Recrudescence du banditisme sur l’axe Goundam-Tombouctou, dans le Nord du Mali

Goundam 5 juin (AMAP) Des séries de braquages, d’attaques de véhicules de transport, des passagers dépouillés de leurs biens et humiliés ont fait du mois de mai l’un des plus éprouvants pour les transporteurs et les passagers de l’axe Goundam-Tombouctou, dans le Nord du Mali. Trois camions de vivres destinés aux populations démunies de la Région de Tombouctou, en provenance de Bamako, ont été arrêtés par des bandits, sur l’axe Goundam-Tombouctou, au milieu d’autres véhicules de transport immobilisés. L’arrivée impromptue d’un contingent des Forces armées maliennes (FAMa), en partance pour Tombouctou, a fait fuir les agresseurs qui avaient à peine commencé le dépouillement des camions et de leurs occupants. Un véhicule de transport a essuyé des tirs, lundi dernier, alors qu’il revenait de Tombouctou. Deux passagers ont été atteints, l’un au bras, le second à l »épaule. Ils ont été évacués à l’hôpital où ils sont arrivés couverts de sang. Deux jours auparavant, un autre véhicule du même type a essuyé des tirs qui ont fait un mort. Des dizaines de véhicules ont été immobilisés et les passagers dépouillés de tous leurs biens. Ils ont été fouillés et délestés de leur porte-feuilles, portables, boubous, surtout en basin (Geztner) disent des victimes. Il arrive, souvent, que les bandits demandent aux passagers de leur donner le code de leur portable. Une victime nous a raconté qu’il avait un chèque au porteur de 100.000 Fcfa et sa carte Nina, Son agresseur ne sachant pas lire, après avoir longuement regardé les documents, les a balancés. Et sans attendre, la victime les a, tout bonnement, repris. Ces incessantes attaques ont choqué profondément les populations. Partout dans les ‘grins’, les familles, sur les lieux de travail, les sujets de conversation tournent autour de ces actes de bandits armés qui tuent et dépouillent les gens sans être inquiétés. Ces genres de rackets sont le fait quotidien d’hommes armés qui s’acharnent sur de paisibles populations en quête de leur subsistance. Habitués aux gains faciles, ces hors-la-loi compromettent les efforts de développement, en semant la terreur sur les axes routiers. Certains habitants de la contrée pointent du doigt l’absence des services de sécurité dans le Cercle de Goundam, car ils n’arrivent pas à dissuader les bandits qui hantent le sommeil des populations des trois cercles, au sud de Tombouctou, (Goundam, Diré et Niafunké) AAT/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 75 nouveaux cas positifs enregistrés portant le total à 1461 avec 806 guéris et 85 décès

  Bamako, 4 juin (AMAP) Soixante quinze (75) nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés jeudi portant le nombre total à 1461 avec 806 patients guéris et 85 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’information   a été donnée dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 75 nouveaux  cas enregistrés jeudi, 1 cas a été découvert à  Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à Koutiala (région de Sikasso), 1 cas à Ségou (4ème région), 7 cas à Djenné, 1 cas à Bandiagara (région de Mopti),  53 cas dont 9 MINUSMA à Tombouctou, 3 cas MINUSMA à Gao,  1 cas MINUSMA à Kidal, 2 cas en CII, 1cas en CIII, 2 cas en CIV, 1 cas en CV et 1 cas en CVI  du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2528 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 35 nouveaux cas enregistrés portant le total à 1386 avec 788 guéris et 79 décès

Bamako, 4 juin (AMAP) Trente cinq (35) nouveaux cas positifs  au Covid- 19 ont été enregistrés au Mali, portant le total à 1386 avec 788 patients guéris et 79 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce   a été faite dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 35 nouveaux  cas enregistrés mercredi, 3 cas ont été découverts à Kayes, 1 cas à Kalaban Coro, 1 cas à Kati (région de Koulikoro), 1 cas à Sikasso, 4 cas à Mopti, 4 cas à Douentza, 10 cas à Tombouctou, 1 cas en CI, 2 cas en CII, 1cas en CIV, 3 cas en CV et 4 cas en CVI  du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2694 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Douentza : Les Forces armées maliennes repoussent une attaque terroriste

Douentza, 4 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMAs)ont repoussé, mardi, une attaque attribuée à des hommes armés non identifiés dans la ville de Douentza, localité située dans la Région de Mopti, au Centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que les assaillants  ont ouvert le feu vers 20H 30 tuant un des éléments de l’Armée, en patrouilles qui ont vivement riposté, en neutralisant un des assaillants. « Les tirs d’armes à feu ont retenti de partout. Les populations surprises par ces coups de feux ont regagné dans la panique leur maison. Ceux qui étaient dans la  circulation ou qui tiennent un commerce ont dû regagner la concession qui leur est la plus proche pour sauver leur tête », ont déclaré nos sources. Les Forces de défense, qui ont procédé à des interpellations, poursuivent le ratissage dans la ville et ses environs pour retrouver d’éventuels terroristes, selon nos sources qui ne précisent pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins leur motivation. AWOI/KM (AMAP)

Région militaire de Gao : Visite inopinée du commandant de zone aux check points

Bamako, 03 juin (AMAP) Le colonel Issa Mamadou Coulibaly a effectué, mardi 2 juin 2020, une patrouille conjointe aux check points, avec l’opération Barkhane, à la suite de la recrudescence de mouvements de bandits armés, récemment, sur différents sites d’orpaillage dans la Région de Gao, a appris AMAP de source officielle. « L’insécurité devient de plus en plus grandissante à l’intérieur comme à l’extérieur de Gao surtout avec cette découverte récente de sites d’orpaillages », a-t-il déclaré, instruisant aux hommes d’être vigilants et de respecter strictement les mesures de sécurité. Cette descente du commandant de Zone de Gao sur le théâtre d’opération avait pour objectif de s’imprégner des conditions de vie de travail des hommes sur le terrain, d’une part et, d’autre part, de leur prodiguer le maximum de conseils. Il a, aussi, offert des masques anti Covid-19 aux différents postes. Après avoir dit sa satisfaction, le colonel Charles Michel de la force Barkhane a déclaré que la patrouille a permis « à tous de jauger le niveau de sécurité environnante ». OD/MD (AMAP)    

Kadiolo: Des chefs de village demandent le maintien de la subvention de l’engrais et l’ancien prix du coton

Kadiolo 03 juin (AMAP) Plus d’une centaine de chefs de village, sur les 124 que compte le Cercle de Kadiolo, en conclave dimanche dernier, ont demandé aux autorités de renoncer à baisser la subvention de l’engrais et à réduire le prix du coton graine. Au cours de cette rencontre, les chefs de village ont adressé au préfet une correspondance demandant aux autorités de renoncer “à l’arrêt de la subvention de l’engrais et de tout faire pour maintenir l’ancien prix du coton (275 Cfa le kilo)”. Pour eux, si cette doléance, à laquelle ils tiennent beaucoup, est prise en compte, elle “permettra d’éviter un chaos chez les producteurs”. La rencontre s’est tenue à l’invitation du chef village de Kadiolo et responsable du collectif, Vamara Koné. NIO/MD (AMAP)  

Covid-19 au Mali : 769 guéris, 78 décès sur un total de 1351 cas positifs enregistrés

Bamako, 3 juin (AMAP) Quelque 769 patients ont guéris du Covid-19, 78 décès sur un total de 1351 cas positifs enregistrés avec les 36 nouveaux cas découverts lundi,  a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce   a été faite dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 36 nouveaux  cas enregistrés mardi, 6 cas ont été découverts à Kayes, 1 cas à Bafoulabé (1ère région), 2 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 17 cas à Tombouctou, 4 cas en CI, 3 cas en CII, 1cas en CV et 2 cas en CVI  du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2625 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Covid-19 au Mali: Tombouctou, cet autre épicentre de la maladie  

Bamako, 02 juin (AMAP) Tombouctou (Nord), après Bamako et la région de Kayes (Ouest), est en passe de devenir le nouveau foyer de contamination à la Covid-19, apprend-t-on de sources officielles. Sur la base de 271 échantillons testés, les services de santé ont enregistré, ce mardi, 36 nouvelles infections au virus dont 17 ont été identifiées dans la capitale de la 6è région administrative du Mali, annonce le ministre de la Santé et des Affaires sociales. Ces prélèvements ont également révélé 25 nouvelles guérisons contre zéro décès ce mardi. Selon le ministère, les nouveaux cas positifs du jour sont identifiés, en plus de Tombouctou, dans les Régions de Kayes où on note une première infection à Bafoulabé (Ouest) et Koulikoro (Kalabancoro). Au niveau de la capitale, les Communes l, II, V et VI ont aussi enregistré de nouvelles infections. A ce jour, la situation cumulée est de 1351 cas positifs, 769 patients guéris de la Covid-19 pour 78 dont 30 survenus en dehors des centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)

Cercle de Kadiolo : Boycott général de la réouverture des classes d’examen

Kadiolo 02 juin (AMAP) Les syndicats d’enseignants signataires du 16 octobre ont boycotté la réouverture des classes d’examen, ce mardi matin, à Kadiolo, a constaté l’AMAP. Dans toutes les écoles, élèves et enseignants ont répondu présents à l’appel mais les derniers ne sont pas entrés dans les classes aménagées en respectant les mesures barrières, distanciation, etc. Le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), Ousmane Mady Kanouté, et ses conseillers ont sillonné les différentes écoles pour se rendre compte de l’effectivité de la rentrée. Sur place, ils se sont rendus compte du boycott des cours. Tout était fin prêts : les masques ont été distribués aux élèves et aux enseignants, les kits de lavage étaient disponibles ainsi que les gels hydro-alcooliques. Quant aux enseignants, ils ont reçu les emplois du temps reformés, en tenant compte des effectifs de 25 élèves par classe . Au niveau du lycée public, le même scénario a été observé. Les enseignants ont tenu dans la salle des professeurs une rencontre d’information et projettent un grand meeting jeudi 04 juin. Par contre, dans les écoles privées (mission catholique, medersa), les cours se sont normalement déroulés. NIO/MA (AMAP)

Reprise des cours pour les classes d’examen : Les élèves répondent présents

Reportage : Oumar DIAKITE Bamako, 02 juin (AMAP) Les élèves, qui doivent faire les examens du Diplôme d’études fondamentales (DEF), du baccalauréat, du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), Brevet de technicien (BT1 et BT2), ont afflué ce mardi matin dans quelques écoles de la Commune III du District de Bamako. Les élèves ont répondu à la décision du gouvernement de rouvrir les établissements scolaires ce jour 02 juin 2020. En respectant certaines mesures barrières et sanitaires face à la maladie à Coronavirus. Un groupuscule de jeunes candidats au bac en tenue scolaire se tiennent devant l’entrée du Lycée Tièba Traoré, au Badialan I à notre passage. D’autres élèves se promènent dans la petite cour, tandis que certains suivent les cours en classe. A vue d’œil, toutes les mesures barrières sanitaires sont là contre la Covid-19, à l’image du respect du port du masque par des lycéens. Mais, Mme Traoré Raba Diallo, le Censeur du lycée ne se réjouit point de la décision de réouverture des classes. Selon elle, toutes les dispositions ne sont pas réunies. « Je ne sais pas pourquoi ils ont fait rouvrir les classes alors que le taux de contamination de la pandémie ne diminue pas», dit-elle, en faisant remarquer : « l’Académie n’a offert des masques qu’aux élèves, en ignorant le corps des enseignants ». « Vous voyez vous-même qu’il n’y pas de kits de lavage des mains au savon », se plaint Mme Traoré. « A notre niveau, souligne-t-elle, nous allons contribuer, à nos frais, pour installer les kits de lavage des mains au savon ». « Néanmoins, soutient notre interlocutrice, l’emploi du temps est respecté par nos enseignants et les élèves ». « J’ai deux classes d’examens ici, une Terminale littérature et langues (TLL) avec 23 candidats et une Terminale en sciences économiques (TSECO) de 20 élèves. Les professeurs et les élèves ont répondu présents ce matin », dit-elle. Elle assure que son établissement avait presque fini avec les programmes du deuxième trimestre de l’année scolaire. « La date des compositions était d’ailleurs fixée », ajoute Mme Traoré. Au second cycle N’Tomi I, les candidats au DEF et le personnel de l’administration scolaire animent le lieu. Ici, aussi, pas de kits de lavage des mains au savon. Toutefois, les visages sont à moitié cachés couverts par un protège-nez. Les 100 élèves, partagés entre quatre classes, attendent, en vain, l’arrivée de leurs enseignants. La mesure de distanciation est la norme. C’est un élève par table-banc et chacun porte son masque offert par le gouvernement. Après avoir relevé la non-prise en compte du personnel enseignant dans la dotation en masque par le département de l’Education, Salia Bagayoko, le directeur du 2ème cycle I signale qu’il a été instruit de placer 25 élèves par salle. Le responsable estime que l’absence des enseignants est peut être due au bras de fer entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants grévistes. Dans la grande cour du Groupe scolaire des seconds cycles de l’enseignement fondamental de Darsalam, on note l’absence de kits de lavage des mains au savon. Les enfants sont là. Certains portent le cache-nez. Nous arrivons au moment des retrouvailles entre élèves, après plus de deux mois de congés forcés. Dans les effusions, on ne se soucie guère de la menace de la Covid-19. Ici aussi, même son de cloche. On accuse les autorités éducatives de ne pas avoir pris toutes les mesures idoines pour l’ouverture des classes d’examens. « Pourquoi est-ce que les élèves sont dotés en masque et pas les maîtres ? », nous dit le coordinateur du Groupe scolaire, Modibo Fomba, en guise de mots d’accueil interrogateurs. Il relève aussi l’inexistence d’affichages de sensibilisation sur la maladie à Coronavirus dans son établissement. « Pourtant, ils avaient communiqué à la télévision que toutes ces dispositions seront prises pour minimiser le risque de contamination…Malgré tout, les élèves ainsi que les enseignants sont venus. Je peux dire que l’ouverture des classes est effective chez moi », dit-il. Quelques élèves du lycée Askia Mohamed venus pour la reprise des cours, retournent contrariés vers 10 heures. Pour cause, les professeurs ont brillé par leur absence. « Nous voulons réellement reprendre les cours. Malheureusement, nos maîtres ne se sont pas présentés. J’ai appelé notre professeur de Géographie pour en savoir un peu plus. Il m’a informé qu’il faut attendre jusqu’après leur rencontre avec des député qui se tiendra le jeudi prochain. Nos professeurs sont toujours en grève», nous raconte Aminata Guindo, candidate au baccalauréat, au lycée Askia Mohamed. Tout comme elle, ses collègues retournent à la maison. Pas de signe de reprise des classes. A la surveillance générale de ce lycée, le surveillant se refuse à nous donner des explications. Il nous renvoie à sa hiérarchie qui n’était pas sur place. Rappelons que le gouvernement avait fermé les écoles depuis le mois de mars pour raison de pandémie de la maladie à Coronavirus. OD/MD (AMAP)