Kangaba échange sur la formation professionnelle, l’insertion et l’appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux du cercle
Kangaba, 16 mars (AMAP) Le Secrétaire général du conseil de Cercle, Soumaila N’Diaye a présidé vendredi à Kangaba, les travaux de la 1ère session du Comité Qualité Cercle (CQC) de l’année 2020 du Projet de formation professionnelle, d’insertion et d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER) du cercle, a constaté l’AMAP Les participants ont échangé sur entre autres, la situation de l’avancement de la mise en œuvre du Projet, l’examen et l’analyse des demandes des jeunes dans le cercle. Le représentant de l’Unité de Coordination régionale FIER de Koulikoro, Salif Traoré a remercié les participants pour leur présence, avant de faire l’état de l’avancement du projet FIER dans le cercle de Kangaba. S’agissant de l’examen et de l’analyse des demandes des jeunes, le CQC a adopté une approche participative impliquant l’ensemble des membres à toutes les phases du processus. Les étapes d’examen et d’analyse ont été respectées suivant les trois niveaux à savoir, l’examen de conformité, l’examen d’éligibilité et l’examen qualité des dossiers qui consiste à octroyer des points aux demandes sur la base des critères indiqués dans la grille d’évaluation. Le comité a siégé sur 295 requêtes dont 265 pour les activités génératrices de revenus (AGR), 29 pour la micro entreprise, et 01 tutorat. Sur ces 295 dossiers examinés, 286 demandes ont été acceptées soit 97%, 05 demandes ajournées soit 1,7% et 04 demandes rejetées soit 1,3%. L’insuffisance d’informations, les idées de projet non éligibles, le dépassement de l’âge et la double demande pour la même personne sont les motifs des ajournements et des rejets des dossiers. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, de diligenter le décaissement des fonds des jeunes bénéficiaires en cours de financement, de diligenter le processus d’ouverture et de mise à disposition des numéros de compte aux jeunes et de demander à tous les acteurs de s’impliquer activement en vue de permettre une augmentation des fiches de requêtes dans le cercle . En effet, à la date du 05 mars 2020, 3656 sous projets sont financés dans la région de Koulikoro dont 580 dans le cercle de Kangaba. La session a regroupé une vingtaine de participants composés des maires, des agents des micros finances, des représentants des fédérations nationales des femmes rurales et des jeunes ruraux, des représentants de la coordination régionale des organisations paysannes et de l’association des organisations professionnelles paysannes venus des communes du cercle. SD/KM (AMAP)
Le PM préside l’ouverture des travaux de la 10ème session du Comité national de l’Agriculture
Bamako, 16 mars (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 10ème session du Comité national de l’Agriculture (CENA) a été présidée ce lundi à la Cité administrative par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, sous le thème : « Exploitons nos potentialités naturelles garantie d’une agriculture émergente », a appris l’AMAP de source officielle. C’était en présence des ministres de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar ; de l’Elevage et de la Pêche, Dr Kane Rokia Maguiraga ; de leurs homologues de l’assainissement et du développement durable, Housseini Amion Guindo ; de l’énergie et de l’eau, Sambou Wagué, des représentations de la profession agricole et des membres du CENA. Les participants vont échanger sur les questions de développement rural avant de définir les stratégies appropriées pour une croissance durable dans les domaines de l’Agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’assainissement, entre autres. Le comité exécutif national de l’Agriculture (CENA) regroupe les départements impliqués dans la gestion du développement agricole. KM (AMAP)
Ecole de maintien de la paix : L’Allemagne finance pour un milliard de Fcfa les formations 2020
Bamako, 16 mars (AMAP) L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Mali, le Dr Dietrich Fritz Reinhold Pohl, et le directeur de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, le colonel-major Mory Berethé, ont procédé, jeudi 12 mars dernier, à la signature d’une convention de financement des stages de formation 2020, à hauteur d’un milliard de Fcfa. Ce fonds, a dit le directeur de l’Ecole de maintien de la paix (EMP), servira à préparer plus de 600 cadres africains civils, policiers et militaires à la prévention et à la gestion des crises dans un environnement plus complexe et nécessitant une adaptation continue des savoir-faire. Selon le premier responsable de l’EMP, l’Allemagne, qui a encore matérialisé son implication dans les efforts de consolidation de la paix en Afrique en général et la stabilisation du Sahel, en particulier, a contribué à la formation, à travers l’EMP, de plus 3118 cadres africains pour un montant de plus 2.500.000 Euro, de janvier 2017 à mars 2020. En se réjouissant du raffermissement continu des liens de collaboration, il a souligné que l’Allemagne reste un partenaire de poids pour sa structure. Pour le Dr Dietrich Fritz Reinhold Pohl, l’EMP est un partenaire clé pour l’Allemagne afin de contrecarrer l’insécurité en Afrique. C’est à cet effet, le diplomate allemand a promis que son pays restera aux côtés de l’Ecole pour la soutenir dans ses actions. OD/MD(AMAP)
Des officiers et sous-officiers formés sur les Engins explosifs improvisés
Bamako, 16 mars (AMAP) Des officiers d’Etat-major et des sous-officiers ont reçu leur attestation, vendredi, après une formation sur les Engins Explosifs Improvisés (EEI), a appris l’Amap de sources sécuritaires. Cette formation, axée sur les modules de planification d’une opération contre les EEI, permettra à quinze officiers subalternes d’avoir désormais comme mission de conseiller techniquement les commandants de zone. Dix autres sous-officiers contribueront à la formation de leurs cadets sur les mesures préventives contre les EEI. La remise officielle des attestations s’est tenue au Centre de Coordination et des Opérations (CCO) du Génie Militaire. Selon le sous-directeur des Etudes et Formations par intérim à la direction du Génie militaire, le commandant Samba Sylla, la formation a pour but de préparer, opérationnellement, des troupes avant leurs projections sur le terrain. Et, surtout, de faciliter l’exécution de la mission régalienne du sapeur sur le terrain. Le chef du détachement français de l’instruction opérationnelle sur les EEI dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le chef de bataillon Jérôme Leselle, a s’est dit satisfait de renforcer les capacités de ces officiers et sous-officiers sur la menace des EEI. OD/MD
Colonel Raphaël Bernard, représentant du commandant de la force Barkhane à Gao : «Ce qu’on remarque surtout, c’est que les FAMa sont meilleures qu’avant».
L’officier supérieur note surtout la montée en gamme des Forces armées maliennes (FAMa) face à un ennemi devenu plus vicieux. Dans cette interview qu’il nous a accordée, en février, à Gao, il livre aussi son analyse sur les attaques dans la Région de Kayes et développe l’approche de Barkhane pour juguler le terrorisme au Sahel. Interview Réalisée par Issa DEMBELE L’Essor : Avez-vous l’impression que la situation sécuritaire s’améliore vraiment ? Colonel Raphaël Bernard : La situation est un petit peu meilleure qu’avant. Ce qu’on remarque surtout, c’est que les FAMa sont meilleures qu’avant. Elles font bien mieux. On a de grandes avancées, notamment ce bataillon FAMa reconstituées qui est arrivé de belle façon à Kidal, où il va commercer à faire des missions. Un autre bataillon est arrivé hier (18 février) à Tombouctou. Ici à Gao, on attend impatiemment le bataillon FAMa reconstituées. Dans le Gourma et dans le Liptako, Barkhane et les FAMa font de grosses opérations et on a de belles réussites. J’avoue que les militaires maliens nous aident énormément, puisqu’ils ont cette connaissance du terrain et de ses populations. Nous avons de bons espoirs et nous sommes très optimistes sur ce qu’on appelle la montée en gamme de nos partenaires. Mais, la situation sécuritaire reste difficile. Ça, on n’en disconvient pas. En face, on a un ennemi qui est un peu plus vicieux qu’avant. L’EIGS est un ennemi redoutable. Ce n’est pas pour rien que le président Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel ont déterminé à Pau que ce groupe était l’ennemi n°1. Et, conformément à cette décision, nous avons adapté la force Barkhane avec 600 hommes supplémentaires qui sont en train d’arriver. Du côté FAMa, il y a tous ces bataillons reconstitués et des nouveaux matériels qui arrivent. A deux, avec la force conjointe du G5 Sahel, on va se retrousser les manches. Puisque l’ennemi est plus coriace qu’avant, nous on va être beaucoup plus énervés qu’avant. On va réussir à faire redescendre le niveau de l’insécurité. L’Essor : Quel est le profil des terroristes qui évoluent dans le Liptako? Sont-ils majoritairement des Maliens? Colonel R.B. : On a des terroristes qui ne sont pas forcement homogènes. On a un peu de tout. Les chefs sont souvent des arabes. Les recrutements de jeunes se font généralement parmi les peuls. Ce sont des jeunes qui n’ont pas souvent de grands débouchés dans leur vie et qui, à un moment, rejoignent les terroristes pour vivre une expérience. C’est pour ça que Barkhane a une approche globale, puisque la solution au problème ne peut pas être que sécuritaire. Evidemment, il faut taper sur les terroristes. Mais à côté, il faut qu’il y ait le développement. Barkhane fait des opérations avec des acteurs assez puissants comme l’Agence française de développement qui injecte beaucoup de milliards dans le développement. Et on est là également pour appuyer le retour de l’Etat. Souvent on dit que Barkhane, c’est la sécurité. Oui ! Mais, la sécurité au service d’autres choses. Donc, on créé un cercle vertueux. On aide le gouvernement à offrir autre chose aux jeunes maliens que du terrorisme, qui n’est pas une solution et qui n’est que synonyme de misère et de mort. L’Essor : A Pau, il avait été effectivement décidé de concentrer l’effort militaire sur la zone des trois frontières, avec l’EIGS comme cible n°1. Que peut-on retenir déjà comme résultats sur le terrain? Colonel R.B. : On a eu de belles victoires. Régulièrement, à travers des communiqués, on rend compte des résultats de nos actions. Je ne vais pas rentrer dans les statistiques mais, ces dix derniers jours, une quarantaine de terroristes ont été frappés. Sur le terrain, nous avons eu des résultats qui font baisser la tête à l’ennemi et du coup, on le voit un petit peu moins. Quand une frappe tue 15 à 20 terroristes, ça se sait rapidement dans tout le Liptako-Gourma. Et c’est autant d’arguments pour que les groupes terroristes recrutent moins, parce que les gens sont plus enclins à rejoindre des terroristes qui gagnent. Couper les filiales de recrutement, c’est aussi une façon de lutter contre le terrorisme. Je pense qu’il y a déjà de bons résultats, mais on est qu’au début de cette campagne. Les gros résultats arriveront dans les mois à venir. L’Essor : En concentrant l’effort sur les trois frontières, ne risque-t-on pas de voir l’ennemi changer de zone d’opération ? On a déjà l’impression que l’activité terroriste se densifie dans la Région de Kayes. Colonel R.B. : Nous avons des indices que l’ennemi est assez attaché à un territoire. Il n’est pas facile pour un terroriste de la région du Liptako d’aller faire une action à Kayes. C’est pas la même langue parfois, ce n’est pas la même couleur de peau ; on est visible. Donc, l’ennemi bouge un peu, mais il est quand-même assez attaché à son territoire. Quand un groupe terroriste évolue dans une forêt et qu’on tape sur cette forêt, on retrouve quelque temps après dans la même zone ceux qui n’ont pas été tués. Le terroriste reste donc attaché à une région qu’il connait bien, dans laquelle il a ses repères et ses caches d’armes. Il essaye de connaitre son biotope et y évolue. J’ai constaté comme vous ce qui se passe à Kayes, à Nara. Mais, c’était des endroits où il y avait déjà quelques groupes qui, souvent, passent à l’action. Il peut y avoir une extension, c’est-à-dire un modèle EIGS qui commence à séduire certains jeunes de ces zones. Et c’est pour ça que Barkhane a cette approche globale. On répond à la violence par la violence et en même temps, on mène des actions de développement. L’Essor : Comment est-ce que l’action militaire est coordonnée sur le terrain. Concrètement, quels sont vos rapports avec les FAMa ? Colonel R.B. : On a une coopération permanente qui prend plusieurs formes. Trois fois par semaine, nous avons une réunion sécuritaire qui regroupe les FAMa, Barkhane et la Minusma pour échanger sur la situation sécuritaire de Gao, du grand Gao et du Liptako. Ensuite, tous les jours,
Affaire Rokia Traoré : Le collectif « liberté pour une mère » se mobilise pour la libération de l’artiste
De Youssouf Dombia Bamako, 16 mars (AMAP) Le Collectif de soutient à Rokia Traoré ou « Free Rokia » se réserve le droit d’organiser des sit-in et des marches sur les ambassades de la France et de la Belgique si elle n’est pas libérée le mercredi prochain, a appris l’AMAP de source proche des membres du collectif. L’information a été donnée samedi à la Maison de la presse au cours d’une conférence de presse organisée par les membres de l’association en présence de plusieurs journalistes, des artistes et des parents proche de la musicienne. En effet, c’est le mercredi 18 mars 2020 que la célèbre artiste Rokia Traoré, arrêtée à sa descente d’avion la semaine dernière à l’aéroport de Paris en vertu d’un mandat d’arrêt international, doit comparaitre devant un juge français pour une éventuelle extradition en Belgique. Car un juge de ce pays a émit ce mandat international pour « enlèvement séquestration et prise d’otage » contre l’artiste. Un tribunal de première instance de Bruxelles en Belgique a donné la garde exclusive de leur fille de 4 ans à son père Jans Goosens, ex-compagnon de Rokia Traoré. Ce jugement ordonne également à Rokia Traoré de prendre en charge les frais d’entretien de la fille. Selon l’avocat de Rokia Traoré Me Yéhia Touré, principal conférencier, sa cliente a fait appel de cette décision et porté plainte au pénal contre Jans Goosens. Le juge a ordonné l’exécution de sa décision nonobstant cet appel, qui en principe, a un effet suspensif. De son côté, Rokia Traoré a aussi demandé au tribunal de grande instance de la Commune VI de Bamako de lui confier la garde de sa fille. Ce qui a été fait à l’issue d’une audience publique. Ainsi, « on se retrouve devant deux décisions de justice de deux pays différents » explique l’avocat. Rokia Traoré avait déjà été arrêtée à deux reprises dont la première à Dakar (Sénégal) et la seconde à Paris (France) pour le même mandat. A chaque fois les juges ont accepté les arguments de droit exposé par ses avocats et ont libéré cette mère de famille. Malgré son passeport diplomatique, le procureur parisien a décidé d’envoyer l’artiste en prison le mardi dernier. Selon Me Touré, ce qui constitue une violation de la Convention de Genève sur les traités internationaux fondamentaux dans le domaine du droit international humanitaire. Me Touré s’est dit « ébranlé par cette manière de rendre la justice dans un pays comme la Belgique ». Un pays qui est supposé être un Etat de droit. C’est devant ce que Rokia Traoré qualifie d’injustice qu’elle a aussitôt commencé une grève de la faim. Ainsi depuis le mardi dernier, l’artiste refuse de s’alimenter. « Elle se dite prête à mourir pour son enfant » a déclarer l’avocat. L’artiste faisait seulement escale à Paris, car elle partait pour son audience à Bruxelles. Cette arrestation l’empêche de comparaître librement à cette audience de la justice Belge. Ce qui constitue une aberration de la justice. Pourtant tout le combat de Rokia est de préserver l’intimité de sa fille. C’est pourquoi, elle a payé plusieurs fois le billet d’avion de son ex-compagnon pour qu’il vienne voir sa fille à Bamako. Goosens est connu de tous ceux qui fréquentent le domicile de Rokia, explique Boubacar Bocoum, le directeur de la Fondation Passerelle. Une Fondation créée par l’artiste pour soutenir les jeunes. Pour lui, c’est donc très surprenant que ce monsieur aille devant la justice pour demander la garde de cet enfant qu’il voyait régulièrement. Les artistes du Mali, d’Afrique et du monde entier sont entrain d’envoyer leur témoignage et soutien à Rokia. Tout comme les autorités maliennes qui ont toujours œuvré aux cotés des avocats et de la famille dans cette affaire poursuit le directeur de Passerelle. Le Dr Hamadoun Touré, ancien directeur de l’OIT et de Smart Africa et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, fait parti des initiateurs du Collectif « FreeRokiaTraoré », s’est dit indigné par cette arrestation. De nombreux artistes, la cinéaste Soussaba Cissé, la cantatrice Nènè Sourakassi, et la styliste Aminata Konaté dite Mimi, se sont relayées au micro pour apporter leur soutien respectif au Collectif. Quant à Souleymane Kouma, membre de l’Association Art et culture, il promet des actions, dans les règles de droit, dans chacun des 12 pays africains membres de cette association. Mohamed Haïdara, représentant du Conseil des Maliens de l’extérieur, il estime que Rokia Traoré constitue « un symbole du patrimoine culturel du Mali ». Partout en Europe, les Maliens organiseront des actions en faveur de l’artiste. YD (AMAP)
Echanges fructueux entre Boubacar Alpha Ba et les cadres de Kayes sur législatives du 29 mars 2020
Kayes, 16 mars (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba, arrivé, vendredi à Kayes (Ouest),a animé, samedi,une conférence de cadres pour faire le point sur les préparatifs et les enjeux des législatives du 29 mars 2020. La conférence des cadres a été l’occasion pour M. Ba d’édifier davantage les forces vives de la Région de Kayes sur le processus électoral dans le but de tenir les élections dans un climat apaisé. Le gouverneur de la Région de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, en présence des préfets des cercles, des élus locaux, des chefs de services régionaux (civils et militaires) et de la société civile, a dressé l’état des lieux des préparatifs des élections. Il a indiqué que la Région de Kayes compte 97.219 électeurs repartis entre 2.942 Bureaux de vote. Au total, 56 listes, soit 166 candidats dont 47 femmes et 119 hommes, pour 21 sièges. S’agissant du taux de retrait des cartes d’électeurs, le gouverneur a souligné que la région était à 33%, jeudi 12 mars. Sur le plan sécuritaire, il a déclaré que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des populations, comme l’atteste la tenue des « patrouilles mixtes ». Quant au ministre Boubacar Alpha Bah, il a rappelé que l’organisation de ces élections est une recommandation du Dialogue national inclusif. Après « cet appel pressant du peuple à aller aux élections », le gouvernement s’est aussitôt mis à la tâche pour l’application des résolutions de ce Dialogue, d’où les scrutins du 29 mars. Selon le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, pour la bonne marche de ces élections, trois préoccupations majeures s’étaient posées : la crédibilité du fichier électoral, le problème de procuration et celui des assesseurs. « Toutes ces préoccupations ont déjà été prises en charge », a assuré ministre. « Le fichier électoral a été audité par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les experts internationaux, l’octroi de la procuration a été autorisée, conformément à la loi. Il y aura, également, deux assesseurs des partis politiques dans les bureaux de vote : 1 de la majorité et 1 de l’opposition. Les deux autres seront choisis par l’Etat. « Et pour la procuration, les préfets sont appelés à les livrer conformément à la loi », a expliqué le ministre Boubacar Alpha Ba. Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a annoncé une grande « Action citoyenne » pour la participation massive des citoyens aux élections. Cette action consiste à recruter des volontaires qui feront du porte-à-porte pour apporter les cartes d’électeurs aux populations, tout en leur indiquant, également, leurs différents bureaux de vote. Le ministre Ba a, aussi, invité les partis politiques à mobiliser leurs militants pour le retrait des cartes d’électeurs, lesquelles constituent leurs armes. Il a rappelé que 2020 est une année électorale, car après ces législatives, le renouvellement des Conseils de cercle et des Conseils régionaux est en vue. Ces conseils, faute d’élections ont fait 10 ans sans être renouvelés. Il a indiqué que pour diminuer les dépenses électorales, la Délégation générales aux élections (DGE) et la CENI seront fusionnées en un seul organe chargé de la gestion des élections. Après son intervention, plusieurs intervenants ont souligné leurs préoccupations auxquelles le ministre a donné des assurances. Dans un entretien avec l’AMAP, avant la visite du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le préfet du cercle de Kayes, Bernard Coulibaly, avait édifié sur les préparatifs pour la bonne organisation des scrutins législatifs. « Nous avons mis en place un cadre de concertation (administration, partis politiques) pour maintenir les contacts et dissiper beaucoup d’inquiétudes, notamment par rapport au choix des accesseurs dans les circonscriptions électorales où la majorité et l’opposition se retrouvent sur la même liste de candidature. Ce choix est difficile. A part ces observations, il n’y a pas d’autres problèmes majeurs. Les rapports entre les partis sont bons », a souligné le préfet. Dans la région, certains sont surpris de voir sur les mêmes listes dans certaines circonscriptions électorales, les noms du candidat ou des candidats du parti majoritaire (RPM) et de l’opposition (URD). Dans la ville de Kayes, on note la candidature d’un chef de parti, en l’occurrence Aliou Badara Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba, tête de liste de l’alliance « Benso » qui regroupe les partis (ADP-Maliba, ADEMA et URD). Certains activistes ne souhaitent pas la réélection de certains candidats sortants qu’ils accusent d’« immobilisme » durant leur mandat. Ils attribuent les problèmes de développement de Kayes à certains de ses députés qui se soucient peu des préoccupations de la base. BMS/OB/MD (AMAP)
Le PM dans des structures sanitaires pour constater l’efficacité du dispositif de prévention du coronavirus
Bamako, 16 mars (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé s’est rendu samedi à l’Institut Charles Mérieux, à l’hôpital du Point G et à l’hôpital du Mali pour constater l’efficacité de prévention du dispositif mis en place par le gouvernement pour prévenir le coronavirus, a constaté l’AMAP . Ces dispositifs de prévention comprenent des lits, des salles d’isolement et des laboratoires mobiles, capables d’être acheminés partout sur le territoire national afin de pouvoir analyser des échantillons d’éventuels sujets porteurs du Covid 19. La mise en place de ce dispositif renforcé est une volonté du Gouvernement pour faire face au coronavirus. Le Chef du Gouvernement était accompagné du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Sidibé et de plusieurs responsables de structures sanitaires. KM (AMAP)
Sikasso : Les préparatifs des élections législatives se poursuivent activement
Sikasso, 15 mars (AMAP) La campagne électorale pour les législatives du 29 mars a démarré, depuis la semaine dernière, dans la Région de Sikasso où 238 candidats dont 72 femmes et 166 hommes sont en lice pour 25 sièges de député. Les candidats animent des meetings dans les villages et les chefs-lieux de commune, tel que nous avons pu le constater à Kaboïla, dans le Cercle de Sikasso, et à Sélingué, dans la circonscription de Yanfolila où plusieurs personnalités ont assisté au lancement de la campagne. Dans cette localité le ministre en charge de la communication, Yaya Sangaré, et le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCR), Mamadou Satigui Diakité, ont invité les populations au retrait massif des cartes d’électeurs en vue d’une participation à hauteur de souhait à ce scrutin. La première semaine du retrait des cartes d’électeurs a enregistré de faibles taux dans plusieurs localités. L’ensemble de la région est à 30% environs de taux de retrait. La Commune urbaine de Sikasso est à 13,01% et environs 102 000 cartes ont été retirées dans le Cercle de Sikasso. Selon le président de la commission de distribution des cartes de la commune, Benjamin Théra, l’affluence sur les sites de distribution est faible depuis le démarrage des opérations le 7 mars dernier. Cependant, il demeure optimiste car la sensibilisation se poursuit sur les lieux de culte et à travers deschefs traditionnels. FD/MD (AMAP)
Communiqué du Gouvernement de la République du Mali sur l’Arrestation et l’incarcération de Madame Rokiatou Traoré, artiste, musicienne, auteur-compositeur et interprète
Le Gouvernement de la République du Mali suit avec attention la situation judiciaire de Mme Rokiatou Traoré détenue à la prison française de Fleury-Mérogis. Artiste de renommée internationale, détentrice d’un passeport diplomatique malien, Mme Rokiatou Traoré bénéficie de l’assistance des autorités maliennes depuis plusieurs mois. Le Gouvernement de la République du Mali exprime sa solidarité à notre compatriote. Il rassure l’opinion nationale que les services consulaires et diplomatiques sont mobilisés pour un heureux dénouement de la question. Le Gouvernement de la République du Mali remercie toutes les bonnes volontés qui ont témoigné à l’artiste, leur sympathie suite à cet incident malheureux. Bamako, le 14 mars 2020 Le Ministre de la communication, Chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement Yaya SANGARE

