Kayes : un festival international pour mettre la gastronomie locale à l’honneur

Kayes, 8 septembre (AMAP)– Kayes accueillera, du 25 octobre au 2 novembre prochains, le Festival international des saveurs de la Région de Kayes, ont annoncé les organisateurs mardi, lors d’une conférence de presse tenue à la pâtisserie Les Ambassades. La rencontre était animée par la présidente du comité d’organisation, Soussaba Sissoko, en présence du promoteur de Kayes TV, Aboubacar Niane, et de plusieurs personnalités de la ville. Premier du genre dans la région, le festival vise à valoriser la gastronomie et le patrimoine culinaire local. Les organisateurs entendent offrir une vitrine aux spécialités de Kayes et promouvoir leur rayonnement au-delà de la région. La chanteuse et influenceuse Diaba Sora, originaire de Kayes, a accepté d’être la marraine de l’événement. Elle sera notamment associée à la promotion du «Diouka», un plat traditionnel emblématique de la région. Plusieurs artistes originaires de Kayes, dont Iba One, ainsi que d’autres talents locaux, sont également annoncés au programme de cette 1ère édition. OD/CMT (AMAP)

Route migratoire atlantique : 1 046 survivants débarquent en Mauritanie et au Sénégal

Bamako, 8 septembre (AMAP) Au total, 1 046 personnes ayant survécu à des traversées en bateau ont débarqué fin août à Nouadhibou, en Mauritanie, ainsi qu’à Rosso et Dakar, au Sénégal, selon Médecins Sans Frontières (MSF). Les survivants se trouvaient à bord de sept embarcations parties de Gambie à destination des îles Canaries, avant de se retrouver bloquées en mer sur la route migratoire atlantique, présentée par MSF comme l’une des plus longues routes migratoires au monde. Après leur sauvetage et leur retour à terre, les équipes de MSF ont fourni des soins médicaux d’urgence, de l’eau, de la nourriture, des couvertures et un soutien en santé mentale. À Nouadhibou, ces interventions ont été menées en collaboration avec le Croissant-Rouge mauritanien, tandis qu’à Rosso et Dakar, MSF a travaillé avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les personnes secourues souffraient notamment de déshydratation extrême, de pertes de connaissance, de fractures, de fatigue importante ainsi que d’infections cutanées, gastriques et respiratoires, conséquences de leur long séjour en mer. Parmi les 1 046 survivants figuraient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs nécessitant une protection. Depuis 2024, MSF assiste les personnes débarquant après des traversées sur la route migratoire atlantique. L’organisation dit constater depuis le lancement de son projet « le bilan humain croissant de cette route migratoire et le niveau de vulnérabilité de ceux qui l’empruntent ». « Malgré les dangers évidents, les gens continuent à emprunter cette voie risquée faute d’alternatives », souligne MSF. OS/KM (AMAP)

Qualifications de la CAN U17 de Foot : le Mali aligne son onze de départ face au Liberia

Bamako, 8 septembre (AMAP)  Le sélectionneur des Aiglonnets du Mali, Sékou Seck, a dévoilé mardi son onze de départ pour le match contre le Liberia, comptant pour les qualifications de la CAN U17, a appris l’AMAP de source sportive. Moulaye Coulibaly gardera les buts. La défense sera composée de Djimé Keita, Lassine Coulibaly, Foulane Magassa, capitaine, et Abdoulaye Guindo. Au milieu, Sékou Seck a titularisé Mohamed Sangaré, Boubacar Coulibaly et Mohamed Camara. Adama Traoré, Fakoury Abdoul W. Touré et Adama Keita sont alignés en attaque. Onze de départ : Moulaye Coulibaly (GB), Djimé Keita, Lassine Coulibaly, Foulane Magassa (C), Abdoulaye Guindo, Mohamed Sangaré, Boubacar Coulibaly, Mohamed Camara, Adama Traoré, Fakoury Abdoul W. Touré et Adama Keita. Remplaçants : Abdoul Fatao Traoré, Mohamed Boua, Mamadou D. Coulibaly, Mohamed Sidibé, Seydou Keita (GB), Mamadou Dao, Issouf Traoré, Al Hassane Sissoko, Mohamed Konté et Moussa Camara. Sélectionneur : Sékou Seck. KD/KM (AMAP)

Mali : Entrepreneuriat des jeunes, entre innovation et survie économique

Bamako, 8 septembre (AMAP) À Bamako, dans les ruelles animées du Grand Marché ou les quartiers périphériques, des jeunes construisent leur avenir à coups d’initiatives personnelles. Pour beaucoup, créer une entreprise n’est pas un rêve d’innovation pure, mais une réponse concrète à l’absence d’emplois salariés. Alors, l’entrepreneuriat des jeunes au Mali relève-t-il de l’opportunité ou de la nécessité ? Le Mali dispose d’une population extrêmement jeune : près de la moitié des habitants a moins de 20 ans et plus d’un tiers a entre 15 et 29 ans selon l’INSTAT en 2024. Chaque année, des centaines de milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail. Selon les estimations modélisées de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la Banque mondiale, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans s’élevait à environ 3,9 % en 2025. Ce chiffre officiel reste bas, car la plupart des jeunes travaillent dans l’informel ou l’auto-emploi. En réalité, le sous-emploi et le manque d’emplois décents dominent. En 2022, près de 99 % des emplois occupés par les jeunes maliens relevaient du secteur informel, et 71,7 % des jeunes actifs étaient travailleurs indépendants ou aidaient dans une entreprise familiale (OIT, données EHCVM). Le taux de jeunes ni en emploi, ni en éducation, ni en formation (NEET) atteignait 29 % chez les 15-29 ans, avec un écart marqué entre les femmes (43,6 %) et les hommes. Une enquête Afrobarometer (2024) indique que près de quatre jeunes sur dix (18-35 ans) se déclarent sans emploi et en recherche active de travail, tandis que seuls 6 % disent avoir un emploi à temps plein. Une majorité (57 %) préférerait créer sa propre entreprise. Dans ce contexte, l’entrepreneuriat apparaît souvent comme une stratégie de survie, mais aussi comme un terrain d’innovation locale. Des parcours entre transmission familiale et ambition personnelle Alou Dembélé, la trentaine, a passé une partie de son enfance au Gabon avant de revenir au Mali. Après avoir travaillé avec des aînés dans le commerce de tissus au Grand Marché de Bamako, il s’est lancé dans l’immobilier. « J’étais déjà dans ce milieu à travers des proches qui louaient des maisons. J’ai appris avec eux, j’ai compris le circuit et j’ai pris mon indépendance », raconte-t-il. Il a démarré avec un capital propre de 800 000 FCFA. Aujourd’hui, son activité lui permet de se prendre en charge, d’aider ses parents et d’épargner. Ses défis quotidiens sont concrets : les délestages d’électricité découragent les locataires, et la crise économique touche le pouvoir d’achat. « Certains de mes locataires n’arrivent plus à payer. Beaucoup ont perdu leur emploi. » Il utilise massivement Facebook pour promouvoir ses biens, notamment auprès de la diaspora, mais constate une baisse de clientèle. Sans accès au financement bancaire.  « les banques n’ont pas très bonne réputation en matière d’appui aux jeunes entrepreneurs » –, il nourrit pourtant de grandes ambitions : transformer son activité en empire et diversifier vers d’autres secteurs, comme le carburant. Zoumana Doumbia, ingénieur en génie industriel énergétique, a repris et formalisé les activités de son père dans le froid, la climatisation et le solaire. « Mon père était technicien, mais pas formel. Après mon diplôme, j’ai été obligé de subvenir aux besoins de la famille. Attendre un emploi n’était plus possible. » Il a commencé sans capital liquide, seulement avec ses connaissances et les outils de son père. Aujourd’hui, son entreprise Doum-Tech Energy vit correctement, même si le poids familial, les impôts et les coupures d’électricité restent lourds. En 2024, il a obtenu un crédit bancaire via le programme GoGreen, qu’il juge difficile à rembourser dans un contexte instable. Il mise sur le digital et développe même des agents conversationnels basés sur l’intelligence artificielle. Deux autres parcours illustrent cette dualité. Aminata Traoré, 28 ans, gère un petit restaurant de plats locaux dans le quartier de Niarela à Bamako. Après plusieurs années de chômage post-études, elle a transformé la cuisine familiale en activité génératrice de revenus. « Je n’avais pas le choix. Il fallait nourrir ma famille. J’ai commencé avec 150 000 FCFA empruntés à ma mère et quelques tables. » Aujourd’hui, elle emploie deux jeunes femmes et livre via WhatsApp et Facebook. Les délestages et la hausse des prix des denrées compliquent son quotidien, mais elle rêve d’ouvrir une seconde adresse et de formaliser son entreprise pour accéder à des financements. Ibrahim Keita, 26 ans, a lancé une petite structure de services numériques et de réparation d’appareils électroniques à Hamdallaye. Diplômé en informatique mais sans emploi stable, il a saisi l’opportunité du marché du digital. « C’était à la fois une passion et une nécessité. Les gens ont besoin de réparer leurs téléphones et d’accéder à des services en ligne. » Il a démarré avec un capital minime et utilise les réseaux sociaux pour trouver des clients. Comme beaucoup, il peine à obtenir un crédit bancaire faute de garanties solides. Le rôle des structures d’accompagnement Des incubateurs tentent de structurer cette énergie. Impact Hub Bamako, première implantation du réseau mondial en Afrique francophone (actif depuis 2016), accompagne des jeunes diplômés, des porteurs d’idées, des entrepreneurs informels et des profils vulnérables, y compris des migrants de retour. Selon Ramata N’Diaye et Fatoumata Diallo, le hub a déjà soutenu plusieurs centaines, voire milliers d’entrepreneurs, avec des résultats concrets en création d’emplois, accès au financement et structuration de startups. Les secteurs dynamiques restent l’agrobusiness, le digital, les industries créatives et les services. DoniLab, première structure d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant au Mali (depuis 2015), a accompagné près de 980 entreprises, formé des centaines d’entrepreneurs et contribué à la création de centaines d’emplois. Les freins identifiés restent la formulation de visions claires, l’accès au financement et aux marchés. SNV, via ses programmes Youth Employment and Entrepreneurship, a permis la création de plus de 21 600 opportunités d’emploi depuis 2019 et appuyé des centaines de PME dans l’agroalimentaire, les énergies renouvelables et les services environnementaux. L’approche insiste sur l’accès à la terre, au capital et aux réseaux, au-delà de la seule formation. Le

UFOA-A : Le président de la FEMAFOOT élu 2è vice-président

Bamako, 8 septembre (AMAP) Le président de la Fédération Malienne de football (Femafoot), Mahazou dit Baba Cisset, a été élu dimanche à Banjul (Gambie), 2è vice-président de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A), lors de la 15è Assemblée générale élective de l’organisation. À l’issue du scrutin, le président de la Fédération cap-verdienne de football, Mário Mendes Semedo, a été porté à la tête de l’UFOA-A, succédant ainsi au Gambien Lamin Kaba Bajo. Mahazou dit Baba Cisset occupera la fonction de 2è vice-président, aux côtés du Sierra-Léonais Babadi Kamara, élu 1er vice-président. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, la Fédération malienne de football s’est réjouie de cette élection. L’instance dirigeante du football précise que ce nouveau bureau de l’UFOA-A aura pour mission essentielle de piloter l’orientation stratégique, de veiller à la bonne organisation des compétitions et d’impulser le développement du football au sein de la sous-région. Élu à la tête de la Femafoot en avril dernier, Mahazou dit Baba Cisset franchit une nouvelle étape institutionnelle quelques mois seulement après son arrivée. Cette élection lui offre une position stratégique dans les décisions relatives au développement du football au sein de l’UFOA-A, qui regroupe neuf nations à savoir le Mali, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, la Mauritanie, la Sierra Leone et le Liberia.  DB/KM (AMAP)

Coupe du monde féminine de basketball 2026 : Fin de course pour les Aigles

Bamako, 9 septembre (AMAP) Les Aigles Dames ont été éliminées lundi, suite à leur défaite contre l’Allemagne par le score de 83 – 58, lors de la 3ème rencontre de poule, a constaté l’AMAP. Cette défaite intervient 48 heures après l’exploit historique réalisé contre l’Espagne, battue 82-73. Avec un bilan d’une victoire et deux défaites, les Aigles Dames terminent à la quatrième place du groupe A. De son côté, la Roja espagnole, victorieuse du Japon (79-59), termine en tête de la poule et décroche son billet direct pour les quarts de finale. L’Allemagne et le Japon, classés respectivement 2è et 3è, devront quant à eux passer par les matches de barrage pour tenter d’accéder au grand huit. Malgré cette élimination, le parcours des Aigles Dames reste remarquable. En s’imposant face à l’Espagne lors de la 2è journée, la sélection nationale a signé un double exploit : décrocher la toute première victoire de l’histoire du Mali en phase finale de Coupe du monde féminine de basket-ball, et devenir la deuxième nation africaine à battre l’Espagne dans cette compétition, 76 ans après l’Égypte en 1950. «Je suis très déçu car je m’attendais à aller plus loin. Nous avions l’opportunité d’écrire notre propre histoire, mais c’était un jour sans. On n’en veut à personne, les joueuses ont donné le meilleur d’elles-mêmes. Après les énormes efforts fournis face au Japon (défaite des Aigles Dames 102-97, ndlr) et à l’Espagne (victoire 82-73), il était difficile de répéter la même prestation contre l’Allemagne. Je félicite l’équipe allemande et j’encourage mes joueuses qui n’ont pas démérité », a affirmé le sélectionneur national, Oumarou Sidiya après la rencontre. BT/KM (AMAP)

Mali : les FAMa annoncent des frappes contre plusieurs positions terroristes

Bamako, 8 septembre 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont annoncé mardi avoir ciblé plusieurs positions de groupes armés terroristes dans différentes zones du pays, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le lundi 7 septembre 2026, l’exploitation de renseignements a permis de localiser une importante base terroriste dans la forêt de Kékoro, au nord-est de Bougouni. Selon l’armée, le site abritait plusieurs groupes terroristes répartis sur différents points, ainsi que des véhicules, des motos et d’autres matériels de guerre. Les positions identifiées ont été ciblées et traitées. Dans la région de Kidal, plusieurs points de concentration de groupes armés terroristes ont également été repérés puis frappés aux abords du village d’Abéibara. Au nord-est de Ménaka, quatre positions attribuées à des éléments de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont par ailleurs été identifiées et traitées, toujours selon l’État-Major Général des Armées qui précise que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’évaluer les effets des frappes et d’établir un bilan consolidé. KD/CMT (AMAP)

Kati : Sept briques de cannabis saisies par la gendarmerie

Kati, 8 septembre (AMAP)– La Brigade de recherche de la Gendarmerie de Kati a saisi sept briques de cannabis (chanvre indien) dissimulées à bord d’un véhicule de type RAV4, a-t-on appris de source sécuritaire. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que la drogue était destinée à Kita. Le propriétaire présumé du produit a été interpellé et mis à la disposition du procureur près le tribunal de Kati pour la suite de la procédure. La saisie intervient dans le cadre des opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants menées par les unités de la Gendarmerie dans la région de Koulikoro. ALK/CMT (AMAP)

Sénégal : le Premier ministre expose les priorités de son gouvernement

Bamako, 8 septembre (AMAP) Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo présente ce mardi à 10 heures devant l’Assemblée nationale les principales orientations de l’action de son gouvernement, selon les informations communiquées par les autorités sénégalaises. Nommé le 25 mai 2026 en remplacement d’Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lo intervient après l’ouverture, le 1er septembre, de la deuxième session extraordinaire de l’année, convoquée à la demande du président de la République Bassirou Diomaye Faye. La séance avait initialement été annoncée pour le 1er septembre avant d’être reportée au 8 septembre par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Cette échéance intervient quelques jours après l’annonce, le 1er septembre, d’un accord au niveau des services entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) sur les principales politiques économiques devant soutenir un nouvel accord de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), d’environ 2,2 milliards de dollars. Le programme envisagé pour 2026-2029 prévoit notamment une mobilisation accrue des recettes intérieures, une meilleure maîtrise des dépenses publiques, un renforcement de la gestion de la dette et un meilleur suivi des arriérés intérieurs et des entreprises publiques. Les autorités sénégalaises prévoient également de renforcer la protection sociale à travers notamment des transferts monétaires ciblés et souhaitent solliciter un traitement de leur dette afin de rétablir sa viabilité et de dégager des marges budgétaires pour les secteurs prioritaires. Une stratégie de recettes à moyen terme doit être adoptée en 2027 afin d’accroître durablement les ressources fiscales. Le gouvernement entend également améliorer l’environnement des affaires et renforcer l’inclusion financière. Selon le FMI, le Sénégal a enregistré une croissance réelle de 6,7 % en 2025, portée notamment par la première année complète de production pétrolière. La croissance du PIB non pétrolier et gazier s’est établie à 2,2 % en 2025, avant de progresser à 4,7 % au premier trimestre 2026. L’inflation s’est établie à 1,4 %. Le futur programme reste conditionné à la mise en œuvre de mesures correctrices liées au précédent cas de communication d’informations erronées et à l’obtention des assurances de financement nécessaires auprès des partenaires du Sénégal. OS/KM(AMAP)

Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest : Atelier préalable en vue du 3ème cycle d’évaluation mutuelle du Mali

Bamako, 8 septembre (AMAP) La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-Mali), en collaboration avec le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), organise du 8 au 11 septembre un atelier de formation préalable des parties prenantes en vue du 3ème  cycle d’évaluation mutuelle du Mali, prévu en 2027, a constaté l’AMAP. À l’ouverture de la session, le représentant du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Boniface Sanou, a souligné que cet atelier permettra aux autorités nationales de mieux comprendre leur rôle dans le processus d’évaluation mutuelle. Il favorisera la formation et la sensibilisation des acteurs concernés et fournira des conseils techniques pour compléter les tableaux et questionnaires d’évaluation, notamment ceux portant sur la conformité technique et l’efficacité. M. Sanou a rappelé que la sortie du Mali du processus de suivi renforcé de l’ICRG du GAFI en juin 2025 résulte d’une mobilisation collective. « Toutes les parties prenantes : autorités politiques, institutions de supervision, CENTIF, services d’enquête et de poursuite, ainsi que nos partenaires techniques et financiers se sont engagées avec détermination dans la mise en œuvre du plan d’action soumis au Mali », a-t-il déclaré, invitant les participants à s’impliquer activement pour consolider les réformes entreprises. Il a par ailleurs indiqué que le maintien du Mali au sein du GIABA, malgré le retrait du pays de la CEDEAO, témoigne de l’attachement des autorités à la coopération régionale dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le représentant du directeur général du GIABA, Madické Niang, a salué la performance du Mali à l’issue du 2ème cycle d’évaluation mutuelle, qui a permis au pays de sortir de la liste de surveillance active du GAFI (liste grise). Il a attribué ce succès à la volonté politique, à la coordination interinstitutionnelle et au travail rigoureux de la CENTIF et des autres parties prenantes des secteurs public et privé, félicitant les hautes autorités et les cadres techniques pour leur engagement. La formation de quatre jours porte sur plus de huit modules, dont l’aperçu du processus d’évaluation mutuelle, les procédures du 3ème cycle du GIABA, la finalisation de l’évaluation mutuelle, ainsi que l’analyse du risque et du contexte. ST/KM (AMAP)