Niono : Trois gendarmes tués et plusieurs blessés dans une attaque à Alatona

Niono, 9 février (AMAP)  Trois gendarmes ont été tués, plusieurs blessés  et d’importants dégâts matériels dans une attaque perpétrée dimanche par des hommes armés non identifiés à Alatona, localité située dans le Cercle de Niono, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés ont attaqué le poste de la Gendarmerie dans les environs de 3H du matin, tuant trois gendarmes, blessant plusieurs autres avant d’emporter deux véhicules et de brûler le poste. Nos sources ne précisent pas si un renfort a été dépêché sur les lieux, s’il y a eu des blessés ou des morts du côté des assaillants ou encore les moyens qu’ils  empruntent. KM (AMAP)

Banamba : Le recensement général de la population et de l’habitat en discussions

Banamba, 9 février (AMAP) Une réunion de la commission locale du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH5) a été présidée vendredi à Banamba, par l’adjoint du préfet de Cercle, Boubacar Coulibaly, a constaté l’AMAP. Elle avait pour objectif de partager les informations sur la première phase du recensement notamment la sectorisation avant le 5ème recensement général de la population et de l’habitant. Les échanges ont porté sur entre autres, le rôle de la commission, sa composition et ses attributions, la connaissance de l’Etat et la structure de la population ainsi que le concept du RGPH. A l’issue de leurs travaux, les participants ont été invités à soutenir le prochain RGPH afin que les opérations soient une réussite malgré la présence par endroit du phénomène d’insécurité. Le RGPH5 s’inscrit dans le nouveau cycle de recensement programmé par la commission de la statistique des Nations unies pour la période 2015-2020 baptisé recensement 2020. Le Mali a connu quatre recensements généraux de la population et de l’habitat à savoir le recensement de 1976, 1987, 1998 et 2009. Aujourd’hui on pointe vers 2020 pour la 5ème phase. La périodicité est décennale. La rencontre s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Banamba, Ousmane Baye Simpara et du 1er vice président du Conseil de Cercle, Birama Sissoko. AT/KM (AMAP)        

Lutte contre le terrorisme : Barkhane met hors de combat une trentaine de terroristes

Bamako, 7 février (AMAP) La force Barkhane a mis hors de combat plus de trente terroristes au cours de plusieurs opérations successives, dans la zone des trois frontières, en coordination avec ses partenaires des Forces armées maliennes (FAMa), annonce, vendredi, un communiqué de l’opération militaire française dans le Sahel. Au cours d’uneopérationd’opportunité, entrele6etle7février,Barkhaneaneutralisé une vingtaine de  terroristes et détruitplusieursvéhiculesàl’OuestduGourma, au Mali. « L’action s’est déroulée dans une zone où sévit la katiba du Gourma », indique le communiqué qui ajoute que l’opération a mobilisé ses moyens aériens« sur très court préavis, démontrant la capacité de la force à agir vite et loin de ses emprises ». Un drone Reaper, une patrouille de Mirage 2000 ainsi qu’un hélicoptère Tigre et un Cougar ont participé à deux frappes ciblées sur une zone où des combattants terroristes avaient été repérés, selon la même source. La  force  Barkhane a poursuivi  son  action dans  le Liptako, cette  semaine, au cours d’opérations conduites par ses commandos. Ces interventions ont,« ainsi permis la mise hors de combat d’une dizaine de terroristes, lors de deux actions distinctes, dans des zones où l’Etat islamique au grand Sahara(EIGS) est actif ». MD (AMAP)  

Le ministre Tiébilé Dramé au sommet de l’UA : «Il est urgent de faire taire les armes…»

Envoyé spécial  Cheick M. TRAORE Addis-Abeba (AMAP) «Il est urgent de faire taire les armes sur ce continent », a déclaré, vendredi, à Addis-Abeba, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé. Présent au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba où il prend part aux travaux de la 36è session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA, M. Dramé et ses 54 autres homologues africains déblayent le terrain pour le 33è sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de l’UA, prévu du 9 au 10 février. Et dont le thème est : «Faire taire les armes à feu : Créer les conditions propices au développement de l’Afrique» en 2020. « Tous les efforts de l’Afrique sont dirigés vers l’atteinte de cet objectif », a confirmé le chef de la diplomatie malienne, en parlant du thème du sommet qui se tiendra, désormais, une fois l’an. Il s’agit, selon Tiébilé Dramé, de faire taire les armes « afin d’arriver à assurer la sécurité sur le continent, à vaincre les obstacles et les difficultés qui empêchent les peuples africains de connaître la sérénité, le calme, en vue de pouvoir s’engager dans le processus de développement ». A propos de l’agenda qui s’annonce très chargé pour le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, attendu à Addis-Abeba en début de soirée, le ministre Tiébilé Dramé a précisé : « Demain (samedi), il réunira autour de lui tous ceux qui sont engagés dans ce combat pour la renaissance culturelle africaine ». « C’est un immense honneur fait à notre pays, au regard de son histoire, de ses anciennes civilisations », a-t-il commenté.  « Confier au Mali la charge de coordonner les arts, les patrimoines et la culture africaine, d’impulser la renaissance culturelle de notre continent, c’est un hommage à notre Peuple et à son histoire millénaire. Tout le monde doit se mobiliser pour que ça soit l’affaire de tout le Mali et de toute l’Afrique, a lancé l’ancien député sous la législature 1997 « , a-t-il ajouté. On rappelle qu’en février 20019, lors de l’Assemblée de l’organisation continentale, le président Ibrahim Boubacar Keita a été nommé champion de l’UA pour les arts, la culture et le patrimoine. Le Conseil d’administration du Fonds du patrimoine mondial africain (AWHF) a, alors, demandé au président malien de soutenir leur programme de mobilisation de ressources pour poursuivre leur travail d’identification, de protection et de promotion du patrimoine exceptionnel de l’Afrique. Le chef de l’Etat présidera, dimanche 09 février, la rencontre de plaidoyer pour l’AWHF. Lors de cette réunion, qui sera organisée sous forme de déjeuner, les chefs d’État et de gouvernement ainsi que le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahama.t et d’autres invités de marque prendront la parole. Offrant ainsi l’occasion aux dirigeants africains de réaffirmer leur engagement politique en faveur du AWHF. Elle sera, aussi, un créneau pour les États membres qui le souhaitent, d’annoncer leur contribution au Fonds dans les années à venir. Organisation panafricaine approuvée en janvier 2006 par la 6eAssemblée ordinaire de l’UA à Khartoum (Soudan), le Fonds est hébergé par l’Afrique du Sud, au nom du continent, avec pour mandat de soutenir les États africains dans la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour atteindre ses objectifs, l’AWHF a créé un fonds de dotation pour collecter 25 millions de dollars américains (plus de 12,5 milliards de Fcfa) qui seront investis. Depuis 2007, date à laquelle l’AWHF a lancé ses programmes, 30 pays (dont 20 africains) ont fourni un soutien financier s’élevant à 17 millions de dollars américains (environ 8,5 milliards de Fcfa), dont 30% investis dans le Fonds de dotation. CMT/MD (AMAP)

Assassinat du banquier Aly Sissoko : Ses collègues réclament justice

Bamako, 7 février (AMAP) Plusieurs employés de banque ont réclamé justice, vendredi, pour leur collègue, le directeur adjoint de l’agence de la Banque nationale de développement du Mali (BNDA) de Gao, Aly Sissoko, assassiné, dans la nuit du lundi 3 janvier 2020, froidement assassiné par des bandits armés non identifiés. Aux environs de 8 heures, devant de la Banque malienne de solidarité (BMS) dans la zone ACI 2000, et en présence des manifestants, Mohamed Lamine Touré, un des membres du syndicat de la  BMS, a expliqué qu’à travers  ce rassemblement, il s’agissait de rendre hommage à «Aly Sissoko, victime de la barbarie humaine». «Face à la situation, nous sommes aujourd’hui endeuillés. Nous demandons que justice soit faite. Nous demandons que la sécurité des banquiers soit assurée partout où ils se trouvent», a-t-il dit. Le syndicaliste a, également, invité la population à ne pas céder à la panique car les causes réelles du drame ne sont pas pour le moment connues. Les employés de la Banque internationale pour l’industrie et le commerce au Mali (BICIM) étaient aussi dehors pour dire : «plus jamais ça dans notre pays». Le secrétaire général du comité syndical de la BICIM, Hamzata Ag Hamid, a lancé un appel aux autorités pour que de tels actes ne se reproduisent plus. Il a, également, invité les patrons des banques à prendre toutes les dispositions pour sécuriser leurs collaborateurs appelés à servir dans les zones d’insécurité du Mali. Il faut rappeler que depuis l’assassinat  de Aly Sissoko, les établissements financiers de Gao sont fermés jusqu’au 10 février prochain. AD/MD (AMAP)

Sous les mains des artistes du tatouage au henné

Par Fadi CISSE Bamako, 7 février (AMAP) Ce jeudi matin, une foule de jeunes filles crée une atmosphère de fête autour de la tatoueuse au henné, Fatim Sidibé. Ces jeunes célibataires et futures mariées font la queue pour se faire tatouer les mains et les pieds. Nous sommes arrivés vers 10h30mn, au quartier de Djicoroni-Para chez l’artiste. Elle est installée sous un hangar dont l’intérieur est éclairé par des rayons de soleil qui transpercent le toit. Il y fait chaud et le thermomètre marque 30 degrés. Les clientes sont impatientes d’être prises en main par l’artiste. Elles seront belles demain lors du mariage ou le baptême. Le tatouage moderne au henné indien exige de la praticienne beaucoup de dextérité, contrairement au produit traditionnel. La jeune cliente, d’une vingtaine d’années, à la taille fine, Aminata Kebé, prépare le baptême de l’enfant d’une amie. La fête aura lieu ce dimanche. Elle veut en mettre plein la vue aux autres filles invitées. Tout le monde doit sentir, à travers son tatouage cher, qu’elleest proche des parents du nouveau-né. Elle attire les regards des autres femmes, lors des cérémonies de mariage ou de baptême de tous ses proches, de mariage ou de baptême, en apparaissant dans des parures dont la qualité est rehaussée par l’éclat des tatouages au henné malien. Comme elle, les femmes mariées et les filles célibataires ornent leurs pieds et leurs mains en utilisant la poudre magique. Certaines personnes utilisent d’autres produits qui s’apparentent au henné naturel local. Il est vraiment difficile, pour une profane, de faire la différence entre le vrai et le faux henné. Selon la tatoueuse Fatim, autrefois, seules les nouvelles mariées et les femmes adultes se tatouaient avec le henné. Autrefois, les valeurs culturelles étaient respectées dans tous les terroirs. L’enfant qui n’avait pas l’âge de faire le tatouage, n’osait pas en parler à ses parents. « De nos jours, déplore Fatim, les mamans encouragent les petites, en leur achetant la poudre de henné ». « Mais, nous avons l’impression de vivre dans un monde à l’envers, avec une nouvelle génération qui fait fi de nos traditions », déplore la dame. A une certaine époque, aujourd’hui révolue, selon nos coutumes africaines, seules les femmes mariées, et les jeunes filles fiancées, prêtes à convoler en noces étaient autorisées à utiliser la pâte de henné. Elles l’étalaient, de façon artistique, sur les pieds et les mains pour les tatouer. Cette tradition est encore observée lors des grands événements : mariages, baptêmes, fêtes religieuses et voyages. Mais, de nos jours, le caractère sacré, qui justifiait l’interdit aux pucelles, aux adolescentes, aux femmes célibataires endurcies, a disparu. Les femmes de tout âge utilisent aujourd’hui le henné pour le simple plaisir de se faire belle. Rien de surprenant ou d’étonnant, « car même les mères ne se souviennent plus de nos anciennes coutumes, encore moins de les transmettre à l’enfant », se désole la vieille Aminata Oueleguem, marraine d’une future mariée. « Il est du devoir des parents d’expliquer nos us et coutumes à l’enfant, afin de lui donner des bonnes normes et valeurs sociétales », ajoute-elle. Chez Fatim, les prix des modèles varient entre 1.500 et 15 000 Fcfa. « Ce métier est difficile, depuis mes débuts, à plus forte raison maintenant. Je suis courbée, toute la journée, pour dessiner sur des dizaines de pieds et de mains. C’est un travail éreintant », avoue-t-elle. Fatim tatoue une dizaine de clientspar jour, sauf le dimanche. A la fin de la journée, elle rentre tard à la maison, souffrant de courbatures et d’autres douleurs sur tout son corps. La flore du Mali renferme des arbustes aux multiples vertus esthétiques. C’est le cas du henné ou « lawsonia inermis ». Le dictionnaire français le décrit comme un arbuste de la famille des lythracées. De par la disposition de ses feuilles, le henné ressemble à un buisson. Les petites feuilles vertes de cet arbuste sont très riches en molécules actives. Ces feuilles cueillies, elles seront séchées au soleil avant d’être pilées. La poudre recueillie est mélangée à une certaine quantité d’eau dans une calebasse ou tout autre récipient pour obtenir une pâte colorante. L’ocre du départ se transforme en une sorte de noir brillant agréable au regard. Les élégantes femmes s’en servent pour colorer leurs pieds et leurs mains. Certaines dessinent des figures artistiques sur ces parties de leur corps. D’après certains récits très anciens, les femmes égyptiennes, les premières, ont intégré l’usage du henné dans leurs rituels de beauté. A présent, il existe plusieurs variétés de poudre sous cette appellation. En Bambara, la poudre de henné est connue sous des appellations populaires. Les vendeuses proposent le « indou diabi » importé et/ou la variété locale, le « farafin diabi ». La palette de choix va du henné indien au henné traditionnel de chez nous. FC/MD (AMAP)    

Les bonnes affaires des vendeuses de henné

Par Aminata Anawodi Barry Bamako, 7 février (AMAP) Il est 9 heures et demi à la Maison des artisans, à la limite du Grand marché de Bamako. Le sol d’une grande partie de la cour est couvert de poudre de henné. Déjà, de nombreux récipients remplis du produit fétiche sont prêts pour être acheminés sur les aires de vente dans les quartiers. Plusieurs vendeuses couvertes de poudre de henné appellent les clients. Elles sont convaincantes dans leur méthode d’approche pour ferrer le client. « Vous voulez du henné ? » ; « Ma chérie, viens acheter du henné. Je te ferai des remises ». « Ne me dépassez pas ! », nous lance la vendeuse Aye Sow, sans chercher à connaitre le but de notre présence sur les lieux. Cette dame, au teint clair, la quarantaine dynamique, vend le henné depuis plus de trois ans. Les habits totalement couverts du produit, elle affirme acheter le sac de 50 kilos à 31.500 Fcfa. Elle cède le kilo à 900 Fcfa. Elle vend de petits paquets au détail à 100 Fcfa. Elle trouve le marché assez florissant car elle peut gagner 6.000 Fcfa par jour. Les Ivoiriens, les Burkinabè et les Nigériens constituent ses clients grossistes. « Les Maliens se contentent d’acheter au détail », précise-t-elle, sereine. Une cliente, Djènèba Sangaré, exprime son attachement au henné. « J’utilise le henné uniquement lors des fêtesou quand mon mari rentre de l’étranger», affirme-t-elle, en souriant. Elle s’approvisionne toujours chez Aye Sowa dont le henné est dit de très bonne qualité. La vendeuse Aissata Mariko a abandonné l’école pour se consacrer au commerce de henné. Ses fournisseurs arrivent du village de Sirakola. Elle gagne entre 3,000 et 3500 Fcfa, par jour, dans le commerce de détail et de gros ». Selon Aïssata, le marché est rentable, pendant toute l’année, particulièrement pendant les saisons des vagues de mariages. Sa voisine, Mariam Traoré, est également commerçante de henné. Elle exerce le métier depuis huit ans, en face de l’Institut national des Arts (INA). « Nous nous approvisionnons à Banamba. Un sac de 50 kg de henné coûte 32.500 Fcfa, la boite est à 1.000 Fcfa. Je détaille à 100 Fcfa », explique-t-elle. Ses bénéfices  atteignent environ 5000 Fcfa par jour. Le henné est cultivé dans les localités de Banamba, Boro et Sirakola, dans la région de Ségou. « Je suis vendeuse de henné depuis une quinzaine d’années. Il ya de l’affluence sur le marché, surtout à l’approche des mariages », explique Badjèneba Dembélé. Elle cède le kilo à 900 Fcfa et le vend au détail à partir de 100f. Awa Tounkara, elle, exerce depuis une dizaine d’années au Marché rose de Bamako. « Je peux avoir une trentaine de clientes ou plus par semaine. Je vends au détail le sachet à 100 Fcfa et la boîte à 1.000 Fcfa», précise-t-elle. Une explication religieuse à l’utilisation du henné révèle le pouvoir magique de la poudre de henné. La religieuse Kadiatou Siby (Malimatou) affirme qu’ « une jeune mariée doit toujours avoir du henné sur ses mains et ses pieds. Cela renforce son charisme et diminue les petites querelles ». Ainsi, le henné favoriserait-il la bonne entente entre époux et la paix dans l’entourage. Kadiatou Siby soutient que les vœux d’une femme qui applique, fréquemment, le henné seront rapidement exaucés. Dans les familles musulmanes, le henné est appliqué sur les mains et les pieds des défuntes avant de les porter en terre. Pour les musulmans, le henné est une plante du paradis. Originaire du sud de l’Iran et de la Mésopotamie, le henné est un arbuste épineux.Il est, certainement, la plus emblématique des plantes tinctoriales, la plus connue. Il est utilisé depuis près de 5.000 ans. Il rentre dans la composition de presque toutes les colorations végétales et constitue un signe de bénédictions. Il symbolise la fécondité pour les mariés. Il constitue une sorte de rite de passage entre le statut de célibataire à celui de l’épouse. C’est un rituel pour la mariée. Le henné est très important dans notre tradition ou dans la religion musulmane. Il représente la fête, le bonheur et la joie. Il fait partie de l’arsenal d’élégance des femmes maliennes, lors des cérémonies sociales. Pour leur bonheur. Il renferme d’autres vertus pour le corps et les cheveux. Les feuilles de cet arbuste, réduites en poudre, contiennent une molécule particulière.Elles produisent desteintes rouges, jaunes, orangées rose. Son application est symbole de bonheur et de joie. Au Mali, les femmes l’utilisent pour embellir leurs pieds et mains lors des cérémonies de mariage et baptêmes. C’est pourquoi, de nos jours, de nombreuses commerçantes de henné se frottent pas mal les mains. AAB/MD (AMAP)

Barouéli: Lancement du projet de développement et de diversification des moyens de subsistance stables et résiliants aux changements climatiques

Barouéli, 7 février (AMAP) Le lancement du projet de développement et de diversification des moyens de subsistances stables et résiliants aux changements climatiques, a été présidé mardi à Barouéli, par le Gouverneur de région, Biramou Sissoko, a constaté l’AMAP. L’objectif du projet est de promouvoir de nombreuses pratiques agricoles intelligentes innovantes permettant d’augmenter la productivité et de développer la résilience des communautés face aux changements climatiques. Financé à plus  de 473 millions par le gouvernement du Mali et la Norvège dans le cadre du fonds climat, le projet, sous la conduite de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture  (FAO), s’inscrit dans une dynamique de contribution aux efforts déployés par le Mali et ses partenaires dans le cadre de l’adaptation et d’atténuation des effets néfastes du changement climatique. Le projet dont la mise en œuvre est assuré par un consortium d’ONGs nationales, ADICO, ADJI, et GAAS-MALI  intervient dans les cercles de Bandiagara (communes rurales de Borgo et Dogani-Béré) et Barouéli (Boidié, Konobougou, Kalaké et Sanando) dans les régions de Mopti et de Ségou. Il couvre 60 villages repartis entre les deux cercles avec plus de 4.080 bénéficiaires directs repartis entre 680 ménages, et les bénéficiaires indirects estimés à, au moins,  52.800 personnes sur l’ensemble des 6 communes pour une durée de trois ans (2019-2022). La cérémonie s’est déroulée en présence des partenaires techniques et financiers, des présidents des Conseils régionaux, des directeurs régionaux des services techniques, des préfets et sous préfets, des élus et des bénéficiaires du projet. JC/KM (AMAP)

Ansongo : Trois morts dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à Ouatagouna

Ansongo, 7 février (AMAP) Trois personnes ont été tuées et une voiture brûlée par des hommes armés non identifiés jeudi à Ouatagouna, localité située à seulement un kilomètre de la ville d’Ansongo, région de Gao, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Des hommes armés non identifiés qui sont arrivés dans les environs de 11Heures à Ouatagouna, se sont dirigés vers le domicile du Chef de village avant de brûler le  véhicule de ce dernier à son absence. Les terroristes ont tué le premier conseiller du Chef de village avant de se diriger vers le domicile du directeur de l’école qu’ils ont abattu, selon les mêmes sources qui précisent qu’une autre personne a trouvé la mort au cours de cette attaque. Les mêmes sources qui déclarent que l’attaque a duré quelques heures et que les assaillants sont repartis après leur forfait, ne précisent pas les moyens empruntés par les terroristes, leur motivation ou encore le déploiement des forces de défense dans la localité. En rappel, au cours d’une précédente attaque dans la même localité, il y a quelques mois seulement, les terroristes avaient encore ciblé le chef de village. KM (AMAP)

Processus de paix au Mali : Soutien ferme des États-Unis et de la France

Bamako, 7 janvier (AMAP) Le sous-secrétaire d’Etat aux Affaires politiques des États-Unis, David Hale, en tournée en Afrique de l’Ouest, a été reçu, jeudi, en début de soirée, en audience par le président de Ibrahim Boubacar Keïta. Le voyage de M. Hale est axé sur le renforcement des partenariats régionaux pour la paix et la sécurité. Ces sujets ont au cœur de l’audience qui a été élargie au directeur général des Affaires politiques et de sécurité du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Errera, et trois membres du gouvernement. Pendant plus d’une heure, ces personnalités ont discuté des efforts visant à accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, de l’organisation des prochaines élections législatives et des efforts consentis pour améliorer la situation sécuritaire. A l’issue de la rencontre, le sous-secrétaire d’Etat américain a réitéré le soutien de son pays au Mali dans la mise en œuvre de l’Accord, tout en saluant les progrès réalisés grâce à l’engagement du gouvernement et des autres parties prenantes. David Hale a, également exprimé le soutien des Etats-Unis au Mali pour une organisation réussie des prochaines législatives. Son pays souhaite ces échéances électorales « transparentes et crédibles ». Les autorités américaines sont, aussi, « prêtes à aider le Mali dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré M. Hale qui a souligné l’importance d’œuvrer à « l’amélioration des rapports entre les militaires et les civils pour préserver les droits humains ». Le responsable américain a magnifié le rôle capital que joue la France au Mali et a insisté sur l’urgence de « renouveler nos efforts » pour l’atteinte des objectifs fixés en matière de lutte contre le terrorisme. Les États-Unis accordent également une attention particulière aux questions de développement, convaincus que tout progrès en matière de sécurité sera éphémère si les causes profondes du conflit ne sont pas traitées. On rappelle que les États-Unis contribuent pour plus de 200 millions de dollars, par an, dans des programmes d’aide au Mali et environ 60 millions dans l’aide humanitaire. Pour sa part, le Français Philippe Errera a précisé que cette rencontre avec le président du Mali s’inscrit dans la suite du sommet de Pau. Il a remercié le président Keïta pour son implication personnelle dans le suivi des engagements pris lors du sommet. « Par cette rencontre conjointe, a-t-il poursuivi, nous avons voulu faire un état des lieux très précis de la mise en œuvre des critères de la résolution 2480 du Conseil de sécurité et des engagements de Pau qui ont pour objectif commun la mise en œuvre de l’Accord pour la paix ». Ainsi, Lors de cetet audience, les avancées significatives enregistrées ont été évoquées mais, aussi, ce qui reste à faire, notamment le redéploiement des Forces armées maliennes (FAMa) reconstituée au Nord et l’opérationnalisation du Fonds de développement durable. « Nous encourageons le gouvernement et toutes les parties signataires à poursuivre leurs efforts », a déclaré M. Errera, soulignant qu’il reste un chemin important à faire, dans les prochaines semaines, avec en perspective les réunions de suivi du sommet de Pau et le renouvellement du mandat de la Mission intégrée et multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au mali (MINUSMA). ID/MD (AMAP)