbala » de Koutiala et de Dio coûtent 500 Fcfa le kg. D’après le gérant, le « soumbala » de la Guinée est le plus cher car il est fait à base de graines de néré. « Les fournisseurs de la Guinée, nous cèdent le kilo à 1250 Fcfa le kg. A notre tour, nous revendons en gros à 1400 Fcfa le kg. Au détail, nous vendons le kg à 1500 Fcfa », nous confie-t-il. Aboubacar ne cache pas qu’il gagne bien sa vie dans le commerce du « soumbala ». Mais il déplore le peu d’intérêt des Maliens pour les produits locaux. Il évoque aussi le problème de conservation. « Si le « soumbala » est bien fabriqué, il peut faire 6 à 7 mois sans se détériorer », confie-t-il en bon connaisseur. Un peu plus loin de la boutique de Touré, Mamou Coulibaly propose divers condiments. « Je vends le « soumbala » du Mali uniquement, plus précisément celui de Dio qui a un très bon goût. Beaucoup de mes clients l’achètent mais ne se rendent pas compte que ça vient de Dio. Le « soumbala » de Dio est très riche en graines de néré », soutient-elle. Elle achète le kg à 1500 Fcfa et confectionne des boulettes qu’elle vend à 50 Fcfa l’unité. Grande amatrice du « soumbala », Kadidiatou Diakité ne tarit pas d’éloges au sujet de cette épice. « Le « soumbala est très bon pour la santé et relève le goût de certains de nos mets comme le «soumbalalafiri », la sauce gombo, la sauce d’arachide, la sauce de feuilles de patates « sakasaka », etc. « D’ailleurs, ajoute-t-elle, c’est ce que je m’en vais préparer aujourd’hui, c’est très bon », soutient-elle. Productrice de « soumbala », Awa Diarra habite à Ouélessébougou. Elle explique le procédé de fabrication. « On lave les graines et on les met dans la marmite pour les faire bouillir. Après, on les étale sur des sacs vides avant de les couvrir durant deux jours », explique-t-elle. Après cette étape, les graines sont pilées pour les transformer en pâte qui est conditionnée ensuite. L’épice est ensuite stockée dans des cartons pour être transportée vers les points de vente. La quinquagénaire ajoute que les revenus tirés de cette activité couvrent les dépenses de sa famille. Elle a acquis aujourd’hui son autonomie financière. Non loin de la « gare de la Guinée » à Djicoroni para, il y a des magasins de stockage de « soumbala » en provenance de la Guinée. Les revendeurs y vont en nombre parce que le « soumbala » de la Guinée est de très bonne qualité. Kôh Camara confirme. L’homme possède un grand magasin de « soumbala ». Selon lui, le « soumbala » de la Guinée est de bonne qualité parce qu’il contient uniquement des graines de néré. Et de préciser que c’est ce qui est vendu dans son magasin. Le produit venant de Guinée est mieux présenté et bien emballé dans des cartons. Ce qui le protège contre les impuretés. Voilà pourquoi notre vendeur assure qu’il n’a jamais eu maille à partir avec les agents de la sécurité sanitaire des aliments. FT/MD (AMAP)
Macina: Le démarrage des opérations du 5ème recensement général de la population et de l’habitat en discussions
Macina, 5 février (AMAP) Une rencontre d’information sur le démarrage des opérations du 5ème recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 5) dans le Cercle, s’est déroulée ce mercredi à Macina, sous la présidence du préfet de Cercle, Karimou Coulibaly, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de partager avec les membres du Comité local d’orientation de coordination et de suivi des actions de développement (CLOCSAD) des informations sur la réalisation de ce recensement général de la population et de l’habitat. Une commission locale de recensement a été mise en place pour identifier et mettre en œuvre les stratégies nécessaires au bon déroulement des opérations, veiller au respect du calendrier des opérations établies par la commission nationale du recensement et susciter l’implication de tous les acteurs locaux et communaux à toutes les phases du déroulement de l’opération. Elle aura également pour mission d’orienter, de coordonner, de suivre et d’évaluer les activités des commissions communales et du bureau local du recensement et de formuler des recommandations tendant à assurer une bonne exécution des opérations. Le chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour inviter les participants à la rencontre de s’impliquer pour la réussite de ce recensement, une activité phare pour le développement du Cercle. La cérémonie a regroupé les élus locaux, les chefs de services techniques déconcentrés de l’Etat et les représentants des organisations de la société civile. AOK/KM (AMAP)

