Mali : Le financement du projet de la Boucle Nord 225 kV autour de Bamako, adopté par le CNT

Bamako, 29 juin (AMAP) Le Conseil national de transition (CNT) a adopté à l’unanimité le projet de loi autorisant la ratification des accords de prêts destinés au financement du projet de la Boucle Nord 225 kV autour de Bamako (PBNB), une infrastructure énergétique qui doit renforcer l’alimentation électrique du district de Bamako et des cercles de Kati et Koulikoro. Présenté par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, le texte a été approuvé lors de la séance plénière du jeudi 25 juin 2026 avec 128 voix pour, zéro contre et zéro abstention. Le financement concerne des accords signés à Bamako le 25 février 2026 entre le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD). D’un coût global de 109,911 milliards de francs CFA, le projet sera financé par plusieurs partenaires et par l’État malien. La BAD apportera 39,898 milliards de francs CFA, la Banque islamique de développement (BID) 36,077 milliards, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) 30 milliards et l’État malien 3,936 milliards de francs CFA. Selon le ministre Tiémoko Traoré, cette initiative intervient après une analyse des infrastructures énergétiques existantes. « Le département s’est penché très rapidement sur leur modernisation, afin que l’énergie qui sera produite puisse être au service des industriels, de ceux qui animent le tissu économique et aussi au bien-être des ménages », a-t-il déclaré. Le projet prévoit la création de lignes et de postes de transport d’énergie autour de Bamako et des zones environnantes. Il vise notamment à améliorer la desserte en électricité dans le district et les cercles concernés, à réduire les charges d’exploitation grâce à une baisse de la part de l’énergie thermique dans le mix énergétique, ainsi qu’à limiter les délestages liés aux surcharges. À terme, ces nouvelles infrastructures doivent permettre de fournir de l’électricité aux localités de Bamako, Kati et Koulikoro, notamment aux industriels et à plus de 10 000 ménages, selon les données fournies par le ministère de l’Énergie et de l’Eau. Contexte Le projet de la Boucle Nord 225 kV s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD), notamment à travers le projet « Yeelen Kura », présenté comme une priorité de la « Vision Mali Kura netaasira ka ben san 2063 ma ». Les activités du PBNB sont planifiées sur une durée de quatre ans. Le ministère de l’Énergie et de l’Eau estime que cette infrastructure contribuera à faire de Bamako un pôle énergétique majeur à l’horizon 2033. OS/KM(AMAP)
Kayes : Lancement des épreuves du Centre IFM «Tieman Coulibaly», session de juin 2026

Kayes, le 29 juin (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a lancé, ce lundi 29 juin au Centre « Tieman Coulibaly », les épreuves de fin de cycle et de passage en classe supérieure de l’Institut de formation des maîtres (IFM) de session de juin 2026, a constaté l’AMAP. Au total, 598 élèves-maîtres dont 241 en en fin de cycle ont pris part à cet examen. Parmi les candidats en fin de cycle, 167 sont du niveau Bac et le reste de celui du Diplôme d’études fondamentales (DEF). Quant aux 557 élèves-maîtres pour le passage en classe supérieure, 293 sont détenteurs du Bac contre 264 du DEF. Le Général de brigade Moussa Soumaré, accompagné du Directeur de l’Académie d’enseignement de Kayes, Mahamadou Djibrilla Kéita, du Président du Conseil régional, Bandiougou Diawara, et des chefs de sécurité, a procédé à l’ouverture de la première enveloppe de l’épreuve de la mathématique pour la spécialité math-physique-chimie (MPC) et de la dissertation en français pour les généraliste , tous du niveau Bac. Le Chef de l’exécutif régional s’est dit rassuré des conditions de déroulement des épreuves. « Nous en sommes effectivement satisfaits. Les conditions sont réunies », s’est réjoui le Général de brigade Soumaré. Le Gouverneur a également prodigué des conseils aux élèves-maîtres, notamment d’encouragement et contre les fraudes. Parce que, selon lui, ce sont eux, demain, qui auront en charge d’encadrer les enfants, les futurs cadre de notre pays. Aux candidats, il a rappelé qu’ils doivent incarner un certain nombre de valeurs parmi lesquelles la probité contre toute tricherie. Car, insistera-t-il, ils doivent incarner d’abord ces valeurs pour les transmettre demain aux enfants. « Cela commence par ces épreuves aujourd’hui…donc ils doivent travailler correctement sans compter sur autrui », a-t-il conseillé. Aussi, le Gouverneur a invité aux élèves-maîtres d’être des enseignants modèles, responsables à l’issue de leur formation, surtout à transmettre tant de valeurs qui contribuent à la construction de Mali Kura. OD/KM (AMAP)
Centrafrique : une épidémie de choléra déclarée après 197 cas et 24 décès

Bamako, 28 juin (AMAP) La République centrafricaine a déclaré une épidémie de choléra après la confirmation de 197 cas, dont 24 décès, dans deux districts sanitaires situés au sud-ouest de Bangui, la capitale du pays, ont rapporté samedi des médias locaux. Le ministre de la Santé, Pierre Somse, a annoncé vendredi la déclaration de l’épidémie après la confirmation de cas dans les districts sanitaires de Bimbo et de Mbaiki, selon Radio Ndeke Luka. Le responsable a indiqué que des mesures préventives avaient été mises en place dans les localités, villages et villes environnantes affectés afin de limiter la propagation de la maladie. Le ministère de la Santé mène également des enquêtes pour identifier l’origine de cette flambée, qualifiée par Pierre Somse de cinquième épidémie de choléra enregistrée dans le pays. « Le gouvernement est pleinement mobilisé pour endiguer l’épidémie », a assuré le ministre, appelant la population à respecter les mesures préventives et les consignes sanitaires. Il a également exhorté les citoyens à adopter de bonnes pratiques d’hygiène et a insisté sur la nécessité d’une responsabilité collective en matière de sensibilisation afin de réduire les risques de transmission. Cette flambée de choléra intervient alors que la République centrafricaine fait face à un contexte sanitaire régional marqué par la menace d’épidémies d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda. Selon l’UNICEF, le choléra a touché 23 pays africains l’année dernière. OS/KM(AMAP)
OMS : plus de 1 300 décès excédentaires liés à la vague de chaleur en Europe depuis le 21 juin

Bamako, 28 juin (AMAP) Plus de 1 300 décès excédentaires ont été enregistrés en Europe depuis le 21 juin en raison de la vague de chaleur qui frappe le continent, a indiqué dimanche l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans un message publié sur le réseau social américain X, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé que l’Europe est « le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur Terre », avec un rythme de réchauffement deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Selon le responsable de l’organisation onusienne, près de 150 millions de personnes sont actuellement exposées à des températures extrêmes en Europe. Il a également fait état de centaines de décès, de fermetures d’écoles et de fortes pressions sur les réseaux électriques en raison de la chaleur. « Les vagues de chaleur autrefois qualifiées d’événements “d’une fois par génération” se produisent désormais presque chaque année », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, attribuant cette évolution aux effets du changement climatique et du réchauffement planétaire. Le directeur général de l’OMS a précisé que l’organisation travaille avec ses États membres et ses partenaires pour renforcer la préparation, la prévention et les capacités de réponse des systèmes de santé face aux épisodes de chaleur extrême. Il a enfin appelé les pays européens à mettre en place des plans d’action sanitaire contre les vagues de chaleur, dans le cadre des efforts visant à protéger la santé publique face aux impacts du changement climatique. OS/KM(AMAP)
Koulikoro : Célébration de la journée internationale de lutte contre les abus et le trafic illicite des drogues

Koulikoro, 28 juin (AMAP) La région de Koulikoro, à l’instar des autres localités du pays, a célébré jeudi, la journée internationale de la lutte contre les abus et le trafic illicite de drogues, a constaté l’AMAP. Le thème retenu cette année est : « le problème de la drogue: des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes ». L’évènement a été marqué par la destruction d’une quantité importante de drogues et de produits pharmaceutiques contre faits, saisis par l’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS). Le Gouverneur de région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, a présidé, la cérémonie sur le site d’incinération de Souban plateau, dans la commune urbaine de Koulikoro. C’était en présence du service concerné, des autorités judiciaires, administratives et traditionnelles, des collectivités , des représentants des Forces de défense et de sécurité, des organisations de la société civile et de plusieurs autres témoins. Le Chef de l’exécutif local a rappelé l’engagement et la détermination de sa région à lutter contre ces pratiques Indésirables avec le concours de ses services compétents et en bonne collaboration avec les populations. Pour lui, ce phénomène grandissant menace indéniablement la santé publique, compromet la paix, la sécurité, le développement, la cohésion sociale et le vivre ensemble dans notre pays. Le Chef de l’exécutif régional a invité les Koulikorois à une synergie d’actions pour endiguer le phénomène. Il a aussi rappelé que le thème retenu au niveau national est « la lutte contre la drogue, une responsabilité partagée et un engagement de tous pour la santé, la sécurité et pour un Mali fort ››. Le Chef de l’antenne régionale de OCS, le Commissaire, Séga Diambéré Kanté a quant à lui indiqué que cette opération, conforme à la loi, est une étape importante pour son service de mener seule cette incinération dans la région, sans que la direction OCS à Bamako ne soit associer comme auparavant. Ce qui est pour lui une avancée significative dans la lutte contre la drogue et tout le reste. L’opération a concerné des saisies de 2025 et 2026, qui sont entre autres. Plus de 7 tonnes de produits pharmaceutiques, 300 sachets de canabis, 2368 sachets de comprimés de trama dol toutes confondues,504 grammes de canabis,5 appareils pour chicha, une grande quantité de goûts et de charbon chicha en vrac. Le chef d’antenne OCS a fait savoir que cette activité reste un cadre de sensibilisation sur la dangerosité de ces produits. ALD/KM (AMAP)
Philanthropie : En 8 mois, 34 personnes réunies avec leurs familles grâce aux actions de « Espoir et Dignité » pour les oubliés de la rue

Bamako, 28 juin (AMAP) À l’heure où la dérive des contenus sur les réseaux sociaux est largement dénoncée, il est essentiel de rappeler qu’ils sont aussi portés par des hommes et des femmes engagés, qui œuvrent chaque jour avec humanité pour redonner espoir et dignité aux plus vulnérables. À travers ses réseaux (Facebook, Tiktok) « Espoir et Dignité », Issa Sangaré incarne cet engagement. Dans les rues, ils sont nombreux à errer, invisibles aux yeux de la société. Des hommes et des femmes souffrant de troubles mentaux, abandonnés, privés de soins et parfois même de leur identité. Face à cette réalité, Issa Sangaré a fait un choix, agir. Engagé à travers son initiative « Espoir et Dignité », il œuvre au quotidien pour venir en aide à ces personnes en situation d’extrême vulnérabilité. Son objectif est clair, leur redonner une dignité, un espoir, et surtout les reconnecter à leurs familles. « Voir des personnes abandonnées, sans famille, sans soins, ça brise le cœur », confie l’artisan d’espoir. Mais au-delà de la souffrance visible, c’est une autre réalité qui le touche profondément « ces personnes ont été aimées un jour. Elles ont une histoire, une famille quelque part. » Porté par cette conviction, Issa Sangaré s’est lancé dans un combat aussi difficile qu’essentiel. Grâce à sa persévérance, plusieurs familles ont déjà été réunies avec leurs proches. Commencé, il y a à peu près 8 mois, à ce jour, environ 34 personnes ont pu retrouver leur famille, un chiffre qui témoigne de l’impact concret de son engagement. Un engagement qu’il mène entièrement de manière bénévole, guidé uniquement par la volonté d’aider et de redonner espoir. Chaque réunification est une victoire, mais aussi une charge émotionnelle forte. Parmi les histoires qui l’ont marqué, il évoque celle d’une personne retrouvée dans la rue, dans un état critique, sans repère. Après de longues recherches, la famille a finalement été identifiée. « Le jour des retrouvailles, c’était indescriptible. Sa mère a fondu en larmes. Elle pensait que son enfant était mort depuis des années », raconte-t-il. Un moment qui résume, selon lui, la portée de son action « nous réparons des cœurs brisés. » Parmi les cas les plus marquants figure également celui d’une jeune fille portée disparue, retrouvée après huit années de séparation, illustrant la patience et la détermination nécessaires dans ce type de mission. Dans ce combat, les réseaux sociaux jouent un rôle déterminant. Ils permettent de diffuser des appels, de partager des images et surtout d’aider les familles à reconnaître leurs proches. « Beaucoup de retrouvailles ont été possibles grâce à la force du partage », souligne-t-il. Mais malgré ces avancées, les défis restent nombreux. Manque de moyens de déplacement, de soins, de nourriture ou encore d’accompagnement médical. Les besoins sont importants. « Seul, je fais ce que je peux mais ensemble, nous pouvons sauver beaucoup plus de vies », lance ce bénévole. Aujourd’hui, Issa Sangaré interpelle également les autorités. Il appelle à une prise de conscience et à la mise en place de structures adaptées pour la prise en charge et la réinsertion de ces personnes souvent marginalisées. À la population, son message est empreint d’humanité « Ne les rejetons pas, ne les jugeons pas. Aujourd’hui c’est eux, demain ça peut être nous ou un proche ». À travers son engagement, Issa Sangaré rappelle une évidence trop souvent oubliée. Derrière chaque visage perdu dans la rue, il y a une histoire, une famille, et une dignité à restaurer. AC/KM (AMAP)
Littérature : Dr Abdoulaye Sangho auteur d’un ouvrage sur Goundam

Bamako, 28 juin (AMAP) Dr Abdoulaye Sangho, auteur de plusieurs ouvrages dont « c’est l’homme qui fait l’homme », « le Jihadisme et sacralité de la vie humaine dans le coran » et le bible, la parole politique » et « comment préparer sa retraite après 50 ans) a présenté, samedi 27 juin 2026, au mémorial Modibo Keita, son nouveau ouvrage intitulé « Goundam : l’histoire d’un symbole de résilience et de diversité culturelle au cœur du sahel». Cette œuvre de 256 pages retrace la richesse d’une ville au cœur de la région de Tombouctou, entre les étendues sahéliennes, les plaines inondables du delta intérieur du Niger et les portes du désert, a constaté l’AMAP. Selon Dr Abdoulaye Sangho « l’histoire de Goundam est intimement liée à celle des grands mouvements humains qui ont façonné le Sahel. » Il a expliqué que « les routes commerciales, les migrations, les échanges culturels, les dynamiques pastorales et les relations entre les différents groupes ethniques ont contribué à faire de cette cité un véritable laboratoire du vivre-ensemble entre les Songhais, Peuls, Touaregs, Arabes, Bozos, Bellahs et autres communautés. Ce présent ouvrage se propose d’explorer cette histoire dans toute sa richesse et sa complexité », a-t-il dit. « Ce livre cherche à comprendre ce qui fait la singularité de Goundam dans l’espace sahélien. Cette démarche répond également à un devoir de mémoire. Dans un contexte de mondialisation et de mutations rapides, de nombreuses histoires locales risquent de disparaître ou d’être oubliées. Préserver la mémoire de Goundam, c’est préserver une partie de l’histoire du Mali. C’est reconnaître la contribution des communautés locales à la construction de la nation. C’est également transmettre aux jeunes générations des repères essentiels pour comprendre leur héritage et construire leur avenir », a fait savoir Dr Abdoulaye Sangho. Il a souligné qu’« au-delà de son intérêt historique, l’ouvrage porte un message d’espérance. » « Il rappelle que la diversité culturelle n’est pas une faiblesse mais une richesse, que la coexistence entre les peuples est possible, et que la résilience des communautés constitue l’une des ressources les plus précieuses pour relever les défis du présent et de l’avenir », a-t-il précisé. « À travers les pages de cet ouvrage, le lecteur découvre une communauté qui a su, malgré les aléas du temps, les bouleversements politiques, les défis climatiques et les crises sécuritaires, préserver son identité, sa cohésion sociale et son héritage culturel. Goundam apparait ainsi comme un exemple remarquable de résilience collective, capable de transformer les épreuves en opportunités de renouveau. Dans un contexte sahélien souvent marqué par les tensions et les fractures, Goundam offre un témoignage puissant de coexistence harmonieuse et de dialogue interculturel. Cette capacité à faire de la diversité une richesse plutôt qu’une source de division constitue sans doute l’une des plus grandes leçons que cette ville transmet aux générations présentes et futures », a également précisé l’auteur. Pour lui, « le livre souligne également la position stratégique de Goundam dans les échanges économiques et humains qui ont façonné l’histoire du Nord du Mali. Reliée aux grands centres de savoir de Tombouctou, aux espaces pastoraux du Sahel et aux réseaux commerciaux transsahariens, la ville a longtemps joué un rôle de trait d’union entre différentes régions et différents peuples », a-t-il indiqué. Dr Sangho a expliqué que son ouvrage ne se limite pas à évoquer le passé. « Il nous invite à réfléchir à l’avenir. À travers l’histoire de Goundam, c’est toute la question de la résilience des communautés sahéliennes qui est posée. Comment préserver son identité dans un monde en mutation ? Comment maintenir la cohésion sociale face aux crises ? Comment transmettre aux jeunes générations les valeurs de solidarité, de tolérance et de vivre-ensemble qui ont fait la force des sociétés africaines ? Par son approche rigoureuse, son attachement aux réalités locales et sa volonté de sauvegarder la mémoire collective, l’ouvrage apporte une contribution précieuse à l’historiographie du Mali et à la compréhension des dynamiques culturelles du Sahel, qui un message d’espérance adressé à tous ceux qui croient en la capacité des peuples à surmonter les défis les plus complexes », a fait savoir Dr Abdoulaye Sangho. ST/ KM (AMAP)
Actualité : La police sud-africaine donne des assurances avant les manifestations anti-immigrés du 30 juin

Bamako, 28 juin (AMAP) Des carrés de policiers battant le macadam en rang serrés, hélicoptères et véhicules blindés en action, la police sud-africaine a sorti l’artillerie lourde vendredi lors d’une démonstration de force à Johannesburg, a appris l’AMAP de APAnews. But de la manœuvre, rassurer la population sur ses capacités opérationnelles, à l’approche des manifestation anti-immigrés prévues la semaine prochaine par des groupes citoyens. »Tout le monde a le droit de manifester. Vous l’avez gagné, c’est inscrit dans la Constitution. Mais cela ne vous donne pas nécessairement le droit d’intimider ceux qui ne souhaitent pas manifester à vos côtés. Et nous protégerons tout le monde, y compris les sans-papiers, les personnes en situation irrégulière ou toute personne se trouvant en Afrique du Sud. », a déclaré Polly Boshielo, vice-ministre de la Police. Les groupes citoyens ont donné la date non officielle du 30 juin aux migrants pour quitter l’Afrique du Sud. Face à l’appréhension suscitée par l’ultimatum, les autorités promettent de sévir. »Toute personne identifiée comme devant répondre de ses actes sera traitée en conséquence. Nous pouvons vous assurer, ainsi qu’aux Sud-Africains, que nous travaillons d’arrache-pied et que nous croyons en nos plans. Nous disposons d’informations suffisantes, nous travaillons d’arrache-pied et toute personne qui enfreint la loi sera traitée sans crainte ni favoritisme », menace Puleng Dimpane, commissaire national par intérim du Service de police sud-africain. L’Afrique du Sud est depuis des semaines en proie à une vague de violences visant les ressortissants étrangers, des africains principalement. KM (AMAP)
Education : Zacka Backa Dicko, une figure historique de la paix et de l’éducation au Mali

Gao, 28 juin (AMAP) Instituteur de classe exceptionnelle, responsable politique engagé et artisan de la paix, Zacka Backa Dicko compte parmi les personnalités qui ont marqué l’histoire du Mali. Tout au long de sa vie, il a mis son intelligence, son sens du devoir et sa connaissance du nord du Mali au service de l’éducation, de la cohésion sociale et de la défense de l’intégrité territoriale du pays. Le parcours exemplaire d’un enseignant par vocation Né vers 1935 à Ouani, dans l’actuelle commune de Taboye, Zacka Backa Dicko effectue ses premières études à Bourem puis à Gao. Après son passage au cours normal de Sévaré, ses excellents résultats scolaires lui permettent d’intégrer l’École normale de Katibougou. Il en sort diplômé en 1955 avec le titre d’instituteur adjoint. La même année, il est affecté à Banamba, où débute une brillante carrière d’instituteur . Pendant trois ans, il exerce son métier avec passion avant d’être muté à Bourem, puis à Kidal dont il était le premier directeur d’école après l’indépendance. Cette responsabilité témoigne de la confiance placée en lui par les autorités éducatives. Durant plusieurs années, il contribue au développement de l’enseignement dans cette zone stratégique du pays. Partout où il a servi, il sensibilise les populations à envoyer leurs enfants à l’école. Reconnu pour sa rigueur professionnelle, son sens de l’organisation et son dévouement, il est promu maître de second cycle en 1968 par arrêté ministériel. Après le coup d’État de 1968, il décide de mettre fin à sa carrière politique pour se consacrer davantage à sa vocation d’enseignant . Il a par la suite était muté successivement à Ansongo puis à Djebock et plus tard à Gao où il participe à la formation de nombreuses générations d’élèves jusqu’à son départ à la retraite en décembre 1990 a l’école Gao 6. En outre, Zacka Backa Dicko est resté dans la mémoire collective comme un éducateur profondément attaché à la réussite des jeunes. Sa maison était ouverte à de nombreux élèves venus de différents horizons. Beaucoup y trouvaient un lieu d’accueil et d’encadrement. Cette générosité a marqué plusieurs générations qui gardent encore aujourd’hui le souvenir d’un homme très humble toujours disponible pour aider les autres. Son humilité à nul autre pareil l’amener à refuser les cadeaux et les habits de luxe. Zacka Backa Dicko, une figure historique de la paix et de l’éducation au Mali Parallèlement à sa carrière dans l’enseignement, Zacka Backa Dicko joue un rôle important dans la vie politique du Mali. Membre de l’Union soudanaise-RDA (US-RDA), il devient en 1960 secrétaire général du bureau du parti à Kidal. À ce titre , il participe activement aux efforts de consolidation de l’unité nationale et de la stabilité du pays. Sa parfaite connaissance de Kidal ainsi que ses relations de confiance avec les chefs traditionnels arabes et touaregs font de lui un interlocuteur privilégié dans la gestion des tensions communautaires et sécuritaires. En 1963, il participe aux côtés du capitaine Diby Silas Diarra, alors commandant du cercle de Kidal, à la gestion des rébellions qui ont secoué le nord du pays. Son action est largement orientée vers la recherche de solutions pacifiques et le maintien du dialogue. La même année, il accueille à Kidal le président Modibo Keïta à l’occasion de l’inauguration de la cantine scolaire de la ville. Un an plus tard, lorsque les autorités ont décidé de fêter le 22 septembre 1964 à Kidal, il figure parmi les principaux organisateurs de cette célébration du quatrième anniversaire de l’indépendance. A cette occasion une délégation nationale conduite par Mamadou Diakité, Secrétaire d’état à la Défense et à la Sécurité, s’était rendue à Kidal avec a ses côtés le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Sominé Dolo, Alhousseyni Touré, commissaire Politique et le lieutenant-Colonel Keletigui Drabo. Cet événement revêt une importance particulière pour les autorités maliennes qui souhaitent faire de cette ville un symbole de paix retrouvée et d’unité nationale. Zacka Backa Dicko y joue un rôle central. Son engagement dépasse également les frontières du Mali. Au nom de l’US-RDA, il participe au congrès du Parti communiste chinois. En 1967, il fait partie de la délégation malienne conduite par Mamadou Madeira Keïta qui s’était rendu en Union soviétique pour les cérémonies commémoratives du cinquantenaire de la Révolution russe. Distinctions honorifiques Les services rendus à la nation lui a valu plusieurs distinctions honorifiques, notamment la Médaille du Mérite national avec effigie lion débout par le président Modibo Keita et de Chevalier de l’Ordre national sous la présidence du président Moussa Traoré. Aujourd’hui, du haut de ses 91 Ans il vit une retraite paisible avec des hauts et des bas liés au poids de l’âge. Pour ceux qui l’ont connu, Zacka Backa Dicko demeure un homme de paix, un fin connaisseur de l’histoire et la généalogie, un éducateur rigoureux et une personnalité d’une intégrité remarquable. Son parcours reste un exemple de dévouement au service de l’unité et la cohésion nationale. MLHD/KM (AMAP)
Tombouctou : plusieurs terroristes neutralisés lors d’une mission de reconnaissance offensive

Bamako, 27 juin (AMAP)– Les Forces aériennes maliennes ont conduit, dans la nuit du jeudi 25 juin 2026, une mission de reconnaissance offensive dans la région de Tombouctou, au cours de laquelle plusieurs éléments terroristes ont été neutralisés et un véhicule détruit, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Selon l’État-Major Général des Armées dans un communiqué, les vecteurs engagés ont repéré, à environ 65 kilomètres au nord-est de Bambara Maoundé, un regroupement d’éléments terroristes installés sur un point d’intérêt militaire, ainsi qu’un véhicule stationné à proximité. Après confirmation des objectifs, des frappes aériennes de précision ont été exécutées. Les premières évaluations font état de la neutralisation de plusieurs terroristes et de la destruction du véhicule identifié, l’évaluation définitive étant toujours en cours. Le chef d’état-major général des Armées a salué la vigilance et la détermination des Forces armées maliennes, engagées dans la défense du territoire national et la protection des populations. Les opérations de recherche, de surveillance et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire national. KD/CMT (AMAP)

