Spéculation sur le carburant : Ouélessébougou serre la vis

OUÉLESSÉBOUGOU, 3 juin (AMAP)– Face à la multiplication des ventes frauduleuses et à la flambée des prix du carburant, le préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa Andielou Sagara, a convoqué mercredi une réunion d’urgence réunissant opérateurs pétroliers, autorités communales, représentants de la société civile, collectivités territoriales ainsi que les forces de défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. Cette rencontre intervient après plusieurs dénonciations d’organisations locales, de consommateurs et de mouvements de jeunesse sur des pratiques illicites dans la distribution des produits pétroliers. Les professionnels du secteur ont expliqué les tensions observées par les difficultés d’approvisionnement des stations-service. Une justification jugée insuffisante par les autorités et les représentants de la société civile, qui ont dénoncé la persistance des ventes illégales et des spéculations. Le préfet a réaffirmé sa fermeté contre toute hausse abusive des prix et toute vente frauduleuse, rappelant également l’interdiction formelle de la vente de carburant dans des bidons, une pratique considérée comme dangereuse pour la sécurité publique. À l’issue des échanges, plusieurs mesures ont été adoptées. Les participants ont convenu du maintien des prix à la pompe, fixés à 875 FCFA le litre d’essence et à 940 FCFA le litre de gasoil. Ils ont également acté l’interdiction totale de la vente dans les bidons et décidé de la création d’une commission locale de suivi et de contrôle chargée de veiller à une distribution régulière, transparente et conforme à la réglementation sur l’ensemble du cercle. AC/CMT (AMAP)
Souveraineté numérique en Afrique : martin faye plaide pour des solutions adaptées aux réalités locales

Bamako, 3 juin (AMAP)– Le journaliste Martin Faye a appelé, mercredi dans sa conférence inaugurale du FOPAME au CICB de Bamako, à une transformation profonde du modèle économique et éditorial des médias africains, en insistant sur la nécessité de renforcer leur souveraineté numérique, a constaté l’AMAP. Selon lui, l’enjeu central réside dans la capacité des médias africains à «rapatrier leur audience» et à construire des plateformes qu’ils contrôlent entièrement. «L’indépendance, c’est ramener le lecteur à la maison», a-t-il affirmé, estimant que les réseaux sociaux ne doivent rester que des vitrines d’audience. Martin Faye a plaidé pour la création de bases de données locales et de centres de données africains afin de réduire la dépendance aux infrastructures étrangères. «Si l’information malienne est stockée au Mali, elle est protégée par les lois maliennes et non par celles d’un pays tiers», a-t-il expliqué, appelant les États à investir dans des data centers régionaux. Sur le plan économique, il a alerté sur la fragilité des médias locaux face aux plateformes numériques mondiales. «Les revenus publicitaires traditionnels sont captés à plus de 70% par les géants du web[Les GAFAM, ndlr]», a-t-il souligné, estimant que les médias africains ne reçoivent aujourd’hui que des «miettes» du marché publicitaire. Pour répondre à cette situation, il a recommandé la diversification des modèles économiques, notamment par la création de communautés directes via newsletters, SMS et applications mobiles. «Il faut convertir nos audiences en abonnés directs», a-t-il insisté. Sur la question de l’innovation, Martin Faye a encouragé les médias africains à adopter des solutions adaptées aux réalités locales. «Innover ne signifie pas copier la Silicon Valley, mais adapter les technologies les plus pointues à nos réalités sociales et linguistiques», a-t-il déclaré. Il a mis en avant le potentiel de l’intelligence artificielle dans les rédactions africaines, citant la transcription automatique et la traduction multilingue comme leviers de productivité. «L’intelligence artificielle ne remplacera jamais le cœur du journalisme, mais elle nous donne des super-pouvoirs», a-t-il affirmé. Sur le plan éditorial, il a insisté sur la nécessité pour les médias africains de reprendre le contrôle de leurs récits. «Un média souverain ne réagit pas à une actualité dictée par les agences internationales ; il définit sa propre hiérarchie de l’information», a-t-il soutenu. Il a conclu par une dénonciation de la dépendance des rédactions africaines aux contenus étrangers, estimant qu’il s’agit d’une forme de «sous-traitance de la souveraineté mentale», et appelant à renforcer la production locale de l’information. Pour Martin Faye, la souveraineté numérique des médias africains repose sur trois piliers : la propriété des plateformes, la maîtrise des données et la formation des journalistes. «Le premier logiciel de souveraineté, c’est la formation», a-t-il conclu. KD/CMT (AMAP)
Médias africains à l’ère du numérique : le plaidoyer de Martin Faye pour l’indépendance et la souveraineté narrative

Bamako, 3 juin (AMAP) Le journaliste et formateur Martin Faye a appelé mercredi les professionnels des médias africains à renforcer leur indépendance, à accélérer leur adaptation aux mutations numériques et à reprendre la maîtrise des récits sur l’Afrique, lors de sa conférence inaugurale consacrée au thème : «Médias africains à l’ère du numérique : indépendance, innovation et souveraineté narrative» au Centre international de Conférence de Bamako (CICB) à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Forum panafricain des Médias (FOPAME) qui se déroule du 3 au 6 juin 2026, a constaté l’AMAP. S’exprimant dans ce cadre, M. Faye a estimé que les médias africains connaissaient une transformation «profonde» qui dépasse le simple cadre technologique. Selon lui, le numérique a bouleversé le modèle traditionnel de production et de diffusion de l’information en permettant à tout citoyen équipé d’un téléphone portable de publier et de partager des contenus en temps réel. «Le journalisme ne peut plus se contenter d’être le seul porteur de la nouvelle ; il doit redevenir l’indicateur fiable, le filtre critique qui permet de distinguer l’information vérifiée du bruit», a-t-il déclaré. Face à la rapidité imposée par les réseaux sociaux, il a insisté sur la nécessité pour les médias de préserver les exigences de vérification et de rigueur professionnelle. Abordant la question de l’indépendance, Martin Faye a mis en garde contre la dépendance croissante des médias africains aux grandes plateformes numériques, notamment les GAFAM. Il souligne que les modifications d’algorithmes ou de politiques de diffusion peuvent fragiliser des audiences construites sur plusieurs années. «Pour préserver notre liberté, il nous faut diversifier nos sources de revenus, contrôler nos canaux de diffusion et protéger nos données d’audience», a-t-il indiqué. L’intervenant a également présenté l’innovation comme une condition essentielle de la survie et de la compétitivité des médias. Il a plaidé pour le renforcement des compétences numériques des journalistes, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la production multimédia, de la vérification des contenus en ligne et de la lutte contre la désinformation. Le journaliste Faye a défendu le concept de «souveraineté narrative», estimant que les Africains doivent davantage raconter eux-mêmes leurs réalités et leurs trajectoires de développement. «Il nous appartient de produire des récits pluriels, ancrés dans nos contextes, qui mettent en valeur nos dynamiques, nos voix et nos solutions», a-t-il affirmé. Pour l’expert, l’avenir des médias africains dépendra de leur capacité à conjuguer innovation, indépendance et crédibilité afin de conserver la confiance du public et de contribuer au débat démocratique sur le continent. KD/CMT (AMAP)
Mali : le gouvernement suspend pour un an l’importation et la vente des motos de 125 cm³ et plus

Bamako, 4 juin 2026 (AMAP)– Le gouvernement malien a décidé de suspendre, pour une durée d’un an renouvelable, l’importation, le transit, la commercialisation, la vente et la distribution gratuite des motocyclettes de cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³ sur l’ensemble du territoire national, selon un arrêté interministériel signé le 3 juin 2026, a appris l’AMAP de sources administratives. La mesure concerne également tous les accessoires entrant dans la fabrication et le montage de ces engins, précisent les autorités. L’arrêté, signé notamment par les ministres chargés de l’Économie et des Finances, de la Défense, de la Justice, des Transports ainsi que de l’Industrie et du Commerce, entre en vigueur dès sa signature. Les commerçants disposant de stocks de motos concernées ou de commandes en cours devront les déclarer dans un délai de 90 jours auprès de la Direction générale du Commerce ou de ses représentations régionales. Les agents habilités du ministère en charge du Commerce sont autorisés à effectuer des contrôles et à saisir les motocyclettes non déclarées. Ils pourront accéder à tous les lieux suspectés d’abriter ou de stocker ces engins. Le texte prévoit également qu’une décision ministérielle déterminera les modalités de gestion des stocks existants et des commandes en cours après consultation des départements en charge des Finances, de la Défense et de la Sécurité. Les contrevenants s’exposent à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur. L’arrêté exclut toutefois de son champ d’application les acquisitions de motocyclettes de 125 cm³ et plus destinées aux Forces armées et de sécurité. Cette décision intervient dans un contexte marqué par le renforcement des mesures de sécurité sur l’ensemble du territoire, les motocyclettes étant souvent utilisées comme moyens de déplacement par les groupes armés terroristes dans plusieurs zones du pays. CMT (AMAP)
Mali : les motos de 125 cm³ et plus interdites hors des centres urbains

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)— Les autorités maliennes ont décidé de suspendre la circulation des motocyclettes de cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³ en dehors des grandes agglomérations sur l’ensemble du territoire national, selon un arrêté interministériel signé le 3 juin 2026 par les ministres chargés de la Défense, de la Justice, de l’Administration territoriale, de la Sécurité et des Transports que l’AMAP a consulté. La mesure, qui entre en vigueur immédiatement, s’inscrit dans le cadre des dispositifs sécuritaires déployés par l’État, notamment à travers l’opération «Dougoukoloko». Selon le texte, sont considérés comme grandes agglomérations le District de Bamako, les chefs-lieux de région, de cercle et d’arrondissement. En dehors de ces localités, la circulation des motos de 125 cm³ et plus est désormais interdite. L’arrêté prévoit également que les gouverneurs de région pourront, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire, étendre cette suspension à certains chefs-lieux de cercle ou d’arrondissement. Les commandants des théâtres de l’opération «Dougoukoloko», ainsi que les responsables de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, sont chargés de veiller à l’application de cette décision. Les autorités n’ont pas précisé la durée de la mesure, qui vise à renforcer le contrôle des déplacements dans un contexte marqué par la persistance des défis sécuritaires dans plusieurs zones du pays. CMT (AMAP)
Conseil des ministres : plus de 7,7 milliards FCFA pour deux Lycées d’excellence

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)– Le Conseil des ministres a approuvé mercredi les marchés relatifs à la construction des Lycées d’excellence de Ségou et de Badougou Nafadji (Cercle de Kati), pour un montant global de plus de 7,7 milliards de FCFA, a appris l’AMAP de sources proches de la Présidence. Le marché de construction du Lycée d’excellence de Ségou a été attribué au groupement d’entreprises PRO BTP-CHECEC pour un montant de 4,369 milliards de FCFA TTC avec un délai d’exécution de neuf mois. Celui de Badougou Nafadji a été conclu avec la Société soudanaise de Construction et de Promotion immobilière et de Commerce pour un montant de 3,394 milliards de FCFA TTC, également pour une durée de neuf mois. Selon le gouvernement, la réalisation de ces infrastructures contribuera à l’amélioration de la qualité des enseignements au niveau secondaire. Le Conseil a également adopté des textes portant création de la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire, appelée à remplacer l’actuelle Direction nationale de l’Aménagement du Territoire. La nouvelle structure aura pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique nationale en matière d’aménagement et d’attractivité territoriale. KD/CMT (AMAP)
Conseil des ministres : maintien des fonds de résilience et forum de la diaspora en juillet

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)– Le gouvernement malien prévoit de maintenir pendant sept années supplémentaires les fonds de résilience destinés au soutien du secteur privé, à travers la signature prochaine d’un avenant à la convention de gestion conclue avec le Fonds de Garantie pour le Secteur privé (FGSP), a annoncé mercredi le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances au Conseil des ministres, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué officiel, les ressources concernées comprennent les «Fonds COVID-19» d’un montant de 20 milliards de FCFA et les «Fonds affectés» de 8,482 milliards de FCFA. Leur mise en œuvre a permis jusqu’ici de garantir 6.634 crédits pour un volume global de financements mobilisés estimé à 1.842 milliards de FCFA. Le Conseil a également été informé de l’organisation de la deuxième édition du Forum international de la Diaspora, prévue du 16 au 18 juillet 2026 à Bamako autour du thème : «La Diaspora malienne et investissements productifs : Bâtir un Mali économiquement fort et durable.» Par ailleurs, le ministre de la Santé et du Développement social a annoncé qu’une diminution des cas confirmés de dengue a été enregistrée par rapport à la semaine précédente. Il a aussi salué la distinction obtenue par l’Association de Santé Communautaire de Banconi (ASACOBA), lauréate du «Prix Sasakawa 2026» lors de la 79e Assemblée mondiale de la Santé à Genève. Malgré cette évolution favorable de la situation sanitaire, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a appelé les populations au respect strict des mesures de prévention contre les maladies. KD/CMT (AMAP)
Médias africains : Le PM Abdoulaye Maïga plaide pour une Afrique maîtresse de son récit

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)– Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a réaffirmé mercredi à Bamako l’engagement du gouvernement malien en faveur de la souveraineté informationnelle de l’Afrique, à l’ouverture du Forum panafricain des médias (FOPAME), qui se tient du 3 au 6 juin au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Présidant la cérémonie au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Chef du gouvernement a souligné qu’«une Afrique mieux informée est une Afrique plus forte» et qu’«une Afrique qui maîtrise son récit est une Afrique qui s’affirme davantage dans le monde». Selon lui, le Forum constitue «une opportunité exceptionnelle» pour renforcer la coopération entre les médias africains et promouvoir une parole continentale davantage audible sur les grandes questions internationales. Le Premier ministre a exprimé le souhait que les travaux débouchent sur des recommandations «ambitieuses et porteuses d’avenir», notamment à travers l’«Appel de Bamako», présenté comme un instrument de prise de conscience et de mobilisation des médias africains autour des enjeux de souveraineté informationnelle. Le Général Abdoulaye Maïga a réitéré l’engagement du gouvernement à soutenir toutes les initiatives visant à promouvoir le professionnalisme des médias, l’innovation numérique, la coopération panafricaine et la souveraineté informationnelle du continent. Il a, par ailleurs, rendu hommage aux Forces armées maliennes et aux Forces de défense et de sécurité de la Confédération des États du Sahel (AES), saluant leur engagement quotidien dans la défense de l’intégrité territoriale et la préservation des intérêts vitaux des États membres. Le Chef du gouvernement a également eu une pensée pour le journaliste et intellectuel malien feu Mahamane Hamèye Cissé, président du comité scientifique du Forum, décédé en avril dernier. «Le Mali demeurera aux côtés de toutes les forces qui œuvrent à l’émergence d’une nation souveraine, unie et pleinement maîtresse de son destin», a-t-il déclaré. Le Forum panafricain des médias réunit à Bamako des professionnels des médias, experts et représentants d’organisations de presse venus de plusieurs pays africains autour du thème : «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique». KD/CMT (AMAP)
Mali : de vastes zones forestières déclarées «zones d’intérêt militaire» et interdites aux civils

Bamako, 3 juin 2026 (AMAP)– Le gouvernement malien a créé de nouvelles zones d’intérêt militaire d’accès interdit à la population civile dans le cadre de l’opération «Dougoukoloko», selon un arrêté interministériel signé ce 3 juin par plusieurs départements ministériels, dont la Défense, la Justice, l’Administration territoriale, la Sécurité, les Transports et l’Environnement, a appris l’AMAP. Le texte établit des périmètres sécurisés couvrant plusieurs forêts classées, réserves naturelles et espaces protégés répartis dans différentes régions du pays. Parmi les sites concernés figurent notamment les forêts de Faya, Soussan, Kékoro, Sorodian, Kangaba, Kéniébaoulé, Bossofala, Kobri, ainsi que le Parc national de la Boucle du Baoulé. Selon l’arrêté, ces zones sont considérées comme des espaces susceptibles de servir de refuges aux groupes armés terroristes. En conséquence, l’état-major général des Armées est autorisé à traiter systématiquement toute cible identifiée à l’intérieur de ces périmètres. L’accès à ces zones est désormais soumis à une autorisation préalable délivrée par une autorité militaire locale placée sous la responsabilité du chef d’état-major général des Armées. Les Forces armées et de sécurité, les agents des Douanes ainsi que ceux des Eaux et Forêts pourront toutefois y accéder sur ordre militaire. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du renforcement des opérations de sécurisation du territoire face à la menace terroriste persistante dans plusieurs régions du pays. Les commandants des différents théâtres d’opérations sont chargés de veiller à l’application effective des dispositions de l’arrêté. Le nouveau texte abroge l’arrêté du 29 décembre 2023 qui avait institué des zones d’intérêt militaire à accès limité dans le cadre de l’opération «Maliko». Par cette décision, les autorités maliennes étendent leur dispositif de contrôle sur plusieurs espaces forestiers stratégiques, désormais placés sous surveillance militaire renforcée. CMT (AMAP)
Actualité : Les troupes nigérianes neutralisent au moins 50 terroristes, dont un haut commandant d’ISWAP, dans le nord-est du pays

Bamako, 3 juin (AMAP) Les forces nigérianes opérant sous l’Opération Hadin Kai ont neutralisé au moins 50 terroristes, dont un commandant supérieur de la faction Boko Haram ISWAP, lors d’opérations antiterroristes intensifiées dans l’État de Borno, dans le nord-est du pays, selon un communiqué officiel de l’armée publié mercredi. Le porte-parole du Defence Headquarters, Samaila Mohammed Uba, a indiqué que cette avancée faisait suite à une frappe aérienne de précision menée autour de Kirta et Arina Ciki, dans la région du lac Tchad, où plusieurs commandants insurgés ont été éliminés. Parmi les personnes tuées figure Khalifa Umar, membre de l’ influent Conseil de la Choura (Shura Council) d’ISWAP, organe suprême de prise de décision du groupe. Selon le rapport, Umar faisait partie du cercle dirigeant supérieur d’ISWAP, impliqué dans la planification stratégique, la supervision des opérations et les décisions de leadership. Les forces de sécurité ont, par ailleurs, arrêté trois suspects fournisseurs logistiques et informateurs présumés d’ISWAP lors d’opérations distinctes autour de Maiduguri, tandis qu’un soldat déserteur lié à des activités criminelles a été appréhendé. Cette opération s’inscrit dans une série d’offensives militaires lancées contre les groupes terroristes dans le nord-est du Nigeria. En mars, le Defence Headquarters avait annoncé la neutralisation de plus de 100 terroristes lors d’opérations coordonnées soutenues par des frappes aériennes dans des zones frontalières reculées. En janvier, les troupes avaient repoussé des assauts majeurs sur des positions militaires dans les États de Borno et Yobe, tuant des dizaines d’insurgés. En mai, environ 50 combattants d’ISWAP avaient été éliminés lors d’une tentative d’attaque à Buni Gari, dans l’État de Yobe. Malgré ces succès répétés, ISWAP et Boko Haram continuent de représenter un défi sécuritaire majeur dans le nord-est du Nigeria. OS/KM(AMAP)

