Kadiolo : Un nouveau bureau de 15 membres pour diriger le Comité local Eau
Kadiolo, 18 septembre (AMAP) Un nouveau bureau de 15 membres du Comité local Eau, à sa tête Yacouba Konaté de la Commune de Fourou, a été mis en place jeudi à Kadiolo, pour un mandat de 3 ans, sous la présidence du préfet de Cercle, Mahamar Haïdara, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’exécutif local a exhorté la nouvelle équipe à tout mettre en œuvre pour relever les défis majeurs de la localité en matière de gestion des ressources en eau . Mahamar Haïdara a saisi l’occasion pour rappeler qu’avec la prolifération des sites d’orpaillage, le cercle est confronté à des problèmes tels que l’utilisation des dragues sur les cours d’eau, la dégradation de l’environnement et l’utilisation de produits toxiques comme le mercure et le cyanure. Le préfet a également invité chacun des participants à servir d’ambassadeur de la protection des eaux dans son village car l’eau est un bien précieux à préserver pour les générations futures. Les CLE qui sont au nombre de 37 dans notre pays, ont été mis en place dans le cadre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Leurs missions fondamentales concernent la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau à l’échelon local de leur zone de compétence Ces missions comprennent l’information, la sensibilisation des populations sur la politique nationale de l’eau, le code de l’eau et les enjeux de développement socio économiques liés à l’eau. Elles comprennent la sensibilisation des populations à l’économie de l’eau et à la protection de sa qualité, la protection des ressources et gestion des conflits, le partenariat et la gouvernance locale (vérification de la prise des décisions du CLE et leur application ; vérification du suivi de l’exécution des décisions intéressant le CLE et la mobilisation des ressources financières nécessaires à son fonctionnement). Les travaux qui se sont déroulés à la préfecture ont regroupé une soixantaine d’acteurs des communes venus de Fourou et de Loulouni, dans le Cercle de Kadiolo. NIO/KM (AMAP)
Opinion : Le Mali, la crise en Afrique de l’Ouest et les mandats présidentiels : Quelle lecture ?
Par Mamadou Diop DECROIX Bamako, 17 sept (AMAP) Les élections frauduleuses, le déficit de libertés, la justice aux ordres tout comme les manipulations constitutionnelles relèvent tous de la même origine : le système postcolonial en vigueur depuis l’avènement des « indépendances » en 1960. Nous nous efforcerons, dans les lignes qui suivent, de soumettre notre approche pour une relance concertée de la lutte pour la libération et l’émancipation des peuples d’Afrique, pour mettre fin aux stratégies occidentales de prédation. Manifestement, les forces qui dominent et pillent l’Afrique et celles qui se battent pour sa libération et son émancipation ne parlent pas de la même Afrique. Les appareils idéologiques dominants de l’Occident ont toujours joué un rôle essentiel dans le formatage des consciences en Afrique. Des officines puissantes, dotées de moyens conséquents avec des experts à la pointe de leur domaine de connaissances y travaillent tous les jours sans désemparer. Les conséquences de cette stratégie dans nos esprits et nos formes de consciences sont d’une profondeur insondable. Noam Chomsky, linguiste, philosophe, politologue américain de renommée mondiale et enseignant au Massachussetts Institute of Technology (MIT), l’une des plus prestigieuses écoles des Etats-Unis d’Amérique, a produit une réflexion pénétrante sur la manipulation des consciences qu’il intitule : « les 10 stratégies de manipulation de masses». https://nospensees.fr/les-10- strategies-de-manipulation-demasse-selon-noam-chomsky/ Il s’explique ainsi : « Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie etla psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système [nous soulignons] en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité » ? Fin de citation. Ce mécanisme fonctionne merveilleusement bien en Afrique où les « élites » s’entre-déchirent, entrainant dans leur sillage des franges importantes de la population, autour des notions de constitution, de lois, de république, de mandats présidentiels, d’état de droit etc. Or ces notions n’ont pas grande signification pour ces populations qui résument le tout dans leurs propres notions comme celles de « buur » (le roi) et de « ngur »(la royauté). C’est pourquoi lorsqu’on nous dit que la loi est là pour tous et que la constitution protège et promeut les droits et libertés de tous, nous répondons qu’il n’en est rien. Dans toute société, la loi n’a jamais été rien d’autre que la codification d’un rapport de forces entre classes et groupes sociaux à l’intérieur de cette société, à une période donnée de son histoire. La loi est toujours au service de ceux d’en haut au détriment de ceux d’en bas. Si ceux qui exercent le pouvoir sont au service du plus grand nombre, alors les lois serviront le peuple. Dans le cas contraire, les lois serviront la minorité au détriment du peuple. Hitler, arrivé au pouvoir par des voies démocratiques, a réussi à imposer une dictature fasciste et à embraser le monde grâce à un corpus juridique et un puissant appareil idéologique répondant à un besoin d’embrigadement de la jeunesse allemande autour d’objectifs aux antipodes des intérêts fondamentaux de celle-ci et de ceux du peuple allemand dans sa globalité. Plus près de nous, le régime d’apartheid en Afrique du Sud avait également élaboré ses lois qui établissaient la séparation des races. Ces lois ont permis, entre autres ignominies, de déposséder les noirs pourtant majoritaires dans le pays de leurs terres. Elles ont permis de parquer les noirs dans des réserves, les transformant ainsi en étrangers sur leurs propres terres, celles de leurs ancêtres. Lorsque Nelson Mandela et les autres Walter Sisulu, Oliver Tambo, Govan Mbeki, Robert Sobukwe, SteveBiko … se sont rebellés contre ces lois, ils ont été arrêtés au nom des lois en vigueur, torturés, condamnés et envoyés croupir des décennies durant dans les geôles du système ou simplement assassinés. Dans les anciennes colonies françaises d’Afrique (hormis la Guinée qui avait voté ‘NON’ au référendum Gaullien de 1958), ont été implémentées, en 1960, des avatars de la constitution de la Vème république en France, qui y consacraient des monarques républicains, tout puissants vis-à-vis du peuple, mais très accommodants pour la métropole. Ces constitutions et ces lois sont ignorées de 80% des populations auxquelles elles s’appliquent parce que libellées dans une langue qu’elles ne parlent ni ne comprennent. Elles auraient dû être, à tout le moins, rendues dans nos langues maternelles et largement vulgarisées par les tenants du pouvoir postcolonial si l’objectif était réellement inclusif. Ce silence à lui tout seul illustre à suffisance l’exclusion délibérée et planifiée des populations de tout processus qui se met en place. Aujourd’hui, après 60 années « d’indépendance » nous avons 150 millions d’africains dans l’espace francophone africain, qui sont gouvernés par des constitutions et des lois dont ils ne savent rien. L’Afrique est le seul continent où on vous attrait devant la barre, vous juge, vous condamne et vous envoie en prison dans une langue que vous ne comprenez pas. Chez nous au Sénégal, alors qu’un pluralisme politique vivant était en vigueur à l’époque coloniale, le pays bascula au bout de cinq ans seulement après les indépendances dans l’ère du parti unique et de la répression féroce de l’opposition. Mais l’explosion socio-politique de Mai 68 et la poursuite des mouvements de contestation du système postcolonial ont fortement secoué les milieux économiques français et fait évoluer le rapport de forces en faveur des secteurs démocratiques au cours de la décennie 70. Le Président Senghor fut obligé de lâcher du lest en autorisant l’existence de trois puis quatre partis politiques à travers la loi des courants politiques. D’ailleurs, le maintien de la pression des forces démocratiques
Affaire des avions cloués au sol : Le procureur Kassogué lance un appel à témoins
Bamako, 17 sept (AMAP) Le procureur de la République, Mamoudou Kassogué, en charge du Pôle économique et financier de Bamako, est revenu à la charge dans le dossier de l’affaire dite des « avions cloués au sol », en lançant un appel à témoins. Dans un communiqué daté du mercredi, le Procureur Mamoudou Kassogué rappelle au public que « les enquêtes sont en cours au niveau du parquet concernant ladite l’affaire ». « Pour permettre l’évolution rapide et efficiente desdites enquêtes, relève le communiqué, le Procureur invite toutes les personnes dépositaires d’informations ou de documents relatifs à l’affaire de les mettre à sa disposition ». « Y compris sous anonymat », précise le Procureur qui ajoute que la même demande est formulée concernant toutes les autres enquêtes en cours au niveau du Pôle économique et financier de Bamako. MT/MD (AMAP)
Mali: Les obsèques de l’ancien président Moussa Traoré prévues ce vendredi (officiel)

Bamako, 17 sept (AMAP) Les obsèques de l’ancien président malien, le général d’Armée Moussa Traoré, décédé le mardi 15 septembre dernier, à Bamako, auront lieu, vendredi, à 10h, sur la Place d’armes du Génie militaire, à l’ancienne base aérienne, dans la capitale malienne. La cérémonie funéraire est placée sous la haute présidence du président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta. L’événement devrait enregistrer la présence des notabilités de Bamako, les représentants de plusieurs chancelleries accréditées au Mali, ainsi que les proches, amis et anciens collaborateurs du défunt président de la IIème République du Mali. Un deuil national de trois jours, à compter de jeudi 17 septembre, a été décrété par kes autorités maliennes. AT/MD (AMAP)
COMATEX : Marche des travailleurs pour la réouverture de l’usine
Ségou, 17 sept (AMAP) Plusieurs travailleurs de la société Compagnie malienne des textiles (COMATEX-SA) ont marché, mardi, sous une chaleur écrasante, à l’appel de l’Union régionale des travailleurs de Ségou (URTS), pour réclamer la réouverture de l’usine, a constaté l’AMAP. Les 1.300 salariés de la première usine textile du Mali, inaugurée en 1968, sont en chômage technique depuis le 03 août et ne perçoivent pas de salaires. La direction de la COMATEX justifie la fermeture du site par l’insuffisance de matières premières, des problèmes de trésorerie, l’absence d’exonération et l’électricité. Après d’âpres négociations, l’usine n’a toujours pas ouvert. Ce qui a suscité la colère des travailleurs. Tôt le matin, ils se sont d’abord massés à la place de l’Indépendance avant de se diriger vers le Gouvernorat de Ségou. Les marcheurs brandissaient des pancartes où on pouvait lire : «Nous, travailleurs de la COMATEX-SA demandons la reprise des activités sans délai». Avançant en rangs serrés, après plusieurs minutes de marche, les manifestants ont été reçus au gouvernorat par le directeur de cabinet, Siné Dembélé. Le secrétaire général de URTS, Issa Touré, a présenté le mémorandum. De façon générale, les revendications de l’URTS s’articulent autour du redémarrage, « sans délai », des activités d’usinage à la COMATEX-SA, le paiement « de manière rétroactive » des salaires de l’ensemble des travailleurs, la signature du nouvel accord d’établissement de l’Usine de sucre SUKALA-SA, sa mise en application « sans délai » par les entreprises parapubliques et sociétés anonymes implantées dans la Région. Les travailleurs réclament, également, les avantages salariaux obtenus, de 2014 à 2019, par l’Union national des travailleurs du Mali (UNTM), l’une des centrales syndicales du Mali, le respect de la liberté syndicale et, enfin, la réduction des taxes imposées sur les transporteurs par les mairies. « Si, toutefois, les revendications ne sont pas satisfaites », l’URTS observera un débrayage de 72 heures, allant du 23 au 25 septembre prochain, avec sit-in dans tous les lieux publics de la Région, afin de soutenir les travailleurs de la COMATEX-SA. En réponse, le directeur de cabinet du gouverneur de Ségou a rassuré les marcheurs que tout sera mis en œuvre afin de répondre à leurs préoccupations. Issa Touré a espéré que la direction de l’usine répondra positivement à la demande des travailleurs. MS/MD (AMAP)
Licenciement à l’hôtel de l’Amitié : La direction donne sa version
Bamako, 17 sept (AMAP) Les responsables de l’hôtel Laïco Amitié et l’avocat de l’établissement, Me Aliou Abdoulaye Touré, ont rencontré la presse, mercredi, pour donner la «vraie version» des faits relatifs au licenciement d’une partie du personnel par la direction de l’établissement de tourisme. Pour rappel, ce congédiement pour motif économique opéré par l’hôtel concerne 66 employés sur les 157 travailleurs que comptait l’entreprise. Tous étaient sous Contrat à durée indéterminée (CDI). Prenant la parole en premier, le directeur général de la société tunisienne «Granada», qui gère l’hôtel de l’Amitié, Karim Debbeche, a rappelé les conditions dans lesquelles son groupe a pris les commandes de l’entreprise. «Nous avons commencé officiellement nos activités au mois de mars 2020. Malheureusement, au bout de quelques semaines, est survenue la crise sanitaire de la Covid-19. Nous étions obligés d’y faire face. Il fallait envoyer certains employés en chômage technique. Et nous étions le dernier hôtel de la place à avoir procédé à la mise en chômage technique d’agents», a expliqué M. Debbeche. L’administrateur général a ajouté que cette décision imposée par la conjoncture a été prise « à contrecœur pour sauver l’entreprise et des emplois ». « Malheureusement, les représentants des travailleurs auprès de la direction n’ont pas collaboré », a-t-il regretté. «Nous avons adressé une liste de personnes licenciées aux délégués du personnel, avec des critères de licenciement tels que mentionné par l’article L48 du Code du travail, mais les délégués ont boycotté les réunions», a déploré le patron du groupe «Granada». « Lorsque la situation financière s’améliorera, le personnel licencié sera prioritaire lors du recrutement, cela conformément à la loi », a-t-il promis. Abondant le même sens, l’avocat de l’établissement hôtelier, Me Aliou Abdoulaye Touré, a insisté sur le fait que «le secteur de l’hôtellerie a été touché par la crise sanitaire ». « Malgré ce contexte difficile, l’hôtel Laïco Amitié a fait l’effort, en tentant de sauver ce qui peut l’être. Et c’est conformément à la réglementation en vigueur au Mali qu’il a été amené à faire de telle sorte que des employés soient mis en chômage temporaire», a défendu Me Touré. Selon lui, l’article 35 du Code du travail au Mali prévoit « la possibilité donnée à l’employeur, lorsqu’il traverse des moments difficiles, de procéder à la mise en chômage temporaire ». « A un moment donné de la crise, on était obligé de dépasser le stade du chômage technique pour aller véritablement au licenciement pour motif économique», a-t-il argumenté, ajoutant que son client a, scrupuleusement, respecté les procédures tout au long des deux procédures. Me Touré a déploré le comportement du personnel licencié qu’il accuse de proférer «des injures», sur des pancartes et des banderoles, à l’encontre de la direction de l’hôtel et à l’endroit des travailleurs dont les emplois ont été préservés. Tout en rappelant que l’hôtel est ouvert au dialogue, il a ajouté que « ces actes ne peuvent pas restés impunis dans un Etat de droit ». La conférence de presse a enregistré la présence du Président directeur général (PDG) de l’hôtel Laïco Amitié, Aldbea Imhamed. Babba B. COULIBALY
Transition au Mali : Le MP4 joue la carte CNSP
Bamako, 17 sept (AMAP) Des centaines de manifestants se sont rassemblés, mardi, à la place de l’Indépendance, à l’appel du Mouvement populaire du 4 septembre (MP4), pour soutenir le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) dans la conduite de la transition qui s’ouvre au Mali, a constaté l’AMAP. «Les militaires pour la transition», «CNSP pour le changement», «MP4 est d’accord pour la Charte de la transition» … étaient, entre autres, slogans qu’on pouvait lire sur les banderoles et pancartes des manifestants. Lesquels ont, à l’unisson, réclamé que la transition soit gérée par les hommes en uniforme. Ils se disent d’autant plus fondés à défendre cette option, que les populations ont vu s’éroder, au fil des années, la confiance aux politiques. «A l’heure actuelle, il n’est pas possible de confier le pouvoir à un civil qui peut faire consensus. Du coup, il faut donner cette transition aux militaires pour que le Mali puisse tirer son épingle du jeu», a indiqué Massama Coulibaly, jeune participant au meeting, Il a estimé que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doit écouter le peuple malien. «Nous ne sommes pas d’accord pour un diktat mais pour une transition militaire», a lâché celui qui trouve anormales les recommandations imposées par l’organisation communautaire. «Si la CEDEAO veut aider notre pays, elle doit accepter le choix du peuple malien», a renchéri Mamadou Dagnon. L’avis de ce quinquagénaire sur les hommes politiques recoupe celui des autres manifestants. «Ils sont tous les mêmes. Nous ne leur faisons plus confiance. C’est pourquoi, nous voulons que la Transition soit menée par les hommes en kaki», a-t-il déclaré, laissant poindre sa déception. Selon une vieille dame qui a participé au rassemblement, les nouvelles autorités doivent traduire devant la justice toute personne, dont le nom est cité dans le détournement des deniers publics. Un autre interlocuteur a souhaité que « les militaires conduisent cette Transition afin de résoudre le problème du Nord », ajoutant que sur la question, les «civils» ont montré toute leur limite. Dans une déclaration, le MP4 a fait savoir que ce rassemblement avait pour objectif d’accompagner le CNSP dans son combat pour la stabilisation du Mali. Pour les responsables du Mouvement, la concertation nationale organisée par le CNSP ont été l’occasion pour le peuple malien, dans son ensemble, de se retrouver et de se parler. Cette concertation nationale à laquelle le MP4 dit avoir pris part, lui a donné l’opportunité de porter le «message du peuple» : «Laissons le CNSP conduire la transition avec la participation de toutes les forces vives de la Nation». Ce rassemblement, deuxième du genre, se tenait pendant qu’une délégation du CNSP, conduite par son président le colonel Assimi Goïta, participait à un mini-sommet de la CEDEAO sur notre pays à Accra, au Ghana. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous régionale ont maintenu leurs sanctions, tout en exigeant que la transition soit conduite par un président et un Premier ministre civils. Pendant ce temps à Bamako, le Mouvement du 5Juin-Rassemblemnt des dorces patriotiques (M5-RFP) s’est dit « disponible à œuvrer, de concert avec le Comité militaire et tous les Maliens épris de changement, pour la renaissance et la refondation du Mali ». Une minute de silence a été observée lors de ce meeting à la mémoire de l’ancien président du Mali, le général Moussa Traoré décédé mardi dernier. BD/MD (AMAP)
Mali: La désignation des dirigeants de la Transition est en cours (CNSP)
Bamako, 17 sept (AMAP) Le porte-parole du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel-major Ismaël Wagué, a annoncé, mercredi matin, à Bamako, que le CNSP) a engagé le processus de constitution du Collège qui doit désigner le président et le Premier ministre de la Transition au Mali. Dans une conférence de presse, à Kati, pour restituer les conclusions du mini-sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Accra, au Ghana, auquel le président du CNSP a pris part, mardi, le colonel-major Wagué a déclaré que le CNSP s’engage à respecter toute décision du Collège, en passe d’être constitué pour désigner les responsables du pouvoir intérimaire. Sans donner beaucoup de détails sur les critères de désignation de ses membres, le porte-parole du CNSP a indiqué que ce collège sera composé de militaires, de représentants de la société civile et d’autres sensibilités de la Nation. En engageant le processus de mise en place du Collège pour désigner les dirigeants de la transition, quelques heures seulement après la rencontre de la capitale ghanéenne, le CNSP veut, conformément au souhait des chefs d’État de la sous région, mettre rapidement en place un président et un Premier ministre pour diriger la transition. Les dirigeants ouest-africains avaient donné une semaine à cet effet, à compter du 15 septembre. Ils avaient, aussi, exigé que le président et le Premier ministre soient des civils. Dans ses échanges avec la presse, le porte-parole du CNSP n’écarte pas l’hypothèse de la désignation d’un militaire par le Collège pour diriger la Transition. Il a rappelé que cela est, d’ailleurs, le souhait exprimé, lors de la concertation nationale, par la grande majorité des Maliens. Cependant, il n’exclut pas non plus l’idée d’une concession du CNSP si le choix d’un militaire devait compliquer davantage la situation du Mali. Dans tous les cas, le CNSP s’engage à respecter ce qu’aura décidé le Collège qui, selon Ismaël Wagué, « intégrera dans ses analyses, aussi bien les conclusions de la concertation nationale que la position de la communauté internationale ». Par contre, les fonctions de vice-président et de président du Conseil national de la transition, qui est considéré comme l’organe législatif, seront assumées par des militaires. Lors de cette rencontre avec la presse, le porte-parole du CNSP a fait un compte rendu des échanges que le colonel Assimi Goïta a eus avec les chefs d’État de la CEDEAO. Le chef du CNSP a fait le voyage de la capitale ghanéenne pour présenter les conclusions de la concertation nationale et plaider pour la levée ou l’assouplissement des sanctions prises par l’organisation communautaire contre le Mali. A l’issue des échanges, le CNSP n’a pas eu de suite favorable. Les dirigeants ouest-africains ont, en effet, conditionné la levée des sanctions à la mise en place d’une transition civile. «Ils voulaient que nous donnions un avis favorable à cette requête, dès aujourd’hui, pour qu’on puisse se quitter sur un accord avec un communiqué à la fin », a relaté l’officier supérieur. « Mais, nous leur avons dit que nous n’avions pas ce mandat». Malgré l’intransigeance des chefs d’État, le colonel-major a estimé que ce déplacement à Accra n’a pas été un échec. En effet, selon lui, l’invitation du président du CNSP à ce mini-sommet est une forme de reconnaissance de son statut de chef d’État. Aussi, ce déplacement leur a permis d’expliquer, de vive voix, la situation réelle au Mali et de partager la Feuille de route et la Charte issues de la concertation nationale. Mieux, le CNSP a réussi à convaincre ses interlocuteurs d’étendre la période de transition à 18 mois, au lieu des 12, initialement indiqués par l’institution sous-régionale. ID/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Cinq nouvelles contaminations enregistrées mardi
Bamako, 17 septembre (AMAP) Cinq (5) nouvelles contaminations à la Covid-19 ont été enregistrées mardi, portant le total à 2.940 cas confirmés dont 2.302 personnes guéries et 128 autres décédées, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) qui déclare par ailleurs que 427 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Culture : L’Institut français du Mali rouvre ses portes vendredi
Bamako, 16 sept (AMAP) L’Institut français du Mali (IFM) rouvre ses portes, vendredi, avec une nouvelle programmation culturelle « riche et variée », après quelques mois d’arrêt des activités artistiques et culturelles du fait de la pandémie du coronavirus, ont annoncé, mardi, les responsables de l’établissement. Dans une conférence de presse, organisée dans le patio de l’établissement, le directeur de l’IFM, Patrick Giraudo, la conseillère de coopération et d’action culturelle, Mme Nadège Chouat, et le metteur en scène, Jean Louis Sagot-Duvauroux, ont présenté cette programmation comme « alléchante » avec plusieurs activités culturelles, notamment une exposition sur la danse des «Korédugaw» et une pièce de théâtre. La particularité de la rentrée culturelle 2020 est la programmation d’artistes nationaux. Elle se justifie, selon les conférenciers, par la propagation de la Covid-19 qui a suffisamment perturbé les activités artistiques et culturelles en Afrique et dans le monde. «Nous étions impatients de vous retrouver», a dit Patrick Giraudo, visiblement content de renouer le contact avec les artistes. « Ces mois de fermeture nous ont permis d’achever les travaux du centre de langues, du patio mais aussi de sécurisation des lieux », a-t-il indiqué. Au menu, plusieurs activités artistiques et culturelles. Il y aura une porte ouverte, toute la journée, pour permettre aux usagers de découvrir l’architecture du centre de langues « doté d’équipements de dernière génération, puis une exposition du plasticien, Ibrahim Kébé, sur la danse des «Koréduga», une communauté de bouffons. Une pièce théâtrale, de Kalach Story de Kali Sidibé et de Jean Louis Sagot-Duvauroux, clôturera la soirée. Mme Nadège Chouat a exprimé sa satisfaction de venir servir au Mali, une semaine après sa prise de service. Elle a expliqué le cadre du Projet Africa 2020, une initiative du président français, Emmanuel Macron, qui commence à Paris en décembre prochain. Il est conçu autour des grands défis du 21è siècle. Il présente les points de vue de la société civile du continent africain et de sa diaspora. Les conférenciers ont, aussi, annoncé que deux événements artistiques seront présentés en France dans le cadre d’Africa 2020, en complicité avec la Friche de la Belle de mai, les Bancs publics à Marseille et le théâtre de l’Arlequin dans l’Essonne. Les derniers mois de 2020 et l’année 2021 offriront l’occasion de retrouver les événements sélectionnés par Africa 2020 en France. Patrick Giraudo a expliqué que dans les prochaines semaines, il y aura des concerts animés par des artistes maliens comme Kankou Kouyaté, Néba Solo, Cheick Siriman Sissoko, Songhoy Blues et l’humoriste «ATT Junior». Le directeur de l’Institut a dit que la crise sanitaire a permis de réaliser un projet de partenariat avec cinq médias pour combler le vide pendant la fermeture. Cette collaboration a permis de redynamiser les productions d’émissions, les rencontres littéraires, les diffusions de films et d’organiser des débats sur la toile, entre autres. Un des temps forts a été le témoignage de plusieurs artistes. Ceux-ci ont explicité leurs projets mais aussi témoigné leur reconnaissance à l’IFM pour son soutien constant dans la promotion des acteurs culturels. AS/MD (AMAP)

