Environnement au Mali : Urgence d’agir

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 08 sept (AMAP) Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le gouvernement malien et la société civile, dans un rapport d’évaluation de l’environnement intégrée du Mali, réalisée sur la période 2021-2022, dressent un bilan sombre de la situation de l’environnement au Mali. Vaste pays continental situé au milieu de la sous-région ouest-africaine, le Mali est un véritable miracle de la nature. Sa partie désertique qui s’étend du centre à l’extrême nord (2/3 du territoire national) et le sud qui concentre l’essentiel du couvert végétal, regorgent d’immenses ressources naturelles composées de flore, de faune et de cours d’eau, dont le plus important est le fleuve Niger. Son delta intérieur abrite une biodiversité extraordinaire. Ses terres très fertiles et inondables par endroits, se prêtent aux cultures de toutes sortes (céréales sèches, légumineuses, arbres fruitiers et fourrage). Le couvert végétal se caractérise par des forêts classées, dont la superficie totale dépasse les 1,3 million hectare, les aires protégées (boucle du Baoulé) à cheval sur le Cercle de Kolokani et la Région de Kita (Ouest), habitat de grands fauves d’Afrique, les chimpanzés et d’une grande variété de faune sauvage. Au nord-est, on y trouve des oasis paradisiaques et des espèces de faunes qui concourent à rendre la zone écologiquement magnifique. À la faveur des sécheresses récurrentes qu’a connues le pays depuis les années 1970-80, ces ressources ont subi de fortes pressions humaines. Mais, c’est au cours des dix dernières années qu’on a assisté à une dégradation sans précédent des terres, à cause de la destruction massive du couvert végétal, l’érosion des sols et les pratiques non durables, telles que mise en évidence par l’évaluation des organismes de l’Organisation des Nations unies (ONU. Ces facteurs émanent du changement climatique, de la démographie et des diverses conséquences de la mondialisation. Au niveau de écosystèmes naturels, l’état des ressources forestières est alarmant. En une décennie, le Mali a perdu 15% de son couvert végétal. Cela est dû à l’absence de surveillance et à l’accroissement des besoins des populations en crise, note la mission d’évaluation. La superficie des pâturages qui a connu une augmentation avec 35 millions d’hectares, a perdu 40% de sa surface à cause des incendies. Les sécheresses qui en découlent, ont mis à mal la sécurité alimentaire du pays. La pratique dominante de l’agriculture fluviale couplée aux conditions climatiques extrêmes, contribue à une baisse de rendement importante de plusieurs cultures (maïs, mil, sorgho). Ceci représente un risque considérable pour la sécurité alimentaire des populations, prévient le rapport. Autrefois légion, la plupart des grands mammifères ont disparu suite au braconnage, à la compétition avec l’élevage et à la conversion de leur habitat en hameaux de cultures ou de pêche, qui se transforment souvent en village. Dans le cadre de la préservation du patrimoine hydrique, le constat est amer. Les cours d’eau sont fortement pollués par les activités agricoles, industrielles et énergétiques. En particulier, le secteur de l’industrie utilise beaucoup d’eau et rejette dans la nature, des eaux usées (souvent chargés de déchets dangereux), généralement sans traitement. Les infrastructures d’assainissement sont insignifiantes dans un contexte d’urbanisation galopante et anarchique. L’extraction minière, qui est une activité économique dynamique dans le pays, cause des dégâts incommensurables à l’environnement, allant de la déforestation à la perte des terres cultivables, en passant par la pollution des cours d’eau et la modification de leur hydraulicité, selon l’enquête. L’utilisation massive de produits chimiques dangereux, comme le mercure et le cyanure dans l’exploitation minière artisanale, est une préoccupation particulière, tant pour la santé physique des communautés que pour les écosystèmes. En outre, la dégradation de la situation sécuritaire a négativement impacté l’environnement et la gestion des ressources naturelles. L’état de droit s’est affaibli, ainsi que l’application du cadre règlementaire de gestion des ressources naturelles. L’exploitation anarchique des ressources s’est accentuée. Les populations rurales n’ont pas accès aux terres agricoles et aux ressources dans les zones contrôlées par les groupes armées.  La chaîne de valeur des produits économiques est bloquée par l’usurpation des moyens de transport et le contrôle des axes routiers par les bandits armés.   RESSOURCES INSUFFISANTES – Malgré la richesse du cadre politique, administratif et institutionnel en place, l’Evaluation environnementale intégrée du Mali (EEI) relève que les ressources pour assurer la mise en œuvre des actions prioritaires en termes d’environnement, de changement climatique, de promotion de la diversité biologique et l’approfondissement des liens entre environnement, pauvreté et développement durable, restent insuffisantes. Elle a observé d’importantes lacunes dans l’accessibilité, la disponibilité, la couverture spatiale des données et l’échelle de collecte des données environnementales et climatiques au Mali. Selon l’EEI, l’insécurité dans le Centre et le Nord du Mali est l’une des raisons qui expliquent ces lacunes. Mais, les services responsables souffrent, également, du manque de ressources humaines et de moyens techniques, pour couvrir l’ensemble du territoire. «C’est pour toutes ces raisons que l’État du Mali doit agir au plus vite, avant qu’il ne soit trop tard», alerte Alain Noudehou, représentant-résident du Système des Nations-Unies au Mali et représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU pour le Mali. En réagissant à ces préoccupations des enquêteurs de l’ONU, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné dit : «Face à ces menaces multiples et diverses, nous sommes résolus à assumer nos responsabilités de manière déterminante». Il affirme que l’intégration de l’environnement dans la planification du développement est désormais un impératif national, pour la survie de nos écosystèmes. Le Mali a toujours montré son engagement dans la défense de l’environnement, depuis le sommet mondial de la terre en 1992 à Rio (Brésil), en ratifiant plusieurs accords internationaux sur l’environnement dont la Convention sur la diversité biologique, la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique et la Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification. Pour renforcer cet engagement, le Mali a inscrit dans le préambule de sa Constitution du 25 février 1992 : «Le Peuple souverain du Mali s’engage à assurer

Tournoi UFOA-A U20 : Aiglons, la route de l’Egypte passe par la Gambie

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Nouakchott, 08 sept (AMAP) Les affiches des demi-finales du Tournoi U20 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA) mettront aux prises le Mali et la Gambie, d’une part et d’autre part, le Sénégal et la Mauritanie, vendredi au stade Cheikha Ould Boïdiya. À l’issue des rencontres de la 5è et dernière journée de la poule B, la Gambie s’est adjugée la deuxième place, malgré sa défaite 1-0 face au Sénégal. La sélection gambienne a totalisé le même nombre de points (7) que la Guinée, mais dispose d’une meilleure différence de buts (+4 pour la Gambie contre +3 pour la Guinée). Désormais, le sélectionneur malien Demba Mamadou Traoré et ses joueurs savent que la route de la finale, synonyme de la qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), passe par la Gambie. Seule une victoire contre les Scorpions juniors de Gambie permettra aux Maliens  d’effectuer le voyage en Égypte, l’année prochaine. «Depuis le début du tournoi, nous nous sommes donnés comme mission de disputer les cinq rencontres. L’objectif reste le même et peu importe l’adversaire que nous allons affronter en demi ou en finale. Nous respectons toutes les équipes, mais nous sommes là pour le trophée ou à défaut, la qualification à la CAN», a dit le milieu de terrain des Aiglons, Dramane Coulibaly, après la rencontre contre la Mauritanie. Selon le jeune international, tout le groupe est «concentré sur le sujet et ne jure que par la victoire». Meilleure défense du tournoi (un seul but encaissé lors de la phase initiale), le Mali semble avoir les cartes en main pour se qualifier et abordera son face à face avec la Gambie avec les faveurs du pronostic. Mais, la sélection gambienne a, également, réalisé une bonne phase de poules, inscrivant six buts en trois sorties, contre deux encaissés. C’est dire que la Gambie ne s’est pas qualifiée par hasard et il ne fait guère de doute qu’elle se battra jusqu’au bout pour décrocher le précieux sésame pour la CAN. Dans la deuxième demi-finale, le pays hôte, la Mauritanie, sera à l’épreuve du Sénégal qui a terminé premier de la poule B. Les juniors sénégalais font figure de favoris logiques mais, devant son public, la sélection mauritanienne vendra chèrement sa peau et est incapable de créer l’exploit. En tout cas, les Mauritaniens y croient et rappellent qu’aucune sélection du pays n’a perdu au stade Cheikha Ould Boïdiya depuis son inauguration, il y a environ deux ans. Les Lionceaux du Sénégal sont donc avertis. SSK/MD (AMAP)

Le colonel Assimi Goïta reçoit le ministre guinéen Morissanda Kouyaté

Bamako, 08 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, mercredi, au palais de Koulouba, le ministre guinéen des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger, Morissanda Kouyaté. Le chef de la diplomatie guinéenne était porteur d’un message du président de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya, à son homologue le colonel Goïta. A sa sortie d’audience, l’émissaire guinéen, sans entrer dans les détails, a expliqué que le colonel Doumbouya l’a chargé de transmettre un message personnel à son «frère et ami» le colonel Goïta. «Le président Doumbouya et son frère jumeau (le colonel Goïta) veulent redynamiser, dépoussiérer leurs relations pour les mettre au service de nos peuples», a souligné Morissanda Kouyaté. Morissanda Kouyaté a rappelé les propos de l’ancien président guinéen, Ahmed Sékou Touré, qui a affirmé que «le Mali et la Guinée sont les deux poumons dans un même corps». Aujourd’hui, ces deux pays sont confrontés au problème de terrorisme. Exprimant la solidarité de la Guinée avec notre pays dans cet effort, M. Kouyaté a soutenu que «tout ce qui arrive au Mali, arrive à la Guinée». Il a, ensuite, rappelé que depuis 2012, des contingents guinéens sont présents au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le chef de la diplomatie guinéenne a, aussi,  fait remarquer que c’est à partir d’une rectification institutionnelle qu’une phase de Transition s’est imposée dans les deux pays. En marge de « ces phases transitionnelles », le ministre guinéen estime que les deux États peuvent redynamiser plusieurs axes de coopération comme les infrastructures routières, aériennes, ferroviaires et fluviales. «Je me souviens, quand j’étais très jeune, on parlait de petits bateaux qui allaient de Kouroussa jusqu’à Bamako», a rappelé Morissanda Kouyaté. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. BD/MD (AMAP)

Macina : Tenue des réunions des Conseils communaux de pêche

Macina, 07 Septembre (AMAP) Les réunions des Conseils communaux de pêche se sont tenues du 05 au 10 Septembre 2022 dans les communes rurales de Macina, en passant par Kokry-Centre, et Kolongo, sous la présidence des Sous-Préfets, a constaté l’AMAP. Ces rencontres se sont déroulées en présence des maires, des Chefs de village, des responsables des Services techniques, de la CAFO, den la Jeunesse, den la Chambre d’Agriculture, des chefs traditionnels de pêche et de 65 participants par commune. Il s’agissait de faire participer les Fields Officers à la ténue de la 3ème réunion des Conseils Communaux des Pêche et d’aquaculture dans les Communes concernées. De façon spécifique il s’agissait de restituer les avant-projets de convention pêche et d’aquaculture au CPA, de prendre en compte les observations des membres des CPA dans les avant projets de convention de pêche et d’aquaculture. Il s’agissait également de formuler des recommandations et de suivre la rédaction et la collecte des Procès-Verbaux des rencontres auprès des rapporteurs des CPA Sur Cofinancement de l’Union Européenne et de l’Agence Française de Développement avec l’exécution de l’Agence Belge de Développement et ses partenaires, le projet PAHFa+ vise à contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali. Durant 6 jours, c’est-à-dire du 05 au10 Septembre, les participants de ces rencontres se sont familiarisés aux textes en vigueur notamment le décret N° 18-750 / PRM du 24 Septembre 2018, fixant les modalités d’application de la loi N° 2014-062 du 29 décembre 2014 déterminant les principes et les conditions de gestion de la pêche et de l’aquaculture au Mali. Cette loi et son décret d’application détermine les modalités de création, fonctionnement et mission des Conseils de pêche et d’aquaculture en matière de la gouvernance et de l’exploitation des ressources halieutiques. A l’issue des travaux, les Conseils Communaux de pêche de Macina, Kokry-centre et Kolongo se sont engagés à faire de ce projet un havre de bonheur pour les populations du Cercle de Macina.  AOK/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 07 septembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 septembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de Prêt, signé à Lomé, le 19 novembre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, relatif au financement partiel du Projet de renforcement du réseau électrique de la Société Énergie du Mali. Par cet accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 8 milliards 500 millions de francs CFA. Le Projet, objet du présent financement, s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement du réseau de transport et de distribution de la Société Énergie du Mali pour l’amélioration de la qualité de son service. Sa mise en œuvre permettra : –  le renforcement et l’extension des postes de transformation de Sirakoro et de Lafia ; –  l’installation de batteries de compensation d’énergie réactive dans les postes de transformation de Badalabougou, de Balingué, de Kalaban, de Kati, de Kita, de Kodialani et de Lafia ; –  la construction d’une ligne électrique souterraine en câble aluminium et d’un réseau de fibre optique sur le tronçon Lafia-Darsalam. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les taux en matière d’Impôt spécial sur certains produits. La Loi n°2021-071 du 23 décembre 2021 portant loi de Finances pour l’exercice 2022 a modifié la liste des produits soumis aux droits d’accise connus dans la législation fiscale malienne sous le nom d’Impôt spécial sur certains produits. Ces modifications découlent principalement de la transposition de la Directive n°03/2009/CM/UEMOA du 27 mars 2009 portant harmonisation des législations des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine en matière de droits d’accise. Le présent projet de décret adopté consacre entre autres : –  l’augmentation du nombre de produits soumis à l’Impôt spécial sur certains produits; –  la prise en compte des bouillons alimentaires, du café, des produits de parfumerie et cosmétiques ; –  la généralisation de l’application de l’Impôt spécial sur certains produits à tous les véhicules de tourisme sans considération de puissance. Son adoption contribuera à promouvoir la croissance économique, à améliorer le climat des affaires et à protéger la santé publique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la 3ème Réunion du Groupe de Suivi et de Soutien à la Transition au Mali, tenue à Lomé le 06 septembre 2022. Le Groupe de Suivi et de Soutien à la Transition au Mali a été mis en place par l’Union Africaine avec l’accord des Autorités maliennes et est co-présidé par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et les Nations Unies. Son objectif est de mobiliser la communauté africaine et internationale dans le cadre du suivi et de la mise en œuvre du Programme d’Actions de la Transition. La réunion a permis aux représentants du Gouvernement de clarifier les positions de principe du Mali, notamment la détermination des autorités de la Transition à inscrire l’action publique dans le strict respect des principes clés à savoir : –  le respect de la souveraineté du Mali ; –  le respect des choix stratégiques opérés par le Mali ; –  et la défense des intérêts vitaux du peuple malien. La participation des représentants de haut niveau du Gouvernement a permis également de porter de manière concrète, les messages et attentes du Mali pour le processus de Transition, notamment l’engagement pour un retour à un ordre constitutionnel sécurisé et apaisé. A l’issue de ses travaux, le Groupe de Suivi et de Soutien à la Transition au Mali a : –  félicité le Mali pour les progrès réalisés par la Transition ; –  condamné fermement les attaques terroristes et lancé un appel à une synergie d’actions contre les groupes armés terroristes ; –  lancé un appel à la mobilisation des partenaires techniques et financiers pour un appui à la mise en œuvre du Plan d’Actions du Gouvernement du Mali ; –  salué les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger ; –  pris note de la requête du Gouvernement du Mali relative à la levée des mesures de suspension du Mali des instances de l’Union Africaine, de la Communauté Economique  des Etats de l’Afrique de l’Ouest et de l’Organisation Internationale de la Francophonie ; –  décidé de tenir la prochaine réunion du Groupe de Suivi et de Soutien à la Transition au  Mali à Bamako au cours du 1er trimestre 2023. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 07 septembre 2022 P/Le Secrétaire Général du Gouvernement P.O. La Secrétaire générale Adjointe Madame KONATE Salimata DIAKITE Chevalier de l’Ordre National  

L’Armée  malienne lance l’opération  « Hakilisigui » dans la Région de Sikasso  (Sud)

Bamako, 07 sept (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont lancé, le 25 août dernier, dans la Région de Sikasso, une opération dénommée « Hakilisigui » dans le but de sécuriser des personnes et des biens, a annoncé, mardi, l’état-major général des Armées dans un communiqué. « Dans la zone de défense numéro 8, Région de Sikasso, l’opération Hakilisigui qui a pour but la sécurisation des personnes et des biens, débuté le 25 août 2022, continue dans les secteurs de Kignan-Tella-Karangana-Kouoro barrage », indique le communiqué. Selon la même source, « la dynamique offensive des FAMa se poursuit pour rechercher et détruire les terroristes et leurs sanctuaires dans le cadre du plan Maliko et de l’opération Kèlėtigui malgré les contraintes liées à la période hivernale ». Au cours de ces deux dernières semaines, les FAMa ont consolidé « les succès tactiques avec des actions majeures contre les terroristes, de plus en plus fébriles et orientant désormais leurs actions désespérées et pressions sur les paisibles populations civiles ». L’état-major général des Armées précise que « la protection et la sécurité des populations restent la priorité des FAMa (…) conformément au respect des Droits de l’Homme (DH) et du Droit international humanitaire (DIH). » L’état-major rassure les populations qu’ « aucun effort ne sera de trop pour les FAMa dans leur lutte implacable pour la protection des personnes et de leurs biens ». Le lancement de cette nouvelle opération « Hakilisigui » est destinée à confirmer cette dynamique. SS/MD (AMAP)

Perturbation des réseaux téléphoniques : La galère des usagers

Par Mohamed TOURÉ  Bamako, 07 sept (AMAP) Des appels téléphoniques interrompus en pleine conversation ou encore des signalisations d’indisponibilité. Telles sont, entre autres, les perturbations de réseaux téléphoniques signalées par les clients de différents opérateurs. Dr Adama Traoré, président Réseau malien des consommateurs de téléphonie mobile (REMACOTEM) s’indigne de la situation qu’il juge «dramatique» pour les consommateurs. «On n’arrive pas à joindre son correspondant parce que les réseaux sont dégradés», regrette le défenseur des droits des consommateurs. Le problème pénalise doublement les usagers qui sont obligés de payer pour le répondeur parce que le réseau du correspond n’est pas bon. Le responsable associatif pointe du doigt une insuffisance de la couverture du réseau. Ce qui provoque des perturbations à quelques 20 ou 30 kilomètres de Bamako. Il dénonce des manquements aux cahiers des charges de la part des opérateurs qui doivent assurer la couverture entière du territoire national. Du côté des opérateurs Orange-Mali et Moov Africa Malitel, on assure qu’il n’y a pas de problème de réseau. «À la date d’aujourd’hui, il n’y a pas de cas général de perturbation du réseau. Nous n’avons reçu aucune plainte à ce sujet», assure Amadou Niang, chef de service pilotage de l’optimisation à Orange-Mali, joint au téléphone. Le technicien souligne que son entreprise dispose de voies pour faire remonter les plaintes des clients. « Aucun problème de ce genre n’a été pas signalé », assure-t-il. Qu’est-ce qui peut donc expliquer des problèmes récurrents de réseaux ? A cette question, Amadou Niang dit qu’il y a plusieurs facteurs. Selon le technicien, la qualité du réseau, notamment en matière de connexion internet, peut dépendre de la performance de l’appareil de l’utilisateur. Son entreprise, Orange-Mali donne une performance haute gamme, à l’en croire. « Ceux qui n’ont pas des téléphones 4G 4è génération ou 3G, vont se limiter à une connexion 2G qui donne un débit limité par rapport à la 3G », explique-t-il. Les délestages de courant électrique sur le site d’une antenne d’un opérateur peuvent, également, occasionner des perturbations, s’il n’y a pas de groupe électrogène. Cela entraine la mise hors service de l’antenne et la perturbation du réseau dans sa zone de couverture. Pour palier ce genre d’aléas, Amadou Niang assure que son entreprise utilise des panneaux solaires dans les zones où il y a pénuries de carburant. «Même dans les zones d’insécurité dans le Centre et dans le Nord du pays, nous approvisionnons nos antennes en carburant», souligne le technicien qui évoque aussi des probables problèmes techniques liés aux appareils électroniques. MUTUALISER LES INSTALLATIONS – Il y a aussi le fait que les opérateurs organisent des maintenances pour faire l’entretien du matériel et remplacer les pièces défaillantes. Il relève également la possibilité d’avarie sur les fibres optiques lors de travaux routiers. «Cela peut impacter les clients le temps que la panne soit résolue», fait-il remarquer. Quant à l’extension du réseau, le technicien reconnait qu’il peut y avoir des problèmes de couverture. «Nous faisons des campagnes de mesures pour connaitre la couverture et les différents services de réseau. L’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des tics et des postes (AMRTP) fait un audit au plan national», explique-t-il. Cependant, Amadou Niang assure qu’il n’y a pas de zone en périphérie de Bamako non couvert par le réseau. «Il peut y avoir des zones non couvertes à cause de l’éloignement. Mais, nous faisons aussi des réajustements de couverture pour les clients dans ces situations», indique-t-il. «La qualité du réseau est en train de baisser», alerte Dr Alioune Badara Traoré, ingénieur en télécommunication et ancien cadre de la Société des télécommunications du Mali (SOTELMA) et de l’AMRTP. Cet expert ne croit pas que des raisons techniques puissent expliquer la mauvaise qualité du réseau. Il pense même que « ce sont des défaillances qui peuvent être résolues ». L’ingénieur explique qu’il peut y avoir des problèmes liés à la rupture de l’alimentation électrique, des câbles coupés, aux installations. Des défaillances auxquelles, il pense que des solutions peuvent être trouvées. «Mais est-ce qu’on est prêts pour dépenser de l’argent afin de corriger ce problème», se demande-t-il. Il est plutôt convaincu d’un manque de suivi de la qualité du réseau. Dr Alioune Badara Traoré trouve que la couverture du réseau dynamique est difficile à évaluer en terme de qualité. Il attire l’attention sur la pertinence d’un plan d’installation globale du réseau sur l’ensemble du  pays. C’est-à-dire une mutualisation des tronçons d’installation des fibres optiques des différents opérateurs et de l’Agence de gestion du fonds d’accès universel (AGEFAU). Pour le spécialiste, un tel projet permettrait aux opérations d’évoluer, par exemple, en colocation des bornes. Ce qui, selon lui, diminuerait les coûts de communication pour le Malien lambda et permettra d’avoir une visibilité globale de la couverture du pays par le réseau. Il souligne que la couverture dans certaines zones où la démographie n’est pas importante est du ressort de l’AGEFAU,  car non rentable pour les opérateurs. LES BOOSTERS EN CAUSE ? – Certaines perturbations du réseau seraient dues à l’utilisation de types d’appareils particuliers censés améliorer les signaux. Les opérateurs et l’Autorité de régulation voient dans l’utilisation de ces appareils qui ont fleuri, notamment dans les marchés, des grands facteurs de dégradation du réseau. Cependant, l’hypothèse ne fait pas l’unanimité. «Le client prend le booster pourquoi ? Si l’installation dont vous disposez ne vous permet pas de bénéficier du service alors vous cherchez des moyens alternatifs. Le marché est le centre des affaires et est connecté au monde entier», estime Dr Adama Traoré. Pour le Dr Traoré, la part des boosters dans la mauvaise qualité du réseau n’est pas considérable. Au contraire, il note même qu’ils connaissent leur succès parce que la qualité du réseau est mauvaise. Pour sa part, le technicien d’Orange-Mali, assure que tant que les boosters resteront allumés, le problème ne sera pas résolu. Amadou Niang affirme que le problème des boosters est au niveau de l’autorité de régulation. «Nous avons déployé des nouveaux sites au marché. C’est au tour du régulateur de prendre des mesures de sensibilisation pour que les commerçants éteignent les boosters», préconise-t-il. Il n’est pas à exclure que

Tournoi U20 UFOA-A : Les Aiglons prennent la tête de leur poule

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Nouakchott 07 sept (AMAP) Les rencontres de la dernière journée de la phase de poules du groupe A du tournoi U20 de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA) se sont disputées lundi et ont conduit le Mali en demi finales. Au stade Cheikha Ould Boïdiya, le Mali et la Mauritanie se sont quittés dos à dos (1-1), alors que la Sierra Leone a étrillé la Guinée-Bissau (4-1) dans l’autre match disputé au stade national olympique de Nouakchott. Abdoul Salam Dembélé a ouvert le score pour les Aiglons en début de deuxième période (46è minute) mais Maata Magassa a remis les pendules à l’heure pour la Mauritanie à trois minutes de la fin du temps réglementaire (87è min). Grâce à ce nul, les juniors maliens terminent premiers de la poule avec 7 points, à égalité avec leurs homologues mauritaniens mais avec une meilleure différence de buts (+5 pour le Mali, +3 pour la Mauritanie). En trois journées de compétition, la sélection malienne a enregistré deux victoires pour un nul, inscrit six buts et en encaissé un. Les demi-finales sont prévues le vendredi prochain. Les Aiglons seront face au deuxième de la poule B, tandis que l’hôte du tournoi se frottera au premier de la poule B. «Le bilan du premier tour est positif. Lors des deux premiers matches, on a mis énormément d’intensité parce qu’on avait besoin de se qualifier pour les demi-finales. Lors de la troisième rencontre, on a intégré six nouveaux éléments et fait tourner l’effectif », a analysé le sélectionneur national Demba Mamadou Traoré, à l’issue de la rencontre contre la Mauritanie. « Je pense que sur l’ensemble des trois premières journées, l’équipe a montré un bon visage. Le Mali a de très bons joueurs, c’est à nous de savoir faire le mélange », a-t-il ajouté. Pour revenir au dernier match de poules contre l’hôte du tournoi, il a été dominé par les Aiglons, mais ce sont les locaux qui ont allumé la première mèche par Youssouf War (11è minute). Il a fallu attendre la demi-heure de jeu pour voir le Mali répliquer par Abdoul Salam Dembélé (tir au-dessus de la transversale, 30è min). Les deux sélections regagnent ensuite les vestiaires sur le score de 0-0. Une minute seulement après la reprise, Abdoul Salam Dembélé débloque le tableau d’affichage pour le Mali, suite à un exploit individuel. L’attaquant des Aiglons efface deux adversaires, avant de fusiller le gardien mauritanien à bout portant (1-0, 46è min). La sélection nationale a fait la course en tête jusqu’à la 87è minute avant de voir Mata Magassa égaliser pour les siens.L ’attaquant mauritanien a profité ainsi d’une bourde de la défense malienne, complètement à côté sur cette action (1-1, 87è min). SSK/MD (AMAP) Lundi 5 septembre au stade Cheikha Ould Boïdiya Mali-Mauritanie : 1-1 Buts d’Abdoul Salam Dembélé (46è min) pour le Mali et de Maata Magassa (87è min) pour la Mauritanie. Arbitrage du Guinéen Abdoulaye Manet, assisté du Libérien Joël Wonka Doe et du Cap-Verdien Jorges C. S. Helio. Mali : Madou Diakité, Moussa Camara, Lassine Keïta, Adam Koné, Boubacar Dème, Issa Diakité (Cheick O. Keita, 75è min), Abdoul K. Traoré (cap), Tidiane Danioko (Malick Berthé, 86è min), Sékou Sanogo (Youba Koïta, 75è min), Diby Keïta (Badjougou Diallo, 45è min), Abdou Salam Dembélé (Méry Traoré, 75è min). Sélectionneur : Demba Mamadou Traoré. Mauritanie : Ali Keïta (Abderrahmane Sarr, 52è min), Ismaël Sanchis, Mouloud Bilal (Hademine Othmane, 52è min), Youssouf War (cap) (El Housseine Sy, 69è min), Abou Sy, Mohamed Cissokho, Ahmed Ahmed (Amar Haïdara, 69è min) Didi Yarg, Issa M’bareck, Maata Magassa, Demba Khalifa Camara (Lekoueiry Beyatt, 52è min). Entraîneur : Taleb Babeta Mohamed Fall.    

Réunion du GST-Mali : Echanges fructueux de la délégation malienne avec des partenaires sur différents sujets

Envoyé spécial Namory KOUYATE Lomé, Togo 07 sept (AMAP) Les membres du gouvernement malien présents à Lomé, au Togo, pour la 3è réunion du Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) ont eu, mardi, des échanges fructueux avec des partenaires. Après l’ouverture officielle de la réunion, la délégation malienne a mené ces rencontres dont l’objectif  est d’aboutir à une convergence de vue entre le Mali et les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Les échanges ont porté sur différents sujets comme les réformes politiques et institutionnelles, les défis sécuritaires, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, la situation économique et humanitaire ainsi que les préparatifs des élections La forte délégation malienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, comprend le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, et la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles, Fatoumata Sékou Dicko Le gouvernement malien a donné des gages à la communauté internationale à travers  des thématiques développées sur le processus de transition. Les chefs des départements ont apporté des précisions afin de minimiser les incompréhensions entre notre pays et ses partenaires. S’agissant des réformes politiques et institutionnelles, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les  Institutions a fait l’historique de la crise en commençant par la rupture de l’ordre constitutionnel le 18 août 2020. « Celle-ci, a ajouté Ibrahim Ikassa Maïga, s’est traduite par l’instauration d’une période de transition. Après huit mois de mise en  œuvre  de la feuille de route, la rectification apparue nécessaire est intervenue le 24 mai 2021 ». « Le gouvernement reste attaché aux réformes politiques et institutionnelles, au renforcement de la sécurité, à l’organisation d’élections générales crédibles, à la bonne gouvernance, à la transparence et à la réduction du train de vie de l’Etat », a-t-il souligné. « La preuve ? Entre le 8 juillet 202 et le 22 juin 2022, il y a eu, entre autres, les rencontres avec les partis et groupements des partis politiques, l’adoption du Plan d’action du gouvernement (PAG), les Assises nationales de la Refondation (ANR), l’adoption du décret fixant la durée de la Transition à 24 mois à compter de mars 2022 et la mise en place de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution », a rappelé lee ministre Maïga. Il a assuré que les actions de refondation de l’Etat reposent sur une démarche consensuelle et inclusive. Abordant les préparatifs des élections, la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles a présenté aux participants les actions réalisées. Au nombre de ces avancées, il y a l’élaboration et la publication du chronogramme sur le referendum, les élections et la réorganisation territoriale. Fatoumata Sékou Dicko a rappelé, également, la création de la Commission de suivi des recommandations des ANR et la prochaine mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Pour davantage rassurer quant à la volonté des autorités d’organiser les élections, elle a annoncé que le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 4 février 2024. Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale le colonel-major Ismaël Wagué a fait une présentation sur les défis sécuritaires. À ce propos, il a indiqué que la situation sécuritaire reste marquée par une évolution positive, malgré la récurrence des attaques terroristes contre les Forces armées maliennes (FAMa), les forces internationales, les structures et symboles de l’Etat. Il a tiré la sonnette d’alarme en évoquant les difficultés au niveau de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Ces difficultés portent sur les entraves liées au retour de l’Etat et des services sociaux de base dans les régions dans le Nord et au Centre du Mali, au Désarmement, à la démobilisation et à la réintégration (DDR) des combattants des groupes armés signataires. Dans ce cadre, l’Etat a prévu d’intégrer dans le secteur de la défense 26.000 ex-combattants en deux tranches de 13.000 chacune. Sur le plan économique, le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a dit qu’en 2021, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel s’est établie à 3,1 contre 1,2% en 2020. Elle devrait s’accélérer en 2022 pour atteindre 4,2%. NK/MD (AMAP

Réunion du Groupe de suivi et de soutien à la Transition : Pour un soutien constructif de la communauté internationale au Mali

Namory KOUYATÉ Envoyé spécial Lomé, 07 sept (AMAP) Le  ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur,  le Pr Robert Dussey, a déclaré, mardi, que  la tenue de la 3è réunion du Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali), à Lomé, est la traduction de l’engagement du Togo pour la paix et la sécurité internationale. «La situation sécuritaire dans notre sous-région est foncièrement tributaire de la sécurité au Mali. La montée en puissance des groupes armés terroristes et leur descente vers les pays du littoral n’est pas sans lien avec les nombreuses zones de non-droit qui se sont formés un peu partout dans la bande sahélienne», a expliqué, dans son discours d’ouverture, le Pr  Dussey qui a présidé les travaux. Et d’ajouter que cette situation confirme la nécessité d’agir en synergie et d’œuvrer collectivement en vue de venir à bout de ces organisations criminelles. « Cette triste réalité nous conforte dans notre engagement aux côtés du Mali qui occupe une position importante dans la coopération pour la sécurisation de l’Afrique de l’Ouest », a dit le chef de la diplomatie togolaise. «Nous avons la ferme conviction qu’en s’engageant, en se montrant solidaire et disponible pour la cause du Mali, nous aidons et nous agissons ainsi pour notre sécurité collective», a soutenu le ministre Dussey. Selon lui, en décidant de tenir cette session dans la capitale togolaise, après celle du 8 mars 2021, son pays manifeste sa solidarité avec le Mali et traduit la vision du président Faure Gnassingbé d’accorder une grande place à la recherche des solutions pacifiques à tous les défis sécuritaires, environnementaux et sociaux. Convaincu que la transition est toujours une période difficile, Roberg Dusssey a dit que ce moment ne devrait pas se résumer seulement à l’organisation de nouvelles élections. Et qu’ « il peut servir à poser les jalons d’un changement plus durable dans la gouvernance du Mali. » Selon lui,  cela nécessite  de rassembler davantage les acteurs politiques autour des priorités du Mali. «L’agenda du Togo et celui des partenaires est l’agenda du Mali», a fait savoir  Robert Dussey, avant d’exhorter les autorités maliennes et les autres acteurs à poursuivre leurs efforts en vue de maintenir le dialogue et la concertation. « La communauté internationale, a-t-il dit, devra apporter un soutien constructif à la Transition politique tout en encourageant la partie malienne à résoudre les difficultés par le dialogue ». Quant au ministre malien des Affaires étrangères  et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, il a indiqué que son pays « se réjouit de l’engagement constant africain et international dont le but ultime est d’aider à la réussite de la transition et, aussi, de renforcer la capacité de résilience du Mali, en le rendant moins vulnérable aux crises socio-politiques ». M. Diop a fait remarquer que « la mobilisation de la communauté internationale démontre, une fois de plus, la détermination et la solidarité agissante à accompagner et à soutenir davantage le Mali pour une stabilité durable. » Dans le cadre de cette mutualisation et de cette coordination des efforts, le ministre Diop a dit que son pays compte sur l’alignement de ses partenaires sur les principes clés qui guident l’action publique. Il s’agit « du respect de la souveraineté, du respect des choix stratégiques opérés par le Mali et de la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans l’ensemble des décisions prises ». « Le Mali reste ouvert aux partenaires et à tous les partenariats à condition de respecter ces principes », a souligné Abdoulaye Diop. «Tant que ces lignes directrices sont opérées, il n’y a pas de raison que le Mali ne continue pas à participer voire à jouer un rôle de leadership dans l’ensemble de ces organisations», a précisé le ministre Diop qui a rappelé, ensuite, aux participants que « personne n’aime le Mali plus que les Maliens ». «Personne ne connaît les problèmes du Mali mieux que les Maliens. Personne n’a une meilleure solution aux problèmes du Mali mieux que les Maliens», a insisté le chef de la diplomatie malienne. La position du Mali semble avoir été comprise par les partenaires. En tout cas, le représentant de l’Union africaine (UA), Bankolé Adeoye, a réaffirmé le soutien de l’institution continentale au processus de la transition du Mali et appelé les partenaires « à se mobiliser pour aider le Mali à rétablir la paix, la stabilité et la sécurité en vue d’amorcer un développement durable ». Le commissaire aux Affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Abdel Fatau Musah,  a exprimé la solidarité de l’organisation sous-régionale avec le Mali avant d’inviter les partenaires internationaux à soutenir les efforts et les engagements des autorités de la transition. Pour sa part, le représentant spécial de secrétaire général de l’ONU, Elghassim Wane, a déclaré que cette 3è réunion du GST-Mali « devrait marquer, de façon plus pragmatique, le soutien au Mali par des actions pour la stabilisation du pays ». Le chef de la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est félicité du respect des engagements des autorités maliennes par la tenue de la réunion de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA), l’adoption de la stratégie de stabilisation des régions du Centre du Mali et l’adoption des documents juridiques et électoraux en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. Il a assuré de « l’accompagnement sans faille des partenaires » face aux défis complexes et immenses sur les plans sécuritaire, humanitaire et socio-économique. Le représentant spécial de secrétaire général de l’ONU a estimé que face à ces défis, la mobilisation des partenaires est « un impératif ». Cette réunion du GST-Mali intervient dans un contexte de suspension du Mali de certaines organisations africaines et internationales. Elle a été l’occasion pour la délégation malienne d’exposer les avancées réalisées par la Transition en direction du retour à l’ordre constitutionnel normal. Mais aussi de présenter les attentes pour la réussite du processus en cours. La forte délégation malienne,