Telenovelas : Quand les séries télévisées nous tiennent

Par Aminata DIARRA Bamako, 01 Sept (AMAP) Nos compatriotes sont devenus accrocs aux telenovelas, feuilletons télévisés qui sont, très souvent, produits dans les pays d’Amérique du Sud ou de Turquie. Ils restent, le plus souvent, scotchés devant leur téléviseur et ne sont pas près de rater, même pour tout l’or du monde, le moindre épisode de ces séries dramatiques à fortes émotions en termes d’amour, de libertinage sexuel, de suspense, mais aussi de sentiment de révolte contre l’injustice. «El diablo», «Meryem», «La dona» et «Farmagul», autant de titres de séries télévisées qui suscitent commentaires et débats passionnants dans notre société. Certains estiment qu’elles impactent, négativement, le comportement des enfants et des jeunes qui tentent de s’inspirer de ces films. Or, ceux-ci n’ont rien à voir avec les réalités maliennes, d’où la condamnation sans équivoque des puritains et conservateurs qui n’apprécient guère ces feuilletons. Pourtant, ces mélodrames sur petit écran bénéficient d’une très grande popularité dans les pays africains, notamment le nôtre. Aux heures de diffusion, les femmes tombent dans un autre univers où plus rien ne compte. Elles perdent jusqu’à la notion du temps et en viennent même à ignorer leurs époux, le temps d’un épisode. Une certaine opinion pense même, à tort ou à raison, que nombre de déviations actuelles des mœurs dans notre pays sont liées à ces séries télévisées. Adama Samaké est conscient de la passion que suscitent les séries télévisées sud-américaines. Le jeune homme cite volontiers son exemple pour avoir failli divorcer d’avec son épouse à cause des telenovelas. «Mon retour du bureau, coïncide, très souvent, avec la diffusion d’un feuilleton que ma femme regarde. Elle a tendance, en ces moments, à ne plus s’occuper de moi. A peine si elle me salue ou me donne à manger. Elle semble absorbée par ces feuilletons au point de ne plus jouer son rôle d’épouse », souligne-t-il. Samaké a brandi la menace du divorce pour recadrer son épouse.   PASSION – Certains soutiennent que les telenovelas en Afrique ont plus d’inconvénients que d’avantages. Une ménagère à Faladiè, qui a requis l’anonymat, ne partage pas cet avis. Elle estime que les telenovelas permettent de s’épanouir même pour celles qui viennent de la zone rurale. «Quand je termine les travaux ménagers, je me distrais avec les séries télévisées», explique notre interlocutrice. Comme elle, Salimata Coulibaly, âgée de 26 ans, apprécie les feuilletons. Cette femme au foyer précise : «Grâce aux séries télévisées, je me fais une idée de la vie d’autres communautés, notamment américaines mais aussi de l’évolution du monde». Elle est toujours à l’affût de nouveaux feuilletons sur les chaînes de télévision parce que le cinéma reste son pêché mignon. Touré, fonctionnaire à la retraire, regarde avec passion ces séries télévisées au point d’oublier, parfois, qu’il est juste devant un poste téléviseur. Il se range du côté des férus des feuilletons télévisés. Mais il préfère ne pas verser son avis dans le débat sur les inconvénients. Pour nos interlocuteurs, il est clair que ces séries télévisées ont aussi un impact sur le mode de vie des jeunes, notamment des jeunes filles. Certains estiment que ces séries télévisées devraient être destinées plus aux adultes qu’aux enfants et aux jeunes. D’autres incriminent les parents qui ne respecteraient pas les messages qui, parfois, indiquent clairement, sur l’écran : «Déconseillé au moins de…..». Dans notre pays, les feuilletons ont une incidence sur l’éducation des enfants qui sont tentés d’imiter la vie des stars du cinéma. Ténin Coulibaly est ménagère. Elle est, aussi, d’avis que les séries télévisées influent négativement sur le comportement de nos enfants. «Ma fille doit faire le baccalauréat cette année. Elle ne s’en soucie point pour l’instant. Elle passe plus de temps à regarder les séries télévisées. C’est un vrai souci pour moi », se plaint-elle. Pour elle, les télénovelas posent un problème d’assimilation. Elle explique tout simplement que c’est une faiblesse de note société et s’interroge : « Pourquoi ne pas s’intéresser, plutôt, aux séries africaines qui reflètent mieux nos réalités ? » AD/MD (AMAP)    

Marché de la cola : Des soucis d’approvisionnement

Par Amadou GUÉGUÉRÉ & Babba B. COULIBALY Bamako, 01 sept (AMAP) Depuis quelques jours, le prix de la noix de cola a grimpé dans un contexte marqué par l’embargo imposé au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), suite à la démission de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita. A ce propos, les avis et analyses des vendeurs de ce fruit aux vertus multiples, rencontrés lundi, à Bamako, divergent selon les différents espaces de vente. A «Worokourou» (marche de colas), au Grand marché, le président des vendeurs de cola estime que la pénurie, ces derniers temps, s’explique par deux raisons. «La première raison est la faible production au niveau des pays d’approvisionnement. La seconde s’explique par l’embargo. Ils ont dit que les frontières sont fermées, les fournisseurs ont eu peur d’envoyer la marchandise. Après, ils ont appris que les produits alimentaires ne font pas partie des produits soumis à la sanction», détaille Mamadou Traoré qui ajoute que cette difficulté a eu peu d’impact sur le prix de la noix cola. Les tarifs varient en fonction de la qualité et de la disponibilité. «Nous avons beaucoup de types de cola. Aujourd’hui, le prix du panier varie entre 52.500 et 55.750 Fcfa, selon la qualité. Souvent cédée à 42.500 Fcfa, la même quantité peut valoir 100.000 Fcfa», explique le patron des vendeurs de cola de «Worokuru». «Hamdallaye Worokuru», est l’un des plus grands marchés de vente de noix de cola à Bamako. Ici, les marchands de cola, comme ceux des autres marchés, s’approvisionnent à partir de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. Président des vendeurs de cola au niveau de ce marché, Bourama Sangaré reconnaît que le marché de cola est peu attrayant depuis quelques mois, précisant que les prix n’ont pas changé. « La noix de cola est accessible s’il est abondant sur le marché, surtout en période de récolte. Passée cette période, les prix grimpent à cause de la réduction de la production », estime le vendeur. «Actuellement, l’importation de la cola se fait comme d’habitude. L’embargo n’a apporté aucun changement négatif sur le marché de cola», insiste le septuagénaire. Qui estime que nos dirigeants doivent faciliter le dédouanement. Surtout au niveau de Zégoua où les marchandises trainent, selon lui, à cause du scanning. Pour Massiri Keita, vendeur de cola au même marché, le fruit est disponible en abondance. «Nous avons accueilli deux véhicules chargés de noix de colas, il y a deux à trois jours. Quand le produit manque, les prix augmentent. Mais la différence de tarif excède rarement 2.500 Fcfa. Depuis l’arrivée des commandes, les prix sont revenus à la normale et commencent à partir de 50.000 Fcfa le panier», précise-t-il. Pénurie ou pas, la noix de cola est utilisée en bien de circonstances au Mali. Toutefois, traditionnalistes et religieux sont unanimes que son usage en ces occasions n’est pas obligatoire. «La cola a toujours existé dans tous ce que nos parents font : démarches de mariage, baptêmes et décès, etc», rappelle le vice-président du Réseau des communicateurs traditionnels du Mali (RECOTRAD). Pour Amadou Dagamaïssa, la rareté et la cherté ces dernières années de ce produit symbolique a amené les gens à utiliser les dattes et les bonbons lors des cérémonies de mariages, baptême ou de décès. «S’il y a une crise de cola, on peut utiliser les dattes. Pour la bonne compréhension, il appartient aux communicateurs traditionnels (les intermédiaires) d’expliquer que ce changement est dû à l’embargo que le pays subit ou autre», propose le griot. Qui précise que la noix de cola est symbolique, mais pas obligatoire dans la célébration de mariage ou de baptême. Selon l’imam Seydi Malick Diallo de la mosquée de Garantiguibougou 300 logements, la noix de cola fait partie de nos traditions non interdite par la religion musulmane. En cas de rupture, on peut utiliser des dattes ou des bonbons, comme cela est, d’ailleurs, de plus en plus fréquent lors de nos cérémonies de mariage et de baptême, estime le religieux. AG/BC/MD (AMAP)  

Préparatifs de la concertation nationale : Consultations tous azimuts

Bamako, 01 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), a annoncé pour « très prochainement » l’avant-projet des termes de référence pour l’organisation de larges concertations sur la Transition, a appris l’AMAP, lundi, en marge des pré consultations que les militaires ont engagées, au ministère de la Défense et des Anciens combattants, avec la classe politique et l’ensemble des forces vives de la nation. La rencontre, présidée par le 1er vice-président du CNSP, le colonel Malick Diaw, avec une large palette d’acteurs nationaux a permis d’échanger sur l’organisation des assises nationales devant aboutir à un consensus autour de la gestion de la Transition. A la fin de la rencontre, Dr Bocary Tréta de la coalition Ensemble Pour le Mali (EPM) a indiqué que lui et ses camarades étaient venus répondre à l’invitation du CNSP dans le cadre de ce qu’ils ont appelé « une pré-consultation » en vue d’organiser de larges concertations sur la transition. Il s’agit, selon lui, de l’organisation institutionnelle de la Transition, ses organes et sa feuille de route. «Nous avons félicité les membres du Comité pour leur initiative de consulter les forces politiques et sociales de notre pays. Nous avons marqué notre totale adhésion au processus de la Transition politique et civile qu’ils ont annoncé», a déclaré Dr Tréta, ajoutant qu’ils espèrent que les membres du CNSP tiendront parole en ce qu’ils se sont engagés à rendre le processus participatif et d’être « d’égal commerce vis-à-vis de l’ensemble des forces politiques et sociales ». «Nous avons accueilli très favorablement l’annonce faite par eux (les militaires) de rendre disponible très prochainement un avant-projet des termes de référence pour l’organisation de la concertation nationale. Nous avons annoncé que nous leur ferons parvenir, dans les jours à venir, nos propositions dans le sens de contribuer à l’élaboration desdits projets de termes de référence», a signalé le président de l’alliance EPM. Selon lui, la rencontre s’est déroulée dans une parfaite compréhension mutuelle. Ils ont donc encouragé les membres du CNSP à poursuivre dans ce sens, tout en leur donnant l’assurance que l’alliance EPM est disponible et apportera toute sa contribution à l’organisation de la Transition politique et civile qu’ils ont annoncée. Concernant la présidence de la Transition, Dr Bocary Tréta dira que du moment où il y aura une concertation nationale sur la base des termes de référence qui seront communiqués, l’alliance EPM viendra comme toutes les forces politiques et sociales dire ce qu’elle pense. Mais déjà, Dr Tréta a déclaré que les propositions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vont dans le bon sens. « Seulement, elles ont besoin d’être adaptées à la situation réelle de notre pays », a-t-il ajouté. INCLUSIVITE TOTALE – Pr Tiémoko Sangaré, président de l’Alliance pour la démocratie-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) a abondé dans le même sens. Selon lui, au niveau de la coalition EPM, ils  ont déjà élaboré le draft d’un document qui sera finalisé et transmis au CNSP. « En même temps, a-t-il dit, quand nous auront le projet de termes de référence, nous allons l’analyser en fonction des différentes positions qu’ils (les militaires) auront déjà énoncées dans leur projet de document ». Pour Pr Tiémoko Sangaré, le plus important c’est que tout soit fait pour d’abord mettre les Maliens ensemble. «Il y a beaucoup de problèmes dans le pays qui ne pourront avoir de solutions que dans l’unité des Maliens. On entend beaucoup de discours mais tout cela c’est du superfétatoire », a-t-il laissé entendre, ajoutant que notre pays a, aujourd’hui, des défis importants à relever et qui doivent amener les uns et autres à accepter de dépasser certaines considérations pour se consacrer à l’essentiel. «De ce point de vue, nous avons dit aux membres du Comité l’importance d’organiser tout ce qui sera fait dans le cadre d’une inclusivité totale pour qu’à l’arrivée, tous les Maliens se sentent concernés par ce qui sera décidé et puissent, ainsi, apporter chacun du sien pour que ce qui est envisagé puisse être réalisé», a insisté le président de l’Adema-Pasj. Pour lui, la rencontre a été positive et ils ont senti la volonté, au niveau du CNSP, d’agir avec l’ensemble des Maliens et de faire face aux urgences de notre pays. C’est donc à ce titre qu’ils ont exprimé leur disponibilité à accompagner cette démarche, à jouer le rôle qui est le leur en tant que force politique dans le cadre de ce qui sera fait. De son côté, le colonel Malick Diaw a rappelé que notre pays traverse une période cruciale. Et, donc, il est important que tous les Maliens, toute la classe politique, tous les regroupements et l’ensemble des forces vives de la nation se réunissent autour d’une table dans un processus de concertation. «Les Maliens vont se réunir et échanger afin de convenir sur quelque chose pour la bonne marche de la transition», a précisé le 1er vice-président du CNSP, ajoutant que le pays a aujourd’hui besoin de tous ses fils. Il a dit que tout se passe bien et que les travaux sont en cours pour trouver un bon projet de Charte, une bonne feuille de route et, ensuite, une bonne architecture pour mettre en place une bonne Transition. Toujours dans le cadre des concertations pour la mise en place de la Transition, les membres du CNSP ont aussi, lundi, rencontré d’autres entités de la nation, notamment l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), les magistrats, le Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), le Conseil supérieur de la diaspora du Mali (CSDM), le Patronat, les Chambres consulaires et des Ordres, le Haut conseil islamique du Mali (HCIM), l’Église catholique et l’Église protestante. La longue journée a été bouclée par la synthèse de l’ensemble des rencontres au Quartier général du CNSP à Kati. DD/MD (AMAP)    

Transition au Mali : Les concertations nationales prévues les 5 et 6 septembre

Bamako, 01 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) convie les différentes forces vives de la nation aux concertations nationales sur la gestion de la transition au Centre international de conférence de Bamako (CICB) les 5 et 6 septembre prochain, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le CNSP indique que « ces rencontres ont pour objet de convenir de la feuille de route de la transition, de définir l’architecture et les organes de la transition, enfin de contribuer à l’élaboration de la Charte de la transition ». Les concertations autour du format de la transition, initialement, prévues, samedi, avaient été reportées, le même jour, “pour des raisons d’ordre organisationnel”. Le CNSP avait invité les différents segments de la société malienne pour échanger sur l’organisation d’une transition apaisée qui prendrait en compte toutes les aspirations du peuple malien. Mais le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) avait décliné l’invitation, regrettant « n’avoir pas été invité à ladite rencontre » OD/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 2152 guérisons, 126 décès sur 2776 cas positifs enregistrés

Bamako, 1er septembre (AMAP) Quelque 2152 patients sont guéris de la Covid- 19, 126 décès sur 2776 cas positifs enregistrés au Mali avec les  3 nouveaux cas découverts lundi,  a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent les 3 nouveaux cas enregistrés lundi ont été découverts à Bamako, Sikasso et Koulikoro L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 330 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)

Stabilisation du Mali : Le CNSP sollicite l’accompagnement de l’UNTM

Bamako, 31 août (AMAP) Le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé, accompagné d’une forte délégation, a été reçu, vendredi dernier à Kati, par les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). La rencontre était présidée par le vice-président du CNSP, le colonel Sadio Camara, qui avait à ses côtés le colonel Souleymane Sangaré. Lors des échanges, les membres du CNSP ont expliqué toute l’importance que revêt cette prise de contact avec la plus grande centrale syndicale du Mali. Pour les nouvelles autorités, l’UNTM est incontournable dans la stabilisation du pays et la centrale syndicale est un baromètre du fait qu’elle est la première et la plus grande centrale des travailleurs du Mali. Le CNSP dit compter sur l’accompagnement de l’UNTM pour la construction du Mali dans le cadre de sa réfondation. D’autres rencontres sont prévues entre la centrale syndicale et le CNSP. MD (AMAP)

Accueil dans les établissements de soins : De ça ne va pas à ça va un peu mieux

Par Fatoumata NAPHO Bamako, 30 août (AMAP) Jusqu’à une date récente, les établissements hospitaliers cristallisaient un mécontentement général pour le manque de chaleur humaine dans l’accueil des malades et autres usagers. Or, il est admis que le bon accueil soulage, ne serait-ce que moralement et psychologiquement. Comme aimait à le répéter un ancien ministre de la Santé aimait : «Un malade bien accueilli dans un établissement hospitalier est généralement soulagé d’au moins 50% de sa maladie». Malheureusement, si l’on devait juger les Centres hospitalo-universitaires (CHU), les hôpitaux régionaux, les Centres de santé de référence (CSréf) et autres Centres de santé communautaire (CSCOM) à l’aune de la chaleur leur accueil, nombre d’entre eux auraient rendu une pâle copie. L’accueil est donc un aspect essentiel des relations humaines en milieu hospitalier. D’un point de vue psychologique, le patient qui arrive en consultation à l’hôpital a besoin d’être mis en confiance, d’avoir le plus souvent des certitudes sur la possibilité de guérir de son mal. Emmanuel Kamaté est un psychologue qui officie au CHU du Point G. Il explique sans détour que toute maladie plonge le patient dans une situation nouvelle et déclenche en lui de nombreuses modifications psychologiques parce que l’être humain est une entité globale, notamment corps, mental, émotions et énergies. Le psychologue de l’hôpital situé sur les hauteurs de la capitale pense que toutes ces dimensions interagissent les unes avec les autres, d’où l’émergence des termes somato-psychique (interaction du corps avec le mental) ou psychosomatique (interaction du mental avec le corps). Tous les spécialistes s’accordent à dire que le bon accueil est un préalable à toute thérapie efficace et soulage véritablement le patient. Autant ce constat est partagé, autant le contraire va aussi exacerber sa souffrance car la maladie est capable de provoquer chez l’individu des réactions variables, selon sa personnalité, sa représentation imaginaire et la représentation collective de la maladie. Les psychologues expliquent qu’avec les symptômes, un malade demande naturellement au médecin de le guérir de sa pathologie. Mais il veut aussi plus, notamment du soutien, de la réassurance, de la sécurité et de l’affection. « Il requiert donc de la part du soignant, une véritable relation affective et une disponibilité, compatibles avec l’exigence de neutralité du médecin », explique le spécialiste. « La relation soignant/soigné est celle où, le lieu d’échange est avant tout le corps mais où la parole et les gestes ont aussi leur place ». MISE EN CONFIANCE – « Ayé aw bissmillah, hôpital du Mali ka foli do» ou « aw chira di ? Allah aka keneya di », en traduction libre « bienvenue à l’Hôpital du Mali » ou « Comment ça va chez vous ? Que le Tout-puissant vous permette de recouvrer la santé ». Ces vœux de Seydou Moussa Traoré, chef du service social de l’Hôpital du Mali sonnent tous les matins comme un leitmotiv dans les oreilles des patients. Le responsable du service social accorde toute l’importance requise à l’humain. Pour lui, « ces simples mots suffisent à mettre le patient et sa famille en confiance ». Son équipe et lui ont aussi initié une causerie quotidienne avec les malades pour dissiper chez eux l’angoisse. A travers cette causerie, l’équipe du service social vient s’enquérir de l’état de santé des patients, les informe des activités de l’établissement hospitalier. Les malades sont aussi orientés sur comment faire pour garder l’hôpital propre. Sans déroger à ce rituel bien établi, les agents du servie social accentuent un peu la sensibilisation sur la pandémie de la Covid-19, notamment sur le respect des gestes barrières. Ils ont même l’habitude d’offrir des masques à certains malades. Pour le bon déroulement des activités et l’accompagnement des malades, le service social a créé la section accueil des malades et autres usagers et celle de suivi des malades hospitalisés. Une équipe d’hôtesses et d’agents d’accueil qui fonctionne par brigade, s’emploie à assurer, 24 /24, cette mission. Depuis l’entrée principale de l’Hôpital du Mali, des agents vous soumettent à une prise de température et la désinfection des mains avec du gel hydro alcoolique. Au niveau du bureau des entrées, une jeune dame est de service. Elle affiche un sourire radieux et oriente, dans la bonne humeur, les patients en fonction de leurs besoins et précise à certains, à leur demande, les jours de consultations de l’équipe médicale chinoise et de certains spécialistes maliens. ACCUEIL – Selon le chef de service, la personne qui acceuille les malades et autres usagers doit être courtoise, disponible mais surtout joviale. C’est elle le premier contact des malades, donc elle doit faire en sorte de les déstresser. Il confirme qu’un bon acceuil soulage bien le malade. Mme Sidibé Assa Keita, chef de l’accueil orientation et communication à l’hôpital Gabriel Touré admet cette réalité parce qu’elle pense aussi qu’un bon accueil peut soulager un patient de 25% de son mal. Elle pousse l’analyse un peu plus loin pour dire qu’un malade mal accueilli dans un établissement de soins peut en dissuader dix autres de fréquenter cette structure. Pour elle, l’accueil est un élément incitatif du patient. A travers lui, le patient choisira de revenir ou pas. Mme Sidibé ajoute la nécessité d’améliorer la touche thérapeutique qui peut, aussi, apporter au traitement. La responsable de l’accueil orientation souligne que cette thérapie a été scientifiquement démontrée comme efficace. Pour elle, il faut amener le personnel à intégrer que l’accueil en milieu hospitalier est une prestation, un acte professionnel. Il faut donc mettre les patients à l’aise avant leur consultation chez les médecins. « Les mots comptent et la manière de le faire aussi», a-t-elle dit. Il est admis que le bon accueil répond à des exigences. Il faut savoir parler aux malades et autres usagers de l’hôpital, avoir de l’empathie, mais aussi savoir se mettre dans la peau du patient ou de l’usager et s’inscrire dans la seule logique de satisfaction du malade. INFORMATIONS ET ORIENTATION – A Gabriel Touré, patients et accompagnateurs sont d’abord reçus dans un grand hall. Ils reçoivent toutes les informations utiles. Pour faciliter la prise en charge de ce flux, un système de ticket numérique, comme

Office du Niger : Évaluation de la campagne agricole

Par Mamadou SY AMAP-Ségou  Ségou, 31 août (AMAP) Les objectifs de la campagne 2020-2021, issus du contrat-plan État-Office du Niger-Exploitants agricoles, sont de 896.935 tonnes de riz paddy, 392.423 tonnes de produits maraîchers et 81.796 tonnes de produits de diversification, a appris l’AMAP, lors de la 3è session ordinaire du Comité de suivi du contrat-plan, tenue, vendredi, à Ségou (Centre) Au cours de cette session, les membres du comité de suivi du contrat-plan État-Office du Niger-Exploitants agricoles, ont examiné et adopté le procès-verbal de la 2è session, fait le point d’exécution des recommandations issues de la précédente session et les réalisations faites par les parties durant le 1er semestre 2020, à travers l’examen du rapport de suivi de l’exécution des engagements du contrat-plan 2019-2020. A l’ouverture des travaux, le président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, a rappelé que la campagne agricole 2019-2020 s’est déroulée dans des conditions satisfaisantes quant à la fourniture de l’eau aux exploitants agricoles, pendant la saison d’hivernage. « Cependant, a-t-il poursuivi, force est de noter que certaines difficultés majeures ont été rencontrées dans le déroulement normal de ladite campagne ». Abdel Karim Konaté a, entre autres, cité l’insécurité persistante dans les zones d’intervention occasionnant l’arrêt momentané des chantiers, la non mise à disposition des engrais subventionnés, le sous-équipement et l’insuffisance de la main d’œuvre engendrant un léger retard dans la mise en valeur, l’envahissement de certains réseaux par les végétaux flottants et les actes de vandalisme sur les réseaux d’irrigation par certains exploitants. « Malgré toutes ces difficultés, la production végétale de cette campagne affiche des résultats positifs », a assuré le PDG de l’Office du Niger. « En riziculture, a-t-il indiqué, sur une prévision de 873.773, 73 tonnes de riz paddy, 808.102, 49 tonnes ont été obtenues, soit une réalisation de 92, 48% des prévisions de la campagne ». En maraîchage, pour toutes spéculations confondues, 325.386 tonnes ont été produites et 72.854 tonnes en diversification de cultures, pour toutes spéculations confondues. S’exprimant sur la campagne agricole 2020-2021, M. Konaté a indiqué qu’elle a démarré dans un contexte marqué par une intensification des travaux d’entretien permettant ainsi une fourniture correcte de l’eau d’irrigation aux exploitants agricoles. Il a souligné la pertinence de la mise en œuvre de ce contrat-plan quinquennal qui va permettre de renforcer la contribution de l’Office du Niger à l’atteinte de la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté par une croissance économique accrue. Le PDG de l’Office du Niger a, également, précisé que l’atteinte des différents objectifs assignés dans le contrat-plan 2019-2023 dépendra de l’engagement des différents parties signataires dans sa mise en œuvre, la réalisation des aménagements et les réhabilitations prévues, la facilité d’accès aux exploitants agricoles aux moyens de production. S’y ajoutent le respect du calendrier agricole et l’application des techniques améliorées de production. Pour le président du comité de suivi du contrat-plan État-Office du Niger-Exploitants agricoles, , Joël Togo, conseiller technique au ministère de l’Économie et des Finances, les sessions constituent des moments privilégiés d’échanges entre les parties pour évaluer le niveau de mise en œuvre des engagements pris en faveur du développement de la zone Office du Niger. «A la lecture du dossier soumis à notre appréciation, nous avons noté que le semestre évalué a été essentiellement marqué par les faits suivants : la mobilisation de la dotation budgétaire de l’État a été de 1, 976 milliard de Fcfa sur un montant de 4,750 milliards de Fcfa, soit un taux de 41, 60%. Au 30 juin 2020, le montant recouvré était de 6.441.597.876 de Fcfa, soit un taux de 92,19%. En prenant les paiements des sociétés sucrières, le montant global recouvré a été de 6.672.585.876 Fcfa», a détaillé M. Joël Togo. Pour ce qui est de la réhabilitation, il a indiqué que les procédures de passation du marché des travaux sont en cours, Ce qui conduira à la réhabilitation de 700 ha dans la zone de Kolongo. Le conseiller technique du ministère de l’Economie et des Finances a souligné que les travaux de cadastrage des parcelles aménagées sont en cours sur 3.900 ha de Molodo Nord. «Pour l’immatriculation des terres, le processus est en cours pour le choix d’un prestataire pour la réalisation des travaux d’immatriculation de 18.907 ha dans le système du Macina, 21.000 ha dans le système du Kareri et 6.438 ha dans le système du Kala supérieur soit un total de 46.345 ha», a annoncé le président du comité, avant d’adresser ses vifs remerciements à tous les acteurs qui œuvrent pour le développement harmonieux de la zone Office du Niger. MS/MD (AMAP)

Inondation à Gao : 8 maisons effondrées, d’autres sous l’eau et une vingtaine de ménages sans abris

Gao, 31 août (AMAP) Des pluies d’une hauteur de 46mm ont provoqué samedi des inondations à Gao, causant l’effondrement de huit maisons en banco, des dégâts matériels et une vingtaine de ménages sans abris au 6ème quartier vers le terrain de football  Kassé Keita, au 4ème quatrième quartier vers l’Institut de formation des maîtres (IFM)  et  au quartier Château, a constaté l’AMAP. « Rien qu’avec une quantité de 46 mm de pluies, nous avons enregistré 8 maisons écroulées d’une vingtaine de ménages et plusieurs cases sous l’eau dont nous avons évacués les occupants vers des endroits en attendant l’évacuation de l’eau » a déclaré le directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant-colonel, Abdoul karim Coulibaly. Une des victimes du quartier  Diédara a témoigné. « Depuis 7 ans, nous sommes dans cette situation et nous avons informé l’autorité communale mais rien n’a été  fait. Cette année nous avons été secourues par la protection civile de Gao sinon sans ce concours toutes nos maisons seront effondrées par l’inondation et  nous remercions la protection civile de Gao Quant à Aissata Abdoulaye, également habitante au quartier  Diédara, a affirmé : « cette année nous avons reçu des quantités des pluies abondantes de telle sorte que nous n’avons plus de passage ni pour les piétons et ni pour les engins. Tard dans la nuit mes enfants sont partis informer la protection civile qui est venue rapidement à notre secours sans problème. Grâce à leur appui avec des engins pompe l’eau commence à diminuer  et  remercions beaucoup les éléments de la protection civile de Gao ». AT/KM (AMAP)

Transition au Mali : Rencontre de clarification entre les militaires et le mouvement de contestation M5-RFP

Bamako, 30 août (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) se sont rencontrés, dans la soirée du samedi, au quartier général des militaires, à Kati, pour arrondir le angles, après le report des concertations entre les forces vives de la Nation et le CNSP prévue, initialement, samedi, mais boycotté par le M5-RFP. A l’issue de la rencontre, le président du Comité stratégique du M5-RFP a confié à la presse que les deux parties se sont compris sur la démarche à suivre désormais. “Nous avons remis au CNSP notre vision sur la transition contenue dans un document. Ils nous ont demandé de leur accorder un temps pour l’étudier séreinement”, a déclaré Choguel Kokala Maiga. Les deux acteurs majeurs du renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Keita (IBK) ont, ensuite, convenu de la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre eux. “Nous leur avons communiqué les noms de deux personnes qui serviront d’interlocuteurs permanents entre le CNSP et le M5-RFP”, a révélé le leader politique. Pour sa part, le Coordinateur général de la Coordination des mouvements, assocciations de soutien et sympathisants de l’imam Mahmoud (CMAS), Issa Kaou Djim, a expliqué qu’il était important que cette rencontre se tienne pour éviter tout malentendu entre le M5-RFP et son “partenaire stratégique”. “Nous nous sommes compris. Dans les jours à venir, nous aurons d’autres rencontres pour approfondir les échanges sur notre vision commune de la transition”, a-t-il annoncé. “Il s’agit de la recherche des voix et moyens pour sortir le pays de cette crise pour le bonheur du peuple malien”, a précisé M. Djim. AT/MD (AMAP)