Communiqué du Gouvernement suite à la disparition dans la nature à la faveur d’une halte à Diema lors du rapatriement de Maliens de la Mauritanie
Le Gouvernement de la République du Mali informe le peuple malien, qu’il a appris avec stupéfaction que ce jeudi 28 mai 2020, malgré les dispositions prises de bonne foi, par les autorités pour assurer la prise en charge correcte de nos compatriotes rapatriés de l’extérieur, dans le strict respect des mesures de lutte contre la Covid-19, 37 maliens refoulés de Mauritanie et transportés de Gogui pour Bamako, par un bus climatisé mis à disposition par l’état, ont trouvé le moyen de disparaître dans la nature à la faveur d’une halte à Diema. Le Gouvernement rappelle à tout un chacun sa responsabilité pleine et entière dans la protection de sa propre famille et l’ensemble de la population malienne dans ce contexte de pandémie. Le gouvernement insiste que les comportements tendant à soustraire leurs auteurs de la rigueur du protocole sanitaire édicté par le comité scientifique sont passibles de poursuites. Car, il s’agit d’actes délibérés mettant en cause la sécurité de tierces personnes et sapant les efforts de l’état qui visent à rompre la chaîne de transmission du virus. Le Gouvernement lance un appel pressant à ces personnes pour qu’elles se présentent d’elles mêmes aux autorités sanitaires afin d’observer leur période de quarantaine et minimiser les risques qu’elles font peser sur leurs familles et les tiers. En tout état de cause, leur liste sera communiquée aux autorités compétentes afin qu’elles soient recherchées et prises en charge conformément au protocole de lutte contre la Covid-19. Bamako, le 28 mai 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya SANGARÉ Officier de l’Ordre National
Message du Secrétaire Général à l’occasion de la journée internationale des casques bleus des Nations unies (29 mai 2020)
Aujourd’hui, nous rendons hommage à plus d’un million de femmes et d’hommes qui ont servi comme soldats de la paix des Nations Unies, et aux plus de 3 900 Casques bleus qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions. Nous exprimons également notre gratitude aux 95 000 civils, policiers et militaires actuellement déployés dans le monde entier. Le défi auquel ils font face aujourd’hui est l’un des plus grands qu’ils aient jamais eu à relever : s’acquitter de leurs mandats en matière de paix et de sécurité tout en aidant les pays à lutter contre la pandémie du COVID-19. Cette année, le thème de la commémoration – Les femmes dans le maintien de la paix – souligne leur rôle central dans nos opérations. Les femmes disposent souvent d’un meilleur accès aux communautés que nous servons, ce qui nous permet d’améliorer la protection des civils, de promouvoir les droits humains et, de manière générale, de mieux remplir notre mission. Leur participation revêt aujourd’hui une importance particulière car les soldates de la paix sont en première ligne pour aider à combattre le COVID-19 dans des contextes déjà fragiles, en utilisant les radios locales pour diffuser des messages de santé publique, en livrant des fournitures essentielles aux communautés pour prévenir la propagation du virus et en soutenant l’action de celles et ceux qui œuvrent localement en faveur de la paix. Pourtant, les femmes ne représentent toujours que 6 % du personnel en uniforme – militaires, policiers, personnel judiciaire et agents pénitentiaires – des missions. Alors que nous célébrons le 20ème anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur Les femmes, la paix et la sécurité, nous devons faire davantage pour assurer une représentation égale des femmes dans tous les domaines de la paix et de la sécurité. Ensemble, continuons d’œuvrer pour la paix, surmontons la pandémie et bâtissons un avenir meilleur. Source: ONU
Kayes : Bilan semestriel de la COVID-19
Kayes, 29 mai (AMAP) La direction régionale de la Santé et la direction régionale du développement social et de l’Economie solidaire de Kayes ont, en collaboration avec le gouvernorat, organisé, jeudi, une rencontre pour faire le bilan semestriel des activités de prévention et de lutte contre la maladie à coronavirus à Kayes et dans les autres cercles de la région. Cette réunion, qui intervient après la découverte de 19 cas positifs sur le site du barrage hydroélectrique de Gouina, était présidée par le conseiller aux affaires économiques du gouverneur de la Région de Kayes, Adama Assagaidou Maiga. Les travailleurs sur ce site ont tous été mis en congé. Le comité de crise a dépêché des missions d’évaluation sur le risque de propagation de la maladie dans ce village, tout comme dans la mine de Fekola (Kéniéba). Les services socio sanitaires de la région sont à pied d’œuvre pour retrouver les personnes contacts. Ils envisagent d’envoyer à nouveau des missions d’évaluation dans certaines localités pour limiter la propagation de la maladie. « Nous avons reçu l’information sur l’existence des cas positifs contacts. Un congé de fête a été accordé aux employés du barrage. Les ouvriers qui ont eu des contacts avec les Chinois ont disparu dans la nature. Nous avons besoin du concours de tout le monde pour retrouver ces gens et assurer leur prise en charge, surtout que la plupart d’entre eux vivent dans la précarité », a souligné le directeur régional de la Santé de Kayes, Dr Cheick Tidiane Traoré. Abondant dans le même sens, le conseiller aux affaires économiques du gouverneur a soutenu que la recherche des cas suspects est une affaire de tout le monde (autorités locales et traditionnelles, communicateurs traditionnels et médias). Répondant à des critiques et observations sur le « non » respect des mesures barrières au niveau de certains établissements bancaires, Adama Assagaidou Maiga a invité les banques à s’inspirer de l’exemple d’une société de téléphonie qui a installé une tente devant ses bureaux afin d’aider sa clientèle à respecter les mesures barrières. D’après l’exposé de Mme Sissoko Coumba Sacko de la direction régionale de la santé de Kayes, la région a enregistré 232 cas suspects dont 48 confirmés, 04 décès et 27 guéris. Parmi les cas positifs, figurent 06 agents de santé. Les services socio sanitaires ont identifié 618 contacts et 208 de ces personnes sont en cours de suivi. Les 27 patients de la COVID-19, soit les trois-quarts de la Région, sont du Cercle de Kayes. Kéniéba, à travers la mine de Fekola, occupe la 2è place avec 19 et Kita complète le trio avec 6 cas. Les cas de décès sont très fréquents chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Outre les cas de décès, la pandémie a eu comme conséquence la fermeture du Centre de santé de référence (CSRef) et une clinique de Kayes et de deux autres établissements à Kita. Depuis l’apparition de la maladie, des actions de prévention et de riposte ont été menées, notamment la supervision des cordons sanitaires (postes frontaliers de Gogui (Nioro), Mahinamine (Kéniéba) et Diboli (Kayes). Mme Sissoko a souligné que le comité de crise a eu des rencontres avec les Partenaires techniques et financiers (PTF) basés dans la région. Ces partenaires, dont l’UNICEF, le PAM et World Vision et d’autres, appuient les autorités régionales et les services socio sanitaires dans la prise en charge des cas de la COVID-19. Parmi ces actions de lutte et de prévention, on retient la distribution de kits de lavage à mains, la remise de 130 clés USB contenant des messages de sensibilisation en langues nationales aux transporteurs routiers. Il y a eu la formation de 45 formateurs et de 702 prestataires de santé et l’orientation de 276 Associations de santé communautaire (ASACO). 75 agents ont été formés sur le port et le retrait de la combinaison. S’agissant de la prise en charge des cas suspects et des patients, un centre a été installé à l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes. Ce centre est animé par une quinzaine de médecins, 2 hygiénistes, 1 spécialiste en santé mentale, 12 infirmiers et 13 laborantins, sans oublier les manœuvres et les chauffeurs. Ici, le site d’isolement est équipé de 32 lits avec une possibilité d’extension. L’Hôpital Mère Enfant (futur hôpital privé) a été retenu comme site de réserve. Cependant, les aires de santé sont confrontées à l’insuffisance d’équipements de prévention (combinaison, Thermo-Flash). Il y a aussi des difficultés dans l’acheminement des échantillons à Bamako et le retard dans l’obtention des résultats des tests. Les équipes médicales envisagent d’envoyer d’autres missions d’évaluation à Fekola, Gouina, Gangoteri, Groundapé, Karaga, Kayes, Médine et Félou. Elles entendent mettre l’accent sur la campagne de vaccination et la sensibilisation, notamment sur les sites d’orpaillage, pour le respect des mesures barrières. Le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire, Dramane Coulibaly et son collègue Mamadou Diarra ont fait le point des dons faits par des PTF, des organisations et associations locales et des particuliers. Ils ont invité les populations à la prudence et à une « communication positive ». A l’occasion de la reprise des cours, qui est prévue pour le 2 juin 2020, certains intervenants ont demandé à l’Académie d’enseignement de Kayes, comme à ceux de Kita et Nioro, de prendre des dispositions pour doter les écoles en kits de lavage et en bavettes afin de protéger les enfants et leurs professeurs contre la COVID-19. Certains participants ont demandé à l’Etat de doter toutes les populations en cache nez, le premier lot de 50 000 qui avait été offert à la région par le président Ibrahima Boubacar Keïta étant insuffisant pour l’ensemble des cercles de la région. BMS/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 78 nouveaux cas enregistrés jeudi portant le total à1194 dont 652 guéris et 72 décès
Bamako, 28 mai (AMAP) Soixante dix huit (78) cas positifs au Covid -19 ont été enregistrés jeudi portant le nombre total à 1194 cas au Mali dont 652 guéris et 72 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 78 cas enregistrés jeudi, 2 cas ont été découverts à Kayes, 3 à Kénieba (1ère région), 1 cas à Kati (région de Koulikoro), 1 cas à Ségou (4ème région), 9 cas à Mopti (5ème région), 49 cas à Tombouctou, 2 cas en CII, 1 cas en CII, 5 cas en CIV, 1 cas en CV et 4 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2075 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Bankass : Une dizaine de villageois tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés à Taama
Bankass, 29 mai (AMAP) Une dizaine de villageois ont trouvé la mort, plusieurs autres blessés et des habitations incendiées dans une attaque perpétrée mercredi, par des hommes armés non identifiés à Taama, dans la Commune de Ségué, Cercle de Bankass, au centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources déclarent que des hommes armés non identifiés sont arrivés dans les environs de 20H ouvrant le feu sur les populations, tuant une dizaine de personnes, blessant plusieurs avant d’incendier les habitations. Nos sources qui ne précisent pas les moyens empruntés par les assaillants ou la direction qu’ils ont prise après leur forfait, indiquent que des informations avaient signalé leur mouvement dans la zone depuis plusieurs jours. Un éventuel déploiement des forces loyalistes dans la localité n’a pas été précisé par nos sources qui affirment qu’une mission de reconnaissance est annoncée pour évaluer les dégâts et venir en aide aux communautés en détresse. KM (AMAP)
Remise d’intrants agricoles à des producteurs de Mopti.
Mopti, 28 mai (AMAP) Les producteurs de la zone d’intervention du Projet irrigation de proximité et de renforcement de l’agriculture irriguée (IPRODI-Programme Mali Nord-KFW), des Cercles de Ténenkou, Youwarou et Mopti, ont reçu, mardi dernier, des intrants agricoles (semences, urée, phosphate) et du carburant, lors d’une cérémonie présidée par le Ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar. Composé de 96 tonnes d’engrais et 230 futs de gasoil, cet appui vise à accroître la production et la productivité agricole dans la Région de Mopti et assurer la sécurité alimentaire. Les bénéficiaires sont les producteurs des 5 nouveaux Périmètres irrigués villageois (PIV) totalisant 200 hectares et 3 périmètres maraîchers de 30 hectares réalisés cette année par IPRODI- Programme Mali Nord-KFW, financé par la coopération Allemande, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), le Japon et le Canada dans les cercles concernés. Le ministre de l’Agriculture a saisi l’occasion pour rappeler que l’approche du programme basée sur l’équilibre social entre les différentes communautés pour un accès équitable aux actions a permis de recoudre le tissu social, promouvoir le vivre ensemble et assurer l’autosuffisance alimentaire avec des surplus exportés vers d’autres régions. Selon lui, « cet excellent résultat dû à la prise en compte des spécificités de la zone, au dispositif institutionnel léger et flexible voulu par le gouvernement et le partenaire qui met en avant le rôle des collectivités doit être sauvegardé, pérennisé et renforcé pour le bien-être des populations ». Moulaye Ahmed Boubacar a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de ces intrants pour accroitre la production et la productivité, pour créer des richesses et des emplois agricoles dont l’objectif sera de fixer les jeunes dans leur milieu naturel pour mettre fin « au fléau de la migration assassine ». Selon le coordinateur du projet, Ibrahima Cissé, la zone d’intervention du programme s’étend du Cercle de Tenenkou, dans la Région de Mopti, à Gourma Rharous, dans la Région de Tombouctou. Pour la campagne agricole 2020-2021, le programme a réalisé 45 nouveaux périmètres irrigués villageois de 40 hectares chacun, 10 périmètres maraîchers de 10 hectares chacun et aménagé 20 mares en moyenne pour les exploitants des deux régions. « IPRO-REAGIR rentre dans le cadre des projets IPRO qui constituent un programme d’appui au Programme national d’irrigation de proximité (PNIP) du ministère de l’Agriculture, sous la tutelle de la Direction nationale du génie rural (DNGR) » a indiqué M. Cissé. Démarré en 1994, le Programme Mali Nord (PMN), de par sa performance, s’est transformé, en 2000, en un Projet d’irrigation de proximité de Delta intérieur/IPRODI « pour mettre à la disposition des populations rurales des infrastructures hydro-agricoles de qualité dont l’entretien est à leur portée », a-t-il dit. DC/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 632 guéris et 70 décès sur un total de 1116 enregistrés avec les 39 découverts mercredi
Bamako, 28 mai (AMAP) Quelque 632 patients sont guéris du Covid- 19 sur un nombre total de 1116 cas enregistrés au Mali avec les 39 découverts mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 39 cas enregistrés mercredi, 4 cas ont été découverts à Kayes, 2 ca à Koutiala (région de Sikasso), 1 cas à Ségou, 13 cas à Mopti, 1 cas à Bandiagara, 4 cas à Koro, 1 cas à Bankass, 1 cas à Douentza (5ème région), 3 cas à Gao, 4 cas en CIII, 3 cas en CV et 2 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1986 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Communiqué du Gouvernement de la République du Mali sur la violation des termes de l’accord par la CMA
Le Gouvernement de la République du Mali constate avec indignation que, depuis un moment, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), s’arroge des actes régaliens de l’État en violation flagrante des termes de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger. Ces actes anti-républicains vont d’une prétendue grâce accordée à des détenus, à la délivrance d’autorisations de déplacement sur des sites d’orpaillage en passant par le refus de recevoir les médecins en charge de la lutte contre la maladie à Coronavirus et les nombreux obstacles érigés contre la présence de l’Armée nationale reconstituée. Le Gouvernement du Mali condamne devant notre peuple, le Comité de suivi de l’Accord ( CSA), les partenaires au développement et l’ensemble de la communauté internationale, ces actes attentatoires à la souveraineté nationale. Le Gouvernement du Mali appelle tous les acteurs à faire preuve de la plus grande retenue et à privilégier les moyens et comportements qui désamorcent les tensions et favorisent un retour rapide et durable à la paix et à la cohésion nationale, notre seul salut. Le Gouvernement invite les acteurs du processus de paix à privilégier les mécanismes et procédures, prévus par l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, à toujours inscrire leurs actions dans un cadre démocratique qui respecte la forme républicaine de l’Etat du Mali et l’intégrité de notre territoire national. Le Gouvernement réitère sa main tendue, son engagement constant et sa volonté renouvelée à œuvrer avec tous les acteurs du processus pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger afin de parvenir à une sortie de crise définitive au nord et au centre du pays. Toutes les guerres, toutes les crises ont une fin et celles du Mali aussi, demain la paix. Bamako le 27 mai 2020 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré Officier de l’Ordre National
Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 27 mai 2020
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 mai 2020 par visioconférence sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant le régime des marchés publics relatifs aux mesures de prévention et de riposte contre la maladie à Coronavirus. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19, le Gouvernement a adopté un certain nombre de mesures notamment : – la production locale et l’acquisition d’équipements de protection des populations ; – la revue des allocations et des priorités d’investissements budgétaires ; – le soutien économique et financier aux populations vulnérables et aux secteurs d’activité impactés par les conséquences du coronavirus ; – l’apurement de la dette intérieure notamment le paiement des mandats au titre de l’exercice 2020. Dans le domaine de la commande publique, la mise en œuvre des mesures préconisées exige une réaction diligente des structures impliquées dans la lutte contre la COVID-19, d’où la nécessité d’assouplir les procédures y afférentes. L’adoption du présent de décret s’inscrit dans ce cadre et contribuera à faciliter l’exécution des actions appropriées en vue d’endiguer la propagation du coronavirus, de l’éradiquer et de faire face à ses conséquences sur toute l’étendue du territoire national. un projet de décret portant allègement des conditions de recours à la procédure d’entente directe pour la passation des marchés publics, dans le cadre de la mise en œuvre des actions humanitaires et le relèvement au profit des régions affectées par la crise sécuritaire. En vue de stabiliser l’ensemble des régions affectées par la crise sécuritaire, le Gouvernement de la République du Mali a élaboré le Programme d’Urgence pour les Régions du Nord et du Centre qui retient un ensemble de projets d’interventions urgentes pour parer aux besoins des populations affectées par la crise. Les procédures de passation des marchés constituent l’étape à laquelle est consacrée une durée plus ou moins longue du planning d’exécution des projets. Les principes qui les encadrent, notamment le libre-accès à la commande publique, font qu’elles aboutissent souvent au choix de prestataires n’ayant pas les relais nécessaires pour intervenir dans des zones de conflit. Le projet de décret adopté permettra de recourir à des procédures de passation des marchés allégées afin de réaliser les actions retenues dans des délais raisonnables. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux services de l’Ingénieur Conseil pour un appui technique au projet « Protection du Fleuve Niger : Appui à la Connaissance et au Suivi de Ressources en Eau ». Le présent marché, d’un montant de 1 milliard 872 millions 212 mille 848 F CFA hors taxes, hors droits de douanes et un délai d’exécution de 48 mois, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement ANTEA France/HYDROC GmbH/INGERCO. Le marché s’inscrit dans le cadre de l’appui à l’Agence du Bassin du Niger pour l’amélioration de la connaissance et le suivi de ressources en eau, notamment les eaux de surface et les eaux souterraines. Le financement du marché est assuré par la KfW. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux supplémentaires de réalisation de génie civil dans le cadre du projet de doublement de la capacité de la centrale hydroélectrique de Sotuba (Sotuba II). Le marché est conclu, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise CHINA GEZHOUBA GROUP COMPANY LIMITED (CGGC), pour un montant de 3 milliards 638 millions 279 mille 557 F CFA hors taxes, hors droits de douanes et un délai d’exécution de 12 mois. Son exécution permettra de renforcer la capacité de production de la Centrale hydro électrique de Sotuba et de trouver des solutions durables au recours intensif à la production thermique. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant création de la Reserve de la Biosphère du Gourma. La Réserve partielle des éléphants du Gourma, d’une superficie d’un million 250 mille hectares, a été classée par la Loi n°59/AL/RS du 30 décembre 1959. Aujourd’hui, des menaces pèsent sur la survie des éléphants du Gourma, les hommes et les pachydermes rivalisent de plus en plus pour les mêmes espaces, les mêmes ressources pastorales, les mêmes points d’eau, d’où la nécessité de relire la Loi de 1959. L’adoption du présent projet de loi permettra entre autres : – la préservation et la réadaptation des zones vitales pour les éléphants ; – aux populations locales de mener à bien leurs activités de production dans des zones spécifiques ; – l’élargissement des zones de protection aux zones transfrontalières du Sahel conformément aux accords internationaux sur l’environnement. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Sur le rapport du ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°08-0365/P-RM du 26 juin 2008 portant création du Comité national pour le Programme intergouvernemental sur la Gestion des Transformations sociales. Le comité, créé par le Décret n°08-0365/P-RM du 26 juin 2008, a pour mission de contribuer à la mise en œuvre du Programme intergouvernemental sur la Gestion des Transformations sociales. Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, le comité est confronté à des difficultés notamment l’absence, dans sa composition, de certains acteurs majeurs comme le secteur privé. Le projet de décret adopté élargit la composition du comité à d’autres acteurs et permettra de relancer ses activités de recherche. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU
Bla : Des racketteurs appréhendés par les Forces Armées maliennes à Tounto
Bla, 27 mai (AMAP) Les Forces Armées maliennes ont appréhendé 16 racketteurs mardi à Tounto, localité située à 45 km au Sud de Bla, dans la région de Ségou, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise que 16 personnes habillées en tenue de chasseurs ont été appréhendés par les forces loyalistes vers 14 H au moment où ils rackettaient les forains à Tounto. Les racketteurs ont tiré sur les forces loyalistes qui ont riposté faisant 2 blessés du côté des assaillants avant d’appréhender 14 autres qui ont été remis à la Brigade Territoriale (BT) de Gendarmerie de Pelengana à Ségou, selon notre source. La même source précise que les deux blessés ont été admis à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou où l’un a succombé à ses blessures. Les Fama ont également récupéré au cours de l’opération, entre autres, des fusils de chasse, des téléphones, des couteaux, des bâtons, des cartes de brigade de vigilance, des cartouches, des effets vestimentaires et d’autres objets traditionnels qui ont été remis à la Gendarmerie. KM (AMAP)

