Le nouveau patron de la MINUSMA, El Ghassim Wane, est arrivé à Bamako, au Mali
Bamako, 06 mai (AMAP) Le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU (RSSG) pour le Mali et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El Ghassim Wane, est arrivé mercredi, à Bamako. « Je suis très reconnaissant au secrétaire général des Nations Unies pour la confiance qu’il a placée en ma personne. Je suis évidemment conscient de l’ampleur de la tâche, de sa complexité et des difficultés qui sont inhérentes à tout processus de transition et à tout processus de paix », a déclaré le nouveau représentant special, à sa descente d’avion, accueilli par le secrétaire général du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. El Ghassim Wane s’est convaincu que la tâche n’a rien d’insurmontable. « Je suis très encouragé par les jalons qui ont déjà été posés par les autorités de la Transition pour bâtir l’édifice de la paix, par les avancées qui ont été faites pour essayer de conforter l’unité du Mali et, évidemment, essayer de promouvoir la réconciliation entre les fils et les filles du Mali (…) pour essayer d’apporter des améliorations tangibles et répondre, ainsi, aux aspirations de la population », a-t-il dit. El Ghassim Wane de Mauritanie a été nommé à la tête de la MINUSMA, le 15 mars dernier, par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. C’est fort d’une solide expérience de 25 ans dans la prévention des conflits, la médiation et le maintien de la paix que M. Wane vient conduire la MINUSMA, après avoir été, notamment, directeur de Cabinet du président de la Commission de l’Union africaine ,de 2017 à 2019, et sous-secrétaire général des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix, de 2016 à 2017. SS/MD (AMAP)
Mali : La Douane saisit quatre tonnes de résine de cannabis
Bamako, 06 mai (AMAP) La douane a saisi, mardi matin, 3 tonnes 745 kg de résine de cannabis dont la valeur marchande est estimée à 4,5 milliards de Fcfa, ont indiqué le service des enquêtes douanières. Selon Salifou Traoré, chef de la patrouille des enquêtes douanières à la direction générale des douanes, cette saisie fait «suite à une information reçue, très tôt mardi matin, faisant état d’un déchargement frauduleux à Djicoroni coura ». « C’est dans le magasin d’un opérateur économique connu de nos services que nous avons procédé à cette saisie». Dans un premier temps, il y a eu un manque de coopération, ce qui a poussé les douaniers à saisir la police judiciaire afin de pénétrer dans l’entrepôt. Une fois à l’intérieur du magasin, des parties climatisées ainsi qu’un lot d’objets minutieusement emballés ont attiré l’attention des soldats de l’économie », a explique M. Traoré. « Le trafiquant a d’abord prétendu que c’était du petit cola, ensuite du tabac pour chicha », précise notre source. «Nullement convaincue par ces différentes allégations, l’équipe d’investigation a saisi la cargaison, déballé le contenu pour être fixée. «C’est après un test au laboratoire que nous avons été fixés sur la nature du produit», ajoute Salifou Traoré. Le haschich était conditionné en plaquettes ou en blocs semblables à des savonnettes. Le produit se compacte assez facilement, ce qui permet aux trafiquants d’en cacher des quantités importantes dans des volumes restreints. Ensuite, les plaquettes sont emballées dans quatre couches différentes de cellophane et films plastiques pour rendre l’emballage hermétique à l’eau et à l’air. S’y ajoute une dernière couche d’emballage de sac de riz. Salifou Traoré a expliqué qu’un tel dispositif peut passer inaperçu même sous le nez des équipes cynophiles et des instruments de détection, car ils sont enduits de produits pour brouiller les pistes. Le haschich ou résine de cannabis est issu d’une extraction de la résine des fleurs femelles de cannabis et peut être mélangé à des matières à moindre coût pour augmenter sa masse et donc sa rentabilité. Pour le directeur du renseignement et des enquêtes douanières, le lieutenant-colonel Ahmadou Sanogo, ce qui est inquiétant aujourd’hui c’est la nature de ce produit qui est destiné à une certaine clientèle. En effet, a précisé le lieutenant-colonel Sanogo, la résine de cannabis est vendue à 1.318.000 Fcfa/kg. Par ailleurs, le douanier a attiré l’attention sur la nocivité de cette drogue. «Contrairement à l’herbe, le haschich est un produit transformé. Les dangers pour la santé restent les mêmes que ceux du cannabis. Il peut accélérer les effets négatifs sur la santé mentale des individus et conduire à la schizophrénie», révèle l’officier supérieur. En outre, selon lui, qu’il est important de se demander si le Mali a quitté l’état de pays de transit de drogue pour devenir un pays de grande consommation. Le trafiquant avait pris la fuite, mais il est actuellement aux arrêts et mis à la disposition du procureur de la République. Il risque une peine de prison pouvant aller de trois mois à trois ans et une pénalité pouvant aller jusqu’au triple de la valeur saisie. En ce qui concerne les produits, « une commission se réunira pour procéder à son incinération », a assuré le directeur du renseignement et des enquêtes douanières. Ahmadou Sanogo a félicité l’équipe qui a mené la saisie, avant d’exhorter la population à davantage de collaboration avec ses services, en continuant à leur donner les informations nécessaires. Car, a-t-il soutenu, les autorités ne peuvent tout savoir et être partout. OS/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Quelque 8856 guérisons, 493 décès sur 13998 cas positifs enregistrés
Bamako, 6 mai (AMAP) Quelque 8856 personnes sont guéries de la Covid- 19, 493 décès sur 13998 cas positifs qui ont été enregistrés au Mali avec les 29 nouveaux cas décelés mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que les 29 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti et le district de Bamako. Les services sanitaires précisent, par ailleurs que 1967 personnes – contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali: Une femme accouche de neuf bébés au Maroc
Bamako, 05 mai (AMAP) « La ministre de la Santé et du Développement social est heureuse d’annoncer que ce jour 04 mai 2021, Halima Cissé a accouché, par césarienne, de neuf nouveau-nés au lieu de sept annoncés par les résultats d’échographies faites au Mali comme au Maroc », indique le département dans un communiqué publié ce mardi. « Les nouveau-nés (cinq filles et quatre garçons) et la maman se portent tous bien », indique la même source. Pour l’issue heureuse de cette grossesse à fœtus multiples, la ministre en charge du Développement social, Dr Fanta Siby, remercie le président de la Transition dont la générosité a permis « de diligenter et d’assurer la prise en charge financière de l’évacuation sanitaire de Halima Cissé. Pour rappel, après un séjour médical de deux semaines à l’hôpital du Point G de Bamako, sur instruction du président de la Transition, Bah N’Daw, Halima a été admise le 30 mars 2021 dans une clinique marocaine pour prise en charge de sa grossesse. Tout en saluant la coopération de la famille Cissé, les personnes de bonne volonté pour leurs contributions multiformes et tout le peuple malien, Dr Fanta Siby a félicité les équipes médicales du Mali et du Maroc pour leur professionnalisme. « Au nom du Gouvernement du Mali, dont l’élan de solidarité a été manifeste dans la gestion diligente de ce dossier d’évacuation, la ministre souhaite une longue vie aux bébés et à la maman », ajoute le communiqué. AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 mai 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 mai 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Routes. Créée par la Loi n°02-057 du 16 décembre 2002, la Direction nationale des Routes a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans le domaine des routes et des ouvrages d’art. Elle assure également la coordination et le contrôle de l’activité des services et organismes publics et privés qui concourent à la mise en œuvre de cette politique. Dans son fonctionnement, la Direction nationale des Routes a été confrontée à des difficultés liées notamment : – à la réparation des dégâts causés au domaine public et aux infrastructures routières par les usagers ; – à la non prise en charge des pistes rurales et des autoroutes dans les missions de la direction nationale ; – au chevauchement des activités de la direction nationale avec celles du Service des Données routières. Les projets de textes adoptés érigent la Direction nationale des Routes en Direction générale des Routes dans la perspective de la résolution des difficultés constatées et de la mise en œuvre des recommandations de la Directive de l’UEMOA relative à la stratégie d’entretien routier. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi modifiant la loi n°09-016 du 26 juin 2009 portant création de la Caisse nationale d’Assurance maladie. un projet de décret modifiant le décret n°09-553/P-RM du 12 octobre 2009 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Caisse nationale d’Assurance maladie. Dans le cadre du renforcement de la couverture sanitaire, le Gouvernement a institué en 2009, l’assurance maladie obligatoire en faveur des fonctionnaires, des travailleurs, des députés, des retraités et de leurs ayants droits et le Régime d’Assistance Médicale en faveur des indigents et autres admis de droit. L’institution de ces deux régimes a permis à notre pays d’amorcer un système de couverture maladie basé sur la solidarité et la mutualisation du risque pour certaines catégories de la population. La gestion du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire avait été confiée à la Caisse nationale d’Assurance Maladie créée par la loi n°09-016 du 20 juillet 2009. Par la loi n°2018-074 du 31 décembre 2018, le Gouvernement a institué un Régime d’Assurance Maladie Universelle visant à étendre la couverture sanitaire à l’ensemble de la population. Cette loi confie la gestion de ce nouveau régime à la Caisse nationale d’Assurance Maladie. La mise en œuvre par la Caisse nationale d’Assurance Maladie du régime de couverture sanitaire ainsi institué nécessite la modification des textes relatifs à sa création, à son organisation et à son fonctionnement. Les présents projets de textes sont adoptés dans ce cadre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Conseillers techniques : Monsieur Souley BAH, Inspecteur des Finances ; Monsieur Adama DIAMOUNTENE, Planificateur. – Chargés de mission : Monsieur Boubacar Amadou MAIGA, Assistant Médical ; Monsieur Siaka COULIBALY, Spécialiste en technologies socio-économiques ; Monsieur Markatié DAOU, Spécialiste en Science de l’Education ; Monsieur Seydou Séguéré TIMBINE, Cadre en Travail social. – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Santé, du Développement Social et de la Promotion de la Famille : Docteur Amadou SOGODOGO, Médecin. – Directeur Général de l’Institut National de Santé Publique : Médecin Colonel-major Guédiouma DEMBELE. – Directeur Général de l’Hôpital Gabriel TOURE : Médecin Lieutenant-colonel Moussa SIDIBE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Conseiller technique : Monsieur Ibrahim DJIBRILLA, Magistrat. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, réitère son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. En vue de consolider la tendance à la baisse observée ces dernières semaines. Bamako, le 05 mai2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Salifou DIABATE Chevalier de l’Ordre national
Coupe du monde 2022 : Les Aigles joueront leurs deux premiers matches à l’extérieur
Bamako, 05 mai (AMAP) Le Mali jouera ses matches des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022, à l’extérieur, parce qu’aucun stade du pays ne répond aux critères minimaux de la Confédération africaine de football (CAF), a–t-on appris lundi soir. «Ça été un grand choc pour nous. Nous sommes surpris de cette décision de la CAF, franchement nous ne nous attendions pas à ça », a réagi un membre de la Fédération malienne de football. « C’est seulement la semaine dernière que nous avons reçu les inspecteurs de la CAF. Ils ont visité le stade du 26 Mars et le stade Modibo Keïta. Et hier (Ndlr, lundi », nous avons appris que la CAF a refusé tous les stades du Mali parce qu’il n’y a pas suffisamment de chaises ou encore que les gazons et les vestiaires sont en mauvais état», a ajouté notre interlocuteur qui pense déjà à la Côte d’Ivoire pour le premier match des Aigles, c’est-à-dire la réception du Rwanda. Le Mali doit trouver un autre pays pour recevoir le Rwanda, entre le 5 et le 8 juin, avant d’affronter l’Ouganda lors de la seconde journée (11-14 juin). Dix-neuf autres nations figurent, également, sur la «liste rouge» de l’instance dirigeante du football continental. Le Burkina Faso, le Sénégal, le Burundi, la Centrafrique, le Tchad, l’Érythrée, la Gambie, le Lesotho, le Malawi, le Liberia, l’Île Maurice, la Namibie, le Niger, Sao Tomé, Les Seychelles, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud et l’Eswatini (Swaziland) joueront hors de leur base, lors des deux premières journées de ces éliminatoires de la grande messe du football mondial. Après les deux premières journées, le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers recevront le Kenya (3è journée, entre le 1er et 4 septembre) avant d’aller au Kenya (4è journée, 5-7 septembre) puis au Rwanda (5è journée, 6-9 octobre). Le dernier match se disputera entre les 10 et 12 octobre, en principe, à Bamako contre l’Ouganda (6è journée). La CAF avait prévenu ses associations membres sur les exigences d’homologation et de surveillance des stades. Dans le cadre des éliminatoires de Qatar 2022, elle a envoyé un courrier aux fédérations pour indiquer que tous les matches doivent être disputés dans des stades homologués. «Si le stade d’un pays ne répond pas aux critères minimaux fixés par la CAF, l’équipe nationale du pays en question devra jouer ses matches dans un stade homologué en dehors de son territoire», a écrit l’instance dirigeante du football africain. Parmi les critères d’homologation figurent, entre autres, l’état du gazon naturel ou artificiel, les systèmes d’arrosage et d’entretien de la pelouse, les projecteurs pour l’électrification du stade qui doivent être d’une puissance d’au moins 1200 lux, un certificat de test d’éclairage qui ne peut être daté de plus de 2 ans, une vidéo actuelle du stade éclairé de nuit, les vestiaires, la loge de presse, le tunnel des joueurs qui doit être d’une largeur de quatre mètres, des sièges individuels dans les gradins (ces sièges doivent être séparés les uns des autres, moulés et numérotés), des installations sanitaires propres, hygiéniques et en nombre suffisant. Sans compter l’éclairage de secours, le système de haut-parleurs, les entrées et sorties réservées au public, les places de stationnement, les mâts, les hôpitaux autour du stade. DB/MD (AMAP)
Mali : Flambée des prix pendant le Ramadan
Par Maïmouna SOW Fatoumata A KONÉ Bamako, 05 mai (AMAP) Quelques jours avant le début du mois de Ramadan, le gouvernement a fixé les prix plafonds de certaines denrées alimentaires les plus consommées. Les produits concernés par cette mesure sont, entre autres, l’huile, le sucre, le lait et la viande. Des numéros verts ont même été mis à la disposition des consommateurs pour dénoncer les commerçants véreux et récalcitrants. Sur le terrain, le constat est tout autre. Le prix de la viande a presque doublé. Malgré les mesures édictées par les autorités, les consommateurs achètent plus chers certains produits de grande consommation. Les commerçants invoquent, comme d’habitude, la hausse des prix fournisseurs Ce mardi matin, au marché «Dibidani», les étals des bouchers sont bien achalandés : viande avec ou sans os, filet, foie, cœur, rognon, abats, pieds, etc. Dès 8 heures du matin, le marché est animé comme d’habitude. Clients et vendeurs s’activent. Les mines graves, la démarche rapide, très peu de clients discutent les prix. Ils passent directement leurs commandes. «Un kilo et demi de filet de bœuf», demande Amadou Maïga. «Ça fait 6.000 Fcfa», répond le vendeur qui sert aussitôt le client. En temps normal, avec cette somme, on a 2 kg de viande. Amadou ne semble pas surpris, car il sait que chaque mois de Ramadan, les prix montent en flèche. «Quand j’ai envie de manger quelque chose, je vais au marché moi-même. Je constate une flambée des prix de la viande et du poisson, mais que faire ?», grimace-t-il. L’ambiance et la réaction sont autres quand il s’agit des femmes. Mme Diallo Massan va de table à table, observant les différentes qualités de viande proposée. Les prix annoncés semblent hors de sa portée. Le kilo de viande sans os se vend à 3.000 Fcfa, contre 2.500 Fcfa il y a quelques mois. «Le cœur que l’on achetait à 2.500 est cédé à 4.000 Fcfa aujourd’hui», s’indigne-t-elle, tout en poursuivant sa ronde pour dégoter les meilleurs morceaux au meilleur prix. Elle s’arrête devant le vendeur de foie et de rognon. Celui-ci l’informe que le kilo du foie qui était vendu à 3.000 Fcfa, coûte aujourd’hui 4.000 Fcfa. Le rognon, lui, est passé de 1.000 à 1.500 Fcfa. La jeune maman tourne en rond. Elle achète finalement du rognon à 1.500 Fcfa. «Je m’en remets à Dieu. Que faire ? On ne va quand même pas rester sans rien manger à la rupture. Je suis obligée de faire avec», se lamente-t-elle, en confiant qu’elle n’a que 2.500 Fcfa comme argent de la popote. Aminata Haïdara, la trentaine, a sa stratégie pour éviter la hausse des prix durant le mois de Ramadan. « Puisque chaque année, c’est le même scénario : la flambée de prix. À l’approche du mois béni, j’achète certains condiments tels que le sac d’oignon, le bidon d’huile, un carton d’ail. C’est ce qui m’évite le stress du marché », confie-t-elle. Aujourd’hui tout ce qui est indispensable pour faire un bon repas : poisson, viande, huile est hors de prix.. De leur côté, les bouchers donnent une explication à la hausse du prix du kg de la viande. Bachaka Sangaré est vendeur de foie, de rognon et de cœur. « Quel que soit le prix auquel l’on nous vend les marchandises, on le revend avec un gain de 200 Fcfa. Nous ne pouvons pas nous priver de cela quand même», souligne-t-il. PAS INFORME – Le grand boucher Bourama Diarra abat chaque jour un bœuf. Il assure que, depuis des mois, ses pertes atteignent 50.000 à 60.000 Fcfa sur chaque bœuf. «Avant, on nous cédait les animaux entre 200.000 et 250.000 Fcfa. Maintenant, c’est dans les 400.000 Fcfa. Dans ces conditions, on est obligé d’augmenter le prix. Ce qui ne suffit pas pour combler l’écart», déplore-t-il, précisant que la hausse a commencé vers la fin du régime de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Quand en est-il des mesures prises par les autorités ? « Nous ne sommes pas au courant de cette mesure », réplique-t-il, en précisant que ce sont les syndicats qui les informent sur les décisions de réduction des prix. « Cette fois, ils ne nous ont rien dit », soutient-il. Comme la viande, d’autres produits comme la pomme de terre, l’oignon, le gingembre connaissent également une flambée des prix. Vendeuse de pomme de terre au marché d’Hamdallaye, Awa propose trois paniers remplis. « Nous avons celles de Sikasso, de Kati et d’autres nous viennent du Sénégal. Le prix a augmenté depuis trois semaines », explique la commerçante. Le prix du kg de la pomme de terre est passé de 200 Fcfa à 300 voire 350 Fcfa. «Je viens d’acheter la pomme de terre à 300 Fcfa le kg. Chez d’autres vendeurs, le kg coûte 350 Fcfa, alors que la dernière fois, je l’avais eu à 200 Fcfa. Le prix de l’oignon a aussi augmenté», déplore Salimata Sylla, une cliente venue s’approvisionner au marché d’Hamdallaye. Rokia Diarra vend des condiments au marché d’Hamdallaye. Elle tient depuis des années une table bien garnie d’épices, de poivre, de poissons séchés, de pate de tomate, etc. À côté d’elle, deux grands paniers remplis d’oignons. L’un contient de l’échalote, l’autre le gros oignon. Le petit oignon est cédé à 250 Fcfa contre 175 à 200 Fcfa pour le kg du gros oignon. Le prix du litre de l’huile ne fait pas exception à cette hausse. Avant le Ramadan, le bidon de 20 litres d’huile était cédé à 16.500 Fcfa contre 16.750 Fcfa présentement. Celui de 5 litres est toujours vendu à 5.000 Fcfa. Boutiquier à Hamdallaye, Moussa Koné, explique. «Cette année est différente des autres. Avant, on nous donnait les 20 litres à 16.500 Fcfa, maintenant on nous les donne à 16.750 Fcfa. Par contre, le prix du litre qui s’élève à 1.000 Fcfa n’a pas connu de changement», précise-t-il. Selon Souleymane Traoré, vendeur au Grand marché de Bamako, le gingembre se fait rare. Ce qui fait monter son prix puisqu’il est beaucoup consommé pendant ce mois. «En ce moment, le kg
Mali : Une vidéo postée par le JNIM confirme l’enlèvement du journaliste français Olivier Dubois
Bamako, 5 mai (AMAP) Une vidéo postée mardi par le JNIM (Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans), branche locale d’Alqaïda, confirme l’enlèvement du journaliste français, Olivier Dubois, qui devrait faire l’interview d’un Djihadiste à Gao, a appris l’AMAP de RFI. Selon notre source, le journaliste français Olivier Dubois, en déplacement au Nord du Mali pour réaliser l’interview d’un djihadiste, a été enlevé par le JNIM qui l’a posté dans une vidéo. Olivier Dubois, dans une vidéo de 21 secondes, postée par le groupe terroriste, affirme être détenu depuis le 8 avril dernier et demande une aide au Gouvernement français de tout faire pour son élargissement, a indiqué RFI. Pour rappel, Olivier Dubois est un pigiste qui séjourne assez régulièrement au Mali. Il publie notamment dans le quotidien français « Libération et l’hebdomadaire « Le Point ». KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 32 nouveaux cas enregistrés par les services sanitaires mardi
Bamako, 5 mai (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré mardi 32 nouveaux cas positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination à 13969 dont 8808 guérisons et 492 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que les 32 nouveaux cas ont été décelés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et le district de Bamako. Les services sanitaires précisent, par ailleurs que 1965 personnes – contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Salif Sanogo nommé directeur de la Cellule Communication de la Présidence du Mali
Bamako, 04 mai (AMAP) L’ancien directeur général de l’Office de Radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo, est désormais le nouveau patron de la Cellule de communication de la Présidence du Mali. Il remplace à ce poste un autre grand journaliste de renommée internationale .feu Adam Thiam, décédé il y a quelques mois. Journaliste- Réalisateur, Salif Sanogo a un parcours professionnel qui l’a conduit au poste de conseiller à la communication de l’ambassade du Mali aux Etats Unis pendant sept ans avant de devenir directeur du bureau BBC Afrique à Dakar, au Sénégal. Poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination, en décembre, 2018 en qualité de directeur général de l’ORTM. La cinquantaine révolue, Salif Sanogo a une voix radiophonique imposante. Son passage à l’ORTM a été marquée par un vaste chantier de redynamisation du contenu des programmes de la télévision nationale, le tout sur fond de numérisation révolutionnaire. AT/MD (AMAP)

