Les Forces armées maliennes ont neutralisé des terroristes et saisi du matériel à Nampala, dans le Centre (Officiel)
Bamako, 19 septembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé cinq terroristes, mercredi, à Tolodjé, dans la localité de Nampala, dans le Centre du Mali, a annoncé, samedi, le site officiel de l’Armée. Suite à cet accrochage, les FAMa ont, aussi, saisi du matériel sur les Groupes armés terroristes (GAT), indique la même source. Ces matériels comprennent 04 Pistolets mitrailleurs (PM), 06 fusils de chasse, des munitions en vrac, 09 motos et un important lot de médicaments. Les Forces armées maliennes ne déplorent aucune perte dansa cette opération. MD (AMAP)
Opinion : Le Mali, la crise en Afrique de l’Ouest et les mandats présidentiels (suite et fin) : Quelle lecture ?
Par Mamadou Diop DECROIX Secrétaire Général Ànd-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme Bamako, 18 sept (AMAP) En Guinée, le ‘NON’ au référendum de 1958 proposé par le Général de Gaulle fait que ce pays n’a pas la même histoire en matière institutionnelle que les autres anciennes colonies françaises. D’ailleurs, jusqu’en avril dernier, la constitution en vigueur dans le pays provenait d’un organe de transition (le Conseil national de transition) et avait été promulguée par un Président de la République par intérim en mai 2010. Cette constitution n’avait pas été soumise à l’approbation du peuple par voie référendaire. Elle a été récemment remplacée par une nouvelle constitution, soumise à un référendum populaire boycotté par l’opposition au motif qu’elle permettait au Président en exercice de briguer un autre mandat. Ce rejet a été accompagné de manifestations marquées par de graves violences avec pertes en vies humaines et destructions matérielles. Toutefois, aujourd’hui, le principal leader de l’opposition dans ce pays et son parti ont décidé de prendre part à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Nous noterons que la Guinée est le château d’eau de la sous-région avec des richesses inestimables dans son sous-sol. En Mauritanie, entre le Président nouvellement élu et son prédécesseur, le torchon brûle ce qui aggrave une situation déjà très tendue du fait de vieilles contradictions qui travaillent la société mauritanienne depuis bien longtemps. Dans ce pays voisin, du pétrole et du gaz ont été découverts en sus du fer déjà exploité et des côtes extrêmement poissonneuses. Le Liberia et la Sierra Leone sont en convalescence après avoir connu chacun une décennie de guerres civiles avec des souffrances indicibles. Le tableau ci-dessus fait de notre sous-région l’une des zones de tempête les plus agitées au monde. Les patriotes africains de cette zone auraient terriblement tort de ne pas renouveler leur pensée politique pour se mettre à la hauteur des exigences du moment. Qui peut penser que cette situation va en rester là, avec des états affaissés, des populations exsangues, une jeunesse nombreuse et sans emploi, et des richesses pompées sans arrêt ? Non ! Le couvercle de la marmite finira par sauter si de très sérieuses réformes ne sont pas apportées dans le sens d’une meilleure prise en compte des intérêts des populations. L’on aura remarqué par ailleurs que les officines traitent différemment la question des mandats présidentiels en Afrique selon le type de rapports existant entre les puissances dominantes et les régimes locaux. Par exemple, sur les cas ci-dessous, elles ne donnent pas de la voix et évitent soigneusement d’attirer l’attention sur ces expériences même si les raisons peuvent être différentes d’un pays à l’autre : Au Cameroun, le Président est aux affaires depuis 1982 soit bientôt 40 ans. Au Tchad, le Chef de l’Etat est en place depuis 1990 soit trente ans. Au Togo, le Président a entamé son quatrième mandat en début 2020. Au Rwanda Kagamé, qui est aux affaires depuis 20 ans, a finalement fait supprimer la limitation des mandats. En Libye, sous Khadafi (1969- 2011), il n’y avait pas d’élections au suffrage universel pour élire le Chef de l’Etat. On le voit, c’est toujours le rapport de forces qui détermine la conduite des officines et non le rapport à la démocratie et au respect des intérêts des peuples concernés. Il fut un temps où Khadafi plantait sa tente en plein Paris, mais lorsqu’il leur est apparu que des plages d’entente n’étaient plus possibles avec lui, ils trouvèrent le moyen de l’abattre créant ainsi une crise sécuritaire inextricable dans ce pays et dans tout le Sahel. L’on se souvient qu’au Zimbabwe, pendant des décennies, le Président Robert Mugabe, grand combattant de la libération du peuple Zimbabwéen, avait préféré différer la question de la rétrocession des terres détenues par les blancs aux africains comme le stipulaient les accords de Lancaster House. Pendant toute cette période, les officines et les gouvernements occidentaux ne se sont jamais intéressés aux élections dans ce pays. Mais il a fallu que Mugabe soulevât enfin la problématique de la rétrocession des terres aux Africains pour qu’ils se mettent subitement à s’intéresser à la démocratie et aux élections au Zimbabwe et à découvrir que celles-ci n’étaient, selon eux, ni honnêtes ni transparentes. Les exemples pourraient être multipliés. Venons-en au Sénégal où le métabolisme politique a été profondément chamboulé avec l’élimination à la dernière présidentielle de février 2019 de nombreux candidats sérieux et où les trois prochaines années risquent d’être marquées par une controverse paradoxale sur un troisième mandat de l’actuel Président de la République. D’ailleurs nous n’excluons pas l’hypothèse qu’une telle controverse soit alimentée et entretenue par des spécialistes de la manipulation avec pour objectif d’ancrer d’ores et déjà dans les consciences la faisabilité d’une telle hypothèse. Ce faux débat prendra un temps précieux qui aurait pu être utilisé à meilleure fin dans un pays où pétrole et gaz sont découverts (en haute mer) en sus de l’or, du zircon, etc. et où la pauvreté était au coude-à-coude avec le taux de croissance avant de prendre, hélas, la tête de la course dans un contexte de pandémie qui garrotte littéralement l’économie. En dépit de la bonne volonté jamais démentie de l’essentiel de l’opposition depuis le début du dialogue, des signes apparaissent de plus en plus montrant le peu d’enthousiasme de certains cercles du pouvoir à faire les concessions nécessaires à des consensus sur les modalités de dévolution démocratique et pacifique du pouvoir et d’une vie démocratique apaisée. Le Sénégal est le seul pays dans la sous-région, avec le Cap-Vert, à n’avoir jamais connu l’intrusion de militaires dans ses affaires politiques. Nous devrions en être fiers et nous mettre à la hauteur des exigences de la situation de crise que traverse la sous-région. Nombre de facteurs qui ont créé ou accéléré la crise politique et sécuritaire dans d’autres pays en Afrique de l’Ouest, sont présents au Sénégal. Il est donc impérieux que des dynamiques réformatrices profondes s’enclenchent pour garantir la paix et la stabilité par la sauvegarde et le respect des droits des
Spécial 22 au Mali : Notre Mali d’hier et d’aujourd’hui
Ce hors-série de L’Essor sacrifie à la tradition, désormais établie par le Quotidien national d’information, de marquer chaque date symbolique de l’évolution de notre pays par un numéro qui sort de l’ordinaire. Le Mali a 60 ans cette année. Si pour une personne, la soixantaine est une borne qui signale le seuil du troisième âge, pour un Etat, il s’agit de l’entame d’un parcours au long cours. Dans notre pays, ces 60 dernières années furent jalonnées de nombreux événements, desquels nous pouvons, en y jetant un regard rétrospectif, tirer des enseignements pour éclairer notre chemin vers l’avenir. Relater par le menu toutes les péripéties de la vie d’une nation, durant six décennies, serait une ambition difficile à réaliser dans un ouvrage. Nous n’avons nullement cette prétention. Surtout que notre projet avait une allure quelque peu téméraire, eu égard au contexte de crise. Malgré les écueils, nous ne pouvions pas manquer ce rendez-vous avec les lecteurs. Ce numéro s’inscrit donc dans la lignée des ouvrages « Mali 2000 » consacré aux 40 ans de notre pays et « Notre Mali » publié à l’occasion du Cinquantenaire de l’indépendance nationale. Au-delà du rappel historique, nous nous focalisons dans cet ouvrage surtout sur la crise qui marque notre quotidien depuis le début des 10 dernières années. La crise. Le Mali semble se la coltiner comme une maladie chronique. La République du Mali a été proclamée dans le contexte de la crise de l’éclatement de l’éphémère fédération qui nous unissait au Sénégal. Cette crise fut un stimulant pour le jeune État parce que les dirigeants de l’époque avaient chevillé au corps le patriotisme et les citoyens en avaient pris de la graine. Plus tard, le Mali n’a pas échappé à la crise qui s’est répandue comme une épidémie à travers l’Afrique, affectant nombre des jeunes États au cours de la première décennie des indépendances. Il s’agit des coups d’Etat militaires. Des bruits de bottes ont résonné dans les palais présidentiels de nombre de pays africains, mettant un coup d’arrêt brutal au pouvoir des pères de l’indépendance et, par la même occasion, aux entreprises de développement. L’irruption des militaires sur la scène politique de notre pays, en 1968, a ouvert un cycle de crises politico-militaires avec son lot de troubles et de règlements de compte à coups de procès permettant au pouvoir de se débarrasser des opposants. La révolution de Mars 1991 a nourri l’espoir, pendant un temps, que le pays était entré définitivement dans l’ère de la dévolution du pouvoir uniquement par les urnes. Les deux mandats du premier président démocratiquement élu, en l’occurrence Alpha Oumar Konaré, furent marqués par des troubles politiques plus ou moins violents. Mais il a réussi à passer la main dans le respect des principes démocratiques. A la fin du second mandat d’Amadou Toumani Touré, patatras ! Ce fut le retour des vieux démons qui avaient résisté à l’instauration d’un système politique pluraliste ouvrant la voie au choix des dirigeants par les urnes. Parallèlement aux crises politico-militaires qui agitent épisodiquement les rues de Bamako, l’irrédentisme dans les régions du Nord, tel un serpent de mer, empoisonne la vie publique du pays. Entrée en sommeil après les épisodes de 1963 et 1990, la crise irrédentiste s’est réveillée, de façon éruptive, sous Amadou Toumani Touré. Depuis 2012, ce volcan continue de répandre des laves déstabilisatrices sur l’ensemble du pays. A la crise sécuritaire qui en résulte s’est greffée une autre, consécutive à la pandémie du coronavirus. Comme si cela ne suffisait pas, une crise sociopolitique a conduit à une nouvelle rupture de l’ordre constitutionnel et lestant un peu plus la barque déjà chargée. Face à ces crises multiformes, la résilience du pays a de quoi surprendre aussi bien les citoyens que nos amis étrangers. Le Mali d’aujourd’hui renvoie l’image d’un cycliste engagé dans une ascension sur un sol argileux qui colle à ses roues. Bréhima TOURE Directeur Général amap
Mali : Discussions entre le CNSP et le M5-RFP pour la mise en place de la transition
Bamako, 19 sept (AMAP) Les discussions entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et le Mouvement du 5Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), mouvement à l’origine de la contestation contre l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta, se poursuivent, aujourd’hui samedi, à Bamako, dans le cadre de la mise en place d’un collège pour désigner les dirigeants et les organes de Transition, a appris l’AMAP de source proche des pourparlers. Les deux parties, qui ont engagé ces discussions, vendredi, divergent sur les résultats de la concertation nationale tenue la semaine dernière. Le (M5-RFP) a dénoncé les pratiques qui ont conduit à l’adoption des textes de la Transition avant de déclarer qu’il « n’entendait ni rompre ni entrer en conflit avec le CNSP ». Il soutient que l’option majoritaire à la concertation nationale est celle d’une transition dirigée par des civils. Pour sa part, le CNSP , qui aparis le pouvoir le 18 aout dernier défend le chois d’un militaire a la tête de la presidence de la Transition. Le porte-parole du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel-major Ismaël Wagué, a annoncé, mercredi, à Bamako, que le CNSP a engagé le processus de constitution du Collège qui doit désigner le président et le Premier ministre de la Transition au Mali. Dans une conférence de presse, à Kati, pour restituer les conclusions du mini-sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Accra, au Ghana, auquel le président du CNSP a pris part, mardi, le colonel-major Wagué a déclaré que le CNSP s’engage à respecter toute décision du Collège, en passe d’être constitué pour désigner les responsables du pouvoir intérimaire. Sans donner beaucoup de détails sur les critères de désignation de ses membres, le porte-parole du CNSP a indiqué que ce collège sera composé de militaires, de représentants de la société civile et d’autres sensibilités de la Nation. Les dirigeants ouest-africains, fermes sur la solution d’un président et un Premier ministre de transition civils, avaient donné une semaine à cet effet, à compter du 15 septembre. Dans ses échanges avec la presse, le porte-parole du CNSP n’écarte pas l’hypothèse de la désignation d’un militaire par le Collège pour diriger la Transition. Il a rappelé que cela est, d’ailleurs, le souhait exprimé, lors de la concertation nationale, par la grande majorité des Maliens. Cependant, il n’exclut pas l’idée d’une concession du CNSP si le choix d’un militaire devait compliquer davantage la situation du Mali. Dans tous les cas, le CNSP s’engage à respecter ce qu’aura décidé le Collège qui, selon Ismaël Wagué, « intégrera dans ses analyses, aussi bien les conclusions de la concertation nationale que la position de la communauté internationale ». Par contre, les fonctions de vice-président et de président du Conseil national de la transition, qui est considéré comme l’organe législatif, seront assumées par des militaires. MD (AMAP)
Mali : La force française « Barkhane » saisit des armes, des motos sur des groupes terroristes (Communiqué)
Bamako, 18 sept (AMAP) Une unité du Groupement tactique désert (GTD) Bercheny, de la Force Barkhane, a saisi « d’importantes ressources logistiques dont des motos, des équipements électroniques mais également des armements de différents types », au cours d’une mission de reconnaissance dans la Région d’Ansongo, dans le Nord du Mali, a annoncé l’opération militaire française. Dans un communiqué parvenu à l’AMAP, vendredi, l’Opération Barkhane a indiqué que ces saisies ont été opérées le 11 septembre dernier, « suite à la fouille de maisons suspectées d’appartenir à des personnels liés aux groupes armés terroristes » Le lendemain, les soldats de la force Barkhane engagés dans une opération de reconnaissance dans le Liptako ont été pris « à partie par un groupe de terroristes qui a réussi à s’exfiltrer’, ajoure la même source. Cette seconde unité du GTD Bercheny, après avoir repris ses opérations de fouille, a « découvert à proximité de la zone de contact plusieurs motos et divers effets militaires ». Dans la même zone, ils ont également découvert d’autres ressources logistiques dont à nouveau des armes de guerre. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel (Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad), l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS). Elle regroupe environ 5.100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les Groupes armés terroristes (GAT) et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace. MD (AMAP)
Football : Deux matches amicaux pour les Aigles du Mali en octobre
Bamako, 18 sept (AMAP) Le Mali va profiter des prochaines dates FIFA pour disputer deux rencontres amicales contre le Ghana, le 9 octobre et l’Iran, le 13 octobre, qui auront lieu en Turquie. Ce sera l’occasion pour le sélectionneur Mohamed Magassouba de faire une revue d’effectif avant les éliminatoires de la CAN 2021, au Cameroun, reportée en 2022. Reportées à plusieurs reprises pour cause de pandémie de la Covid-19, les 3è et 4è journées des éliminatoires de la CAN se dérouleront dans la fourchette du 9 au 17 novembre. Logée dans la poule A, en compagnie de la Guinée, de la Namibie et du Tchad, la sélection malienne recevra les Warriors namibiens avant d’aller jouer, la première journée de la phase retour, c’est-à-dire, la 4è journée à Windhoek, capitale de la Namibie. Ensuite, les Aigles iront défier la Guinée, à Conakry (5è journée) avant de boucler la boucle à Bamako contre le Tchad (6è journée) en mars 2021. Après deux journées de débats, le capitaine Abdoulaye Diaby et ses partenaires partagent la tête du groupe A avec le Syli national de Guinée (4 points), la Namibie occupe le troisième rang avec 3 points, alors que le Tchad ferme la marche avec zéro unité. LMD/MDS (AMAP)
Obsèques nationales de feu Moussa Traoré : Avec les honneurs
Bamako, 18 sept (AMAP) Décédé le mardi dernier à 83 ans, l’ancien président Moussa Traoré, qui a dirigé le Mali pendant 23 ans, a bénéficié de tous les honneurs dus à son rang, avant d’être conduit à sa dernière demeure, le vendredi 18 septembre 2020. La République a mis en branle toutes ses fastes pour celui qui a présidé aux destinées du pays pendant le règne le plus long du Mali indépendant. La cérémonie, sur la Place d’armes du Génie militaire, était présidée par le colonel Assimi Goïta, président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Dès son arrivée, le colonel Assimi Goïta a signé le livre de condoléances, s’est recueilli sur la dépouille mortelle. avant de s’installer à la tribune officielle. Place à la marche funèbre avec le corps sur un chariot recouvert du drapeau national sous les sons de la fanfare. Ensuite, ce fut les témoignages de la famille et des compagnons du défunt. Doua Abraham Sissoko, beau-frère du disparu, témoignant au nom de la famille, a indiqué que Moussa Traoré avait plusieurs familles au Mali. Mais pour lui, sa première famille était l’Armée. D’après lui, c’était un musulman pieux, un homme simple qui faisait tout dans la plus grande simplicité et avec un sens du devoir. « Moussa Traoré aimait la vérité et avait horreur du mensonge », a dit le frère de son épouse qui a déclaré que le défunt avait le souci du Mali. « C’est pourquoi, il tombait malade chaque fois qu’un évènement malheureux frappait notre pays. Et sa prière était de ne pas mourir laissant le Mali dans la situation difficile qu’il traverse », a dit Doua Abraham Sissoko. UNE VIE UTILE – Au nom de ses compagnons, L’ancien secrétaire politique de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM, ex-parti unique), Djibril Diallo, a salué «la mémoire d’un homme d’exception, un homme d’Etat, l’un des enfants les plus illustres du Mali contemporain». Le secrétaire politique du parti unique, à l’époque, a retracé quelques faits saillants dont il a été témoin en tant que ministre d’Etat et secrétaire politique du Bureau exécutif central (BEC) de l’UDPM. Selon M. Diallo, le président Moussa Traoré accordait sa confiance aux cadres maliens jusqu’à preuve du contraire et avait foi à leur génie créateur et à l’esprit d’initiative. «Il me disait toujours ceci : Monsieur le secrétaire politique, chaque fois que Dieu fait, si vous le pouvez, donnez-moi le nom d’un cadre compétent, même s’il ne m’aime pas, s’il aime le Mali, je suis prêt à travailler avec lui», a témoigné Djibril Diallo qui a noté, en particulier, la création du Service national des jeunes qui permettait, non seulement, de choisir les meilleurs cadres mais, également, de fortifier le sentiment patriotique et la conscience civique de ceux qui devraient administrer plus tard. Djibril Diallo a, ensuite, rappelé que sous le magistère de Moussa Traoré, de nombreuses réalisations ont vu le jour dans le domaine de la maîtrise de l’eau, de la modernisation de l’agriculture, de l’organisation et de la mobilisation du monde rural, de la décentralisation, du désenclavement, de l’alphabétisation. De même que dans le domaine économique où les plus grands investissements hydro-agricoles, industriels, énergétiques, routiers du Mali indépendant ont été réalisés à cette époque. BRILLANT PARCOURS – Concernant la politique extérieure, Djibril Diallo dira que Moussa Traoré a été au cœur des débats essentiels sur les regroupements sous-régionaux ayant sanctionné la naissance d’importantes organisations de coopération comme la Communauté économique de l ;Afrique de l’Ouest (CEAO), ancêtre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMAO), l’Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au sahel (CILSS), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « Le président Moussa Traoré, a ajouté Djibril Diallo, a consolidé les liens avec les peuples d’Afrique australe du fait que certains leaders des mouvements de libération qu’il a formés sont devenus les hauts responsables de leurs Etats devenus indépendants ». Egalement, le défunt président a tissé d’excellentes relations avec tous les pays épris de paix et de justice sur la base du respect mutuel et de l’intérêt réciproque, «dans le respect des engagements souscrits». Djibril Diallo a dit, en outre, qu’il a rendu le pays, en quittant le pouvoir, avec ses frontières intactes sinon élargies. Le général Amadou Sagafourou Guèye, grand Chancelier des ordres nationaux, avant de présenter ses condoléances, au nom du président du CNSP a, dans l’oraison funèbre, rappelé le brillant parcours du défunt. Né le vendredi 25 septembre 1936 à Sébétou, le jeune Moussa Traoré fit, très tôt, preuve d’une intelligence et d’une maturité au-dessus de la moyenne. « De 1944 à 1950, a-t-il rappelé, Moussa Traoré a fréquenté l’école régionale de Kayes avant de réussir, comme major de la promotion, le concours d’entrée à l’Ecole des enfants de troupes de Kati. Il en sortira, en 1955, également, major de la promotion ». Pour lui, «ce militaire dans l’âme, pour qui la discipline, la dignité, le respect de la parole donnée étaient un véritable sacerdoce a consacré sa vie entière à sa terre natale, œuvrant inlassablement pour son rayonnement au-delà de l’Afrique, ouvrant le Mali au monde». La sonnerie aux morts et un défilé militaire en l’honneur du défunt ont mis fin à cette cérémonie officielle. Le corps a, ensuite, été remis à la famille pour la cérémonie religieuse et son enterrement. Moussa Traoré repose désormais au cimetière de Hamdallaye. A la fin de la cérémonie, l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT), qui l’a renversé en 1991, a déclaré aux journalistes qu’il fut un collaborateur du général Moussa Traoré pour avoir commandé la Garde présidentielle, pendant un temps, et les unités parachutistes dont il lui avait confié le commandement. Pour Amadou Toumani Touré, c’était une marque de confiance. «Je ne pouvais pas ne pas venir», a déclaré l’ancien président qui s’est dit heureux que « le Mali ait organisé une cérémonie aussi grandiose et belle pour un homme qui, à un moment, a incarné notre pays. » Le président de la Transition, entre 2012 et 2013, le Pr Dioncounda Traoré, et plusieurs anciens
Classement FIFA : Le Mali toujours dans le top 10 africain
Bamako, 18 sept (AMAP) Les Aigles du Mali conservent leur 9è place sur l’échiquier continental du football mais perdent une place au rang mondial (57è), dans le premier classement de la Fédération internationale de football associations (FIFA) des nations pour la saison 2020/21 publié jeudi. Après ces derniers mois fortement perturbés par la pandémie du Coronavirus, des matchs internationaux ont enfin pu avoir lieu ce mois-ci en Europe. Pour cause de cette crise sanitaire, seules les nations européennes ont joué au compte de la Ligue des Nations suite, à la suspension des rencontres. Le Portugal en a profité pour se hisser à la 5e place, au détriment de l’Uruguay, dans un classement toujours dominé par le trio Belgique-France-Brésil. Ce progrès de la sélection portugaise s’explique par les deux victoires enregistrées par les coéquipiers de Cristiano Ronaldo lors de leurs dernières rencontres en Ligue des Nations. L’Angleterre occupe la 4è position. Niveau africain, c’est toujours le Sénégal (20è rang mondial) fait la course en tête devant la Tunisie qui gagne une place au niveau mondial (26e), en raison de l’effacement d’anciens résultats. Le Nigeria ((29e mondial), en gagne deux, ce qui lui permet de réintégrer le Top 30 qui compte désormais trois représentants africains. A noter aussi, l’Algérie (35e mondial) et le Maroc (43e mondial). Lors du précédent classement le Mali occupait la 56è place mondiale. Pour le reste, aucun changement notable à signaler. La prochaine édition est prévue le 22 octobre, avec cette fois des mouvements à prévoir en raison des matchs amicaux programmés par les sélections africaines durant les prochaines dates FIFA (5-13 octobre). MT/MD (AMAP)
Almamy Thiero, président d’un collège de basket-ball aux Etats-Unis
Par Seibou S. KAMISSOKO Bamako, 18 sept (AMAP) L’ancien joueur de l’AS Biton et du Djoliba, Almamy Thiero, préside depuis 2007 aux destinées du Collège basket-ball prospects. En même temps, le natif de Ségou, au Centre du Mali, passé par Moore High School, Mt Zion Christian Academy, Memphis et de Duquesne, joue le rôle d’entraîneur du club. En effet, Almamy Thiero réside aux États-Unis depuis novembre 1999. Il est entraîneur de basketball, marié et père de quatre enfants. «J’ai été inspiré par ma grande sœur Ténin Aoua Thiero qui a été capitaine de l’équipe du Stade malien et qui a joué pendant plusieurs années en équipe nationale. C’est elle qui m’a poussé à faire le basket-ball, expliquant que ma taille (2,08m) était un atout », dit Thiero. « La suite des événements lui a donné raison, car dès ma première sortie internationale avec la sélection nationale des U16, j’ai obtenu une bourse d’études pour les Etats-Unis. C’est grâce à Jean Pierre Ciesielski, l’organisateur du tournoi de Douai que j’ai obtenu la bourse. Je serais toujours reconnaissant à l’endroit de ma sœur aînée», ajoute-t-il. Almamy Thiero peut être fier de son parcours sportif, pour ne pas dire de sa vie, tout court. Et pour cause, non seulement l’ancien sociétaire de l’AS Biton et du Djoliba a eu une grande carrière, en tant que joueur mais, aussi et surtout, parce qu’il a réalisé un rêve d’enfance, celui de devenir entraîneur de basket après sa carrière. «J’ai connu des moments inoubliables en sélection, j’étais le capitaine de l’équipe et j’ai effectué plusieurs sorties internationales avec mes coéquipiers», raconte le natif de la capitale des Balanzans. C’est à Ségou, capitale administrative de la 4è Région que tout a commencé pour Almamy Thiero. Après un bref séjour à l’AS Biton, le jeune joueur est repéré par le Djoliba qui le recrute. Mais l’ailier ne passe qu’une petite saison. Sélectionné en équipe nationale cadette pour le tournoi de Douai, une commune française, Almamy Thiero obtient une bourse d’études pour Louisville, dans l’Etat du Kentucky, aux Etats-Unis. «A mon arrivée aux Etats-Unis, j’ai poursuivi mes études au lycée de Louisville, puis en Caroline du Nord. Par la suite, j’ai eu une bourse d’étude universitaire qui m’a permis d’intégrer l’équipe de Memphis alors managée par John Calipari, l’un des meilleurs coaches des États-Unis. C’est à Memphis que j’ai eu mon Bachelor degree (Ndlr, baccalauréat universitaire). Notre équipe a été sacrée, deux fois, champion de notre conférence et nous nous sommes classés 8è du championnat NCAA (Ndlr, championnat masculin de basket-ball) sur 68 équipes universitaires. Après Memphis, j’ai fait mon Master en Sports Leadership à Duquesne University», raconte Thiero. L’ancien joueur de l’Université de Memphis joue ensuite une partie de saison avec les Dukes en tant qu’étudiant diplômé. éligible en raison d’une règle de transfert de la NCAA pour les diplômés de quatre ans, le jeune ailier revient à l’Université après avoir obtenu son diplôme de premier cycle en français. Almamy, comme l’appellent familièrement les supporters, sera l’un des cinq joueurs à assister à chacun des 15 premiers matches des Dukes lors de la saison 2006-2007. Malheureusement, en janvier 2007, des caillots sanguins sont diagnostiqués dans les poumons du joueur, l’obligeant à faire une croix sur le reste de la saison. Déjà lors de la saison 2003-2004 à Memphis, Almamy Thiero avait été victime d’une maladie similaire et ne jouera que 134 minutes en 28 matches. «Mon genou me faisait mal, j’ai subi quatre opérations, sinon ma 4è année à Memphis a été magnifique. Nous avons été champions de notre conférence». à cause de ses blessures à répétition, l’ancien joueur de l’AS Biton et du Djoliba sera contraint de mettre prématurément fin à sa carrière en 2007. La même année, il devient assistant de coach de la sélection américaine des U19, avant d’être propulsé à la tête de College basket-ball prospects of America. «Je suis maintenant coach de basket-ball à Sewickley Academy et président du College basket-ball prospects of America. Plus de 150 athlètes évoluent dans mon organisation. J’ai choisi ce métier pour pouvoir rendre service à la jeunesse», indique Almamy Thiero, marié et père de quatre enfants (un garçon et trois filles). «Ma famille est une famille de basket-ball parce que mon épouse, Mariam Tanty Sy a également joué au basket et porté plusieurs fois le maillot de la sélection nationale», fait remarquer le président de Collège basket-ball prospects, avant de parler de ses projets. «Mon épouse et moi, avons créé une association à but non lucratif, depuis une demie dizaine d’années, nous intervenons au niveau de certains centres de basket de Ségou et de Bamako. Concrètement, notre association donne des équipements aux centres». Pour lui, c’est un minimum. SSK/MD (AMAP)
Embargo de la CEDEAO sur le Mali : Des stocks rassurants de produits de consommation (Direction du Commerce)
Bamako, 18 sept (AMAP) «Les stocks de produits de première nécessité déclarés au niveau de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) par les importateurs réguliers et ceux détenus par les commerçants détaillants sont supérieurs au seuil d’alerte et couvrent les besoins de consommation du moment», a révélé, mercredi, à Bamako, le directeur général, Boucadary Doumbia. L’Etat d’approvisionnement du marché national en produits de base est, donc, rassurant, un mois, après l’embargo, imposé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) au Mali, selon les services du Commerce. « Cette situation est due à l’exclusion des produits de première nécessité du champ de l’embargo. Ces produits sont importés sans trop de difficulté», se réjouit pour rassurer les consommateurs maliens », M. Doumbia. En conséquence, « les prix à la consommation des produits sont, par rapport à la semaine passée, restés stables à l’exception de ceux des produits saisonniers (oignons, fruits et légumes, tubercules) généralement importés », a précisé Boucadary Doumbia. Cette hausse sensible du prix de ces denrées n’est pas, selon lui, liée uniquement aux effets de l’embargo mais au caractère cyclique de leur commercialisation. Toutefois, il urge, au regard de la structure de notre commerce et de la situation géographique du Mali, de prendre les décisions nécessaires devant aboutir à la levée, au plus vite, de l’embargo. Cela, afin d’éviter une perturbation, à long terme, du circuit d’approvisionnement du Mali. « En la matière, on note déjà une baisse du volume des importations de la sous-région de l’ordre de 202 milliards de Fcfa par rapport au mois passé », a révélé le directeur général. Ce qui correspond à 57% de la valeur moyenne des importations maliennes venant de cette zone. Les produits les plus importés, durant le mois d’août, sont les combustibles minéraux et les huiles minérales : hydrocarbures (49%), les machines et les appareils (10%), les produits alimentaires (14%), les produits pharmaceutiques (5%). Les principaux pays d’importation au cours de la période sont le Sénégal (17%), la France (13%), la Côte d’Ivoire (11%), la Chine (9%), la Suisse (7%), les Emirats Arabes Unis (5%), Singapour (5%), le Royaume-Uni (5%). S’agissant de la sous-région, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Niger constituent les plus grandes sources d’approvisionnement. Ceci s’explique, à en croire Boucadary Doumbia, dans une large mesure, par les produits pétroliers qui couvrent 32% du total des importations. La CEDEAO, rappelle-t-on, est une Union douanière – un accord commercial régional dont les États membres ont adopté une politique commerciale commune vis-à-vis des États tiers – avec un Tarif extérieur commun (TEC). Le TEC, entré en vigueur le 1er janvier 2015, désigne un droit de douane commun aux membres d’un groupe de pays qui sont souvent liés par un accord de libre-échange. Outre le manque à gagner pour le commerce, les effets néfastes de l’embargo sur notre pays sont, également, d’ordre économique et social. Il s’agit de la perte de recettes fiscales et douanières, l’augmentation du coût des importations en raison de l’acheminement des marchandises à partir des plateformes portuaires plus distantes (Mauritanie, Algérie, Maroc). S’y ajoutent la restriction de la concurrence avec des conséquences sur les prix et les pertes d’emplois dans les secteurs orientés vers l’import-export. CMT/MD (AMAP)

