L’ancien ministre Hamadoun Konaté est décédé à Bamako
Bamako, 7 décembre (AMAP) L’ancien ministre du développement social et de la Solidarité sous le président IBK, Hamadoun Konaté est décédé samedi à Bamako, dès suite d’une maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. L’illustre disparu qui est né le 04 juin 1950 à Dakar (Sénégal est détenteur d’une maîtrise en philosophie, d’un doctorat de 3è cycle en anthropologie médicale, d’un certificat en vitamine appliquée et en administration des programmes sociaux. Hamadoun Konaté a eu une riche carrière professionnelle bien remplie pour avoir été, entre 1980 et 1991, le directeur des affaires sociales, chargé de programmes à l’UNICEF et Coordonnateur des programmes de recherche sur les politiques sociales en Afrique de l’Ouest et du Centre pour le compte du CRDI. Depuis, le regretté Hamadoun Konaté a été intégré dans le gouvernement sous l’ère IBK au gré des remaniements et préservé toujours le portefeuille du social et de l’humanitaire. TC/KM (AMAP)
Présidence du CNT : Des forces sociopolitiques émettent des réserves
Par Massa SIDIBE Bamako, 07 Déc (AMAP) Le colonel Malick Diaw a été élu, samedi, président du Conseil national de la transition (CNT). Seul candidat en lice, celui qui était jusque-là le n°2 du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a obtenu la confiance de la quasi-totalité des membres du CNT dont la liste a été dévoilée deux jours plus tôt. Si l’élection proprement dite du colonel Malick Diaw à la tête de l’organe législatif de la Transition s’est déroulée comme prévue, il n’en demeure pas moins vrai que la publication jeudi de la liste des 121 membres du CNT a suscité des réactions peu favorables voire des incompréhensions de plusieurs forces sociopolitiques du Mali. Dans un communiqué daté du four décembre, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a exprimé sa « grande surprise » et dénoncé « l’absurde idée du fait accompli et ceci en dépit des engagements consensuels pris entre events». La CMA a rappelé ensuite « les différentes rencontres de haut niveau qu’elle a eues avec les autorités en place afin d’aplanir tous les différends susceptibles de porter préjudice au lourd problème d’une transition réussie, porteuse d’attentes et d’espoirs pour un Mali nouveau, capable de relever les défis de l’heure et du futur ». C’est dans cet esprit que le mouvement des ex-rebelles avait décidé d’accompagner les autorités « pour mettre en place les jalons d’une paix et d’une stabilité durables ». La CMA a souligné par la même occasion que sa participation au gouvernement de mission s’inscrit comme l’un des signes forts de sa bonne volonté. Une bonne volonté déçue par les « jeux habituels de manœuvres dilatoires et de volte-face » des autorités en charge de la Transition. Partant de ce constat, la CMA a estimé ne point pouvoir évoluer dans un environnement animé par des acteurs «très peu respectueux de leurs engagements». En conséquence et au vu du quota insignifiant qui lui a été alloué au sein du CNT, malgré tous les gages précédemment obtenus, a décidé de surseoir purement et simplement à sa participation au processus de mise en place du CNT et ce jusqu’au rétablissement de la confiance et du compromis. La Convergence pour le développement du Mali (CODEM) a critiqué « le manque de transparence sur la représentativité des différentes couches sociales» du décret portant nomination des membres du CNT. Ce qui, a estimé la CODEM, entame fortement la légitimité du CNT. Le parti de la Quenouille rappelle qu’il n’a pas été consulté et qu’il n’a fourni aucun dossier pour le CNT. C’est avec beaucoup de réserves que le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a accueilli la publication de la liste des membres du CNT. Le M5-RFP a indiqué, dans un communiqué publié le four décembre, qu’il n’a fourni aucun dossier de candidature et que, par conséquent aucun membre du CNT ne saurait se réclamer du mouvement. Aussi, le M5-RFP a déploré les pratiques inquiétantes de «violations systématiques des textes constitutionnels et légaux par les autorités de la Transition», à travers la désignation de membres du CNT à titre individuel ou par cooptation, en violation de la charte de la Transition et des décrets subséquents portant sur les critères d’éligibilité et la clé de répartition des membres du CNT. «Le M5-RFP se réserve donc le droit d’attaquer devant les juridictions compétentes le décret de désignation des membres du CNT dont l’illégalité est évidente tant dans la forme que dans le fond», peut-on lire dans le communiqué. Le président de la Maison de la presse, Dramane Aliou Koné a, dans un communiqué en date du 3 décembre, exprimé sa surprise suite à l’attribution de deux membres aux faitières de la presse au sein du CNT. « C’est une violation flagrante du décret n° 2020-0143/PT-RM du 9 novembre 2020 fixant la clé de répartition du Conseil national de la Transition », a dénoncé le président de la Maison de la presse. Par conséquent, les responsables des faitières de la presse ont affirmé se donner le temps de la réflexion par rapport à leur participation au CNT. C’est ce qui explique certainement l’absence des représentants de la presse à la séance inaugurale, samedi dernier, de l’organe législatif de la Transition. MS(AMAP)
Covid-19 au Mali : 124 nouveaux cas enregistrés samedi
Bamako, 7 décembre (AMAP) Cent vingt quatre (124) nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés samedi, portant le nombre total de la contamination à 5062 cas positifs au Mali dont 3334 guérisons et 163 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 124 nouvelles contaminations, 15 cas à Kalaban Coro, 1 cas à Kati (2ème région), 2 cas à Sikasso (3ème région), 8 cas en CI, 9 cas en CII, 3 cas en CIII, 26 cas en CIV, 22 cas en CV et 30 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique qui déclare par ailleurs que 1686 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Gao : La force Barkhane ratisse le Gourma et le Liptako, dans le Nord du Mali (Communiqué)
Gao, 06 Déc (AMAP) La force Barkhane a mené de nombreuses patrouilles et actions de harcèlement aux abords de Gao, Ménaka, Gossi et Tombouctou, au cours de la semaine écoulée, annonce un communiqué de presse de l’opération française parvenu, dimanche, a l’AMAP. Dans les localités de Gossi et Tombouctou, la force Barkhane a mené les patrouilles conjointement avec les Forces armées maliennes (FAMa). Pour signifier sa présence permanente sur le terrain, une unité de la force Barkhane « s’est engagée, jusqu’au 23 novembre, dans la zone sud d’Ansongo afin d’y mener des opérations de recherche et de harcèlement sur les parcours logistiques des Groupes armés terroristes (GAT) », ajoute le communiqué. En parallèle, à Gao, la préparation opérationnelle de l’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (URLI) n°4 a officiellement été clôturée avec la Task Force Takuba. « Après un entraînement approfondi de plusieurs semaines pour parfaire des modes opératoires communs, l’ULRI N°4 et le task Group franco-estonien, déjà engagés ensemble lors de l’opération Bourrasque préparent activement leurs prochains déploiements dans le Liptako », annonce Barkhane. AT/MD (AMAP)
Mali : La Commission vérité justice et réconciliation tient sa 2è audience publique sous le signe de la thérapie par l’écoute
Bamako, 05 Déc (AMAP) La Commission vérité justice et réconciliation (CVJR) du Mali, a organisé, samedi, sa deuxième audience publique au Centre international des conférences de Bamako (CICB), sous le thème : «Atteintes au droit à la vie, tortures et autres traitements inhumains, cruels ou dégradants au Mali». Au total, 12 victimes de violations graves des droits de l’Homme, au cours des 60 dernières années au Mali, devront prendre la parole pour livrer leur récit. « L’audience publique permet, surtout, de rendre aux victimes leur dignité, d’intégrer leurs récits à la mémoire nationale et de faciliter un début de guérison », a dit le président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé. “Cette audience se tient à un moment où le Mali vit une situation sécuritaire des plus difficiles, affectant lourdement la vie de nos concitoyens et de nos soldats”, a-t-il expliqué. “Les douze témoignages que nous entendrons aujourd’hui ne sont qu’un petit échantillon des 19.000 dépositions reçues dans les antennes régionales de la CVJR”, a révélé M. Sidibé. Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre, Moctar Ouane, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a rappelé que la paix et la réconciliation sont au cœur des priorités de la Transition. M. Ouane a, ensuite, souligné que “les audiences publiques concourent parfaitement à cet objectif dont la réalisation est attendue par tous nos concitoyens”. Plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de la Réconciliation nationale, colonel-major Ismael Wagué, et le Médiateur de la République, Mme Sanogo Fatoumata Mallé, ont assisté à l’ouverture de la séance. AT/MD (AMAP)
Mali : Hausse inquiétante des cas positifs à la Covid avec 124 nouveaux malades samedi
Bamako, 05 Déc (AMAP) Les services maliens de santé ont enregistré, samedi, 124 nouveaux cas de Covid-19 sur 1999 échantillons testés, annonce annonce un communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, 27 patients ont été déclarés guéris et aucun décès au cours des dernières 24 heures. Les infections du jour ont été enregistrées dans les Régions de Koulikoro, Sikasso ainsi que dans les six communes du District de Bamako, selon la même source. La situation du coronavirus cumulée au Mali est de 5.062 cas positifs pour 104 décès dans les centres de prise en charge, 59 dans la communauté, 3.334 personnes guéries et 1.696 personnes contact qui font l’objet d’un suivi permanent. AKC/MD (AMAP)
La Coordination des Mouvements de l’Azawad, ex rébellion, ne siégera pas au Conseil national de la Transition (Communiqué)
Bamako, 05 Déc (AMAP) La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ne siégera pas au Conseil national de la Transition (CNT), a annoncé, vendredi, l’ex rébellion, groupe signataire de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger, dans un communiqué. La CMA dit avoir appris « avec une grande surprise la décision des Autorités de Transition par laquelle elles arrêtent la répartition des sièges au sein du CNT suivant l’absurde concept du fait accompli et, ceci, en dépit des engagements consensuels pris entre parties ». Dans son communiqué, la CMA indique qu’elle « est déçue de constater que ces louables efforts pour construire la confiance et la paix se heurtent déjà aux jeux habituels de manœuvres dilatoires et de volte-face de la part des autorités en charge de la Transition ». La coordination déclare ne pouvoir « évoluer dans un environnement animé par des acteurs très peu respectueux de leurs engagements ». Aussi, le mouvement annonce-t-il « sursoir purement et simplement sa participation au processus de mise en place du CNT et ce jusqu’au rétablissement de la confiance et du compromis ». « Cela, poursuit le communiqué, en conséquence et au vu du quota insignifiant qui lui a été alloué au sein du conseil ». La CMA rappelle qu’elle « reste profondément attachée à une mise en œuvre diligente et intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger dans un délai limité ». TC/MD (AMAP)
Le colonel Malick Diaw, élu président du Conseil national de la Transition (CNT)
Bamako, 05 Déc (AMAP) Le colonel Malick Diaw, premier vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), qui a renversé l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK), a été élu, samedi, président du Conseil national de la Transition (CNT). Selon une source sûre, 108 sur 110 membres présents ont parrainé la candidature du colonel Diaw qui est élu par ses pairs nommés par décret présidentiel, jeudi 03 décembre. Son élection, quoique sans aucune surprise, est intervenue après d’âpres discussions et un quasi bras de fer entre les militaires et la classe politique. Cette élection s’est déroulée samedi au CICB au cours de la session inaugurale qui a réuni 110 des 121 membres. Au cours des travaux, « les parlementaires de la Transition » ont créé une commission chargée de la rédaction du règlement intérieur de l’organe législatif de la période transitoire. Il y a eu des absents à cette session inaugurale qui consacre le lancement des activités du CNT. Parmi eux, le président de la Maison de la presse, Alou Dramane Koné, Oumarou Diarra du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et les représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ex rébellion, groupe signataire de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. AC/MD (AMAP)
L’ONU retire le cannabis des drogues et stupéfiants les plus dangereux
Bamako, 05 Déc (AMAP) Une commission de l’ONU, a voté, jeudi, 03 décembre 2020, le déclassement du cannabis à usage médical de la liste des drogues les plus dangereuses du monde dont l’héroïne, annonce le média américain The New York Times. Cette décision pourrait, selon la commission, permettre de faire considérablement avancer la recherche sur l’usage médical de la marijuana. Initié par la Commission des stupéfiants des Nations Unies, ce vote a été proposé à 53 États-membres, qui ont dû considérer une série de recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de reclasser le cannabis et ses dérivés. L’attention s’est particulièrement portée sur l’une des propositions qui suggérait de retirer le cannabis du quatrième tableau de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, dans lequel figurent les drogues les plus dangereuses et les plus addictives au monde. Selon les experts, « l’approbation de cette recommandation n’aura pas d’implications immédiates qui mèneraient à un relâchement des contrôles internationaux ». Chaque gouvernement aura, toujours, « sa propre législation qui lui permettra de classifier le cannabis comme il l’entend ». Toutefois, beaucoup de pays s’inspirent des conventions internationales pour établir leurs lois. Le fait que l’ONU reconnaisse le cannabis comme une drogue moins dangereuse que d’autres est donc une victoire symbolique pour les personnes militant en faveur d’une évolution des politiques anti-drogues. De leur côté, les personnes qui travaillent pour l’industrie du cannabis thérapeutique espèrent que ce vote permettra aux équipes de recherche d’analyser les bienfaits médicaux de cette drogue et d’avancer dans l’usage du cannabis thérapeutique. TC/MD (AMAP)
Mali : La séance inaugurale du Conseil national de transition s’ouvre ce samedi matin à Bamako
Bamako, 05 Déc (AMAP) La séance inaugurale du Conseil national de transition (CNT) s’ouvre ce samedi matin dans la salle des banquets du Centre international de conférences de Bamako (CICB), indique un communiqué du secrétaire général de l’Assemblée nationale, publié vendredi. L’ordre du jour de la session porte sur l’élection du président du CNT et la mise en place de la commission ad hoc en vue de l’élaboration du Règlement intérieur de l’organe législatif de la transition, ajoute le communiqué. Le document informe, également, les nouveaux parlementaires qu’une liste d’enregistrement sera ouverte, le même jour, à partir de 07h 30mn au CICB, en prélude à la séance inaugurale. Dernière institution dans l’architecture de la Transition, le CNT est attendu sur plusieurs questions de la vie de la nation notamment, la relecture de la loi électorale, la révision constitutionnelle et la relecture de l’Accord pour paix et la réconciliation nationale La liste des membres a été publiée, par décret, le jeudi 3 décembre 2020. AT/MD (AMAP)

