Formation des journalistes : Dr Fatoumata Fofana plaide pour des écoles au service d’un narratif africain souverain

Bamako, 4 juin (AMAP) La formation des journalistes africains doit être renforcée et adaptée aux nouveaux défis de la guerre informationnelle afin de permettre au continent de produire ses propres récits et de réduire sa dépendance aux narratifs extérieurs, a déclaré jeudi Dr Fatoumata Fofana, Maître de conférences à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC). Intervenant lors du premier panel de la deuxième journée du Fomape consacré à «Guerre informationnelle : construire une narration africaine souveraine», au Centre international de conférences de Bamako, l’universitaire a estimé que la mondialisation de l’information et l’essor du numérique ont accentué la circulation de récits souvent élaborés hors du continent africain. Selon elle, «la plupart des narratifs concernant notre continent sont produits par des acteurs extérieurs, souvent stéréotypés, dégradants et caricaturaux», d’où la nécessité de former des journalistes capables de décrypter les enjeux géopolitiques, résister aux manipulations informationnelles et produire des contenus reflétant les réalités africaines. Dr Fofana a indiqué que l’Afrique compte environ 127 écoles et centres de formation en journalisme, principalement situés en Afrique subsaharienne. Elle a toutefois relevé que, malgré le nombre de professionnels formés, les médias africains consacrent encore une grande partie de leur activité à relayer ou commenter des récits produits ailleurs, notamment sur les conflits internationaux et les rivalités entre puissances. La conférencière a identifié plusieurs insuffisances dans les formations actuelles, notamment une faible adaptation aux contextes de crise informationnelle, des lacunes en déontologie, en investigation et en vérification des faits, ainsi qu’un déficit de recherche académique sur les questions de souveraineté narrative. Elle a néanmoins souligné plusieurs atouts, parmi lesquels la multiplication des écoles de journalisme, la connaissance approfondie des réalités locales par les journalistes africains et une prise de conscience croissante des enjeux informationnels chez les jeunes générations. Parmi les opportunités évoquées figurent le renforcement des partenariats entre écoles africaines, l’exploitation accrue des outils numériques et l’élaboration de programmes de formation mieux adaptés aux réalités contemporaines. Pour répondre à ces défis, Dr Fofana a recommandé une révision des curricula afin d’intégrer davantage la question des narratifs africains souverains, le développement de formations en géopolitique et en journalisme économique, ainsi que la création de programmes destinés à former des journalistes internationaux africains polyglottes. Elle a également appelé à diversifier les échanges académiques vers d’autres régions du monde, notamment l’Asie et l’Amérique latine, et à transformer les écoles de journalisme en «véritables laboratoires de fabrication de narratifs africains crédibles» s’appuyant sur les outils numériques. OS/CMT (AMAP)
Hadj 2026 : Retour à Bamako des premiers pèlerins maliens de la filière gouvernementale

Bamako, 4 juin (AMAP) Les premiers pèlerins maliens de la filière gouvernementale ont regagné le pays le mercredi 3 juin 2026, après l’accomplissement du cinquième pilier de l’Islam a constaté l’AMAP. Les pèlerins, à leur arrivée, ont été accueillis par le Chef de cabinet du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Cheick Oumar Traoré, venu leur souhaiter la bienvenue au nom des autorités. Ce premier retour marque le début de l’arrivée progressive des différents contingents maliens ayant participé au pèlerinage de cette année. Il est à noter que le Hadj demeure l’un des moments les plus importants de la vie d’un musulman et chaque année, des milliers de fidèles maliens se rendent à la Mecque pour accomplir ce devoir religieux. KM (AMAP)
Liberté de la presse et souveraineté narrative doivent être indissociables, selon Alexis Kalambry

Bamako, 4 juin (AMAP)– La construction d’une narration africaine souveraine ne peut être dissociée de la liberté de la presse, a affirmé jeudi Alexis Kalambry, Directeur général du Groupe de presse Mali-Tribune, appelant à renforcer l’indépendance des médias, la qualité de l’information et les capacités des journalistes face aux défis de la guerre informationnelle, a constaté l’AMAP. Intervenant lors du premier panel de la deuxième journée du Forum panafricain des médias (Fopame) 2026 consacrée à «Guerre informationnelle : construire une narration africaine souveraine», M. Kalambry a estimé que les sociétés contemporaines sont entrées dans une «compétition des récits» où l’influence sur les perceptions et les opinions est devenue un enjeu stratégique majeur. «Il n’y a pas de narratif crédible sans liberté, et pas de liberté complète sans souveraineté», a-t-il déclaré, soulignant que la liberté garantit l’accès à la vérité tandis que la souveraineté permet la maîtrise du point de vue et des priorités nationales. Le paneliste a rappelé que la liberté de la presse repose notamment sur la possibilité d’enquêter, d’accéder à l’information, de critiquer les pouvoirs, de protéger les sources et de garantir la sécurité des journalistes. À l’inverse, le narratif souverain consiste, selon lui, à produire des récits fondés sur les réalités locales, les expériences historiques et culturelles africaines, sans renoncer aux exigences de vérité. Selon Alexis Kalambry, plusieurs obstacles freinent aujourd’hui cette ambition en Afrique, notamment la précarité économique des médias, les pressions administratives et financières, les influences extérieures, la dépendance technologique, les insuffisances en matière de formation et de vérification des faits, ainsi que la confusion entre souveraineté et alignement idéologique. Face à ces défis, il a plaidé pour une presse à la fois libre, indépendante et enracinée dans les réalités locales. «La souveraineté narrative n’est ni la censure, ni les interdictions arbitraires, ni la fermeture du débat public», a-t-il insisté, estimant qu’elle exige au contraire des médias capables de produire leurs propres analyses et de préserver leur autonomie éditoriale. Le responsable de presse a proposé plusieurs orientations fondées sur la vérité, l’autonomie, le pluralisme, la compétence, la responsabilité et la coopération. À l’endroit des pouvoirs publics, il a recommandé de protéger juridiquement la liberté de la presse, de soutenir les médias de manière transparente et équitable, d’éviter toute instrumentalisation de la souveraineté et d’investir davantage dans le numérique ainsi que dans l’éducation aux médias. Il a également invité les rédactions à améliorer leur qualité éditoriale, à renforcer leur indépendance économique, à réinvestir les régions, à valoriser les langues locales et à développer des coopérations africaines permettant de mutualiser les moyens de production de l’information. Aux organisations professionnelles, Alexis Kalambry a suggéré la création d’un observatoire panafricain, le renforcement de la formation continue et la mise en place de mécanismes destinés à accroître la visibilité des narrations produites sur le continent. Selon lui, une narration souveraine doit être fondée sur des faits, refléter la diversité des réalités africaines et respecter les principes éthiques du journalisme. «Il n’y a pas de souveraineté durable fondée sur le mensonge», a-t-il conclu. Cette intervention s’inscrivait dans le cadre du Panel I de la deuxième journée des travaux consacrés à la guerre informationnelle et à la construction d’une narration africaine souveraine. Les échanges portent sur les moyens de permettre aux médias africains de produire des récits fondés sur leurs propres réalités tout en préservant les principes de liberté, d’indépendance et de crédibilité de l’information. OS/CMT (AMAP)
Kayes : Manque de liquidité au niveau des points d’Orange-money

Kayes, 4 juin (AMAP) Nos concitoyens de la ville de Kayes, depuis la veille de la fête, connaissent un véritable problème de liquidité au niveau des points de transfert mobile argent Orange-money, a constaté l’AMAP. De Kayes Ba à Kayes N’Di, en passant par Soutoukoulé, Commune rurale de Kouloum, de nombreux points de transfert mobile d’argent Orange-money et/ou des boutiquiers sont en panne sèche. Les clients sont contraints de faire de longs trajets, pour pouvoir effectuer une opération Orange-money. «Nous avons, ici à Kayes, de la peine à faire le retrait dans le compte Orange-money», au bout du fil, Mamahadou Touré, dépanneur de son état, communique avec un client habitant dans un village environnant de la ville de Kayes. Visiblement, triste, au milieu des matériels de dépannage dans son atelier à Kayes N’Di, il raconte avoir fait plus de dix points d’Orange-money, sans succès, pour le retrait de 25.000 Fcfa de frais de réparation qu’on lui a envoyé de Kaourou, un village situé non loin de la ville. « Ils disent tous qu’ils n’ont pas d’argent pour le retrait…Ce n’est plus intéressant de faire les envois par Orange-money», précise celui qui voulait utiliser cette somme pour compléter le prix de son mouton pour la fête de Tabaski. Tout comme lui, beaucoup de personnes se plaignent de ce problème. Les gens se renseignent sur les rares points de disponibilité. Habitante de Lafiabougou Sud, Bintou Koïta informe qu’elle ne trouve même plus des points d’Orange-money dans son secteur. De son côté, Ousmane Diakité révèle avoir fait, la nuit du lundi au mardi dernier, le long du goudron, de Soutoukoulé au premier pont de la ville, pour faire un dépôt Orange-money sans succès. Selon Adama Sissoko, boutiquier à Soutoukoulé, les propriétaires de points d’opération Orange-money sont méfiants dans leur secteur. « Ils ne prennent plus le risque d’accepter de faire des opérations pour des inconnus. Certains boutiquiers ont été victimes de braquage des bandits armés. Un d’entre ces commerçants a d’ailleurs été mortellement agressé et dépouillé de ses sous en cours de route pour son domicile», raconte-t-il. Comme pour dire combien le risque est énorme au niveau du secteur Attbougou. Cette service selon de nombreux boutiquiers, est due à la l’indisponibilité d’argent. Certains expliquent qu’ils sont obligés souvent de dire aux clients qu’ils n’ont pas d’argent pour les retraits. «Le problème est que parfois on donne tout notre argent aux clients qui viennent pour le retrait. Au même moment, nous pouvons rester avec plus de trois millions de Fcfa d’UV», explique Amadou Diallo, qui déclare qu’il faut des opérations de dépôt pour pouvoir écouler les UV, chose qui est rare. Pour sa part, Niamè Konaré, gros distributeur, service partenaire d’Orange-money, avoue qu’ils sont contraints, parfois, à racheter les UV des boutiquiers. Selon lui, c’est un problème de liquidité. «Auparavent, à notre niveau, on pouvait retirer à la banque plus de 30.000.000 Fcfa de Fcfa. Mais, actuellement, la banque n’est pas à mesure de nous permettre de faire le décaissement de telle somme…», souligne Niamè Konaré. Et d’informer qu’il leur arrive de créer des comptes pour les gros clients au niveau des banques pour pouvoir faciliter leurs opérations de retrait d’argent. «C’est ainsi qu’on effectue leurs opérations de retrait Orange-money, déposées directement dans leur compte bancaire…», précise-t-il. OD/KM (AMAP)
RDC : le ministre de la Santé appelle à l’implication des élus nationaux dans la lutte contre la Fièvre d’Ebola

Bamako, 4 juin 2026 (AMAP) Le ministre de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, le Dr Roger Kamba, lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 29 mai 2026 sur la riposte de la Maladie à Virus Ebola en Ituri (MVE), a particulièrement insisté sur l’importance d’une appropriation de cette lutte par les élus provinciaux pour optimiser la réponse sanitaire face aux épidémies. Le Dr Roger Kamba a mis en lumière deux obstacles majeurs qui rendent la riposte extrêmement complexe dans les zones de conflit, justifiant la nécessité d’un engagement politique fort. « Nous avons eu une discussion avec les élus pour comprendre pourquoi la maladie a commencé à faire des victimes sans qu’aucune alerte ne soit lancée de leur part pour mobiliser le ministère de la Santé », a-t-il déclaré. Selon le Dr Roger Kamba, ces échanges ont révélé l’existence de deux réalités culturelles complexes qui freinent le signalement précoce des cas. « Dans la province, la suspicion d’empoisonnement est fréquente. Lorsqu’une personne tombe malade, le premier réflexe de la communauté est de chercher des remèdes contre le poison plutôt que de se diriger vers un centre de santé. » A-t-il éclairé. A l’en croire, le phénomène du cercueil est quant à lui, lié aux croyances de vengeance d’outre-tombe. Le ministre de la Santé a cité un cas tragique survenu le 20 avril 2026. « Le cercueil aurait été changé et brûlé pour que les proches se réchauffent avec le bois. Pour la communauté, les décès suivants étaient la vengeance du défunt pour son cercueil profané. » A-t-il expliqué. Ces croyances démontrent que les populations n’étaient pas conscientes de la présence d’une épidémie pour adopter les mesures barrières. Le Dr Kamba a notamment rappelé l’incident de Rwampara, où des jeunes avaient confisqué un corps pour organiser leur propre cérémonie funéraire, s’exposant ainsi à une forte contamination. Malgré ces défis, le ministre de la Santé s’est réjoui des progrès enregistrés grâce aux efforts de sensibilisation menés par les agents communautaires. Il a donc insisté sur la nécessité de poursuivre et de renforcer cette communication de risque pour stopper définitivement la propagation du virus. « La perception de la population évolue positivement. A Rwampara, un jeune présentant des symptômes s’est rendu de lui-même au centre de traitement. Les médecins confirment que la communauté commence enfin à comprendre l’importance d’une prise en charge médicale rapide. » A-t-il indiqué. Le défi majeur des zones sous contrôle des rebelles Selon le Dr Roger Kamba, l’obstacle le plus critique de cette riposte demeure l’accès aux zones occupées par les groupes armés. L’absence de contrôle sur ces territoires rend le suivi des cas contacts extrêmement difficile. Il faut une riposte nationale : l’une des stratégies majeures de la riposte c’est de retrouver les personnes contact du malade pour pouvoir les surveiller et empêcher à la maladie de continuer à se propager. Si un contact quitte l’Ituri, nous le suivons partout où il va. Mais si la personne va à Goma c’est compliqué d’y organiser la riposte si celle-ci n’est pas nationale. Pourtant, l’équipe doit y déployer le matériel et organiser la riposte. Le Dr Kamba a saisi l’occasion pour exprimer ses inquiétudes quant à la gestion de la riposte à Goma, rappelant le précédent d’un patient décédé au Sud-Kivu, en provenance de Goma. « Pour que la riposte réussisse, nous devons avoir le contrôle des zones occupées. C’est une situation hautement complexe. Nous ne pouvons pas garantir que nous contrôlerons ces zones, mais nous sommes capables d’y détecter les cas et d’y apporter des éléments de riposte », a affirmé le Dr Roger Kamba. KM (AMAP)
Vie de la Nation : Le Gouvernement suspend l’importation et la vente de motocyclettes de 125 cm³ pour une durée d’un an

Bamako, 4 juin (AMAP) Le Gouvernement de la République du Mali a suspendu pour une durée d’un an, par un arrêté ministériel datant du 3 juin 2026, l’importation, le transit, la commercialisation, la vente et la distribution gratuite des motocyclettes de cylindrée 125 cm³ et plus, ainsi que de leurs accessoires sur toute l’étendue du territoire national. Cette mesure, prise relative à la securité des personnes et de leurs biens et pour le renforcement de la sécurité nationale, entrée en vigueur est renouvelable. L’arrêté précise que sur le délai de déclaration, les commerçants disposant actuellement de stocks ou ayant des commandes en cours bénéficient d’un délai de 90 jours pour les déclarer auprès de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. Sur les aspects de contrôles et saisies, les agents assermentés du ministère chargé du Commerce sont habilités à effectuer des contrôles et les motocyclettes non déclarées dans le délai prescrit feront l’objet de saisie. Concernant les sanctions, toute infraction à cet arrêté sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. Il est à noter que les acquisitions effectuées directement par les Forces Armées et de Sécurité ne sont pas concernées par cette suspension. KM (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mercredi 03 juin 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 3 juin 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Ségou ; un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Badougou Nafadji. Le marché concernant la construction du Lycée d’Excellence de Ségou est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’Entreprises PRO BTP-CHECEC, pour un montant de 4 milliards 369 millions 469 mille 894 francs CFA, Toutes Taxes Comprises et un délai d’exécution de 9 mois. Le marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Badougou Nafadji, Cercle de Kati, Région de Koulikoro, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Soudanaise de Construction et de Promotion Immobilière et de Commerce, pour un montant de 3 milliards 394 millions 125 mille 328 francs CFA, Toutes Taxes Comprises et un délai d’exécution de 9 mois. La réalisation desdites infrastructures permettra d’améliorer la qualité des enseignements au secondaire. un projet de décret portant approbation de l’avenant n°02 au marché relatif aux travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la route nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km à Sévaré ainsi que la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo. L’avenant, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Générale Mamadou KONATE pour un délai d’exécution supplémentaire de 11 mois, à compter de la libération totale des emprises des travaux. Il a pour objet la prorogation du délai d’exécution du marché initial et la prise en charge des modifications intervenues à la suite de l’étude de la revue du projet d’exécution des travaux, notamment le remplacement du système d’éclairage public prévu, par un système solaire plus stable, autonome et écologique. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire. La Direction nationale de l’Aménagement du Territoire a été créée par l’Ordonnance n°04-009/P-RM du 25 mars 2004 avec pour mission d’élaborer les éléments de la Politique nationale d’Aménagement du Territoire et d’en assurer sa mise en œuvre. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par les Décrets n°10-441/P-RM du 16 août 2010 et n°2016-0912/P-RM du 06 décembre 2016. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, notamment au contexte socioéconomique et à la nouvelle organisation administrative ayant engendré une augmentation des besoins en matière d’Aménagement du Territoire. En vue de pallier les insuffisances identifiées, une étude réalisée sur les textes législatifs et règlementaires en matière d’Aménagement du Territoire a recommandé la restructuration de la Direction nationale de l’Aménagement du Territoire pour prendre en compte le caractère multidimensionnel et transversal de l’Aménagement du Territoire. Les projets de texte, adoptés, créent la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière d’Aménagement et d’Attractivité du Territoire. Ils prévoient pour les 5 prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à l’exécution des missions. L’adoption de ces textes vise également à répondre aux exigences de marketing territorial permettant de rendre nos territoires attractifs et compétitifs, d’opérationnaliser les pôles de développement et de renforcer le rôle de veille prospective et de suivi du respect des vocations des sols. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Chef d’Etat-major adjoint de la Garde nationale du Mali : Colonel Mamady dit N’Fani DIAKITE. – Directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées : Colonel-major Bakary Bocar MAIGA. – Directeur adjoint de l’Information et des Relations publiques des Armées : Contrôleur principal de Police Aïssata TOURE. – Directeur central adjoint du Service de Santé des Armées : Colonel-major Mamadou Seydou CISSE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Conseiller technique : Monsieur Souleymane DIARRA, Inspecteur des Finances. – Président de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières : Monsieur Mohamed Bouba TRAORE, Inspecteur des Impôts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Chef de Cabinet : Colonel Abdramane OUATTARA. – Conseillers techniques : Monsieur Chiaka MAGASSA, Administrateur civil ; Contrôleur général Major de Police Tiantio DIARRA ; Monsieur Oumar COULIBALY, Ingénieur informaticien. – Chargés de mission : Madame Aïssata Cheick SYLLA, Journaliste-Réalisateur ; Madame Khadidiatou KONE, Journaliste ; Monsieur Modibo Bakary TRAORE, Enseignant ; Monsieur Mamadou dit Mariko DIAKITE, Spécialiste en Audit et Contrôle de Gestion. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION – Conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Tamanrasset : Lieutenant-colonel Tidiani DIARRA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Moussa NAKO, Inspecteur des Finances ; Monsieur Zoumana DOUMBIA, Médecin, Pharmacien et Odontostomatologue ; Monsieur Founeké COULIBALY, Inspecteur du Trésor. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : de la participation du Mali à la 31ème Réunion du Comité ministériel du Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment
UEMOA : Une délégation de la Commission attendue pour la 11ère édition de la revue annuelle des réformes

Bamako, 4 juin (AMAP) Une délégation de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA est attendue à Bamako, lundi prochain, pour la revue avec le Gouvernement, les résultats de l’évaluation de la mise en œuvre effective des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au titre de l’année 2025, a appris l’AMAP de source proche de l’institution. Le président de la délégation, Abdoulaye Diop aura des échanges avec la délégation ministérielle malienne conduite par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou. Les entretiens porteront, entre autres, sur les conclusions des travaux des experts tenus du 25 au 27 février 2026 à Bamako et consignées dans un Mémorandum et d’autres questions importantes. A la fin de la rencontre, le Mémorandum sera remis au Premier Ministre Abdoulaye Maïga. Il est à noter que la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, placée sous la présidence des Premiers Ministres ou Chefs de Gouvernement, et sous la tutelle des Ministres en charge des Finances, a été instituée par Acte Additionnel de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union, le 24 octobre 2013. ADS/KM (AMAP)
Tenenkou : le concours coranique «Missi» relancé sous le signe de la paix et de la cohésion sociale

TENENKOU, 3 juin (AMAP)– L’esplanade de la grande mosquée de Tenenkou a accueilli, mercredi après-midi, le lancement du concours de lecture et de mémorisation du Coran, appelé Missi en langue fulfuldé, a cobstaté l’AMAP. Organisée par le bureau local du Haut Conseil islamique, cette compétition réunit 20 jeunes talibés âgés de 15 à 20 ans issus des différentes écoles coraniques de la ville. Les participants, répartis selon leur âge et leur niveau de maîtrise, s’affronteront pendant trois jours sous l’évaluation d’un jury de 13 membres composé d’imams et de spécialistes des sciences coraniques. Les candidats seront départagés sur plusieurs critères, notamment le respect des règles du tajwid (prononciation), la qualité de la mémorisation ainsi que la maîtrise de la récitation à travers le rythme, l’intonation et la voix. Les meilleurs concurrents recevront des prix et des cadeaux à l’issue de la compétition. Selon le président du bureau local du Haut Conseil islamique, Alpha Traoré, cette initiative vise à encourager l’excellence dans l’apprentissage du Coran tout en renforçant l’union, la solidarité et la transmission des valeurs de paix et de cohésion sociale auprès de la jeunesse. Le responsable religieux a également souligné que ce concours contribue à valoriser l’image des jeunes talibés, alors que l’actualité locale a récemment été marquée par des affrontements entre groupes de jeunes. Autrefois rendez-vous annuel très suivi dans le cercle, ce type de compétition avait progressivement disparu en raison du contexte local. Les organisateurs espèrent désormais renouer durablement avec cette tradition. La clôture, prévue le 5 juin, sera marquée par des prières et des bénédictions pour le retour de la paix et de la concorde au Mali. La cérémonie de lancement a mobilisé autorités coutumières, leaders religieux, responsables de jeunesse et de nombreux fidèles. AS/CMT (AMAP)
Spéculation sur le carburant : Ouélessébougou serre la vis

OUÉLESSÉBOUGOU, 3 juin (AMAP)– Face à la multiplication des ventes frauduleuses et à la flambée des prix du carburant, le préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa Andielou Sagara, a convoqué mercredi une réunion d’urgence réunissant opérateurs pétroliers, autorités communales, représentants de la société civile, collectivités territoriales ainsi que les forces de défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. Cette rencontre intervient après plusieurs dénonciations d’organisations locales, de consommateurs et de mouvements de jeunesse sur des pratiques illicites dans la distribution des produits pétroliers. Les professionnels du secteur ont expliqué les tensions observées par les difficultés d’approvisionnement des stations-service. Une justification jugée insuffisante par les autorités et les représentants de la société civile, qui ont dénoncé la persistance des ventes illégales et des spéculations. Le préfet a réaffirmé sa fermeté contre toute hausse abusive des prix et toute vente frauduleuse, rappelant également l’interdiction formelle de la vente de carburant dans des bidons, une pratique considérée comme dangereuse pour la sécurité publique. À l’issue des échanges, plusieurs mesures ont été adoptées. Les participants ont convenu du maintien des prix à la pompe, fixés à 875 FCFA le litre d’essence et à 940 FCFA le litre de gasoil. Ils ont également acté l’interdiction totale de la vente dans les bidons et décidé de la création d’une commission locale de suivi et de contrôle chargée de veiller à une distribution régulière, transparente et conforme à la réglementation sur l’ensemble du cercle. AC/CMT (AMAP)

